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Le plan de bataille de Jacques Sapir pour sortir de l’euro si nécessaire

Universitaire et économiste, souvent classé à la gauche de la gauche, Jacques Sapir est spécialisé dans l'étude de la transition économique en Russie, pays qu'il connait bien et dont sa famille est originaire. Dans un texte qu'il vient de mettre en ligne, il détaille un véritable plan de bataille pour une sortie ordonnée de l'euro si celle-ci devient nécessaire. Il convient d'insister sur ce point : Jacques Sapir préférerait que l'Europe comprenne qu'elle doit cesser de sacrifier ses peuples, auquel cas il ne serait pas nécessaire de sortir de l'euro. Cependant, étant donné qu'il ne croit guère que l'Europe soit capable d'une telle remise en question, il croit très probable qu'il faille en venir à organiser en bon ordre la difficile sortie de l'euro ; cette sortie, il ne la voit pas comme une fin en soi mais comme devant s'intégrer dans une politique économique globale visant à réindustrialiser la France et à mieux répartir les richesses.

"Pour être « réussie », soit pour produire le maximum d’effets positifs et le minimum d’effets négatifs, il convient de préparer cette sortie comme une opération militaire, à la fois en termes de planification séquentielle que de recherche d’effets tactiques, opérationnels et stratégiques."

Nous voilà prévenu : c'est un plan de bataille quasi-militaire que Jacques Sapir va nous présenter. Un plan en sept parties (numérotées de 0 à 6) qui se décompose ainsi :

Sortir de l’Euro pour quoi faire ? Sortir ou Rester ? La phase préparatoire. La phase décisionnelle. Les mesures immédiates d’accompagnement. Les mesures structurelles. Les réactions potentielles et les risque de conflit.

Sortir de l’Euro pour quoi faire ? 

"La sortie de l’Euro ne doit pas être un geste symbolique, une réaffirmation de notre souveraineté. Si une telle mesure s’avère nécessaire, c’est avant tout parce que l’on peut considérer qu’elle et elle seule serait en mesure de permettre la mise en place d’une alternative stratégique en économie pour notre pays."

Le vrai but n'est pas d'affirmer une souveraineté, il est de réussir une politique économique d'industrialisation, de croissance et de partage. Cette politique économique pourrait en théorie être menée en restant à l'intérieur de l'Europe, en particulier si celle-ci comprend que les menaces de sortie de la France sont sérieuses et qu'elle accepte de changer en profondeur, mais, comme Jacques Sapir ne croit pas vraiment l'Europe capable de changement, il étudie dans le détail ce que seraient les conditions opérationnelles d'une sortie de l'euro dans de bonnes conditions. Car il n'est pas question pour lui d'accepter que la politique européenne continue de nous mener à l'abîme.

Sortir ou Rester ? 

Dans cette partie, Sapir détaille quelles seraient les conditions auxquelles la France accepterait de rester si nos partenaires les acceptaient, mais en réalité il n'y croit guère :

"Si rester dans la zone Euro en l’état est extrêmement coûteux pour la France, tant en termes économiques que sociaux, la question d’une possible évolution de la zone reste posée. Cette solution est en théorie la meilleure, car elle présente les avantages d’une sortie sans ses inconvénients. Elle implique, bien entendu, que l’Allemagne prenne la mesure de la menace française de quitter la zone Euro, dans la mesure où ce pays est celui qui profite le plus de la zone mais aussi dans la mesure où nous avons habitué les dirigeants de ce pays à une soumission sans faille et régulière. Il faudra construire notre crédibilité sur nos nouvelles positions, exercice dont rien ne dit qu’il soit réalisable à court terme."

La phase préparatoire. 

Elle doit être menée de façon quasi-militaire :

"Cette phase doit commencer par la décision du Président de la République de recourir à l’article 16, pour une période de 6 mois, en raison de la gravité extrême de la situation et du fait que la « souveraineté du pays est menacée » (...). Une telle mesure est nécessaire pour deux raisons. Tout d’abord, il faut pouvoir agir vite, par décret. Mais, de plus, cette mesure, par son caractère extrême, vise à convaincre nos partenaires de notre résolution. Il importe donc que cette mesure prenne de court les observateurs politiques. 

La date à cet égard la meilleure est un vendredi soir (les marchés européens sont fermés pour la fin de semaine), et l’heure du message du Président doit être fixée à 22h00, correspondant à 17h00 aux Etats-Unis, soit à la clôture de Wall Street.

Ce message indique que la France prend unilatéralement des mesures conservatoires pour sauvegarder ses intérêts économiques vitaux, assurer sa cohésion sociale ainsi que le bon fonctionnement des institutions économiques fondamentales. Il appelle les pays de la zone Euro à se réunir « au plus tôt et en tout état dans moins d’une semaine » afin de décider des réformes possibles de la politique et l’administration de la zone, en indiquant qu’en l’absence d’un accord obtenu dans un délai qualifié de « raisonnable », la France se réserve le doit de sortir de la zone Euro.

Dans ce message, il annonce les mesures suivantes :

 Une réquisition de la Banque de France, avec la nomination d’une nouvelle équipe de direction.

 Des mesures de contrôle des capitaux, administrée par TRACFIN et accompagnée de sanctions dissuasives.

 La suspension temporaire du « code des finances publiques » en attendant son remplacement par des mesures législatives adéquates.

 La fermeture de la Bourse de Paris pour une durée d’une semaine (en fait techniquement 10 jours) et la fermeture temporaire des marchés de produits dérivés sur les obligations d’État et sur les monnaies."

La phase décisionnelle. 

Elle comportera des mesures techniques (fabrication de la nouvelle monnaie), des mesures d'aide aux perdants en cas de poussée inflationniste (en particulier des hausses de salaires), et des mesures opportunistes, par exemple celle-ci : si la valeur de l'euro venait à baisser, ce serait une occasion à saisir pour racheter de notre propre dette et nous désendetter ainsi à bon compte.

Les mesures immédiates d’accompagnement. 

Il s'agit essentiellement de mesures visant au contrôle de l'inflation.

Les mesures structurelles. 

Il s'agit de mesures structurelles, raisonnablement protectionnistes, visant à la protection de nos frontières et à la réindustrialisation.

 Les réactions potentielles et les risque de conflit.

Sapir envisage ici les réactions potentielles de plusieurs acteurs. Il souligne que certains n'entreront pas forcément en conflit avec nous, et seront peut-être heureux de nous suivre dans une sortie ordonnée de l'euro.

Plus dures seraient les réactions de l'Allemagne, bénéficiaire principale du système actuel, et des institutions européennes. Mais il ne faut pas sous-estimer les possibilités qu'a la France de se défendre. Par exemple, s'ils voulaient nous appliquer des droits de douane, Sapir voit les choses ainsi :

"C’est la menace la plus forte, mais, d’une part, elle se heurte au discours « libre-échangiste » tenu dans l’UE, d’autre part il est évident pour tous que cette mesure entraînerait des représailles de la part de la France allant de taxes équivalentes à des « taxes carbone » imposées sur tous les transporteurs routiers étrangers traversant notre territoire. Le commerce de l’Allemagne et des Pays-bas avec les pays du « sud » comme l’Espagne et le Portugal en serait lourdement pénalisé."

Les risques de mesures commerciales de rétorsion doivent être mesurés en tenant compte du fait que notre commerce se fait principalement avec l'Europe, dont les moyens de rétorsion vis à vis d'une France déterminée sont faibles.

De même, les menaces de sanctions de la Cour de justice européenne ne sont à redouter que si nous acceptons (et elle n'a aucun moyen de nous y obliger) de payer ses amendes.

Plus gênantes seraient les réactions des organismes internationaux, mais, quand on veut se défendre, on le peut :

"Très clairement, cette politique devrait soulever l’opposition du FMI, de l’OCDE et de l’OMC. Pour le FMI, dans la mesure où nous sommes autosuffisants en matière de financement le problème ne se pose pas. Il en va de même pour l’OCDE. Le problème le plus important serait avec l’OMC où nous serions immédiatement attaqués devant l’organisation de règlement des conflits pour des politiques non conformes avec les règles de cette organisation. Il convient alors de prendre les devants et de multiplier nous-mêmes les procédures afin de bloquer les actions engagées contre nous."


Les réactions les plus appréciées

  • Roungalashinga (---.---.---.123) 2 mai 2011 15:15
    Rounga

    Il faut bien se sortir de la merde où on est. Et c’est sûr que ça va pas être facile, tant on y est enfoncé profond. Mais je préfère encore ceux qui essaient de trouver des solutions à ceux qui se laissent couler en raillant les autres. Ca en devient même assez fascinant lorsque les railleurs applaudissent systématiquement le moindre article d’extrême-droite(cf.articles d’Aimé Fay) alors qu’ils croient la combattre.

  • Roungalashinga (---.---.---.123) 2 mai 2011 14:42
    Rounga

    Sauf que le propos est de Jacques Sapir.

  • logan (---.---.---.15) 2 mai 2011 19:47

    Moi ce qui me fait rire ce sont les gens comme vous qui se croient plus intelligents parce qu’ils défendent l’idéologie dominante ;)
    Alors certes, c’est plus simple, et en défendant l’idéologie dominante vous avez plus de chance d’obtenir une bonne place quelque part.
    Mais il faut savoir ce qu’on veut.
    Soit on veut changer les choses, soit on veut en profiter de manière totalement individualiste ;)

    Perso je ne suis pas d’accord avec Sapir sur bien des choses, mais il a le mérite d’essayer de réfléchir à la façon concrète de s’y prendre.

    Quand à la fermeture de la bourse de Paris nous sommes de plus en plus nombreux à adhérer. Quand on est intelligent, on se demande généralement si telle ou telle chose est utile ou non. Le bilan de la bourse de paris est plutôt négatif. Les entreprises quand elles doivent investir et donc quand elles ont besoin d’argent, se tournent vers les banques, et jamais vers la bourse. La raison est toute simple, émettre des actions pour se financer, c’est diluer la valeur de ces actions, et ça les actionnaires n’aiment pas.
    De plus la concentration de la puissance financière qui se fait au niveau des investisseurs institutionnels ( fonds de pension / banques etc ... ) a complètement changé les rapports de force dans les entreprises, et désormais les grandes entreprises sont clairement dirigées par la finance. On a vu où une telle domination mène, la rentabilité à court terme pour les actionnaires, atteignant des exigences jusqu’à 15-20% de profits, déstabilise totalement l’économie et crée de plus en plus de chômage, cela détourne les entreprises de leur fonction sociale ( qui est de fournir les biens et les services dont les gens ont besoin ).
    La cotation en continue introduite depuis le passage de StraussKhan au ministère des finances a achevé de transformer la bourse en casino. Les investissements sont désormais totalement détourné de la production. Les gens ne savent même plus ce que finance leurs investissements.
    Quand à la spéculation sur les produits financiers dérivés ou sur les matières premières, elles ont largement démontré leur caractère nuisible et inutiles.

    Toute personne intelligente devrait surtout se demander pourquoi on conserve un tel système ...

    Quand à la difficulté de mettre une telle idée en place, elle s’oppose principalement au problème qu’elle dérange des intérêts financiers considérables, c’est donc simplement une question de volonté politique, en l’occurence, de ne pas avoir peur de se faire assassiner au coin d’une rue.


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28 réactions à cet article

    • Roungalashinga (---.---.---.123) 2 mai 2011 14:42
      Rounga

      Sauf que le propos est de Jacques Sapir.

    • Roungalashinga (---.---.---.123) 2 mai 2011 15:15
      Rounga

      Il faut bien se sortir de la merde où on est. Et c’est sûr que ça va pas être facile, tant on y est enfoncé profond. Mais je préfère encore ceux qui essaient de trouver des solutions à ceux qui se laissent couler en raillant les autres. Ca en devient même assez fascinant lorsque les railleurs applaudissent systématiquement le moindre article d’extrême-droite(cf.articles d’Aimé Fay) alors qu’ils croient la combattre.

    • logan (---.---.---.15) 2 mai 2011 19:47

      Moi ce qui me fait rire ce sont les gens comme vous qui se croient plus intelligents parce qu’ils défendent l’idéologie dominante ;)
      Alors certes, c’est plus simple, et en défendant l’idéologie dominante vous avez plus de chance d’obtenir une bonne place quelque part.
      Mais il faut savoir ce qu’on veut.
      Soit on veut changer les choses, soit on veut en profiter de manière totalement individualiste ;)

      Perso je ne suis pas d’accord avec Sapir sur bien des choses, mais il a le mérite d’essayer de réfléchir à la façon concrète de s’y prendre.

      Quand à la fermeture de la bourse de Paris nous sommes de plus en plus nombreux à adhérer. Quand on est intelligent, on se demande généralement si telle ou telle chose est utile ou non. Le bilan de la bourse de paris est plutôt négatif. Les entreprises quand elles doivent investir et donc quand elles ont besoin d’argent, se tournent vers les banques, et jamais vers la bourse. La raison est toute simple, émettre des actions pour se financer, c’est diluer la valeur de ces actions, et ça les actionnaires n’aiment pas.
      De plus la concentration de la puissance financière qui se fait au niveau des investisseurs institutionnels ( fonds de pension / banques etc ... ) a complètement changé les rapports de force dans les entreprises, et désormais les grandes entreprises sont clairement dirigées par la finance. On a vu où une telle domination mène, la rentabilité à court terme pour les actionnaires, atteignant des exigences jusqu’à 15-20% de profits, déstabilise totalement l’économie et crée de plus en plus de chômage, cela détourne les entreprises de leur fonction sociale ( qui est de fournir les biens et les services dont les gens ont besoin ).
      La cotation en continue introduite depuis le passage de StraussKhan au ministère des finances a achevé de transformer la bourse en casino. Les investissements sont désormais totalement détourné de la production. Les gens ne savent même plus ce que finance leurs investissements.
      Quand à la spéculation sur les produits financiers dérivés ou sur les matières premières, elles ont largement démontré leur caractère nuisible et inutiles.

      Toute personne intelligente devrait surtout se demander pourquoi on conserve un tel système ...

      Quand à la difficulté de mettre une telle idée en place, elle s’oppose principalement au problème qu’elle dérange des intérêts financiers considérables, c’est donc simplement une question de volonté politique, en l’occurence, de ne pas avoir peur de se faire assassiner au coin d’une rue.

    • xray (---.---.---.220) 2 mai 2011 20:23


      Les
      Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
      Ils sont soumis à : 

       Une monnaie d’occupation ; 

       Des journalistes d’occupation ; 

       Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

       Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

      Néanmoins, dans les moyens mis en œuvre par l’Europe pour asservir les foules on reconnaît les méthodes de curés : 

       « Générer l’incompréhension, les désordres, la délinquance, la criminalité, l’injustice,  la misère, les maladies, les épidémies, les conflits,  les guerres, les famines, etc. » 
      Le tout reposant sur l’ignorance permanente et des flots de mensonges sous lesquels les médias noient les individus. 

      L’Europe est soumise au dictat de l’axe CIA-Vatican. 
      Seule la géographie distingue la CIA du Vatican. Pour le reste, c’est pareil. 

       Les mêmes intérêts, les mêmes méthodes, les mêmes moyens, les mêmes personnes ! 

       Les curés manipulent. Ils contrôlent le premier et le plus grand réseau de renseignement. Ils vivent de la misère qu’ils produisent. Ils gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 

       Les américains manipulent. Ils imposent aux pays européens tout ce qu’ils ne veulent pas chez eux. Etc. 

      Le bourbier européen 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 

      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

      Axe CIA-VATICAN 
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/29/axe-cia-vatican.html 

      Le piège internet (GOOGLE, Blog-spot,  Dailymotion, Le Post) 
      http://echofrance.monblogue.branchez-vous.com/2009/11/21#215760 


  • Emile Red (---.---.---.33) 2 mai 2011 16:22
    Emile Red

    Quand les ouvriers ou les chômeurs iront chercher leur pain avec une brouette de biftons périmées, la Ségurane rasera les murs... Tous ne seront pas très gentils avec les débiles économiques.

    Quel rêve de voir toute cette engeance, découpée en rondelles leur tête au bout de piques...

    J’aimerai tant voir les réactions de employés des boîtes du CAC quand on leur annoncera que la bourse fermée puis ruinée, on ne pourra plus dégager de quoi honorer les salaires.

    Le plus comique :

    « Plus gênantes seraient les réactions des organismes internationaux, mais, quand on veut se défendre, on le peut ... »

    Je vois bien la marine et toute sa soldatesque, la fleur au fusil et les cartouches oubliées à la maison, c’est le grand délire, la légion des mononeuronaux en ordre de bataille avec les supporters du tour de France qui agitent les p’tits drapeaux, bob Pastis sur le crâne applaudissant au passage de la piétaille dépenaillée.

    Ouarfff Ségurane vous devriez en écrire plus souvent des comme celui-là, ça nous changera du bouddhisme...

    • Cocasse (---.---.---.36) 2 mai 2011 16:34
      Cocasse

      Emile red nous as sorti la panoplie complète du fasciste de gauche, là !
       smiley

    • Catherine Segurane (---.---.---.150) 2 mai 2011 17:20
      Catherine Segurane

      Emile Red, merci d’avouer aussi franchement votre haine et vos envies de meurtre.


      Vous aidez plus Marine que je ne saurais le faire.
    • Emile Red (---.---.---.33) 2 mai 2011 18:03
      Emile Red

      Au moins je suis honnête, je ne joue pas les vierges effarouchées qui en d’autre lieux pose avec force mimique dan les bras de nazis notoires pour ensuite nous faire croire qu’on a changé.

      Sarko nous l’a déjà faite celle là, comme toujours, incapable de la moindre réflexion, la fille à son père ne nous fait que de la resucée mode outrée.

      Avoir de la haine contre les néo-nazis et l’ensemble de la réaction fasciste est un acte de salubrité publique, on sait de quoi ils sont capables pour nous préserver de ce sida social.

    • Peretz (---.---.---.141) 2 mai 2011 18:30
      Peretz

      @Emile Red. L’amalgamme est facile : passer d’ l’extrême gauche à l’extreme droite est courant. Cela prouve que Red ne sait pas bien lire. Marine, pas folle, qui a bondit sur ce qu’elle prend pour du protectionnisme (sortir de l’Euro) alors qu’il s’agit de self défense élémentaire, doit bien rigoler. Sapir a raison, mais c’est justement ce que les ignorants, (pour être gentil) lui reprochent. Malheureusement des Red il y en a beaucoup.

    • LE CHAT (---.---.---.189) 2 mai 2011 22:33
      LE CHAT

      Quand les croates ont quitté la Yougoslavie et adopté le kuna , ce sont les serbes qui ont poussé les brouettes de dinars ......  smiley  smiley

      qui peut dire ce que vaudra l’euro dans 5 ans ??????

    • Laratapinhata (---.---.---.159) 3 mai 2011 01:53

      Les Croates soutenus par le mark allemand....et sans doute aussi le dollar US

  • rienafoutiste (---.---.---.47) 2 mai 2011 19:12
    Ronald Thatcher

    Elles semblent tellement évidentes et intelligentes ces mesures de Sapir, un chemin étoilé vers l’optimisme retrouvé du peuple français, voir d’autres pays... qui aura le courage de les appliquer ?

  • Algorab (---.---.---.181) 2 mai 2011 20:31

    Trop de « si » dans cet article.

    On croit voir un cauchemar en lisant ce que propose Sapir (Soupir) : Il parle de tactique militaire, de rétorsion, de conflit il cherche quoi ? La guerre ?

    En quittant l’Euro la France ne posera aucun problème à des pays comme la Chine ou l’Inde qui sont les véritables concurrents de la France (et du reste de l’Europe d’ailleurs).

    La seule chose que fera la France en quittant l’Euro c’est d’entrer en concurrence directe avec ses pays voisins, belle réussite... Et pendant qu’on se tapera dessus (au propre comme au figuré) on se fera bouffer morceau par morceau par le reste du monde.

    Je n’arrive pas à comprendre ce genre d’individus, ils vivent sur quelle planète ? Ils l’ont vue la situation du reste du monde, des USA ? de La Grande-Bretagne, du Japon ? De cette Chine qui interdit de trop nombreuse libertés ? C’est vrai que l’Euro pose des problèmes mais en faire le bouc émissaire de tous nos maux est scandaleux de la part de ce Sapir. C’est de la fainéantise intellectuelle, rien que de la masturbation !

    Comme si la France qui ne pèse plus grand chose fera le poids contre des états-continent comme la Chine ou les USA. Du délire, encore un gars qui « rêve » la France comme si nous étions en 1960 et 4ème puissance mondiale.

    Il veut que 65 millions de français rivalisent directement contre 1.3 milliard de Chinois ? Contre 1.2 milliard d’Indiens ? Contre 300 millions d’Américains ? Un lunatique qui permettra à la France, une fois l’Euro abandonné, de se faire bouffer par un autre Georges Soros.

  • ROBERT GIL (---.---.---.152) 3 mai 2011 07:25
    Robert GIL

    C’est selon un sondage du Nouvel Observateur de mai 2010 le pourcentage des Français qui voulaient quitter l’euro, dont 42% des ouvriers et 38% des employés.
    Voir sondage complet :
    http://2ccr.unblog.fr/2011/03/28/le-chiffre-29/

  • french_car (---.---.---.70) 3 mai 2011 10:07

    J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacques Sapir. Il s’agissait de culture russe et non d’économie. L’individu est charmant, charmeur, je lui ai payé un café à la machine (!), il a essayé de me démontrer le caractère inéluctable du pacte germano-soviétique et justifier l’invasion de la Pologne par l’armée rouge. Naïf ou manipulateur.
    Je ne le vois pas comme un imposteur mais un peu comme un illuminé, il convient d’être extrêmement prudent sur ses analyses - je crois qu’avant Sce Po il a fait des études de mathématiques, c’est quelqu’un qui raisonne en toute logique et dans un monde idéal.
    Je suis un peu peiné de le voir récupéré par l’extrême droite.

    • papi (---.---.---.3) 3 mai 2011 10:32

      @ french

      Je n’ai pas la chance de connaitre J SAPIR personnellement, vous l’avez rencontré pour boire un café à un distributeur , et vous en déduisez aprés une discution somme toute trés courte que cet homme est un illuminé !! vous devez être un cerveau exceptionnel pour pouvoir apporter un jugement aussi rapidement, sur un économiste si réputé !!
      Je trouve quand même bizarre que dés lors qu’un économiste émette une théorie ou un projet
      qui sorte des sentiers battus par notre intelligentsia bien pensante, ce pauvre homme soit immédiatement taxé d ’illuminé. Dans un autre article un auteur de même pensés disait bien d’Allais Prix Nobel d’économie qu’il disait des âneries.. Alors plus rien ne peut me surprendre ..

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