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Accueil du site > Actualités > Economie > Le principe du prêt bancaire

Le principe du prêt bancaire

On entend parfois, trop souvent, que le prêt bancaire serait, par nature, une escroquerie. Le prêt bancaire est une opération commerciale légitime. Le prêt bancaire consiste à échanger des billets, c’est à dire des obligations du banquier, en échange d’une obligation de l’emprunteur, c’est a dire la reconnaissance de dette.
La valeur des billets de banque est garantie par le banquier. Le banquier garantit la valeur de ces billets qu’il a émis parce que la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède est supérieure à la monnaie qu’il a émise.

Le prêt bancaire n’est pas une escroquerie. Le prêt bancaire est l’opération par laquelle la monnaie moderne est créée. Le banquier fabrique les billets au moment même du prêt. Précisions que ces billets de banque sont en papier, ou sous le forme électronique d’un compte bancaire. Au même moment du prêt, l’emprunteur signe sa reconnaissance de dettes. Le banquier échange ainsi des billets contre une reconnaissance de dette.
 
Un billet de banque est une obligation du banquier envers l’usager du billet. Une reconnaissance de dette est une obligation de l’emprunteur envers le banquier. La valeur du billet est garantie par le banquier. La valeur de la reconnaissance de dette est garantie par l’emprunteur.
 
L’obligation du banquier fut longtemps celle de remettre une certaine masse d’or à l’usager en échange du billet. A l’époque des monnaies privées écossaises entre 1700 et 1850, ou des monnaies françaises entre 1800 et 1804, chaque billet était un contrat privé, unilatéral entre le banquier et l’usager. Depuis que l’Etat a imposé le monopole de la monnaie, le contrat est remplacé par la loi. L’obligation du banquier qui est résulte est semblable à celle d’un contrat.
 
Certains sceptiques objectent que ce prêt bancaire serait une escroquerie, puisque le banquier prête une chose qui n’existait pas avant le prêt. Cette objection est inexacte. Le banquier émet ces "obligations", que sont les billets et remet à l’emprunteur. L’emprunteur devra ensuite les lui rendre. L’emprunteur a une attitude symétrique à celle du banquier. L’emprunteur signe sa reconnaissance de dette, évidemment inexistante avant la signature du prêt.
 
Les sceptiques reprochent alors au banquier de prêter une chose qu’il ne possédait pas avant le prêt et qu’il fabriquerait au moment du prêt. Ils affirment ainsi que le banquier prête une chose dont la valeur serait nulle, d’ou la suspicion d’escroquerie. Bien que ce discours soit fréquent, il est absurde. Ceux là devraient appliquer leur même critique à l’emprunteur, lequel fabrique sa reconnaissance de dette au moment du prêt. Pour aller au fond du raisonnement des sceptiques, il faut alors leur dire que l’emprunteur ne fait que "prêter" sa reconnaissance de dette, au même titre que le banquier prête ses billets de banque.
 
L’erreur majeure de ces sceptiques est d’ignorer que le billet de banque est obligation du banquier de respecter certains engagements. Avant 1971, le banquier devait remettre une certaine masse d’or en échange d’un billet. Aujourd’hui, l’obligation légale du banquier qui émet un euro est que ce billet de 1 euro conserve son pouvoir d’achat.
 
Une autre erreur des sceptiques est d’omettre que la reconnaissance de dette a de la valeur. La reconnaissance de dette est une "créance" sur l’emprunteur. Or la plus grande masse des actifs du banquier est la valeur des reconnaissances de dettes. Et pourtant ces sceptiques, drapés dans leur aveuglement, soutiennent que ces billets ne seraient garantis par "rien". Le banquier garantie la valeur des billets qu’il émet grâce à la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède.
 
Le discours le plus affligeant des sceptiques est que ces reconnaissances de dette seraient, selon eux, sans valeur. Alors que ces reconnaissances de dettes s’achètent et se vendent chaque jour sur les marchés interbancaires. Ces ventes prouvent que ces reconnaissance de dette ont de la valeur. Nul ne va acheter une marchandise qui n’aurait aucune valeur. Chaque reconnaissance de dette a plus de valeur que le montant du prêt. Sinon, le banquier ne prêterait pas les billets, n’accorderait pas le prêt. La plus-value commerciale du banquier est la différence entre la valeur de la reconnaissance de dettes et la somme prétée.
 
Le principe de la création monétaire par le prêt bancaire est donc comptablement équilibré, commercialement avantageux pour le banquier et pour l’emprunteur. Le système bancaire est critiquable pour plusieurs raisons différentes de celle du prêt bancaire. Le principe du prêt bancaire n’est pas sérieusement contestable. Ce principe est sain et logique.

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171 réactions à cet article    


  • dup 20 décembre 2008 09:13

    merci de poser les bonnes questions. J’ai vu comme tout le monde la video ’argent dette’ qui est très interessant . On y voit qu’en matière d’argent ce n’est qu’une question de confiance. Moi aussi je peux créer de l’argent : je peux par exemple signer une reconnaissance de dette de 3000 euros envers l’auteur de cet article. Ce dernier peut donner ce papier en garantie à quelqun auquel il va acheter quelque chose.
    tant que la confiance en ce titre bidon marche tout ira bien.
    Le problème c’est que je n’ai pas les 3000 euros et ne les rembourserai jamais. qui doit payer ? c’est comme de la fausse monnaie —> le dernier qui paye avec un faux billet peut se voir demander un autre moyen de paiement . en plus il risque lea prison bien qu’il soit pas l’auteur du titre. Rappelez vous la phrase menaçante sur les billets de 20 francs. Les personnes qui ont de titres pourris peuvent les bruler ou les encadrer comme les emprunt russes. L’acheteur d’un titre est responsable de ce qu’il achète .
    Ce qui se passe avec les banques DEPASSE L’ENTENDEMENT . C’est un acte de banditisme comme jamais les hommes on connu. Weimar va être de la tarte à coté . Vous savez ce que cela a donné. Il faut laisser les spéculateurs avec leur papiers . Ils peuvent se chauffer avec !. ce monsieur vous prévien gentillement que de toutes façon vous n’échaperez pas à un remède de cheval . Les politiques vous mentent et vous volent . Ce sont des bandits et des incompétants ,surtout leurs experts !! .Ca va très très mal finir :

    http://leweb2zero.tv/video/miniplein_61493dbd3583ba7
    http://leweb2zero.tv/video/miniplein_8949405eb689e7a
    http://leweb2zero.tv/video/miniplein_604940692749a7f


    • gdm gdm 20 décembre 2008 12:40

      @dup
      vous posez la question de savoir ce qui se passe lorsque l’emprunteur ne rembourse pas le banquier. La réponse est simple. Le banquier perd une somme d’argent égale au montant du pret non remboursé. C’est une créance douteuse qui est une perte d’exploitation pour le banquier. Le banquier sait qu’un partie des creances sur les emprunteurs ne seront pas remboursées. Le savoir faire du banquier est de savoir choisir les emprunteurs qui rembourseront.

      Lorsque le montant total des creances douteuses est trop importante, la perte du banquier est trop importante. Le montant des actifs devient alors inférieur aux engagements. Le banquier se trouve alors en risque de faillite, comme n’importe quel autre entrepreneur.

      Les emprunteurs privés parviennent à rembourser les enprumpts, sauf un petit pourcentage. Sinon, la justice et la police viennent rapeller les emprunteurs a leur engagement contractuels. Mais les Etats ne remboursent pas toujours et ont tendance a augmenter leurs dettes indéfinement. Aucune police ne viendra saisir les biens appartenant à un Etat.

      Le problème est que la monnaie est fabriquée par l’Etat au travers de la Banque Centrale. La quelle Banque Centrale autorise sous certaines conditions les banques commerciales à émettre de la monnaie. Ainsi, les banques commerciales pretent à l’Etat, meme lorsqu’elles savent que l’Etat ne remboursera pas. Le niveau de l’endettement des Etats est une cause majeure du risque monétaire actuel.


    • dup 20 décembre 2008 13:50

      je ne vois pas quand vous citez l’article 104 de Maastricht qui interdit aux états de faire leur monnaie .C’est un tabou ? . Si une banque a un crédit douteux en pricipe c’est comme n’importe quelle entreprise , il plombe le bilan. SEULEMENT ICI C’EST PAS AINSI . bien sûr ils savaient que rien sera remboursé . ils le savaient et refourguaient le créance emballée dans un papier cadeau à d’autres sous des noms savants. Entretemps ils ont encaissé des primes . C’est donc une escroquerie et rien d’autre . Comme ça suffisait pas ils demandent à l’état (contribuables) d’effacer l’ardoise . Les sommes demandées n’existent nullepart au monde . C’est une mise à genoux des états . Ces derniers seront rachtées pour une bouchée de pain . C’est ça le nouvel ordre mondial : une conspiration satanique des forces de l’argent. On fera tourner la planche à billets et l’argent durement gagné vaudra plus rien . C’est la population qui va payer ce que vous appelez pudiquement le savoir faire du banquier . En l’occurence c’est une escroquerie de millers de milliards .


    • gdm gdm 20 décembre 2008 14:01
      @George Cake
      Vous évoquez le paradoxe que le banquier prête 100 et demande 110, en incluant les intérêts. Le paradoxe est de savoir ou trouver les 10 qui n’ont pas été créés. Vous voyez une contradiction, voire un mensonge, et même une insulte qui serait faite à votre bon sens dans ce paradoxe.

      Ce paradoxe n’est pas une contradiction, ni un mensonge. Ce paradoxe provient d’une erreur, fréquente, sur la nature de la monnaie, sur la nature d’un billet de banque. Je vais tenter de vous l’expliquer par une robinsonade, c’est à dire une fable de deux personnes sur une île déserte. Une robinsonade est un procédé de raisonnement qui tente de fabriquer un environnement artificiel pour isoler un problème théorique.

      Sur une île déserte, deux individus ont choisi des grammes d’or comme monnaie pour s’échanger leurs productions respectives. Un individu est pêcheur. L’autre est agriculteur. Le pêcheur de poissons a l’habitude de vendre son poisson fumé au prix de 1 gramme d’or pièce. Et l’agriculteur à l’habitude de vendre 1 gramme d’or chaque kilo de blé. Les deux habitants acceptent volontiers ces prix d’échange et les considèrent comme équilibrés.

      La quantité de grammes d’or est limitée sur l’île déserte à 100 grammes d’or. Un des deux individus prête 100 grammes d’or à son compagnon d’infortune de l’île déserte. Le prêteur, disons ici le banquier, demande à l’emprunteur de lui rembourser 110 grammes d’or.

      Nous sommes ici exactement dans le cas du paradoxe que vous évoquez. Et pourtant l’emprunteur va rembourser les 110 grammes d’or au banquier. Comment va-t-il faire ? Non, il n’y aura ni magie, ni escroquerie. Seulement une grande logique fondée sur la nature exacte du billet de banque.

      L’emprunteur est le pêcheur. L’agriculteur est le banquier. Le pêcheur produit des richesses et pêchant et en fumant ses poissons. Son client est le banquier-agriculteur. A chaque fois que le pêcheur-emprunteur vend un poisson fumé à l’agriculteur-banquier, le pêcheur reçoit 1 gramme d’or. Lorsqu’il a vendu 100 poissons, le pêcheur emprunteur possède 100 grammes d’or. Il rembourse le banquier-agriculteur des 100 grammes d’or de l’emprunt. Ensuite, le pêcheur continue a vendre 10 poissons au banquier et obtient ainsi 10 grammes d’or. Puis, il remet ces 10 grammes d’or au banquier en paiement des 10 grammes d’or des intérêts dus.
       
      Dans le monde, il existe 1000 fois moins de monnaie en circulation que la masse des produits à vendre. C’est une erreur fréquente de croire qu’il existerait autant de masse monétaire que de quantité de marchandises à vendre. La robinsonade des poissons témoigne que la quantité de monnaie importe peu pour assurer la possibilité des échanges.
       




    • ObjectifObjectif 20 décembre 2008 21:57

      @ l’auteur :

      A l’échelle d’une ile, l’important est que les artisans puissent se spécialiser en étant plus efficaces et échanger les fruits de la nature et de leur travail pour nourrir toute la population.

      Où est la vraie valeur ? Ne serait-elle pas dans le capital humain, le potentiel de travail futur pour nourrir la communauté... Alors à quoi sert l’or ?

      Des questions plus précises :
      Q1- L’or est-il nécessaire à l’échange ?
      Q2- L’or est-il utile à l’échange ?
      Q3- Pourquoi l’un a-t-il l’or au début et pas l’autre ? Ce qui peut aussi être reformulé en "Pourquoi l’un est-il banquier et pas l’autre ?"
      Q4- Si l’or ne sert qu’à permettre l’échange, pourquoi donne-t-il lieu à intérêt ?

      L’or facilite peut-être l’échange, mais les humains ne pensent plus qu’à l’or et oublient l’échange... Tiens, un rapport avec le biblique veau d’or ?



    • gdm gdm 21 décembre 2008 00:50
      @ObjectifObjectif
      Une robinsonade est un schéma de raisonement. Comme tout schéma, il ne prétend pas calquer fidelement la realité économique. Au contraire, une telle robinsonade interprete la realité.
       
      Ainsi, les questions que vous vous posez semblent proposer une toute autre robinsonade que celle que j’avais exposée.
       
      Vous posez une question "où est la "vraie valeur ?". La valeur d’une chose n’existe dans dans l’esprit d’un individu qui désire cette chose. La valeur est donc une préférence individuelle. La valeur n’est pas un chiffre, mais un sentiment individuel subjectif.
       
      Vous évoquez plusieurs fois votre interet pour le concept d’échange. Le premier chapitre des manuels universitaires d’économie rappelle que tout échange volontaire crée un avantage pour les co-echangeurs. Sinon, ces deux individus renonceraient à échanger.
       
      C’est un postulat, voire un thèoreme qui fonde la science économique. C’est ainsi que un avantage a de la valeur. Tout échange volontaire crée de la valeur pour les co-échangeurs.
      L’échange volontaire est la principale source de création de richesses dans le monde.
       
      Je ne répond pas à vos questions. Je prefere tenter de voir votre préoccupation, au risque de répondre à coté. Vous parlez de l’or. L’or fut depuis des millénaires utilisé comme monnaie. L’or est beau, et a de la valeur pour tous les individus. Il est facilement transportable, échangeable contre des marchandises. Tous les commercants savaient vérifier qu’une piece d’or était sonnante et trébuchante. C’est a dire qu’en tapant la piece, le son émis était bien celui de l’or. et que le poids de la piece était vérifié au trébuchet, c’est a dire sur une balance.


    • nasko 21 décembre 2008 06:33

      Par rapport à votre robinsonnade... Je la trouve parfaitement exacte... Et vertueuse dans la mesure où le banquier est également producteur. Si tel n’est pas le cas, alors le banquier prête 100, il reçoit cent à l’échéance plus 10 sous forme d’actif, et c’est là tout le problème : elle ne créée rien mais gagne 10 net en actif. En d’autre terme elle s’accapare la planête à terme, à moins que les richesses de la planète augmente proportionnèlement aux taux d’interêt de la banque.


    • ObjectifObjectif 21 décembre 2008 11:07

      @ l’auteur

      "Une robinsonade est un schéma de raisonement."

      Tout à fait d’accord, c’est pourquoi je vous pose des questions pour comprendre ce que je n’ai pas compris.

      "Ainsi, les questions que vous vous posez semblent proposer une toute autre robinsonade que celle que j’avais exposée."

      Pourtant je n’y change pas une virgule, j’essaye de comprendre....

      "Vous posez une question "où est la "vraie valeur ?".

      Désolé de l’erreur sur le mot, je voulais dire "richesse" telle que dans votre phrase
      "Le pêcheur produit des richesses et pêchant et en fumant ses poissons.". J’aurai dû écrire "Où est la vraie richesse ?" pour respecter votre vocabulaire précis.

      "Vous évoquez plusieurs fois votre interet pour le concept d’échange."

      Parce que j’ai compris que c’était l’objet de votre explication :
      "Les deux habitants acceptent volontiers ces prix d’échange et les considèrent comme équilibrés. " J’avais compris que vous mettiez en scène des ventes entre 2 acteurs, que vous appeliez aussi échange. Mais je veux bien utilisez le mot que vous préférez, que vous trouvez le plus adapté...

      "L’échange volontaire est la principale source de création de richesses dans le monde. "

      Désolé, je ne comprend pas, cet exemple de prêt montre que la principale richesse de l’ile réside dans la pêche et le
      fumage du poisson "Le pêcheur produit des richesses et pêchant et en fumant ses poissons". Cette richesse représente 100 alors que l’échange monétaire crée 10. Donc l’échange volontaire n’est que 10% de la création de richesse dans le monde... Où est mon erreur ?

      "Vous parlez de l’or"

      Désolé, c’est l’exemple qui parle de l’or, je ne faisais que reprendre le vocabulaire de l’exemple. Mais il parle aussi de billet de banque (
      "Seulement une grande logique fondée sur la nature exacte du billet de banque. ") et de monnaie ("Dans le monde, il existe 1000 fois moins de monnaie en circulation que la masse des produits à vendre."). Je veux bien utiliser le mot que vous souhaitez pour désigner la monnaie d’échange. Parlons alors maintenant de "monnaie" si vous préférez, et je veux bien tout reformuler ainsi :

      Où est la vraie richesse ? Ne serait-elle pas dans le capital humain, le potentiel de travail futur pour nourrir la communauté... Alors à quoi sert la monnaie ?

      Des questions plus précises :
      Q1- La monnaie est-elle nécessaire à l’échange ?
      Q2-
      La monnaie est-elle utile à l’échange ?
      Q3- Pourquoi l’un a-t-il la monnaie au début et pas l’autre ? Ce qui peut aussi être reformulé en "Pourquoi l’un est-il banquier et pas l’autre ?"
      Q4- Si la monnaie ne sert qu’à permettre l’échange, pourquoi donne-t-il lieu à intérêt ?

      La monnaie facilite peut-être l’échange, mais les humains ne pensent plus qu’à la monnaie et oublient l’échange...


      Je ne reprend pas la référence au veau d’or qui n’était qu’une apparté.


      "Je prefere tenter de voir votre préoccupation, " C’est tout à votre honneur, ma préoccupation est de comprendre le principe du prêt tel que vous l’expliquez avec gentillesse.

      "Je ne répond pas à vos questions" Peut-être maintenant seront-elles plus claires ? Comprenez-bien que j’essaye de revenir aux bases que je n’ai pas en ce domaine, ce que permet à merveille votre exemple.

      Merci par avance !





    • gdm gdm 21 décembre 2008 15:37
      @OBjectifObjectif
      Vous posez la question de savoir ce qu’est la "vraie richesse". Richesse et valeur sont des synonymes. La richesse, comme la valeur, est essentiellement subjectif. Il n’existe que dans l’esprit de celui qui juge de la valeur des choses, des ses préférences. Ensuite, il existe un mécanisme social complexe par lequel des préférences individuelles se transforment en un nombre. Le même mot "valeur" est alors utilisé, dans une deuxième définition, pour désigner un nombre, lequel est un prix.
       
      Non, j’ai inventé cette robinsonade pour répondre à la question de Georges Cake qui me demandait comment l’emprunteur paierait les 10 euros d’intérêts, alors que ces 10 euros n’existaient pas encore. Georges Cake y voyait une contradiction. Cette robinsonade explique qu’il s’agit d’un paradoxe, et non pas d’une contradiction, et que ce paradoxe s’explique sans avoir recours à la magie.
       
      Je ne prévoyais pas que cette robinsonade puisse illustrer la création de valeur par l’échange. Il y a des exemples plus simples et plus pédagogique pour montre cette création de valeur par l’échange. Par exemple lorsque vous vendez un livre d’occasion à un ami, vous y gagnez et votre ami aussi. Votre ami paye 5 euros, moins cher que le prix neuf a 10 euros. Et vous estimiez le prix à 2 euros et vous le vendez 5 euros. Vous avez gagné 3 euros. Votre ami a gagné 5 euros. La richesse totale créée par cet vente de livre est donc 3+5=8 euros.
       
      Le mont "monnaie" désigne a la fois, la petite monnaie au fond de sa poche, un système économique, et des masses économiques. Faute de mieux, je préfère utiliser le mot "billet" comme terme générique pour désigner les billets de banque en papier, en métal ou sous la forme électronique. Un billet de banque est une obligation du banquier envers l’usager du billet. C’est le seul point commun de toutes ces formes de monnaies.
       
      C’est ainsi qu’il est légitime de considérer qu’un billet de banque est un titre d’obligation du banquier envers l’usager. Comme tout autre titre d’obligation financière. L’obligation d’un titre financier est un contrat unilatéral qui engage le banquier. Dans un billet de banque, l’obligation contractuelle est remplacée par l’obligation légale. Mais l’obligation qui en résulte pour le banquier est similaire à l’obligation provenant d’un contrat.
       
      Vous evenez sur vos questions sur la monnaie. Préalablement, il est utile de définir exactement ce qu’est une monnaie : Une monnaie est un bien économique qui possède trois qualités :
      1. ce bien a une valeur pour beaucoup de monde. et cette valeur se maintient longtemps.
      2. ce bien peut se subdiviser en fractions facilement. Par exemple, l’or peut se subdiviser en milligrammes.
      3. enfin, ce bien est facile à passer d’une main à une autre
       
      Plus une monnaie est proche de cette définition, meilleure elle sera. L’euro, le dollar, et les monnaies modernes des pays civilisés sont des bonnes monnaies dans la mesure ou elles correspondent (presque) parfaitement bien à ces trois critères de qualité d’une monnaie.
       
      Q1 : non, la monnaie n’est pas nécessaire à l’échange. Le troc est possible.
      Q2 : oui, la monnaie est utile à l’échange
      Q3 : Tout le monde peut devenir banquier et émettre de la monnaie. Vous écrivez sur du papier "en échange de ce papier, Mr Objectif remettra la somme de 1 euro". Et vous signez. Si des gens acceptent votre papier, votre papier vaut exactement un euro. vous êtes devenu banquier.
      Q4 : le prêt bancaire existe parce que le prêteur et l’emprunteur acceptent tous les deux ce taux d’intérêt. cette réponse est suffisante. Cet accord signifie que l’emprunteur y gagne et que le prêteur y gagne.
       
      J’espère que mes réponses vont dans le sens de vos questions.


    • Armand 26 décembre 2008 13:52

      Votre démonstration est fausse et ne tiens par la route : Dans la vraie vie, je ne peux rien vendre à mon banquier... le jour où mon banquier accepetera mon poisson, alors oui je pourai récupérer une part de cet or (ou de mon emprunt) pour payer les intérêts, mais ce n’est pas le cas.
      Recommencez donc votre "démonstration", sans oublier le principal : Le banquier ne VEUT PAS du poisson du pêcheur.... et tout l’horreur du système vous éclatera à la figure.

      Et secondo, les monnaies modernes sont des monnaies "temporaires". Ce que j’ai remboursé n’existe plus ! Donc non, je ne peux décidemment pas récupérer une partie de mon emprunt (chez le banquier) pour en payer les intérêts.

      La seule solution que j’ai, c’est de "dépouiller" quelqu’un d’autre... voilà pourquoi c’est totalement immorale comme système.


    • dûp 20 décembre 2008 10:54

      La vidéo de paul grignon sur l’argent dette est un raccourci.

      Il est tout de même invraisemblable que tu oses poster içi qu’un banquier emet la somme des billets (valeur faciale) à hauteur du prêt qu’il coout lnscent au tiers. C’est simplement faux. environ 15% de billets et le reste en monnaie de singe que nous sommes.

      Evidemment que les bilans comptables sont équilibrés officiellement. Comment expliques-tu qu’il faille injecter 200 milliards aux banques pour renflouer les caisses et éponger les pertes.
      Les banquiers spéculent avec nos dettes point barre, et les limites aparaissent.

      Ne laissons pas croire aux gens que largent que nous prêtent un banquier est dans ses coffres... Il suffirait simplement que tous les créanciers et clients viennent retirer leur pécule en même temps.
      Tout le monde rirait jaune smiley


      • gdm gdm 20 décembre 2008 15:43

        @dup
        La video de Paul Grignon omet l’essentiel. Grignon omet de rapeller que les actifs du banquier sont principalement constituées par la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède. Et la valeur totale de ces reconnaissances de dettes est supérieur à la valeur de la masse monétaire émise. Ainsi, la démonstration de Grignon devient inexacte. Le banquier émet de la monaie en échange de qq chose qui a plus de valeur que la monnaie émise.



      • earth75 earth75 20 décembre 2008 16:43

        Bonjour, Comme vous dites, l’ essentiel des actifs sont constitués de reconnaissance de dettes !!!!!! Tout est dedans concernant l’ arnaque des banques : elles créent de la richesse à partir de rien mais nous la facturent au travers d’ intérêts, lesquels seront payés au moyen de nouveaux prêts créés, et ainsi roule l’ arnaque, .......... Elle est pas belle la vie !!!! Et dire que " Et la valeur totale de ces reconnaissances de dettes est supérieur à la valeur de la masse monétaire émise " : mais Mr Grignon a raison de dire cela, puisque pour rembourses les intérêts, il va bien faloir que quelque part de la monaie soit créé au moyen d’ une nouvelle reconnaissance de dette..............


      • gdm gdm 21 décembre 2008 00:55

        @earth75
        en ce qui concerne la creation monétaire pour le paiement des interets d’une dette, je vous invite a lire ce que j’ai répondu ci-dessus a georges Cake :
        http://www.agoravox.fr/commentaire_static.php3?id_article=48685&id_forum=1937840


      • dup 20 décembre 2008 11:21

        je comprends pas tout . que veut dire "somme des billets (valeur faciale)" . il s’agit pas de monnaie papier ,mais un transfert de créance sur un écran , c’est tout. Avec du cash ça pourrait pas arriver

        Comment expliques-tu qu’il faille injecter 200 milliards aux banques pour renflouer les caisses et éponger les pertes.

        parce que plus personne ne fait confiance à ces titres alors que la veille ils avaient de la valeur. LA VALEUR EST DANS LE DESIR ; IL EST PAS DANS L’OBJET

        Les banquiers spéculent avec nos dettes point barre, et les limites aparaissent

        oui et la non transparence fait que personne sait ce qui se cache derriere le titre . Je peux vous faire des titres de propriété d’une parcelle de la planète mars . Tout cet argent qui aurait pu servir aux PME et la communauté a filé aux usa pour des rendements mirifiques qui se sont révélé être une forme du jeu de l’avion. Il faut laisser crever le système et pas le sauver. Larouche explique de manière claire. Je reste persuadé que même si des videos comme argent dette comportent quelque raccourcis ils sont salutaire pour une prise de conscience . Nous avons eu le nez dans le guidon trop longtemps. Nous savons même plus pourquoi nous travaillons tant et nous appauvrissons dand le même temps , malgrél les progrès techniques

        http://www.dailymotion.com/relevance/search/lelibrepenseur/video/x7rz4c_ala in-soral-met-les-choses-au-
        clair_news


        http://www.dailymotion.com/relevance/search/lelibrepenseur/video/x710p3_pil e-je-gagne-face-tu-perds_news


        • pseudo 20 décembre 2008 11:27

          Pourquoi ne profiterons nous pas de cette crise majeure pour annuler l’ensemble des dettes dans le monde particulier, entreprise, état, collectivité locale et nationaliser les banques ? Puisque personne ne pourra pas rembourser la totalité des dettes émissent. Nous injectons des milliards dans un systéme financier qui n’existe plus dans le trou noir de la finance. Le systéme financier mondial est mort. Les banquiers boursicoteur ont perdu, ils sont tous en banqueroute. Les sièges des banques à Paris pourront servir de logement sociaux.


          • dup 20 décembre 2008 11:40

            c’est ce qui va arriver ,mais les banksters vont user du pouvoir et la loi martiale est pas loin .
            Moi aussi je specule : il y a 90% de chances que ça finit dans un bain de sang


          • foufouille foufouille 20 décembre 2008 11:48

            article stupide
            une ode aux talibanquiers
            des fois faut sortir de son monde de bourgeois ingenieur a bac+10 de pistonne


            • gdm gdm 20 décembre 2008 17:34

              @foufouille
              Mon article n’est pas une "ode aux banquier". je rapelle un principe comptable et commercial nécessaire et inconstestable.

              Je suis un adversaire du systeme monétaire étatique actuel, un partisan de l’abolition des Banques Centrales.


            • foufouille foufouille 20 décembre 2008 18:35

              tu as du boulot vu la pourriture de ces gens la
              un banquier ne peut etre honnete (comme la plupart des castes)


            • gdm gdm 20 décembre 2008 21:07

              @foufouille
              Un individu est honnete tant qu’il ne viole pas la propriété d’autrui, tant qu’il ne viole pas le droit d’autrui. Un banquier ne viole pas le droit de ses clients. Il ne viole pas non plus ses engagements. Il est donc un commercant honnete.



            • foufouille foufouille 20 décembre 2008 22:36

              les banquiers qui vendent 10x le meme sont voleurs
              et en plus immunsite


            • zelectron zelectron 20 décembre 2008 11:54

              "Le principe du prêt bancaire n’est pas sérieusement contestable. Ce principe est sain et logique."
              effectivement sauf que ce principe est dans les mains de banquiers voyous alors disons qu’il faut decimer (au sens figuré tout de même) les états majors des banques + récuperation sur leurs biens propres (façon de parler)


              • dup 20 décembre 2008 12:03

                on ne peut prêter que ce que l’on a et qui a son double matériel (or ,maison, biens) . Il y a une mystification par une novlang qui recouvre que du vent .Il faut apprendre a faire confiance qu’à nous même
                .Par exemple à qui vendront ils les maisons vidées de leur propriétaires ? il pourront les vendre qu’à ceux qui les ont habitées , il existe pas d’autre acheteur possible. Ce qui arrive est totalement absurde


              • gdm gdm 20 décembre 2008 14:44

                @dup
                Vous dites "on ne peut prêter que ce que l’on a". Et vous renforcez votre affirmation en indiquant "or, maison, biens". Si cela est votre définition du prêt, alors le "pret bancaire" ne serait pas un pret au sens de votre définition.

                En effet, dans un pret bancaire, il s’agit d’un échange de creances entre le banquier et l’emprunteur. Aucune de ces créances échangées ne préexistaient à cet échange. La reconnaissance de dette est une créance qui n’existait pas avant l’emprunt. Le billet de banque, electronique ou papier, est une obligation sur le banquier, une creance sur le banquier.


              • dup 20 décembre 2008 16:38

                une créance peut exister que si le banquier lui même est solvable . Ce fait est bien expliqué dans la video de Grignon. On spécule que pas tous les preteurs demandent le remboursement immédiat. C’est vrai en théorie ,parce que s’il y a rumeur de faillite ils vienent tous récuperer leur pognon .C’est déjà arrivé en 29. le banquier en faillite n’a plus qu’à se jeter par la fenêtre . Bien qu’aujourd’hui ils sautent avec un parachute doré. une blague ? , un jeu de mot ? . Pas du tout :si ca vous convient dites que le monde a perdu de l’argent virtuel . faites ’delete’ et recliquez sur ’play’ vous verrrez si ça marche  .je vous trouve bien détaché de la réalité ..


              • earth75 earth75 20 décembre 2008 16:51

                Bonjour, Partant de votre défénition, pourquoi on n’ a pas les intérêts à taux poche de zéro ? Si je suis client d’ une banque Y, je devrais auprés de cette banque accéder a des prêts à 0% puisque qu’ au travers de mes cotisations de tenues de compte, la banque est bénéficiaire.


              • gdm gdm 20 décembre 2008 21:47
                @dup
                Vous dites que la créance n’existe pas lorsque le banquier n’est pas solvable. Ce n’est pas exact. La créance existe même lorsque le débiteur ne peut pas honorer ses engagements. La question devient quel est, précisément, l’engagement du banquier qui émet un billet de banque.
                 
                Vous évoquez le cas ou les usagers demanderaient ensemble le remboursement immédiat. Cette question est intéressante, mais ne concerne pas directement à mon article qui se limite à expliquer comment fonctionne le prêt bancaire.
                 
                Avant de vous répondre, il est utile de se référer aux banques écossaises entre 1700 et 1850. Ce Paul Grignon aurait plutôt du donner le bel exemple des banques écossaises du 18eme siècle. Il aurait dit moins d’erreurs que dans sa vidéo. Ces banques écossaises étaient des entreprises commerciales concurrentes, et indépendantes de l’Etat. Certaines tentèrent parfois d’organiser la faillite de leur concurrente en rassemblant suffisamment de billets dont elles exigeraient le remboursement immédiat. En 150 ans d’attaques épisodiques, aucune banque ne parvint à provoquer la faillite de la banque rivale. Et c’est bien logique. La banque attaquée revendait aussitôt certaines de ses créances à une autre banque contre de l’or. La banque acheteuse était très intéressée d’acheter des créances sur les emprunteurs d’une autre banque. La banque attaquée pouvait ainsi respecter tous ses engagements auprès de chaque usager. Ces attaques étaient très coûteuses et finalement vaines. Elles devinrent moins fréquentes.
                 
                Revenons à la nature exacte de l’engagement du banquier envers l’usager. Cet engagement est fixé par un contrat d’émission monétaire. ce contrat d’émission monétaire, ou contrat de monnaie, convient que chaque billet est échangeable contre une certaine masse d’or sous certaines conditions. Une condition est que l’usager devra parfois attendre qq. jours que le banquier revende qq. reconnaissances de dettes afin que le banquier obtiennent de l’or.
                 
                En 1929, la question fut une incompétence de la FED à gerer une bulle spéculative de la Bourse, bulle comme il en s’en forme souvent. Mais c’est un autre débat.
                 


              • Bof 20 décembre 2008 12:21

                La conclusion serait : "’ Ce principe est sain et logique. 			 		 	 "’ ET BIEN , il n’est ni sain ni logique dans une société qui fonctionne sur le principe de Justes Relations selon moi... un minable qui n’est même pas de votre avis !
                 Je me permets de vous préciser mon complet désaccord car pour moi, l’argent est une énergie dans une société convenable. Cette énergie fonctionne très bien dans des régions et même dans des localités aux usa.
                On la nomme ’argent libre’ je crois. Ceci sous entend quelque chose que vous allez refuser tout net : " tout le monde possède une compétence dans une société et quand on met cette compétence au service de la société, celle-ci DOIT être rémunérée. ET ceci devient impossible quand on accepte de rémunérer les masses d’argent accumulées car si l’accumulation doit être protégée pour des individus qui décideraient de travailler pour leurs cinquante ans par exemple , elle ne doit en aucun cas devenir un métier mais elle doit être rémunérée à sa juste valeur afin que cette masse ne diminue pas par l’érosion monétaire plus ou moins imposée par des ..par des ...par des professionnels des finances. Le mensonge a vite fait de s’engouffrer dans la brèche. En aucun cas les échanges entre individus ne doivent devenir des marchandises à leur tour . Cette affirmation ne vient pas de moi mais de grands financiers ou banquiers dont les info parlent plus ou moins en ce moment. Je me souviens d’une phrase du genre : ’ ah, si les gens savaient en quoi consiste mon métier " ou bien " le jour où ils comprendront ce que je fais dans mon métier..."


                • Bof 20 décembre 2008 12:28

                  La conclusion serait : "’ Ce principe est sain et logique. 			 		 	 "’ ET BIEN , il n’est ni sain ni logique dans une société qui fonctionne sur le principe de Justes Relations selon moi... un minable qui n’est même pas de votre avis !
                   Je me permets de vous préciser mon complet désaccord car pour moi, l’argent est une énergie dans une société convenable. Cette énergie fonctionne très bien dans des régions et même dans des localités aux usa.
                  On la nomme ’argent libre’ je crois. Ceci sous entend quelque chose que vous allez refuser tout net : " tout le monde possède une compétence dans une société et quand on met cette compétence au service de la société, celle-ci DOIT être rémunérée. ET ceci devient impossible quand on accepte de rémunérer les masses d’argent accumulées car si l’accumulation doit être protégée pour des individus qui décideraient de travailler pour leurs cinquante ans par exemple , elle ne doit en aucun cas devenir un métier mais elle doit être rémunérée à sa juste valeur afin que cette masse ne diminue pas par l’érosion monétaire plus ou moins imposée par des ..par des ...par des professionnels des finances. Le mensonge a vite fait de s’engouffrer dans la brèche. En aucun cas les échanges entre individus ne doivent devenir des marchandises à leur tour . Cette affirmation ne vient pas de moi mais de grands financiers ou banquiers dont les info parlent plus ou moins en ce moment. Je me souviens d’une phrase du genre : ’ ah, si les gens savaient en quoi consiste mon métier " ou bien " le jour où ils comprendront ce que je fais dans mon métier..."


                  • Gandalf Tzecoatl 20 décembre 2008 12:47

                    "Une autre erreur des sceptiques est d’omettre que la reconnaissance de dette a de la valeur. "

                    Oui, la reconnaissance de dette a de la valeur, elle est même chiffrable, à hauteur des intérêts non monétisés, le banquier finissant généralement par mettre la main sur la propriété d’autrui.

                    Bref, cette non-monnaie est synonyme de vol et de coercition envers propriétés physiques privés et propriété publique.

                    Heureusement que les banquiers patissent de leur propre avidité ultra-possessive.


                    • Daniel Roux Daniel R 20 décembre 2008 13:08

                      Merci pour cet article pédagogique qui tente de réconcilier le français et son banquier.

                      Le principe de la création monétaire est bien expliqué. Le banquier remet de la monnaie acceptée par tous contre une créance acceptée par lui-seul. Pour prix de ce service, le banquier prend un denier, sous forme de pourcentage sur le montant du capital échangé, simple et efficace.

                      C’est tout bon pour tout le monde, ça fait marcher le commerce et tourner les usines. Vu comme ça, le banquier a un rôle positif dans le mécanisme économique.

                      La réalité est un peu différente. Le diable est dans les détails.

                      Il y aurait beaucoup à écrire mais je vais essayer de faire court.

                      D’abord les banques sont des organismes privés avec des actionnaires, qui comme tous les actionnaires sont très gourmands. Ensuite, les dirigeants des banques n’ont de compte à rendre qu’aux actionnaires et non aux citoyens alors que nous avons vu que la bonne marche de l’économie dépendait d’elles.

                      Les banquiers sont peu surveillés et rarement sanctionnés par les autorités de tutelle étant donné les liens incestueux (pantouflage) qui unissent les hauts fonctionnaires du Trésor avec les états majors bancaires. (voir l’affaire du Crédit Lyonnais par exemple.)

                      Le montant des intérêts est exorbitant pour les plus pauvres. Le banquier prélève chaque année un loyer sur le capital restant dû. Plus le prêt est long, plus les intérêts représentent une part importante du remboursement. Plus vous êtes pauvres, plus votre durée de remboursement est longue et plus le prêt coûte cher.

                      Que dire du scandale des taux variables indexés et des taux progressifs qui ont ruiné tant de familles en leur faisant croire qu’une renégociation était impossible ?

                      Les taux d’intérêt varient du simple au quintuple, de 4 à 20% (en gros), à la limite du taux usuraire fixé par l’Etat. L’opération est la même, c’est à dire de l’argent contre une reconnaissance de dette et donc que les frais sont les mêmes. Plus vous avez besoin d’argent, plus votre taux d’intérêt sera élevé. Je ne reviendrais pas sur les crédits "revolvings" véritables trappes à misères. Encore une fois, ce sont les plus pauvres qui sont les premières victimes de ce qu’il faut bien appeler un racket. On se demande pourquoi l’Etat fixe un taux usuraire si élevé, si ce n’est que ceux qui décident semblent avoir plus le souci des banquiers que des emprunteurs.

                      Ca se complique lorsque l’on sait que certains banquiers préfèrent placer leur liquidité à la BCE en recevant un intérêt de 2% au lieu de faire tourner l’économie en remplissant le rôle que la Société attend d’eux.

                      Et c’est encore pire quand au lieu de prêter à des taux normaux à ceux qui veulent investir et faire tourner l’économie, les banquiers préfèrent jouer les Hedge funds en jouant au casino des dérivés. Parfois ils gagnent des milliards sur des gogos. Alors ils arrosent les actionnaires, les traders et les dirigeants, (bonjour les montres en or et les voitures de sport). Parfois, ils sont eux-mêmes les gogos d’autres plus malins et perdent des milliards. Ce sont alors, non pas les coupables mais nos impôts qui épongent les pertes et nos revenus qui disparaissent faute de liquidités pour les entreprises. Ce qui entraîne des faillites en série et le chômage pour des millions de salariés.

                      Conclusion, la monnaie est trop importante pour être laissée dans les mains d’irresponsables cupides. Il est grand temps que la Banque de France reprennent les rênes dans l’intérêt collectif public.








                      • Internaute Internaute 20 décembre 2008 15:29

                        Trois fois d’accord avec vos remarques.

                        Aujourd’hui le montant de l’impôt sur le revenu des français sert à payer les intérêts de la dette de l’Etat.

                        Au nom de quoi l’Etat doit-il passer par les banques ? C’est quoi ce cirque ? Au minimum l’Etat devrait emprunter à taux zéro.

                        Lorsqu’un quidam emprunte pour acheter une maison il devra payer en gros 2,6 fois le prix de la maison. Autrement dit, pendant les 20 ans de remboursement il devrait créer assez de richesse non seulement pour payer la maison mais en plus pour payer 1,6 fois le prix de cette maison en intérêts. Personne n’y arrive. On s’en sort que grâce à l’inflation des actifs qui ne représente aucune richesse nouvelle. Quand une maison a doublé de prix, il n’y a pas deux maisons sur le terrain mais toujours qu’une seule.

                        Le fait que que les intérêts ne soient pas créés ex-nihilo comme le capital oblige au niveau de l’économie à une cavalerie sans nom. On emprunte pour rembourser les intérêts du prêts précédent. A ce moment-là commence le calcul des intérêts composés et la courbe des engagements devient exponentielle. C’est ce que nous vivons actuellement. Ceci dit, il ne sert à rien de croire que les banquiers gagnent des milliards. L’un dans l’autre, les bénéfices des banques n’ont rien d’exceptionnels au regard de ce qui paraît être une libre machine à faire du fric.

                        Il y en a qui profitent du système comme l’ont décrit divers commentaires mais c’est le système qui est tout simplement mauvais. 


                      • gdm gdm 20 décembre 2008 15:35

                        @Daniel R
                        A la fin de votre commentaire, vous dites qu’il ne faut pas laisser la gestion de la monnaie entre les mains d’irresponsables. je suis d’accord avec vous sur ce point. Je vous fait remarquer que la monnaie est, aujourdhui gérée par l’Etat. La Banque de France est une Administration de l’Etat francais. La Banque centrale Européenne est une autre maniere pour l’Etat francais de gérer la monnaie.

                        Ceux qui dénoncent l’irresponsabilité des gestionnaires actuels de la monnaie doivent constater que ce mauvais gestionnaire est l’Etat francais lui-même. Il faut donc, comme le préconisait Hayek, dénationaliser la monnaie.


                      • gdm gdm 20 décembre 2008 15:50

                        @Internaute
                        La monnaie n’est pas créée "ex nihilo", dans le sens où la valeur de chaque billet émis est garantit par le banquier. Et le banquier garantit valablement la valeur de la monnaie dans la mesure ou il possède plus d’actifs que la masse monétaire émise. Or la plus grande partie de ces actifs sont des reconnaissances de dettes des emprunteurs.


                      • foufouille foufouille 20 décembre 2008 18:39

                        le credit hypothecaire et subprime ont vendu 10x la valeur de leur machin
                        c’est donc virtuel


                      • maharadh maharadh 20 décembre 2008 13:09

                        Vous oubliez de citer les méthodes de gangster de nos "gentils" banquiers" qui quand vous êtes dans la merde , vous enfoncent encore davantage alors que leur rôle social de par la loi les obligerait à faire le contraire, banquiers et assureurs sont les plaies de notre société.

                        Comment se fait-il que notre société accepte ses méthodes de maffiosis qui durent quand même depuis des décénnies ?

                        Qui ne dit mot , consent ?



                        • Céline Ertalif Céline Ertalif 20 décembre 2008 14:23

                          ... or la masse monétaire a augmenté beaucoup plus vite que l’économie ces dernières décennies, notamment aux USA et avec les produits dérivés, et c’est bien l’essentiel de ce qui provoque la crise d’aujourd’hui.

                          A mon avis, le principal problème de cet article est qu’il est nul sur le plan pédagogique, l’effet est encore bien pire que le manque de rigueur sur le plan de la science économique. Voir les commentaires... parce que, franchement, même si les maladresses d’explication sont évidentes (notamment dans la confusion entre les rôles des banques centrales, secondaires, monnaies fiduciaire et scripturale - oui ça fait beaucoup, d’accord), l’article porte sur le fond un message juste que plusieurs commentaires proprement atterrants ne comprennent pas ! Ouh lala ! Vite, vite, un peu de sciences éco dans nos écoles ! Voilà au moins ce que nous apprend, indirectement mais brillament, cet article ! smiley Agoravox n’a pas vocation à être une chaire docte, espérons que là où les professeurs ont échoué, les échanges horizontaux propres aux forums et à la communication égalitaire du net puisse faire progresser. Espérons-le puisqu’on est, entre autres, là pour ça. Merci Léon de faire des heures sup gratis smiley Des heures sup vraiment efficaces, totalement hors du plan de relance de Sarko smiley smiley smiley


                        • gdm gdm 20 décembre 2008 14:32

                          @Léon
                          Vous êtes celui qui avez eu l’audace de déclarer, et à maintes reprises, que celui qui ne ne viole jamais le droit de propriété d’autrui serait, par définition une "crapule libérale". Pire, vous affirmez que celui qui le pense serait, lui aussi, une crapule libérale. Vous condamnez ainsi non pas sur des actions, mais sur des opinions. Tant que vous maintiendrez ce raisonement, vos autres raisonements seront, ipso facto, discrédités. Votre critique de manque de rigueur est bien mal venue de la part de qq’un comme vous qui tennez de tels propos irresponsables et insultants sur les prétendues "crapules libérales".

                          Le fonds de votre intervention reprend en d’autres termes ce que j’ai évoqué par "créance douteuse". Si l’emprunteur ne peut pas produire suffisament de richesses pour rembourser, alors, la créance sur l’emprunteur est douteuse, et peut devenir une perte sèche pour le banquier.




                        • gdm gdm 20 décembre 2008 14:53

                          @céline Erlatif
                          La différence entre un billet papier et un chiffre sur un compte bancaire ou toute autre forme de monnaie importe peu. Le commun dénominateur de ces formes de monnaie est que chaque billet, paier ou électronique, est une "obligation" du banquier envers l’usager du billet. Cette obligation est de meme nature que toute autre titre financier. Dans un titre financier, l’obligation de l’émetteur provient du contrat unilatéral privé entre l’émetteur et l’usager, porteur du titre. Dans un billet de banque, la loi a remplacé le contrat unilatéral privé.

                          C’est la raison, il est justifié de ne pas tenir compet dans un débat sur la cration monétaire des différence de forme de la monnaie. Que vote contrat soit matérialisé par du papier, par du plastic ou par un support électronique importe peu. Une obligation reste identique a elle-meme, quelle que soit le support prouvfant l’existence de cette obligation.

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