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Accueil du site > Actualités > Economie > Le spectre de 1929 est un mensonge bien orchestré !

Le spectre de 1929 est un mensonge bien orchestré !

Nous y sommes, cette fois c’est sûr, on nous dit que la situation est grave, que l’économie mondiale est dans une phase mortelle, enfin presque, préparez-vous au pire, le système s’effondre et la grande dépression gagne le monde, comme en 1929. C’est Alan Greenspan qui le dit, ancien directeur de la banque centrale américaine, un type compétent, sérieux et bien placé, dont le verdict est suivi par DSK, notre excellent ancien ministre de l’Economie ; c’est donc du lourd, du sérieux ! Panique à bord, le Titanic des économies mondiales a rencontré un iceberg financier, dont on n’a vu pour l’instant que la face flottante et émergente à travers quelques crises bancaires, un iceberg dont nul ne connaît l’exacte dimension et qui, pour l’essentiel, est attribué aux subprimes. Et sur le fond, à l’indélicatesse des banques ayant tendance à confondre leur mission de financement économique et la fiesta à Las Vegas, jouant leurs fonds au casino. Jérôme Kerviel s’est fait prendre. Comme au casino, seuls les gros perdants entrent dans la légende. Du coup, touchées ou coulées, les banques subissent les conséquences de cette bataille navale financière.

Quelques exemples récents. Northern Rock, importante banque britannique, a été nationalisée temporairement par le gouvernement. Ouf, la queue aux guichets des titulaires de comptes bancaires s’est vite dissipée après l’annonce dans les médias. Mais cette mesure est une hérésie au pays du libéralisme. L’opération de renflouement est en place. Aux Etats-Unis, la cinquième banque d’affaire Bearn Stearns vient d’être rachetée pour pas cher par sa concurrente. Il faut dire que cette banque, élément central du réseau financier, était mise en difficulté par la participation de Carlyle et ses fonds spéculatifs en faillite. Du coup, cette opération de rachat a sécurisé les risques d’effets domino. Cela vous rappellera sans doute une coupure d’électricité locale à moyenne échelle décidée pour éviter que l’effet domino ne plante tout le système à l’échelle nationale et au-delà. Ces opérations financières ne doivent rien au miracle, mais à l’action de la Banque centrale américaine injectant des liquidités pour renflouer le système, évitant un possible effondrement lourd de conséquences.

Pour apprécier la situation, il convient de prendre en compte à la fois la situation du dispositif économique, interconnecté, productif, et la "financiarisation" progressive de l’économie. Les banques sont au service du système économique, mais, fortes de leurs puissances financières, elles se sont partiellement déconnectées de ce qu’on appelle l’économie réelle. Quand la croissance est là, ces institutions sont invisibles et, d’ailleurs, c’est réciproque, la croissance fonctionne quand les banques et les Etats sont « raisonnables » et donc invisibles. Or, ce n’a pas été le cas récemment. Si bien que c’est le système spéculatif qui a plombé l’ensemble, créant des dettes, des bulles et par conséquent des rééquilibrages. Un peu comme la bulle du Japon dans les années 1980 ou celle de 1987. Le risque réel pour l’économie est très faible. Une bulle se dégonflant engendre une perte de croissance temporaire. Aux Etats-Unis, ce pourrait être une stagflation sur un ou deux ans. Rien de commun avec l’effondrement de la production en 1929, sur plus d’une décennie (voir mon article du 20/12/07). Mais au vu de la sacralisation de la croissance, c’est un problème décrété. La crise est perçue avec relativité. La perte d’un peu de pouvoir d’achat est devenue un drame. Les Occidentaux sont tellement accros à la consommation que toute contrainte sur le budget prend des proportions démesurées. Pauvres consommateurs français qui selon une étude récente ne déterminent plus leur choix sur la nouveauté du produit alimentaire, mais sur le prix. Quel drame. Le consommateur est maintenant obligé de lire l’étiquette du prix ! Cela dit, il existe des situations de paupérisation sérieuse, mais elles sont récurrentes et, crise ou pas, elles persistent. Ce qui inquiète, c’est la situation moyenne qui fait craindre un rétrécissement dans le budget des ménages et une fronde politique. Du coup, laisser planer une crise de 29, ça crée un choc psychologique et le citoyen consent à la rigueur. D’autant plus qu’une autre mauvaise nouvelle arrive et qu’il faut préparer l’opinion. Du moins, celle des Américains.

Cette autre nouvelle aura un même effet sur le budget, bien que les voies mécaniques soient différentes, enfin, pas tant que ça car tout est interconnecté. En plus de la croissance altérée, l’effet de ces malversations financières se fera ressentir au niveau de la position de l’individu en tant que contribuable. Car qu’il s’agisse d’une nationalisation de banque ou bien de liquidités injectées par la Fed, c’est en bout de chaîne le contribuable qui paye ou, du moins sans prononcer ce mot, le « citoyen moyen ». Avec à la clé un effritement des classes moyennes, une paupérisation croissante et, bien évidemment, un enrichissement de ceux qui ont pu gérer leurs billes, les retirer au bon moment, les replacer. Comme au moment de la bulle de la nouvelle économie en 2000. Cette aide des Etats au système bancaire est un classique. Son principe très connu. Privatiser les bénéfices et collectiviser les pertes. C’est ce qui s’est passé avec ce scandale trop oublié, celui du Crédit lyonnais, dont on comprend le changement de nom pour anesthésier la mémoire ; d’une banque ayant commis des malversations d’une ampleur aussi étendue que les subprimes et qui fut renflouée par l’Etat français, enfin, l’Etat n’a rien payé, tout étant à la charge du contribuable. Et, donc, sur le principe, la crise financière actuelle, c’est le Lyonnais (surtout aux States) multiplié par cent ou plus. Même si les produits bancaires sont différents car à l’époque du Lyonnais c’était pas les subprimes, mais des investissements douteux à grande échelle.

Laisser planer le spectre de 1929, c’est une manière de persuader le travailleur lambda qu’il y a urgence et que la rigueur imposée sert à préserver le système. C’est une opération de communication massive à laquelle se prêtent même les économistes les plus critiques, pour des raisons que j’ignore. Pourtant, quelques chiffres signifiants sont donnés. Michel Aglietta mentionne que 48 % des revenus sont captés par 10 % des individus, un chiffre comparable à celui de 1928. Ici, la comparaison se tient. Il y a bien crise, mais elle est d’ordre social, d’ordre inégalitaire. Aux deux extrémités du système se tiennent les riches dont une partie de la fortune repose sur les jeux financiers, et les très pauvres. Comme en 1928. Mais le système tient bon. Ce qui permet de résumer la situation en 2008. Socialement, c’est une crise de 1929, financièrement, c’est une crise de 2008, économiquement, c’est, à l’échelle mondiale, un trou d’air avec des zones plus secouées que d’autres et globalement une économie consolidée dont la croissance sera encore soutenue en moyenne, mais avec des zones fragiles.

Pour être complet sur le sujet, ajoutons l’importance des facteurs technologiques et aussi des matières premières, alimentaires ou bien énergétiques. Les pays émergents vont déguster, Malaisie, Indonésie par exemple. Et, bien évidemment, les classes fortunées, les oligarchies, sauront se préserver. En Chine, la bourse est surévaluée. Les Chinois ont fait comme les Américains en 1929, mais, vu le contexte global, cela se résumera à une configuration comme le Japon des années 1980 ou le Dow Jones en 1987 et leurs bulles spéculatives. La Chine perdra alors de la croissance. Passant de 11 à 9, puis à 7, voire 5, puis remontant. Pas de quoi dramatiser. Quant à la situation de l’individu mondial, il devra faire des choix dans sa consommation. On appelle cela la rigueur. Ce n’est pas forcément un mal dans l’absolu. Mais, comme je l’ai déjà dit, certains sont plus égaux que d’autres dans la rigueur.

La crise financière ne devrait pas nous toucher, sur un plan structurel, parce que nos institutions financières sont relativement saines par rapport à celles des States. Il y aura néanmoins un impact sur la croissance. Mais sur le plan de la propagande, c’est un bon outil pour faire avaler la rigueur. Aux States, c’est encore plus indispensable car il faut convaincre le citoyen américain qu’il devra subir les conséquences financières de la crise du système et participer à l’effort de "refinanciarisation" des banques qui ont été un peu légères. Et de sauver des types qui ont pourri l’économie nationale, des banquiers véreux qui ne seront pas inquiétés. Votre voisin, fortuné, a perdu au casino et se trouve à découvert. Le représentant de l’Etat vous demande alors de participer à son renflouement parce que votre voisin a des créances envers une banque qui finance une entreprise et, pas de bol, c’est cette entreprise qui vous verse votre salaire alors si vous ne voulez pas coopérer, vous risquez de perdre votre job.

Voilà, l’essentiel est dit. Je donne rendez-vous aux meilleurs économistes, les Greenspan, Attali, DSK et même Aglietta, dans deux ou trois ans. Nous verrons bien l’état du système. Mais, dans l’instant, on soupçonnera ce spectre de 1929 comme une panique irraisonnée de la part des maîtres du système, doublée d’une bonne propagande qui sert à faire accepter la rigueur et, pire, qui dispense le citoyen de réfléchir à une alternative car, la crise sociale, on peut la renflouer aussi, par une voie financière, fiscale, étatique, éthique, et la crise financière, on peut la contenir dans le futur par le biais de règles décidées en commun à l’échelle internationale autant que nationale, empêchant les jeux de casino. Les ultras diront qu’en moralisant les transactions financières et les prêts à risque, on perd de la croissance. Mais on a vu le résultat. La frénésie spéculative a tué la croissance au lieu de la soutenir. Le crime a profité à quelques-uns. Il y a des solutions pour un autre fonctionnement de la finance. Mais nos élites préfèrent préserver leur situation. Alors rien de tel que le spectre de 1929 pour impressionner. Tremblez et payez braves gens, le système va imploser, rampez et financez citoyens, les élites s’occupent de renflouer le navire !


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105 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 11:21

    Une précision. J’ai laissé entendre que les économiste critiques agitent aussi le spectre pour des raisons que j’ignore, et que j’ignorais sans doute, car leur objectif, si mon hypothèse est exacte, est d’agiter le spectre pour réveiller les consciences citoyennes et changer la donne, au contraire des élites qui tentent de faire avaler l’éponge des dettes par le contribuable, en partie


    • k2pal k2pal 21 mars 2008 19:33

      @B.Dugué

      je ne suis pas toujours de votre avis (!) mais la lecture de votre article me sied plus que celle de Forest !!!

      Votre analyse me semble plutôt bien tenir la route et je pense comme vous que la crise (sociale dans le fond) et financière par sa forme est largement utilisée dans la perspective d’împoser un "nouvel ordre mondial".

      Peut-être un story telling :

      Comme en temps de guerre, cette crise "mondiale" ne va pas appauvrir tout le monde.

      Les casinos vont peut-être fermer car ils sont devenus trop "populaires", les très pauvres vont plus que souffrir, les classes moyennes vont devoir serrer les fesses, et les riches se contenter d’être aisés. I Mais il y aura toujours quelques salons très très privés.

      Une toute petite élite , au passage, pourrait bien également avoir envie de voir la population mondiale diminuer, histoire d’avoir de la place pour les sorties du week-end....

       


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mars 2008 02:14

       @ Bernard Dugué : Bien sur, la crise est financière. Mais nous ne sommes pas dans une economie de troc. La masse monétaire dont la population pourrait exiger qu’on lui donne la valeur en biens et services n’a aucun rapport avec les biens et services disponibles. Ce n’est pas une nouvelle, c’est ainsi que le système est bâti. La nouvelle c’est que la confiance n’est plus la et que l’information circule vite. Qu’arrive-il si on "vend’ du dollar pour acheter n’importe quoi ? Des maisons, de l’or, des euros... La seule façon de prévenir cette panique est de restreindre - "temporairement, bien sûr : - la libre circulation du dollar, avec toutes les conséquences qui en découleraient. Cela n’est possible que dans le cadre d’une intervention politique musclée de l’État, au delà ce que l’on s’attend du gouvernement des USA. C’est cette mutation des institutions américaines que je crois qu’on prépare depuis des années et qui explique toutes ces "bêtises" que font les USA.

      Pierre JC Allard


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 mars 2008 11:10

      @ Pierre Allard, il existe une autre solution, plus efficace et mieux adaptée que le contrôle de la circulation du dollar, c’est de compenser par une circulation accrue de l’euro en faisant fonctionner une planche à billet européenne. C’est la solution la moins mauvaise et ça répond à une sorte de physique des mécanismes économiques, calquée sur le principe d’invariance par changement de jauge. Le monde physique naturel a des mécanismes qui le rendent bien réglé, autant en transposer quelques principes


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 mars 2008 16:05

       J’ai écrit l’an passé que si la BCE imprimait et donnait 1 000 € à chaque Européen, on rétablirait la parité du dollar et on remplirait cette promesse sur le pouvoir d’achat... mais je ne pense pas sérieusement qu’on le fasse. Comme les USA contrôlent la monnaie de réserve du monde entier, ils n’ont qu’a imprimer pour leur besoin et reporter tous leurs échéanciers pour que tout le monde porte le chapeau sauf eux. Juste mettre en place un "état d’urgence" à la prochaine menace "islamiste" . Vous croyez qu’ils ne le feront pas ? 

      PJCA


    • wangpi wangpi 24 mars 2008 17:22

      juste un détail qui me gêne. l’argument du baril de pétrole qui "flambe".

      mais non, le pétrole ne "flambe" pas, c’est le dollar qui ne vaut plus rien. le prix du baril est l’indicateur de l’inflation américaine, rien d’autre. le baril à 1000$ ? c’est pour bientôt.

      tant que la monnaie mondiale reste le dollar, aucune considération économique n’est raisonnable.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 mars 2008 23:16

       @ Wangpi : bien d’cccord. Voir mon commentaire à Michel Santi (4 mars) . " Le véritable étalon, c’est énergie. Dans le panier énergétique, c’est encore le pétrole qui domine. Quand on dit que le prix du pétrole augmente, c’est une illusion d’optique ; c’est le dollar qui baisse. L’euro ne se positionne aujourd’hui face au MTEP que via le dollar. Il suffirait de s’asseoir et de remettre le vocabulaire à jour."

       

      PJCA


    • tvargentine.com lerma 21 mars 2008 12:16

      Maintenant Mr DUGUE devient consultant en analyse financière (c’est assez drôle de savoir qu’un libertaire aime autant la finance !)

      Dans la mesure ou curieusement mon article reste bloqué concernant un analyse de la situation financière je le diffuse ici en apportant un esprit de contradiction

      analyse de la situation économique de la France
       
      LA crise financière fait des ravages

      Carlyle Capital Corp,et l’un des plus grands groupes spéculatives au monde, installée domiciliée dans un paradis fiscal (Guernesey) voit ainsi le cours de son action passé de 20$ à 1$

      Sa spécialisation des fonds de crédits immobiliers à risque des subprimes en a fait durant des années une puissance financière spéculative imposante.

      Quand une entreprise est en faillite,les créanciers veulent récuperer leur argent et pour cela ils veulent vendre les actifs.

      Mais ce groupe CARLYLE CAPITAL Corp a t-il encore des actifs ?

      Qui va payer l’ardoise ?

      Déjà en France,la répercution de cette très grave crise économique,qui à l’image de la crise de 1929 se répercute en rampant tranquillement en Europe et particulièrement en France.

      NATIXIS,née en 2006 de la fusion des activités de gros des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne prépare un plan social.

      Ce plan ,d’après les milieux bien informés,consistent dans un premier temps à supprimer du personnel des sociétés de prestatation sous-traitante externes (1000 personnes !) et plusieurs centaines de personnes en interne.

      Cette stratégie des banques qui à l’image du Crédit Lyonnais durant le débat des années 90 qui avait apporté
      la plus grave recession économique de notre pays est en train de se reproduire.

      Quand généralement on s’attaque ainsi aux sous-traitants ,c’est le début d’une anticipation d’un fort ralentissement économique et les sociétés se libérent de leurs sous-traitants rapidement pour économiser des budgets.

      Les informaticiens se rappeleront de la grave crise de 1993 et un peu moins de celle de 2002-2003

      Avons nous un crack financier rampant qui va durer des années ou aurons un crack financier brutal au conséquence immédiate (plans sociaux comme NATEXIS ?)

      L’avenir nous le dira,mais en attendant,attendons nous à une très grave recession économique car entre le baril de pétrole qui
      flambe (110 $) et qui va obligatoirement flamber à la pompe après les élections municipales et les matières premières qui flambent sur les marchés internationnaux (le blé depuis le début de l’année 2008 à augmenté de 48% !) soyons certain que notre avenir n’est pas rose

      Les français constatent que leur pouvoir d’achat n’existe plus entre les augmentations d’impôts et taxes dans nos régions à cause d’une politique de délégations de la gestion des eaux,des ordures à des sociétés privées ,qui permet à ses mêmes sociétés de faire exploser les factures des citoyens et donc de réduire encore plus le pouvoir d’achat des français,soyons certain qu’il n’existe pas de solution à court terme qui ramenera de la croissance économique en France

      Il faut une réforme de fond dans la manière de revoir l’administration politique des régions en supprimant des couches administratives et en permettant l’application de la loi sur les appels d’offres que doivent respecter les collectivités afin d’avoir le meilleur service au juste prix et non l’inverse comme actuellement (Colombes - voir la délagation de l’eau à Eau & Force) http://www.eau-et-force.com/

      Tant que ces réformes ne seront pas faites,le peu de pouvoir d’achat dont disposera le citoyen sera absorbé par cette logique actuelle qui nous dirige vers plus de précarité et de pauvreté.

      Ensuite il convient d’interdire (à l’image des trust au USA) la concentration des centrales d’achat comme CARREFOUR,qui impose tel MICROSOFT sa politique des prix et la politique économique à la France

      Nous n’avons pas à laisser des trusts diriger un pays ,mais les obliger par la régulation de la loi,à les obliger de respecter des régles qui garantissent un bon fonctionnement de marché et supprimer des intermédiaires dans une chaine alimentaire qui ne sont que des intermédiaires financiers encourageant la spéculation et l’inflation des denrées alimentaires

      La réforme doit se faire rapidement car le temps presse et ne rien faire nous améne directement vers un scénario à l’argentine

      ====>>> RIEN A VOIR AVEC DES DERIVES A LA DUGUE qui a toujours des YAKA FAIRE CELA ou YAVAIT PAS KA .......


      • ZEN ZEN 21 mars 2008 12:24

        "Nous n’avons pas à laisser des trusts diriger un pays ,mais les obliger par la régulation de la loi,à les obliger de respecter des régles qui garantissent un bon fonctionnement de marché..."

        Lerma serait-il un crypto-socialiste ?


      • Lisa SION 2 Lisa SION 21 mars 2008 12:48

        C’est dommage, j’avais trouvé le ton de votre commentaire raisonnable, et ne vous ai reconnu que dans votre dernière ligne. Mais je vous ai quand même plussé.


      • nick 21 mars 2008 13:21

        Avant de réclamer la publication de tes articles, écris en Français !

        Elle t’aurait pas bercé trop près du mur ta mère ?


      • JoëlP JoëlP 21 mars 2008 14:54

        Carlyle Capital Corporation (CCC), est une société fille du fonds de capital investissement Carlyle Group.

        N’est ce pas ce groupe qui vient d’engager Olivier Sarkozy, frère du prézydent ? Tout n’est donc pas perdu.


      • Forest Ent Forest Ent 21 mars 2008 12:17

        Quand j’ai parlé ici du surendettement US il y a un an, je me suis fait traiter "d’anti-américain primaire" et on m’a répondu que l’économie US était sur-performante.

        Quand j’ai évoqué ici un krach 2008 il y a 6 mois, on m’a dit que c’était impossible parce que les pertes étaient contingentées et que j’étais un mythomane monomaniaque.

        Maintenant, je suis un propagandiste des banques. smiley 

        Mais je suis d’accord sur la conclusion qui est qu’il ne faut surtout pas sauver les banques.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 12:29

          Tout dépend comment on évoque le krash. La plupart brandissent le spectre de 1929. Et je prétends que ça n’a rien à voir, c’est juste un gros trou d’air, un réajustement, avec la participation des contribuables. D’où le débat qui devrait avoir lieu sur le rôle trouble que jouent les Etats, notamment dans le résultat au niveau social.


        • Forest Ent Forest Ent 21 mars 2008 12:49

          Les trous d’air ne sont pas graves pour les aéronefs bien lancés. Ils sont dangereux pour ceux qui sont en limite de portance. Ici, ça a eu l’air d’un trou d’air, mais c’est amha en fait en décrochage. Sommes-nous loin du sol ? Cette discussion va-t-elle partir en vrille ? smiley

          Je ne vois pas de différence notable avec les crises de 1880 et 1928. Ca a été deux trous d’air, qui n’ont pas signifié la fin du capitalisme, mais ont entraîné au passage le suicide de l’Europe et deux guerres mondiales.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 12:57

          Aucun risque de partir en vrille, l’avion du débat est en bonne portance, il ne rencontrera que quelques mouettes trolleuses, sorte d’ectoplasmes émanés d’une BD de Franquin mal digérée

          Quant à la portance comme vous dites, elle est bien assurée, mondialisation, économies interconnectée, capacité productives en bon état de marche, solvabilité des classes supérieures, bref, que du bonheur mais, certains sont plus égaux que les autres dans le malheur


        • chris11 21 mars 2008 14:42

          "c’est juste un gros trou d’air, un réajustement, avec la participation des contribuables"

          Oui, on peut voir le problème de cette manière mais à mon humble avis nous n’avons plus les moyens d’absorber le trou d’air et les problèmes sociaux qui vont en découler risquent de changer fondamentalement la donne . On le voit bien avec les grands patrons pressés d’aller investir aux US pour maintenir un taux de chomage acceptable la bas et d’éviter que le pays n’implose de l’interieur ce qui ne manquerait pas pour le coup d’avoir des conséquences en europe .


        • garat 21 mars 2008 14:51

          Ne pas sauver les banques ?

          Il faut réformer les banques, certes, car elles ne pourront pas continuer comme elles l’ont fait ... Je pense en particulier à la gestion du hors-bilan, la valorisation de leurs actifs, etc.

          Mais les laisser couler ? J’aimerais autant éviter un éffet domino qui serait fort préjudiciable à tous. Imaginez un instant que JP morgan coule, elle entraine dans sa chute les plus grandes banques françaises, panique au guichet, les banques font faillite ... Alors nous n’en sommes pas là heureusement et je doute que les pouvoirs publics laissent faire mais évitons de tenter le diable.


        • Philou017 Philou017 21 mars 2008 16:52

          @Dugué

          "Quant à la portance comme vous dites, elle est bien assurée, mondialisation, économies interconnectée, capacité productives en bon état de marche, solvabilité des classes supérieures, bref, que du bonheur mais, certains sont plus égaux que les autres dans le malheur"

          La mondialisation amene l’interdépendance, quand ca va mal quelque part, ca se répercute ailleurs. L’interconnection des économies amene des effets de chateau de carte plus surement qu’autre chose. En 1929, c’était bien moins la cas, et l’Europe a nettement moins souffert de la crise.

          Les capacité productives en bon état de marche : c’était le cas en 29 , ce n’est pas le probleme.

          solvabilité des classes supérieures : Le probleme c’est les classes inférieures qui ne sont guere solvables. Allez le demander aux victimes des Subprime qui ont tout perdu et qui doient continuer à payer un crédit.

          Le probleme de fond, c’est que le monde ne vit plus en équilibre, l’économie est batie sur une consomation à outrance basée sur le crédit et sur les bulles boursieres. Quand celles-ci creveront, le credit disparaitra. Il ne restera plus que les dettes à payer.

          Le systeme mondial peut paraitre solide de par sa taille. Le probleme, c’est que le maillon principal est en train de se mettre en faillite. Et le dollar ne pourra plus éponger les pertes.

          On voit bien avec quelle anxiété les gouvernements et économistes se rattachent à la croissance, seule alternative pour que le systeme continue à tourner. Cette illusion ne saurait durer.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 17:01

          @ Léon, je maintiens ma position, les States sont dans un gros trour d’air, il y aura une stagflation un ou deux ans, pas de quoi plomber nos économies européennes qui feront 1,5 ou lieu de 2,5 de croissance. Ce qui appuie ma thèse du contribuable qui paye par effets domino puisque comme on le sait, moins de croissance égale moins de rentrée fiscale et donc, le choix pour ces messieurs de Bercy, TVA, CRDS, CSG, TIPP, en France, on a pas de croissance mais on a des idées pour taxer !

          Ainsi, par effet domino, le contribuable européen va payer pour les malversations financières mondiales. Espéront qu’un autre Kerviel n’ai pas acheté pour 50 milliards d’action sur la place de Shangai !

          Sinon, Léon, mon analyse est sérieuse, elle s’appuie sur mon intuition qui visualise la globalité. Il y a les chiffres de la finance, calamiteux certes, mais deux fondamentaux puissants, la productivité et la mondialisation, c’est ce qui faisait défaut en 1929. Tout va se passer comme en 1987 ou en 2000


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 21:51

          @Léon, même si j’ai raison sur l’analyse, c’est pas un monde idyllique que je prédis.

          Et quand je parle d’intuition, c’est dans un sens qui m’est propre, disons que je court-circuite les mécanismes analytiques pour une vison d’ensemble, un peu dans le sens de la connaissance du troisième type à la Spinoza ou alors, une percé de l’intellectuel à l’intuition comme dirait cette chère Alice B.

          Dans tous mes billets, je crois pouvoir jouer avec l’intuition, avec le risque d’être recadré, un jeu spéculatif mais dans le sens métaphysique. Que je transcris avec les moyens discursifs classiques.


        • aye 22 mars 2008 15:50

          c’est pourtemps ce qui va arrivé !


        • Johan Johan 24 mars 2008 10:48

          Bonjour B. Dugué.

           

          Je trouve vos échanges avec Forest et Léon très intéressants. Je trouve que vos positions ne sont pas si contradictoires, plutôt complémentaires.

           

          Il n’y aura pas la fin du capitalisme dérégulé, et de ses excès

           

          On fera payer l’ardoise des joueurs au citoyen.

           

          On continuera à préserver les banques et les champions nationaux.

           

          Il y aura énormément de casse pour les PME, surtout les sous traitantes, car l’effondrement de la consommation crée des dégats.

           

          Il y aura une aggravation de la fracture sociale.

           

          Mais en même temps, la disparition de la classe moyenne n’est pas qu’une catastophe sociale. C’est aussi une catastrophe économique. Le consommateur est l’arbitre de l’économie. Si son arbitrage est faussé, l’économie est déréglée. S’il n’y a pas l’espoir d’une mobilité sociale, il y a désinvestissement des salariés (voir Pareto). Si la pompe a fric fonctionne trop bien, les banques facturent le financement des PME à taux majorés (c’est déjà le cas : on parle de prêts trois fois plus chers pour les PME que pour les grandes entreprises).

           

          Bien sûr, les salariés ne perdront pas leur productivité. Bien sûr les usines ne seront pas obsolètes.

           

          Donc je suis de votre avis : crise sociale, plan de rigueur prévu de manière sélective, plan de relance monétaire absorbée par les banques, plan de relance budgétaire à destination des plus riches (puisque selon le Gouvernement, les 14 milliards de cadeaux fiscaux, dont 7 milliards pour les 240 000 foyers fiscaux les plus riches est une "relance budgétaire anticipée").

           

          Mais au final , une perte d’efficience sèche compromet les bénéfices de l’économie de marché. Sans résorber ses inconvénients sociaux.

           

          Par rapport à 2000, date à laquelle on a appris à résoudre les crises financières par la relance monétaire, il y une nouveauté : le marché anticipe. Le dernier plan de relance de la FED a été un échec pour cette raison.

          Autre nouveauté : l’Euro. Si la BCE a pour but de lutter contre l’inflation, si les banques des différents pays n’ont pas pris les mêmes risques, comment financer les Banques ? Difficile. Du coup, la Northern est nationalisée.

           

          Nous sommes d’accord, beaucoup de personnes sont alarmistes sur la crise que nous traversons. Certains pour pérenniser du modèle qui leur bénéficie. D’autres pour marquer l’importance de corriger le système. Les premiers sont ceux que vous dénoncez dans votre article, je fais parie des seconds qui en premier lieu demandent que soient faits des exemples parmi les Banques : qu’elles assument les risques qu’elles ont pris.

           

          Je pense que nos gouvernants ne renonceront pas à faire de l’Economie occidentale une pompe à fris à destination des plus riches. Le risque, c’est qu’une fermeture des frontières n’encourage à passer de la guerre économique à la guerre militaire. L’impérialisme trouve toujours un canal.

           

          Et l’Occident s’est suffisamment désindustrialisé pour se trouver en situation de faiblesse, si cette hypothèse se réalise.


        • wangpi wangpi 24 mars 2008 17:54

          "le rôle trouble joué par les états..." ,

          mais l’état, ce sont les banques ! alors quel rôle trouble ? ils jouent leur rôle, tout simplement.

          gains privés, pertes mutualisées. point barre.


        • TALL 21 mars 2008 13:01

          Depuis 29, et cet imbécile de Hoover ( président des USA de 30 à 34 ) qui écoutait ses "experts" libertariens ( pas touch, le marché va se relancer tout seul, ki disait ), l’eau a coulé sous les ponts, et pas mal de garde-fous ont été installés. On l’a vu avec les krachs des années 70 et suivantes.

          Reste à savoir effectivement, comme le dit l’auteur, comment les petits vont encore une fois payer la facture ?

          Moralité, dans la hiérarchie humaine des pouvoirs, il vaut mieux être en haut qu’en bas. Ceci étant un scoop historique dont j’offre l’exclu à avox


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 13:06

            Et je dirais même plus, dans l’échelle des salaires, il faut mieux être en haut qu’en bas

            Woody Allen disait ceci : le loup et l’agneau partageront la même couche mais l’agneau ne dormira pas beaucoup

            Alors je dis :

            Le riche et le pauvre paieront dans la même monnaie, mais le pauvre ne mangera pas beaucoup


          • Trashon Trashon 21 mars 2008 13:11

            Bien sur que les petits vont encore payer la facture c’est pour ça qu’on à le sarko des bois qui prend aux pauvres pour donner aux riches ...


          • TALL 21 mars 2008 13:22

            Absolutely.

            Moi je suis pour un capitalsime à minimum social réellement décent et honorable ( on en est loin ). Un mécanisme de redistribution qui ferait que les + productifs soient récompensés de leurs talents, courage, etc... MAIS que même les non-productifs absolus puissent vivre vraiment décemment.

            Ainsi, dans le grand jeu de la compét’ au fric, tout le monde pourrait gagner, mais personne n’en crèverait. Et c’est matériellement jouable avec les moyens techniques dont on dispose aujourd’hui. Y a qu’à regarder l’évolution du PIB mondial /hab depuis 45, il ne cesse d’augmenter.

            Et ce sera d’autant + indispensable quand la cybernétique va entrer en jeu ( avant 2020 à mon avis ) avec de vraies IA et qu’on pourra alors produire tout avec 50% de personnel en moins qu’aujourd’hui.

            Un coup de grâce salutaire, je pense, car il obligera à la prise de conscience, vu la masse de gens qui pourront être mis sur le carreau. Bien sûr, il y aura une période de grosse bagarre au début, la lutte des classes n’ayant jamais cessé.


          • TALL 21 mars 2008 21:56

            Non, je ne suis contre aucune démocratie, car elles restent normalement toujours capables de s’adapter du jour à la nuit. Contrairement aux théocraties.


          • NikeLaos NikeLaos 24 mars 2008 09:12

            Ouaip, ce sera vachement bien le nouvel ordre mondial smiley Y’a plus qu’à esperer que les rations alimentaires seront bien distribuées par les robots ménagers chargés de relayer les microships. "Vous venez d’être effacé par l’IA du mouvement démocrate intergalactique". Heu... Je suis ni pour, ni contre, bien au contraire. Ca tombe bien, de toute façon, on ne t’avait pas demandé ton avis. Ha ? Et bien dans ces conditions... J’ai le temps d’appeler ma femme ? On s’en est déjà occupé, elle se remarie après demain avec UZR478. Cool... Merci grand Gâna ! Y’a pas à dire, c’est bien foutu la nouvelle démocratie.


          • le barbot 21 mars 2008 13:10

            juste une petite reaction a propos de l’exemple cite par B.Dugue : "... votre voisin fortune...a des creances envers une banque...si vous ne voulez pas cooperer vous perdrez votre job." 

            je me demande tout simplement pourquoi continuer a etre l’otage d’un systeme maintenant archaique, etre l’otage de moeurs archaique. avoir peur de perdre son job ! peur de perdre sa tv et de ne plus regarder la telerealite ! peur de ne plus manger et s’habiller avec de la marque ! peur ! peur ! peur de deplaire a tous ceux que l’on cotoie, que l’on connait ou que l’on ne connait pas !

            et pourquoi ne pas RE-AGIR plutot !? tu perds ton job ? t’en trouves un autre, quitte a le trouver a 50, 100,500 ou 1000 km et demenager. ne pas avoir peur de bouger, savoir etre mobile ! ce n’est pas de l’instabilite mais un enrichissement personnel,professionnel et culturelle. et si tous les employes avaient cet esprit, cette mobilite, les patrons seraient plus regardant a nos interets et auraient plus peur de nous, que nous d’eux... 


            • Mr.K (generation-volée) generation-volée 21 mars 2008 13:41

              et quand t’as trois gosses ?? croyez vous que tout le monde a envie de demenager chaque fois qu’il est en galere ???

               

              vous etes vraiment un barbot vous !!!!!!!!!


              • TSS 21 mars 2008 14:18

                quelques soient les sujets concernant la Finance on en revient toujours au même adage :

                "privatisation des benefices et mutualisation des pertes" et le fait de vouloir nationaliser les banques aux US en cas d’impossibilité de redressement par elles mêmes(la moitié des fonds de la FB y sont déjà passés) n’a pas d’autre objectif !!

                Trichet a fait de même avec la banque européenne et les mêmes causes entrainant les mêmes effets nous pouvons nous attendre à "raquer" !!

                 


                • HASSELMANN 21 mars 2008 14:21

                  A bien vous lire, comme FOREST, vous faites un trés bon tour de la question.Vous auriez pu évoquer l’un et l’autre, une pinçée de normes comptables IFRS qui brouillent encore plus les lectures et un accueil irraisonné des fonds souverains.

                  Avec libr’acteurs (www.libracteurs.fr) nous avons fait le choix de la pédagogie, oxygéne de toutes les démocraties.C’est en ce sens qu’il faut changer le référentiel de valeurs, et dans ce cadre , au sein des entreprises, avec un supplément d’âme, là ou le travail respecte le capital, et vice versa,on constate que cela marche.La solution c’est effectivement cantonner la rémunération du capital, et expliquer au client qu’une partie du prix qu’il régle emporte avec lui, une once de solidarité.La "mayonnaise" prend doucement, les jeunes sont récéptifs.

                  "La difficulté attire l’homme de caractère car c’est en l’étreignant qu’il va se réaliser" c’est du De GAULLE, mais nous reprenons la phrase.


                  • tvargentine.com lerma 21 mars 2008 14:23

                    le "docteur en science économique et financière" DUGUE écrit

                    "La crise financière ne devrait pas nous toucher, sur un plan structurel, parce que nos institutions financières sont relativement saines par rapport à celles des States"

                    C’est n’importe quoi et nous voyons bien l’absurdité de son "article de passe droit" car comme je l’ai relaté ci-dessus ,les conséquences sont déja présentes en France

                    Nous en sommes actuellement à plus de 50 millars de pertes pour les banques françaises

                    Cela se répercute par une réduction des coûts en supprimant des sous-traitants et en plan social ainsi que pour l’économie car les crédits sont de plus en plus difficile à obtenir

                    Donc,à l’image de 91-93 ,la France est déjà en fort ralentissement

                    De plus ,les conséquences sont celles d’un crack rampant comme celui de la bulle spéculative immobilière du Japon qui aura duré plus de 10 ans

                    Votre article est provocateur Mr DUGUE et a pour seul objet de permettre un trafic en "commentaire OUI - NON " qui ne reste que du marketing publicitaire caché qui vous rapporte de l’argent

                     


                    • chfav chfav 21 mars 2008 15:08

                      "Nous en sommes actuellement à plus de 50 millars de pertes pour les banques français"

                      50 milliarDs non ?

                      De plus les perdants ce ne sont pas encore nous, ce sont les banques, au pire elle fusionneront, certains economistes se plaisent a dire qu’il y a trop de banques sur le marché et que pas assez n’ont la taille critique.

                      Jusqu’a présent elles se nourrissaient tous sur le gateau de la spéculation, mais maintenant que le gateau a fait pschitt !!! ça va saigner dans le monde des banques

                      Si vous avez quelques euros à miser il va bientôt avoir des affaires interressantes de ce côté de la bourse, vive les opas, et là ce sera l’histoire de l’arroseur arrosé

                      Ps, attendez quand même qu’elles aient fini de paniquer


                      • leréveur 21 mars 2008 15:14

                         

                        ce dugué est décidément impayable

                        après s’être précipité sur un visage détruit par la maladie sans considération pour cette pauvre famille (au prétexte de nous servir quelques réflexions de pacotille piquées dans son salon de coiffure) voilà qu’il disserte sur ce que dit Greenspan

                        malheureusement pour ce dugué désoeuvré, Greenspan a simplement dit dans son édito de lundi cette semaine (Financial Times) que c’était la crise financière la plus grave depuis la fin de la guerre 1945 ; sans doute ce dugué là ne lit pas l’anglais ou ne lit pas le FT

                        simple erreur de date ...

                        voir sur agora

                         

                        Le système bancaire américain n’a aucune chance de survivre

                        bonne retraite !


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 17:10

                          @ Leréveur

                          Vous n’allez pas me reprocher un détail formel sans importance, vous savez bien que je ne peux faire un billet avec zéro défaut.

                          Quoique, entre 1929 et 1945 il n’y n’a eu qu’une seule crise, donc on peut dire que celle de 2008 est annoncée comme la plus grave depuis 1929, par Greenspan. J’ai mis le lien pour info mais l’autre lien à lire est celui de Rue89, avec le papier sur Aglietta


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 21 mars 2008 15:29

                          Il est clair que cette crise financière ne se réduira qu’au prix d’une crise sociale dès lors que c’est ceux d’en bas qui supporteront l’essentiel des sacrifices. Or celle-ci pourrait elle-même générer une crise politique de grande ampleur, face à la difficulté des états et des institutions politiques à l’échelon international d’imposer des mesures de régulation et de transparences aux mouvements de capitaux et à la spéculation financière.

                          Les sacrifices ne seront supportés que s’ils sont supportables et surtout que s’ils sont perçus comme justes, ce qui paraît tout à fait compromis, puisqu’il faudra sauver les investisseurs institutionnels, y compris spéculatifs (d’autant que les fonds les plus spéculatifs emploient les ressources considérables de tout un chacun aux USA via les fonds de pension et autres fonds d’assurances) et cela en vue de sécuriser l’économie réelle productrice d’emplois et de richesses. Le refinancement de l’économie mondiale, dans le contexte d’une crise de confiance généralisée des préteurs se fera soit par les états via des renationalisations plus ou moins avouées soit pas des fonds souverains étrangers.

                          Le calcul qui consiste, selon toi, à annoncer à grand cris un risque économique systémique généralisé pour faire accepter chômage, précarité, et réduction du pouvoir d’achat peut très bien se retourner politiquement contre le système lui-même et conduire vers le pire, la méfiance et la révolte contre une démocratie perçue comme impuissante à établir les règles de justice sociale minimales nécessaires à la confiance dont le système capitaliste lui-même a besoin pour fonctionner.

                          Si comme tu le dis le pire n’est pas certain, il n’est pas pour autant impossible ; c’est très exactement ce que dis Agliétta et le pire n’est pas économique, mais politique : il s’appelle violence sociale, terreur, répression généralisée et recul des libertés fondamentales. .


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 mars 2008 18:01

                            Sylvain, bien vu le fond du problème. Le sacrifice, appelons-le la rigueur, est accepté quand c’est jugé comme nécessaire et utile pour tous, voilà pourquoi le mot était employé en 1976-1990, alors qu’il est maintenant devenu tabou (cf. mon billet sur la réforme). Quant à l’idée de cette propagande de 1929, disons qu’il ne faut pas tomber dans la thèse du complot et donc, y voir une finalité heuristique

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