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Accueil du site > Actualités > Economie > Le renouveau des mines en France : mythe ou réalité ?

Le renouveau des mines en France : mythe ou réalité ?

 

Le contexte mondial

La production de matière première se fait aujourd’hui globalement dans le monde suivant 4 modes principaux :

L’extraction industrielle, l’extraction artisanale, le recyclage industriel, le recyclage artisanal.

L’extraction industrielle privilégie les gisements de grande taille exploitables à ciel ouvert de préférence (open pit) même si la teneur moyenne est faible. Certaine de ces carrières atteignent plusieurs kilomètres de large et prés d’un kilomètre de profondeur.

Ce type d’exploitation se fait avec des engins gigantesques pelles mécanique, camions dont la charge dépasse 100 tonnes, vastes usines d’enrichissement permettant la fabrication de concentré, complétées parfois par un par un complexe métallurgique délivrant sous forme de lingots la substance recherchée. A tout cela il faut ajouter la mise en place d’infrastructures nécessaire à l’approvisionnement et à l’évacuation des produits finis.

L’extraction artisanale se fait souvent avec des moyens rudimentaires hors de toutes contraintes en terme de sécurité, de protection de l’environnement. Les populations défavorisée constituent l’essentiel de la main d’œuvre de ces petites mines, exploitée par des mafias, des groupes révolutionnaires ou prétendu tels, des intermédiaires douteux. Ce type d’exploitation est répandu en Afrique en Amérique du sud et dans certaines contrées du sud est asiatique. Sa contribution pour certaines matières est loin d’être négligeable.

La filière recyclage joue un rôle de plus en plus important avec la aussi une approche industrielle, dans les pays développés, avec contraintes de sécurité et de protection de l’environnement, et un laisser-faire total dans les pays en voie de développement ou la démarche artisanale prédomine.

L’extraction industrielle nécessite de gigantesques moyens financiers uniquement mobilisables par des états ou de très grosses sociétés (majors). Sauf cas particuliers ces investissements ne peuvent être mobilisés que sous certaines conditions. A savoir : l’existence démontrée et évaluée d’un gisement, un minimum de stabilité politique dans le pays concerné, le minimum de contraintes environnementale, la main d’œuvre qualifiée la moins cher possible un cour relativement stable de la matière concernée, ou à défaut des prix de revient très bas permettant de dégager des bénéfices quelque soit l’importance des fluctuations.

Cette fluctuation des cours est au centre des préoccupations des Etats et des sociétés concernées. Dans la dernière décennie des fluctuation de plusieurs centaines de % ont été enregistrées par exemple sur les métaux précieux ,les terre rares etc..

Durant la seconde guerre mondiale et après ,les USA ont constitués pour des raisons de sécurité des stock stratégiques. Ceux-ci ont été ensuite utilisés pour influencer les cours. Lorsque le cours d’une matière montait à un niveau jugé excessif, les USA se délestaient d’une partie de leurs stocks et faisaient chuter le cour. Le système qui aurait pu assurer une régulation s’est très vite perverti. Les cours maintenus très bas pendant une durée suffisamment longue avaient pour effet de faire perdre beaucoup d’argent à des exploitant qui vendaient a perte. En créant des cycles, montée des cours, chute des cours et maintient à un niveau bas, les USA ont ainsi réussi grâce a cette pasteurisation à éliminer une grande partie des petites ou moyennes sociétés minières rachetées par des majors souvent américaines..

La mondialisation aidant ce système s’est progressivement mis en sommeil.

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Mine du Burc
La mine de fluorine du Burc (Tarn) au moment de sa fermeture en 2006

En France

 Ce sont les mines de fer de lorraine qui ont été les premières victimes.On y exploitait en souterrain depuis près d’un siècle un minerais titrant 30% de fer avec des impuretés.

Dès les années 30 C. Killian avait identifié des minerais de fer de très bonne qualité titrant plus de 50% en Mauritanie, leur exploitation à la fin des années 60 a marqué la fin des mines en lorraine et par voie de conséquence de la sidérurgie dont l’agonie dure encore (Gandrange). C’est à cette époque que l’on crée la sidérurgie au bord de l’eau ( Dunkerque, Fos) approvisionnée par des minéraliers venant de Mauritanie mais pouvant venir également du brésil de Canada, ou des gisement du même type ont été découverts.

Ce fut ensuite le tour du charbon exploité sauf à Decazeville en souterrain, concurrencé par les mines à ciel ouvert d’Afrique du sud, d’Australie ou d’Amérique du Nord. 

Les mines d’uranium ont quant à elles, faute de réserve exploitables suffisantes, fermé au début des années 80 (Limousin, Morvan, etc.).

Les dernières mines d’or du limousin ont suivi.

Les 3 dernières mines de fluor dans Tarn (le Burc, Montroc le Moulinal) ont fait les frais de la fusion entre Péchiney et Alcoa et ont été fermées en 2000.

Sur le territoire métropolitain, il reste une mine de sel (Dombasle) conservée peut-être pour pouvoir mater si besoin était quelques futurs prisonniers politiques !!

L’extraction du nickel se poursuit en Nouvelle Calédonie avec des sociétés française et australienne. En Guyane les orpailleurs illégaux continuent de polluer au mercure les cours d’eau et côtoient quelques entreprises de taille moyenne pratiquant la même activité proprement et légalement.

La France a peu de major, Cogema (uranium, Afrique Canada Australie ) Imerys ( Nickel en nouvelle Calédonie ) et dans une certaine mesure Rhône Poulenc (spécialisée dans l’élaboration des terres rares ).

La prospection en France a commencé son déclin après le premier choc pétrolier (1973). En 1982 on déclara avec des trémolos dans la voix vouloir relancer le charbon. L’euphorie ne dura qu’un instant. Le coup de grâce se concrétisa dans les années 90 par le sabordage du BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minières), et la vente à l’encan de ses découvertes, parmi lesquelles figurait une des plus belles mines d’or du monde (Amérique du sud). Le tout fût orchestré par Claude Allègre à cette époque président du BRGM.

Parallèlement à cela les compétences acquises durant des décennies ont disparu tant au niveau de la prospection que de l’exploitation.M ême si il existe encore des écoles formant des ingénieurs des mines ils connaissent après tout, les mines exceptées..

 

Le potentiel minier 

La France métropolitaine dispose d’importantes réserve en fluor (fluorine) dans le Morvan, sous forme de gîtes stratiformes accessible en surface, mais dont l’intérêt économique immédiat reste à démontrer. Pour le reste il s’agit dans l’état actuel des choses de filons ou d’amas de tailles modeste connus en surface parfois reconnus, ou partiellement exploités. Si d’autres opportunités existent il faudra les découvrir et les exploiter en profondeur c’est à dire dans des conditions économiques peu favorable. L’évolution de la demande( terre rares par exemple) fait qu’aujourd’hui il est possible de reconsidérer certains gisements, indices terrils ou haldes (produits considérés comme stériles lors des anciennes exploitation ) sous un angle nouveau. La somme des produits et sous produits (à forte valeur ) peut permettre d’envisager un intérêt économique et ce alors que le produit seul n’en présente pas. La relecture et l’analyse des milliers de mètres de carottes de sondages stockés depuis des décennies, pourrait permettre à moindre coût de découvrir peut-être quelques nouveaux indices de ce type.

Des pays comme le Canada et l’Australie qui ont maintenu et développé leur activité dans le domaine de la prospection et de l’exploitation ont vu ce créer un tissu hiérarchisé d’entreprises.

Au sommet les majors qui exploitent les gisements et qui sont capables de mobiliser les financements, leur risque est faible et liés essentiellement à la fluctuation des cours.En amont ils existe deux types d’entreprises intermédiaires.Des très petites entreprises d’une dizaine de salariés qui prospectent et recherche des indices ,des entreprises plus conséquentes qui leur rachètent des indices et vont essayer d’identifier un gisement en effectuant des sondages complémentaires définir les réserves préconiser les méthodes d’exploitation etc..C’est donc un gisement quasiment clés en main qu’elles vendent aux majors.Ces deux types d’entreprises font appel a des capitaux a risques ,généralement sous forme d’actions dont le cours peut varier d’un jour a l’autre de plusieurs milliers de % en fonction des découvertes..

En France ce type de tissus n’existe pas encore .Deux sociétés de taille moyenne VARISCAN (capitaux australiens) et Garrot-Chaillac sont actuellement sur le point de démarrer des activités similaires.

Même si il ne faut pas évoquer les questions qui fâchent il est utile de rappeler le potentiel des gaz de schiste, du pétrole de schiste du gaz de houille…

En Guyane les potentialités semblent encore importantes (or,diamant ? etc..)

En offshore les potentialités sur les nodules polymétalliques exitent sur de vastes surfaces dans le Pacifique.

Aux Antilles la géothermie (déjà exploitée..)

En nouvelle Calédonie le nickel (largement exploité)

 

Perspectives

Aujourd’hui il est plus simple et moins cher pour un industriel d’importer ses matières premières que de les produire en France, d’autant que des mécanismes financiers complexes lui permettent de se protéger en partie, des fluctuation des cours.

La sécurité n’a pas de prix, mais elle a un coût et c’est l’Etat responsable de cette sécurité stratégique qui doit semble-t-il mettre en place les mécanismes capable de remettre en route la machine minière grippée depuis fort longtemps.

Le code minier, le code l’environnement ne constituent pas des avantages dans cette relance.

Une des solutions consisterait pour certaines matières à garantir aux exploitants un prix d’achat minimum suffisamment incitatif pour susciter des vocations.

En complément il serait souhaitable de favoriser le drainage des capitaux à risques vers les entreprises juniors.

Enfin de valoriser et compléter le patrimoine de connaissances du sous-sol thésaurisé par le BRGM.

La constitution ces jours derniers d’une compagnie nationale des mines est, dans cette optique un bon début ..

La France a un passé minier, pour avoir dans ce domaine un avenir, il lui faudra s’inscrire dans la durée, elle devra y consacrer beaucoup d’efforts financiers, d’innovation, de coordination, et cela avec des perspectives nationales mais aussi internationales.

 

Et ils allèrent conquérir le fabuleux métal que Cipango mûrit dans ses mines lointaines

José Maria De Hérédia

 


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28 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 24 février 2014 10:58

    il faut savoir que l’on a fait noyer les puits alors que de nouvelles veines de charbon étaient decouverte, parce qu’a l’epoque c’etait plus rentable ( pour qui ?) de faire venir le charbon de l’étranger, et l’on a plongé des regions entieres dans le chômage ; De nombreuses entreprise travaillaient a l’époque pour les mines...


    • Robert GIL ROBERT GIL 24 février 2014 15:54

      pour moinser une realité que je ne fais que retranscrire faut etre un peu perturbé...


    • claude-michel claude-michel 24 février 2014 11:06

      Montebourg (Mine de rien)..dimanche a été étrillé par MLP...elle lui a taillé un joli costard...a la fin il a pété les plombs en l’injuriant faute d’argument...

      Pitoyable...
      Le charbon encore une histoire de lobby à l’époque de le fermeture des puits...

      • jef88 jef88 24 février 2014 11:19

        il m’a toujours semblé bizarre que toutes les mines d’un type donné soient à sec en même temps
        bizarre que tous les tissages et filatures ferment en moins d’une décennie
        bizarre que tous les ateliers de confection ferment en moins d’une décennie
        bizarre ! ! ! ben oui j’ai dit bizarre .....
        QUAND LE LOBBYING SERA T’IL CONSIDÉRÉ COMME UN DÉLIT VOIRE UN CRIME ?


        • jako jako 24 février 2014 11:49

          Excellente remarque Jef, on peut néanmoins considérer que la décision a été prise pour conserver quelques stocks au cas ou , il faudrait demander à Giscard et Charbonnel (justement). Rest que re-ouvrir les mines va être difficile car il faut énormément de compétences qui ont disparues elles.


        • eric 24 février 2014 11:21

          Dans l’absolu, avoir une politique publique concentrée sur le maintient d’une expertise et d’un tissu économique dans des secteurs concernant des matières premières sensibles a certainement un sens.
          Elle sera difficile a définir pour le gouvernement actuel. Le PS est trop minoritaire pour se passer de ses divers supplétifs dans les élections, notamment locales.
          Alors aller jusqu’à creuser un trou quelque part...

          Une entreprise minière d’État a peu prêt privée de base nationale et qui exercerait ses talents exclusivement ou principalement a l’étranger ? « Salut les gars, on est l’État francais, on vient s’assurer de nos sources d’appro. chez vous » ? A la limite, une boite privee est sans doute moins impressionnante. Quand on est pas content, on la nationalise ou on la vire.

          Et puis le tout organisé par Montebourg..... c’est a peu prêt comme d’avoir confié le logement a Duflot. Il parait que ses conseillers et elle même ne savent pas exactement ce que sont un m2, un cos, un pos, etc...


          • bleck 24 février 2014 12:16

            Germinal le retour ?

            Qui va y descendre aujourd’hui au fond de la mine ?

            L’auteur ?

            Je pouffe

            Un seul argument pour dénoncer cette utopie ;

            Le taux horaire serait tel que la rentabilité serait de facto négative

            Je passe sur les frais qu’engendrerait une extraction dans des conditions sanitaires aux normes européennes

            Ect....ect....


            • jako jako 24 février 2014 12:27

              Calmos, entre Zola et les techniques actuelles et les millions de chomeurs on peut surement trouver un juste milieu non ? l’acier et le charbon sont stratégiques.


            • spartacus spartacus 24 février 2014 12:16

              L’état avec votre argent va payer des gens à creuser des trous et des autres à les reboucher. 

              Une production d’état invendable car les prix seront incapables de se frotter à la concurrence. 

              Si c’était un privé au moins il n’entraînerait pas le contribuables dans des délires.

              Ce sont les mêmes zozos qui ressemblaient à Montebourg qui ont engendré  la filière nucléaire graphite gaz, le plan calcul, le plan câble, le plan machine outil, le minitel, super phénix, le crédit lyonnais, les missiles ades et autres usines à gaz en mal de milliard de dépenses publiques a jeter aux ordures. « Toutes pour notre « indépendance » et autre raison « majeure » »....

              Grandes idées d’irresponsables du passé, qu’on a tous oublié, mais dont les dépenses restent dans la dette d’aujourd’hui et pour les générations futures.

              • Robert GIL ROBERT GIL 24 février 2014 15:52

                « Si c’était un privé au moins il n’entraînerait pas le contribuables dans des délires. »

                ou tu vit sur une autre planete sparagus ou t’es d’une mauvaise foi evidente...la dette est le resultat des cadeaux et des allegements fiscaus fait aux plus riches, les entreprises c’est 172 milliards de niches fiscales par an, hollande vient de leur accorder 50 milliards supplementaires, les infrastructures, la main d’oeuvre, la sante des salaries tout est a la charge de l’etat ; On gave les riches et les super riches depuis 40 ans et nos déficits et l’insecurité sociale ne fait qu’augmenter, ces gens la deviennent une charge que la société ne peut plus supporter ; La solution est simple, ou on se debarrasse de ces parasites ou alors nos enfants payeront le prix de notre lacheté ! Y’en a marre des assistés, y’en a marre que l’argent public finance le privé ! Ces gens la sont incapables de se debrouiller tout seul, il n’ont qu’a aller monter leur entreprise en somalie ou en egypte s’ils sont tellement fort. Mais a part pleurer dans le gilet de l’etat, leur compétence sont plutot reduite et incapable de se debrouiller tout seul. De la gueule c’est tout ce qu’ils ont !

                Et pour remettre la réalité de l’entreprise a sa place, voir : L’ENTREPRISE C’EST UN DANCING


              • bourrico6 25 février 2014 12:03

                ou tu vit sur une autre planete sparagus ou t’es d’une mauvaise foi evidente

                Les deux.
                Même pas la peine de causer avec un endoctriné pareil, ça ne sert à rien, il n’a aucune capacité de prise de recul ni de réflexion, rien.
                Il répète comme un perroquet ce qu’on lui a enseigné, peu importe si les faits lui donnent tort, il radote à longueur de temps.
                C’est une forme de religion, on peut comparer spartagogue à un taliban, il connait son Coran par coeur, et rien d’autre.

                Un jour, les actes qui débouchent de l’endoctrinement crasseux dont sa seigneurie fait le promotion seront peut être considérés comme des crime contre l’humanité, au vu des dégâts qu’ils engendrent au niveau de l’environnement et de la société humaine.


              • paul 24 février 2014 13:30

                Après avoir laissé le BRGM s’affaiblir à partir des années 2000 (mandats Allègre et Rocchi notamment), le gouvernement redécouvre l’intérêt de renforcer cette structure publique (Epic). D’autres états (Chine, Canada,E.U.) l’ont compris bien avant, pour la recherche et la gestion de minerais rares et stratégiques .

                C’est pourquoi Montebourg veut créer une Compagnie Nationale des Mines, « autour » du BRGM (?) pour des raisons de « souveraineté, d’indépendance économique et minière », avec un budget d’environ 300 millions d’E sur 5 à7 ans : un partenariat État-Privé est envisagé pour l’exploitation . D’expérience, un partenariat souvent biaisé .....

                Parallèlement il y a une réforme du code minier en cours, qui semble laisser la porte dangereusement ouverte à l’exploitation des gaz de schistes à laquelle Montebourg n’est pas hostile. Il y est prévu en effet que pour une exploitation minière, l’information et la consultation du public soit prévue (si procédure renforcée) « à titre dérogatoire et exceptionnel ». Donc à l’initiative de l’administration : inquiétant !


                • Papybom Papybom 24 février 2014 13:38

                  Bonjour,

                  N’étant pas comme l’auteur, un ingénieur géologue, j’ai passé cinq ans au charbon. A mon embauche, je suis descendu à -420 mètres. A mon départ, nous étions à – 620 mètres. De plus en plus de bonnes veines de charbon furent abandonnées, car pas rentables pour le profit immédiat les actionnaires.

                  En reprendre l’exploitation ne sera pas sans risque pour l’homme. Le sous-sol travail en permanence. Les éboulements avec le foisonnement doivent avoir changés le réseau des galeries. L’eau et le gaz doivent êtres omniprésents depuis l’abandon des exploitations.

                  L’Homme peut retrouver les compétences, mais le lobbying des écologistes sera un frein.

                  Le charbon reste la principale source d’électricité en Allemagne

                  En 2013, 163 milliards de kilowattheures (kWh) ont été produits grâce à cette énergie fossile, soit à peu près le même niveau qu’en 1990 (171 milliards de kWh, alors que fonctionnaient encore les vieilles centrales de l’ex-RDA). C’est 1,3 milliard de kWh de plus qu’en 2012, mais surtout 12 milliards de kWh de plus qu’en 2011, année où le gouvernement d’Angela Merkel a décidé la sortie du nucléaire.

                  Cordialement.

                   

                   


                  • Corne cul 24 février 2014 14:06

                    Bonjour,
                    Pour répondre a papybom j’ai fait aussi du fond dont 3mois à lever des galeries anciennes ¢ stable à-200 en solo...(dans la mine prise en photo..) + un peu de mine de fer en lorraine..C’est pas toujours drôle mais je connais pas mal de personnes qui remettrait cela sans problème et moi aussi...

                    bien amicalement


                    • bleck 24 février 2014 14:58

                      Je retire ce que j’ai écris plus haut quand je voulais laisser à entendre que plus personne n’irait taupiner dans le Nord

                      Nous avons les 2 prochains mineurs de fond sur le site ; Corne cul et Papy

                      « Ch’to l’bin temps Biloute ; ti rappelo ?

                      - Pour chur que j’mi rappelo... ch’to l’bin temps ; r’metto -nous cha M’dame Hinriette... »

                      http://www.wat.tv/video/avec-ami-bidasse-1qpup_2gh7d_.html

                      .


                    • jmdest62 jmdest62 25 février 2014 08:57

                      @ bleck

                      votre accent est très mauvais mon ami !

                      @+


                    • Shawford Shawford43 25 février 2014 09:00

                      Tiens, v’là le chebs à Jean Seb, va farter ta planche, loser  :->


                    • zygzornifle zygzornifle 24 février 2014 15:43

                      Cols blanc à l’Élisée , au sénat, à la chambre des députés et gueules noires au fond des mines .....


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 février 2014 16:19

                        Question : n’est il pas possible d’envoyer un robot sous terre pour y extraire à l’aveugle ? Dans ces conditions, tout le produit de cette récolte recèle de tout, est applicable n’importe où et amorti en cas de réussite. Le principal du travail se passe ensuite à l’air libre et n’est que la transformation en produit fini. Ainsi chaque État se voit maitre chez lui et aucune guerre ne vient souiller le ciel à long terme. Merci.


                        • jmdest62 jmdest62 25 février 2014 09:01

                          @ lyacon

                          Vous n’y êtes pas du tout ...il y a du roumain et du bulgare pas cher du tout sur le marché ...et peut-être bientôt de l’ ukrainien si vladimir le veut bien.

                          @+


                        • Pere Plexe Pere Plexe 24 février 2014 17:01

                          Même l’exploitation du plus grand gisement de charbon d’europe, à priori rentable, n’a pas vu le jour pour des raisons d’écologiquement correct.

                          Mais Montebourg est élu d’une région minière...qui pourrait bien avoir un intérêt concernant les gaz de houille. 
                          Ceci peut sans doute expliquer cela.

                          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 février 2014 18:45

                            Le gaz de houille, jolie dénomination susceptible de rassurer les décideurs publics. La région nord recèlerait de quoi fournir au pays deux ans de consommation de gaz selon Montebourg.


                          • philouie 24 février 2014 20:06

                            oui, c’est ce que je me suis en entendant cette info « tiens Montebourg avance sur le gaz de schiste »


                          • christophe nicolas christophe nicolas 24 février 2014 20:09

                            J’adore voir un professionnel s’exprimer, c’est tellement plus clair qu’un ministre.

                            J’ai une question, la cupidité doit-elle être un critère ?

                            Qu’est-ce qui est le plus cher ? Un minerai à 50% de fer en créant de l’esclavage ailleurs qui nous revient dans la pomme un jour sous forme d’immigration ou un minerai à 30% avec moins de chômeurs en France, plus de recettes pour l’état, moins de délinquance, plus d’autonomie pour la France. Evidemment, il faut protéger l’activité par la frontière des tueurs qui baissent les prix puis qui vous assassinent une fois le quasi monopole acquis, être pragmatique sur la réglementation, être plus équitable sur les rémunérations et les conditions sociales entre toutes les professions.

                            Si je mets l’énergie à un cout quasi nul et propre, le transport à un cout quasi nul et propre, le besoin en ressources en nette diminution, est-ce jouable sachant que les deux matériaux du futur sont d’abord la pierre et le bois ?


                            • christophe nicolas christophe nicolas 24 février 2014 20:33

                              J’oubliais, ce n’est pas possible à cause du libéralisme économique... Si vous répondez « oui », alors vous êtes d’accord si votre femme se prostitue aves les passants pour leur prouver que le libéralisme est une doctrine qui vaut la peine : Ezechiel 16. Non , c’est faux, vous la traiterez de prostituée et c’est ce qu’elle est. Vos gouvernants et vos dirigeants se comportent pire que des prostituées. 


                              • Zip_N Zip_N 24 février 2014 21:23

                                Réalité j’en suis sur. Les mytho sont ailleurs, (parfois j’oublie mon livret pour les maths ce qui est ennuyant)


                                • zygzornifle zygzornifle 25 février 2014 10:22

                                  Voila de quoi créer des emplois aidés .....à mourir plus vite.


                                  • Paulo/chon 25 février 2014 12:33

                                    Bjr,
                                    autant qu’étrange mais l’espoir fait vivre et« Atomic Anne » est encore vivante, en position de conseiller fort justement les impétrants. Décu par l’action de celui qui voullait dégraisser le mamouth si il est à l’origine de l’abandon coupable des brevets de Charbonnage de France qui permettent une électricité propre aux States, 450T de charge pour les nouveaux dumpers Russes à quand l’avion pour le déplacer car il est Russe, patrie peu enclinte aux transferts de technologie mais il a prouvé ses talents de constructeur.
                                    Le soleil brille pour tout le monde et l’air est taxé.

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