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Accueil du site > Actualités > Economie > Le revenu de base, mère des solutions

Le revenu de base, mère des solutions

Le revenu de base est un concept introduit par Thomas Paine à la fin du XVIIIe siècle qui ressurgit subitement ces dernières années. Des associations locales, nationales, et même internationales sont nées d'une dynamique, créée essentiellement par l'initiative citoyenne européenne de 2013¹. D'autres idées ont profité de l'aspiration de ce mouvement pour prendre également de l'ampleur, mais ce mélange peut avoir pour conséquence de parasiter le débat, en noyant les néophytes sur des explications parfois contradictoires. Mais alors, quelle solution choisir ?

Qu'est-ce que le revenu de base ?

« Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d'autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. »

Cette définition, telle qu'énoncée dans les statuts du Mouvement Français pour un Revenu de Base est à la fois simple et flou. Elle pose les règles déterminant ce que l'on entend par « revenu de base », et donc, définit également ce qui n'en est pas. Mais dans le même temps, cette définition ne donne aucune indication précise sur le financement, le montant, le mode de distribution, etc. laissant ainsi une totale liberté à la « démocratie » pour fixer des règles du jeux précises.

Ainsi, un certain nombre d'idées qui gravitent autour du revenu de base sont parfaitement compatibles avec cette définition. C'est par exemple le cas des propositions de versement de tout ou partie du revenu de base en monnaie locale², ou du financement par création monétaire³. D'autres idées, au contraire, sont légèrement éloignées de la définition, comme la « dotation inconditionnelle d'autonomie »⁴ proposé par le parti pour la décroissance, voire très partiellement liées, comme le « salaire à vie » proposé par Bernard Friot, qui n'a de rapport que la suppression du lien entre revenu et emploi.

Bien entendu, chacun défend sa chapelle⁵, expliquant à grands renforts d'arguments divers et variés, pourquoi sa vision est la meilleure. Pourtant, sans chercher à savoir qui a raison ou qui a tort, la plupart d'entre eux oublie une chose fondamentale : ils savent certes tous où ils veulent aller, mais oublient d'où ils partent. Si, par exemple, on voulait mettre en place le salaire à vie demain, il faudrait confisquer l'ensemble des entreprises aux actionnaires, mettre en place une caisse nationale récupérant l'ensemble des bénéfices et redistribuant ceux-ci sous la forme du salaire à vie à chacun d'entre nous. Il me parait évident qu'un tel changement se ferait dans la douleur. Encore une fois, je ne juge pas ici l'idée, mais le pas qu'il faut faire entre le système actuel et celui qui est souhaité.

Si nous avions un revenu de base…

À contrario, imaginons que demain, nous mettions en place le revenu de base, avec les caractéristiques suivantes :

  • les salaires sont amputés du montant du revenu de base ;
  • l'essentiel du financement est fait par une TVA très élevée, dont le montant doit en moyenne compenser ce que les entreprises ne paient plus en salaires et charges (grâce à l'alinéa précédent)⁶ ;
  • le reste du financement est pris sur la suppression de la politique sociale⁷.

Qu'est-ce qui changerait, dans la vie de tous les jours, pour les différents participants de l'économie ? L'entreprise paierait plus ou moins les mêmes montants, donc les produits auraient les mêmes prix, sauf qu'une partie du chiffre d'affaires, auparavant versée aux salariés, sera maintenant versée à l'État. Les salariés toucheront le même montant, sauf qu'une partie auparavant versée par l'entreprise est maintenant versée et garantie par l'État. Globalement, excepté le fait qu'une partie du salaire fasse un tour par l'État, tout semble comme avant. Il n'y a donc pas de changement brusque à faire accepter. Au contraire, on a alors une solution pacifiste ; la mise en place se fait en douceur ; chacun peut s'adapter à son rythme.

Il est très probable que les entreprises seront les premières à voir l'intérêt de ce système. En effet, la TVA étant payée dans le pays de vente des produits, les entreprises françaises qui exportent ne paieraient pas ce nouveau montant très élevé, tout en bénéficiant de la baisse des salaires. Les entreprises qui importent en France et font fabriquer dans des pays à faible niveau social devront, au contraire, s’acquitter de cette TVA. Nos entreprises seront donc mieux placées sur le marché concurrentiel international, favorisant les exportations dans certains domaines, et favorisant une relocalisation des activités dans d'autres. C'est le principe de TVA sociale, proposée par certains partis de droite. En l'associant au revenu de base, on peut constater que les argumentaires sur l'injustice de cet impôt deviennent caduques.

Et les hommes, dans tout ça ?

Peu de personnes le savent, mais lorsque l'on a commencé à automatiser les usines, lorsqu'un seul homme pouvait, à lui tout seul, produire ce que trois hommes faisaient avant lui, les dirigeant ont fait délibérément le choix, plutôt que de diminuer la charge de travail de chacun sans diminuer son salaire (ce qui est possible, puisque la quantité produite ne changerait alors pas) d'augmenter la production, de peur que les salariés aient trop de temps libre, se mettent à réfléchir et à comprendre qu'ils sont manipulés dans un monde injuste, et donc, se rebellent. Cela a d'ailleurs causé des problèmes, puisqu'on a produit plus que nécessaire. C'est à cause de ce choix que l'on a inventé la publicité, pour pouvoir écouler ce surplus de production. C'est à cause de ce choix que l'on est entré dans la société de consommation.

Oh oui, je le sais, certains se disent que je délire. Depuis cette époque, on a bien créé les congés payés, les 35 heures, etc. et la rébellion n'a pas éclaté. C'est vrai. Mais je dois quand même faire deux objections.

La première, c'est que justement, les idées ont évolué parmi la population. Plus les salariés ont eu du temps libre, plus des idées qui auraient pu paraitre farfelues il y a un siècle (le revenu de base en est un bon exemple) sont devenues très populaires.

Ma deuxième objection, c'est que globalement, ces réductions de temps de travail sont faites de telle sorte qu'il est compliqué de réellement se poser. Prenons les vacances, par exemple. Elles sont bien courtes, à comparer au temps que l'on passe à travailler. Du coup, dès qu'elles arrivent, on se précipite dans la voiture pour vite rejoindre la mer et faire l'état des lieux du petit bungalow que l'on a loué. Sur place, on peut enfin se reposer un moment. Mais pas trop longtemps, parce-qu'il va vite être l'heure de rentrer ! Souvent, on va également vouloir faire des visites. Mais comme les vacances sont courtes, ces visites vont forcément se faire au pas de course. Bref, nous avons des vies de dingues, entre métro-boulot-dodo et vacances au trot… Certains historiens ont d'ailleurs estimés que l'on travaillait en moyenne plus aujourd'hui qu'au Moyen-Âge !

En instaurant un filet de sécurité pour chacun, le revenu de base va nous permettre de nous apaiser. Inutile de rouler à fond sur le boulevard périphérique pour ne pas être en retard au travail. Si demain, je veux un jour de repos parce-qu'il fait beau et que j'ai besoin d'air, je peux poser un jour de congé sans solde. Nous allons pouvoir souffler. Nous allons pouvoir méditer. Et nous allons alors nous demander pourquoi nous devons subir des lois, pondues par des personnes pour lesquelles nous avons voté, c'est vrai, mais c'était par dépit, parce-que celui qui se présentait en face était pire. En effet, au contraire d'Étienne Chouard⁸, je ne pense pas qu'il faille avant toute chose changer la constitution, mais je pense que le revenu de base va forcément pousser à la venue d'une véritable démocratie, mise en place par et pour le peuple, et que c'est donc par ce changement pacifiste et en douceur qu'il faut commencer. Puis lorsque cette démocratie sera en place, lorsque chacun aura trouvé ses marques et pourra prendre part aux décisions qui lui incombent, alors peut-être que le peuple décidera de la mise en place de systèmes totalement différents, comme un salaire à vie. Ou pas.


[1] http://revenudebase.info/initiative-citoyenne-europeenne/

[2] C'est par exemple ce que souhaite Frédéric Bosqué, à la fois membre du MFRB et co-fondateur de la monnaie SOL Violette de Toulouse.

[3] Les propositions pour ce type de financement sont souvent basées sur les travaux de Stéphane Laborde sur la théorie relative de la monnaie.

[4] Dans le principe de la DIA, le revenu de base à lui tout seul est insuffisant pour vivre, mais est compensé par un accès gratuit à un certain nombre de services.

[5] Bien entendu, je vais défendre la mienne !

[6] C'est en quelques sortes la proposition de Daniel Häni et Enno Schmidt dans leur film « Le Revenu de Base — une impulsion culturelle. »

[7] Sauf quelques exceptions justifiés par une situation personnelle particulière, comme le handicap.

[8] http://etienne.chouard.free.fr/Europe/


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184 réactions à cet article    


  • lavhwahov 4 juin 2014 13:41

    Je suis assez d’accord avec tout ce qui est dit ici excepté le dernier paragraphe : pour moi le revenu de base doit nécessairement être mis en place dans le cadre d’un démocratie telle que décrite par Chouard. Sinon il ne servira qu’a une seule chose : faire perdurer quelques décennies de plus le système économique capitaliste basé sur la croissance et la consommation. Les gens s’appauvrissent, pour éviter le conflit social et garder leurs richesses l’oligarchie va donner le revenu de base afin de booster temporairement la consommation et retarder l’échéance inévitable de la fin du capitalisme.

    Encadré par une démocratie le revenu de base peut éviter cet écueil, puisqu’alors sera aussi encadré : la création monétaire, le rôle des banques, le poids des multinationales etc...
    Le revenu de base est une idée révolutionnaire, mais il ne faut pas qu’il puisse être utilisé dans le but de perpétuer un système économique à bout de souffle. A choisir, je préfère que le système disparaisse lentement et soit remplacé à terme par autre chose qui incluera surement le revenu de base.

    • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 13:55

      Encore faut-il qu’il y est autre chose.


    • trevize trevize 4 juin 2014 13:58

      Pas forcément. Le revenu de base peut être simplement un instrument transitoire, pour détourner le flux d’activité et de richesses créées, qu’on envoie actuellement en grande partie dans le gouffre de la finance, vers les nouveaux circuits de production, à échelle humaine, que nous aurons enfin le temps de développer grâce au temps libre que les gens auront gagné. Dégonfler le léviathan petit à petit, en le privant de ses ressources, plutôt que de le faire éclater et de nous retrouver démunis ensuite.


    • lsga lsga 4 juin 2014 14:03

      le revenu de base est LE rêve des utra-libéraux pour corriger le bug d’incompatibilité du Capitalisme avec le progrès technologique. 

       
      Hey :
       
      c’est pas vraiment un gauchiste.... même si incontestablement, le courant Libéral est de nature progressiste. 

    • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 4 juin 2014 20:46

      Le fait que ce soit le rêve de certains libéraux (pas de tous, loin s’en faut, sinon, on l’aurait déjà) n’est pas incompatible avec le fait que ce puisse être une bonne chose. Doit-on cesser d’aimer la glace au chocolat parce que notre ennemi l’apprécie ?


    • lsga lsga 5 juin 2014 13:29

      le fait est que le RU est une méthode pour tenter de sauver le Capitalisme, rien d’autre. 


    • lsga lsga 5 juin 2014 14:19

      jarnicoton : ton rêve sera plus facilement réalisable dans un monde dans lequel tu n’as pas à te soucier d’argent, dans lequel tu ne payes ni loyers ni crédit, ni ne passe par les caisses à la sortie des super marchés. 


    • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 5 juin 2014 16:05

      Isga, comme je l’explique dans l’article, il n’est pas possible de passer du monde actuel au monde que vous imaginez sans une révolution dure et sanglante. Pour ma part, je préfère la mise en place d’un revenu de base, qui va petit à petit changer les mentalités jusqu’à parvenir en douceur à un mode certainement proche de celui que vous décrivez.

      Contrairement à ce que vous dites, je suis persuadé que le revenu de base ne peut bénéficier au capitalisme que comme un rail de cocaïne à un cadre supérieur. Ça semble faire du bien, au début, mais en réalité, cela mène à sa perte.

    • lsga lsga 5 juin 2014 16:21

      oui, vous préférez une guerre mondiale sanglante entre des États Nations avec un système social plutôt qu’une révolution beaucoup moins sanglante.

       
      Je comprends... ou pas. 
       
      Donc, on vous le répète (comme depuis 150 ans) : Le Capitalisme génère des crises économiques régulières et brutales, dont la plupart aboutissent à des Guerres Impérialistes (en général, dans les anciennes colonies), et dont certaines finissent en Guerre Mondiale.
       

    • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 5 juin 2014 21:29

      Faites-vous juste semblant de ne pas comprendre ou avez-vous un besoin compulsif que vos seules idées soient reconnues comme justes ? Le capitalisme (en tous cas, tel que nous le connaissons) ne peut survivre avec le revenu de base, comme je l’ai déjà expliqué ! Il serait d’ailleurs beaucoup plus délicat d’organiser une guerre avec un revenu de base, comme l’explique Pascal L dans son commentaire.


    • lsga lsga 5 juin 2014 21:50
      Dans votre système, il n’y a pas d’abolition de la propriété des moyens de production, donc pas de sortie du Capitalisme, donc pas d’échappatoire au conflit mondial.
       
      Vous vous souciez tous de votre pouvoir d’achat alors que le grand Capital ne va tarder à envoyer vos enfants sur le front : c’est lamentable. 

    • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 5 juin 2014 22:20

      Ayant un peu la flemme d’expliquer une fois de plus pourquoi, je me contente d’affirmer que si, le revenu de base est la première marche permettant d’atteindre un stade où il ne sera plus possible à quelques capitalistes de posséder seuls les moyens de production.


    • JL JL 5 juin 2014 22:55

      ’’... expliquer une fois de plus pourquoi, je me contente d’affirmer’’

      Pas la peine, on a compris : la seule explication c’est que vous n’en avez aucune, c’est pourquoi vous ne pouvez qu’affirmez.


    • julius 1ER 8 juin 2014 15:20

      Avec le Revenu de Base, nous nous accordons à tous enfin concrètement les droits de l’homme et du citoyen.

      En décidant de ne plus utiliser nos besoins primaires pour contraindre l’autre, nous levons ce bâillon qui empêche beaucoup d’entre nous de s’exprimer en tant que citoyen. 

      @l’auteur,

      il faut rétablir un certain équilibre entre le Capital- et le Travail ...avec 5 millions de chômeurs, c’est impossible tant la pression sur le travail est énorme.

      le Revenu Citoyen avec ce qu’il implique est un début pour l’émancipation des peuples, mais je constate que des crétins du genre d’Isga, sont contre..... ils croient qu’avec le grand soir tous les problèmes seront réglés comme par enchantement !!!!

      c’est un moyen nécessaire pour l’émancipation des peuples, mais je constate que beaucoup de gens sont pour l’aliénation et l’oppression, de mon point de vue tout ce qui peut contribuer à désaliéner le peuple est à prendre.... aussi je partage, camarade auteur, ta vision sur ce que doit être un revenu de base. 


    • lsga lsga 8 juin 2014 15:49

      Non, l’émancipation des « peuples », c’est le renversement du Capital ; pas le fait de demander l’aumône aux Capitalistes tout en leur laissant le contrôle complet de l’appareil de production. 


    • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 13:54

      En première lecture, votre proposition est séduisante afin de restaurer la balance commerciale en restant dans l’eurozoo par exemple. Cependant, cela ne doit pas se transformer en outil de dumping.


      Cela peut être justifié par la responsabilité publique de préserver l’emploi afin d’aménager le territoire, responsabilité que les instances publiques réclament aux entreprises sans avoir les moyens de leurs ambitions.

      • lsga lsga 4 juin 2014 13:56

        Rappelons ici que le revenu de base est au coeur de l’idéologie libérale. 


        • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 14:28

          Oui, enfin, là, une partie de la paye fait des salariés du privé des semi-fonctionnaires, comme au kolkhoze ou au sovkhoze, je sais plus très bien.


          Isga, si l’idéologie a tué la religion pour être et rester sectaire, c’est peine perdu.

        • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 14:30

          Parce que là à t’écouter,


          le libéralisme permet d’accéder à l’emploi et à la consommation, et le communisme de mettre du sang sur les murs. Ouvre une boucherie-charcuterie, fais un truc de bien.

        • lsga lsga 4 juin 2014 14:31

          écoute mon grand, si tu es incapable de lire de livres d’économie, et que tu es un keynésien de plus qui se prend pour un libéral, je ne peux rien pour toi.

           
          Allez, si, cultives toi :
           


        • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 14:42

          Mon grand, je suis le seul libéral à proposer que le prolétaire s’approprie la plus-value de l’usure, pendant que ton idéologie s’attaque au patron en voie de disparition.


          Et tonton Friedman, merci, je connais. L’homme n’est pas tout blanc ou tout noir, mais les hypocrites de Castro ou Lénine non plus.

        • lsga lsga 4 juin 2014 14:46

          au patron ? non, pas du tout. A la propriété privée des moyens de production.

           
          Et ton histoire d’usure confirme bien ce que je pensais : tu n’es pas un libéral, tu es un keynésien de plus, un défenseur de la redistribution.
           
          Pour info, le salaire de base, ce n’est pas de la redistribution. C’est pour cela que les libéraux le défendent. 

        • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 14:55

          L’efficacité de la privatisation des moyens de production, a été suffisamment démontrée.

          Si la donne venait à changer, soit.

          L’intérêt du revenu universel est écologique, car l’obsolescence programmée, du fait que le salaire ne soit plus aussi impératif, n’est plus aussi pertinente, du moins pour notre prolétariat.

          Sinon, je te laisse à tes classements idéologiques, autant ne pas se fier à une chapelle, ça n’en vaut pas la peine.

        • lsga lsga 4 juin 2014 15:02

          voilà, tu ne te prétends déjà plus libéral, et tu as raison.

           
          tu es un keynésien, point bar. D’ailleurs, les keynésiens sont pour les privatisations en-dehors des crises économiques (sinon, ça devient purement et simplement du Bismarckisme)
           
          N’est pas libéral qui veut. Le libéralisme appartient au courant progressiste, et comme tout courant progressiste, il est très difficile de s’y arrimer (le réflexe naturel étant le conservatisme, et la réaction en cas de colère).
           
          Tant qu’à l’efficacité de la propriété privée, cela va sans dire : c’est le constat de base sur lequel commence le Manifeste du Parti Communiste. Le fait est qu’elle est incompatible avec le progrès technologique et scientifique. 

        • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 20:42

          « Rappelons ici que le revenu de base est au coeur de l’idéologie libérale. »


          Et oui Isga, le libéral a jugé utile de prémunir la base de la raptation, car le capitaliste a besoin de la base pour ses débouchés.

          Certains prétendront que le libéralisme est un humanisme (bon, ça dépend desquels, et de libéraux, il n’y en a pas deux pareil).

        • lsga lsga 5 juin 2014 09:43

          alalal... cette manière de tout mélanger :

           
          L’Humanisme est le système éthique et moral correspondant au mode de production industriel, rien de plus, rien de moins. 

        • baron 4 juin 2014 14:22

          Le revenu de base est un pur leurre, du bla bla, de la parlote, qui permet de détourner l’attention en occupant le terrain médiatique. 


          Il y a de vrais solutions réalistes au chomage, à la pauvreté et à la paupérisation du peuple. 

          Mais de cela personne ne parle, puisqu’on vous dit que le revenu de base est une solution

          • foufouille foufouille 4 juin 2014 14:50

            « Il y a de vrais solutions réalistes au chomage, à la pauvreté et à la paupérisation du peuple. »

            lesquelles ?


          • baron 4 juin 2014 15:57

            @foufouille

            Une meilleure répartition des revenus entre le capital et le travail. 
            Un partage du travail est aussi indispensable.

            Si cela n’est pas fait, revenu universel ou pas ce sera la soupe populaire pour la majorité de la population.

            50 millions d’état naziens sont incapables de se nourrir par leur travail. 
            Finalement les food stamps sont les précurseurs du revenu universel, voulu par les néo conservateurs libéraux.

            Etre assisté par un revenu universel ou une autre subvention c’est perdre sa dignité et son indépendance.

          • foufouille foufouille 4 juin 2014 16:26

            mais faudra apprendre le bulgare pour ça
             smiley


          • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 4 juin 2014 20:53

            De plus en plus, le travail est fait par des robots qui décuplent notre productivité. Si l’on veut du plein emploi, il faut que l’on produise toujours plus, ce qui oblige à consommer toujours plus de ressources… Qui arrivent bientôt à épuisements.

            Il ne suffit pas d’affirmer que le revenu de base est un leurre pour que cela devienne vrai. Il faudrait peut-être développer un peu plus !

          • lsga lsga 5 juin 2014 16:23

            Mais pourquoi voulez-vous forcer les gens à faire des travaux stupides et mécaniques qui pourraient aussi bien être fait par des machines ?

             
            Et à quel moment vous a-t-il échappé que le RU était précisément LA solution trouvée par les libéraux à ce défaut de conception du Capitalisme ? 
             
            Le RU est précisément conçu pour pouvoir avoir des pans entiers de la population au chômage sans sacrifier le Capitalisme sur l’hôtel de la redistribution ou pire : du Communisme. 
             


          • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 5 juin 2014 21:36

            « Le RU est précisément conçu pour pouvoir avoir des pans entiers de la population au chômage sans sacrifier le Capitalisme sur l’hôtel de la redistribution ou pire : du Communisme.  »

            Non, le revenu de base est conçu pour séparer le travail du revenu. Il est conçu pour que le travail que tout le monde fourni à la société soit reconnu (mère au foyer, bénévole dans une association humanitaire, etc.) Contrairement à l’affirmation que vous ne cessez de répéter, comme pour vous en persuader vous-même, le revenu de base n’a pas été inventé par les capitalistes, mais bien par un défenseur (et même un rédacteur) des droits de l’homme.

          • ObjectifObjectif 4 juin 2014 14:30

            Pour qu’un enfant à qui on donne la vie puisse grandir et apprendre pour apporter à la communauté, il doit recevoir : de l’amour, de l’air propre, de l’eau fraiche, un peu de nourriture et une éducation.

            Or dans le système actuel, personne ne peut pas recevoir bien et services sans avoir d’argent : l’argent a supprimé le droit à la vie.

            Le « revenu de base » n’est qu’une tentative de correction du vol d’un droit essentiel : le droit de recevoir un minimum de bien et des services pour vivre, le droit à la vie.

            Il serait beaucoup plus efficace de changer le système monétaire centralisé, vers un système où chacun gère son propre compte monétaire, et possède un droit au crédit inaliénable : c’est le principe de base du JEU ou d’un SEL. Le droit à la vie est affirmé et préservé à la base.

            cf http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/eururo-l-attrape-nigaud-fonctionne-152813

            L’inconvénient du Revenu de Base qui viendrait en réparation d’une monnaie centralisée et basée sur la tricherie, c’est que cela ferait croire à la nécessité d’un état centralisé pour le financer : or c’est l’état central qui a permis la tricherie de la création monétaire par le crédit bancaire, en privatisant la création monétaire avec les banques dans les années 1980. Droite et gauche bien d’accord, sans avoir jamais évoqué ce problème et ses conséquences.

            Incompétence ou corruption ? Les deux, certainement.


            • Stéphane Veyret Stéphane Veyret 4 juin 2014 20:58

              Votre proposition serait sans doute plus efficace, mais comme je l’explique dans cet article, c’est un trop gros changement pour qu’il soit accepté. Si vous voulez voir votre solution appliquée, il sera plus simple de passer par une phase « revenu de base ».

              « Celui qui veut apprendre à voler, celui-là doit d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, à grimper et à danser. Ce n’est pas du premier coup d’aile que l’on conquiert l’envol ! » (Nietzsche)

            • ObjectifObjectif 6 juin 2014 16:29

              Bonjour,

              Déjà nous sommes d’accord que le résultat sera le même.

              Plus difficile à mettre en place, cela peut se discuter. Car le revenu de base existe déjà, pour les banquiers : cela s’appelle la création monétaire. Il s’agit d’un revenu totalement hors impôt, qui est illégitime pour eux.

              Le seule moyen légitime de distribuer la création monétaire, c’est de la distribuer à égalité aux citoyens, car sinon la neutralité de la monnaie n’est pas respectée.

              Difficile à mettre en place ? On ne fait que récupérer le résultat d’un vol, qui a été effectué par la droite et la gauche, tout à fait unis, lorsqu’ils ont privatisé les banques, et la création monétaire avec, dans les années 80.

              Si on ne peut pas changer l’€uro, alors il faut juste refuser de l’utiliser et mettre en place un hybride monnaie citoyenne/bitcoin, avec cette image simple de la comptabilité personnelle.

              En tout cas, ne rayez pas cette solution de la liste trop vite smiley

              La Suisse s’y dirige avec une proposition constitutionnelle pour remettre la création monétaire à la BNS, initiative qui évoque la possibilité de financer les impots et pour une autre partie les citoyens, avec la création monétaire.


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 4 juin 2014 14:31

              Au
              Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
              on peut préférer le
              Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

              Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne.


              Lire, SVP :

              Refondation du Capitalisme & Dividende Universel
              ou/et
              http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf


              Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

              Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

              Objectif Principal :
              Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
              Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
              Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

              Objectifs Spécifiques :
              I)
              Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
              Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
              Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
              II)
              Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
              Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
              II.1)
              À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
              II.2)
              a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.

              b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
              II.3)
              Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel 
              (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).



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