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Le régime capitaliste

Le régime capitaliste est devenu tellement malfaisant que ni les maîtres de la finance, ni les partis politiques qui les servent ne se présentent jamais à visage ouvert comme des défenseurs du capital. Il leur arrive même de se réclamer d’on ne sait quel socialisme.
 
Cette étroite aristocratie de notre temps s’efforce d’exploiter jusqu’aux limites du possible la masse des travailleurs salariés. Parallèlement, elle s’applique à subordonner le peuple tout entier et la vie même du pays à son bon plaisir ou, pour mieux dire, à ses intérêts égoïste.
 
A ce stade du développement, la contradiction entre le capital et le travail s’exacerbe ; les luttes des travailleurs se développent. D’autres catégories de la population, dans les villes et les campagnes, expriment un mécontentement grandissant et, pour certaines d’entres elles, entrent dans l’action.
 
En France, le changement politique depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, a marqué une étape décisive dans la voie du capitalisme monopoliste d’Etat, une adaptation des structures politiques à la situation nouvelle « la mise en place d’une nouvelle forme de l’Etat, personnelle et autoritaire ». Dans ce système, les principales attributions du pouvoir sont aux mains d’un personnage, qui tranche et décide de tout sans avoir aucun compte à rendre devant le parlement ou tout autre organisme. C’est lui qui dirige le gouvernement. La mainmise de ce pouvoir sans contrôle s’exerce sur les grandes administrations, sur l’armée et la police, sur le secteur public et nationalisé, sur la télévision et la radio, et plus généralement sur l’ensemble de la vie nationale.
 
Cependant, quelles que soient la puissance et les différents moyens mis en œuvre par l’Etat, l’incapacité du capitalisme monopoliste d’état à assurer le progrès de la société française est de plus en plus évidente. « La société française est en crise ».mais la crise qui frappe aujourd’hui notre pays est différent. Elle n’affecte pas seulement l’économie et elle n’est pas le prélude à une période d’essor. Il s’agit cette fois, d’une crise profonde, globale, est surtout durable.

Nous sommes arrivés à un moment où le capitalisme ne doit plus être le maître du monde.
 
Cette crise atteint profondément l’économie nationale. D’énormes capitaux accumulés sont gelés au lieu d’être investis fautes de pouvoir donner le taux de profit exigé par les détenteurs. Des branches de l’industrie sont démantelées, et des régions entières sont voués à l’abandon, les gaspillages, les déséquilibres qui en résultent se sont accompagnés de la dégradation des conditions de vie et de travail de la majorité des hommes et des femmes.
 
Elle est sociale : Les monopoles et leur pouvoir ont étendu l’exploitation, au-delà de la classe ouvrière, à toutes les couches laborieuses, si bien que des millions de travailleurs manuels et intellectuels se dressent contre les conséquences d’un régime qui nuit gravement à leurs intérêts.
 
Elle est morale : la recherche de l’argent par n’importe quels moyens, engendre le développement des conflits, de la criminalité, etc.
 
Elle est idéologique : parce que les dirigeants capitalistes, sont hostiles aux idées de progrès qui favorisent la lutte.
 
Elle est aussi politique : Le grand patronat et l’état, pour maintenir leur régime, recourent de plus en plus à l’arbitraire, dénient aux citoyens la moindre participation aux décisions qui les concernent, décident en toutes choses par voie d’autorité, ce qui a pour conséquence de renforcer l’aspiration à un régime politique différent.
 
La crise atteint même l’appareil de l’état (administration, magistrature, armée, police, éducation nationale, etc…) l’on voit désormais des hommes et des femmes percevoir la contradiction entre ce que le pouvoir leur demande et l’intérêt général qu’ils veulent servir.
 
La politique Sarkozienne s’inscrit dans la stratégie mondiale des sociétés multinationales et de l’impérialisme, qui cherchent à garder leurs profits et leur puissance dans la situation nouvelle.
 
En vue de s’adapter à la crise les multinationales procèdent, entre autres moyens, à ce qu’on appelle le redéploiement, c’est-à-dire au transfert d’une partie de leurs activités dans les secteurs du monde où le taux de profit est le plus élevé.
 
A cet effet, le pouvoir sarkozien prêche et pratique l’austérité sous toutes les formes pour les travailleurs et leurs familles ; il organise un chômage massif et durable ; il appauvrit et ruine par centaines de milliers les exploitants familiaux de l’agriculture, les artisans et les commerçants ; il subordonne la recherche, l’enseignement général et la formation aux intérêts du grand capital. Il assure aux monopoles des profits fabuleux en finançant leurs activités par des prélèvements sur les fonds publics et en leur accordant des exonérations exorbitantes.
 
Bien entendu, le pouvoir de la grande bourgeoisie et les partis qui les soutiennent s’évertuent à inventer d’autres explications à la crise, à sa profondeur et à sa durée. Leur arguments se répètent ou varient au fil des années .Une formidable campagne, entre autres, a été organisée et elle se poursuit pour faire croire que la crise est essentiellement provoqué par la hausse du pétrole et par la crise des subprimes, mais cette crise est antérieur à ces faits,les manifestations et les conséquences de la crise du système capitaliste sont très différentes selon les pays, chez nous, les plans successifs élaborés par le pouvoir Sarkozien-chacun peut le constater- sont invariablement axés sur des mesures tendant au freinage de la consommation par le chômage, la pression sur les salaires et les prestations sociales, la hausse des prix en même temps que sur le soutien des monopoles à coup de milliards.
 
En conclusion  : La crise met en évidence la nécessité pour la France d’un nouveau type d’organisation sociale.
 
 
HAUDEGOND Jean-Luc

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20 réactions à cet article    


  • Deadlikeme Deadlikeme 6 janvier 2009 10:28

    "En conclusion  : La crise met en évidence la nécessité pour la France d’un nouveau type d’organisation sociale."

    Je dirais que la crise mondiale actuelle démontre les limites du capitalisme mondial et qu’il y a nécessité et urgence à repenser une société humaine sur d’autres bases que celles du profit, du loup est un loup pour l’homme, du chacun pour soi.

    L’utopie est aussi une solution.


    • Frank Einstein 6 janvier 2009 11:22

      à Deadlikeme 				

      								
      				"L’utopie est aussi une solution".

      Quelle utopie ?

      Celle-ci, par exemple ?
      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47406


    • Nicko 6 janvier 2009 10:48

      Cher auteur, vous enfoncez un peu des portes ouvertes, et vous caricaturez pas mal.
      Non que la situation soit réjouissante mais quand même ...


      • wesson wesson 6 janvier 2009 10:58

        Bonjour l’auteur,

        "Le régime capitaliste est devenu tellement malfaisant que ni les maîtres de la finance, ni les partis politiques qui les servent ne se présentent jamais à visage ouvert comme des défenseurs du capital."

        C’est effectivement bien le problème du capitalisme aujourd’hui. Tous ces capitalistes (dont Sarkozy que vous citez) sont convaincus que le système mis en place continuera indéfiniement. Ils sont convaincus que l’écrasement de la majorité par une minorité de décisionnaire va toujours augmenter, et de manière exponentielle.

        Tout le problème est de faire tout ça sans que cela se voit.

        Dès lors que l’on comprends cela, on comprends tous les discours de Sarkozy, qui vont citer Jaurès, Blum, vont parler d’égalité sociale, de bien être de tous ... Mais dans les fait, jamais on aura tant bafoué ces grandes idées humanistes à l’aide du politique qui va totalement à leur encontre.


        Le jour ou les gens prendrons conscience de cela, et qu’il y ont tout à perdre, ce jour là les défenseurs du capitalisme ne feront plus le poids.


        • antireac 6 janvier 2009 13:30

          @ wes.....
          le jour où les gens prendront conscience etc...
          c’est pour quand j’aimerais le savoir ?


        • antireac 7 janvier 2009 13:52

          @ george
          Pas demain la veille comme on dit chez nous


        • bulu 6 janvier 2009 12:21

          Cet article fait plutot une bonne analyse de la crise

          Je lui trouve pourtant deux defauts majeurs :

          - se cantonner au sarkozysme, comme si la trahison des élites datait de sarko. Au contraire sarko rend service au peuple, avec lui tout devient clair et lisible sur cette trahison, c’est tellement gros.


          - parler de regime capitaliste, qui tent a laisser penser que le probleme vient du capital alors qu’il y a mille facons d’administrer le capitalisme. Ca fige le debat entre capitalisme et anti/capitalisme, ce qui essentiel aux profiteurs du système.


          • Michel Maugis Michel Maugis 7 janvier 2009 00:03

            @ bulu

            "parler de regime capitaliste, qui tent a laisser penser que le probleme vient du capital "

            pour les imbéciles et les ignorants.

            l´expression "régime capitaliste" n´a aucun sens.
            On doit parler de "mode de production"

            Le capital existe dans tous les régimes politiques et dans tous les modes de productions.

            Donc, cela signifie que le sens du mot capitalisme n´est pas lié à la gestion du capital ou à son existence.

            il est lié à sa forme matérielle et à son type de possession.


            Lorsque le principal capital était l´homme lui même, nous avions l´esclavagisme.
            puis ce fut la possession agraire, ce fut le féodalisme.

            puis avec la libération de l´homme est venu le capitalisme qui mit l´acent sur la propriété privée des moyens de production.

            Mais le capitalisme existe depuis les premiers temps de l´humanité, depuis la division du travail et donc l´apparition de l´échange.

            Ce mode de production a été supportable que par des mesures SOCIALISTES OU COMMUNISTES.
            Dans tout mode de production existe aussi des mesures correspondant au mode suivant qui atténuent les contradictions du mode.l

            La sécurité sociale, les retraites, les subventions.. sont des mesures socialistes.


            Ce qui doit succéder au mode de production capitaliste est le socialisme.

            SOCIALISME OU FASCISME

            Michel Maugis


          • Le péripate Le péripate 6 janvier 2009 14:01

             Ah, ça fait du bien de rire un peu. L’actualité est si chargée ! La contradiction entre le capital et le travail ! Quelle contradiction y a t-il entre une scie, une machine (le capital) et le travail ?
            Cette thèse ne tient que dans la théorie de la valeur travail (Smith, Ricardo, Marx), théorie abandonnée par tous les économistes. Il est vrai que certains préfèrent éluder la question plutôt que de reconnaître que la valeur se révèle dans l’échange, que la valeur, c’est l’utilité (marginale, mais, bon, c’est sûrement un peu trop compliqué pour un marxiste bas de gamme).
            Continuez, j’aime bien rire.


            • Michel Maugis Michel Maugis 6 janvier 2009 23:48
              @ l´auteur
               
              Il ne s´agit pas de régime capitaliste mais de mode de production capitaliste.

              Le capitalisme n´est pas un régime mais un mode de production.
               
              Et comme mode de production il ne peut qu´être remplacé par le socialisme, car les modes de production se distinguent par le type de propriété des moyens de production.

              Et le socialisme ne peut que se construire que par la force démocratique de la majorité consciente des salariées, des travailleurs intellectuels et même de certains possédants avec conscience.
               
              Le capitalisme ne peut progresser qu´au coût d´un fascisme occidental sur le reste du monde.

              SOCIALISME OU FASCISME !!
               
               
              Michel Maugis

              • gdm gdm 7 janvier 2009 00:28

                @Michel Maugis
                Vous parler des moyens de production. C’est en effet la propriété des moyesn de productions qui déterminent le mieux la nature d’un systeme politique. C’était l’excellent analyse de l’économiste Hayek. C’est ainsi que le communisme controle les moyens de production en interdisant le droit de propriété des citoyens sur le capital productif. C’est ainsi que les socialistes veulent que l’Etat controle et guide la production afin que le production soit orientée vers des biens utiles au pays.

                Le fascisme controle étroitement la production en installant un fonctionnaire dans chaque entreprise.Le slogan de Mussolini était la celebre phrase mainte fois répétée "tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien hors de l’Etat". La doctrine fasciste est proche du Socialisme. Mussolini était le principal dirigeant du parti socialiste italien avant de fonder le mouvement fasciste, parti provenant d’une dissidence du parti socialiste italien.

                Le capitalisme se borne a proner le respect de la propriété privée et le respect du contrat. Le respect de la propriété privée est nécessaire pour inciter les citoyens a créer des richesses pour eux-memes. La déclaration des Droits de l’Homme consacrent le droit de la propriété privée. Ces droits de propriété sont violés par les Etats socialistes et autres Etats fascistes.


              • vivelecentre 7 janvier 2009 07:25

                bon courge pour essayer de dialoguer sur ce sujet(ou d’autre) avec Augis

                vous avez là l’un des pires dinosaure crypto communiste de ce forum !!

                et souvent un modèle d’intolérance à l’insulte facile ! 


              • vivelecentre 7 janvier 2009 07:26

                (....).courage(...) Maugis(...)
                merci !


              • antireac 7 janvier 2009 13:56

                Tout à fait d’accord


              • JL JL 7 janvier 2009 00:10

                Je crois que l’auteur se fout de nous. Lisez bien :

                ""En France, le changement politique depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, a marqué une étape décisive dans la voie du capitalisme monopoliste d’Etat, une adaptation des structures politiques à la situation nouvelle « la mise en place d’une nouvelle forme de l’Etat, personnelle et autoritaire ». Dans ce système, les principales attributions du pouvoir sont aux mains d’un personnage, qui tranche et décide de tout sans avoir aucun compte à rendre devant le parlement ou tout autre organisme. C’est lui qui dirige le gouvernement. La mainmise de ce pouvoir sans contrôle s’exerce sur les grandes administrations, sur l’armée et la police, sur le secteur public et nationalisé, sur la télévision et la radio, et plus généralement sur l’ensemble de la vie nationale.""

                Comment se débarrasser de l’Etat avec la bénédiction des anticapitalistes ? en inventant cette sublime expression : "Le capitalisme monopoliste d’Etat" .

                Décidément, Les cons ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnait.  smiley


                • Üriniglirimirnäglü Üriniglirimirnäglü 7 janvier 2009 02:15

                  On y croit ou pas, mais tous les êtres humains n’ont pas le même profil, s’agissant de la manière dont ils souhaitent se positionner par rapport à la recherche de leur intérêt propre.

                  Une partie des êtres humains préfère perdre un peu pour tenter de permettre à la situation de la majorité de leurs semblables de s’améliorer, tandis que d’autres appartiennent sans complexe au camp de ceux que ça ne gêne pas de gagner beaucoup en privant les autres, y compris des moyens de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

                  Ce qui est mal fait, dans la vie, c’est que ce second profil, qui semble pourtant trés éloigné de celui du voisin, du collègue de travail, du gendre ou du compagnon idéal, est trés souvent celui qui est associé à la faculté de commandement. L’autorité et le leadership vont en effet souvent avec la recherche égoïste et égocentrique du profit personnel et du pouvoir, ainsi assez souvent qu’avec l’absence de principes et de considération pour les autres, surtout à l’égard de ceux qui risqueraient de devenir des concurrents sérieux dans la course aux ressources (nourriture, partenaires sexuels, argent, considération, pouvoir...).

                  L’abnégation n’est pourtant peut-être pas si rare que ça chez les "leaders", mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est certainement pas autant médiatisée, ni même considérée, que la capacité à réussir envers et contre les autres. En d’autres termes, la capacité à privilégier la réussite collective à sa propre réussite fait plus souvent l’objet de considérations "de façade" que d’une réelle promotion, notamment au sein des milieu les plus proches du pouvoir et même (surtout ?) dans ce qui pourrait paraître comme le "temple" du jeu collectif, à savoir l’entreprise. Au fond, cette qualité humaine, qu’on peut qualifier de générosité, est bien plus méprisée que louée, surtout quand il s’agit d’en considérer l’utilité et l’efficacité pour assurer et assumer un quelconque leadership. En réalité, qu’on le veuille ou non, générosité et altruisme riment pour beaucoup de beaux esprits avec faiblesse et niaiserie.

                  Dans la mesure où, parallèlement, les personnes ayant un profil altruiste sont souvent parmi les moins enclines à diriger les autres, souvent plus par rejet des valeurs et "qualités" associées au leadership que par réelle incompétence, il est bien évidemment impossible d’envisager une correction spontanée de cette situation pourtant dommageable. 

                  Pourtant, les apports de certaines sciences humaines, notamment la psychologie et la sociologie des organisations, devraient permettre à tous, les égoistes, les altruistes et les autres, de comprendre et d’admettre certaines vérités humaines, scientifiquement démontrées, intangibles et transcendant les idéologies et les religions.

                  La plus clairement intelligible des vérités, la plus simple à énoncer et la plus puissante est, à mon sens, le fait que le respect de l’autre est une, si ce n’est LA composante indispensable à placer au coeur de toutes les solutions destinées à organiser les conditions d’une vie meilleure pour le plus grand nombre et ce, dans quelque domaine de l’activité humaine que ce soit.

                  Même si la promotion de la parité peut sembler prometteuse, en ce qu’elle promet une plus grande pénétration des valeurs dites féminines au sein des cercles de pouvoir, la société occidentale ne s’oriente cependant pas dans le sens d’un meilleur respect de cette vérité fondamentale.
                  Sans doute parce qu’elle a vu le niveau général d’éducation de sa population s’élever, cette société a privilégié, bien au delà du raisonnable, le goût pour le dévoilement du "dessous des cartes" et la fascination pour les "égoûts de l’histoire", et négligé d’investir de manière raisonnée, efficace et réaliste dans la recherche du bonheur collectif.
                  A cet égard, certaines doctrines, notamment celles de Machiavel ou de l’art de la guerre, semblent être, plus que jamais, des valeurs sûres, érigées en modèle, au départ dans l’entreprise et la politique, puis dans toute la société.

                  Mais je pense qu’un point de rupture est en train d’être atteint, au delà duquel les forces centrifuges mises en mouvement par ces récentes évolutions sont telles que leur intensité fait courir un risque sérieux d’éclatement irrémédiable du collectif, mode d’organisation de la vie humaine, qui, tel un culte, ne tient sur le long terme que par la foi et la volonté collective et se meurt quand il commence à manquer de croyants.

                  Aussi, il est urgent que ceux qui se reconnaissent dans l’énoncé du premier profil se convainquent du fait :

                  - qu’ils sont bien plus nombreux qu’ils ne le pensent à nourrir les mêmes aspirations de justice sociale ;

                  - que le temps est désormais venu pour eux de considérer objectivement les connaissances, les méthodes et les moyens qui s’offrent à celui qui nourrit de tels espoirs pour lui permettre de tenter de faire évoluer les choses positivement ; connaissances, méthodes et moyens qui lui permettront d’exercer un leadership efficace et éclairé, sans être contraint de sombrer dans les travers et la facilité d’un machiavélisme contraire aux intérêts de chacun.

                  Chaque année, lorsque vient le moment, qui pourrait être sinon parfois délicat, de remplir ma feuille d’impôt sur le revenu, chose que je fais généralement le soir, je tâche de me remémorer de quoi a été faite ma journée et les satisfactions de divers ordres qu’elle ma apportées. Lorsque j’ai terminé, je m’efforce alors de me représenter mentalement la quantité d’énergie et de stress qu’il m’aurait fallu déployer pour obtenir l’équivalent d’une seule de ces satisfactions, si j’avais vécu il y a 500 000 ans, c’est-à-dire bien avant l’invention de l’Etat et des impôts qui lui sont indissociablement liés.
                  Faites cet exercice en pensant bien aux détails du contexte dans lequel s’est déroulé votre journée (la pluie, la température, le vent., les distances parcourues, les calories récoltées et celles qui ont été consommées...), vous verrez, vous aimerez le fait d’avoir des impôts à payer !


                  • Üriniglirimirnäglü Üriniglirimirnäglü 7 janvier 2009 03:47

                    S’agissant de la manière dont les êtres humains se positionnent par rapport ce qui constitue leur intérêt propre et comment ils cherchent à le satisfaire, tous n’ont pas le même profil, y compris chez les hommes politiques.

                    Une partie des êtres humains préfère perdre un peu pour tenter de permettre à la situation de la majorité de leurs semblables de s’améliorer, tandis que d’autres appartiennent sans complexe au camp de ceux que ça ne gêne pas de gagner beaucoup en privant les autres, y compris des moyens de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

                    Ce qui est mal fait, dans la vie, c’est que ce second profil, qui semble pourtant trés éloigné de celui du voisin, du collègue de travail, du gendre ou du compagnon idéal, est trés souvent celui qui est associé à la faculté de commandement.

                    L’autorité et le leadership vont en effet souvent avec la recherche égoïste et égocentrique du profit personnel et du pouvoir, ainsi assez souvent qu’avec l’absence de principes et de considération pour les autres, surtout à l’égard de ceux qui risqueraient de devenir des concurrents sérieux dans la course aux ressources (nourriture, partenaires sexuels, argent, considération, pouvoir...).

                    C’est ce qui explique en partie que des crapules puissent être réélues malgré leurs frasques.

                    L’abnégation n’est pourtant peut-être pas si rare que ça chez les "leaders", mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est certainement pas autant médiatisée, ni même considérée, que la capacité à réussir envers et contre les autres. En d’autres termes, la capacité à privilégier la réussite collective à sa propre réussite fait plus souvent l’objet de considérations "de façade" que d’une réelle promotion, notamment au sein des milieu les plus proches du pouvoir et même (surtout ?) dans ce qui pourrait paraître comme le "temple" du jeu collectif, à savoir l’entreprise.

                    Au fond, cette qualité humaine, qu’on peut qualifier de générosité, est bien plus méprisée que louée, surtout quand il s’agit d’en considérer l’utilité et l’efficacité pour assurer et assumer un quelconque leadership. En réalité, qu’on le veuille ou non, générosité et altruisme riment pour beaucoup avec faiblesse et niaiserie. De deux candidats, le plus rusé, ou du moins celui qui apparaîtra comme tel, sera souvent le mieux considéré.

                    Dans la mesure où, parallèlement, les personnes ayant un profil altruiste sont souvent parmi les moins enclines à se mettre en avant et à diriger les autres, souvent plus par éducation et par rejet des valeurs et "qualités" associées au leadership que par réelle incompétence, il est bien évidemment impossible d’envisager une correction spontanée de cette situation pourtant dommageable.

                    Pourtant, les apports de certaines sciences humaines, notamment la psychologie et la sociologie des organisations, devraient permettre à tous, les égoistes, les altruistes et les autres, de comprendre et d’admettre certaines vérités humaines, scientifiquement démontrées, intangibles et transcendant les idéologies et les religions.

                    La plus clairement intelligible des vérités, la plus simple à énoncer et la plus puissante est, à mon sens, le fait que le respect de l’autre est une, si ce n’est LA composante indispensable à placer au coeur de toutes les solutions destinées à organiser les conditions d’une vie meilleure pour le plus grand nombre et ce, dans quelque domaine de l’activité humaine que ce soit.

                    Même si la promotion de la parité peut sembler prometteuse, en ce qu’elle promet une plus grande pénétration des valeurs dites féminines au sein des cercles de pouvoir, la société occidentale ne s’oriente cependant pas dans le sens d’un meilleur respect de cette vérité fondamentale.

                    Sans doute parce qu’elle a vu le niveau général d’éducation de sa population s’élever, cette société a privilégié, bien au delà du raisonnable, le goût pour le dévoilement du "dessous des cartes" et la fascination pour les "égoûts de l’histoire", et négligé d’investir de manière raisonnée, efficace et réaliste dans la recherche du bonheur collectif. A cet égard, certaines doctrines, notamment celles de Machiavel ou de l’art de la guerre, semblent être, plus que jamais, des valeurs sûres, érigées en modèle, au départ dans l’entreprise et la politique, puis dans toute la société.

                    Mais je pense qu’un point de rupture est en train d’être atteint, au delà duquel les forces centrifuges mises en mouvement par ces récentes évolutions sont telles que leur intensité fait courir un risque sérieux d’éclatement irrémédiable du collectif, mode d’organisation de la vie humaine, qui, tel un culte, ne tient sur le long terme que par la foi et la volonté collective et se meurt quand il commence à manquer de croyants.

                    Aussi, il est urgent que ceux qui se reconnaissent dans l’énoncé du premier profil se convainquent du fait :

                    - qu’ils sont bien plus nombreux qu’ils ne le pensent à nourrir les mêmes aspirations de justice sociale ;

                    - que le temps est désormais venu pour eux de considérer objectivement les connaissances, les méthodes et les moyens qui s’offrent à celui qui nourrit de tels espoirs pour lui permettre de tenter de faire évoluer les choses positivement ; connaissances, méthodes et moyens qui lui permettront d’exercer un leadership efficace et éclairé, sans être contraint de sombrer dans les travers et la facilité d’un machiavélisme contraire aux intérêts de chacun.

                    Chaque année, lorsque vient le moment, qui pourrait être sinon parfois délicat, de remplir ma feuille d’impôt sur le revenu, chose que je fais généralement le soir, je tâche de me remémorer de quoi a été faite ma journée et les satisfactions de divers ordres qu’elle ma apportées. Lorsque j’ai terminé, je m’efforce alors de me représenter mentalement la quantité d’énergie et de stress qu’il m’aurait fallu déployer pour obtenir l’équivalent d’une seule de ces satisfactions, si j’avais vécu il y a 500 000 ans, c’est-à-dire bien avant l’invention de l’Etat et des impôts qui lui sont indissociablement liés.

                    Faites cet exercice en pensant bien aux détails du contexte dans lequel s’est déroulé votre journée (la pluie, la température, le vent., les distances parcourues, les calories récoltées et celles qui ont été consommées...), vous verrez, vous aimerez le fait d’avoir des impôts à payer !

                    Et s’agissant des titulaires de mandats publics, je verrais d’un bon oeil qu’il leur soit défendu à jamais de se présenter à une quelconque élection, dés lors qu’il est prouvé qu’ils ont sciemment trahi la confiance que les électeurs avaient placée en eux. Les promesses de campagne non tenues seraient ainsi sanctionnables par une exclusion définitive du jeu démocratique. La "dureté" de ce type de mesure est à mon sens le prix à payer pour disposer d’une démocratie efficace, stable et durable, et d’une économie possédant les mêmes qualités.


                    • JL JL 7 janvier 2009 10:24

                      La preuve que cet article est un leurre : tous les commentaires critiques sont masqués.

                      Je dénonce l’imposture intellectuelle qu’est cette expression "capitalisme monopoliste d’état".

                      Si cela était, ce n’est pas l’Etat en tant que tel qu’il faut incriminer, mais l’Etat fasciste.

                      L’auteur qui doit être un ami de Madelin et appartenir au courant Démocratie libérale, profite de ce que l’Etat UMP a la rage pour en appeler à noyer l’Etat.

                      Je proteste contre le masquage en bloc des commentaires qui ne sont pas moinssés au delà de la règle connue (10 votes négatifs et au delà, selon).


                      • JL JL 7 janvier 2009 10:34

                        Je dénonce la malhonnêté de ces gens qui, dans un premier temps ont appelé à gérer l’Etat comme un entreprise en instaurant ce concept de gouvernance qu’ils s’appliquent indifféremment aux affaires publiques et à la politique, puis qui, dans un deuxième temps en appellent aux lois anti-monopoles qu’ils ne respectent pas eux-mêmes, pour casser ce qu’ils appellent le monopole d’Etat, pour casser l’Etat.

                        Monopole d’Etat est une expression monstrueuse. "Le sommeil de la raison engendre des monstres "  : "le libéralisme, cette non pensée intégrale" se caractérise par le remplacement de la raison par ce qu’ils désignent par le doux euphémisme pragmatisme.


                      • JL JL 7 janvier 2009 10:41

                        Capitalisme monopoliste d’état est une expression monstrueuse.

                        "Le sommeil de la raison engendre des monstres " : "le libéralisme, cette non pensée intégrale" se caractérise par l’éviction de la raison par ce qu’ils désignent par ce doux euphémisme : pragmatisme.

                        (réf Goya, Castoriadis)

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