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Accueil du site > Actualités > Economie > Le Parti Socialiste acceptera-t-il de relancer l’industrie (...)

Le Parti Socialiste acceptera-t-il de relancer l’industrie manufacturière pour recréer des emplois et réduire les déficits ?

La sauvegarde de notre industrie et de nos emplois est au coeur des préoccupations des français et pourrait devenir un enjeu majeur de l’élection présidentielle de 2012. 

En cas de victoire, le parti socialiste poursuivra t-il la désindustrialisation entamée depuis plusieurs décennies ou soutiendra t-il de grands projets industriels manufacturiers créateurs d’emplois ? 

3 Décennies de désindustrialisation : entre supercherie, incompétence et inconscience 
 
Depuis 35 ans, nos élites économiques et politiques, de Valery Giscard d’Estaing à Nicolas Sarkozy ou de Raymond Barre à Christine Lagarde, ont répété que la France devait accepter d’abandonner les emplois de production aux pays émergents.  
 
Dés les années 70, les gouvernements successifs ont promis aux jeunes générations, des emplois propres, bien rémunérés, moins contraignants, qui seraient offerts en nombre suffisant, par les services et les R & D.
L’industrie assurait alors le plein emploi avec un chômage qui ne touchait que 2 % ou 3 % de la population active et le budget de la France n’était pas déficitaire.
 
Plusieurs dizaines d’années plus tard, la ministre de l’économie, Christine Lagarde n’a tiré aucun enseignement de l’échec de cette désastreuse politique économique et déclarait sur Radio France, le 14 août 2008 : « Il ne serait pas sérieux de vouloir récupérer les industries ne nécessitant pas une main d’œuvre extrêmement qualifiée » ou « que les biens de consommation de base soient fabriqués en Chine, n’est pas le plus grave ». Certes, il est indispensable d’investir dans les technologies du futur, mais cela ne nous autorise pas à sacrifier une industrie manufacturière qui fournissait du travail à des millions d’ouvriers. De plus, l’effet multiplicateur de ces emplois industriels sur les emplois locaux, permettait le développement de territoires entiers, devenus aujourd’hui exsangues.
 
Pourtant, nous continuons à offrir ces activités de main d’œuvre aux pays émergents pour favoriser l’achat d’armement, de centrales nucléaires, d’avions et d’autres produits de grands groupes français, pour le plus grand bonheur de quelques dirigeants et gros actionnaires proches du gouvernement.
Par ailleurs, nous devons « consommer moins pour consommer mieux » pour préserver la planète et il est irresponsable de se satisfaire du consumérisme provoqué par l’importation d’articles bas de gamme, qui voyagent parfois 30 000 kilomètres pour finir dans nos poubelles après 2 ou 3 lavages ou usages.
 
Pendant son ministère, Christine Lagarde a préféré avant tout miser sur l’industrie aéronautique qui vient de bénéficier d’une aide de 2 milliards d’euros, sur l’industrie automobile qui délocalise à tour de bras après avoir également bénéficié de plusieurs milliards d’euros d’aides et sur des pôles de développement de très hautes technologies comme les biotechnologies et les nanotechnologies, qui créent, assurément, des emplois à très forte valeur ajoutée, mais en nombre très restreint.
 
Ce discours utopiste ciblant principalement une industrie d’élite, est dépassé car chaque année, 1 500 000 ingénieurs indiens et chinois, sont formés, parfois dans nos écoles et par nos enseignants ou chercheurs, et s’approprient notre avance technologique issue de 50 années de recherches.
 
Aujourd’hui, la majorité des produits technologiques sont déjà fabriqués en Asie et lorsque nous vendons des centrales nucléaires ou des avions, nous devons, de plus en plus souvent, les réaliser sur place, en partenariat avec un pays émergent acheteur et cela crée peu d’emplois en France. Ainsi, nous offrons notre technologie souvent pour le prix dérisoire d’une commande et à ce rythme, bientôt, il ne nous restera guère d’activité industrielle.
 
Le maintien de l’emploi industriel plébiscité 
 
Nous oeuvrons pour la réalisation d’un important projet industriel manufacturier et commercial depuis plus de 5 ans. Ce projet porteur de nombreux emplois, a été soumis à Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre de l’Economie, puis à Augustin De Romanet De Beaune, Directeur général de la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) et à Nicolas Sarkozy, Président de la République, mais les réponses n’ont pas permis une avancée significative du dossier. Pourtant, la plupart de nos concitoyens ont compris depuis longtemps et souvent au prix de leurs emplois, que les secteurs des services et des R & D, ainsi que la production des nouveaux produits issus de ces recherches, sont, à l’exception des services à la personne, souvent délocalisables et ne permettront jamais de remplacer les millions d’emplois industriels perdus et les millions d’autres emplois locaux qui étaient liés à ces activités.
 
Une enquête du CREDOC, de mai 2011, souligne l’inquiétude des français et démontre l’intérêt des consommateurs pour l’industrie française : 73 % des français déplorent le déclin de l’industrie et sont convaincus que le développement de la France ne peut se passer du secteur industriel et 64 % sont prêts à payer plus cher des produits industriels « made in France », au lieu de 44 % il y a 5 ans.
 
Le grand emprunt créera t-il des emplois ?
 
Lors de sa conférence du 27 juin 2011 à propos du grand emprunt, rebaptisé « investissements d’avenir », Nicolas Sarkozy s’est obstiné à poursuivre la désindustrialisation de notre pays et nous a confirmé son dédain pour l’industrie de l’habillement, qui pourtant, représente un chiffre d’affaires de plus de 40 milliards d’euros en France et 1 000 milliards d’euros dans le monde, mais appartient selon lui, au 19ème siècle. 

Les R & D coûtent déjà 25 milliards d’euros par an aux contribuables, mais ne débouchent que rarement sur une production en France, pourtant ce secteur bénéficiera de la quasi-totalité des fonds dédiés. Les filières industrielles innovantes, parfois situées hors de l’hexagone, obtiendront des subsides de l’état français, mais les industries manufacturières traditionnelles produisant encore en France, potentiellement créatrices de nombreux emplois, ne recevront aucune aide.

Les R & D sont indispensables à notre croissance et à notre développement, mais peut-être conviendrait-il d’investir aussi sur le présent, car l’impact immédiat du grand emprunt sur l’économie et l’emploi en France, risque, selon plusieurs économistes, d’être inexistant.Si l’on considère que, les fruits des coûteux travaux de R & D, sont souvent, rapidement copiés par des pays concurrents ou, leur sont parfois généreusement offerts, et que les produits issus des recherches, sont, par avidité, la plupart du temps immédiatement fabriqués hors de notre territoire, on peut aussi émettre de sérieux doutes sur la future et hypothétique efficacité économique, dans 15/20 ans, de ce grand emprunt. Il n’est pas certain que ce grand emprunt de 35 milliards soit plus efficace que le précèdent plan de relance de 34 milliards qui n’a sauvegardé ou créé que 18 000 à 72 000 emplois, avec un coût par emploi exorbitant, aggravant ainsi considérablement notre dette.
 
Renouer avec une politique industrielle créatrice d’emploi
 
Aujourd’hui, la plupart des pays occidentaux déclinent au rythme de la disparition de leurs industries et n’auront désormais plus les moyens d’être sélectifs dans leurs choix de production. Ils devront impérativement produire une plus grande part des biens nécessaires à leur consommation intérieure pour équilibrer leur balance commerciale, contenir le nombre de chômeurs et limiter les déficits publics.
 
La France affiche au premier semestre 2011, un déficit extérieur record de 37.5 milliards d’euros, probablement plus de 80 milliards à la fin de l’année et la croissance est atone. Le chômage continue d’augmenter et malgré 200 000 ou 300 000 radiations mensuelles, Pole Emploi compte 5 millions d’inscrits et le RSA concerne 1.9 million de personnes.
 
L’absence de politique industrielle réaliste et le chômage qui en résulte, sont responsables d’une part importante de nos déficits publics, dont plus de 100 milliards de dépenses pour l’emploi par an. Nous ne pouvons plus nous permettre d’être aussi élitistes et devons cesser de rêver à une fabrication exclusive de produits à haute valeur ajoutée ou hautement technologiques. 

Peut-être est-il temps de reconnaître nos erreurs pour revenir à une vraie politique industrielle et nous ne devons pas attendre que notre pays s’enfonce davantage dans la crise.

Viabilité d’une production industrielle dans les pays occidentaux

Souvent, afin de justifier les délocalisations, le gouvernement de Nicolas Sarkozy et les industriels invoquent des coûts salariaux trop élevés en France, mais ceux-ci sous-estiment fréquemment les surcoûts. Au final, les différentiels de coûts entre un pays développé et un pays d’Asie sont souvent faibles  Etude McKinsey.
 
Dans bon nombre de cas, les coûts salariaux ne sont pas vraiment déterminants et la délocalisation de l’activité n’est pas vitale pour la survie de l’entreprise. D’autres raisons animent parfois les dirigeants, parmi lesquelles le recours à la main d’œuvre plus docile et moins syndicalisée des pays émergents et dans les PME, le découragement, face à une administration française jugée peu compréhensive et des banques peu solidaires.
 
Certes, les donneurs d’ordres uniquement motivés par les gains de coûts et peu regardants sur la qualité, l’age des ouvrières et les conditions de travail, peuvent, même si l’on ajoute les surcoûts, faire des économies très conséquentes.
 
Il y a sur le continent asiatique, une grande disparité de salaires et ces nouveaux esclavagistes peuvent toujours trouver encore et toujours moins cher. Les grandes usines chinoises qui ont pignon sur rue ont dû, suite aux grèves, augmenter plusieurs fois les salaires mais il y a encore des dizaines de millions d’ouvrières, notamment en Inde et au Bangladesh, qui sont corvéables à merci, dont parfois des gamines de 12 ou 14 ans travaillant 14 à 16 heures par jour et six à sept jours par semaine avec une rémunération journalière de 1 à 2 euros.
 
Effectivement, si les boutiques occidentales vendaient les vêtements à des prix en rapport avec ces coûts salariaux presque inexistants, il serait évidemment impossible d’être concurrentiel en fabriquant en France, mais c’est loin d’être le cas ! 
 
Lorsqu’une enseigne de prêt-à-porter moyen de gamme ou auto proclamée haut de gamme ou luxe, opte pour la fabrication de vêtements à bas prix et produit ou achète par exemple, un article pour 1 euro en Chine ou en inde, celui-ci n’est pas pour autant revendu 3 ou 4 euros en boutique.
 
En réalité, le prix de vente dépend davantage du positionnement marketing de la marque et de ses ambitions que du coût réel de fabrication du vêtement et la cliente doit débourser 25, 50 ou 100 euros pour cet article de qualité souvent médiocre.
 
Ainsi la consommatrice perd du pouvoir d’achat car ce niveau de prix aurait pu naguère, lui permettre, d’acheter un article de meilleure qualité, fabriqué en France. En revanche, l’enseigne prospère très rapidement au frais de sa clientèle et s’offre généralement avec les économies réalisées sur les coûts de fabrication, de nombreuses et coûteuses campagnes de publicité, et des dizaines, centaines ou milliers de nouvelles boutiques ou mégastores qui enrichissent démesurément les actionnaires et fonds d’investissement.
 
Avant la délocalisation massive de l’industrie du textile habillement, afin que leurs prix soient concurrentiels, les boutiques appliquaient le plus souvent, un coefficient multiplicateur entre 2.2 et 3.5 au prix d’achat hors taxes payé à l’usine de vêtements. En clair, la moitié ou le tiers du prix payé par la consommatrice était constitué par le coût consacré réellement à la fabrication du vêtement et lorsqu’un article était soldé, le coût de fabrication représentait couramment 2/3 du prix acquitté.
 
Aujourd’hui, il n’y a aucun repère et la plupart du temps les consommatrices sont abusées.
 
Chez les chaînes de magasins proposant des articles à prix bas ou modérés, les consommatrices ont le sentiment de pouvoir consommer davantage qu’auparavant, mais il n’est pas non plus certain qu’elles aient gagné du pouvoir d’achat car ces produits importés sont souvent rapidement hors d’usage ou démodés et doivent être renouvelés en permanence. Les groupes de distribution l’on bien compris et savent également qu’une profusion d’articles à bas prix génère l’achat d’une plus grande quantité de produits, parfois inutilisés.
 
L’achat impulsif remplace l’achat réfléchi et ces temples du consumérisme connaissent maintenant l’apogée.
 
Les Etats-Unis, pourtant au cœur du processus de mondialisation, envisagent maintenant la relocalisation : Dans l’article " Moving back to America ", publié sur " The economist " le 12 mai 2011, le BCG (Boston Consulting Group), nous informe que la convergence des salaires américains et chinois, pourrait favoriser une relocalisation de l’industrie aux Etats Unis à l’horizon 2015 et prédit une renaissance de l’industrie américaine.
 
Notre voisin allemand, dont la croissance repose sur son modèle industriel et dont le coût de main d’œuvre est proche du notre, a su préserver sur son territoire, une plus grande part de son industrie et reste le deuxième exportateur mondial de biens. 
 
La production en France d’une grande part de nos biens de consommation pourrait être économiquement viable et notre projet a rencontré un bon accueil lors de sa publication. 
 
Valorisation de l’emploi industriel et perspectives de développement
 
Notre projet prévoit un intéressement motivant qui valoriserait ces emplois industriels et en augmenterait considérablement l’attractivité.
 
Le mode de financement de l’entreprise et la structure de son capital social, permettraient d’offrir aux salariés, des avantages financiers semblables à ceux d’une coopérative, mais sans nécessiter d’investissement personnel.
 
Par ailleurs, cette politique de rémunération renforcerait la cohésion dans l’entreprise et atténuerait considérablement les risques de conflits sociaux.
 
Ces intéressantes perspectives d’emplois seraient offertes à des personnels qualifiés, riches d’un savoir-faire, mais aussi des personnels jeunes et sans formation, souhaitant acquérir un métier dans une entreprise qui n’aurait pas vocation à délocaliser et qui leur assurerait longtemps du travail.
 
La mise en œuvre de notre modèle économique pourrait susciter un formidable espoir, et offrir un nouvel horizon à des français abandonnés par l’état. Nous pourrions également créer des synergies avec le projet d’emplois jeunes du programme socialiste.
 
En 10 à 20 ans, avec un mode de gestion adapté à nos coûts de production plus élevés, notre pays, ancienne patrie de la mode, pourrait récupérer 1 à 2 % de la fabrication mondiale de vêtements et créer 125 à 250 000 emplois et encore au moins 125 000 dans la fabrication d’autres biens de consommation. Si l’on ajoute les emplois indirects et induits générés grâce à ces nouvelles activités industrielles régionales, au total, ce sont 500 000 à plus de 1 million d’emplois qui pourraient être créés.
 
Croissance industrielle et consommation d’importations
 
Il est, avant toute autre considération, du devoir d’un gouvernement et plus encore d’un gouvernement de gauche, de permettre l’insertion professionnelle du plus grand nombre de citoyens, notamment en favorisant l’émergence d’industries susceptibles d’offrir des emplois aux millions d’ouvriers et techniciens au chômage. En effet, il convient de baser davantage notre croissance sur une production industrielle créant des emplois plutôt que sur la consommation d’une multitude de produits importés qui n’en crée pas et nous endette.
 
Lors d’une interview sur BFM le 6 juillet 2011, Jérôme Cahuzac, député PS, président de la commission des finances et soutien de François Hollande, préconisait : « la prochaine mandature devra être la mandature de la réindustrialisation si nous souhaitons que la France retrouve son rang », et ajoutait : « le vrai mal français, c’est que les usines s’en vont ». 
 
Martial Bourquin, Sénateur PS et président de la commission du Sénat pour la reindustrialisation créée à son initiative, a rendu son rapport en juin 2011, au terme de onze mois de travaux. D’importantes divergences ont opposé les sénateurs socialistes au groupe de sénateurs majoritairement à droite et le rapport final de cette mission n’a pas été signé. Cette propension à défendre notre industrie pourrait préfigurer une politique industrielle plus volontariste du Parti Socialiste.
 
Dans notre article du 25 mai 2011, « Perspectives d’avenir pour l’industrie manufacturière », nous avons évoqué la possibilité d’une renaissance de l’industrie manufacturière facilitée par l’augmentation des salaires dans les pays émergents et les coûts croissants du transport.
 
Martine Aubry partage semble-il, notre analyse et a présenté ces mêmes arguments lors d’une interview, le 21 août 2011 sur BFM TV. L’ancienne ministre du travail a ajouté : « il faut relocaliser un certain nombre d’activités  », sans toutefois préciser clairement si elle incluait des industries manufacturières traditionnelles comme celles de l’habillement et du meuble.
 
L’emploi, thème de campagne qui a permis la victoire des socialistes en 1981, demeure encore aujourd’hui la principale préoccupation de nos concitoyens.
Certes, compte tenu de la dette, le PS ne peut guère envisager une création massive d’emplois dans le secteur public comme il l’a fait en 1981.
 
Face à Nicolas Sarkozy qui a anéanti notre industrie manufacturière et n’est plus crédible en matière d’emploi industriel, le Parti Socialiste adoptera t-il notre projet économique de relance de l’industrie manufacturière des biens de consommation ?
 
La croissance de la France est de plus en plus dépendante d’une consommation des ménages payée à crédit et financée par la dépense publique.
Le Parti Socialiste est il prêt à opter pour un modèle de croissance à la fois plus industriel et moins consumériste ?
 
Verrons-nous enfin en 2012, un gouvernement disposé à renouer avec l’industrie manufacturière, pour recréer des emplois, sauvegarder nos régimes de protection sociale, rétablir notre balance commerciale, augmenter notre croissance et réduire nos déficits ?
 
Souhaitons que le PS manifeste plus d’intérêt que Nicolas Sarkozy, pour une renaissance de l’industrie manufacturière française des biens de consommation et que l’emploi industriel, enjeu économique et social majeur pour l’avenir de la France, soit au cœur des débats lors de la prochaine campagne pour l’élection présidentielle.
 
Francis JOURNOT 
Association citoyenne "vêtements made in France
 
Article transmis au Parti Socialiste

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21 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 30 août 2011 11:04

    Non non non ce n’est pas une question de délocalisation ; on vous a lobotomisé combien de fois ?

    C’est une question de pouvoir par la technique !

    Aujourd’hui la technique remplace tous les travails, c’est les transports, et l’énergie abondante et une volonté de détruire les états pour les uns et une illusion de libération dans le tertiaire pour les petits cons bourgeois

    qui a fait de l’europe ce qu’elle est

    LE travail ca ne se chie pas

    surtout dans un monde ou la technique détruit le travail et à détruit le travail



    • Kalki Kalki 30 août 2011 11:05

      Ne faites pas semblant de comprendre, vous en etes pas forcément capable


      • devphil30 devphil30 30 août 2011 11:18

        Il n’y a pas de sous métier , il y a des métiers sous payés.


        Sans une large offre d’emploi en France , il faut alors être diplômé bac + 15 pour pouvoir espérer trouver un travail.
        Toutes les franches du travail doivent être représentées en France , travail qualifié , non qualifié après en fonction des aspirations , des possibilités de chacun certains changeront d’autres continueront soit par non choix , soit par choix mais au moins au lieu d’augmenter le chômage et de faire porter sur les salariés la pression du non emploi , nous serions dans un monde presque idéal ....

        Mais est-ce cela que veulent nos gouvernants , ne préfèrent ils pas une précarisation , une situation de dépendance alimentaire envers l’état ?

        Cela facilite le discours , si vous êtes pas content il y a en 100 prêt à prendre votre place ...

        Comment cela vous bénéficiez de la largesse de la société et vous ne pouvez pas donner 4 heures de votre temps pour l’intérêt général ?

        Voila , mise en opposition des Français , en concurrence pour « la survie » pour le grand bénéfice des patrons , c’est le retour au 19 ième siècle 
        L’histoire est un éternel recommencement dont nous devons tenir compte si nous ne voulons pas finir comme à l’époque de Zola.

        Philippe 

        • jef88 jef88 30 août 2011 11:46

          Article plein de vérités !
          La délocalisation au départ c’était pour favoriser quelques (grands) groupes :
          Fabrication de chemises au Maghreb vers 1978. Pour cela on a, par l’intermédiaire des banksters, cassé les fabriques françaises.

          Ensuite c’est la grande distribution qui a tenu le gouvernail : il fallait qu’un fournisseur unique puisse approvisionner TOUS les magasins d’un groupe. Les banques ne voulaient pas prèter a des PME pour qu’elles s’agrandissent.

          Résultat : les fabriques de chemises ont fermé pour la pluspart entre 1979 et 1982 et en 1983 % des fabriques de meubles ont déposé le bilan.........

          Cela indifférait le gouvernement qui avait déclaré « la guerre aux patrons » , par populisme gauchisant, mais pas à ceux du CAC 40

          Ensuite il y a eut l’ouverture des frontières sous la pression des USA (essayez de leur vendre quelque chose, pour voir...)

          TOTAL : Balance des payements en déficit, retraites, sécu et autre caisses dans la déche.......

          Nos gouvernants, de tous bords l’on voulu !
          Etaient t’il bien conscients e leurs erreurs ? J’en doute ! Ce qui ressort c’est une incompétence immense

          Maintenant le problème s’est compliqué

          Tout au long de leur formation on dévalorise les métiers manuels dans l’esprit des jeunes.
          Les salaires de production sont diminués et retrouver le savoir faire perdu n’est pas évident


          • kiouty 30 août 2011 11:52

            Ce qui ressort c’est une incompétence immense

            Pour la n-ième fois ce n’est PAS de l’incompétence, c’est un moyen pour les multinationales et les financiers d’augmenter leur profit. Ca a donc été fait SCIEMMENT. Après, y a pas besoin de talent particulier pour déréguler. Faut juste un peu de talent d’équilibriste et d’enfumage pour masquer le truc aux peuples.


          • jef88 jef88 30 août 2011 12:51

            OUI !
            Mais le moyen des multi nationales c’est bien l’incompetence des politiques qui vivent au jour le jour et ne voient pas plus loin que la prochaine élection....

            Le lobbying est à proscrire et a punir comme un crime.


          • Ouallonsnous ? 30 août 2011 22:51

            Tout à fait d’accord jeff88, par contre pourquoi ce titre,

            « Le Parti Socialiste acceptera-t-il de relancer l’industrie manufacturière pour recréer des emplois et réduire les déficits ? »

            L’auteur ignore t’il que le parti des délocalisations est l’UMPS ?

          • kiouty 30 août 2011 11:50


            Et il compte s’y prendre COMMENT le PS exactement, pour réindustrialiser la France dans le contexte de européen de libre-échange sans encourir les foudres de Bruxelles ?

            Pitoyable ces déclarations d’intention.


            • sylvie 30 août 2011 12:03

              il faudra aussi ré-introduire d’abord le savoir faire, n’oubliez pas que lui aussi a disparu, je pense que les dernières ecoles du textiles notamment à epinal ont toutes disparues, idem pour les mines et godasses (mais il y a des exemples de re-localisations notamment à Roman pour les chaussures de luxe)


              • zelectron zelectron 30 août 2011 16:09

                @sylvie
                Si le savoir-faire perdu ne concernait que le secteur du textile ! L’industrie en France s’est formée en bien plus d’un siècle et les « camarades socialistes » (qui bouffent du patron dès le petit déjeuner depuis des décennies) voudraient nous faire croire qu’en une paire d’années, hop, d’un coup de baguette « magique » l’industrie va renaître ? Trop d’entrepreneurs sont tombés au tapis à cause des élus de tous accabis droite & gauche confondues, pour que d’autres aillent se brûler les ailes La classe politique française est en état de décomposition avancée et se croit toujours capable d’envollées lyriques dans le mode musical de la symphonie du grand Yaka et de ses accolytes Yfokon et Yapuka. Aucun d’entr’eux n’a même une vague idée de ce qu’est le camboui sur les mains...
                Seuls les professionels* des secteurs manufacturiers clés** pourraient (peut-être) apporter concours et nous permettre d’entrevoir quelques solutions (mais sans qu’un élu n’y mette son nez, ça va sans dire, sauf à entériner après)
                * jusqu’à 250 salariés (au dessus certainement pas !)
                ** y compris l’agriculture et l’agroalimetaire, ça va sans dire


              • 1984 30 août 2011 12:26

                N’attendez RIEN des escrocs de droite du PS !


                • LE CHAT LE CHAT 30 août 2011 13:48

                  avec un Hollande qui se refuse à ce que l’Europe protège son industrie contre les importation massives de produits du tiers monde à bas prix , c’est déjà foutu !


                  • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 30 août 2011 14:25

                    "Souhaitons que le PS manifeste plus d’intérêt que Nicolas Sarkozy, pour une renaissance de l’industrie manufacturière française des biens de consommation et que l’emploi industriel, enjeu économique et social majeur pour l’avenir de la France, soit au cœur des débats lors de la prochaine campagne pour l’élection présidentielle."

                    Pitié, ne tombez pas dans le panneau, le P.S. ne sauvera personne.


                    • Voltaire Voltaire 30 août 2011 16:33

                      Vous semblez au moins avoir convaincu François Bayrou puisque produire en France, y compris des produits courants comme le textile ou l’élctroménager, constitue l’une de ses deux propositions clés (avec l’éducation) pour sortir de la crise...

                      Notre déficit commercial (abyssal !) et notre chômage récurrent sont largement liés à cette fuite de notre production et aussi à l’absence de soutient à nos PME. Le diagnostique et les propositions de Bayrou sont donc en adéquation avec votre analyse, comme le démontre l’exemple de l’Allemagne.


                      • iris 30 août 2011 18:23

                        bayrou qui fait parti peut etre de la commission trilatérale ou des bilderberg ??


                      • Voltaire Voltaire 31 août 2011 08:59

                        @iris avec des peut-être on peut mettre Paris en bouteille ! cette rumeur colportée sur Agoravox a été maintes fois démentie, notamment par l"’intéressé lui-même ; les listes des membres de ces clubs sont consultables, Bayrou n’y figure pas.


                      • oncle archibald 31 août 2011 10:12

                        Je me souviens d’une mesure présentée dans le programme de BAYROU en 2007 qui consistait à exonérer de charges les deux premiers emplois de toutes les entreprises .. Pour un artisan qui aurait 10 salariés cela fait une exonération de 20 %, pour celui qui n’en a que trois, 66%,et pour les grands groupes industriels cela fait du 0.00 chouia % ... Qui plus est les emplois générés par les activités artisanales ou les très petites entreprises ne sont pas délocalisables ... 


                      • iris 31 août 2011 10:21

                        il a tout de mème assister à certaines réunions


                      • iris 31 août 2011 10:44

                        toutes la filière a été démontée / filature teinturerie boutons confections etc..
                        et pour d’autres secteurs c’est pareil- mème si il ya eu automisation de certaines tache il se trouve que beaucoup de machines on été démontées et remontees dans d’autre pays pour gagner plus sur la main d’oeuvre et les charges sociales-le capitalisme recherche le profit sur la terre entière-et derrière il ya des hommes bien installés dans leurs palais-


                      • JL JL 31 août 2011 10:07

                        Le keynésianisme est mort avec la mondialisation libérale.

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