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Accueil du site > Actualités > Economie > Le plein, par pitié !

Le plein, par pitié !

L’Etat veut subventionner l’essence, devenue trop chère pour les ménages français, et continue d’encourager l’usage massif des véhicules individuels. Vu la conjoncture actuelle, y a-t-il vraiment un avenir pour les automobilistes ? Et les transports en communs ?

Notre Premier Ministre, François Fillon, vient de déclarer le 12 juin sur France 2, la mise en place prochaine d’une aide financière au plein d’essence (voir la vidéo en bas de l’article). Concrètement, cela va consister en une prime, directement versée sur le bulletin de paie des salariés qui utilisent leur voiture personnelle pour se rendre sur leur lieu de travail.

Cette fois-ci, c’est du concret, le gouvernement entend la plainte des travailleurs qui dont le pouvoir d’achat s’effrite régulièrement. L’essence est trop chère ? Pas de problème, l’Etat (avec les impôts de tous) subventionne ceux qui utilisent le pétrole pour leur déplacements. Pour l’instant, il s’agit des déplacements domicile-travail, mais demain ?

La fuite en avant
Le problème est que l’essence a un prix trop bas, qui ne reflète :

- ni la raréfaction de cette énergie non renouvelable,

- ni l’augmentation de la demande, notamment des pays émergents,

- ni le fait que tôt ou tard, toute la planète paiera la facture par le réchauffement climatique et autres pollutions.

Si nous continuons à la payer toujours moins cher, nous courons droit au mur ! Jusqu’à quand l’Etat pourra-t-il nous aider ?

En effet, le prix à la pompe explosera forcément lorsque nous aurons atteint les limites en terme de production. Ce sera alors une crise majeure, le pétrole deviendra un luxe dont la plupart des usagers actuels devront se passer d’un coup, et le sevrage ne sera pas facile.
Barils
Soyons responsables
La solution, ce n’est pas le gouvernement qui va la fournir : il ne fait que contenter ceux qui l’ont élu. Ceux qui nous gouvernent nous représentent. Ils ne connaissent pas mieux que tout le monde les rouages économiques complexes à l’origine de cette crise, et les conséquences à terme sur l’environnement. Ah oui, il y a eu la canicule en 2003... très bien, ce fut vite oublié. Peut-être n’avait-elle même aucun lien avec le réchauffement climatique pourtant constaté par les scientifiques du monde entier.

Plutôt que d’apprendre à se passer d’un coup du précieux or noir, pourquoi ne pas tendre, dès maintenant, vers une utilisation de plus en plus restreinte du pétrole ? C’est absolument vital pour l’avenir, car nous en sommes trop dépendants. Mais cette prise de conscience doit venir des peuples eux-mêmes, car seul un mouvement de masse peut infléchir la tendance.

Un moyen simple pour y arriver n’est pas d’attendre patiemment que tout le monde veuille bien consommer moins de pétrole : contrairement à la tendence actuelle, qui est de contenter les consommateurs avides que nous sommes, il faut tout simplement le taxer, progressivement, pour que, comme le tabac, le prix soit dissuasif.

Alors nous pourrons dire que nous sommes enfin sur la voie du sevrage.

Source :
Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean. Le plein s’il vous plait ! Seuil, 2006




Crédit image : Philippe Tastet

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40 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 14 juin 2008 14:55

    C’est un énorme éclat de rire ! Il faudrait taxer les carburants ! Avez vous réfléchi au fait que le prix des carburants est déjà constitué pour l’essentiel de taxes (90% à peu près, ce qu n’est pas rien !) ? Faut-il taxer les taxes ? Cet "oubli" vice tout le raisonnement...

     


    • ZEN ZEN 14 juin 2008 16:08

      Question candide à Péripate :

      Sans taxe , les ressources pétrolières ne seraient-elles pas déjà épuisées ?( On sait que le peak-oil est proche, s’il n’est pas déjà dépassé) . Voir les études approfondies de l’équipe de pétrogéologues autour de JL Wingert.

      Tout ce qui est bon marché est gaspillé . On roulerait encore avec des voitures consommant 15 L et l’innovation ne serait pas incitée (trop peu, trop tard ;..) à explorer d’autres voies énergétiques. On a vu à quels excès menait une essence bon marché aux USA...

      D’autre part , sans taxes, sur quelles infrastructures routières rouleriez-vous ?etc...

      Toujours le vilain Etat !..

      Il faut lire absolument les travaux de Jancovici, même si ses choix pro-nucléaires peuvent être discutés.

      Le problème est que nous allons démarrer trop tard le virage pour sortir du tout pétrole et que la préparation des esprits n’a pas été faire à temps par les politiques irresponsables !....Les réactions risquent d’être violentes , engendrées par la colère et les frustrations ,et politiquement dangereuses, surtout au niveau international...

      Eric Laurent nous avait prévenu depuis longtemps sur le grand bluff concernant les réserves et Y. Cochet tire un peu plusfort la sonnette d’alarme :

      contreinfo.info/article.php3


    • Yifu66 14 juin 2008 17:05

       

      Taxer les taxes ? L’état le fait déjà très bien !

      La TVA s’applique sur toute valeur ajoutée, y compris des taxes nationales, régionales ou locales.


    • Le péripate Le péripate 14 juin 2008 21:17

      Question candide à Zen. Vous affirmez donc que gràce aux taxes, le pétrole ne s’épuisera jamais ?

      Et, malicieusement, je pourrais ajouter que sans les routes que vous prétendez financé par les taxes sur le carburant, nous roulerions moins, et que, donc, nous économiserions le pétrole.

      Quand on veut faire le malin avec des raisonnements circulaires, il faut se méfier des retours de ...manivelle.

      Je ne suis pas contre les taxes en tant que telles. Mais quand l’essentiel du prix est de la taxe, on a changé de dimension.

      Un tout petit effort de l’Etat sur ses taxes ramènerait le prix des carburants à un niveau acceptable.

      Accepteriez vous que 90% du prix des tomates soient des taxes ? Des téléviseurs ? etc...

      Il faut être un fanatique de l’Etat pour ne pas s’en émouvoir.


    • Le péripate Le péripate 14 juin 2008 21:21

      Et, je vais même enfoncer le clou... Avec moins de routes, nous aurions favorisé l’innovation pour d’autres moyens de transports, des trains locaux par exemple, qui disparaissent à toute allure, victime de la concurrence de la route, route que vous dîtes payée par les taxes sur les carburants, ce qui est invérifiable, et probablement très exagéré.


    • ZEN ZEN 14 juin 2008 21:45

      "Vous affirmez donc que gràce aux taxes, le pétrole ne s’épuisera jamais ?"

      Mais savez-vous lire ? C’est du délire !!!


    • Le péripate Le péripate 14 juin 2008 22:08

      Je vous taquine... mais vous avez bien écrit, je cite, que sans les taxes, le pétrole serait déjà épuisé... Ce qui est une affirmation pour le moins légère.

      Le pétrole s’épuisera, ça au moins, c’est certain. Plus ou moins vite, mais, fatalement, il y aura une génération qui verra la fin de ce produit jusqu’ici irremplaçable. Et, j’ai montré que les routes, de par la facilité qu’elles procurent, compensent très largement au minimum, l’effet modérateur que vous prétez aux taxes. La vérité, c’est que l’on n’en sait rien. Ni vous, ni moi, ni personne.

      Mais ce qui est aussi certain, c’est que ces taxes représentent un revenu indu pour l’État, et qu’elles pénalisent les moins bien lotis. Est-il besoin d’une démonstration ?

      Quant aux préoccupations écologiques, elles ont bon dos. Tout le carbone du pétrole retournera dans l’atmosphère, et aux échelles de temps géologiques, la différence entre une ou deux générations de plus ou de moins est de peu d’importance. C’est regrettable, peut-être, mais c’est comme ça.

      Je n’ai pas de solutions, et l’humanité a toujours avancé sans avoir de solutions pour le lendemain, et, quand elles sont venues, ce n’est jamais du fait de planificateurs, mais de l’inventivité et de l’audace de quelques-uns.

      Nous devrions nous occuper de mieux vivre aujourd’hui, car, demain, nous serons morts, n’est-ce pas ce que disait Keynes ?


    • ZEN ZEN 15 juin 2008 01:38

      Non, j’ai posé une question dubitative, ce qui n’est pas pareil, en bon français :

      Je disais :"Sans taxe , les ressources pétrolières ne seraient-elles pas déjà épuisées ?"

      "Nous serons tous morts"...sauf que l’avenir de mes enfants et petits-enfants me préoccupe...


    • Le péripate Le péripate 15 juin 2008 10:40

      Pardon Zen, mais vous ergotez. Vous ne dîtes pas, mais vous suggérez, vous sussurez. Comment comprendre autrement votre phrase que comme les taxes ont évité l’épuisement du pétrole ?

      Vous n’êtes pas le seul que l’avenir de votre descendance inquiète. Mais cette inquiétude ne doit pas servir à justifier n’importe quoi. Et le pétrole s’épuisera de manière aussi certaine un jour ou l’autre comme le soleil s’épuisera aussi un jour. Il y a toujours des aliments pour les prophètes du pessimisme et du déclin.

       


    • JJMF38 20 juin 2008 19:33

      Ci dessous un lien vers un excellent article concernant les taxes sur les carburants.

      http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/textacad/boiteux/essence_kilometre.p df

       Il me semble inutile d’y ajouter d’autre commentaire sauf à dire que nous devrions exiger le remboursement de la TIPP dépensée sur nos autoroutes payantes ?


    • Emile Red Emile Red 14 juin 2008 15:09

      Gentillet de mettre tout sur le dos du citoyen lambda, vous habitez sans dout e en centre ville, trnsport en commun à profusion, vélo en libre service.

      Mais les autres ? Ceux qui entretiennent la campagne que vous goutez chaque été quand vous vous rendez sur la côte pour bronzer sur le sable propre et filtré, ces autres ils n’ont pas le choix, que leur proposez-vous ?

      N’est-ce pas aux politiques de prouver leur adaptabilité au changement en proposant des solutions alternatives, en finançant (avec notre pognon) la recherche, nous oblitérant des chaînes pétrolières ?

      Adressez vous donc à eux, qui pensent plus à leur bien-être qu’à celui du citoyen, eux qui gaspillent sans compter, qui réduisent les budgets pour favoriser leur idéologie destructrice, eux dont la seule vision d’avenir est dans le dos.


      • ZEN ZEN 14 juin 2008 17:53

        @ Emile

        C’est vrai que pour beaucoup il n’y a pas de choix et que les salariés les plus modestes , obligés souvent de faire à voiture les trajets les plus longs, sont en train de souffrir...

        Il serait temps de repenser aussi le problème de la réorganisation de l’espace , de l’habitat , de la relocalisation des entreprises, des grandes surfaces...

        contreinfo.info/article.php3


      • alceste 15 juin 2008 09:00

        Red,

        J’appuie votre remarque : j’ai utilisé les mêmes arguments que vous lors d’une discussion assez échauffée avec mes enfants qui vivent et travaillent en région parisienne, et qui ne sont plus très conscients des conditions dans lesquelles on vit et on travaille à la campagne. Dans le village où j’habitais autrefois, il y avait un tout petit train local qui desservait toutes les communes de la montagne, et qu’on appelait "le tacot". Maintenant, il faut avoir une voiture pour trouver du travail, aller chez le médecin ou le dentiste, etc.


      • Atlantis Atlantis 15 juin 2008 11:49

        ces autres ils n’ont pas le choix, que leur proposez-vous ?

        D’accelerer pour rentrer dans le mur de plein fouet.

        Attendre des dirigeants (patrons et élus) des solutions c’est se précipiter vers l’abatoire.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 15 juin 2008 12:34

        @Zen,

        Effectivement, pourquoi ne pas mettre à profit l’informatique et la dématérialisation de nombreuses activités ?

        Certaines fonctions n’ont pas forcément un besoin régulier de se déplacer et les visioconférences existent. Maintenant il est vrai que ça augure aussi d’une sacrée révolution dans les moeurs, et que je pense que nous ne sommes pas encore prêt (et ça inclut aussi bon nombre de schéma de fonctionnement d’entreprises).

        Cordialement


      • Olivier 14 juin 2008 16:17

        je suis totalement d’accord avec l’auteur. Il n’y a toujours pas de changelent de comportement, donc le pétrole n’est pas assez cher.

        Il suffit de voir où j’habite où la voiture n’est pas indispensable, tout le monde dans le quartier utilise sa voiture en permanence.


        • Iren-Nao 15 juin 2008 05:06

          Suivez mon exemple :

          Depuis que ma Jaguar est devenu une Lada, je l’ai bazardee et je roule maintenant a elephant !

          Ca fait un peu mal au cul, mais le crottin abondant est excellent pour le jardin.

          Mais ca bouffe !!


        • ZEN ZEN 14 juin 2008 17:23

          Il vaut mieux envisager le pire dés maintenant , pour que que l’adaptation à une organisation économique et sociale différente, plus sobre, se fasse au plus vite :

           

          Le pétrole est partout, des transports aux médicaments, des engrais aux textiles...La hausse du prix des hydrocarbures sera plus qu’un choc économique, mais la fin du monde tel que nous le connaissons. Il importe de mettre en oeuvre rapidement une sobriété nouvelle pour sortir de l’état d’ébriété pétrolière qui nous a été imposé depuis une centaine d’années. Pourrons-nous le faire sans drames , sans secousses politiques majeures ?.
          -1-Nous mangeons du pétrole
          (dossier pdf -cliquez)
          Nous dépendons in fine de l’agriculture. L’agriculture est devenue extêmement dépendante du pétrole, directement ou indirectement. Sans pétrole ou avec un pétrole très cher, que deviendra-t-elle ? que deviendrons -nous ? (Un dossier sans complaisance, précis,appelant une réaction rapide...)
          "Cet article est probablement le plus important que
          j’aie ´ecrit `a ce jour. C’est sans doute le plus effrayant,
          et sa conclusion la plus noire que j’aie jamais produite.
          Il est possible qu’il perturbe très profondément le lecteur
           ; il m’a moi-même perturbé fortement. Cependant,
          il est important pour notre avenir que cet article soit
          lu, compris et discuté".(extrait de la conclusion de l’auteur)

          -2-Robert Hirsch : « Avec le pic pétrolier, la croissance est condamnée » :

          Une déclaration sans concession , qui concerne notre (très ?) proche avenir et qui interroge notre capacité de prise de conscience collective
          "Le Dr. Hirsch est l’auteur d’un rapport célèbre, rédigé en 2005 pour le ministère US de l’énergie, qui a mis en lumière les délais très long et les difficultés qui seront inhérentes à la mise en place de solutions techniques au problème du Peak Oil, au delà de la question de l’approvisionnement."(’introduction)

          -3-Notre grande crise est là :

          Un bilan d’une crise qui dépasse les simples problèmes de subprime ou de stagflation , à laquelle nous serons inévitablement confrontés.
          "Le texte de Lieven renforce notre conviction de la pénétration de perceptions fondamentales dans notre psychologie, accélérées ces derniers mois, depuis le “rapport Stern”. On ne dira jamais assez l’importance de ce texte pour crédibiliser psychologiquement l’hypothèse de la crise climatique. L’intervention d’un membre de l’establishment financier internationale et anglo-saxon (Stern) a crevé la barrière la plus solide contre l’acceptation de l’hypothèse de la crise climatique, bien plus solide que toutes les censures du monde : le conformisme terroriste de l’esprit moderniste." (extrait)

          L’Amérique empire... L’énergie en jeu

          Terre De Brut (pour suivre l’actualité pétrolière)
          ASPO France - Le pic de production de pétrole
          futura energie petrole liens
          On nous ment sur les réserves de pétrole
           

          « Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle
          peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
          Kenneth Boulding

          Jancovicii:Le plein, s’il vous plaît
          Jean-Luc Wingert : La vie après le pétrole
          Eric Laurent:La face cachée du pétrole


          • Deneb Deneb 14 juin 2008 18:12

            Le pessimisme généralisé et les raisonnements depressifs de la majorité silencieuse quant à la crise petrolière me pousse a essayer d’y mettre quelques rayons de soleil.

            C’est vrai, la mane petrolière tire à sa fin. Elle nous a tout de même permis de developper les technologies qui n’ont plus rien à voir avec le petrole : l’informatique, la robotique, les télécommunications, et bientôt les NBIC, qui seront peut-être notre canot de survie dans cette tempête qui pointe. Le progrès de ces disciplines, décrit par la Loi de Moore peut très bien nous sauver. En effet, le monde bruyant, polluant et gourmand en energie va peu à peu céder la place à un monde plus subtil, plus virtuel. Un monde qui consomme moins parce que toutes ces technologies fonctionnent au courant faible. On y est déjà en plein dedans, d’ailleurs. Imaginez, il y a 50 ans, pour livrer un document rapidement on était obligé de l’apporter soi-même. Combien d’energie en moins aujourd’hui quand on l’envoie par courriel ? La vidéophonie d’aujourd’hui commence à permettre à des gens géografiquement distants de travailler ensemble, j’imagine que d’ici quelques années, avec la vidéo HD ça deviendra commun - donc, economie de déplacement. Le transport de marchandises sera de plus en plus robotisé, ainsi que la production des produits de première necessité. Le progrés que le Web a accompli dans les 15 premières années d’existence laissent entrevoir ce qu’il sera dans quelques années.

            L’auteur n’a pas tort de dire qu’il faut pousser les gens à se passer du petrole. Il faut en effet se désintoxiquer du désir de deplacement, de cette "bougeotte" qui fait que l’on tient pas en place. Dans l’avenir on se déplacera beaucoup, mais virtuellement. J’ai assez confiance dans la loi de Moore pour savoir que ce sera probablement par biais des immersions qui nous paraîtront "plus vrai que nature". Quant aux déplacements physiques, on redecouvrira la marche à pied. Le vrai progrés, quoi.

             


            • ZEN ZEN 14 juin 2008 19:07

              @ Deneb

              Je vais continuer à me faire l’ avocat du diable ..

              Pour faire un ordinateur, il faut du pétrole

              Pour transporter des marchandises aussi...

              Sur ce , dormez bien quand même et vive le vélo !


            • Deneb Deneb 14 juin 2008 19:20

              Zen :

              Pour faire un ordinateur, il faut du pétrole ? Lorque, dans quelques années, un ordinateur tiendra dans une bague ou une boucle d’oreille, on arrivera à se passer de petrole pour le construire.

              Pour transporter des marchandises aussi... ? Sur la route oui, mais moins par rail. Et si on convertissait les routes en voies automatisées déstinées aux transport des marchandises ? Que fera-t-on du réseau routier quand il n’y aura plus d’essence ?

               


            • Iren-Nao 15 juin 2008 05:03

              Deneb

              On se passera tout aussi bien d’ordi et tant pis pour AV

               

               


            • Deneb Deneb 15 juin 2008 10:38

              Iren-Nao : plus d’ordinateur ; c’est le phantasme de certains septagenaires. Franchement, je ne crois pas que l’on peut revenir en arrière, mais dans quelques années les ordinateurs seront de moins en moins apparents, de plus en plus petits pour finalement devenir microscopiques, voir nanoscopiques. Ils seront pilotés par la pensée et l’image sera projetée directement sur la rétine, et plus tard carrément dans le cetre visuel du cerveau. Vu que l’on communiquera par la pensée, on va probablement elaborer un nouveau langage ad-hoc, universel. De touts façons on sera continuellement branché sur la totalité de la planete.. Se deplacer physiquement de plus de 10 km sera un luxe qui demandera beaucoup de temps et d’energie. Se faire embaucher aux antipodes ou embacher les gens des quatre coins de la planète deviendra, en revanche, très banal..


            • faxtronic faxtronic 15 juin 2008 10:49

              deneb :". Ils seront pilotés par la pensée et l’image sera projetée directement sur la rétine, et plus tard carrément dans le cetre visuel du cerveau"

              Le reste du commentaire j’y croit, mais pas cette phrse, c’est trop compliqué a mettre en place, la meilleur solution est toujours la plus simple, il y aucune raison pour que l’on implante un systeme qui lit tes pensées et les envoie au 4 coins du monde (par au exemple au bureau d’une NKVD auleconque). De simple lunettes a projection retinnienne (qui existe deja amplement sur le marché), et d’un micro a reconnaissance vocale et a traduction (style DRAGON) suffisent. Systeme de controle par clavier ou par gants sensorielles (qui existent deja amplement avec moult solutions techniques). Rien de bien revolutionnaire et facile a mettre en place.

              Quand a la bague, c’est deja possible, il suffit de savoir ce que l’on entend par ordinateur (puisance, capacité, etc...)


            • Deneb Deneb 15 juin 2008 11:31

              Faxtronic : l’ordinateur piloté par la pensée existe déjà. Il y a déjà 6 ans, une epoustouflante expérience à l’université de Duke, par le professeur Nicolelis, fait piloter un bras robotiques par les pensées d’un singe, . Alors pourquoi fatiguer les cordes vocales à invectiver la machine ?


            • mavox 14 juin 2008 18:20

              Cet article vaut le coup. Effectivement, les carburant ne sont toujours pas assez chers pour inciter TOUS les consommateurs à s’en inquiéter. Encore un sujet qui rentre dans la logique de la dépendance à la surconsommation. Combien d’automobilistes s’échinent à utiliser leur "jouet" pour une distance de moins de deux kilometres. Pas moi, suis je seul.

              Chacun est responsable. Si le carburant est toujours autant demandé, c’est qu’il y a des acheteurs, donc c’est que le prix n’est pas trop élevé, c’est simple. Quand le carburant sera décidément trop cher pour la majorité les citoyens, ils seront bien obligés de réfléchir !...pour changer.


              • Olivier 16 juin 2008 19:51

                je dirais même qu’on peut se passer de voitures : comment faisaient les Français il y a 50 ans ?

                ils n’avaient pas de voitures ! ils faisaient du vélo

                C’est sur que nos agglomérations aujourd’hui sont trop grandes pour le vélo (quoi que, je fais de grandes distances à vélo).

                 


              • chmoll chmoll 14 juin 2008 18:41

                manger ou conduire ? il faut choisir

                 


                • Aleth Aleth 14 juin 2008 23:16

                  Si l’on souhaite se débarrasser définitivement du pétrole, il est préférable de résoudre le problème à la source, il suffit de ne plus acheter de voitures nécessitant cet hydrocarbure polluant et obsolète. Et maintenir le boycott afin d’exiger aux constructeurs automobiles de promouvoir les véhicules "propres" comme la voiture à air comprimé qui fonctionne - officiellement - désormais (entre autres alternatives prometteuses). Croyez bien que l’effondrement de leurs bénéfices va vite les faire changer d’avis. Il ne tient qu’à nous... Nous devrons trouver une alternative au pétrole qu’on le veuille ou non dans peu de temps, alors autant nous y mettre tout-de-suite. Ras-le-bol d’incarner des vaches à lait au profit des financiers ! Pour l’environnement, pour notre santé, pour notre porte-monnaie, pour notre quotidien, n’achetons plus de véhicules consommant du pétrole...


                  • faxtronic faxtronic 15 juin 2008 10:42

                    cela revient pour l’instant a ne pas acheter de voitures.


                  • Aleth Aleth 15 juin 2008 16:36

                    Et pour cause, c’est là qu’est l’os hélas... Mais rien n’empêche de changer les règles établies par d’autres...


                  • Marduk 16 juin 2008 10:26

                    Petit question : Tu utilise quel énergie pour faire l’air comprimé ?


                  • Olivier 16 juin 2008 19:58

                    tout à fait : les consommateurs dictent les constructeurs.

                    J’ai un exemple : il y a une dizaine d’années, peugeot a vendu des 106 électriques , ça a été un echec commercial , "à cause d’une autonomie limitée" nous disait-on.

                    Soit. C’est vrai de 50km d’autonomie c’est pas beaucoup, pourtant c’est suffisant pour plus de la moitié des voitures qui ne font pas de trajet plus long.

                    Près de Bordeaux il y a une boite "accu service" (je me permet de leur faire de la pub et de leur tirer un coup de chapeau pour etre les seuls à proposer des voitures électriques à la vente) qui revend ces voitures d’accasion, avec des batteries reconditionnées, à prix réduit (entre 4500 et 6500€)

                    Je suis allé les voir pour acheter une voiture électrique. Ils n’en avaient pas en stock. Lorsqu’ils ont commencé à en revendre il y a quelques années personne n’en voulait. La semaine dernière ils avaient une liste d’attente de 700 demandes, et aucune voiture disponible !

                    Il y a du changement dans l’air...


                  • Iren-Nao 15 juin 2008 05:01

                    Il n’y a pour moi aucun doute que seul un prix eleve a la pompe fera ralentir la consommation avant que elle ne cesse totalement et dramatiquement ou presque pour raison d’epuisement, et ce n’est clairement pas aux cyclistes de payer la note en priorite.

                    Ainsi les pechous se remettront ils a la voile et cesseront de scier la branche sur laquelle ils sont assis avec nous.

                    Je vais vous dire, on vit une epoque formidable, nous etions bien trop gras adipeux jouisseur et faineant et voila qu’il va falloir bouger son failli cul. !!!!!!!!!!!

                    Quelle chance !

                    Bon courage

                    Iren-Nao


                    • Olivier 16 juin 2008 20:01

                      effectivement, si les cyclistes seront obligés de subventionner ceux qui roulent en voiture, là je pense qu’on sera tombé bien bas. Il restera à quitter la France. Pour l’Islande ou la Suede ? des pays qui ont décider de se passer du pétrole


                    • faxtronic faxtronic 15 juin 2008 10:40

                      en ce qui concerne le tranports particluoers, cela risque d’etre coton ( tranport public pour les citadins, transport a l’ethanol (provenance non alimentaire) pour les ruraux), mais cela peut etre jouable

                      Pour les transports de marchandises, elles n’ont ni besoin de faire le toure du monde ou de l’europe, ni besoin de rouler a 130 km/h sur autoroute : chemin de fer electrique, camion lent et solaire pour la distribution.

                      Pour lù electricité, source altrenative : pour l’ instant nucleaire charbon hydraulique, puis solaire eolien geothermie et autre

                      Pour le chauffage : meilleur isolation, recyclage des ordures ( chauffage a chaudiere centrale et ordures, il y a deja des villes pilotes

                      Pour l’electricité menager : electricité publique + generation privé : mini eolienne, panneaux solaires, chaudiere

                      Pour les polymere et chimie carbonés : reste du petrole, utlilisation des resources vegetal.

                      Pour le travail : teletravail, et pis il y aura toujours besoin de gens sur place, mais le cout du transport limitera ce nombre

                      Au niveau socio-economique, il est helas important que le dirigisme etatique reprenne place, avec punition pour crime economique, comme en Chine. On a plus les ressources necessaires pour appliquer le liberalisne, qui est efficace pour trouver les bonnes oslutions, mais qui helas genere trop de gachis par sa methode.

                      Je crois qu’il y toutes les technologies necessaires. Cela va etre juste un changment, leger, de vie


                      • Iren-Nao 16 juin 2008 08:55

                        Je ne me souviens plus qui fut le miserable gouvernement, la Mite je crois, qui rejeta le plan de developpement des canaux en France, fallait pas chagriner les routiers sympa....


                      • mrlargo 16 juin 2008 10:46

                        Deneb,

                        Hélas, la science ne nous sauvera pas.

                        L’activité économique est essentiellement basée sur le pétrole, et les activités qui ne le soont pas trop, n’existent que grâce à l’existance des activités pétrodépendantes.

                        C’est parce que l’on a des agriculteurs qui produisent de quoi nourir 100 personnes (grace au pétrole : engrais, machinerie, transport longue distance...) et parce que l’on a des industries (même délocalisées, elle produisent pour nous...) qui fabriquent pour nous automatiquement (grâce encore aux énergies fossiles) ce dont on a besoin... que nous avons le temps de nous occuper d’autres activités (virtuelles...)

                        Le manque progressif de prétrole, puis d’énergie va irrémédiablement interdire la croissance...

                        Les améliorations d’efficacité énergétiques sont bornées (par exemple, tu ne peux pas améliorer l’efficacité d’un moteur infiniment, les lois de la physique te l’interdisent) tandis que la production d’énergie fossile va mathématiquement tendre vers 0.

                        Impossible d’y échapper donc. Hélas. La décroissance économique est ineluctable.

                        Comme le système est conçu pour de la croissance, il va soit se modifier fondamentalement, soit se déliter.

                         


                        • Iren-Nao 18 juin 2008 10:37

                          Mrlargo

                          Tout a fait vrai, cela s’appelle la fin d’une civilisation, qu’on ne regrettera pas vraiment...

                          J’ajouterai que plus un systeme est complexe, plus il est fragile, et pour etre complexe il l’est .

                          bye bye

                          Iren-Nao

                           

                           


                        • mulder181 mulder181 26 juin 2008 16:44

                          j’haibte un vilage et je me déplace en voiture pour aller travailler.

                          Et pourtant je souhaite un litre de carburant à 2, 3, 5€ car c’est le seul moyen pour que des solutions différentes apparaissent.

                          Tant que la source d’énergie pétrole est eccessible, alors rien ne changera.

                          Un exemple, avec le litre de fioul à 1€, nombre de personnes changent leur système de chauffage. c’est le cout qui est incitateur, c’est mon cas je passe au granulé de bois.

                          et j’attend la mise sur le marché de véhicule abordable avec d’autres énergies : électrique, air comprimé, etc...

                          en attendant, vive le pétrole cher

                          1+1=1

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