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Accueil du site > Actualités > Economie > Le RSA ou « Revenu de Sombre Avenir »

Le RSA ou « Revenu de Sombre Avenir »

Le quotidien Les Echos s’est procuré l’avant-projet de loi généralisant à l’ensemble du territoire le Revenu de solidarité active (RSA). Pas de grande surprise. Le RSA reste une simple carotte financière et rien de plus et continue d’être présenté comme étant le meilleur, voire l’unique, moyen de lutte contre la pauvreté. Compte tenu de la faiblesse de l’enveloppe budgétaire accordée et des perspectives moroses d’emploi et de logement, le RSA mériterait d’être rebaptisé "Revenu de sombre avenir".

Le RSA sera sous-doté budgétairement et constituera donc une simple mesure d’incitation financière à la reprise d’un emploi. Partant, il ne sera guère plus efficace que le RMI et que l’API qu’il vient remplacer. On voit mal comment l’objectif fixé de réduction d’un tiers de la pauvreté d’ici 2012 pourrait être atteint avec si peu de moyens et d’ambitions.

Le journal Les Echos présente le projet de la réforme dont les principaux contours sont fixés.

Le RSA, simple mesure financière

Le RSA devait avoir pour ambition de donner un surplus de revenus et de mettre à disposition des personnes en insertion les moyens dont disposent les organismes pour l’emploi. Faute d’ambition et de budget suffisant, le RSA sera une simple mesure financière.

Le RSA se donne pour finalité de permettre à des bénéficiaires des minima sociaux qui reprennent un travail de passer le cap du seuil de pauvreté. Mais cette démarche est assez cynique quand on sait que le dernier rapport de l’Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale fait état d’une dégradation du niveau du RMI qui est passé d’un peu moins de 70 % du seuil de pauvreté en 1995 à près de 60 % en 2005. Donc, avec le RSA, non seulement, cette perte ne sera pas corrigée (et la situation des bénéficiaires des minima sociaux ne fera que s’aggraver), mais un surplus financier ne sera accordé qu’aux méritants : ceux qui pourront reprendre un emploi. Voilà pour le premier reproche fait au système.

Autre reproche, l’incitation financière ne sera pas forcément opérante parce que la plupart du temps les personnes qui se remettent au travail ne le font pas après calcul comparatif de leur situation présente et à venir, et parce que d’autre part la plupart des obstacles à leur reprise d’emploi ne sont pas monétaires. Ils sont dans la difficulté de faire garder les enfants, ou dans le coût du transport, le manque de formation...

Or, l’on sait que le coût du transport ne va pas baisser du fait de la montée régulière du prix du carburant.

En ce qui concerne la garde d’enfants, il faudrait mettre en œuvre un véritable service public de la petite enfance, dans un premier temps prioritaire pour les allocataires de minima sociaux puis rapidement étendu à l’ensemble des parents de jeunes enfants.

Pour ce qui est du logement, une décrue de la construction est anticipée par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire qui a constaté une baisse des mises en chantier de logements entre avril et juin de 28,8 %, soit un repli de 6,5 % sur les douze derniers mois. Il est hélas prévu que cette baisse se poursuive lors des deux derniers trimestres ainsi qu’en 2009. L’objectif du gouvernement de construire 500 000 logements par an est donc compromis. Ajouter à cela la décision d’assouplir la loi SRU fixant une obligation de 20 % de logements sociaux dans chaque commune, et l’on peut douter de la sincérité des objectifs annoncés par le gouvernement.

Le RSA est présenté comme la seule vraie réponse à la pauvreté grandissante

Or, c’est un mensonge. Une véritable politique de lutte contre la pauvreté passe en réalité par un plan d’aide au logement ambitieux. Or, rappelons que Mme Boutin a décidé d’assouplir l’obligation faite aux communes de construire un certain quota de logements sociaux.

Une véritable politique de lutte contre la pauvreté passe aussi par un coup de pouce à l’emploi, par une volonté de changer le contexte économique pour réduire le nombre de temps partiels imposés et le travail précaire (alternance de CDD et de périodes de chômage). Elle passe aussi par une revalorisation des minima sociaux, des salaires et des petites retraites.

S’il s’agissait d’aider vraiment l’emploi, on aurait décidé de consacrer à cette politique les moyens humains nécessaires pour renforcer l’action de l’opérateur issu de la fusion de l’ANPE et de l’Unedic et on aurait donné accès à ces moyens aux bénéficiaires du RSA. Mais cela supposerait d’accepter une augmentation du nombre de personnes recensées comme demandeurs d’emploi. Moins de 35 % des Rmistes étant inscrits à l’ANPE, on imagine la hausse que cela occasionnerait sur les chiffres du chômage...

Le RSA risque d’être employé isolément comme seul moyen de lutte contre la pauvreté, alors qu’il faudrait une politique d’ensemble plus ambitieuse. Le cadre budgétaire étriqué va également nuire à la réalisation des objectifs fixés.

Ambitieux à l’origine (c’était l’idée de Martin Hirsh), le RSA semble s’être réduit aujourd’hui à une simple mesure visant à compléter tout un ensemble de dispositions sur le chômage destinées à assouplir la main-d’œuvre et à la rendre plus malléable.


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81 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 12 août 2008 10:35

    Le RSA est une très bonne loi pour va permettre enfin aux personnes inscrites au RMI de pouvoir se sortir de leur condition de vie.

    Vous écrivez "Autre reproche, l’incitation financière ne sera pas forcément opérante parce que la plupart du temps les personnes qui se remettent au travail ne le font pas après calcul comparatif de leur situation présente et à venir, et parce que d’autre part la plupart des obstacles à leur reprise d’emploi ne sont pas monétaires. Ils sont dans la difficulté de faire garder les enfants, ou dans le coût du transport, le manque de formation"

    Je connais des personnes au RMI qui n’ont plus d’enfants et ce que vous avancez comme argument démontre que vous ne connaissez pas le sujet

    2eme propagandes anti-Sarkozy vous écrivez "Or, l’on sait que le coût du transport ne va pas baisser du fait de la montée régulière du prix du carburant"

    Il faut savoir que toute personne inscrite au RMI bénéficie des transports gratuit payé par le Conseil Regional d’Ile de France !

    Vous écrivez encore et encore de la propagande Bayrouriste en écrivant :

    "En ce qui concerne la garde d’enfants, il faudrait mettre en oeuvre un véritable service public de la petite enfance, dans un premier temps prioritaire pour les allocataires de minima sociaux puis rapidement étendu à l’ensemble des parents de jeunes enfants.

    NON,la sociologie des personnes inscrites au RMI est plutot des personnes qui n’ont pas VOS PROBLEMES,mais plutot un age ,que de nombreuses entreprises ne veulent plus embaucher !

    Vous écrivez encore une propagande en affirmant "Une véritable politique de lutte contre la pauvreté passe en réalité par un plan d’aide au logement ambitieux."

    FAUX !,bien souvent les personnes inscrites au RMI,ont dejà un logement et sont "tombées" (plutot poussées) par des entreprises quei se débarassent de personnes qui ont passé un certain age

    OUI,le RSA est un outil formidable pour sortir les personnes isolées et exclus du monde du travail afin de leur permettre de revenir dans le marché du travail dans un premier temps et la futur loi sur la formation permettra de proposer des formations complémentaires aux futurs candidats au RSA




    • La Taverne des Poètes 12 août 2008 10:52

      à Lerma :

      Contre votre 1er argument : Le RSA va remplacer aussi l’API (allocation de parent isolé) qui n’est perçue que par des parents ayant des enfants en bas âge. D’où l’intérêt de lever les obstacles de la garde d’enfants.

      Contre 2ème argument : Le transport va coûter plus cher pour ceux qui, en application des nouvelles exigences pesant sur les demandeurs d’emploi, vont devoir accepter des déplacements de plusieurs par jour et doivent se rendre en moyen de transport individuels (c’est le cas hors des villes notamment).

      Contre votre 3ème argument : vous faites une fixation sur les vieux bénéficaires du RMI licenciés par leur entreprise. Or, toutes les tranches d’âge sont concernées et le RMI recouvre uen grande diversité de situations. Votre exemple ne saurait donc être pris pour un régle générale.


    • La Taverne des Poètes 12 août 2008 10:53

      erratum : "des déplacements de plusieurs heures par jour"


    • samy31500 12 août 2008 11:00

      Lerma, votre sémantique est celle d’un fanatique ! Ou bien vous travaillez au gouvernement !


    • sisyphe sisyphe 12 août 2008 11:07

      Mais vous continuez à répondre à Lerma ?
      En dehors d’être le président des  JSS (je suce Sarko), Lerma n’a jamais apporté un seul commentaire présentant le moindre intérêt.
      On ne répond pas à Lerma : on le replie.


    • La Taverne des Poètes 12 août 2008 11:20

      On ne replie pas le débat ! Tant que cela reste courtois.


    • Yifu66 12 août 2008 17:50

      Quel con ce Lerma !
      "Il faut savoir que toute personne inscrite au RMI bénéficie des transports gratuit payé par le Conseil Regional d’Ile de France !"

      Je peux te garantir que les RMIstes du Languedoc Roussillon n’ont pas les transports gratuits payés par le Conseil Regional d’Ile de France !
      Ils n’ont pas de transports gratuits du tout, d’ailleurs.

      Quel con ce Lerma !


    • LE CHAT LE CHAT 12 août 2008 10:39

      Le RSA , c’est de la Roupie de Sansonnet Appauvrie  smiley


      • tvargentine.com lerma 12 août 2008 11:01

        Vous écrivez " Le RSA va remplacer aussi l’API (allocation de parent isolé) qui n’est perçue que par des parents ayant des enfants en bas âge. D’où l’intérêt de lever les obstacles de la garde d’enfants. "

        OUI puisque c’est un outil pour remettre les personnes dans le monde du travail chose qui est difficile quand vous en etes EXCLUS

        Votre problème est en déphasage complet avec le coeur des problèmes des personnes inscrites au RMI
        qui n’ont plus d’enfants en bas age

        OUi,les transports sont gratuit pour les RMISTES et ne mélanger pas un RMISTE et un DEMANDEUR D’EMPLOI car aujourd’hui c’est 2 status différents

        Enfin,je confirme que la cible des RMISTES est bien prise en compte par le RSA qui est une grande loi



        • La Taverne des Poètes 12 août 2008 11:05

          Votre conclusion est démentie par le Centre d’études de l’emploi (CEE) qui déclarait en avril : "Si la réforme du service public de l’emploi va dans le sens d’une réunification de la prise en charge des demandeurs d’emploi, elle laisse de côté la question de l’accompagnement des bénéficiaires du RMI qui continueront à dépendre des politiques d’insertion conduites par les départements" (extrait d’une note intitulée "Indemnisation et accompagnement des chômeurs : une articulation à reconsidérer".)

          Ce risque a été pointé et n’a pas été pris en compte, en particulier du fait de la maigreur de l’enveloppe prévue.


        • Yifu66 12 août 2008 17:57

          "OUi,les transports sont gratuit pour les RMISTES"

          NON NON NON et NON !

          En province, beaucoup de villes ont des compagnies d’autocars privées qui ne font rien de gratuit. Une aide (petite) peut-être demandée à la mairie.


        • sisyphe sisyphe 12 août 2008 11:04

          Le RSA s’inscrit dans la politique globale de précarisation, de traque aux sans-emploi, de destruction sociale organisée, de réduction des aides, d’aggravation des inégalités, d’organisation systématique d’un marché du travail de moins en moins rémunéré, aux conditions de plus en plus précaires, d’engendrement de la misère.

          Et cette lope de Hirsch qui cautionne tout ça ; décidément, plus que jamais, le pouvoir corrompt...

          Et, alors qu’on dépénalise la grande délinquance financière en col blanc, on organise la chasse aux pauvres :


          <script type="text/javascript">loadNbReaction('NbReactions',curDocId);</script>

          Les futurs bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) devraient faire l’objet d’un contrôle de leur « train de vie », selon l’avant-projet de loi généralisant le RSA, actuellement examiné par le Conseil d’Etat. Il s’agirait d’éplucher le patrimoine mobilier et immobilier des allocataires afin de constater d’éventuelles « disproportions marquées » avec les ressources qu’ils déclarent.

          Encore 4 ans pour finir de mettre la France à genoux (alors que la croissance est négative au 3ème trimestre : -0,2%, et que l’inflation depuis 1 an, est à son taux historique le plus élevé : 3,6%).

          Jamais un gouvernement n’avait réalisé une telle casse sociale et fait preuve d’une telle incompétence et incurie pour mener les affaires de l’état depuis 30 ans ! 

          Ils pourront aller jusqu’où, comme ça, sans que les français se révoltent ?



          • sisyphe sisyphe 13 août 2008 09:41
             
            Et, pendant les vacances, la chasse aux pauvres continue ....

            Haro sur les CMUistes


            Décidément, on n’en finit plus de s’acharner sur les faibles, en sarkoland ! Après les malades, les chômeurs, les vieux, etc, voilà maintenant qu’on s’en prend aux plus pauvres, encore : les bénéficiaires de la CMU complémentaire ! Et qui se fait ainsi le porte-parole le plus décomplexé d’une politique sarkozyste triomphante ?

            le directeur de la CNAM lui-même ! Mr Roekeghem.

            Après avoir eu la brillante idée de boucher le trou de la Sécu en réduisant les remboursements des maladies de longue durée, il réitère aujourd’hui avec les bénéficiaires de la CMU complémentaire, dans une circulaire en date du 30 juin, rappelle L’Humanité, invitant les médecins à "porter plainte" contre les CMUistes pour leurs "comportements inappropriés"

            Quels sont ces comportements inappropriés ? D’après le quotidien :
               " - retards injustifiés aux rendez-vous
                - rendez-vous manqués et non annulés
                - traitements non suivis ou interrompus
                - exigences exorbitantes" (... ?)

            La suite...

          • Mahkno 17 août 2008 11:26

            Oui, la révolte ( la révolution....) tarde à venir......


          • Gilles Louïse Gilles Louïse 12 août 2008 11:07

            Petit à petit, quels que soient les détours qu’on prend, on s’achemine vers l’idée assez formidable d’un dividende universel c’est-à-dire d’en finir définitivement avec cette idée de devoir gagner sa vie.

            Il faut rendre la vie gratuite, c’est tout.

            S’il a fallu la gagner, cette vie, dans tous les siècles passés, aujourd’hui l’équation travail=pain n’a plus de sens. Je le dis et le répète : il n’y a plus de travail et il n’y en aura plus jamais. Il ne restera très bientôt que le travail incompressible lié à la vie, qu’il s’agisse de l’utilitaire ou de la création ex nihilo.

            Il faut bien comprendre qu’il est absolument impossible de ne rien faire vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

            Un disponible (c’est ainsi que j’appelle plus honorablement un chômeur en tant qu’il est en quelque sorte en réserve de la République et donc disponible) un disponible, par exemple, qui accorde à une veille dame une conversation dans un café, me paraît socialement mille fois plus utile qu’un gratte-papier dans un bureau qui ne sert strictement à rien (peu importe qu’il le reconnaisse ou non) et qu’on ne garde, pour l’instant, que pour ne pas le mettre au chômage.

            Dans ces conditions, le travail pourrait être véritablement valorisé et ceux qui auraient cette chance d’accéder à l’emploi, soit en étant engagé par une société, soit parce que leur inventivité est telle qu’ils auront su se créer leur propre travail, seront simplement plus riches que ceux qui ne vivraient que de ce dividende universel.

            Qu’importe qu’il y ait des feignants ou des profiteurs, ça n’a aucune importance, dans le nombre il y a forcément des inventifs qui créeront et utiliseront intelligemment ce temps qui leur est offert par la société.

            Il faut noter aussi qu’Internet, cette Toile Géante, avec sa gratuité généralisée, a également participé, d’une certaine manière, à l’appauvrissement des contributeurs car tout ce travail que représente les sites, dont certains sont tout à fait extraordinaires, n’est absolument pas rémunéré. C’est quand même un non-sens.

            Pour résumer, de quelque nom qu’on l’appelle, se fait jour l’idée d’un dividende universel.

            Bien à vous.


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 août 2008 11:23

              Comment envisagez-vous ce "Dividende Universel" ? Quelles modalités de financement ?


            • Jimd Jimd 12 août 2008 11:56

              <l n’y a plus de travail et il n’y en aura plus jamais.>
              Qu’est ce qu’une affirmation de cette nature apporte ?
              elle peut etre interessante car elle provoque... mais elle est forcement fausse puisqu’apres vous reparler de travail....
              il faut tout de meme produire un minimum pour vivre...donc travailler, meme si l’on vit en autarcie et autosuffisance dans une ferme.
              Il faut au minimum se nourrir, se vetir. donc il faut travailler pour cela.



            • ARFF 12 août 2008 13:58

              à ji md .
              combien de français fabrique les vetements que vous portez ?
              Qui fabrique la plupart des choses que nous utilisons, qui sont exploités pres plus de 15 h par jours pour moins de 20 euros par mois ?
              etes- vous sur que vous travaillez ?et si vous appelez ça un travail , alors comment appellez vous la condition dans laquelle vie la personne qui a fabriqué votre pantalon ?

              je vous laisse quelques secondes ; ben oui c’est de l’esclavage . l’unique raison pour laquelle les choses tournent en ce moment c’est que nous avons, vous avez , tu as des esclaves qui bossent pour toi . Faut arreter l’hypocrisie et ne pas appeller la fumisterie qui vous sert d’occupation un travail !

              Ils sont les travailleurs, nous sommes les consomateurs.. Et il doit y avoir une masse assez grande de consomateurs pauvres pour faire touner la grande distribution et les multinationales. Que ce consomateur soit rmiste, chomeur ou qu’il ai un travail n’importe pas .

              Par contre vu que 99% des gens sont lobotomisés et considerent le travail comme crée par dieux en meme temps que l’homme , alors on doit lui faire croire qu’on va l’aider dans ce sens . Et ce malgré toutes les orientations economiques strategiques qui voudraient que moins il ya de travailleur en occident, mieux ça sera pour la finance mondiale. En outre la part du travail dans la production de monnaie ( donc richesse) est en constante diminution, la speculation et autres saloperies n’en a plus vraiment besoins.
              Mais si tu veux continuer à etre croyant et te croire productif, libre a toi ... si tu veux continuer à particper à l’ideologie meurtriere de la croissance liberale , libre à toi.

              Dans tous les cas, un revenu universel pemettrait d’éclaircir un peu tout cela et en finir avec l’hypocrisie de la valeur travail/argent


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 août 2008 14:05

              @ ARFF & Gilles Louïse

              "Dans tous les cas, un revenu universel pemettrait d’éclaircir un peu tout cela et en finir avec l’hypocrisie de la valeur travail/argent".

              Cette affirmation ne répond pas à la double question : Comment envisagez-vous ce Dividende (revenu) Universel ? Quelles modalités de financement ?


            • Jimd Jimd 12 août 2008 15:02

              @ARFF

              ah bon, j’ai des esclaves... ok.

              un peu trop caricatural votre reponse il mne semble, avec malgre tout un peu de vrai dans la critique.

              alors sur quelle base donc ce revenu universel, que je puisse aller a la plage. il fait beau ici, je me fais un peu ch... au boulot smiley
              pardon pour ’ironie mais je pense que nous sommes dans le domaine de l’utopie... a mons que vous n’apportiez des elements plus consequents pour etayer cela



            • ARFF 12 août 2008 15:24

              ben oui désolé , jveux pas vous gacher votre repas :)
              mais effectivement l’homme occidental ( en general) n’existe que parce que ces esclaves existent ... et ceux qui moinssent en etant choqué de cette constatation ferait mieux de se regarder dans une glace une bonne fois pour toute avant de sortir au cinoche en conduisant leur voiture et se dire : "ah putain ça fait du bien d’etre le bourgeois du monde , de me la couler douce pendant que des milliard de gens crevent pour que je puisse bouffer mon steak saignant" ... mais non ils preferent etre hypocrites ,pas grave ...

              Concernant le financement du revenu universel , je ne suis pas un specialiste economique , la seule chose que je sais c’est que les milliards sortis de nulle part qui se baladent en assurant la domination de gars qui pour la plupart sont deja nés riches, ben ces meme milliards là peuvent servir à autre chose. C’est gros comme affirmation mais bon ya pas plus con comme monde à part à avoir de la merde dans les yeux le probleme de l’argent c’est la re-distribution , point barre....

              c’est clair que la pauvreté reculera jamais avec un systeme qui pronne la croissance et le travail qui beneficie aux riches , mais bon encore une fois vous pouvez etre croyant hein pas de probleme...ca fait juste des milliers d’annéees que ça dure... moi si je me trompais pendant plus de mille ans , je commencerai a me poser de serieuses questions :) :) :)


            • Jimd Jimd 12 août 2008 15:39

              merci de votre repomse.

              je pense que vous vous tromper en simplifiant.

              ets ce que seul le travail penible est un travail ? ou alors manuel ? si j’etais ouvrier sur un chantier, alors est ce que je serais donc un vrai travailleur. et les profs ? sont ils des travailleurs ?

              tout d’abord pour l’esclavage. Il y a bien sur exploitations et conditions inhumaines de travail. mais ce n’est pas le cas general. Si nous decidions de fermer nos forntiere et de tout faire en france, T shirt, pantalons..etc nous priverions egalement ces gens des pays pauvres a des revenus.
              jhe ne fais pas l’apologie de libre echange a tout va : tout d’abord a cause de certaines formes d’expoitation mais surtout a casue du cout ecologique.

              le revenu universel est une utopie... votre idee de financement ne repose sur rien de concret.


            • ronchonaire 12 août 2008 11:41

              Vous mélangez plusieurs points à mon avis.

              D’un côté, on ne peut évidemment que regretter que cette mesure soit si peu dotée financièrement ; cela dénote un manque d’ambition (ou plutôt un manque de conviction) de la part du gouvernement. On peut aussi regretter qu’il n’y ait pas plus de mesures d’accompagnement telles que celles que vous mentionnez (garde d’enfants, etc.)

              En revanche, le principe même de ce que vous appelez la "carotte" financière est très bon. Je vais encore passer pour le monstre de service mais il me semble tout à fait naturel d’inciter ceux qui peuvent travailler à ne pas rester inactifs. Pour ce faire, il faut bien que le revenu perçu en travaillant soit supérieur aux aides reçues pour survivre. Un système conçu de telle manière que certains gagnent plus en restant chez eux qu’en allant bosser (ce qui est le cas actuellement) est voué à l’échec de toute façon car il rompt la sacro-sainte solidarité (dont le principe même est d’aller dans les deux sens.)

              Par ailleurs, l’incitation à reprendre une activité va à mon sens au delà du simple aspect financier. Quiconque a connu ne serait-ce que quelques mois d’inactivité vous dira que c’est une période très difficile à vivre psychologiquement (même sans parler du stress de la fin de mois), ce qui engendre d’ailleurs des problèmes sanitaires assez sérieux. Retrouver un boulot, même si ce n’est pas une fin en soi, permet quand même de se sentir mieux ; c’est déjà ça.


              • La Taverne des Poètes 12 août 2008 11:45

                "que le revenu perçu en travaillant soit supérieur aux aides reçues pour survivre" : je suis d’accord.


              • Jimd Jimd 12 août 2008 11:59

                la caroote financiere est je pense interessante.
                l’idee de base est, je coirs, de combattre les effets de seuils qui existent des que l’on met en plcae un minima.
                je suis d’accord avec le fait que ce projet est un peu un ’nain’ par rapport a ce qu’il aurait pu/du etre, par rapport a ce qu’un autre gouvernement aurait mis en place. c’est un peu une forme de bonne conscience meme si conceptuellement c’est un pas dans la bonne direction, c’est a dire dans la prise en compte des effets de seuil.


              • La Taverne des Poètes 12 août 2008 12:09

                Sur l’esprit de la réforme, il y a unanimité ou presque. Ce n’est pas là que se situe le problème. C’est sur le côté attrape-couillons de la réforme : les faibles moyens mis en place ne permettront pas de respecter pas l’esprit général mais laisseront, au contraire, la pauvreté s’aggraver. Cette pauvreté s’étend désormais moins qu’avant mais s’approfondit, à savoir que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres. Ce n’est pas moi qui le dit. Voir ici (en pdf)


              • HELIOS HELIOS 12 août 2008 14:14

                Que le revenu de l’aide sociale soit plus faible qu’en travaillant ? mais c’est umpossible vous le savez bien.

                Ce n’est possible que si les salaires sont superieur au revenu MINIMUM pour vivre. Tant qu’il y aura un salaire juste fait pour le minimum, le revenu de la solidarité qui est aussi fait pour être un minimum sera en concurrence.
                Si on veut que les minima sociaux soient inferieurs au revennus du travail, il faut justement que le revenu du travail soit plus evelé que le minimum necessaire pour vivre.


              • Jimd Jimd 12 août 2008 15:10

                je ne pense pas.
                je serais pour un revenu du travail qui ne soit pas un outil social, il pourrait donc etre inferieur a un ’minimum pour vivre’.
                je pense que l’etat doit ensuitye compbler la difference.
                ce que je veux dire c’est que c’est le role de l’etat d’assurer ces minimums sociaux et pas forcement a l’entreprise.


              • ronchonaire 12 août 2008 16:51

                HELIOS,

                L’objectif d’un système de minima sociaux est de faire en sorte que les personnes qui en bénéficient y restent le moins longtemps possible. Il y a à cela une justification humaniste (on ne souhaite à personne de rester toute sa vie dans de telles conditions) et une justification plus cynique (ça coûte cher et ça donne l’impression que les bénéficiaires longue-durée des minima sociaux vivent au crochet de ceux qui bossent).

                Dans ces conditions, il n’y a rien d’aberrant à ce que ces minima sociaux soient inférieurs au minimum vital, ne serait-ce que pour inciter les bénéficiaires à en sortir au plus vite. Mais encore faut-il leur donner les moyens d’en sortir et c’est là que le bât blesse car rien n’est fait en ce sens, d’où le phénomène d’exclusion que nous observons.


              • bobbygre bobbygre 15 août 2008 16:33

                Il y a à cela une justification humaniste (on ne souhaite à personne de rester toute sa vie dans de telles conditions) et une justification plus cynique (ça coûte cher et ça donne l’impression que les bénéficiaires longue-durée des minima sociaux vivent au crochet de ceux qui bossent).

                Il y a une autre raison à l’existence des minimas, me semble-t-il. Une raison, tout ce qu’il y a de pragmatique : à savoir, si on laisse des populations macérer dans leur misère et bien tout ça finit par nous péter à la tronche. C’est bien ce que les gens qui se disent de droite sont souvent incapables de comprendre, tout obsédés qu’ils sont par l’idée qu’ils payent trop d’impôts et que ces impôts sont dilapidés par l’état.

                L’existence de ces minimas répond SURTOUT pour moi à une exigence de paix sociale.


              • hugwald 12 août 2008 12:30

                Jadis les riches exploitaient les pauvres. aujhourd’hui c’est le contraire et les pauvres coutent trop chers.


                • yoda yoda 13 août 2008 08:06

                  Qui sont "les" riches et "les" pauvres ? On est toujours le pauvre ou le riche de quelqu’un d’autre... Pour un RMiste un smicard est riche, pour pinault ou bollore, un cadre sup est pauvre... D’ailleurs dans certaines revolutions, ceux qui criaient "a mort les riches" se sont parfois retrouves sur le bucher...
                  Question "exploitation", c’est la meme chanson. L’exploite est souvent exploiteur et vice et versa... Bref si tout etait si simple, ca se saurait... ;)


                • La Taverne des Poètes 12 août 2008 12:45

                  Quant au contrôle du train de vie et du patrimoine, on est beaucoup moins regardant sur l’usage des deniers publics pour certains : affaire des frégates de Taiwan (lire à ce propos l’article de Corinne Lepage), le patrimoine de Tapie, les affaires immobilières de Sarkozy qui avait pourtant promis la transparence sur cette affaire. Les deux affaires (frégates de Taiwan et Tapie) vont revenir beaucoup plus cher aux contribuables que les miettes récupérées sur quelques allocataires du RSA.

                  S’agirait-il d’une diversion ? Pointer du doigt les pauvres pour que l’on regarde moins du côté des affairistes.


                  • Marc Bruxman 15 août 2008 13:58


                    Cadre supérieur - 35 ans marie, deux enfants. Une belle maison acquise grace à ses salaires confortables, Une BMW de 5ans crédit à peine soldé, un petit bateau à concarneau, ou ailleurs :

                    A travaillé deux dernières années à salaire élevé puis se retrouve au chomage. Très vite en fin de droit, il perçoit le RMI.


                    Très vite en fin de droit ? Vous avez travaillé deux ans voila le barême :
                    De 14 mois dans les 24 derniers mois : la durée des indemnisations à taux plein est de 9 mois. Le taux dégressif sera appliqué pendant 21 mois avec tous les six mois une diminution de 17% ; soit au total 30 mois d’allocations.

                    Je ne sais pas si le PARE existe encore à l’ANPE mais ils fournissaient 23 mois d’indemnisation a taux plein (puis zero ensuite).

                    A ce stade effectivement peut se poser la question du patrimoine. Le RMI devrait effectivement n’être donné qu’en cas de dernier recours. Vous parlez du bateau et de la BMW par exemple. Est ce à tout le monde de payer pour que ce monsieur puisse conserver sa BMW ? La réponse est surement non. Il y a des tas de gens qui n’ont pas de bateau et pas de BMW, vous n’allez tout de meme pas leur demander de payer pour que ce monsieur puisse la conserver ?

                    Pour la résidence principale, on peut surement faire une exception et ne pas forcer la vente (a moins que celle ci soit délirante), par contre si il y avait des résidences secondaires je ne vois pas pourquoi celles ci ne seraient pas revendues avant que les droits au RMI soient accordés. Parce que pour le coup des gens qui ont un gros patrimoine, se retrouvent au RMI et attendent sagement la retraite ca existe. Le RMI quand tu n’a plus de loyer à payer, que tu as déja acheté une BMW qui roule et que tu as un bateau, en somme quand tu n’a plus que la bouffe a acheter, ce n’est certainement pas si invivable que cela. Si en plus il y avait un compte épargne bien garni...


                  • tvargentine.com lerma 12 août 2008 12:53

                    Votre réponse tombe une fois dans le populisme

                    "le patrimoine de Tapie, les affaires immobilières de Sarkozy qui avait pourtant promis la transparence sur cette affaire. Les deux affaires (frégates de Taiwan et Tapie) vont revenir beaucoup plus cher aux contribuables que les miettes récupérées sur quelques allocataires du RSA. "

                    Le problème n’est pas là mais de donner un outil pour permettre aux personnes inscrites au RMI de sortir de leur isolement et d’éviter de voir des profiteurs inscrit au RMI passer leur vacances au soleil en Thailande (j’en ai connu !) ou en Afrique (j’en ai connu aussi)




                    • La Taverne des Poètes 12 août 2008 13:01

                      à Lerma : pardon pour avoir repris les idées "populistes" des rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ! Graver dans ce texte le principe de contrôle de l’utilisation des fonds publics...Ah, ces révolutionnaires, quels populistes !





                    • dante haguel 12 août 2008 17:28

                       Ben voila, un commentaire constructif de Lerma, c’est rare, quand il ne fait pas de la provoc (96% du temps), celui qui ecrivait un article ’pourquoi il ne faut pas voter pour Sarko’ et qui est maintenant un troll du JSS... fait juste de la provoc et parfois dans un eclair de lucidité ecrit qlqchose d’interessant !
                      Bref, le cas de Lerma de RMIstes qui vivent dans des pays pauvres, j’en ai connus aussi, parce qu’un Rmiste dans des pays comme le Vietnam, c qlq1 vivant au dessus de la moyenne... ca existe, c’est une minorité cela dit !

                      A part ca je serais plutot partisant de l’idée de AARF, qui prône le non-travail... cela dit, je pense un peu comme lui, mais ne sachant pas exactement son resonement, je vais pas me substituer a lui !
                      mais en gros, la valeur travail se reduit, voir s’annihile chez nous, et l’esclavage grandit dans le ’tiers monde’, on a juste deplacer l’ancien ’tiers etats’ dans ces regions !

                      Comment ne plus travailler, ben en continuant sur cette voie, la robotique, la modernisation fait que la plupart des taches ne sont lpus l’oeuvre de l’Homme, mais de machines, regarder la productivité d’un fermier + 1 tracteur face a des dizaines de fermiers au moyen age...
                      Sachant que l’informatique prend une place preponderante et que la robotisation s’accelere, le travail diminue...

                      Cela dit le travail ne sera jamais nul, mais plus intellectuel, on peut remplacer des mineurs (pas les jeunes, les casseurs de roches) par des bestioles robotisé, on doit toujours les fabriquer ces machines, meme si des robots peuvent construire des robots, la R&D (recherche & developpement) resteras pour longtemps le fruit du travail humain, sans compter les Arts, qui ne peuvent etre substituer par des machines, car denuer d’emotions...
                      L’erreur serait de mettre des emotions dans les IA, ce qui serait une heresie pur et simple !

                      Bref, l’Homme est en transition, et proche du reve ancien de reduire le temps de travail pour se preoccuper de lui meme (famille, arts, amis, études, loisirs...) et c’est plutot une bonne nouvelle... ca sera meilleurs quand notre systeme ne reposera plus sur l’exploitation de pauvres a l’autre bout du monde, mais sur l’exploitation de machine !

                      Mais pour l’instant on est au debut de cette transition, et ces theories paraissent farfelu pour certains qui ne peuvent sortir de leur carcan pensetaire... mais ca arrivera inevitablement, les faits sont la !

                      Bref, pour revenir au RSA, c’est juste une renommination du RMI, comme on a suprimer la police de proximité pour la remplacer par la police de quartier, bref, on refait du neuf avec du vieux, ca donne l’impression que le gouvernement bosse.... alors que lui meme ne fout simplement rien !


                    • Marc Bruxman 12 août 2008 23:25


                      Bref, le cas de Lerma de RMIstes qui vivent dans des pays pauvres, j’en ai connus aussi, parce qu’un Rmiste dans des pays comme le Vietnam, c qlq1 vivant au dessus de la moyenne... ca existe, c’est une minorité cela dit !


                      (BLAGUE)
                      Tiens en voila une idée intéressante, délocalisons le RMiste au Viet Nam ! Comme ca il aura un meilleur pouvoir d’achat ;)
                      (/BLAGUE)

                      mais en gros, la valeur travail se reduit, voir s’annihile chez nous, et l’esclavage grandit dans le ’tiers monde’, on a juste deplacer l’ancien ’tiers etats’ dans ces regions !


                      Non parce que justement les travailleurs qui travaillent ici gagnent de gros salaires par rapport à ceux de Chine. Ce qui signifie que leur productivité est très élevée et donc la valeur de leur travail importante.

                      Comment ne plus travailler, ben en continuant sur cette voie, la robotique, la modernisation fait que la plupart des taches ne sont lpus l’oeuvre de l’Homme, mais de machines, regarder la productivité d’un fermier + 1 tracteur face a des dizaines de fermiers au moyen age...
                      Sachant que l’informatique prend une place preponderante et que la robotisation s’accelere, le travail diminue...

                      C’est partiellement bien, et même assez mal. Et c’est un travailleur des technologies qui vous le dit. Logiquement lorsque la machine remplace des humaines pour une tache, ceux ci deviennent disponibles pour d’autres taches. Lorsque l’agriculture s’est grandement améliorée, beaucoup de paysans ont quittés les campagnes et ils ont bossés pour l’industrie.

                      Inversement, si on devait chacun cultiver de quoi vivre, il n’y aurait pas de société industrielle.

                      Le progrés souvent, ce n’était pas tant d’avoir mécanisé un travail pénible, mais d’avoir récupéré des travailleurs pour faire de nouvelles choses.

                      Cela dit le travail ne sera jamais nul, mais plus intellectuel, on peut remplacer des mineurs (pas les jeunes, les casseurs de roches) par des bestioles robotisé, on doit toujours les fabriquer ces machines, meme si des robots peuvent construire des robots, la R&D (recherche & developpement) resteras pour longtemps le fruit du travail humain, sans compter les Arts, qui ne peuvent etre substituer par des machines, car denuer d’emotions...

                      On y vient, le problème c’est l’éducation. On détruit d’un coté du travail simple et on le remplace par du travail compliqué. Sauf qu’il y a une foultitudes de gens qui n’ont pas les bagages pour prendre ces boulots compliqués.

                      Au XIXème siécle, ce problème existait déja et on y a répondu par l’école obligatoire pour tous. En élevant le niveau de tous, on a contribué à créer l’employabilité des gens. Et dés lors, la société a évoluée favorablement.

                      Or depuis la fin du XXème siécle, on baisse le niveau de l’éducation, et on refuse d’adapter les programmes à la modernité. Le résultat est une catastrophe : On continue de produire des gens inemployables.

                      Bref, l’Homme est en transition, et proche du reve ancien de reduire le temps de travail pour se preoccuper de lui meme (famille, arts, amis, études, loisirs...) et c’est plutot une bonne nouvelle... ca sera meilleurs quand notre systeme ne reposera plus sur l’exploitation de pauvres a l’autre bout du monde, mais sur l’exploitation de machine !

                      Ce reve est difficile à atteindre, parce que comme vous le dites, il restera des gens employables et d’autres non. Les inégalités de revenus vont monter entre les deux, et ceux qui ne travaillent pas seront pauvres.

                      Si on remplacait tous les ouvriers chinois par des machines, je peux vous garantir que cela n’aurait malheureusement qu’une conséquence : des ouvriers chinois au chomage.

                      Mais pour l’instant on est au debut de cette transition, et ces theories paraissent farfelu pour certains qui ne peuvent sortir de leur carcan pensetaire... mais ca arrivera inevitablement, les faits sont la !

                      On est effectivement en phase de transition. Mais pour que l’on s’en sorte plus que jamais, il est urgent d’enseigner les bases des technologies modernes au plus jeunes, de monter le niveau scientifique des études et plus généralement de revoir complétement notre système éducatif. De la, de nouvelles professions naitront, de nouveaux besoins seront satisfaits et la pauvreté reculera.


                    • ninou ninou 13 août 2008 01:08

                      Marc Bruxman,
                      Voulez-vous dire que vous espérez que de nouveaux besoins seront (encore) créés qui nous rendront encore plus dépendants du monde des machines ?
                      Depuis que la technique a cédé la place à la technologie, l’homme "moderne" a perdu en autonomie pour gagner en "confort" : j’appelle cela vendre sa liberté.
                      Vous me rétorquerez peut-être que l’homme a choisi de suivre le progrès. Mais ne s’agit pas d’un choix libre, il s’agit de décisions politiques (et économiques) suivies par des moutons. Une fois que le mal est fait, les pauvres opposants n’ont plus qu’ à ranger leurs banderoles et entrer dans la ronde avec les autres.
                      De plus, une fois que la société est entrée dans ce "progrès" il est difficile (impossible) de se représenter ce qu’aurait pu donner un autre "choix". Il est donc plus simple d’affirmer qu’il faut suivre tous les progrès disponibles sur le marché plutôt que de s’imaginer faire un vrai choix libre (c’est à dire en conscience et en toute connaissance de cause - ce qui est, soyons honnête, impossible, vu qu’aucun individu sur terre ne peut prétendre connaître toutes les sciences et avoir réfléchi sur toutes leurs implications autant du point de vue de l’humain, que du point de vue de l’économie ou de la nature).
                      La société actuelle, qui remet son destin dans les mains du progrès, est semblable à un aveugle qui conduirait une voiture avec un GPS non homologué.

                      Dante,
                      Je n’ai rien contre la technique. Mais si les révolutions industrielles ont toutes été si encensée, c’est bien parce qu’il y avait à la clef une promesse de libérer l’homme du travail. Or, ça n’a pas été le cas. La technologie ne le libéra pas plus, mais l’enferma dans un mode de vie dans lequel il ne pouvait (ne devait ?) plus maîtriser sa propre vie. La croyance en l’avénement de la toute sainte néotechnologie comme sauveuse de l’humanité est, de même, une erreur. Lisez ce qu’en dit M. Bruxman car il sait, pour le coup, de quoi il retourne : de nouveaux besoins vont être créés ( pas des envies, des désirs : non, des besoins) qu’il vous faudra assouvir pour vous (en les consommant) et pour les autres (en les produisant), ou vous risquez alors de faire partie des exclus de cette nouvelle société.

                      Je souhaite de tout coeur qu’il reste des hommes (et des femmes) inactifs tant qu’ils le sont par choix pour pouvoir faire autre chose de leur vie. Ceux-là font preuve d’un courage que peu peuvent prétendre égaler. L’acharnement que l’on met à vouloir mettre cette poignée de "renégats" au travail en dit long sur le fantasme, et l’aigreur de notre société à leur égard. Je m’oppose au terme d’"assistés" qu’on leur colle sur le front. Le problème n’est pas dans la psychologie supposée d’une catégorie de personnes, mais dans la dignité humaine que nous nous devons de leur fournir.
                      Article 25-1 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen : "Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ..."
                      Si certains sont assez débrouillards pour voyager avec trois francs six sous, personnellement, ça ne me pose pas de problème (Lerma, smiley )


                    • Marc Bruxman 13 août 2008 01:46

                      Marc Bruxman,
                      Voulez-vous dire que vous espérez que de nouveaux besoins seront (encore) créés qui nous rendront encore plus dépendants du monde des machines ?

                      En un mot oui. Puisque il faut bien innover pour voir de nouvelles choses, sans cela on s’enmerde un peu. Et puis franchement si ces nouveaux besoins me facilitent autant la vie qu’internet et le téléphone portable, je dis banco !

                      Enfin ces nouveaux besoins peuvent être indépendents de la technologie. Je pense aux services à la personne qui ne peuvent exister que parce que l’on a plus besoin de tout ce monde pour faire le ch’tit n’ouvrier à l’usine du coin.

                      Depuis que la technique a cédé la place à la technologie, l’homme "moderne" a perdu en autonomie pour gagner en "confort" : j’appelle cela vendre sa liberté.

                      L’homme moderne a le choix de maitriser ou pas la technologie qui l’entoure. Il suffit de suivre des cours de science et de technologie.

                      Vous me rétorquerez peut-être que l’homme a choisi de suivre le progrès. Mais ne s’agit pas d’un choix libre, il s’agit de décisions politiques (et économiques) suivies par des moutons.

                      Pourquoi ceux qui ne sont pas d’accord avec vous seraient forcément des moutons ?

                      Une fois que le mal est fait, les pauvres opposants n’ont plus qu’ à ranger leurs banderoles et entrer dans la ronde avec les autres.

                      Je n’appellerai pas cela un mal mais effectivement, lorsqu’une innovation est bonne et que les gens la veulent, pas grand chose ne peut l’arréter. Si on devait arréter la société a chaque fois qu’une minorité d’arriéré a peur d’un truc qu’elle ne comprend pas, on aurait arrété il y a bien longtemps quand l’église croyait que la technologie était l’émanation du diable.

                      De plus, une fois que la société est entrée dans ce "progrès" il est difficile (impossible) de se représenter ce qu’aurait pu donner un autre "choix". Il est donc plus simple d’affirmer qu’il faut suivre tous les progrès disponibles sur le marché plutôt que de s’imaginer faire un vrai choix libre

                      Non tous les progrés disponibles ne sont pas acceptés et utilisés. Le public achéte les innovations qui lui plaisent. Dans le lot, il y a beaucoup de flops commerciaux.

                      Quand à connaitre à l’avance les conséquences d’un progrés c’est difficile voir impossible. Mais ca fait des millions d’années qu’on le fait et je préfére ma vie à celle de cromagnon.

                      Dante,
                      Je n’ai rien contre la technique. Mais si les révolutions industrielles ont toutes été si encensée, c’est bien parce qu’il y avait à la clef une promesse de libérer l’homme du travail.

                      D’un autre coté, on a été en grande partie libéré du travail physique et dur. Les boulots modernes c’est quand même vachement plus cool que le travail à la ferme d’antan.

                      Mais justement comme on a crée de nouveaux besoin, les gens continuent de travailler pour les satisfaire. Au début de la révoluton industrielle, le voyage était réservé à une élite, aujourd’hui beaucoup de gens font des voyages lointains. Ce n’est qu’un exemple. Peut être que je ne travaille plus juste pour manger, mais pour me payer des billets d’avion. (Ou autre, a chacun ses trips).

                      Or, ça n’a pas été le cas. La technologie ne le libéra pas plus, mais l’enferma dans un mode de vie dans lequel il ne pouvait (ne devait ?) plus maîtriser sa propre vie.

                      Mais arrétez vos délires, on maitrise très bien nos vies. Un GPS c’est comme un marteau, c’est un outil. C’est plus compliqué qu’un marteau comme outil c’est vrai. Mais vous pouvez assez aisément comprendre comment ca marche dans les grandes lignes. Pour les détails vous ne comprendrez pas tout, mais tous les habitants du moyen age n’étaient pas sculpteurs ou vitrailler et pourtant ils utilisaient tous les églises.

                      Et c’est même un bel outil de maitrise quand tu dois rouler sur des routes merdiques d’un réseau secondaire d’un pays étranger dont tu ne parles pas un traitre mot de la langue. La ton GPS, tu le bénis.

                      Lisez ce qu’en dit M. Bruxman car il sait, pour le coup, de quoi il retourne : de nouveaux besoins vont être créés ( pas des envies, des désirs : non, des besoins) qu’il vous faudra assouvir pour vous (en les consommant) et pour les autres (en les produisant), ou vous risquez alors de faire partie des exclus de cette nouvelle société.


                      Ben bien sur, de même qu’aujourd’hui vous êtes exclu sans le téléphone, internet, etc, etc... Et bien forcément quand un truc cool sortira des labos (je mise sur le papier électronique en ce moment) et bien les gens le voudront. Puis forcément si vous êtes le seul à ne pas l’avoir vous serez ringard.

                      Vous savez il y a un siécle, il y avait des cons pour ne pas vouloir l’électricité ou le chemin de fer ! Ils ont fini dans les poubelles de l’histoire. Y’en a aussi qui avaient peur de leur four à micro-ondes ! Qui en parle encore aujourd’hui ? Personne !

                      Je souhaite de tout coeur qu’il reste des hommes (et des femmes) inactifs tant qu’ils le sont par choix pour pouvoir faire autre chose de leur vie. Ceux-là font preuve d’un courage que peu peuvent prétendre égaler.

                      Non, ils feraient preuve de courage si ils ne demandaient pas à la société de leur payer leur mode de vie. Un mec qui vivrait de l’agriculture au milieu de la creuse (y’a plein de ferme abandonnées) sans toucher un kopek d’aide social aurait tout mon respect. C’est un choix entiérement assumé.

                      C’est un peu facile de faire preuve de "courage" quand c’est les autres qui assument votre mode de vie.

                      Tu vois c’est pareil, un soldat qui va a la guerre peut faire preuve de courage parce que les balles et les obus c’est pour sa tronche. Le politicien qui donne l’ordre et fume son cigar en lisant les nouvelles lui il n’a pas de courage. Parce que les balles et les obus c’est pas pour sa geule.

                      Si certains sont assez débrouillards pour voyager avec trois francs six sous, personnellement, ça ne me pose pas de problème (Lerma,
                      )

                      Ryanair ! Vols pas chers ;) (Ca marche aussi avec Easyjet et les collégues). Cela dit c’est un peu plus cher que 3 Francs. Mais vous voyez encore un truc bien apporté par la technologie.

                      Décolez a Paris le midi, soyez a Beijing le lendemain matin. (Heure locale). Avant l’aviation, vous n’y seriez certainement pas allé.

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