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Accueil du site > Actualités > Economie > Le retour en force des vieux démons Européens

Le retour en force des vieux démons Européens

La désintégration annoncée de l’Europe est en passe de constituer une catastrophe économique et politique majeure qui plongera notre continent dans une série noire jalonnée de faillites bancaires, de crédit plus ou moins complètement gelé, de dévaluation substantielle de sa monnaie unique (contrairement à ce que d’aucuns pensent peu profitable à l’Union car provoquée par des exodes massifs de capitaux) et, au final, d’une stagnation prolongée…De mesures d’urgence consistant en le sauvetage de Banques en décisions protectionnistes nocives parce que désespérées, l’Union Européenne est sur le point de dévoiler son côté sombre, noir, marqué bien plus par la peur (et par la xénophobie) que par une union jadis fière de ses liens commerciaux et économiques générateurs de valeurs ajoutées.

L’Europe de l’abolition des barrières douanières, celle qui s’était plongée à corps perdu dans un ultra libéralisme qu’elle croyait salvateur s’efface sous nos yeux devant une mosaïque de pays dont toute confiance en l’avenir s’évapore et où tous les égoïsmes sont en train de se réveiller. L’Europe des années 2010 ressemblera à celle des années 1930… car le fonds de 750 milliards d’Euros péniblement alloué à des nations qui ne tarderont pas en faire usage comme l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande se sera tari en un plus d’une année sauf si la BCE se met à collectionner frénétiquement les papiers (dénués de) valeurs de ces pays ! Car la planche à billets est désormais la seule et unique planche de salut de cet ensemble qui n’a plus d’Union que le nom, son membre principal - l’Allemagne - scrutant les expérimentations de sa Banque Centrale basée en son sein même, à Francfort, avec horreurs ! 

Non, l’Allemagne n’est pas farouchement opposée à la BCE (et à l’usage de la planche à billets) par crainte d’une hyper inflation qui aurait les relents de Weimar. En réalité, l’Allemagne dit catégoriquement « nein » à une Union en passe de se transformer en une Union de transfert de richesses hors de ses travailleurs industrieux et disciplinés et en faveur des amateurs de sieste Méditerranéenne… L’Allemagne, persuadée que le deutschemark se perpétuerait à travers l’Euro à la faveur d’accords de Maastricht protecteurs car fixant une fois pour toutes les règles du jeu découvre aujourd’hui que ce paquebot - où elle s’est embarquée volontairement - prend l’eau de toutes parts. Car l’Euro que l’on a connu ces dix dernières années agonise et il emportera avec lui la mièvre croissance Européenne attisant au passage la rancoeur grandissante des Allemands à l’encontre de la quasi totalité de leurs alter ego de l’Union. C’est pourquoi nulle illusion ne doit plus aujourd’hui être entretenue sur les véritables intentions Allemandes qui sont arrêtées : la Grèce, l’Espagne et d’autres devront quitter l’Euro … ou s’acquitter d’amendes rédhibitoires qui leur serviront de leçon de vie tout en perdant au passage leur droit de vote au sein de l’Union.

Celles des nations Européennes qui refuseront - ou qui échoueront - à ressembler à l’Allemagne devront la quitter ! Son espace vital lui commande en effet d’être entourée de pays résolus à engranger les excédents dans une sorte de marche militaire harmonieuse, Wagnérienne, où toute l’Union est réglée au pas. Pourtant, ne vaudrait-il pas maintenir la cohésion Européenne au détriment de sa discipline fiscale et de sa Devise que de sauver l’Euro - et sa réputation - au prix d’un éclatement de l’Union ?


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31 réactions à cet article    


  • Papybom Papybom 1er juin 2010 10:21

    Bonjour M Michel SANTI.

    Nous sommes le 1° Juin 2010. A compté de ce jour, la Roumanie approche de l’implosion. A suivre sur ce lien  :

    http://www.euranet.eu/fre/Aujourd-hui/Aujourd-hui/French/Special-crise-en-Roumanie

    Après la Grèce, la Roumanie….

    Cordialement.


    • gaelec 1er juin 2010 11:25

      Bonjour,

      Cette période est tout simplement surréaliste. Les nouvelles qui nous arrivent du front sont mauvaises, très mauvaises. Le chômage est à nouveau reparti à la hausse, les bourses, la finance, les économies mondiales, les états sont dans la tourmente, menacées d’implosion par cette crise qui n’en finit pas de répandre ses métastases à tous les secteurs et composantes de la société. La situation est grave, ce n’est pas moi qui le dit.

      http://www.leap2020.eu/Trois-tendances-fondamentales-d-aggravation-de-la-crise-au-second-trimestre-2010_a4719.html

      L’ingénierie financière s’est développée en omettant un principe, celui de réalité. Le cocktail explosif est en place et de nombreux pays vont se trouver à la croisée des chemins et risquent de devoir affronter récession, dépression, déflation, hyper inflation. Tous les ingrédients sont dans le chaudron.
      Les dirigeants rattrapé par le principe de réalité (qui finira par s’imposer à tous) seront soumis à la pression des évènements et devront choisir entre les peuples ou les financiers. En attendant, la température augmente dans le chaudron et bien malin aujourd’hui, celui qui dira ce qui va en sortir
      .


      • Hieronymus Hieronymus 1er juin 2010 11:55

        bonjour
        « La désintégration annoncée de l’Europe est en passe de constituer une catastrophe économique et politique majeure qui plongera notre continent dans une série noire ... »
        eh bien M. Santi, vous nous remontez le moral en ce debut de mois ?


        • Tassathée Tassathée 1er juin 2010 12:12

          Je suis pas d’accord Gaelec sur les 3 dernières lignes de votre post.
          Le choix entre peuple et financier est déjà établi. Vous ne verrez pas de politiques en faire un inverse concrêtement, les méthodes varieront quelques peu selon le bord politique mais le fond sera le même. La notion de gouvernance mondiale rabâchée de plus en plus passe par là. L’euro fond comme neige au soleil mais à un rythme déterminé. Il est pour l’instant trop tôt pour une parité avec le dollar, l’UE n’est pas encore prête mais on s’en rapproche. Peu de soulèvement populaire jusqu’à présent ou très court, les mesures drastiques et injustes sont jusqu’ici assez bien reçues par les peuples décidément amorphes.
          Le plan idéal et ce qui en sortirait si tout roule vers ou on nous emmène ? Un président du FMI prenant la suite de Sarkosy si celui-ci est en difficulté quelques temps avant les élections, une faillite sociale orchestrée et justifiée par le faux sauvetage de l’UE et de l’euro, nous amenant vers un niveau de vie frôlant l’asservissement, puis l’avènement de la gouvernance mondiale avec la fameuse monnaie mondiale (ou au moins transatlantique) présentée fièrement par Medvedev au G.. je sais plus combien en septembre dernier.
          Concrêtement pour nous, soupe populaire.


          • gaelec 1er juin 2010 12:57

            Bonjour,

            A chacun son point de vue.

            Harry sheldon disait : « si tu veux connaître l’avenir, regarde dans le passé »

            Confronté à la Grande Dépression, Roosevelt mit en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Il réforma le système bancaire américain, et fonda la Sécurité sociale.

            Et pourtant, contre les Banksters, la partie était perdue d’avance.


          • Radis Call 1er juin 2010 14:07

            Très bon lien ...Mais comme tu peux le voir , pour le New Deal , dès 1934 les choses se gâtent....( le congrès freine des quatre fers et offensive libérale de l’école de Chicago )

            Finalement les marchés ont été rassurés et l’économie est vraiment repartie quand il a fallu passer à l’économie de guerre...( tout le problème est là d’ailleurs , car à partir de cette époque les gains de productivité sont tels que la surproduction capitaliste ne peut fonctionner que dans un contexte de destruction incroyable : bateaux, navires,porte avions , sous marins, camions, jeeps, tanks, obus, bombes, etc...Avec le gaspillage en ressources que cela représente ...)

            L’oligarchie a joué sur les deux tableaux...Rien de réjouissant... !


          • Lucien Denfer Lucien Denfer 1er juin 2010 23:56

            Autrement dit le seul remède efficace connu c’est de se foutre sur la gueule même sans raison (on peut toujours en inventer une) et de faire le maximum de victimes, de destructions, histoire de repartir sur des bases saines, genre l’age des cavernes...

            C’est ce que l’on pourrait appeler la sagesse dans toute sa magnificence


          • debase 1er juin 2010 12:32

            @l’Auteur

            D’une manière ou d’une autre, nous n’échapperons pas à la planche à billets...

            Il faut être réaliste, jamais l’actuelle et les prochaines générations de nos jeunes n’accepteront de démarrer leur vies professionnelles avec d’un coté des salaires relativement bas sans beaucoup d’espoir d’augmentation (ceci étant dû à une concurrence internationale exacerbée) et de l’autre coté une part des dettes nationales, dont ils ne s’estimeront nullement responsables, de XX dizaines de milliers d’euros à rembourser  !!!

            Votre vision de l’Allemagne et des Allemands est quelque peu caricaturale...(espace vital, Wagner, etc...) Les Allemands ne veulent pas travailler pour les autres et veulent leur faire comprendre, ce n’est qu’humain et pas si inquiétant. De là à imaginer un retour du pangermanisme... comme la plupart des pays Européens les Allemands sont à mon avis totalement guéris de ce genre d’excès

            Votre scénario me parait le plus noir envisageable, il faudrait un manque total de discernement de la part des peuples européens et de leurs dirigeants pour ne pas trouver les compromis et les remises en question nécessaires pour faire survivre l’U.E.

            Plutôt que les causes purement économiques, ce qui pourrait faire éclater l’U.E. c’est l’ultra-libéralisme et l’idéologie mondialiste qui gangrène ses institutions et ses dirigeants : les peuples ne veulent pas de cette Europe là.

            Vive l’Europe des nations !


            • Radis Call 1er juin 2010 14:11

              Ce ne sont pas les peuples qui décident mais ceux qui détiennent les capitaux...

              Par contre les crises feront ressortir les nationalismes et ses démons : la guerre....

              Mais puisses-tu avoir raison.


            • Mycroft 1er juin 2010 14:43

              Vous oubliez une petite notion : l’économie ne fait pas tout. L’Allemagne est un nain militaire.

              Et il serait temps pour les pays comme la France d’imposer à l’Allemagne de faire face à ses responsabilité. Notamment vis à vis des pauvres, traités de manière scandaleuse.

              Les allemands ne sont pas responsables, ils sont égoïstes. Mais également militairement faible. Que la France, puissance nucléaire, penses à rappeler à ceux qui utilisent un peu trop l’arme économique qu’il existe d’autres armes, plus dévastatrice, et que si on la pousse à bout, elle pourrait les utiliser.

              Ils ont beaucoup à y perdre. Imposons leur un minimum de devoir social. Une vraie politique vis à vis des pauvres, des chômeurs et des laissés pour compte. Et nous verrons comment ils s’en sortiront. Il est facile pour un état de ne pas être endetté quand il ne remplie pas ses devoirs.

              La dette, de toutes façon, devra être annulé, par la puissance et la volonté des gouvernement européen. Purement et simplement, sa création n’a pas profité aux population, mais à toutes une mafia légale de bankster et autre fond de pension.

              Nombre de pays sont agressé par les politiques concurentielles irresponsables de pays ne remplissant pas leur droit. Il est temps de sanctionner ces pays. Au moins en europe.


              • mordoric 1er juin 2010 16:11

                Mais on rêve là. Egoïste de quoi d’ailleurs, d’être les meilleurs ?

                « Imposons leur un minimum de devoir social, une politique vis à vis des pauvres, des chômeurs et des laissés pour compte. »

                Si la majorité des français pensent ainsi, donc comme des loosers ou des graines de délinquants comme on en trouve dans les banlieues muzz et nordaf, lorgnants sur les biens de ceux qui ont travaillé sans broncher et qui ont trop de dignité pour s’abaisser à quémander des aides sociales, la France est alors perdue.

                Dans votre réaction, vous faites comprendre que la France dispose de l’arme nucléaire et devra menacer de s’en servir pour contraindre les allemands à payer pour ne pas être vitrifiés.

                Vous êtes une belle crapule pour sous-entendre cela mais malheureusement pour vous et ceux qui croient à cette fable de la puissance nucléaire française, l’Allemagne est loin d’être seule et est très respectée dans l’ancienne Europe de l’est y compris la Pologne malgré le poids de l’histoire.

                Pour continuer dans l’absurde, si vraiment l’Allemagne devait un jour se sentir menacée par les pètards nucléaires de la France en supposant qu’un désaxé prenne le pouvoir à l’Elysée, elle s’empresserait de se mettre sous la protection des russes par exemple...

                Le monde a bien changé, toujours en retard d’une guerre les français, dirait t’on.


              • GLR 1er juin 2010 23:08

                C’est du délire !

                On peut reprocher un dysfonctionnement de l’organisation économique et financière mais parler de guerre militaire pour répondre à une trahison politique c’est n’importe quoi !

                ... suivre ma réaction à l’article


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 2 juin 2010 08:16

                La dette, de toutes façon, devra être annulé, par la puissance et la volonté des gouvernement européen. Purement et simplement, sa création n’a pas profité aux population, mais à toutes une mafia légale de bankster et autre fond de pension. ??

                La dette, c’est l’accumulation des deficits, et les deficits, c’est le fait que l’Etat dépense plus qu il ne gagne. L’Etat depense des salaires de fonctionnaires et des achats divers , et il collecte des impots et taxes. Apparemment, Mr le Thesard, vous n’avez pas encore realisé à quel point l’Etat taxe ses citoyens. Pour ce qui est des depenses, les electeurs ont TOUJOURS voté pour plus de depenses (plus de profs, plus de policiers) quelque soit la couleur politique, UMP ou PS.

                Donc, que les francais endettés s’en prennent à eux meme et à leurs choix collectifs.
                Sinon, il y a le vote libéral, moins de recettes mais surtout moins de dépenses.


              • Cug Cug 2 juin 2010 09:58

                 Eleusis la rhétorique libérale c’est bon pour le monde des bisounours ...

                 Si la France à l’instar d’autres pays c’est considérablement endettée c’est par une volonté aujourd’hui clairement identifiée, celle des détenteurs de capitaux, les financiers.


              • Mycroft 2 juin 2010 17:18

                L’état n’est pas un acteur comme un autre. Il a des droits que d’autres n’ont pas. Celui d’avoir recourt à la violence, en premier lieu. Celui de prendre des fonds à qui il veut, excepté d’autres états, en second lieux.

                En contrepartie, il a des devoirs que d’autres n’ont pas. Protéger les faibles, contrôler les forts, punir les criminels et développer la science, les arts, la culture et le savoir. Il est le seul à même de remplir efficacement ces fonctions.

                L’Allemagne est la meilleur en quoi, exactement ? Ils ont des bons entrepreneur, soit. Mais en quoi est ce lié à leur système ? L’Allemagne à la chance d’avoir des entreprises performantes, et au lieux de s’en servir pour protéger les faibles, elle fait du dumping social. Et il faudrait tolérer cela ?

                Quand à la menace d’une réplique en cas d’utilisation de notre force militaire, je ne vois pas ce qu’elle a d’affolante. Si on fait la guerre, il est bien évident qu’on aura quelque perte. L’important est juste que les ennemies perdent plus.

                Et ça tombe bien, on a de moins en moins à perdre.


              • Mycroft 2 juin 2010 17:33

                Quand à être une crapule parce qu’on veut répondre à ceux qui pratiquent la violence économique sur des plus faibles par une violence physique, il faudra détailler. Dans ce cas, la police est un tas de crapules par principe, c’est justement leur métier de répondre à la violence par la violence. Et c’est justement la morale qui leur donne ce droit. 

                L’Allemagne s’attaque au faible, abuse de son pouvoir, c’est un état qui ne fait pas son travail. Laissez faire cela, c’est être une vraie crapule. Non assistance à personne en danger, c’est grave. Pire encore que l’agression elle même, parce qu’on ajoute la lâcheté à l’absence de morale.

                Si encore on ne pouvait rien faire, admettons. La chine, les USA, agissent de manière inacceptable, mais sont trop fort pour être rappelé à l’ordre. Mais pour d’autres pays, nous avons les moyens d’agir.

                Ils céderont, ils ont trop à perdre. Pas nous.


              • sisyphe sisyphe 1er juin 2010 17:27

                 En réalité, l’Allemagne dit catégoriquement « nein » à une Union en passe de se transformer en une Union de transfert de richesses hors de ses travailleurs industrieux et disciplinés et en faveur des amateurs de sieste Méditerranéenne

                Et hop ! un petit relent de xénophobie fourré au milieu ; comme ça, l’air de rien , stigmatisant tous les pays du sud de l’europe, les assimilant à des « amateurs de sieste méditerranéens » ; rien que ça... 

                Décidément, monsieur Santi dévoile, petit à petit ses peu ragoutants relents de haine des peuples, et son apologie d’un système d’exploitation et d’oppression. 

                Pas étonnant de la part d’un cambiste et trader, pour qui la seule « valeur » d’un homme est sa capacité à produire des richesses, qui lui seront, d’ailleurs, volées, pour alimenter la pompe à phynances des nouveaux maîtres du monde. 

                Il y met des précautions, monsieur Santi, pour essayer de passer pour un personnage honorable, mais quand le naturel reprend le dessus, on reconnait le discours du nouvel ordre dictatorial mondial... 


                • Michel Santi Michel Santi 1er juin 2010 19:29

                  Vous êtes vraiment triste à mourir
                  même pas capable de comprendre un peu d’ironie au second degré. Vous ne méritez pas d’exhiber la photo de Camus qui, lui, au moins savait lire et interpréter ce qu’il lisait


                • Cybèle Cybèle 1er juin 2010 21:46

                  Gotcha ! 
                  Touché coulé ! 
                  sisyphe is sinking - Grab the rope Albert ! 
                   

                • BA 1er juin 2010 19:27

                  Septembre 2008 : première vague de la crise financière.

                  Juin 2010 : deuxième vague de la crise financière.

                  Les banques de la zone euro vont maintenant subir la deuxième vague.

                  Tsunami ! Tsunami !

                  Lisez cet article :

                  Les banques n’en ont pas fini avec les dépréciations, dit la Banque Centrale Européenne.

                   

                  Les banques de la zone euro risquent de devoir inscrire dans leurs comptes 195 milliards d’euros de dépréciations supplémentaires d’ici la fin 2011, ce qui constituerait la deuxième vague des pertes causées par la crise financière et ses répercussions, estime la Banque centrale européenne.

                  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, la BCE ajoute que les finances publiques représentent actuellement le risque le plus important pesant sur la stabilité de la région, les dettes et les déficits continuant de perturber les investisseurs tandis que les émissions massives prévues par les Etats risquent de restreindre l’accès des entreprises et des banques au marché du crédit.

                  Tout en constatant que des menaces d’interactions défavorables entre le système financier et les finances publiques sont déjà apparues, la BCE note que les nouvelles mesures adoptées pour combattre la crise ont considérablement réduit les risques de contagion.

                  « D’importants déséquilibres budgétaires demeurent et il est de la responsabilité des gouvernements d’affronter et d’accélérer la consolidation budgétaire afin d’assurer la soutenabilité des finances publiques, non seulement pour éviter le risque d’un étouffement de l’investissement privé mais aussi pour instaurer les conditions permettant une croissance économique durable », a déclaré le vice-président de la BCE, Lucas Papademos.

                  Evoquant une « deuxième vague » de dépréciations liées à la crise financière, il a précisé que la BCE estimait les besoins de provisions des banques pour couvrir les pertes potentielles à 90 milliards supplémentaires en 2010 et 105 milliards en 2011.

                   

                  http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE64U0Q520100531


                  • ChatquiChouine ChatquiChouine 1er juin 2010 21:10

                    C’est dans l’épreuve que l’on reconnait ses amis parait-il...eh bien, la preuve est faite, après cette crise, que les pays Européens ne sont pas une bande de potes.

                    Objectivement, il n’y a rien d’étonnant à celà compte tenu des abîmes qui séparent les mentalités des habitants de ces pays tous empreints d’une longue et riche histoire ayant aboutie, parfois avec difficulté, à leur souveraineté actuelle.

                    Alors oui, l’ Europe et l’ Euro ont fait illusion, quelques temps, durant cette periode de « croissance molle » ou quelques acteurs ont profité de cette monnaie pour éblouir le touriste de passage sur l’évolution éclair de ses infrastructures, l’ Espagne et l’ Irlande par exemple, et puis patatra...tout cela n’était que du vent, que du surf sur la bulle immobilière qui, en éclatant, reveille les rancoeurs et l’incompréhension du citoyen de base...qui n’y comprend rien.

                    Et chacun d’accuser son voisin d’être une faignasse ou un égoïste et d’être responsable de tout ses maux...mais le grand frère FMI est là, il veille et assure une médiation pleine de...comment dire...stratégie courtoise.

                    Rappelons nous ce que disait De Gaulle en 1962 :

                    « il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité étrangère puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que, dans cette Europe « intégrée » comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas une politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des Six Etats, on s’abstiendrait d’en faire. Mais alors, peut-être, ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas Européen. Et ce ne serait pas l’Europe intégrée, ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur. Peut-être est-ce cela qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tel ou tel partisan de l’intégration de l’Europe ».

                    L’alternative est simple, L’ Europe et sa monnaie auront soit la vocation a se vassaliser aux US, comme le soulignait l’excellent Pierre Charasse faute de trouver un fédérateur économique au sein d’une union aussi hétéroclite, ou alors seront dissous, par un rejet massif de ses populations.


                    • Lucien Denfer Lucien Denfer 2 juin 2010 00:21

                      Le rejet massif des populations a déjà été exprimé et il n’en a été tenu aucun compte, autant pisser dans un violon. Les marchés financiers sont plus forts que les gouvernements, ce n’est pas une nouveauté.

                      La seule alternative qu’il reste (selon nos zélites inspirées) c’est d’être à la remorque des yankee ce qui n’est pas une perspective réjouissante. Un sourd-muet guidé par un aveugle au bord d’un précipice...


                    • bob 1er juin 2010 21:56

                      ben oui, quelle idée de réunir sous une même enseigne des pays économiquement, culturellement, et socialement radicalement différents ?
                      Les élites mondialistes apatrides sont solidaires, les peuples ne se connaissent pas et vivent selon leur propre culture.

                      Et dire qu’il aura fallut une crise pour découvrir cela !


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 2 juin 2010 08:38

                        Les paysans de la Beauce ont les memes preoccupations que leurs collegues de Pologne, et partagent pas grand chose avec des etudiants Erasmus espagnols à Paris !

                        De plus, l’Europe permet de redonner vie à l’echelon régional, le seul pertinent au niveau culturel.

                        En effet, la France, pour ne prendre que cet exemple, c’est deja au moins 3 aires culturelles bien differentes :

                        le bassin parisien, de tradition liberale et egalitaire, qui commerce
                        la facade germano celtique , qui boit de la biere et a un droit jurisprudentiel
                        le pays d’Occ, qui boit du vin et cuisine à l’huile d’olive, au droit romain, ecrit


                      • bob 13 juin 2010 15:07

                        Les paysans polonais n’ont pas les mêmes préoccupations que les français : deux cultures différentes auront des objectifs naturellement différents.
                        Dans le cas que vous m’avez soumis, il existe des différences patrimoniales d’une importance considérable, des différences religieuses que vous refusez d’admettre ainsi que des différences de potentiel de développement et d’investissement que vous semblez méconnaitre.
                        Non, le français n’a pas les mêmes préoccupations que le polonais ( ou un autre pays).

                        L’europe qui redonne vie à l’échelle régional ??? vous plaisantez j’espère. L’europe ne se contente d’absorber les impôts pour en redistribuer une partie ...sous son nom ( alors que l’argent vient du contibuable). Autant ne pas le demander aux contribuable, cela empêchera un flux monétaire dispendieux.
                        Au niveau culturel, la France est une nation et non pas une mosaïque de cultures différentes. Chacun a le droit de conserver ses particularités mais aucun n’a à vocation de devenir un pays indépendant ( conversations avec des basques et des corses). J’ajoute que les rois et la révolution ont réussi à unifier ce que vous appellez France, je ne pense pas qu’une société extra nationale comprenne davantage qu’eux les avantages d’un pays unifié ( la France ou un autre). Vous remarquerez , à toutes fins utiles, que l’Allemagne possédant un sytème régional plus fragmenté n’entre pas dans ce type de polémique ( pas plus que la Suisse qui n’est pourtant pas dans L’Europe).

                        Sur votre vision « huntingtonienne » de la France, votre description correspond à votre vision très personnelle de la France qui ne cadre pas avec la réalité : que comprenez vous par bassin parisien ? ne pensez vous pas que le parisianisme est l’antithèse de l’égalitarisme et du libéralisme ?
                        germano-celtique : deux termes qui s’exclut en terme de culture mais qui mélangés forment ...la France.
                        Le pays d’oc ( les gens qui boivent du vin selon vos propos et qui cuisine à l’huile d’olive parce que ces primitifs n’ont probablement rien d’autre à faire) est le premier à ètre romanisé, la culture romaine va durablement influencer le reste de la France, comment alors exclure cette « région » de France ?


                      • Marc Bruxman 1er juin 2010 22:12

                        Je serai moins pessimiste que vous sur l’europe. Ce qui va se désintégrer ce sont les états européens. La grêce est le canari dans la mine. Elle est déja kaputt. Mais effectivement la France n’est guère mieux et l’Allemagne qui fait sa « disciplinée » n’a pas non plus des chiffres reluisants.

                        Mais il y a un truc qui va nous sauver justement c’est l’europe. Non pas en sauvant les états mais en offrant une super-structure qui va permettre d’amortir leur dislocation. Déja Trichet a parlé de fédération économique. Toutes les structures vont se mettre en place progressivement sous la pression pour que l’UE puisse se « substituer » aux états défaillants. La premiére faillite d’envergure permettra de tester le dispositif. Et d’une certaine façon il va constituer à remplacer les structures nationales par les structures fédérales pour les états en faillite. De cette façon les citoyens pourront continuer à consommer au prix de la disparition de leur état. Le choc permettra de passer les réformes nécéssaires et en quelques années vous allez vous reveiller dans une europe différente. Les moyens millitaires vont probablement devenir mutualisés entre tous les pays d’europe (permettant ainsi de sortir l’armée du bilan des états) et d’autres fonctions vont suivre. Il est probable que l’on crée des ministéres européens dans tous les domaines dont le role sera de siphoner le pouvoir des ministéres nationaux.

                        NB : J’ai commencé à parler de la faillite à venir des états fin 2008 / début 2009 sur ce forum. Pour l’instant tout semble se passer comme prévu. Pour l’europe tout dépendra de la réaction des gens mais il y a fort à parier que la peur de ne plus pouvoir consommer (enfer de la société libérale) les poussera à accepter la nouvelle donne. Les Allemands aussi de toute façon n’ont pas le choix. L’UE est leur premiére source de revenus. Ils feront ce qu’il faut pour la sauver.


                        • bob 13 juin 2010 15:09

                          Heu, non,

                          Vous n’avez jamais cessé de nous seriner que la dérèglementation serait la panacée, les évènements actuels nous prouvent le contraire.


                        • GLR 1er juin 2010 23:41

                          Les responsables de la situation d’aujourd’hui sont les gouvernements et les parlementaires qui ont les moyens législatifs d’agir mais qui n’ont pas l’intelligence, le courage de le faire. En moyenne ils sont moins libres que le citoyen lambda, ils sont prisonniers de lobbies et de conseillers qui ne voient que leurs intérêts.
                          Souvent leur niveau de connaissance dans les différents domaines de l’action politique (économie, social, histoire) est faible, ils sont à l’image de notre « Chef », acculturés donc manipulables. Mal informé donc incapable de faire le bon choix !

                            Depuis plus de 30 ans,il y a un accaparement croissant de la richesse produite par une infime partie de la population mondiale et une création artificielle de croissance par l’octroi d’emprunts pour consommer au lieu de l’attribution de salaire en contrepartie d’un travail réel.
                          Nous sommes dans la situation sociale du XIX et du début du XXème siècle lorsque les patrons versaient un salaire misérable à leurs employés mais se targuaient de leur offrir le logement et de leur faire crédit dans son épicerie. Le salarié est à la fois prisonnier et exploité !

                          Aujourd’hui, les petits salariés ne peuvent plus que consommer à crédit puisque leur salaire n’augmentent plus voir diminuent (chômage partiel) alors même qu’ils sont toujours plus tentés d’acheter.

                          Les gouvernements et les parlementaires au lieu de reprendre l’argent aux accapareurs ont depuis plusieurs années incités les entreprises à comprimer la pyramide des salaires vers le bas.
                           Aujourd’hui dans de nombreux pays ils s’attaquent aux revenus des fonctionnaires avec des baisses importantes des salaires et de nombreuses suppressions d’emploi.
                          Question 1 : Quel sera l’impact de la baisse des salaires des fonctionnaires sur la consommation ? réponses proposées : baisse de la consommation en volume et recherche de produits moins chers donc importés. Conséquence : baisse de la production locale !

                          Ce phénomène existe depuis de nombreuses années en raison de la perte globale de pouvoir d’achats des ménages des classes moyennes et basses. Même cause même effet !

                          Question 2 : la baisse de la consommation engendra une baisse des revenus de l’Etat à travers la TIPP et la TVA, quelle mesure le gouvernement prendra-t’il pour réduire le déficit ?
                          Réduira-t-il le coût de fonctionnement du gouvernement et des assemblées parlementaires ?

                          Les parlementaires me font penser à ces personnes qui ont participé à cette émission sur l’obéissance ! Jusqu’où iront ils avant de réagir ?
                          L’histoire ne manque pas d’exemple de l’incapacité des élus à faire le bon choix dans les moments de crise car au lieu de prendre le temps de réfléchir, d’écouter des avis divergents et tenter de se faire une opinion, ils sont pressés par quelques uns d’agir, et, de peur d’être critiqués pour leur soi-disant inertie ou incapacité à décider, ils font le mauvais choix, le choix qui précipite tout le monde dans la « merde ». Pas tout le monde évidement car dans l’ombre veille les profiteurs, les accapareurs !


                          • Cug Cug 2 juin 2010 09:45

                            Deux liens qui illustrent l’Eurooope smiley

                            http://www.abcbourse.com/analyses/chronique-les_banques_francaises_ont_un_effet_de_levier_de_30_le_risque_de_faill ite_est_permanent-428.aspx

                            http://www.solidariteetprogres.org/article6684.html

                            Même en licenciant la moitié des fonctionnaires, en baissant les salaires aux niveau chinois ou indiens, les problèmes resteront ... INSOLVABILITE et CORRUPTION.


                            • paul mohad dhib 2 juin 2010 15:30

                              Personnellement je vois deux façons de parler économie, soit on parle des mécanismes, enfin en essayant de faire que personnes ne comprenne vraiment, soit une autre façon originale de parler économie est de regarder les motivations des acteurs de la dite économie..
                              Il y a encore 10 ans ,en plein boum immobilier en Irlande ou je vis, je me disait en voyant la construction et les prix de ces maisons, donc de l’argent prêté, : ouah ! ces banques ont vraiment une somme colossale de pognon.....
                              A cette époque je ne m’informais pas, volontairement, sur du destin de ces sociétés, ce que je maintiens encore...perdu d’avance pour moi....reste la vie personnelle ,c’est déjà un sujet énorme qui n’intéresse pas finalement a part : je veux et j’ai peur....raisonnement binaire simpliste de base de la partie du cerveau qui fonctionne en automatique ,aussi appellee ego....LE problème originel, le péché originel devrais je dire..
                              Bon on laisse les dédales de ce mot mystérieux qu’est économie , en langage clair pour moi il signifie : façons diverses d’entuber les autres sans en avoir l’air...
                              Je m’oriente vers les motivations des acteurs, en regardant un peu, il me semble que vouloir de l’argent qui dans un monde intelligent n’existerait pas, vouloir de l’argent est une motivation, mais il est inerte sans vie, seul ce qu’on peut faire avec importe, il permet d’acheter a manger, sans produire sa nourriture, déjà la c’est étrange, je travaille pour gagner de l’argent avec lequel j’achète ma nourriture, alors que je pourrais produire ma nourriture, je devrais produire ma nourriture que dis je !....
                              avec cet argent je peux valoir mieux....matériellement, et je peux aussi posséder les autres, l’argent permet d’utiliser les autres qui ont renoncé a produire leur nourriture, les cons !!!!
                              ils ont aussi renonce a construire leurs abris, et faire leurs vêtements, ils ont laisse les chefs s’occuper de ce qui est vital, les con ! 2eme fois...
                              dans cette course, il y a compétition, a qui va gagner le plus pour le pouvoir, donc utiliser encore plus de monde pour sa personne.. il y a nécessairement tricherie ou il y a compétition, il y a nécessairement des perdants aussi , il y a violence aussi, je veux ton jouet, il y a guerre aussi, je veux ton territoire, ta nourriture , ta maison, ta femme ,et je n’aime pas tes idées, donc je te combat....a mort.....
                              et oui en s’intéressant aux motivations derrière l’économie, même d’une manière superficielle on découvre que absolument tout est prévisible, y compris le pire....alors pourquoi est ce que plus le temps passe et rien ne change, ??? une réponse en forme de question : serions nous tous compétitif ? attires par l’appât du gain possible ? et la donc TOUS acteurs de l’horreur économique ?
                              ma réponse sans ambiguïté est : oui bien sur...l’économie est l’humain, l’humain fait l’économie, l’humain disparaît, l’économie bien sur n’a pas d’existence...elle est juste le formatage des rapports de forces..ACCEPTES par quasiment tout le monde, sauf exceptions, et la les perdants râlent, ce que je comprends, mais il ne fallait pas jouer a la roulette russe....ca aurait été intelligent...non ?
                              Alors rationnelles ou pas ,les explications économiques partielles par soucis de propagande ou par manque de compréhension globale de tout ce qui se passe , ou autres raisons ne servent a rien ou a si peu....


                              • pmxr pmxr 2 juin 2010 16:24

                                (politique économique fiction) Prenons le problème à l’envers, sortir de l’euro pour l’Espagne, la Grec, Portugal etc  c’est quasiment impossible ! Sauf pour un pays : l’Allemagne ! Comme ça Angela pourra se promener en procession avec l’ Adler et mangeant une brat wurst, sure d’être réélue.. suite à la résurrection de Mark (pas de sympathie)… et les « cigales » européennes pourront faire fonctionner la planche à billets !Bien entendu les euroeuropeens rembourseront leurs emprunts en monnaie de singe (pardon) en euro ! smiley 

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