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Le prochain krach financier viendra-t-il d’Italie ou de Chine ?

Déjà, l’été dernier, la forte baisse de la bourse Chinoise avait semblé pouvoir plonger la planète financière dans un nouveau krach, 7 ans après celui de 2008. Aujourd’hui, parmi les multiples scénarii de nouvelle explosion financière, l’empire du Milieu tient toujours la corde, avec l’Italie.
 
 

Quelles seront les allumettes du prochain incendie financier ?

Parce que nous n’avons absolument pas retenu les leçons de la précédente crise financière, nous sommes condamnés à en vivre une prochaine. La principale question qui reste, c’est de savoir quelle sera l’allumette qui déclenchera l’incendie. Les licornes d’Internet qui ne tiendraient pas les promesses placées en elles par les investisseurs ? Le défaut d’un Etat souverain ? Une nouvelle faillite bancaire ? Une crise internationale qui provoquerait un nouveau ralentissement économique déstabilisant l’économie mondiale ? La baisse du prix des matières premières est dangereuse à ce titre, car toute remontée brutale et prolongée ferait alors remonter l’inflation et pousserait les taux d’intérêts à la hausse, une cause classique de krach. Je crois que c’est aujourd’hui le scénario le plus probable du prochain krach.
 
 

Mais une crise financière peut aussi débuter du fait de la crise spécifique d’un système financier. Et là, deux pays semblent des candidats évidents à un tel incident. L’Italie alarme les milieux financiers depuis plusieurs mois : après la crise de la banque Monte Paschi, l’Italie a monté un fond, dénommé Atlante (Atlas, qui porte le monde sur ses épaules) destiné à aider les banques en difficulté. Il a déjà secouru une banque régionale en difficulté. Mais cela montre surtout que le système bancaire Italien est en très grande difficulté, avec pas moins de 18% des prêts qui posent problème  ! Et toutes les restrictions de l’UE sont autant de complications pour régler la crise bancaire de l’Italie, et sa dette publique de plus de 2000 milliards d’euros… Si Rome s’enrhume, la crise sera autrement plus violente qu’avec Athènes...

 

Mais le château de carte financier le plus inquiétant est sans doute celui qui se construit en Chine, entre la libéralisation du marché et l’interventionnisme encore très fort de l’Etat. Mais les chiffres donnent le tournis : depuis 2008, le poids des dettes du pays est passé de 150 à 260% du PIB ! La part des prêts en difficulté a doublé en deux ans, à 5,5%. Qui plus est, les actifs des banques Chinoises représentent aujourd’hui 30 000 milliards de dollars, soit 40% du PIB mondial. Enfin, le poids de la finance de l’ombre a quadruplé en 3 ans, passant de 4 à 16%. Heureusement, le système financier Chinois est très peu imbriqué dans le système mondial, limitant les risques de contagion, et on peut penser que l’Etat viendrait au second, mais difficile de croire qu’une crise grave serait sans conséquence pour nous.

Naturellement, The Economist recommande toujours plus de dérégulation, feignant d’oublier qu’avec des taux aussi bas, cela représente un véritable appel au crime. Malheureusement, il y a fort à parier que les leçons n’ayant pas été retenues, nous connaîtrons bien un nouveau krach.

 


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11 réactions à cet article    


  • Aristide 30 mai 10:19

    Voilà donc le mage de l’économie nous pond un énième article sur le crack qui ne manquera d’arriver.


    Comment passerait-il à coté d’un crack boursier en pondant quelques articles annuels sur le sujet. Notre Elisabeth TESSIER nous en prévoit donc un. 



    • Alren Alren 30 mai 12:38

      @Aristide

      Laurent Herblay aurait raison, le krach serait inévitable si les règles du jeu étaient maintenues.

      Mais à mesure de l’évolution de la finance, elles seront modifiées pour l’éviter !

      On sait depuis longtemps que les USA ne rembourseront jamais leur dette d’état, même en monnaie de singe. Mais cela ne gêne pas les prêteurs ainsi floués si les intérêts sont régulièrement payés. Car l’important pour c’est la rente à vie. (cf. l’emprunt Pinay, indexé sur l’or et prologngé artificiellement par Giscard pour favoriser son électorat.)

      Les banques ne possèdent pas l’argent des prêts qu’elles consentent. Elles le créent avec un jeu d’écriture. Il suffit qu’on décide qu’elles peuvent coninuer à le faire même si un proportion importante de leurs créances ne seront jamais remboursées.

      La finance, comme le droit sont purement anthropiques, elles ne dépendant aucunement, à la différence de la technique ou de l’agriculture, de lois de la Nature. L’Homme peut donc à leur sujet décider ce qu’il veut, comme ça l’arrange.


    • toma 30 mai 13:08

      @Alren
      C’est par exemple dans un autre domaine ce qui énerve en Allemagne, depuis la réunification on fait penser aux allemands de l’est, ahhh, ca va couter cher, la réunification, faut accepter des salaires faibles, puis pas d’augmentation, serrer la ceinture. 


      Certains qui sont donc passer à côté du rêve de la réunification (reste que bcp de « osi’s » vivent très bien aujourd’hui !) voient aujourd’hui le gouvernement trouver 86 milliards pour les migrants ! 
      Les régles du jeu changent, là on a décidé que ces jeunes (musulmans souvent, mais c’est un autre problème), allaient éviter la catastrophe démographique qui s’annoncent (même si au Japon, Italie, Irlande, statistiquement c’Est bien pire qu’en Allemagne). 

      Donc un Etat trouve de l’argent quand il en a bien envie, construit des logements HLM quand ce lui serre, accueille des illégaux, migrants, immigrés economiques/politiques/de guerre quand il en a bien envie. 

      Le gouvernement changera les régles quand il faut, suffit de voir le mini-krach chypriote, hop, deux nuits de discusions à Berlin, les comptes bancaires des gens et des firmes n’étaient plus couverts, par ici la monnaie. 

    • izarn 30 mai 16:38

      @Alren
      Certes, mais la monnaie n’existe que par la confiance.
      Imprimer du papier chiotte, c’est pas ça qui fait bouffer.


    • international (---.---.72.145) 30 mai 23:01

      @Aristide,
      le krack peut arriver, les banques centrales font tout pour éviter ce problème de défaut de paiement. Car, la Fed, BCE et autres impriment de la monnaie sans contre partie.

      il faut surveiller l’évolution du FMI avec la Chine en Septembre. Car les réserves de change avec l’arrivée d’une devise chinoise peut contre balancer les risques systémiques financiers et du commerce international à court terme.

      Pour sortir du mécanisme de la dette en système néolibéral, il faut rétablir la Charte de la Havane,
      et de la déclaration de Cocoyoc 1974, un parti politique arrive à porter cette possibilité :
      le Parti de la Démondialisation(le pardem) en France ;

      http://www.pardem.org/analyses/demondialisation/317-rassembler-pour-la-demondialisation


    • Alren Alren 31 mai 15:52

      @izarn

      Imprimer du papier chiotte, c’est pas ça qui fait bouffer.

      Mais si justement !!! Si quelqu’un accepte de vous donner un bien ou un service tangible en échange, parce qu’il est assuré qu’il pourra refiler cette (fausse) monnaie à un de ses fournisseurs.

      C’est ce que font les USA en dollars et bons du Trésor depuis la non-convertibilité du dollar en or (1972), parce que sans cela, il n’avait plus les moyens de continuer la guerre sainte contre le communisme au Vietnam et de faire croire à la supériorité absolue du capitalisme, au monde en général, mais surtout aux citoyens US.

      Bien sûr, un particulier qui ferait cela irait illico en prison comme faux-monnayeur.

      Les dirigeants des autres pays du « monde libre », tous anticommunistes sans exception, ont accepté ce vol, qu’ils avaient pourtant compris, parce qu’il ne frappait que leurs peuples et non la fortune de leurs employeurs et leur petite fortune personnelle.

      Les US ont paniquent aujourd’hui, après avoir abusé de cette facilité, que les BRICS, dont la Chine et la Russie mettent en place un système de monnaie hors-dollar pour les paiements internationaux. C’est pourquoi, en échange d’un soutien inconditionnel, ils exigent des monarchies islamistes du Golfe qu’elles refusent tout paiement de pétrole hors dollar (et notamment en euros).


    • fred.foyn Le p’tit Charles 30 mai 10:45

      Des banques et des bourses.. !


      • soi même 30 mai 16:14
        Le prochain krach financier n’a au fond pas besoin d’un pays particulier, il est durable et permanent , le monde est en proie à une crise de septicémie économique mondialisé, et si un pays en deviens le déclencheur du krach , c’est par pur logique stratégique financière pour sauver de la banque croûte la plus grande démoniaquecratie du monde... !

        Pourquoi actuellement l’ensemble du continent Sud Américain est rentre en convulsion économique et politique ?

        Ne serait pas là pour une ultine tentative de sauver un géant malade ?


        • izarn 30 mai 16:41

          @soi même
          Oui l’ogre bouffe ses enfants...
          On apprends ça à l’école primaire...


        • colere48 colere48 30 mai 16:50

          GATTAZ L’AGRESSEUR

          Dans une interview au journal « Le Monde », le patron du Medef Pierre Gattaz agresse la CGT et le mouvement social hostile à la loi El Khomri.

          Il insulte les syndicalistes engagés contre la loi El Khomri en les traitant de « voyous » et de « terroristes ». Il devrait savoir que les mots reviennent parfois comme des boomerangs... à leur expéditeur ! Car comment nommer un Gattaz qui pratique l’« optimisation fiscale » avec sa société Radiall et a fait passer l’impôt sur sa société de 25% à 3% tout en empochant plusieurs centaines de milliers d’argent public avec le CICE ?

          Il affirme que « le sigle CGT est égal à chômage ». Lui qui avait promis un million d’emplois dont nous ne voyons toujours pas la couleur !

          Il qualifie les personnes engagés contre la loi El Khomri de « minorités » alors que 70% des Français sont opposés à ce texte et que son organisation à lui, le Medef, ne représente qu’entre 3% et 10% des entreprises. Comment nommer un ultra-minoritaire qui abuse d’un pouvoir usurpé, nullement représentatif ?

          Pierre Gattaz est un parasite social. Un héritier qui se gorge d’argent public capté à coup de chantage, de menaces et d’insultes contre le peuple. Son soutien aveugle à la loi El Khomri confirme combien nous avons raison de lutter contre ce texte imposé de force aux Français.

          Gattaz, Hollande, Valls : voilà les vrais coupables du blocage du pays. Nous refusons la dictature du Medef qui croit pouvoir faire sa loi à coup de chantage à l’emploi et de 49.3.

          JLM
          Jean-Luc Mélenchon



          • zygzornifle zygzornifle 31 mai 08:22

            je pense plutôt qu’il viendra de la Papouasie ou des Inuits ....

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