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Accueil du site > Actualités > Economie > Le péché originel

Le péché originel

Il y a eu les "Trente Glorieuses" de prospérité, un équilibre dynamique témérairement keynesien, avec la société dévalant comme une bicyclette sur la pente de la redistribution de la richesse... puis, vers 1982, le Capital a perdu son sang-froid. L’équilibre dynamique ? Un mythe ! Instabilité ! Danger ! Reagan est venu...

Pour prouver qu’une bicyclette n’est pas en équilibre, il suffit de mettre les freins. Reprenant l’atavisme des vieux shylocks, les managers capitalistes ont appliqué les freins, cessant la redistribution qui avait créé l’Âge d’Or. Bien sûr, la bicyclette a cessé de rouler. On a stoppé net la croissance en termes réels du pouvoir d’achat. ­ Le revenu moyen en dollars constants, aux Etats-Unis n’augmenterait plus pendant vingt-cinq ans, alors même que les progrès de la technologie permettaient de produire plus et EXIGEAIENT plus que jamais que l’on consomme davantage.

La contrainte technique inhérente au capitalisme industriel - sa relation de dépendance envers le consommateur et la demande effective - ne cessant pas pour autant d’exister, l’enrichissement réel du capitaliste s’en est trouvé lui aussi stoppé net. Plutôt que de reconnaître son erreur et de reprendre la redistribution en augmentant la valeur du travail, enrichissant d’abord les travailleurs, puis éventuellement les capitalistes eux-mêmes, le Système a choisi la solution périlleuse de contenter tout le monde. En trois (3) mouvements.

Le Système a d’abord mis les riches à l’abri de tout nouvel effet de redistribution, en réduisant les impôts qui leur avaient été imposés et en rétablissant un taux d’intérêt assez supérieur à l’inflation pour que, toute fiscalité prise en compte, un riche puisse encore devenir plus riche en ne faisant rien et sans courir aucun risque, par simple accumulation des intérêts sur un capital oisif.

Pour se concilier la strate supérieure de la classe moyenne, celle qui contrôle de fait le processus démocratique qui sert de faire-valoir au Système et est essentiellement composée de propriétaires, on a aussi tenu ceux-ci indemnes de toute contribution au processus de redistribution, leur faisant réaliser, par l’inflation, un gain en capital sur leur propriété supérieur à ce qu’ils contribuaient en impôts.

Qui allait subventionner la consommation des laissés-pour-compte, toujours nécessaire au fonctionnement de l’économie, si ni les capitalistes ni les propriétaires n’y contribuaient ? La seule cible restait la strate inférieure de la classe moyenne, ceux qui payaient des impôts à la source et qui, n’étant pas propriétaires, ne bénéficiaient pas de l’inflation.

Il était manifestement impossible, cependant, sans les paupériser eux-mêmes, de soutirer des seuls travailleurs/locataires le coût de la subsistance des pauvres et de l’enrichissement constant des nantis. Il fallait donner aux pauvres le pouvoir d’achat qu’il fallait et permettre aux propriétaires de tirer leur épingle du jeu, tout en laissant les riches engranger des intérêts, mais sans faire basculer une majorité des travailleurs dans la pauvreté.

Le Système a choisi la solution de la fuite en avant : il a simplement créé l’argent qui lui manquait. Il l’a fait en maintenant les intérêts élevés, alors que la surabondance de capitaux aurait dû mener à des taux bas ou même négatifs. Au Canada, par exemple, des obligations de l’État portant 19 % d’intérêt ont pu débuter en 1982 leur généreuse carrière et la poursuivre entre les mains de ceux qui les avaient acquises, pendant que les politiques de l’État ramenaient à 2 % l’inflation de 14 % qui avait justifié leur émission.

Pendant vingt-cinq ans, le niveau de vie en dollars constants des classes moyenne aux Etats-Unis n’augmenterait pas d’un iota - et celui des plus défavorisés diminuerait, même ! - pendant que l’indice Dow-Jones passerait de 800 à 13 000, multipliant par 17 la valeur des stocks. C’était un ajout au patrimoine des nantis d’une valeur monétaire supérieure à celle du patrimoine total de la France ! Mais que valait RÉELLEMENT cet ajout ?

Les actions d’une compagnie confèrent un droit au partage des profits à tirer de la vente de ce que celle-ci produit. Mais si la population n’a augmenté que modestement et son revenu par tête encore moins, l’espérance des profits à retirer des biens et services qu’on peut vendre au consommateur est-elle si supérieure à ce qu’elle était au début de la période ? On créait en bourse une valeur fictive colossale qui ne représentait aucune réalité et qui, comme un arc-en-ciel, n’existait que dans la mesure où l’on n’étendait pas la main pour y toucher. Une chimère qui n’existerait qu’aussi longtemps qu’on feindrait d’y croire.

Pour régler ses fins de mois, le système allait créer une richesse virtuelle illimitée, répartie uniquement entre ceux dont l’aisance assurait que cette richesse ne trouverait pas sa voie vers la consommation de biens et services, mais demeurerait totalement investie. En distribuant uniquement cette richesse virtuelle aux riches, on pouvait satisfaire l’ambition de ces derniers, mais sans risque d’inflation, puisque cet argent ne serait jamais utilisé pour la consommation, mais uniquement comme un outil de pouvoir.

Le problème, c’est qu’en l’absence d’une inflation qui, même désagréable, aurait au moins maintenu un rapport entre la réalité et son symbole, on a permis qu’il ne subsiste plus aucune commune mesure entre les biens réels et la masse monétaire qui prétend les représenter. Le Système a fait plaisir à tout le monde en distribuant largement de l’argent qui ne correspondait à aucune valeur réelle. Au lieu de récompenser ses enfants doués en leur donnant plus de friandises, le Système ne leur a plus offert que des images.

Un risque à courir. Mais si on quitte la réalité pour plonger dans l’imaginaire, des monstres peuvent aussi apparaître. Aujourd’hui même, le gouvernement des Etats-Unis se prépare à cautionner USD$ 5 2 00 000 000 000 de créances largement douteuses au nom du peuple américain. On voit tout à coup que l’argent ne vaut que ce que vaut la crédibilité de l’État.

Les Américains perdent leur maison familiale par milliers, bientôt par millions et voient qu’on les a trompés. Or, les Américains ont tous un fusil. On va vers une révolution... ou un gouvernement "autoritaire" ? Pour les péripéties qui nous ont amenés là, voyez http://nouvellesociete.org/H.html
Pierre JC Allard


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29 réactions à cet article    


  • Fred 23 juillet 2008 16:31

    Il faut quand même préciser que mis à part la période 74-84 et la 2ème guerre mondiale la répartition travail/capital n’a jamais été au dessus de 70/30%. Cette répartition est stable depuis une quizaine d’années. Donc lorsque les gens disent que la réparition s’est améliorée en faveur du capital, c’est vrai mais ce n’est finalement qu’un retour à la normalité, dans les années 50-60 je n’ai pas l’impression que les gens se plaignaient de cette répartition.


    • Forest Ent Forest Ent 24 juillet 2008 11:41

      Le problème, c’est que personne n’en a la moindre idée, car personne ne peut évaluer aujourd’hui la rentabilité du capital, qui échappe à toute mesure. Les études en ce sens s’appuient sur des données nationales, donc biaisées. Plus de la moitié du patrimoine mondial se balade dans des paradis fiscaux.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 14:53

      @ Fred : La normalité., c’est ce à quoi on s’est habitué... Mon point, ici, c’est qu’on a créé une richesse fantome et que la crise actuelle vient du fait qu’on s’est pris au jeu et qu’on cherche a traiter le fantôme comme s’il était bien en chair et en os... Evidemment, on a de mauvaises surprises...

      PJCA



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 15:03

      @ Forest Ent : Aucune idée, en effet, ce qui est un peu gênant, mais si un ouragan, avec la complicité d’un bug informatique, faisait disparaitre tous les paradis fiscaux, leurs livres et toute trace de leur existence, ça ne nous ferait que du bien. La richesse monétaire deviendrait une représentation plus correcte de la richesse réelle. Pas si loin de la solution de Voltaire’s bastards. Je pense toutefois qu’on pourrait faire mieux

      PJCA


    • Lisa SION 2 Lisa SION 23 juillet 2008 17:40

      Je vous remercie Jean Claude, pour cette vision très précise d’un problème que l’on ne peut nullement imaginer, de nos petite villages gaulois. Je ne suis jamais arrivé à faire le lien exact entre la fable de La Fontaine, " la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf ", et éventuellement ces problème de société, telles les bulles immobilières et économiques. Que n’aurait-il pas plutôt fallu miser sur une stabilité fédérale, plutôt qu’une croissance à tout prix...Votre histoire de fusil, faut-il le rappeler, en conclusion de votre article sonne comme le marteau sur le lourd gong de notre sphère...

      Bien à vous.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 15:14

        @ Linda Sion : "Imaginer" une structure financière, au sens littéral, a été justement le péché originel. La création de monnaie "pour faire plaisir" a créé une situation de somnabule funambule. Si on s’éveille, on tombe. Un pouvoir fort va donc se mettre en place pour nous attacher solidement avant de nous sortir de la transe... Mais mettre Rambo en contention n’est pas chose faite...

        PJCA


      • Lisa SION 2 Lisa SION 24 juillet 2008 19:43

         J’ai arpenté ma région proche à vélo, ces jours -çi, et constaté quelquechose. Bien des corps de fermes complèts, abandonnées sauf l’habitation louée. Ces propriétés appartiennent probablement aux banques, aux notaires, et aux marchands de biens. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42376  et même l’Etat a profité. Appelons nos députés à voter une loi de restitution, visant à déposséder les gourmands qui n’ont pas respecté les limites de leurs métiers respectifs. Il n’est effectivement pas normal ni admissible que les banquiers soient devenus propriétaires terriens, que les notaires soient devenus marchands de biens, et que les marchands de biens soient devenus banquiers, locateurs de crédits...

        Une bonne loi de restitution aux nombreux français dans le besoin, avec une aide de l’Etat qui s’est enrichi de onze milliards sur le dernier plan banlieues de 2003, et est devenu propriétaire de plus d’un hectare par français. Il n’est pas inutile de savoir également que la Pac et le Crédit Agricole ont toutes les clés en main pour ruiner les agriculteurs à leur guise. Il ne leur manque que quelques lois annexes avec la compromission de l’état pour mener à bien leur mission...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 juillet 2008 14:51

        @ Linda Sion : Vous voudriez une nuit du 4 août en faisant l’économie d’une prise de la Bastille.  Ça ne s’est jamais vu, sauf peut être quand Ninive s’est convertie à l’appel de Jonas... . Peut-être que si vous priez très fort...  Moi, IL m"a bien déçu...

        PJCA



      • wesson wesson 23 juillet 2008 17:59

        bonjour l’auteur, et merci pour cet article. Je partage comme vous un certain pessimisme sur le devenir de l’économie américaine et sur ses conséquences possibles en terme de conflit intérieur.

        Les déclarations du jour de Paulson ne rassurent guère. C’est d’une part l’annonce d’un chèque en blanc pour les GSE (Fannie, Freddie) qui pourront pendant 18 mois piocher allègrement dans le trésor des EU, d’autre part le refus de dire combien cela va couter justement aux contribuables américains. Le tout assaisoné de déclarations rassurantes du genre "on a fait ça mais il y a 50% de chances qu’il n’y ai même pas eu besoin de le faire ..."

        C’est visiblement encore la fuite en avant qui est choisie pour régler cette crise !



        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 15:24

          @ Wesson : Eh oui... ! N’y pensons plus.. Comme disait Freud dans son "reve absurde" : "Tout va bien, si l’albumine est dans l’urine , elle sera bientôt complètement éliminée..."

          PJCA

          Je remets ici le lien vers les evenements qui ont conduit vers la fuite en avant et qui n’est pas actif dans le corps de l’article : http://nouvellesociete.org/H.html


        • manuelarm 25 juillet 2008 22:56

          En 2007, on estimait 30000 milliards $ le patrimoine des américains, imaginons dans les pires des cas que 50% de ce patrimoine représente l’immobilier et les placements financier, et que l’immobilier perde 50% de sa valeur et que la bourse perde 50% également, il leur reste encore 15000 Milliards $ de patrimoines, c’est presque 3 fois plus que les créances douteuses.


        • Gandalf Tzecoatl 23 juillet 2008 18:08

          Pourquoi avez-vous titré votre article ainsi ?

          Pour ma part, cela fait quelques mois que je pense que là où la pomme croquée par Adam dans un paradis biblique l’avait forcé au travail (esclavage d’origine divine), il en est aujourd’hui de même via la monnaie (esclavage d’origine humaine). Mais la création monétaire n’est-elle pas quasiment un droit divin actuellement ? Du moins un privilège bien gardé.

          Et lorsque vous dites "cet argent ne serait jamais utilisé pour la consommation, mais uniquement comme un outil de pouvoir.", il s’agit bien de POUVOIR de mettre autrui au travail.

          Bref, votre titre est excellent, mais je doute que nous en fassions la même interprétation.

          Oui, la rigueur stipulait que la monnaie devait servir à l’investissement et non à la consommation. L’abus de rigueur est un vice, manifestement.


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 15:30

            @ Tzecoatl : Quand chaque lecteur aura son interprétation du titre, on aura couvert bien du terrain pour expliquer la crise. Mais souvenez vous de la promesse du Serpent : "Vous serez comme des dieux..."

            PJCA


          • Jimd Jimd 24 juillet 2008 09:20

            Vous ecrivez :
            <<Le problème, c’est qu’en l’absence d’une inflation qui, même désagréable, aurait au moins maintenu un rapport entre la réalité et son symbole, on a permis qu’il ne subsiste plus aucune commune mesure entre les biens réels et la masse monétaire qui prétend les représenter. Le Système a fait plaisir à tout le monde en distribuant largement de l’argent qui ne correspondait à aucune valeur réelle. Au lieu de récompenser ses enfants doués en leur donnant plus de friandises, le Système ne leur a plus offert que des images.>>

            Je pense que c’est faux, si c’etait le cas nous aurions une hyper inflation.

            ensuite :
            <<Le Système a choisi la solution de la fuite en avant : il a simplement créé l’argent qui lui manquait. Il l’a fait en maintenant les intérêts élevés, alors que la surabondance de capitaux aurait dû mener à des taux bas ou même négatifs. Au Canada, par exemple, des obligations de l’État portant 19 % d’intérêt ont pu débuter en 1982 leur généreuse carrière et la poursuivre entre les mains de ceux qui les avaient acquises, pendant que les politiques de l’État ramenaient à 2 % l’inflation de 14 % qui avait justifié leur émission.>>

            Le systeme n’a pas maintenu de taux eleev !! regardez les taux en 2001, 2002, 2003 .... !
            vous faites reference aux annees 80... quid des annees suivantes ?

            cela me laisse une sentiment de confusion....il me semble que :

            - vous notez une fuite en avant avec massive creation monetaire

            - vous souhaitiez un controle de la masse monetaire plus strict par l’etat.

            - que vous souhaitez l’inflation pour faire baisser la valeur des dettes et favoriser les emprunteurs.

            Il y a contradiction. entre ces points. La fuite en avant de la masse monetaire tendrait a l’inflation.

            (excusez moi si mon interpretation est erronee).





            (notez que je me trompe peut etre dans mon interpretation)






            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 15:51

              @ Jimd :

              1. Créer de la monnaie sans inflation a été le Grand Savoir des alchimistes qui nous ont mis dans ce merdier. Voyez http://nouvellesociete.org/H10.html où j’explique comment .

              2. Les taux mirobolants offerts dans les années "80 l’on été sur des obligations émises pour 20, 25 30 ans. C’est justement quand l’inflation se résorbe dans les années qui suivent l’émission que le placement prend toute sa valeur ! ( Le fait que ces placements arrivent mainetnant a échéance n’est pas sans relation avec nos problèmes actuels, mais c’est une autre histoire.. )

              3. "Vous souhaitez l’inflation pour faire baisser la valeur des dettes et favoriser les emprunteurs" . C’est la façon gentille de dynamiser une économie capitaliste. Il ya aussi la guillotine. Une inflation contrôlée et une fiscalité UNIQUEMENT sur le capital serait sans doute notre seul salut. Mais il est bien tard...

              PJCA


            • Forest Ent Forest Ent 24 juillet 2008 11:38

              Bon article, clairement résumé.

              Il faut noter que toute la planète va payer la sur-émission monétaire US, qui a permis entre autres d’acheter en monnaie de singe les entreprises européennes.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 15:56

                Forest Ent : On reprend l’opération qui avait commencé avec le plan Marshall ét s’était terminé avec l’abandon de l’or à USD$35. Mais le monde est devenu plus complexe.. et plus violent.

                PJCA


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 24 juillet 2008 11:45

                J’ai bien aimé votre article. Je vous rejoins sur pas mal de points, mais ce qui me préoccupe surtout, c’est  : que faire ???


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2008 16:18

                  @ vilain petit canard : Personnellement, constater qu’il va pleuvoir et se mettre a couvert. J’habite maintenant San Salvador, mais une masure dans l’arrière pays niçois serait tout a fait appropriée

                  Collectivement, "ON" s’en occupe. On va mettre en place un gouvernement autoritaire aux USA, prendre le contrôle de l’économie et remettre la maison en ordre. Je suis curieux de voir le montage médiatique qui va cacher cette opération. Orwell, mais dans la joie..

                  Dans les marches de l’Empire, on tentera d’en faire autant, mais les pays comme la France n’ont pas bénéficié, comme les USA, d’un abêtissement et d’un dépolitisation totale par les médias ; il faudra y mettre plus de formes. On pretextera sans doute les invasions barbares, ou une campagne impitoyable contre la corruption. Probalement les deux.

                  PJCA

                  http://nouvellesociete.wordpress.com


                • Forest Ent Forest Ent 24 juillet 2008 19:07

                  Une campagne contre la vraie corruption ? Surtout pas. On va faire comme d’habitude, chercher des boucs émissaires. Ca manque pas : les pauvres, les fonctionnaires, les "partageux", les musulmans, les juifs, les immigrés, les étrangers, les pédophiles, les pornographes, ceux qui attentent au moral de la nation, les coiffeurs, ...

                  Après les crises économiques, il y a en général montée de la xénophobie au sens large et des aventures militaires "localisées".


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 juillet 2008 00:26

                  @Forest Ent : Les invasions barbares, donc... J’attends avec impatience votre prochain arttcle

                  PJCA


                • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 juillet 2008 09:20

                  @PJCA

                  Pas très rassurant... Moi je suis au fond de la campagne vendéenne, bientôt la chouannerie ? Euh au passage, quand vous dites que la France n’a pas été abrutie, vous êtes gentil : au contraire, la crétinisation et le confomisme marchent à plein. Peut-être pas autant qu’aux USA, mais quand même.

                  Une remarque sur le site nouvelle société : les fonds de couleur (surtout le rouge) rendent la lecture assez pénible, peut-on arranger ça ?


                • judel.66 25 juillet 2008 10:29


                      PJCA    ....pour l’arret net  des 30 glorieuses que pensez vos de l’effet des plus values de giscard.......

                                  ......pour l’arret de notre economie , les délocalisations ,la France ""A VENDRE"" que pensez vous de l’effet  ""   ISF  ""

                                    .......pour la vulnérabilité de notre economie et des economies européennes a l’évonomie US ..... que pensez vous du role des fonds de pension US en mal maintenant de liquidités ....que vendent ils en premier si ce n’est des valeurs  "" non US ""

                  donnez nous donc votre point de vue   merci......


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 juillet 2008 14:04

                    @Vilain petit canard :   Il faudra encore peut-etre 4 mois avant qu’on sache si l’establishmnet USA va vouloir partir sur une explosion ou mourir dans son lit.  Nous sommes un peu dans la situation des patriciens romains du debut du Ve siecle. Carpe Diem. Peu d’endroits en France sont sans doute aussi sûrs que le fond de la Vendée. 

                    Pour le site, vous pouvez avoir une version plus lisible de tous les petits articles, en cliquant à
                    paritr du site sur les liens qui conduisent au blogue. Pour les articles de fond ( sections 4 et 7) ce sera possible d’ici quelque temp, mais ça ne l’est pas pas encore.

                    PJCA


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 juillet 2008 14:23

                    @ judel 66 :   Tres brievement  la crise a été importée ; ce qu’on a fait en France n’a pas modifié essentiellement le cours des choses.   Il faut arreter brutalement les délocalisations, mais ce ne sera possible qu’APRES l’ouragan. Idem pour l’ISF ; trop peu et trop tard.  Je pense qu’une fisaclité basée sur le capital plutot que le revenu ou la consommation est la solution, mais on ne le fera sérieusement qu’APRES... Evidemment, nous porterons le chapeau de la crise des pensions aux USA, mais pas plus - et sans doute un peu moins - que les Américains eux-mêmes. Le capitalisme est apatride et n’a pas de préjugés... 

                    Pierre JC Allard


                  • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 juillet 2008 15:55

                    Merci (et de plus vous me rassurez sur ma position géographique !!), VPC.


                  • fred 25 juillet 2008 14:18

                    Monsieur Allard,

                    Que vous écrivez bien !

                    merci pour cet article.

                    Vous connaissez ceci ? http://linkorama.be/911/index.php/2008/03/14/42-jerome-kerviel-est-un-amateur

                    Ecrit à la hâte sous la colère mais bon, les faits sont là.

                    Je suppose que vous savez que GBJ a réussi à planter une compagnie pétrolière... Il faudra qu’on m’explique comment !

                    J’espère que pour l’avenir nous pourrons mettre en place des procédures de destitution "en référé"...

                    Excellent week-end à tous !


                    • fred 25 juillet 2008 14:18

                      Monsieur Allard,

                      Que vous écrivez bien !

                      merci pour cet article.

                      Vous connaissez ceci ? http://linkorama.be/911/index.php/2008/03/14/42-jerome-kerviel-est-un-amateur

                      Ecrit à la hâte sous la colère mais bon, les faits sont là.

                      Je suppose que vous savez que GBJ a réussi à planter une compagnie pétrolière... Il faudra qu’on m’explique comment c’est possible !

                      J’espère que pour l’avenir nous pourrons mettre en place des procédures de destitution "en référé"...

                      Excellent week-end à tous !

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