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Accueil du site > Actualités > Economie > Le PIB : La grande illusion de richesses et le grand bug économique

Le PIB : La grande illusion de richesses et le grand bug économique

Le PIB : mesure-t-il la création ou de la destruction de richesses ? Les deux peut-être, ou bien autre chose ! C’est une question qui peut paraître bizarre ou saugrenue tant l’évidence s’impose à nos brillants économistes.

J’ai écrit un article sur ce site intitulé « Le PIB, un bon ou un mauvais indicateur  ? » pour chasser quelques idées reçues à propos de cet indicateur souvent présenté par les économistes et les politiciens comme le reflet de la création de richesses. J’avais démontré à travers quelques exemples simples, qu’il y avait rarement création de richesses durables dans nos processus de production, mais beaucoup de destructions, et qu’on oubliait souvent la notion d’entropie chère à nos physiciens (je vous renvoie à l’article).

Je propose à présent de compléter la réflexion sur cet indicateur que je qualifierais d’indicateur fourre-tout tant il inclut une variété d’éléments qui n’ont pas grand chose en commun : biens matériels, services marchands, services non marchands, production du secteur privé, production des administrations publiques, etc. Comme on le dit souvent, on mélange un peu les torchons et les serviettes.

Voici quelques points qui seront abordés dans la réflexion :

  • Comment interpréter cet indicateur macro-économique ? La grande illusion …
  • Le PIB de la fonction publique, pertinence ou anomalie ?
  • Les biais pouvant frapper les autres indicateurs macro-économiques calculés sur la base du PIB.

Un petit rappel sur la définition du PIB (Pour mémoire : le produit intérieur brut) ?

On définit souvent le PIB comme l’indicateur économique qui mesure pour un pays donné, la production globale de richesses (valeur ajoutées des biens et services créés) au cours d'une année par les agents économiques résidant à l’intérieur du territoire national.

Comment faut-il interpréter cet indicateur ?

Prenons tout d’abord quelques exemples :

Secteur privé :

  1. Le salon de coiffure. La contribution au PIB du salon de coiffure est par nature essentiellement de type « service ». Le coiffeur ou la coiffeuse vous facture son savoir-faire et occasionnellement un petit produit de beauté pour cheveux histoire de ne pas sortir les mains vides. Par conséquent, une grande partie du chiffre d’affaires réalisé sera comptabilisée dans le PIB vu que les consommations intermédiaires sont faibles.

    Que se passe-t-il d’un point de vue économique ? Imaginons que la prestation soit facturée 50 euros. Arrivé le moment du règlement, on observe un transfert de 50 euros de la poche du client vers la caisse enregistreuse du salon ; le paiement de la prestation alimente un flux d’argent qui permettra à une personne de disposer d’un salaire ou d’un revenu, avec comme conséquence l’inclusion de ces 50 euros dans tous les dispositifs étatiques qui entendent comptabiliser cette somme à divers fins, comme son intégration dans le PIB ou dans la déclaration de revenus afin d’en produire un impôt (voilà une production intéressante !). Vous sortez du salon de coiffure avec comme seuls résultats des cheveux plus courts, mis en forme ou bien colorés. Où est donc la création de richesses ? Pourtant le PIB a bien progressé et en retour nos économistes et nos politiques sont rassurés ! A noter aussi que la quantité de monnaie n’a pas varié (ce qui conforte le constat de non création de richesses)
     
  2. L’entreprise qui fabrique des produits. Sa contribution au PIB est davantage matérialisée car elle fabrique des biens matériels qui ont comme caractéristiques de posséder une forme, une structure, une fonctionnalité bien définie. Il est assez aisé de définir la valeur ajoutée de ces produits : elle intègre la recherche, les processus de fabrication, la logistique, les salaires versés, etc…

    Que se passe-t-il d’un point de vue économique ? L’entreprise vend ses produits et comme pour le salon de coiffure il y a un transfert d’argent de la poche du consommateur vers l’entreprise qui redistribue une partie de son chiffre d’affaires à ses salariés (après quelques passages par des intermédiaires). La différence avec le salon de coiffure, c’est la présence d’un produit physique, palpable, qui peut conserver une valeur marchande pendant un certain temps (revente dans les brocantes, revente des cadeaux de Noël sur internet, voitures d’occasions, etc.). Il y a donc une forme de production de richesses (au sens large bien entendu), et en même temps il y a eu destruction de richesses ou de ressources par la consommation de matières premières non recyclées, d’énergie non renouvelable, et l’utilisation d’équipements divers eux-mêmes destructeurs de ressources).

On observe à travers ces deux exemples empruntés au secteur privé, que l’on comptabilise dans le PIB des produits et des services marchands, valorisés à leurs coûts de production auquel s’ajoute la marge de l’agent économique.

Jusque là, peut-on identifier une quelconque anomalie ? A priori non, on additionne des valeurs ajoutées tout à fait légitimement, et on mesure ainsi l’ensemble de la production de biens et de services en unités de monnaie. Voilà pour le secteur privé.

Secteur de la fonction publique :

Autant il est facile de comptabiliser les valeurs ajoutées dans le secteur privé, autant cela paraît plus compliqué et plus subjectif concernant le secteur public, car il n’y a pas systématiquement une contrepartie marchande à certaines formes de production (cas des services de préfecture ou de l’enseignement), du fait qu’une grande part des services fournis est gratuite ou non valorisée au coût réel de production.

En règle générale, les administrations publiques ne génèrent pas de chiffres d’affaires à proprement parler. Certaines administrations peuvent même être vues uniquement comme des centres de coûts si la gratuité des services fournis est partielle ou totale.

Par conséquent, pour comptabiliser la « production » de la fonction publique, l’administration retient le principe de valoriser les biens ou services produits aux coûts des facteurs de production (on est donc assez proche du montant des salaires versés).

A partir de ce constat, est-il pertinent de parler de valeurs ajoutées (au sens comptable) dans les secteurs des armées, de l’enseignement, des services de préfecture, etc. Il n’est pas question bien entendu de remettre en cause ces services, ce n’est pas l’objet de cet article. La question que je pose est de nature comptable et elle suggère la pertinence d’intégrer ces valeurs ajoutées dans le PIB en s’appuyant sur des critères qui peuvent paraître arbitraires. Prenons quelques exemples :

  1. Enseignement. L’enseignement est le domaine par excellence où il est impossible de valoriser la « production ». Comment chiffrer la transmission des connaissances et du savoir et la qualité de l’éducation. Et pourtant la « production » de l’enseignement s’ajoute au PIB. Si les professeurs étaient payés 2 fois plus, les valeurs ajoutées de l’enseignement qui viennent s’inscrire dans le PIB doubleraient ! N’y aurait-il pas là une anomalie comptable flagrante de prise en compte de cette « production » dans notre indicateur fourre-tout. Et pourtant la valeur ajoutée (prise cette fois dans un sens non comptable) est considérable, et n’a pas grand-chose à voir avec le salaire des enseignants.
  1. Armées. Quelles est la véritable production de l’armée ? Sont-ce des missions de sécurité, des opérations militaires de combat, des missions de reconnaissance, des opérations d’entraînement, des cibles criblées de balles, des défilés militaires, etc… C’est évidemment tout cela à la fois, mais il serait un peu osé de parler de production ; l’armée détruit les paysages des camps d’entraînement, elle consomme beaucoup d’énergie fossile, elle est très coûteuse pour nos finances publiques. Encore une fois, si on peut qualifier la production, peut-on la quantifier en valeur et l’inclure dans le PIB ?
  1. Services de préfecture. certains services sont payants, d’autres gratuits. Le tarif des services payants contrairement à un produit marchand sont définis arbitrairement. Il s’agit davantage de taxation. La carte grise vous est facturée en fonction de la puissance de la voiture, des décisions en matière fiscale, mais certainement pas à son coût de production. Comment alors inclure la « production » des services de préfectures dans le PIB ? Et pourtant la comptabilité nationale y parvient sans que cela lui pose un quelconque souci technique !

A priori, il n’est pas choquant d’introduire la « production » de la fonction publique dans le PIB même si les méthodes de calcul peuvent paraître arbitraires. Il est intéressant de valoriser au sens comptable tout le travail effectué dans ces secteurs afin d’en estimer leurs poids en absolu, et leurs poids au regard de la production du secteur privé.

Cependant, à travers ces exemples, il paraît évident qu’une certaine illusion peut envahir les esprits des politiciens et des économistes ; l’illusion de la richesse, de la production, de la croissance.

Plus le poids du secteur public est important plus le PIB est important et plus le secteur privé en souffre par un impact fiscal au niveau des entreprises et des foyers qui auraient alors tendance (en effet de deuxième tour) à moins consommer, donc à réduire le PIB suite à une régression du pouvoir d’achat. C’est beau l’économie ! Eh oui, il est toujours difficile d’avoir le beurre l’argent du beurre et le sourire de la crémière !

Le PIB n’est en rien un indicateur de création de richesses. A chaque fois que vous entendrez le contraire de la bouche d’un économiste, dites-vous bien que c’est une belle ineptie. Cet indicateur mesure simplement la production au sens le plus général qu’il soit. Il ne tient absolument pas compte des destructions et de l’épuisement des ressources (énergies fossiles, matières premières, terres arables, qualité des eaux et de l’air, forêts, paysages, disparition des espèces animales et végétales).

BIAIS INTRODUITS DANS D’AUTRES INDICATEURS MACRO-ECONOMIQUES ;

De nombreux indicateurs macro-économiques sont calculés sur la base du PIB : déficit budgétaire, dette publique, croissance, contribution relative des différents secteurs économiques, etc.

Une des questions proposées en début d’article était de savoir si le fait d’inclure la production des services publics dans le PIB n’introduit pas un biais d’interprétation sur les indicateurs qui en découlent.

On vient de le voir, lorsque l’état embauche de nouveaux fonctionnaires, il fait augmenter le PIB. Il génère donc de la croissance et parallèlement du déficit (donc un coût de financement) si les moyens pour financer ces nouveaux emplois font défaut. On a donc une bonne et une mauvaise nouvelle : les économistes sont heureux car il y a de la croissance (tout du moins dans un premier temps), et les citoyens un peu moins car ils vont se voir prélever tôt ou tard de nouveaux impôts ou de nouvelles taxes qui entameront leur pouvoir d’achat et pénaliseront d’autant l’activité économique (cherchez l’erreur !).

Lorsque le poids de la fonction publique est important, on se trouve donc dans une configuration curieuse où le déficit à tendance à augmenter face à un PIB qui augmente également, justement grâce à ce déficit généré. Il y a une forme de récursivité qui est un peu bizarre ! On discerne assez aisément que l’interprétation que l’on peut faire des indicateurs macro-économiques calculés sur la base du PIB peut être sujette à caution.

CONCLUSION :

La grande illusion est de croire que plus le pays produit, plus il s’enrichit. Une part importante du PIB est consacrée à répondre à nos besoins fondamentaux (nourriture, logement, sécurité, …) à vaincre l’entropie, l’usure naturelle des choses (réfection des bâtiments, des logements, des routes et ronds-points, remplacement des objets qui s’usent, qui cassent ou qui tombent en panne, renouvèlement des connaissances perdues dans nos mémoires faillibles grâce à la formation, etc..). Peu de richesses créées dans les exemples cités. Ce n’est que de l’entretien (donc des coûts) prenant chaque année plus d’ampleur à cause de la prolifération des infrastructures et des objets qui nous entourent.

Le grand bug économique est de ne pas comptabiliser les destructions et l’épuisement des ressources :

  • Sans énergie il n’y a plus de production.
  • Moins de terres arables c’est moins de nourriture.
  • Moins de forêts c’est moins de biodiversité, moins de bois et de médicaments à base de plantes.
  • Moins d’espèces vivantes c’est la disparition définitive d’un patrimoine naturel, une réduction de la biodiversité qui accentue le processus de destruction et c’est davantage de déséquilibres.
  • Moins d’eau potable ce sont des maladies et/ou des conflits.
  • Davantage d’équipements c’est de la destruction définitive des terres ou des paysages.

Ne pas prendre en compte ces phénomènes c’est ignorer ce que l’on appelle les externalités (influence d’un agent économique sur un autre agent sans que celui-ci en soit partie prenante), c’est oublier les richesses procurées par la beauté des paysages et la nature en général souvent sacrifiés par notre développement, c’est entretenir la grande illusion.

En conclusion on pourrait dire que plus on produit, plus on détruit et plus on a l’impression d'être riche. Vive le PIB !

Alain Desert

 


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14 réactions à cet article    


  • heliogabale heliogabale 24 janvier 2013 14:02

    Le PIB n’a jamais été une mesure de la richesse d’une population...

    Le PIB est une mesure indirecte de la vitesse de circulation de la monnaie. Pour que le PIB progresse, il faut que les échanges augmentent. Ça peut être des échanges de biens et services marchands ou non marchands (dans le cas des administrations publiques, dont la principale activité dans une économie dite keynésienne est de fluidifier ces échanges, d’où l’intérêt de la dépense publique et de son corollaire la taxation)

    En effet, quand il y a récession, c’est parce que les biens marchands circulent moins bien : une trop forte concentration des biens peut amener à ce cas. La production étant une quantité finie et théoriquement dénombrable, plus une minorité accapare les richesses, moins il en reste pour la majorité. Les cyniques estiment que ce n’est pas un vrai problème. C’est inexact... ils partent du postulat qu’il y aura toujours de la croissance et qu’il suffit de partager les surplus résultant de la croissance pour contenter les pauvres et les riches. Ils omettent cependant le fait que le partage de ce surplus se fait toujours au détriment des plus pauvres, les plus riches captant une part suffisamment substantielle pour que les inégalités de richesse croissent. Nous voilà inscrit un cercle vicieux que seuls de profonds et sanglants bouleversements (peut-être un par siècle) peuvent corriger suffisamment pour faire repartir la machine productiviste.

    Le PIB prend indirectement en compte les destructions et l’épuisement des ressources : moins il y a de pétrole, moins il y aura d’échanges, moins il y aura de possibilités d’échanger de la monnaie et plus le PIB diminuera.

    Mais la mécanique qui fait passer du constat de l’épuisement et des destructions des ressources à celui de la baisse du PIB n’est pas très claire : c’est une sorte d’hystérésis... la prise de conscience risque d’être violente...

    Pourquoi cette hystérésis ? Du fait même de la nature du PIB qui mesure la vitesse des échanges et d’autre part que cette altération de l’écosystème est progressive et non brutale : lorsque une nappe phréatique est polluée en France et devient inutilisable, elle enclenche tout un tas d’activités qui engendreront des échanges qui maintiendront au minimum le PIB global de la France : ça donnera de l’activité à des hôpitaux, des gens déménageront ce qui fera profiter la région voisine etc.

    Ainsi, la rupture avec le monde productiviste risque d’être brutale et rapide : il se peut que cela aille de pair avec une diminution de la population...


    • alain-desert alain-desert 25 janvier 2013 12:32

      Merci pour vos remarques qui apportent un complément intéressant


    • heliogabale heliogabale 24 janvier 2013 14:20

      Un décideur économique se contrefiche du niveau du PIB : tout ce qu’il veut savoir, c’est son évolution nominale. Ainsi, votre exemple du salon de coiffure n’est pas très pertinent.

      Le prix de 50 euros est le fruit d’un raisonnement, de celui du coiffeur, qui a jugé qu’avec 50 euros, il aurait de quoi payer « les charges » et de se faire un bon profit.

      Dans les 50 euros payés, il y a des salaires, des loyers, des taxes, des profits. Au final, la monnaie a circulé. Si le coiffeur prend trop de profits, la monnaie circulera mal, car une partie de ses profits resteront dans sa poche, inertes d’un point de vue économique. S’il ne prend aucun profit, il arrêtera son activité... s’il y a un « bon dosage », les salaires versés vont alimenter l’économie et créer d’autres échanges, ce qui est bon pour l’évolution du PIB, le patron continuera.

      Dans le cas d’une économie tournée vers les échanges internationaux, le salarié est souvent mis de côté dans le partage des richesses.


      • Robert GIL ROBERT GIL 24 janvier 2013 14:39

        Voici ce que disait quelques semaines avant son assassinat,  BOB Kennedy  à l’Université du Kansas, sur le PIB, etonnant ! Voir  : 18 MARS 1968


        • ecolittoral ecolittoral 24 janvier 2013 14:41

          Article trop long...pour des lunettes trop vieilles.

          Ce qui manque (peut être) c’est la notion de transfert de charge et la limite des mathématiques. Tout ne peut être chiffré. 
          Comment estimer la notion de projets ou d’avenir, individuel, familial, social, national ?
          Par des coûts ? Allocations, RSA, anxiolytiques, subventions, dettes ?
          C’est un peu court. Ce sont des transferts de charges.
          Rien de tel qu’un évènement climatique catastrophique pour gonfler le chiffre
          d’affaire...pardon, le PIB. Mais, là aussi on pourrait parler de transfert de charges.

          Un PIB qui croit, c’est de la croissance. Là aussi, la logique purement mathématique ne 
          couvre pas les pertes. Nous sommes loin des colonnes recettes et dépenses, réelles et comptables, et si loin des coûts non marchands.
          Recettes et dépenses qui ne suffisent pas à expliquer l’ambiance au travail, la motivation.
          Souvent inversement proportionnelles à la consommation d’expédients.

          Moralité :
          Une société malade rapporte du PIB(bientôt la Grèce et l’Espagne), des intérêts de dette et (encore un peu) de croissance.
          Une société saine et avec un avenir ne consomme pas assez et vit de façon économique.
          Nous vivons de plus en plus de façon économique par la force des choses.
          Nous Produisons Intérieurement de moins en moins Bêtement par les limites qui s’ajoutent de jour en jour.
          Nos comptables et experts du PIB et de la croissance vont bientôt passer aux antidépresseurs....si ce n’est déjà fait.

          • alain-desert alain-desert 25 janvier 2013 12:24

            J’essaierai de faire plus court la prochaine fois ! Merci pour vos remarques. La santé représente effectivement un beau chiffre d’affaires. Très juste votre réflexion : plus la société est malade et plus le PIB augmente ! Il faut donc apprendre aux citoyens à décrypter les indicateurs macro-économiques


          • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 24 janvier 2013 16:57

            Bonsoir, 

            Excellent votre article,
            Il est effectivement grand temps de faire du ménage dans tous ce système de comptabilité de la richesse qui ne ressemble à rien et oublie temps de choses essentiel à l’homme, l’eau, la terre...
            Il faut communiquer et ouvrir les yeux des masses qui se sont endormie, nous devons absolument évoluer vers un autre modèle plus responsable et généreux sinons on part tous au bouillon , nos enfant et petits enfants avec il faut absolument en être convaincu...
            Cordialement
            Franck

            • alain-desert alain-desert 25 janvier 2013 12:30

              Merci pour votre appréciation. Cela encourage à poursuivre la réflexion.


            • pierrot pierrot 24 janvier 2013 18:19

              Article clair et pertinent au niveau des exemples présentés.
              Nous voyons la limite de la pertinence de la notion de PIB mais quel est l’alternative à cette évaluation de création de richesses ?
              Des prix Nobel s’y sont atelés mais sans proposition tout à fait satisfaisantes actuellement.


              • alain-desert alain-desert 25 janvier 2013 12:28

                Pas facile de changer les règles. Il y a je crois au niveau de l’Europe convergence dans les comptabilités nationales.


              • Aldous Aldous 25 janvier 2013 09:53

                Un article qui a l’avantage d’observer le système de l’extérieur au lieu de tourner en rond dans une roue de hamster comme le font tous nos experts en économie.

                Le PIB est l’aune de notre endettement national.

                Je n’ai jamais compris pourquoi de si brillants cerveaux peuvent pondre des indices aussi irrationnels.

                Le PID reflète la création de richesse dans les secteurs privés et publics d’un pays (exception faite de l’économie informelle).

                Mesurer l’endettement public en % du PIB est donc parfaitement inconsistant : Ce n’est pas le secteur privé qui s’endette.

                Tout se passe comme si votre banquier se basait sur les revenu de votre famille, frères, sœurs, cousins, cousines, pour évaluer votre capacité de remboursement.

                Le banquier qui ferait cela serait considéré comme taré puisque si vous faites faillite, rien n’oblige les membres de votre famille à rembourser vos dettes.

                Mais les banquiers ne sont pas fous.

                S’ils prennent en compte le PIB c’est qu’ils considèrent que si l’état n’est pas capable de rembourser, il pressurera fiscalement les acteurs économiques jusqu’à que ses capacités de remboursement lui permettent de faire face aux échéances.

                L’indice d’endettement par rapport au PIB trahi donc la motivation réelle des banquiers :

                Obliger les états à lever des impôts pour financer la dette.

                Comment ? Vous dites qu’au contraire ces gents ne parlent que d’alléger les impôts ?

                C’est vrai, ils ne jurent que par le libéralisme.

                La Grèce était un des pays d’Europe parmi les plus libéraux en terme d’imposition fiscale. Logiquement son économie aurait dût en etre d’autant plus performante.

                Mais examinez donc le mémorandum que la troïka des banquiers du FMI et de la BCE imposent aux Grecs...

                1 ligne sur 2 concerne établissement de nouvelles taxes ou l’alourdissement des impôts existants.


                • Denzo75018 25 janvier 2013 11:27

                  Le propre d’un indicateur n’est pas d’être « bon » ou « mauvais » mais de quantifier un ensemble de données. Donc le PIB n’est pas en soit un bon ou un mauvais indicateur, mais c’est à nous de ne pas attendre autre chose du PIB que ce pourquoi il a été créé par défintition, sinon il nous faut définir un autre indicateur ...Mais on peut toujours tordre le cou à la réalité par quelque tour de passe-passe, les faits sont là !


                  • alain-desert alain-desert 25 janvier 2013 12:20

                    Vous avez raison. Il faut le prendre (le PIB) comme tel. J’ai juste voulu montrer les limites, les incohérences et les fausses interprétations.


                  • spartacus spartacus 25 janvier 2013 13:23

                    Et dire qu’on théorise le budget des dépenses publiques maximum en fonction d’un PIB.


                    3% du PIB c’est 23% du budget de l’état.

                    Actuellement quand l’état reçoit 100€, il dépense 123€.....Et à 99% pour des dépenses de fonctionnement.

                    Aujourd’hui quand un français va se soigner, il envoie la facture à sa progéniture.
                     

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