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Accueil du site > Actualités > Economie > Le stratagème des É-U pour sortir de la crise en évitant la débâcle (...)

Le stratagème des É-U pour sortir de la crise en évitant la débâcle monétaire

Il faut remonter au plan Geithner de février pour comprendre pourquoi et comment la bourse de Wall street s’est soudain mise à partir de juin : une opération ingénieuse qui semble avoir échappé à tout le monde.

La crise mondiale se décompose en de nombreuses menaces distinctes, dont l’ensemble est extrêmement difficile à gérer. Il faut quelquefois choisir de se concentrer d’abord sur celles qui menacent directement le fondement même de l’économie.

Et de toutes ces menaces sectorielles, celle qui est la plus importante pour les É-U est, sans contestation possible, la pérennité du dollar, en tant que devise de référence mondiale de l’économie. La raison en est que ce statut privilégié leur permet de financer leur propre économie avec les taux les plus bas, qu’ils fixent eux-mêmes en fonction de leurs propres besoins, sans égard aux autres économies de la planète. Il leur a également permis d’ériger un véritable pôle pour les capitaux qui circulent à travers le système économique mondial. Le dollar constitue donc leur toute première priorité, avant la déflation qui les talonne et malgré le chômage grandissant. Mais ils se gardent bien de le proclamer haut et fort.

Or les programmes de relance des É-U ont compromis la stabilité de leur devise. Déjà de nombreux pays proclament la nécessité de remplacer le dollar, ou en tous les cas de lui adjoindre un partenaire plus solide. Aussi les É-U ont-ils choisi de sortir de la crise par le haut.

Depuis bientôt deux ans, les É-U s’enfoncent irrémédiablement dans la crise, bien qu’ils aient sauvé leur système financier moribond en l’arrosant de milliers de milliards de dollars qu’ils ne possédaient pas. Leur débâcle n’en finit pas de s’aggraver.

De plus, leur chômage se poursuit chaque jour, à mesure que leur système industriel se décompose peu à peu sous leurs yeux. Les Étasuniens diminuent leurs dépenses pour rembourser leurs dettes, et échapper ainsi au sort des millions de pauvres gens jetés à la rue parce qu’ils ne peuvent honorer leurs créances hypothécaires. Ils empêchent ainsi la consommation du pays de revenir à son niveau antérieur, et par conséquent de sortir de la crise.

L’administration a parfaitement compris que le surendettement de la population était la clé de la crise. Elle sait que celle-ci ne s’arrêtera que lorsque les craintes pour l’avenir seront jugulées, et qu’une nouvelle confiance conduira peut-être à nouveau les consommateurs vers des dépenses échevelées. C’est pourtant bien à celles-ci que les É-U avaient dû leur croissance continue pendant les dix dernières années !

Mais comment faire sans imprimer à nouveau des milliers de milliards de dollars qu’ils ne possèdent toujours pas, et les précipiter sur leur population repliée sur elle-même, depuis l’hélicoptère abstrait de Ben Bernanke ?

Eh bien ! Ils ont tout de même fini par trouver le stratagème idéal pour éviter à tout prix l’écrasement du dollar, tout en permettant une sortie de crise rapide. Du mois le pensaient-ils. Le voici.

***

C’est à la puissance de leur devise que les É-U devaient leur croissance presque discontinue depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ainsi que leur hégémonie sur le monde. S’ils ne parvenaient pas à contrarier sa chute, elle deviendrait rapidement irréversible. En continuant à augmenter sans cesse le volume de leur monnaie par le biais de l’imprimerie, s’en serait fini de leur puissance. C’était une évidence. Ils ne pouvaient donc accepter de sacrifier leur devise sur l’autel de la relance, et perdre du même coup leur principal outil d’enrichissement sans effort, ainsi que leur domination sur le monde.

Barack Obama tenta d’abord la voie de l’emprunt. Seule dans le monde, la Chine aurait pu se permettre d’acheter encore quelques bons du trésor des É-U, comme elle l’avait fait si longtemps par le passé. Le nouveau président envoya donc sa Secrétaire d’État, madame Hillary Clinton, sonder la bourse des Chinois, qui disposaient toujours d’un bon millier de milliards de dollars, fruit de leur laborieuse activité de fourmis au cours des dix dernières années.

Mais, outre leurs propres difficultés, amères conséquences des turpitudes financières étasuniennes, les Chinois avaient mieux à faire avec leur magot. En effet, tant que le dollar possède encore quelque valeur, ils ont entrepris de l’utiliser pour racheter à bon compte de par le monde les entreprises en déshérence du fait de la crise. Notamment celles qui produisent des matières premières, par exemple en Australie (mais pas seulement). Leur premier ministre, Wen Jiabao, fit donc élégamment savoir à l’Américaine, par la voix de sa ministre des finances, que tant que le dollar ne serait pas remis de ses souffrances, son pays devrait se passer de ses obligations du Trésor.

Pourquoi en effet conserver autant de dollars à ne rien faire, alors qu’il leur sera si facile de fabriquer eux-mêmes leurs propres yuans le moment venu.

***

La tentative de taper les copains s’arrêta là. Il fallait trouver autre chose pour attirer les picaillons des moins grands de ce monde. Il ne fallait plus rien leur demander. C’était inutile. Il valait mieux les piéger en amenant les investisseurs étrangers, ceux qui étaient restés encore très riches, à venir apporter leur trèfle à la bourse de New York.

Dans l’état de la bourse étasunienne en février 2009, pas évident du tout ! Il fallait donc commencer par la retaper. Difficile ? Certainement pour qui ne possède pas l’agile imagination des financiers américains. Qui d’autres dans le monde aurait pu avoir l’idée d’inventer les contrats à subprimes ?... Leur nouvelle idée finira d’ailleurs probablement de la même façon.

Les États-Unis possèdent une espèces de rapaces qu’ils sont les seuls à abriter : « les investisseurs américains », cette sous-espèce particulière au bec crochu et aux griffes acérées que l’on ne rencontre que chez eux. En ce moment, ils sont sur leur faim car leur dernier gibier a déjà été plumé, Bernard Madoff l’ayant fait durablement disparaître. Mais ce diable de pays possède la particularité d’ignorer les états d’âme et de savoir capitaliser ses échecs. Du moins jusqu’ici. Ça pourrait changer.

À l’évidence, le gouvernement ne pouvait compter que sur ses « investisseurs américains » pour revitaliser la bourse. Il suffisait de leur prêter l’oseille qu’ils avaient perdue au cours de la crise, et ils sauraient très vite quoi en faire.

Sitôt pensé, sitôt fait.

Il se trouvait donc que la seule planche de salut de l’économie étasunienne résidait dans celle de la monnaie. Mais après la furie des plans successifs de relance, il y avait gros à parier qu’une nouvelle giclée de dollars poussée par un gros Caterpillar pourrait avoir raison de la célèbre devise. Il ne fallait donc pas laisser rouler comme ça de gros sacs de billets fraîchement imprimés sous les pieds des consommateurs en voie d’assagissement, mais d’en faire un moteur bien plus puissant (les américains adorent les effets de levier).

Il ne pouvait plus s’agir de relance par la consommation, mais par la bourse. Vous allez voir comment.

***

À ce moment-là, courant février 2009, le Secrétaire au Trésor devait régler le problème des subprimes, ces contrats hypothécaires à risque élevé. L’idée circulait de faire lessiver plus blanc que blanc par des banques ces actifs vérolés. Timothy Geithner, après nombre de réunions chaudes décida le plan suivant.

“Cinq banques seraient sélectionnées par le département du Trésor pour réaliser cette opération, dans les deux mois qui suivraient selon des critères à établir. Elles auraient accès à des fonds de la FED pour acheter et gérer les actifs malsains. Elles pourraient également utiliser ces fonds pour acheter des actifs sains en bourse si elles le désirent. Enfin, leurs pertes éventuelles seraient assurées par le Trésor.”

À partir de ce texte assez ambivalent, l’affaire des subprimes fut considérée comme réglée et plus personne n’en parla plus. Je ne me souviens pas avoir vu de commentaires sur ce plan à sa parution, et je n’ai pas vu passer non plus la liste des banques sélectionnées. Mais après tout, j’ai peut-être tout simplement manqué les uns et l’autre.

Mais j’avais déjà formulé une interprétation personnelle de ce plan :

***

Je commencerai par la fin. Pourquoi autoriser cinq institutions financières sélectionnées par le Trésor américain à utiliser le crédit de la FED, c’est-à-dire des citoyens, pour acheter des actifs sains en bourse, alors que leur mission est normalement limitée à la “virginisation” des contrats de type “subprimes” sous garantie de la FED ?

À moins qu’il ne s’agisse purement et simplement d’un cadeau – ce que je ne crois pas la raison en était nécessairement opérationnelle, dans l’axe de la mission présentée comme principale. Mon interprétation est la suivante :

On a vu au début de cet article que de toutes les menaces sectorielles, celle qui était la plus importante pour les É-U était sans contestation possible la pérennité du dollar. Or si le dollar dépend de multiples facteurs, le principal d’entre eux est certainement la confiance et l’état psychologique des investisseurs. Et quel est l’élément économique qui sous-tend ces deux paramètres ? La hausse de la bourse, considérée par l’opinion publique, à tort à mon avis, comme le baromètre de l’économie. À tort, car le niveau de la bourse n’a qu’indirectement à voir avec la situation économique mais plutôt avec les spéculations, plus ou moins justifiées, des investisseurs.

Il fallait donc, coûte que coûte, retoiletter la bourse. D’où l’idée, subtile, de procurer des fonds à des intervenants de confiance, qui achètent des volumes d’actions importants, selon un rythme et sur une liste calculée de valeurs pouvant jouer le rôle de “bélier” afin d’entraîner le reste du troupeau, qui suivrait la hausse ainsi créée, précisément comme des moutons bêlant. C’est pourquoi il fallait limiter l’action à un petit groupe complice, discret et discipliné capable de jouer un tel jeu, ce qui répond au second volet de la question : Pourquoi seulement cinq institutions, et pourquoi les sélectionner ?

L’opération a bel et bien réussi, et de belle manière, dès le 6 mars, sans tambours ni trompettes, à la grande surprise de la totalité du monde de la bourse, car à l’époque, l’économie étasunienne se trouvait encore dans un blackout total : licenciements, faillites et saisies constituaient en effet le lot habituel du quotidien.

La bourse se mit cependant à monter régulièrement sans que les volumes croissent significativement. Mais on n’avait aucune idée de l’origine des achats, car pour des volumes importants, le règlement de la bourse n’autorise pas l’identification des intervenants. La Chronique Agora, habituellement très bien informée, avouait son ignorance de l’identité de ceux-ci, ce qui l’intriguait beaucoup.

Le reste va de soi. Assez vite, les boursicoteurs habituels revinrent à une position d’achat. Dans l’absence de causes évidentes à ce mouvement, elles pensèrent que des investisseurs, sans doute argentés, et surtout bien informés, étaient à son origine, et ne voulurent point manquer ce nouveau train inattendu de hausse. Tant pis s’ils ne comprenaient rien à l’affaire. Il fallait bêler avec les moutons.

Ce n’était cependant là que le premier objectif du Secrétaire au Trésor. Le second, mais tout aussi important, consistait à appâter les investisseurs étrangers pour qu’ils se portent à nouveau aussi à l’achat, car leurs bourses s’étaient mises à suivre le mouvement de la bourse de New York. L’idée consistait à capter les devises étrangères, de manière à ce qu’elles se transforment en dollars, permettant ainsi à l’État étasunien d’alléger l’endettement de ses plans de relance, l’étranger y contribuant lui-même sans le savoir.

Fin juillet, Geithner avait donc atteint ses deux buts : augmenter le taux de confiance de la population étasunienne pour l’inciter à consommer à nouveau, et faire financer partiellement la relance du pays par l’apport de ressources extérieures.

Bien joué ! Reste à voir si cela sera suffisant pour assurer le décollage des É-U.

Personnellement, j’en doute, mais ceci est une autre histoire.

 

© André Serra  http://andreserra.blogauteurs.net/blog/ http://cybercanard.com

 

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Qu’attendre de la bourse, d’aujourd’hui aux élections présidentielles des États-Unis ?


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16 réactions à cet article    


  • wawa wawa 15 septembre 2009 11:28

    article interressant

    en gros il ont refait le coup de 1929 lorsque après le krack les banques se seraient mise d’accord pour faire remonter artificiellement les cours de la bourse. Wall street a alors rebondit pour replonger et etre au plus bas en 1931

    La vous emettez l’hypothèse que cela a été fait sous le parrainnage dela Fed. pourquoi pas !

    Les 9 mille millards « égarés » par la fed y sont peut etre pour quelque chose !!!

    wait & see. je pense comme vous : l’écheance sera retardée mais non changée


    • vieuxcon vieuxcon 15 septembre 2009 12:59

      Arf... Ca fait du bien de ne pas se sentir seul.
      Pour moi la crise est forcément devant nous. Car pour ce qui de l’économie vraie (mais qu’elle connerie que ce terme, comme si on pouvait construire un château de sable sur du vent) , pour l’économie donc, il va falloir faire face à la baisse des nouveaux chômeurs, à la restriction de budget de ceux moins touchés, mais qui doivent aider leur proches.
      Donc moins de ventes, entrainant moins de productions, entrainant plus de chômage. Nous ne sommes qu’au début de la spirale.
      Il n’y a qu’une façon d’en sortir. Décider de mettre les compteurs à zéro. Au jour J il n’y a plus de dettes. Les salariés ont la totalité de leur salaire, pour payer leur loyer, mais ceux qui avaient osés acheter ne doivent plus rien. Profondément injuste pour ceux qui comme moi sont depuis longtemps propriétaire, mais seule façon de faire repartir le système.
      Et c’est là qu’il faudra se poser la vraie question : Repart on sur le même système ou essayons nous de réfléchir à autre chose ?


      • zelectron zelectron 15 septembre 2009 14:56

        Ce que vous dites est assez juste, mais toute verite est-elle bonne à dire : je vous rappelle que toutes nos economies sont imbriquées les unes aux autres et qui si le dollar se converti en monnaie de singe officiellement, gare là-dessous. L’€uro ne peut pas reprendre le flambeau et quant aux autres monnaies...
        La bourse est une c..., euh, non ! une s...pardon ! une d...excusez moi !
        Intuitivement, explicitement, d’évidence votre analyse est incorrecte, non pas en justesse mais en opportunité de livraison en pâture à l’opinion en général.
        Et qui qui va tirer les marrons du feu ? (devinette : jaunes, très nombreux, en Asie)


        • Blackeagle 15 septembre 2009 15:30

          Article interressant, qui a le merite de développer une vision personnelle des actions des USA. Et qui s’appuie sur des observation réelles.

          Cependant, je ne partage cet avis. Bien que ne nombreux pays manifestent des inquiétudes face à la monnaie référence qu’est le dollar ainsi que la volonté de sortir de ce système, les choses sont beaucoup moins faciles à faire.

          Tout d’abord l’ensembles des banques centrales ont la majorité de leurs reserve, garantissant la valeur de leurs monnaies en dollar. Vouloir sortir du dollar c’est renier la valeur de ces reserves et donc perdre tout fondement quand à la valeur de leur propre monnaie. Ceci est le problème majeur.

          Le statut du dollar en tant que monnaie de reserve vient des accords internationnaux de breton woods qui établissaient la convertibilité du dollar en or. Pour un temps, plus besoins d’or pour garantir les autres monnaies que le dollar, le dollar suffisait. Les USA ont pourtant abuser de l’expension monaitaire pour financer entre autre la guerre du vietnam. Comportement qui a fait monter la suspiscion quand à la capacité des USA à convertir tout dollar en or. Du coup de plus en pays reclamer des USA qu’ils convertissent une partie de leurs reserves dollar en or. En 1971 Nixon jugea que l’hemoragie de reserves d’or que subissaient les USA ne pouvait plus continuer. Il suspendit, à l’origine pour une durée « limité » la convertibilité du dollar en or. Conséquence directe de cette mesure : choc pétrolier, inflation, fin des trente glorieuses. Le dollar est alors devenu une monnaie fluctuante entrainant la fluctuation des autres monnaies avec elle. Plusieurs réunions internationnales dans les années 70 ont eues pour objectif de contrôler artificiellement ces fluctuations mais à chaque fois ces politique se sont révélés infructueuses et contre productives. Tout contrôle à alors purement et simplement été abandonné, ce qui a ouvert la voie au liberalisme. En gros, le contrôle monétaire est le premier secteur où les politiques ont « baissés » les bras.


          Bref le dollar posséde son statut de monnaie de reserve, et aucun pays, même la chine ou l’UE ne peut sortir de cet état de fait sans remetre en cause de façon transitoire tous ces échanges avec l’extérieur. Sortir de système nécessiterai en outre de bloquer les salaires et les prix dans la zone euros pour une durée limité. Or on voit mal aujourd’hui les dirigeants européens proposer de telles mesures. Non seulement ils n’en ont pas la volonté, celà est contraire à l’ensembles de leurs politiques mais qui plus est ils considérent probablement que cette mesure est plus dictatoriale que la mise en place d’un couvre feu. Alors qu’en réalité il n’en est rien.

          De tout celà, il resulte que les USA n’ont pas trop à craindre l’effondrement de leur monnaies car ils sont assurés que quasiment l’ensemble de la planète fera tout pour ne pas que ça se produise et surtout que son effondrement, entrainant avec elle tout le reste ne consituerai pas un éffondrement relatif.

          Pour remetre en cause le dollar, sans mener les politiques que j’ai indiquer, il faudrait que tous les autres pays du G20 se mettent d’accord ensemble sur une sorte de bretton woods II ,qui institue une nouvelle référence monétaire mondiale qui pourrait être :
          - une matiére première (mais puisqu’aujourd’hui les puissances occidentales ne détiennent plus la majorité de l’or qui reste le meilleur candidat pour ce genre de chose, c’est peu probable)
          - une monnaie contrôlée par un organisme créé pour l’occasion (évidement la prépondérance de chaque pays dans le contrôle de cet organisme sera difficilement source de consensus)

          Au sortir de la guerre pour le monde non communiste, il existait de fait une puissance hégémonique qui ne pouvait être remise en cause. De plus avant la guerre, les monnaies étaient déjà batti sur l’or, et les USA possédaient alors l’immense majorité des réserve mondiales d’or. Cet état de fait exceptionnel a pu donner naissance à un consensus pour l’établissement d’un système monétaire mondial stable. Malheuresement, les dirigeant US n’ont pas géré celà de façon responsable et nous sommes tous aujourd’hui pris en otage sans possibilité de sortie.

          Une sortie de crise nécessiterai soit :
          - un retour à la gestion de monnaies nationales ou de groupes de pays comme l’UE, ce qui impliqerait évidement de fait la mise en place d’un certain dirigisme d’état sur l’économie, le contrôle des changes et des échanges entre zones monétaire. Or les puissantes multinationales ne sont pas disposées malgrès la crise à ce genre de concession et il ne me semble pas que les dirigents soit disposés aujourd’hui à affronter ces multinationnales.
          - L’apparition d’un concensus international qui me semble impossible en l’absence des USA qui n’ont, eux aucun interêt à ce que leur monnaie ne soit plus la monnaie de reserve internationale.

          Finalement, je ne crois pas qu’en ce moment, les USA se soucient de préserver leur monnaies et que leurs éventuel relance de la bourse evoqué ici ai pour but la protection de leur monaie.

          Il me semble, au contraire que les USA font tout pour que leur monnaie s’effondre. Ce qui leur serait extrement profitable pour :
          - l’effacement instantanée de l’ensemble des dettes intérieures et extérieures aujourd’hui responsables de la crise. (en gros la remise des compteur à zero qui est évoqué dans une intervention)
          - la mise en place de la nouvelle monnaie prévue pour le continent nord américain.

          Le problème est évidement que le seuil de rupture de leur monnaie semble être quasiment repoussé indefiniment par les mécanisme que j’ai indiqué. Personne n’a intéret à se que ça se produise. Du coup, il plus que probable que la chute, lorsqu’elle se produira, si elle se produit sera bien plus dommageable pour tout le monde.

          Par ailleurs, du fait du statut du dollard, cette hyperinflation eventuelle ne pourrait pas avoir les même conséquence sur les individus comme au niveaux macroéconomique que les précédente hyperinflations historiques. Je pense que ce serait vraiment une remise à zero des compteurs, au niveau mondiale. Celà pourrait se produire en quelques mois seulement. Et aprés ?????


          • Atlantis Atlantis 15 septembre 2009 20:58

            "Tout d’abord l’ensembles des banques centrales ont la majorité de leurs reserve, garantissant la valeur de leurs monnaies en dollar."

            ouais c’est pour ça que le sénat a demandé un audit des stock d’or des 5 fort knox ? et que l’angleterre fait la sourde oreille quand on lui demande de rendre l’or physique à ses propriétaires ?


          • Blackeagle 16 septembre 2009 15:40

            Relisez ce que j’ai ecrit : « la majorité » ne veux pas dire la totalité.
            Par ailleurs, vu les temps qui coure, il est normal que les différents pays rapatrient leurs or ou réévaluent avec precision leurs stocks. Il est normal qu’ils evaluent les possibilités d’un retour à l’or.

            L’or est un cas un peu particulier, une sorte de paradoxe :
            1. Il possédent un valeur propre rélativement stable en raison de sa rareté et de la relative constance en volume des reserves mondial (l’or extrait chaque année est largement inférieur aux réserves mondial et il est par ailleurs utilisé dans beaucoup de secteur ce qui fait que la part d’or qui peut être dévolue à la constitution de reserve est infime devant les resever existantes)
            2. Comme tout autre bien sa valeur ne vaux que ce que les hommes veulent bien lui donné.

            Conséquence : c’est toujours le meilleur candidat pour une référence monétaire modial. Mais si l’ensemble des grandes puissance ne sont pas d’accord pour lui accorder le statut de référence, ce statut n’existera pas.
            En gros, vous pouvez posséder tout l’or du monde, si vous ne possédez pas des infrastructures denses et modernes, une industrie efficace, une economie puissante et influente, un culture rayonnante et évidement une puissance militaire conséquente ainsi que des réserves de pétrole propres, alors vous ne pourrez JAMAIS imposer le statut de référence monétaire de l’or. Quelque soit le domaine, ça se passe toujours comme ça.


          • chmoll chmoll 15 septembre 2009 18:16

            rien n’a changé dans l’système financier

             alors attendez les prévisions de m’sieur météo (dsk)


            • nortydal 15 septembre 2009 18:28

              Le marché est manipulé, certe mais voici un petit rappel du rebond boursier de quelques compagnies.

              AIG : $7 - $50.
              Freddy mac : $0.25 - $2.
              fanni mae : $0.20 - $1.7
              citigroup : $1 - $4.2
              bank of america, $2.53 - $17
              Goldman Sachs :
              $47.41 - $178.00
              Lehman Brothers(en faillite je le rappel) :
              $0.01 - $0.15

              L’argent circule en bourse, cependant il ne redescend pas dans l’économie réel. Pas d’argent pour les investissements, baisse des crédits à destination des ménages, baisse de l’immobiler, augmentation des défauts de paiements, augmentation du chomage.
              Les etats ont dépensés des milliers de milliards dans les banques et donc finalement en bourse. Vivement le deuxième plan de sauvetage, y a d’autres banques qui vont avoir besoin de fric...


              • Internaute Internaute 15 septembre 2009 20:45

                Ben oui, c’est comme le tiercé. Monsieur X truque les courses mais rien ne vous empêche de jouer le tiercé gagnant.


              • Antoine Diederick 20 septembre 2009 01:40

                quand les plans de sauvetage vont prendre fins et que leurs effets seront épuisés, si « l’économie réelle ne reprend pas le dessus » , la bourse replongera.

                Espérons que non.


              • croacroa 15 septembre 2009 19:35

                Mais persone ne croit a la sortie de la crise , simplement , les medias retransmettent la voix de leur maitre  !!
                Soyons serieux , quel politique va vous sortir : tout est foutu mon vieux , tachez de sauver vos billes , ca va etre la curée et ce ne sera pas trés beau a vivre.
                Aucun , ils esperent tous un ultime mandat !!!!


                • manuelarm 15 septembre 2009 19:39

                  C’est article est une ineptie je vous conseille de regarder la parité du dollar face au grande monnaie comme l’euro, il continue de se déprécier, la dette US et la planche à biller le font chuter, sans oublier les taux bas qui permettent les intervenant sur le forex de faire du carry trade.


                  • Internaute Internaute 15 septembre 2009 20:41

                    Cet article est corroboré par divers autres parus depuis des mois. J’ai déjà lu que Goldman Sachs faisait circuler les titres de Wall-Street d’une de ses filiales vers une autre pour créer une illusion de marché. Regardez les volumes des transactions sur Wall Street et vous verrez qu’ils ne font que baisser depuis mars alors que les cours montent. Tout cela sent la manipulation à plein nez. Il en est de-même sur les marchés des métaux précieux où ces mêmes banques ont concentré 25% des ventes à termes afin de maintenir les cours bas. Une hausse brutale de l’or aurait un effet catastrophique sur le dollar.

                    Le spectacle va venir de la Chine. Depuis 6 mois leurs diplomates ont averti les américains qu’ils ne devaient pas jouer avec leur monnaie. Comme les US s’en contre-fichent les chinois viennent d’annoncer officiellement qu’ils pourraient faire défaut sur les produits dérivés sur les matières premières. La riposte est trés bien joué car ce marché ne concerne que les grosses banques de Wall-Street et un défaut chinois leur ferait perdre des sommes colossales. Ceci-dit, ce marché est suffisamment cloisonné pour que la manoeuvre n’ait pas de répercussions sur le reste du système financier. Il en serait autrement si les chinois décidaient de vendre leur bons du trésor.

                    Les chinois viennent aussi de réclamer leur or à Londres et on verra si effectivement les vendeurs à découvert peuvent livrer ou si cet or a déjà été vendu 3 fois en cachette ce qui causerait une faillite totale du système.

                    Affaire à suivre.


                    • Antoine Diederick 20 septembre 2009 01:37

                      la Chine fait un chantage, c’est la réponse de la bergère. La Chine manipule sa monnaie....pour favoriser ses exportations. Quand à une croissance de 10 % la monnaie doit être ré-évaluée. Or, la Chine s’y refuse.....

                      L’erreur us est d’avoir cru emmener ce grand pays dans une logique économique que nous acceptons et que nous reconnaissons comme normale....


                    • Capone13000 Capone13000 15 septembre 2009 22:28

                      Très bon article


                      • yoananda 21 septembre 2009 13:21

                        Oui effectivement, vu les faibles volumes, la manip boursière est première idée qui viens en tête. Je m’étonne qu’elle ne soit formulée que maintenant, alors que ca fait des mois qu’on le sait.

                        Par contre, cette stratégie, pour rusée qu’elle soit n’a aucune chance de fonctionner sur le long terme a cause de l’état de l’économie réelle. C’est simplement une question d’offre et de demande. Qu’est-ce que les USA savent fournir au reste du monde comme produit et service réellement utiles ?
                        Ils sont décrédibilisés sur le sujet de leur industrie première : la guerre et l’armement.
                        Sur le reste, ils ne savent que fabriquer des gadgets inutiles ou bien des produits miracles qui ne savent provoquer à terme des catastrophes (monsanto en est l’exemple le plus parlant).

                        Pris au piège par leur propre création, internet, aujourd’hui les informations se diffusent. Même si quelques fous appâtés par les profits faramineux osent encore croire dans le système américain, le reste de la planète à perdu ses illusions et de rêve américain ne fait même plus rêver les américains eux-même qui en sont plutôt a chercher à se réveiller de leur cauchemar ... car ce rêve ne profite qu’a une petite poignée au détriment de tous les autres. C’est une idéologie pyramidale en essence.

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