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Accueil du site > Actualités > Economie > Le retour du débat sur l’euro

Le retour du débat sur l’euro

 

Alors que les angoisses des marchés se sont déplacées sur les pays émergents et que les pays « aidés » par l’Europe parviennent à nouveau à lever des capitaux, le débat sur la pertinence de la mise en place de la monnaie unique rebondit, avec notamment la publication d’un dossier par Marianne.
 
L’échec de la tour de Babel monétaire européenne
 
Il y a quatre ans, les partisans de la monnaie unique prédisaient les dix plaies d’Egypte au pays qui oserait sortir de l’euro : forte récession, envolée du chômage, appauvrissement général et même potentiellement défaut sur la dette. Le problème est qu’aujourd’hui, tout cela s’est passé, mais pour les pays en difficulté de la zone euro qui ont souhaité y rester. Alors que la Grèce a déjà « bénéficié » de deux réductions de sa dette, une troisième décote est d’ores et déjà envisagée aujourd’hui, démontrant l’absurdité crasse des plans mis en place à partir de 2010, dont même le FMI doutait alors de l’efficacité.
 
A cela s’ajoute le jugement de plus en plus unanimement critique des économistes sérieux. Des 9 prix Nobel d’économie euro-critiques, Joseph Stiglitz vient de décocher une nouvelle flèche : « En Europe, le problème fondamental, c’est que l’euro était une grosse erreur. Et les dirigeants de l’Europe doivent trouver que faire avec cette grosse erreur  ». En outre, personne ne comprend bien le modèle économique de cette europe qui semble faire de la déflation salariale son modèle et s’étonne d’être retournée en récession alors qu’elle applique des recettes du passé, qui avaient déjà échoué sous Laval.
 
Démonter l’euro : une urgence !

Malgré les évidences (Marianne oublie malencontreusement d’évoquer les nombreux précédents historiques même s’il faut reconnaître qu’ils donnent vraiment la parole aux opposants – Philippe Villin, Emmanuel Tood et André Orléan), les défenseurs de la monnaie unique parviennent à limiter la progression de l’opposition à la monnaie unique dans l’opinion en dressant un portrait ridiculement caricatural de ce que serait la fin de la monnaie unique. C’est vraiment la dernière ligne de défense puisqu’il est impossible de soutenir encore que la monnaie unique a profité aux économies européennes. Depuis 2010, le nombre de chômeurs a progressé de 3 millions dans la zone euro et est stable dans le reste de l’UE.

Je vous invite à lire les derniers papiers de Jacques Sapir qui répond aux questions fréquemment posées sur l’euro sur son blog. Vous pouvez également consulter l’évaluation faite pour la fondation Res Publica par Jacques Sapir et Philippe Murer, qui ont détaillé plusieurs scénarii. J’ai également publié une synthèse des arguments en faveur du démontage, incluant également une critique de l’option fédéraliste et un descriptif des modalités pour en sortir, avec de nombreux liens renvoyant à des travaux d’économistes, notamment Alain Cotta, Jean-Jacques Rosa, Paul Krugman ou Olivier Berruyer.
 
JPEG - 35.9 ko
Paul Krugman

Il est heureux que toujours plus d’intellectuels prennent position contre cette mauvaise monnaie unique. Il est malheureux que le temps politique soit aussi long pour en venir à bout. Combien de temps encore cette construction artificielle pourra tenir ? J’espère que cela sera le plus court possible.


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53 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 5 février 2014 12:50
    Le retour du débat sur l’euro.. ? mais le débat reste ouvert depuis des années...Nous savons tous que cette monnaie disparaîtra (enfin les gens sensés)...c’est inéluctable..juste une question de temps.. !

    • howahkan Buddha Hotah 5 février 2014 13:07

      ah ces économistes je parie que nous sommes la seule planète a en avoir..

      ils sont tous au service de l’oligarchie avec de faux dissidents parmi eux.....


      • doctorix doctorix 5 février 2014 15:50

        On veut nous faire croire que sortir de l’Euro est dangereux.

        D’accord, mais pour qui ?
        Il semble que ce qu’Hitler n’a pas réussi, l’Euro a réussi à l’offrir à l’Allemagne sur un plateau : une domination sans concurrence.
        En effet, on s’accorde à estimer que sans l’Euro, le Mark vaudrait environ 1.70 euros, et le Franc 1.10 euros. Imaginez-vous que les BMW-Mercedes-Audi fleuriraient à ce point dans notre pays ? Et nos petites voitures, dont nous étions les spécialistes, n’envahiraient-elles pas les rues allemandes, au détriment des petites voitures germaniques qui nous ont volé ce marché, là-bas comme ici ?
        Peugeot n’aurait pas eu besoin de se faire acheter par la Chine.
        Certes, nous paierions notre essence plus cher, de 20% au baril. Mais comme l’essence, c’est surtout des taxes, le prix à la pompe n’augmenterait que de quelques pour cent.
        Nos avions se vendraient comme des petits pains dans le monde.
        Nous achèterions moins à l’étranger, et plus sur le marché intérieur.
        Nos ventes à l’extérieur feraient un bond spectaculaire.
        Une partie de notre dette augmenterait ? On s’en fout, on ne la paiera jamais, et ce pourrait être l’occasion de la diminuer dans ce qu’elle a d’illégal.
        Nous devrions un pays touristiques sans concurrence.
        Bref, l’emploi ne serait plus un problème.
        Et comme la plupart des pays d’Europe sont dans la même difficulté que nous face à l’Allemagne (qui s’offre en plus le culot d’un smig ridiculement bas, ou pas de smig du tout), la solution serait peut-être, non pas de sortir de l’euro, mais d’en sortir l’Allemagne, une danseuse qui n’est pas dans nos moyens, une sorte de parasite qui s’engraisse à nos crochets.
        Ceci dit, j’aime beaucoup les allemands ; mais business is business, et, en ces temps de crise (artificielle), chacun pour soi.
        Ecoutez Philippe Villin, hier sur France-Inter, à partir de 8h20 :

      • julius 1ER 5 février 2014 17:27
        En effet, on s’accorde à estimer que sans l’Euro, le Mark vaudrait environ 1.70 euros, et le Franc 1.10 euros. Imaginez-vous que les BMW-Mercedes-Audi fleuriraient à ce point dans 
        @doctorix
        ton texte est cousu de contre-vérités et d’invraisemblances, crois- tu que les Français ont attendu le passage à l’euro pour acheter des voitures allemandes ???? les voitures allemandes sont un symbole de prestige et d’appartenance à une classe sociale et çà fait longtemps que çà dure !!!!
        quand à Peugeot, jusqu’en 2012, 45% de son CA était réalisé avec l’Iran, là ils se sont tirés une balle dans le pied en obéissant à G.Motors qui était rentré dans le capital à hauteur de seulement 7% d’autant plus qu’on apprend hier que les relations commerciales avec l’Iran vont redémarrer alors quel gâchis pour les prolos de Peugeot de s’être retiré du marché iranien !!!


      • doctorix doctorix 5 février 2014 18:09

        Une voiture allemande coûterait 50% plus cher en francs.

        Comme tous les produits allemands.
        C’est si difficile de comprendre qu’ils en vendraient moins ?
        Et nos voitures leur coûteraient 30% de moins que les leurs.
        C’est si difficile de comprendre qu’ils en achèteraient plus ?
        Je n’ai pas inventé le principe...

      • tf1Groupie 5 février 2014 18:29

        « Et nos voitures leur coûteraient 30% de moins que les leurs »

        ... et donc il faudrait qu’on leur vende au moins 30% de voitures de plus qu’actuellement, pour maintenir notre de niveau de richesse et stabiliser notre chômage.

        Génial.


      • doctorix doctorix 5 février 2014 20:22

        Le commerce intérieur ou entre pays de même valeur monétaire (une majorité) suffirait à notre approvisionnement. On cesserait de sortir autant de devises, ce qui actuellement nous ruine.

        Les allemands (et le monde entier) achèteraient chez nous, par contre, parce qu’on serait moins chers.
        Leur balance commerciale cesserait d’être monstrueusement excédentaire, et la nôtre se redresserait.
        L’euro fort et largement surévalué en ce qui nous concerne est juste une façon de nous pressurer, au seul bénéfice des rentiers, et non des travailleurs.
        Et cessez de penser que les gens qui pensent comme moi sont des ânes, parce qu’ils sont nombreux, et des prix Nobel d’économie. Il faut cesser de croire que l’économie nous dépasse, cela ne fait que faire perdurer l’escroquerie.

      • alinea Alinea 5 février 2014 22:40

        Vous manquez cruellement de conscience écologique cher Doctorix ! Alors on efface tout et on recommence comme il y a quinze ans ?
        On ferait mieux de rêver d’avenir !


      • doctorix doctorix 5 février 2014 23:40

        Entre-temps seront révélées les extraordinaires possibilités de la fusion froide, si tout va bien. Ce qui changera totalement la donne de la pollution, les problèmes de l’eau, de nourriture, et l’indépendance énergétique sera pour tous.

        Dans ces conditions, on peut aussi rêver de progression pour tous.
        Mais je ne crois pas que ce soit du domaine du rêve.

      • Croa Croa 5 février 2014 23:42

        « Vous manquez cruellement de conscience écologique cher Doctorix ! »

        Ce n’est pas le sujet... Toutefois c’est un peu (très peu certes) écolo comme perspective puisque les petites françaises consomment moins que les grosses allemandes smiley

        Sinon on pourrait parler de vélos au lieu de bagnoles : Il se trouve qu’on n’en fabrique plus des masses en France ! (En tout cas les célèbres marques françaises des années 60 sont introuvables, Hirondelle, Manufrance, Cazenave, etc... Il reste Peugeot peut-être ??? ) 


      • alinea Alinea 6 février 2014 00:17

        Lapierre, Gitane, heu............


      • titi 9 février 2014 23:31

        « En effet, on s’accorde à estimer que sans l’Euro, le Mark vaudrait environ 1.70 euros, et le Franc 1.10 euros. »

        C’est qui ce « on » ?
        Parce qu’au moment du passage à l’Euro, le Mark valait plus de 3 Francs.
        Ce qui ne nous permettait pas de vendre plus de voitures en Allemagne, et n’empêchait pas l’Allemagne de vendre de grosses berlines en France.

         

        Par contre ce qui est sûr c’est qu’avec un Franc à 1$ plutôt qu’un Euro pour 1,5$ notre facture énergétique s’alourdira de 50%.


      • BA 5 février 2014 13:25

        Bon anniversaire, le coup d’Etat !

         

        C’était il y a six ans, le 4 février 2008, à Versailles.

         

        Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès, à Versailles, pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

         

        Si les députés et les sénateurs avaient voté « contre », un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.

         

        Si les députés et les sénateurs avaient voté « pour », il n’y aurait pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

         

        Résultat :

         

        Les députés et les sénateurs français se sont rendus complices d’un coup d’Etat : ils ont voté « pour » (560 voix).

         

        Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d’Etat : ils ont voté « contre ».

         

        Conséquence : il n’y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

         

        Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français.

         

        Le peuple français a donc vu son vote au référendum du 29 mai 2005 bafoué.

         

        La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique.

         

        http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp


        • PrNIC PrNIC 5 février 2014 17:45

          et comme on n’oublie SURTOUT PAS ce NON29MAI05 durable et non négociable, le revoila ..................

          http://www.petitions24.net/fondamentaux_dune_europe_solidaire


        • alinea Alinea 5 février 2014 22:41

          lien invalide !


        • PrNIC PrNIC 6 février 2014 11:07

          merci alinea .....je rectifie ( ayant des problèmes pour rentrer correctement un hyperlien )

          http://www.petitions24.net/fondamentaux_dune_europe_solidaire


        • Xavxav 5 février 2014 13:34

          Le problème c’es que le traité de Maastricht n’a pas prévu qu’un pays puisse sortir de la Zone Euro en restant dans l’Union Européenne. Le seul moyen de sortir de l’Euro, c’est de sortir de l’Union Européenne.


          • Sylvain62 5 février 2014 13:58

            1000 fois oui, il n’y a pas d’alternative, pas « d’autre Europe » slogan marketing pour mentir aux électeurs en leur faisant croire que la France pourrait être le fer de lance d’une autre Europe alors que la supposerait que TOUS les Etats membres soient en accord avec la France, ce qui bien évidemment n’arrivera jamais puisque les intérêts de la France sont distincts de ceux des autres Etats membres.

            Ce pourquoi on nivelle continuellement la France vers le bas, dans tous les domaine,s pour la forcer contre son gré à « s’adapter » ou plutôt diminuer, jusqu’au standard européen.

          • colza 5 février 2014 14:06

            Bonjour Xavxav,

            Vous pouvez définir l’Union Européenne ?
            Bon, c’était juste une boutade.
            J’ai même entendu un banquier (dont je n’ai pas retenu le nom), lundi matin sur France Inter, prôner la sortie de l’Euro, coordonnée entre tous les pays, pour éviter la pagaille.
            Selon lui, les conséquences négatives seraient négligeables (dévaluation de notre monnaie relativement faible, compensée par des exportations favorisées, entre autres).


          • Croa Croa 5 février 2014 23:48

            Démocratiquement oui c’est impossible mais si les Morgan, Rotchild et consort... se mettaient à détester l’€ alors ce sera possible !

            On parie ? smiley


          • tdmc 6 février 2014 06:55

            "Le problème c’es que le traité de Maastricht n’a pas prévu qu’un pays puisse sortir de la Zone Euro en restant dans l’Union Européenne. Le seul moyen de sortir de l’Euro, c’est de sortir de l’Union Européenne."

            mais ça, DLR ne l’explique jamais...


          • Xavxav 6 février 2014 12:27

            D’après cet article : 
            http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/la-sortie-de-la-zone-euro-expliquee-aux-nuls_1047227.html

            « Le traité ne prévoit pas de sortie de la zone euro sans sortie de l’UE. C’est la situation actuelle. Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009, a introduit une clause de sortie de l’Union européenne. En revanche, aucune clause de sortie de la monnaie unique ne figure dans ce traité. 
            Elle fait référence à l’article 50 du traité sur l’Union européenne, une innovation du traité de Lisbonne qui prévoyait pour la première fois une sécession volontaire d’un Etat membre de l’UE. C’est en 2003 qu’on trouve la première trace, dans l’article I-59 du projet de Constitution, de la possibilité explicite pour un Etat de claquer la porte de l’Union. Une mention très polémique... 
            Une sortie de l’euro ne peut s’appréhender aujourd’hui stricto sensu qu’en invoquant cette clause.  »

            Autrement, dit, une fois qu’on est rentré dans la zone Euro, on est baisé.



          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2014 14:17

            Jacques Sapir est furieux !

            Moscovici, dans son débat avec Marine Le Pen, a traité Sapir « d’économiste d’extrême-droite », une nouvelle variété d’économiste sûrement, c’est nouveau, ça vient de sortir....

            L’activité intense de Vals, Dieudonné, les sujets de sociétés et les manifs colère et compagnie, commencent à porter leurs fruits :

            L’extrême-droite est diabolisée, transformée en épouvantail « rance, moisie, repliée sur l’hexagone et réactionnaire ».

            Reste à associer à l’épouvantail tous ceux qui ne veulent plus ni de l’ UE ni de l’euro.

            La campagne pour les européennes, et les hostilités, viennent vient donc de commencer avec Moscovici et un autre européiste de service : Colombani, ex patron du Monde qui a écrit ce qui va être la ligne politique du gouvernement et de la gauche en général, probablement.

            « Une France du rejet de l’autre, aussi bien de l’immigré que de l’ Européen, l’Arabe ou le Juif, est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro ».
             
            Tous les mots comptent : rejet de - immigré- européen- arabe-juif- repli identitaire-euro.

            Pour ceux qui n’auraient pas compris pourquoi Dieudonné maintenant, ils ont la réponse, parce que c’est utile à la conversation du moment..., « aux éléments de langage » comme disent les enfumeurs, pardon, les communicants .

            Sapir a écrit sur le sujet une remarquable analyse, que je vous laisse découvrir.


            • izarn 7 février 2014 11:00

              Quand les imbéciles se mettent à diaboliser les gens intelligents...

              Pour diaboliser il faudrait etre crédible. Mais le pouvoir se sent crédible du fait de sa force...« La raison du plus fort est.... » Mais comme nous ne sommes pas sous LouisXIV, il nous reste les éléctions. Et qu’on se rassure, le FN diabolisé ne prendra pas le controle de l’Europe, c’est impossible, mais mettra des batons dans les roues.

            • julius 1ER 5 février 2014 14:30

              l d’économie euro-critiques, Joseph Stiglitz vient de décocher une nouvelle flèche : « En Europe, le problème fondamental, c’est que l’euro était une grosse erreur. Et les dirigeants de l’Europe doivent trouver que faire avec cette grosse erreur ...

              @ Laurent Pinsolle
              Plus de 90 millions d’Américains en âge de travailler sont considérés comme « pas ou plus sur le marché du travail ». Ce qu’on appelle le « taux de participation », ou la part de la population qui a un travail ou qui en cherche un, est tombé à 63,2%, un creux en 35 ans ! Bref, les Américains abandonnent le marché du travail par milliers. 516 000 Américains « ont quitté la population active » rien qu’en septembre 2013. Ce qui constitue un record à la hausse, le taux le plus important jamais observé !
              en outre entre 1969 et 2009, les salaires médians gagnés par les americains (homme) âgés de 30 à 50 ans ont baissé de 27% ...
              Environ une personne sur quatre travaillant à temps partiel en Amérique vit en dessous du seuil de pauvreté. À l’heure actuelle, 40% de tous les travailleurs américains gagnent moins que ce qu’un travailleur avec un salaire minimum à temps plein
               gagnait en 1968. Le nombre de foyers américains recevant des coupons alimentaires est à un niveau record 
              cela n’est pas du fait de l’Euro,M Pinsolle, mais bien de la structure du système Capitaliste où ceux qui sont en haut de l’échelle captent l’essentiel des richesses ........


              • Zeb_66 5 février 2014 15:07

                @Julius 1er
                Tout ceci est vrai, mais ce n’est ni le thème abordé par l’auteur, ni une cause
                de défaillance de l’Euro.
                L’Euro bat de l’aile et s’effondrera parce qu’il a été très mal conçu,
                le fondement de l’Euro est vicieux et ne peut-être corrigé.
                La seule solution serait donc de supprimer l’Euro actuel et d’en créer un
                nouveau sur des bases radicalement différentes, et il n’est pas sûr qu’aujourd’hui,
                un tel projet puisse réunir l’adhésion de l’ensemble des pays de L’UE.


              • tf1Groupie 5 février 2014 15:17

                Et donc si l’économie américaine est dans la panade c’est la faute à l’Euro ou aux prix Nobels ??


              • Ruut Ruut 5 février 2014 16:27

                C’est surtout la conséquence d’un manque de régulation du capitalisme au niveau politique et législatif.
                Le capitalisme ne fonctionne que si des limites claires sont fixées par les politiques via les lois.


              • julius 1ER 5 février 2014 17:05

                non la démonstration que je fais, c’est que ce n’est pas la monnaie qui est le responsable de l’accroissement de la pauvreté tous azimuts, mais c’est la structure du Capitalisme tel qu’il est organisé....... et les données proviennent de Economics et policy.

                trop de spéculation, peu d’investissements des banques qui n’ont de banque que le nom
                car elles travaillent pour elles-mêmes et non plus pour l’économie en général , alors l’inversion de la courbe ....... il suffit d’y croire !!!! j’ajouterai que le symbole de cette économie de la déglingue c’est mac DO avec ce supplément d’infos

                Selon la Brookings Institution, quelque 70% des embauches depuis la fin de la récession l’ont été dans des secteurs à faible coût de main-d’œuvre, comme la restauration rapide et le commerce de détail. Ce que des économistes appellent des « McJobs », une référence aux emplois peu rémunérés des restos de type fast-food.

                À cet égard, le portrait est désolant : corrigés de l’inflation, les salaires chez McDonald’s n’ont pas progressé d’un cent… en 50 ans, selon des études américaines.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2014 18:04

                Les USA sont dans la panade, car ils vivent à crédit sur le reste du monde depuis des dizaines d’années et ils font tourner la planche à billets plein pot.

                « La dette des Etats Unis va engloutir le monde entier »

                « Il a fallu 230 ans, de 1776 à 2006, pour que la dette des USA atteigne les 8 mille milliards de dollars. Bernanke a battu ce record en 7 ans, une réussite étonnante ! »

                « Pour les pays d’Europe du sud, la meilleure solution serait de sortir de l’ UE et de l’ euro, renoncer à payer les dettes, et dévaluer la monnaie.
                Mais les eurocrates ne sont pas prêts à accepter cela, et préfèreront plutôt ajouter encore plus de dette et imprimer lus de monnaie, rendant a situation bien pire ».


              • Henri Diacono 5 février 2014 18:39

                Sans verser dans des élucubrations toujours aussi dérisoires destinées sans cesse à rejeter sur l’euro, et même sur l’Europe, cette sempiternelle morosité française, je suis d’accord pour réfléchir tout d’abord sur le fait que nous trempons depuis des lustres dans un système capitaliste de plus en plus sauvage, et ensuite sur cette aberration de vivre une Europe à deux vitesses celle ayant adopté l’Euro et celle - sous l’aile ultra capitaliste des Anglais - qui persiste à ne pas l’adopter.
                Au fait quel est le pays d’Europe qui reçoit la plus grosse masse d’aide, aux agriculteurs par exemple, dans le giron de l’euro ?
                Enfin il faut dire à Mr Pinsolle que nous n’y pouvons rien et que lui-même n’y pourra rien ainsi d’ailleurs que tous ces économistes qui pullulent chez les Gaulois.


              • izarn 7 février 2014 11:14

                Vous pouvez remarquer, que dans la zone euro, le résultat est aussi catastrophique.

                Il suffit de voir le résultat depuis 2009 du secours de l’euro sur la Grece, le Portugal, l’irlande, L’Espagne, l’ Italie, et désormais la France. On a la double peine.
                Si l’UE ne sombre pas, c’est uniquement grace à des acquis sociaux, une redistribution de l’Etat plus importante qu’aux USA.
                L’Euro n’est pas au service des états, mais l’état est au service de l’euro ! L’Euro fort actuellement est une absurdité, l’austérité est une autre absurdité.
                Si des économistes américains sont contre l’euro, c’est que la recession européenne impacte l’économie américaine. On a vu le recul ces derniers temps du FMI sur l’austérité. En fait la potion est trés mauvaise et empeche tout redressement possible. Non rien ne se stabilise, pas plus en Espagne qu’en Grece ou ailleurs, les résultats sont de plus en plus mauvais, le chomage a des niveaux trés élevés, recession, destruction industrielle.
                Dire que ça va mieux est totalement débile, c’est comme se dire rassuré aprés le passage d’un tsunami, malgrés le désastre. L’Espagne est aussi pauvre qu’en 2000, avant son entrée dans la zone euro. Tout a été litteralement balayé.
                L’Euro ne sert à rien, et n’a jamais servi à rien.

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2014 14:36

                colza,
                « Sauver l’euro » est le crédo officiel pour continuer à ponctionner les intérêts bancaires de la dette, et garantir les profits des multinationales, mais en haut lieu, ils savent très bien que l’euro ne fonctionnera jamais.

                C’est dans un discours de Mario Draghi, en août 2012, qu’ Asselineau a découvert une phrase de trop.
                Draghi commence par dire que l’euro est irréversible.
                Juridiquement c’est vrai, puisque aucun article n’en prévoit la sortie.

                C’est la suite qui est intéressante. Draghi explique qu’il y a 3 composantes du risque (sic) qui fixe les taux d’intérêt sur les obligations souveraines (emprunts d’état) :

                « Le risque de crédit, le risque de liquidité... et le risque de convertibilité »

                C’est-à dire le risque de change associé à la possibilité d’un effondrement de l’euro.
                Et donc un risque lié à un change avec des monnaies, plus faibles que l’euro.

                C’est la première fois qu’un responsable de la BCE avoue :
                * que les marchés anticipent une explosion de la zone euro.
                * qu’ils anticipent cet évènement, ainsi que les évolutions des taux de change.

                En attendant, ils engrangent, « pourvou qué ça doure ... »
                 


                • Trelawney Trelawney 5 février 2014 17:35

                  « Le risque de crédit, le risque de liquidité... et le risque de convertibilité »

                  Dans une économie mondialisée, seules les monnaies dépendantes des principales places financières à savoir : la Livre, le Yen, le dollar, l’euro, le Franc Suisse et le Yuan chinois ont droit de citer.

                  Toutes les autres monnaie sont vouées tôt ou tard à disparaitre pour être remplacer par ces dernières. C’est déjà le cas pour le péso argentin qui sera par la force des choses remplacé par le dollar américain (Essayez en Argentine d’acheter une voiture ou une maison avec du péso et vous verrez la réaction du vendeur).

                  l’Euro est différent des autres monnaie car elle a été décidé et crée pour soit disant unifier les pays de l’Europe. C’était une décision politique de plusieurs pays (Benelux, Italie, Allemagne, France). Il faut toujours séparer l’économique de la politique. Quand elle cette monnaie a été crée c’était dans un grand délire de « battre monnaie » « nous avons une monnaie nous sommes une nation » « avec notre euro nous sommes souverain » et toutes ces conneries.

                  l’invention de cette monnaie n’avais rien d’économique d’ailleurs 2 pays ne se sont pas laissé prendre à ce piège à con.

                  La Grande Bretagne qui avait elle une monnaie autrement plus solide que l’euro et qui tenait à la garder et surtout à conserver sa domination en matière d’échanges financiers.

                  Le Danemark qui savait qu’il devrait s’il acceptait l’euro comme monnaie, faire une croix sur ses dépenses sociales et son fameux « état providence »

                  Les pays de la zone euro n’ont pas compris que s’ils acceptent cette monnaie qui nous obligerait, pour éviter « Le risque de crédit, le risque de liquidité... et le risque de convertibilité » à être extrêmement rigoureux dans notre économie et nos dépenses. Ils ont adopté l’euro sans changer leur mode de vie. Et c’est un désastre économique car les pays dépensiers comme l’Espagne , le Portugal, la Gréce, l’Italie, la France s’enfoncent économiquement et ruinent leurs habitants. Et les pays rigoureux comme le Benelux, l’Allemagne l’Autriche sont obligé de les perfuser pour maintenir à flot leur monnaie.

                  Maintenant si au lieu de l’euro on avait adopté la Livre (qui existée déjà), il est certain qu’économiquement on serait mieux loti. Mais Est-ce que politiquement on était prêt à accepter ce changement « culturel » ?


                • izarn 7 février 2014 11:34

                   « être extrêmement rigoureux dans notre économie et nos dépenses » Une telle thése n’a aucun sens et est impossible : Il suffit de voir les dettes étatsuniennes et celle du Japon...

                  Ainsi nous, plus malin que les autres, nous devions etre « extremement rigoureux » ?
                  De plus l’adoption de l’euro dans des pays ou la monnaie était plus faible à augmenté mécaniquement le crédit de façon considérable. Preter aux grecs, aux espagnols ? Plus de problème ! Bien ententu quand la bise fut venue...Etre rigoureux quand on vous prete sans problème ? Les financiers savaient déja que ces pays n’étaient pas assez solvables, et ils savaient que ce serait l’Allemagne et la France qui se porteraient les garants principaux, selon les traités signés. Les allemands le savent et ils ont constitutionnellement limité les dégats sur le MES, il me semble à 190 milliards. Ce qui veut dire que l’euro est au bord du gouffre, et que si l’Italie fait appel au MES (2000 milliards de dette à faire rouler), les allemands refusent. En clair c’est la fin de l’euro.
                  De plus une monnaie doit etre au service des nations, et non pas l’inverse ! Alors se serrer la ceinture pour redresser une monnaie interesse qui ? Seulement les capitalistes, les spéculateurs en tout genre et le casino boursier....Quand la production de monnaie est uniquement dans les mains de ceux-la c’est ce qui arrive, et c’est nullement vertueux !



                • tf1Groupie 5 février 2014 15:15

                  Le problème c’est que tous ces géniaux prix Nobels (principalement américains) et autres « lucides » économistes ont été incapables de prévoir la crise des subprimes, cause première de la crise mondiale que nous vivons actuellement ; alors leurs leçons sur l’Euro, merci.

                  Le problème c’est qu’il y a des pays de la zone Euro (luxembourg, Finlande, Hollande, Allemagne) qui ont de bien meilleurs résultats que des pays qui ne sont pas dans la zone euro, l’Angleterre par exemple.

                  Le problème c’est que tous les devins qui, comme Pinsolle, nous annoncent tous les ans la fin de l’Euro n’ont pas peur du ridicule.

                  Le problème c’est que l’on continue à accepter sur Avox, média interactif, des auteurs qui comme Pinsolle ne répondent jamais aux commentaires ; ça montre la bêtise du citoyen.

                  Et le problème est que Pinsolle n’a rien à proposer comme solution à nos problèmes économiques, à part la sortie de l’Euro, martingale fumeuse dont personne n’est réellement capable de prouver ni l’intérêt, ni les conséquences.
                  On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne à part donner des options politiques à des ringards comme Debout-la-république ...


                  • julius 1ER 5 février 2014 17:10

                    Le problème c’est qu’il y a des pays de la zone Euro (luxembourg, Finlande, Hollande, Allemagne) qui ont de bien meilleurs résultats que des pays qui ne sont pas dans la zone euro, l’Angleterre par exemple.

                    @ TF1
                    là dessus ton argument est juste, c’est pour cela que l’on ne doit pas rapporter tous nos problèmes à l’euro car cela devient l’arbre qui cache la forêt ........

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2014 18:33

                    Julius,
                    L’euro n’est pas la seule cause, mais il présente beaucoup d’inconvénients. L’Allemagne est riche, mais les Allemands sont pauvres.
                    Tout dépend de quoi on parle en matière de réussite économique et d’emplois.

                    Un des problèmes de l’euro, c’est qu’il ne peut être dévalué, d’où le fameux problème de « compétitivité » dont on nous rebat les oreilles.

                    Pour les pays les plus compétitifs que vous citez, l’euro est moins fort que s’ils avaient gardé leur monnaie nationale + les lois Hartz qui ont baissé les salaires.

                    Pour la France, l’euro est environ 30% trop cher par rapport au dollar.

                    La seule solution pour être compétitif à l’exportation, c’est de contracter la masse salariale pour compenser. C’est donc la course à l’échalote dans les pays du sud, à qui baissera les salaires..., jusqu’où ?

                    Goldman Sachs conseille à la France de baisser les salaires de 30%

                    Vous préférez ça à une dévaluation ? Chavez a dévalué la monnaie, le bolivar, 4 fois en 14 ans. Mais Chavez était un patriote qui s’intéressait à l’économie de son pays.


                  • Croa Croa 5 février 2014 23:59

                    « l’on continue à accepter sur Avox, média interactif, des auteurs qui comme Pinsolle ne répondent jamais aux commentaires »

                    Oui, ça commence à bien faire ! smiley


                  • tf1Groupie 6 février 2014 19:19

                    « L’Allemagne est riche, mais les Allemands sont pauvres. »

                     smiley  smiley smiley)

                    J’adore ces débats de prix nobels !

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