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Le principe du prêt bancaire

On entend parfois, trop souvent, que le prêt bancaire serait, par nature, une escroquerie. Le prêt bancaire est une opération commerciale légitime. Le prêt bancaire consiste à échanger des billets, c’est à dire des obligations du banquier, en échange d’une obligation de l’emprunteur, c’est a dire la reconnaissance de dette.
La valeur des billets de banque est garantie par le banquier. Le banquier garantit la valeur de ces billets qu’il a émis parce que la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède est supérieure à la monnaie qu’il a émise.

Le prêt bancaire n’est pas une escroquerie. Le prêt bancaire est l’opération par laquelle la monnaie moderne est créée. Le banquier fabrique les billets au moment même du prêt. Précisions que ces billets de banque sont en papier, ou sous le forme électronique d’un compte bancaire. Au même moment du prêt, l’emprunteur signe sa reconnaissance de dettes. Le banquier échange ainsi des billets contre une reconnaissance de dette.
 
Un billet de banque est une obligation du banquier envers l’usager du billet. Une reconnaissance de dette est une obligation de l’emprunteur envers le banquier. La valeur du billet est garantie par le banquier. La valeur de la reconnaissance de dette est garantie par l’emprunteur.
 
L’obligation du banquier fut longtemps celle de remettre une certaine masse d’or à l’usager en échange du billet. A l’époque des monnaies privées écossaises entre 1700 et 1850, ou des monnaies françaises entre 1800 et 1804, chaque billet était un contrat privé, unilatéral entre le banquier et l’usager. Depuis que l’Etat a imposé le monopole de la monnaie, le contrat est remplacé par la loi. L’obligation du banquier qui est résulte est semblable à celle d’un contrat.
 
Certains sceptiques objectent que ce prêt bancaire serait une escroquerie, puisque le banquier prête une chose qui n’existait pas avant le prêt. Cette objection est inexacte. Le banquier émet ces "obligations", que sont les billets et remet à l’emprunteur. L’emprunteur devra ensuite les lui rendre. L’emprunteur a une attitude symétrique à celle du banquier. L’emprunteur signe sa reconnaissance de dette, évidemment inexistante avant la signature du prêt.
 
Les sceptiques reprochent alors au banquier de prêter une chose qu’il ne possédait pas avant le prêt et qu’il fabriquerait au moment du prêt. Ils affirment ainsi que le banquier prête une chose dont la valeur serait nulle, d’ou la suspicion d’escroquerie. Bien que ce discours soit fréquent, il est absurde. Ceux là devraient appliquer leur même critique à l’emprunteur, lequel fabrique sa reconnaissance de dette au moment du prêt. Pour aller au fond du raisonnement des sceptiques, il faut alors leur dire que l’emprunteur ne fait que "prêter" sa reconnaissance de dette, au même titre que le banquier prête ses billets de banque.
 
L’erreur majeure de ces sceptiques est d’ignorer que le billet de banque est obligation du banquier de respecter certains engagements. Avant 1971, le banquier devait remettre une certaine masse d’or en échange d’un billet. Aujourd’hui, l’obligation légale du banquier qui émet un euro est que ce billet de 1 euro conserve son pouvoir d’achat.
 
Une autre erreur des sceptiques est d’omettre que la reconnaissance de dette a de la valeur. La reconnaissance de dette est une "créance" sur l’emprunteur. Or la plus grande masse des actifs du banquier est la valeur des reconnaissances de dettes. Et pourtant ces sceptiques, drapés dans leur aveuglement, soutiennent que ces billets ne seraient garantis par "rien". Le banquier garantie la valeur des billets qu’il émet grâce à la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède.
 
Le discours le plus affligeant des sceptiques est que ces reconnaissances de dette seraient, selon eux, sans valeur. Alors que ces reconnaissances de dettes s’achètent et se vendent chaque jour sur les marchés interbancaires. Ces ventes prouvent que ces reconnaissance de dette ont de la valeur. Nul ne va acheter une marchandise qui n’aurait aucune valeur. Chaque reconnaissance de dette a plus de valeur que le montant du prêt. Sinon, le banquier ne prêterait pas les billets, n’accorderait pas le prêt. La plus-value commerciale du banquier est la différence entre la valeur de la reconnaissance de dettes et la somme prétée.
 
Le principe de la création monétaire par le prêt bancaire est donc comptablement équilibré, commercialement avantageux pour le banquier et pour l’emprunteur. Le système bancaire est critiquable pour plusieurs raisons différentes de celle du prêt bancaire. Le principe du prêt bancaire n’est pas sérieusement contestable. Ce principe est sain et logique.
par gdm (son site) samedi 20 décembre 2008 - 173 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par dup (xxx.xxx.xxx.133) 20 décembre 2008 09:13

    merci de poser les bonnes questions. J’ai vu comme tout le monde la video ’argent dette’ qui est très interessant . On y voit qu’en matière d’argent ce n’est qu’une question de confiance. Moi aussi je peux créer de l’argent : je peux par exemple signer une reconnaissance de dette de 3000 euros envers l’auteur de cet article. Ce dernier peut donner ce papier en garantie à quelqun auquel il va acheter quelque chose.
    tant que la confiance en ce titre bidon marche tout ira bien.
    Le problème c’est que je n’ai pas les 3000 euros et ne les rembourserai jamais. qui doit payer ? c’est comme de la fausse monnaie —> le dernier qui paye avec un faux billet peut se voir demander un autre moyen de paiement . en plus il risque lea prison bien qu’il soit pas l’auteur du titre. Rappelez vous la phrase menaçante sur les billets de 20 francs. Les personnes qui ont de titres pourris peuvent les bruler ou les encadrer comme les emprunt russes. L’acheteur d’un titre est responsable de ce qu’il achète .
    Ce qui se passe avec les banques DEPASSE L’ENTENDEMENT . C’est un acte de banditisme comme jamais les hommes on connu. Weimar va être de la tarte à coté . Vous savez ce que cela a donné. Il faut laisser les spéculateurs avec leur papiers . Ils peuvent se chauffer avec !. ce monsieur vous prévien gentillement que de toutes façon vous n’échaperez pas à un remède de cheval . Les politiques vous mentent et vous volent . Ce sont des bandits et des incompétants ,surtout leurs experts !! .Ca va très très mal finir :

    http://leweb2zero.tv/video/miniplein_61493dbd3583ba7
    http://leweb2zero.tv/video/miniplein_8949405eb689e7a
    http://leweb2zero.tv/video/miniplein_604940692749a7f

  • Par Daniel R (xxx.xxx.xxx.196) 20 décembre 2008 13:08
    Daniel Roux

    Merci pour cet article pédagogique qui tente de réconcilier le français et son banquier.

    Le principe de la création monétaire est bien expliqué. Le banquier remet de la monnaie acceptée par tous contre une créance acceptée par lui-seul. Pour prix de ce service, le banquier prend un denier, sous forme de pourcentage sur le montant du capital échangé, simple et efficace.

    C’est tout bon pour tout le monde, ça fait marcher le commerce et tourner les usines. Vu comme ça, le banquier a un rôle positif dans le mécanisme économique.

    La réalité est un peu différente. Le diable est dans les détails.

    Il y aurait beaucoup à écrire mais je vais essayer de faire court.

    D’abord les banques sont des organismes privés avec des actionnaires, qui comme tous les actionnaires sont très gourmands. Ensuite, les dirigeants des banques n’ont de compte à rendre qu’aux actionnaires et non aux citoyens alors que nous avons vu que la bonne marche de l’économie dépendait d’elles.

    Les banquiers sont peu surveillés et rarement sanctionnés par les autorités de tutelle étant donné les liens incestueux (pantouflage) qui unissent les hauts fonctionnaires du Trésor avec les états majors bancaires. (voir l’affaire du Crédit Lyonnais par exemple.)

    Le montant des intérêts est exorbitant pour les plus pauvres. Le banquier prélève chaque année un loyer sur le capital restant dû. Plus le prêt est long, plus les intérêts représentent une part importante du remboursement. Plus vous êtes pauvres, plus votre durée de remboursement est longue et plus le prêt coûte cher.

    Que dire du scandale des taux variables indexés et des taux progressifs qui ont ruiné tant de familles en leur faisant croire qu’une renégociation était impossible ?

    Les taux d’intérêt varient du simple au quintuple, de 4 à 20% (en gros), à la limite du taux usuraire fixé par l’Etat. L’opération est la même, c’est à dire de l’argent contre une reconnaissance de dette et donc que les frais sont les mêmes. Plus vous avez besoin d’argent, plus votre taux d’intérêt sera élevé. Je ne reviendrais pas sur les crédits "revolvings" véritables trappes à misères. Encore une fois, ce sont les plus pauvres qui sont les premières victimes de ce qu’il faut bien appeler un racket. On se demande pourquoi l’Etat fixe un taux usuraire si élevé, si ce n’est que ceux qui décident semblent avoir plus le souci des banquiers que des emprunteurs.

    Ca se complique lorsque l’on sait que certains banquiers préfèrent placer leur liquidité à la BCE en recevant un intérêt de 2% au lieu de faire tourner l’économie en remplissant le rôle que la Société attend d’eux.

    Et c’est encore pire quand au lieu de prêter à des taux normaux à ceux qui veulent investir et faire tourner l’économie, les banquiers préfèrent jouer les Hedge funds en jouant au casino des dérivés. Parfois ils gagnent des milliards sur des gogos. Alors ils arrosent les actionnaires, les traders et les dirigeants, (bonjour les montres en or et les voitures de sport). Parfois, ils sont eux-mêmes les gogos d’autres plus malins et perdent des milliards. Ce sont alors, non pas les coupables mais nos impôts qui épongent les pertes et nos revenus qui disparaissent faute de liquidités pour les entreprises. Ce qui entraîne des faillites en série et le chômage pour des millions de salariés.

    Conclusion, la monnaie est trop importante pour être laissée dans les mains d’irresponsables cupides. Il est grand temps que la Banque de France reprennent les rênes dans l’intérêt collectif public.







  • Par George Cake (xxx.xxx.xxx.15) 20 décembre 2008 12:34

    Monsieur l’auteur, vous ne semblez pas vraiment connaître ce dont vous parlez.
    Sinon vous auriez noté que : lorsqu’une banque crée 100 pour les préter, elle demandera 110 en remboursement. Hors, les 10 d’intérêts n’ont jamais été créés.
    Vous trouvez ça sain ?
    La stupidité n’est pas une excuse à vos propos consternants, il doit s’agir de volonté de désinformer, ce genre d’article ayant déjà paru ici, pour faire passer le même mensonge.
    C’est fini oui, de nous prendre pour des cons ?

  • Par Fadge (xxx.xxx.xxx.184) 20 décembre 2008 14:21
    Fadge

    QUEL TISSU DE MENSONGES CET ARTICLE !!

    IL PART DE 2 AFFIRMATIONS FAUSSES :

    1/ "Le banquier fabrique les billets au moment même du prêt. Précisions que ces billets de banque sont en papier, ou sous le forme électronique d’un compte bancaire." NON

    Uniquement sous forme électronique. Les banquiers n’impriment pas de billets.
    Ce sont les banques centrales qui impriment physiquement des billets.
    Pour un prêt de 100, le banquier sur son bilan, met 100 en debit et 100 credit. Puis au fur et a mesure du remboursement du capital, il detruis l’argent. Reste les interets qui n’ont jamais été créé.

    2/ "Un billet de banque est une obligation du banquier envers l’usager du billet. " : NON

    Ah bon ? On a droit a quoi avec cette "obligation" par rapport à la banque ? La seule obligation qu’a une banque envers les billets, c’est de reconnaitre sa valeur c’est tout. (si on amene un billet de 50, elle a l’obligation de l’accepter et de crediter le compte de 50, c’est tout)
    L’obligation c’est la reconnaissance de dette de l’emprunteur. Le Banquier lui n’a aucune obligation.
    Le terme obligation n’a dailleurs rien a voir avec le fait d’emprunter a un banquier. Ce terme est inaproprié dans ce cas, et cherche a embrouiller le lecteur avec un terme qui ne s’applique pas dans ce cas.
    Wikipedia : "Une obligation peut être émise par :

    • un État dans sa propre devise - on parle alors d’emprunt d’État ;
    • un État dans une autre devise que la sienne - on parle alors d’obligation souveraine ;
    • une entreprise du secteur public, un organisme public, une collectivité locale - on parle alors d’obligation du secteur public ;
    • une entreprise privée, une association, ou tout autre personne morale, dont les Fonds communs de créances, et on parle alors d’obligation corporate."
    Une banque n’emet pas une obligation a un emprunteur mais credite le compte de l’emprunteur de la somme empruntée, c’est tout. Le contrat qui est signé lors de l’emprunt n’engage la banque qu’a cela (a crediter l’emprunteur de ce montant), par contre l’emprunteur s’engage a rembourser, c’est une reconnaissance de dette, qui est souvent attaché à une hypotheque sur un bien physique garantissant ce remboursement. Si l’emprunteur ne rembourse pas, la banque engage des poursuites, lui saisi ses biens, partie de son salaire, etc... Il est raririssime qu’une banque ne retrouve pas cet argent d’une facon ou d’une autre.

    3/
    "Le banquier garantie la valeur des billets qu’il émet grâce à la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède." NON
    Le banquier ne garantie pas la valeur des billets. Personne d’ailleur ne garantie la valeur des billets depuis le decouplement des billets avec une valeur physique (l’or). La valeur du billet est dépréciée par la dépréciation de la monnaie par l’augmentation de la masse monétaire qui est faite sans contre partie. Avant pour emettre des billets, il fallais acheter de l’or pour le garantir, c’est plus le cas. L’augmentation monétaire hallucinante de 11% faite par le privé par an fait chuter la valeur de l’argent.

    A PARTIR DE CES AFFIRMATIONS FAUSSES, ON DEMONTRE DES FAUSSES CONCLUSIONS

    et alors le ponpon, c’est cette phrase absurde :
    "Le discours le plus affligeant des sceptiques est que ces reconnaissances de dette seraient, selon eux, sans valeur. " NON SURTOUT PAS ON DIT LE CONTRAIRE
    Ben, non, justement, la reconnaissance de dette, est bien la seule chose qui a de la valeur dans toute cette histoire, car elle est liée a des biens physique qui peuvent être saisi par la banque.

    Donc, cet article, démontre tout et son contraire, en utilsant des termes innaproprié.
    Tout ca, pour eviter de parler de la légimité du privé à emettre le credit.

    AVANT 1973 l’Etat Francais s’empruntais a lui même sans interêts !!
    Cela s’appelle la CREATION MONETAIRE PUBLIQUE

    Et c’est la le coeur du problème.
    Les banques, les banquiers, les traders, les chambres de compensations, les organismes de régulation, et de controle ONT TRICHE, MENTI, DISSIMULE.
    Ils ne sont plus légitime à utiliser le pouvoir de création monétaire que l’Etat leur à donner.
    CAR C’EST L’ETAT SEUL QUI DONNE LE DROIT DE CREATION MONETAIRE
    et il doit le reprendre, sinon ce sera la fin du monde
    Ensuite, vous parté de ce faux argument pour votre démonstration.

    Bref, article affligeant

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