Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Le nécessaire effondrement du capitalisme

Le nécessaire effondrement du capitalisme

Les Américains n’ont toujours pas retenu la leçon du crack de 1929. Le crédit et la spéculation restent les cancers de l’économie ultralibérale américaine. Les mêmes causes vont provoquer les mêmes conséquences. La crise des « subprimes », en 2008, avait pourtant servi d’alarme. Mais les capitalistes s’accrochent à leur juteux modèle économique. Obama vient d’en faire les frais à propos du relèvement du plafond de la dette US !

Les Américains, plus exactement leurs représentants et sénateurs républicains, gardiens du temple mondial du capitalisme financier et de l’ultralibéralisme économique, continuent à jouer les apprentis sorciers, en refusant une réforme profonde de leur système financier et une remise à plat du système monétaire international.

La reine spéculation ne veut pas lâcher prise au pays de l’oncle Sam, au moment où un nouveau Bretton Woods paraît inévitable. Le relèvement du plafond de la dette de 2100 milliards de dollars, obtenu in extremis par la Maison Blanche, va agir comme un cautère sur une jambe de bois. Pas davantage !

L’aveuglement cupide outre-Atlantique rend inéluctable et salutaire l’effondrement du système capitaliste. Obama a bien tenté d’imposer des réformes, mais il s’est heurté à la puissance conservatrice du Congrès, y compris dans ses propres rangs "démocrate".

D’un mal, le président américain s’est résolu à choisir le moindre, à court terme, tout en sachant l’insuffisance, sur le fond, des décisions avalisées en dernier ressort par les sénateurs américains, mardi 2 août, pour éviter à l’Etat la cessation de paiement.

La spéculation généralisée gangrène l’économie mondiale

La spéculation généralisée, -sur les produits manufacturés, les monnaies, les matières premières et, depuis quelques années, ce qui est très inquiétant, sur les productions agricoles-, par les fonds spéculatifs, a développé de façon incontrôlée des flux financiers, décorrélés de la réalité des échanges commerciaux.

Sans se soucier, bien évidemment des conséquences dévastatrices pour des milliards d’êtres humains, pris au piège d’une mondialisation dont ils ne comprennent pas grand-chose, si ce n’est qu’elle les plonge dans des difficultés de vie grandissantes, notamment quand, du jour au lendemain, les prix de tel ou tel aliment de base, atteignent des sommets, sans autre raison que la spéculation sur les marchés mondiaux.

En 2008, le très conservateur secrétaire d’Etat au Trésor, Henry Paulson, avait pris conscience du trou abyssal des dettes bancaires au USA, disséminées dans des produits financiers opaques à travers le système bancaire planétaire, que le crack boursier a rendu irrécouvrables.

Le rachat des actifs toxiques a aggravé l’endettement

Pour sauver le système bancaire américain, en accord avec Ben Bernanke, le président de la Réserve Fédérale, lequel souhaitait une réforme en profondeur, Paulson, contre ses convictions libérales, avait fait acheter pour 700 milliards d’actifs toxiques par l’Etat Fédéral, contraignant les banques à accepter une « nationalisation » partielle. En contrepartie, le prix à payer par les USA a été un alourdissement de sa dette, sans aucune solution à long terme !

Si elle a permis d’éviter une catastrophe, la mesure n’a pas assaini un système, contaminé par la spéculation généralisée et non maîtrisée. Prisonnier de sa culture du marché libre, Paulson a refusé de le voir, alors que s’imposait une remise à plat du système monétaire et financier international, dans le but de réguler les flux financiers, et d’éviter les dérives spéculatives au nom du profit, notamment en exerçant un contrôle renforcé sur les activités des banques.

Le système économique américain, essentiellement basé sur les échanges à crédit, a donc continué à fonctionner sur le modèle ultralibéral. Il ne pouvait donc éviter de se retrouver gangrené par 14 000 milliards de dollars de dettes accumulées, qui ont maintenu artificiellement l’économie à flot jusque-là.

Reste que le pays vit très largement au-dessus de ses moyens depuis des décennies, ce qui en fait un géant aux pieds d’argile ! Peut-il continuer indéfiniment dans cette voie absurde ? Oui, malheureusement, si l’on s’en réfère à la mentalité américaine !

Les USA piégés par le crédit et la spéculation

Le recours systématique au crédit s’avère depuis toujours le talon d’Achille de l’économie ultralibérale américaine. Au nom du sacrosaint libéralisme, le pays et ses habitants ne savent vivre qu’en empruntant et en spéculant. Ils ont exporté leur modèle vérolé dans un monde impréparé à la culture anglo-saxonne, reposant sur la reine « compétition ». Une loi de la jungle institutionnalisée, sacralisée, où seuls les plus forts et les plus fortunés s’en tirent.

Les dégâts sont considérables, en termes de pauvreté, en Afrique notamment, où nombre de pays ont cru à un développement copié sur l’essor américain, et se sont fourvoyés dans un endettement endémique, aggravé par la corruption des dirigeants. Ces pays se tournent désormais vers la Chine, un partenaire, apparemment, plus soucieux de bilatéralité.

Les crises démarrent généralement aux USA, que deux guerres mondiales successives ont hissé au statut de sauveur du monde « libre » et première puissance économique de la planète.

C’est en juillet 1944, suite aux accords de Bretton Woods, que les Américains ont imposé le dollar comme monnaie mondiale de référence. Un statut renforcé par l’abandon de la possible conversion du dollar en or, en 1971, par Nixon l’ultra conservateur, et l’adossement à un système monétaire reposant sur la fluctuation du marché. La boîte de pandore des spéculateurs capitalistes était, dès lors, grande ouverte.

En 2007, Sarkozy l’incompétent, prônait l’endettement

A la même époque, en France, la pression des banques, à laquelle l’ancien directeur de la banque Rothschild, Georges Pompidou, a « amicalement » cédé, a abouti à la loi Giscard en 1973, qui a donné, de fait, le pouvoir exorbitant aux banques de créer de la monnaie « scripturale », par le biais du crédit, en retirant à la Banque de France son pouvoir de prêter à l’Etat. Ce qui n’a fait qu’aggraver l’endettement de l’Etat.

« L'obligation de passer par les banques commerciales pour se financer représente pour l'Etat un coût démesuré. » Alain Grandjean a estimé que « la dette de l'Etat est passée de 500 milliards de francs fin 1980 à environ 1800 milliards fin 1990. Sur ces 1800 milliards, 1000 représentaient les intérêts versés ».

« Derudder et Holbeck ont calculé que la dette des administrations publiques avait augmenté de 861 milliards d'euros entre 1980 et 2004. Les intérêts versés en représentaient 650 milliards. S'il n'y avait pas eu d'intérêts à payer la dette se serait située fin 2004 à 417 milliards d'euros au lieu de 1067 ».

[Source Wikipédia-> http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr&eacute ;ation_mon&eacute ;taire]

Cherchant à calquer le modèle américain sur un modèle français plus thésaurisateur, dès son élection, dans un contexte de pré-crise pourtant annoncée, faisant fi du taux d’endettement déjà élevé (plus de 62% du revenu disponible), Sarkozy incitait vivement les Français à recourir massivement au crédit.

Il était, bien entendu, soutenu par les « doctes » économistes autistes ultra libéraux, les Cohen, Marseille, et autres Godet qui se répandaient sur les plateaux télé avec leur slogan « Endettez-vous » ! Les sceptiques, qui criaient à la catastrophe, se voyaient traités d’ignares, de nuls en économie…

L’effondrement du modèle américain ultralibéral

La crise financière et économique, qui dure depuis 2008, a battu en brèches les certitudes des suppôts sarkoziens.

La culture ultralibérale américaine -ou loi de la jungle- est en perdition. Ce qui est une bonne chose. Les bonnes intentions d’Obama pourront-elles accompagner, voire amplifier le changement ? Pas sûr, tant les riches résistent. 

Un état de fait qui devrait faire s’interroger certains candidats d’obédience libérale, socialistes et autres, sur le modèle de société à proposer aux Français, en 2012.

Car, indéniablement, cupidité humaine oblige, la crise du capitalisme restera endémique. Elle ne trouvera vraisemblablement d’issue que dans une réforme radicale ou… dans son effondrement !

Verdi


Moyenne des avis sur cet article :  4.58/5   (66 votes)




Réagissez à l'article

99 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 4 août 2011 10:10

    « Car, indéniablement, cupidité humaine oblige, la crise du capitalisme restera endémique. Elle ne trouvera vraisemblablement d’issue que dans une réforme radicale ou… dans son effondrement ! »

    Mais non. Elle ne trouvera d’issue que dans l’ultra-capitalisme ! ! !

    Manifeste du Parti Capitaliste Français ( PCF )

    Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat en le focalisant sur la lutte des classes et la possession prolétarienne des moyens de production.

    Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

    Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

    Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique.

    Alors, les citoyens-électeurs-contribuables deviendraient collectivement propriétaires du Pouvoir Économique qu’ils géreraient via une représentation démocratiquement élue et absolument indépendante de l’État.

    Par cette voie, les citoyens-électeurs-contribuables transformeraient le capitalisme ordinaire que nous connaissons en un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

    En effet, de telles prises de participation (minorités de blocage ou majorités absolues) dans le capital des entreprises permettraient aux peuples d’orienter leur Recherche & Développement vers des voies bien plus écologiques et humanistes qu’aujourd’hui.

    Cette capitalisation progressive mais massive dans l’économie réelle marchande devrait permettre l’instauration d’un Dividende Universel qui résulterait des profits réalisés par ces capitaux accumulés durant et après la phase initiale d’épargne et d’acquisition du patrimoine boursier mondial.

    En attendant que le Dividende Universel soit opérationnel, il serait très souhaitable de reprendre la proposition de feu Jacques Marseille d’instaurer immédiatement une Allocation Universelle transitoire et inconditionnelle de 750 Euros mensuels pour tout citoyen(ne) adulte (et de 375 Euros pour les mineurs), financée par la fusion de tous les budgets sociaux actuellement existants. Cela représente un coût fiscal additionnel de 11 milliards en première année (calculs de Jacques Marseille).

    [Par parenthèse, cela revient beaucoup moins cher que le Revenu Citoyen conditionnel de 850 Euros mensuels de Dominique Galouzeau qui coûtera 30 milliards par an...]

    Pour un Nouvel Ordre Socio-Économique Français Équitable !


    • Verdi Verdi 4 août 2011 10:31

      @ Jean Pierre Llabrés

      « Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique. »

      L’idée est séduisante, mais je le crains, utopique ! L’être humain est obsédé par la « possession ». Demain, le système que vous préconisez a toutes les chances d’aboutir aux mêmes dérives, à savoir l’appropriation par une poignée, plus rusée, des moyens financiers et des outils de production. 

      A moins que le politique retrouve un rôle central, majeur, pour réguler les échanges commerciaux et contrôler les mouvements financiers, et cela passe par une maîtrise de la monnaie, des monnaies.

      Cela passe probablement par la création d’une véritable monnaie mondiale de référence, autre, bien entendu, que la monnaie d’un Etat économiquement ou politiquement dominant.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 4 août 2011 10:36

      «  l’appropriation par une poignée, plus rusée, des moyens financiers et des outils de production.  »

      Je crois que le texte lié démontre que ce risque est éliminé dans ma proposition. Sauf à ne pas croire en la démocratie et le suffrage universel...


    • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 4 août 2011 13:56

      Sauf à confondre démocratie et suffrage universel, ce sont deux propositions différentes, la seconde ne garantit nullement la première.


    • dawei dawei 4 août 2011 16:19

      exact, et on le sait d’experience smiley


    • Winston Smith 4 août 2011 18:48

      « Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique. »


      Ca existe déjà : on appel cela l’EDUCATION ! ou le citoyens accumule pendant 20 ans (aux frais des autres..) du Capital Culturel, le plus cher.


    • JL JL 4 août 2011 18:53

      L’impayable Llabrés a encore frappé ?

      Je lui ai demandé 100 fois de me dire ce que les détenteurs actuel du capital feraient de leur capital une fois que le peuple leur aurait acheté leur capital ! Pas de réponses !

       smiley  smiley  smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 4 août 2011 22:16

      En complément des capitaux détenus collectivement et gérés de manière associative, les capitalistes « individuels » actuels continueraient de détenir des capitaux croissants dans le cadre d’une capitalisation boursière mondiale en expansion.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 août 2011 03:23

      @ Verdi


      D’abord, bien sûr, une nouvelle monnaie. Incontournable, car celles que nous avons ne valent plus rien. Mais il faut aussi résoudre le problème de cette dette certainement odieuse que nous a créée la loi de 1973. Il ne serait pas mauvais non plus que quelques têtes soient tranchées.



       Pierre JC Allard



    • JL JL 5 août 2011 09:16

      Llabrés,

      est-ce que vous même comprenez ce que vous écrivez ? Vous voulez que le peuple soit calife à la place du calife ? Et le calife sera quoi ? Super calife ? Absurde.


    • Verdi Verdi 5 août 2011 10:56

      @ Pierre JC ALLARD,

      Le système survivra tant que les racines du capitalisme, tel qu’il s’est développé depuis les révolutions industrielles du 19ème siècle, n’auront pas été détruites. 

      Ce qui arrivera immanquablement quand la tension des peuples qui ont faim aura atteint son niveau de rupture. A la crise financière et économique succédera une crise de civilisation dévastatrice auxquels les modèles libéraux actuellement dominants ne survivront pas.

      L’être humain qui a faim n’a que deux options : mourir ou lutter pour sa survie. 

      Alors oui, des têtes seront tranchées. Quand ? Par qui ? Là est la question !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2011 13:12

      jl :
      Rassurez-vous, compte tenu de vos capacités, il est parfaitement normal que vous n’ayez absolument pas compris mon commentaire précédent... 
      À vous lire, tout un chacun peut comprendre que votre grand-père était un aigle et votre père un faucon.
      Quant à vous...


    • JL JL 6 août 2011 13:58

      Llabrés,

      j’avais par charité envers vous demandé à AV de supprimer votre post qui ne contient rien sinon une insulte et est contraire à la Charte.

      Puisque votre bêtise vous fait insister, je reformule donc :

      Vous utilisez la technique des perdants qui n’ont aucun argument pour soutenir leurs propos, je résume :
       
      « Llabrés dit que JL n’a rien compris à ce que Llabrés pésente ; donc JL est un âne ; JL dit que ce que propose Llabrés est mauvais, donc ce que propose Llabrés est juste ».

      Voilà entre tautaulogie et critique ad’hominem, l’un des plus distingués sophismes auxquels recourent les lobbyistes - en l’occurence des fonds de pension -, qui sévissent sur les forums.

      Je dois dire que Llabrés est à l’économie ce que notre brave inventeur agoravoxien du mouvement perpétuel est à la science physique : un clown.

      D’ailleurs, le nez rouge, n’est-il pas un aveu ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2011 19:28

      jl :
      Autocritique approximative mais méritoire...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2011 21:04

      De la compétence économique du trop fameux jl :

      Les milliardaires vous remercient
      Par
      JL (xxx.xxx.xxx.180) 29 juillet 07:13
      « Quant au monde non occidental, du fait de la mondialisation libérale, non seulement les paysans n’arrivent plus à
      vendre leur production [NdR : vivrière ?] mais de plus, ils perdent leurs terres qui sont exploitées par les multinationales occidentales, quand elles ne sont pas achetées par des Etats en manque ».
      Les milliardaires vous remercient
      Par
      JL (xxx.xxx.xxx.180) 29 juillet 08:50
      « Plus sérieusement,
      le propre d’une agriculture vivrière est précisément que çà ne se vend pas : çà va directement du producteur au consommateur, par le troc si besoin est, ou le don ! »



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2011 22:59
      Par Jean-Pierre Llabrés (xxx.xxx.xxx.82) 1er mars 10:57

      À jl :
      Vous m’accusiez de « lobbying en faveur des fonds de pension »
      Je réfute cette accusation.

      Maintenant, vous m’accusez de promouvoir un « fonds de pension coopératif (collectif & associatif) » ce qui est radicalement différent d’un « fonds de pension ».
      Je revendique cette accusation ! ! !

      « Un fonds de pension n’est pas un RU », dites-vous.
      Ravi que vous découvriez une telle évidence !
      Le fonds de pension coopératif, investi dans l’économie réelle marchande, générera des profits permettant de financer le Dividende Universel, pour partie (75% environ) et, pour une autre partie (25% environ), de réinvestir dans ledit 
      fonds de pension coopératif.

      « 
      prouver votre mauvaise foi ou votre incompétence en ne donnant aucun chiffre »
      Compte tenu de votre degré d’incompréhension, il y a suffisamment de chiffres dans le texte que je vous ai proposé :
      Pour un Nouvel Ordre Socio-Économique Français Équitable ! ...


    • JL JL 7 août 2011 08:18

      Je ne vais pas ici refaire le procès du RU ni des fonds de pension, cela a déjà été fait ailleurs.

      Disons simplement que les fonds de pension coopératif (FPC) que promeut Llabrés seraient au revenu citoyen (ou RU), ce que les fonds de pension sont à la retraite par répartition : par définition donc, et puisqu’il serait versé à vie, le dividende universel de notre lobbyiste, outre qu’il tient de la promesse que « demain on rase gratis », cumule à la fois les tares du RU et les vices des FP !

      Un RU, comme une retraite par répartition ont au moins le mérite de respecter le principe du rasoir d’Occam ; ce n’est pas le cas des Fonds de pension, qu’ils soient « ordinaires » ou « citoyens » !

      Un FPC (collectif & associatif), n’est du point de vue de l’entreprise, qu’un capital comme un autre. Pire même puisque les Fonds de pension exigent des dividendes très élevés. Pis que pire puisqu’un FPC est prévu pour verser à vie des pensions (!) à des personnes qui n’ont pas encore travaillé et qui peut-être ne travailleront jamais !

      Terminons par cette énormité : Llabrés propose tout simplement que les esclaves actuels (les travailleurs) rachètent aux maîtres (les capitalistes) le capital !

      Mais où donc les travailleurs trouveraient-ils autant d’argent, vu que les capitalistes leur versent des salaires de plus en plus maigres ? Et que feraient les capitalistes de cet argent-là, eux qui ne savent même plus créer de la valeur avec celui qu’ils possèdent déjà, et en sont à faire de l’argent avec de l’argent, sans création aucune de richesses, je parle de l’industrie financière dont Llabrés n’est semble-t-il qu’un petit besogneux qui n’a rien compris à ce qui dépasse largement son horizon de comptable ?

      Ce dont Llabrés se fait le chantre ici, est : soit un mouvement perpétuel, un système qui s’auto-génère et grandit jusqu’au ciel ; soit plus prosaïquement une machine infernale, une pompe à fric de plus, qui parasiterait encore plus l’économie réelle.


    • sissa 7 août 2011 11:10

      Il y a me semble-t-il de gros problèmes dans votre système : pour que le prolétariat puisse acheter les entreprises, il faut qu’il gagne suffisamment, ce qui suppose qu’on ait déjà modifié la répartition capital-travail des revenus. Ensuite, l’acquisition d’actions se fait par l’emprunt, ce qui permet de mobiliser de très grosses sommes. Enfin, il faut se souvenir qu’un certain nombre d’entreprises ne sont pas cotées en bourse.


    • lemouton lemouton 7 août 2011 11:21

      Tiens ce cher Jean-Pierre Llabrés fait dans le copié/collé  smiley
      http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-retraite-est-un-droit-pas-une-98159#forum3000155

      et bien moi idem  smiley

      « Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, »

      euh.. vous êtes sérieux là ?? ou c’est du second degré ?? smiley

      vous prenez les gens pour des imb***les, vous croyez qu’ils vont cautionner un système qui les spoile ???  smiley


    • JL JL 7 août 2011 12:01

      @ Sissa,

      effectivement, mais aussi, et surtout, pour acheter quelque chose, il faut qu’il y ait des vendeurs. Or, plus il y a d’acheteurs, plus les prix grimpent. Les actionnaires actuels ne vendraient éventuellement leurs actions qu’à un prix surévalué. Et que feraient-ils de cet argent ? Ils achèteraient des actions ! Normal : le boulot d’un capitaliste c’est de capitaliser, le boulot d’un travailleur c’est de travailler !

      C’est pourquoi je dit Llabrés propose aux travailleurs de devenir califes à la place des califes, capitalistes à la place des capitalistes : le meilleur moyen pour ça, c’est la nationalisation !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 7 août 2011 20:01

      Tant qu’à faire du « copier-coller », autant le faire intégralement :

      Par Jean-Pierre Llabrés (xxx.xxx.xxx.82) 29 juillet 15:13
      Avez-vous lu le texte lié ?

      Par lemouton (xxx.xxx.xxx.109) 29 juillet 18:43
      Ahh ... S’il faut faire en plus du billard à 3 bandes... 
      Vous savez un mouton, cela a le front bas, et comprend simplement ce qu’il lit ... 

      Par Jean-Pierre Llabrés (xxx.xxx.xxx.82) 29 juillet 19:53
      Encore faut-il que ses commentaires administrent la preuve qu’il a compris ce qu’il a lu...


    • lemouton lemouton 9 août 2011 12:54

      à jean Pierre Llabrés

      pffuuuu.. Je ne vous moinse même pas.... Do not feed the troll..


    • dawei dawei 4 août 2011 10:18

      les ultrarentiers vont ceder : leur point faible , leur dépendance voire leur positions d’ultra-assistés (par notre travail dans le privé, par l’argent public, mais aussi par notre consommation) ... et la prise de conscience collective que ce n’est pas l’inverse.
      La ou l’ultra liberalisme se mort la queue, c’est lorsque la libre concurrence meure par sa finalité : l’emergence de puissants conglomérats de monopoles , c’est le pire du communisme mêlé au pire du capitalisme, ça ne peut pas tenir.
      En France, Dassault, Lagardere, Betoncourt, Arnaut, Rothschild, Bouygues ... et tous leurs laquets peuvent commencer à serrer les fesses !


      • quid damned quid damned 4 août 2011 16:34

        Puissiez-vous dire vrai dawei.
        Effectivement, les véritables assistés ce sont eux, que feraient-ils sans les masses laborieuses ces indécents parasites suffisants et vaniteux ?


      • laertes laertes 4 août 2011 20:25

        La dette US est une bulle spéculative ! Elle a été relevée pour alimenter les transactions spéculatives financières (commisions sur les transactions)...elle est comme toutes les bulles...plus elle grossit, plus sa paroi est mince et plus elle est sensible au moindre incident qui la fera éclater...et c’est ce qu’il va inévitablement arriver.....car la particularité de cette bulle est que l’air qu’elle contient (les titres de dette US) appartient en grande partie à des étrangers (Chine notamment). Les chinois sont dans le début d’ un processus de liquidation de ces junk bonds................................Et le frottement fera éclater la bulle, accélérant la chute du dollar qui ne vaudra même plus le papier sur le quel il est imprimé, avec pour corollaires taux d’intérêts astronomiques, inflation gigantesque (je pense que les monarchies pétrolières vont abandonner le dollar !), paupérisation généralisée et économie en complète déconfiture....... !!
        ET LA, il faudra croire à la devise du dollar : « IN GOD WE TRUST » car il ne leur restera plus que la prière !!


      • Nanard39 Nanard39 5 août 2011 06:14

        Avant que les gens de votre liste meurent de faim .... on sera beaucoup à être crevé la bouche ouverte ! .... ils se reproduiront entre eux .... et feront renaitre le capitalisme !


      • dawei dawei 5 août 2011 10:14

        l’option guillotine n’est pas exclue ...


      • chapoutier 4 août 2011 11:27

        Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu !!!!!!!


        • chapoutier 4 août 2011 18:58

          @ Jean-Pierre Llabrés

          Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu !!!!!!!

          Mais non. Elle ne trouvera d’issue que dans l’ultra-capitalisme ! ! !

          nous y sommes dans l’ultra capitalisme, on voit le résultat

          Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat en le focalisant sur la lutte des classes et la possession prolétarienne des moyens de production.

          Il a bon dos Marx

          Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

          URSS 1917, le pays le plus pauvre et le plus arriéré de la planète a fait trembler le monde, des prolétaires prenaient le pouvoir. ( les lecteurs de bonne foi connaissent la suite, le stalinisme, ceux de mauvaise foi en profitent pour justifier leurs propres turpitudes)

          Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique.

          Alors, les citoyens-électeurs-contribuables deviendraient collectivement propriétaires du Pouvoir Économique qu’ils géreraient via une représentation démocratiquement élue et absolument indépendante de l’État.

          Par cette voie, les citoyens-électeurs-contribuables transformeraient le capitalisme ordinaire que nous connaissons en un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.

          Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu !!!!!!!

          1. on a déjà du mal à simplement vivre, alors se mettre à boursicoter collectivement...

          2. cela existe déjà c’est la participation, impliquer les prolos pour mieux les exploiter.

          3. Vu le crack boursier qui s’annonce, non merci.

          4. Vu la composition du capital mondial ( maffia) on est pas dans la mouise

          5. j’arrête là, il y a rien à en tirer.


        • easy easy 4 août 2011 12:17

          Il y a la bière et la mousse de la bière.

          Il se pourrait bien que le recours au capital (dont le sens a beaucoup changé au fil des siècles) soit une chose saine et valable comme le serait la bière.

          Il se pourrait que ce ne soit que la mousse capitaliste qui nous ait conduit dans le mur.

          Le fait d’utiliser ses économies (capital, selon une des anciennes acceptions) pour monter une chocolaterie n’est pas forcément fou.

          Ca peut commencer à l’être lorsque, sans disposer d’économies, on emprunte tout pour créer une chocolaterie. Car en cas de faillite, il faudra bien que des non-concernés paient la casse (ne serait-ce que le démantèlement du tas de ferraille)


          Ca peut être encore bien plus fou si on emprunte tout pour créer une entreprise virtuelle sans autre actif que des valeurs virtuelles.
          Et ça peut être totalement fou si les créanciers, au lieu de surveiller régulièrement leur débiteur, refilent leur créance à d’autres après les avoir réemballées.




          Du travail avec le capital, on peut garder le liquide mais refuser toute mousse.


          (C’est très curieux la mousse. Ca paraît plus doux que tout et pourtant, si on saute dans une piscine remplie de mousse à raser, on va se fracasser le crâne sur le fond, on sera dans le noir, on ne pourra en aucun cas remonter à la surface, personne ne pourra venir nous sauver et on se noiera mais assez lentement)




          • dawei dawei 4 août 2011 14:49

            Une seule solution, verser sur les bords smiley


          • Croa Croa 5 août 2011 08:21

            Oui, tout à fait. Une collectivisation des moyens de production n’est peut être pas souhaitable ni même utile à quelque chose, en général.

            Le problème c’est le crédit-dette et l’usure sous toutes ses formes. Donc la monnaie devrait être sous contrôle public et toute usure abolie. Avec une masse d’argent cadré sur les richesses réelles, et non celles espérées, ça ne « mousse » plus !

            Et la planète vous dit MERCI !


          • platon613 4 août 2011 12:42

            On y arrive...

            USA : Bienvenue au club des surendettés

            Les Etats-Unis rejoignent le groupe des quelques pays dont la dette publique est supérieure au PIB. La dette de l’Etat fédéral a grimpé de plus de 238 milliards de dollars en une journée...

            http://news-26.com/econmie/889-usa-bienvenu-au-club-des-surendettes.html


            • Winston Smith 4 août 2011 18:49

              Hum, vous êtes assez naïf pour CROIRE ce que racontent les fonctionnaires, vous ?

              La dette de la France était déjà de plus de 200% en 2004, alors..


            • hacheii 4 août 2011 12:46

              Encore un article de gauchiste avec trois mots de vocabulaire répété depuis 40 ans en se prenant pour une lumière du monde.

               Capitalisme... Bla bla bla... Américains... Bla bla bla... spéculation... Bla bla bla... capitalisme financier... Bla bla bla... Ultra libéralisme (on monte en puissance) ... Bla bla bla... reine spéculation ... Bla bla bla .. aveuglement cupide ... Bla bla bla...economie ultra libérale ... Bla bla bla... sacro sait libéralisme ... Bla bla bla... Bla bla bla... Bla bla bla... Bla bla bla
              .
              Et aucune analyse de fond, psittacisme ça s’appelle, répétition systématique de mots entendu sans que le sujet n’en comprenne le sens.
              .
              Mais comment on peut être de gauche aujourd’hui ?
              .
              La dette ? Et en France il n’y a pas de dette ? Et qui a endetté le pays et pourquoi ? Ca ne serait pas la gauche ?


              • Yvance77 4 août 2011 13:07

                De « ah chier » (hacheii pardon c’est pareil) je cite : « Mais comment on peut être de gauche aujourd’hui ? ».

                Moi c’est le contraire qui me parait salutaire comme question à se poser :

                - en clair, comment on peut être un con ultra-libéral de nos jours, après le succès de cette politique génocidaire !


              • Sat is Fay 4 août 2011 13:14

                « Gauchiste » blablabla, « gauche » blablala, « communisme » blablabla, « jean marie » blablabla...


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 août 2011 13:15

                Je dirais même « comment hacheii peut se regarder dans une glace ? »

                Peut-être est-il lui-même un assisté du bouclier fiscal ... Peut-être veut plus de cadeaux fiscaux pour encore mieux vivre de sa rente, qui sait...

                Allez, retourne à l’UMP pour démolir ce qui reste debout dans ce pays.


              • robin 4 août 2011 13:27

                Encore un idiot utile ou un collabo qui a bien grassement profité de la mafia politico financière, attention aux goudrons et aux plumes qui se rapprochent mon gars....lol !


              • Winston Smith 4 août 2011 19:27

                « Peut-être veut plus de cadeaux fiscaux pour encore mieux vivre de sa rente, qui sait... »


                Moui, enfin, les « cadeaux fiscaux », c’est juste rendre RENDRE une petite partie de ce que le gars à payé.

                Ce qu’il faut, surtout, c’est maintenant vraiment taxer ceux qui ne payent rien.
                Par ex, un collégien rapporte 7500 euros à une famille, ce qui devrait être taxé à même hauteur (car sinon, évidement même si les parents payent 4 ou 5000 euros de taxe, ils ne payent en réalité RIEN à l’Etat, mais vole l’argent d’un autre citoyen). 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès