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Accueil du site > Actualités > Economie > Le système bancaire américain n’a aucune chance de survivre

Le système bancaire américain n’a aucune chance de survivre

La réalité comptable le démontre...

Voici un point sur l’état de la crise financière américaine.

Selon les différentes études publiées récemment aux Etats-Unis, la capitalisation des banques oscille entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars.

En face, l’encours des titres hypothécaires est d’environ 11 000 milliards de dollars. L’exposition des banques américaines sur ces titres tourne autour de 50 %, soit 5 500 milliards de dollars.

L’immobilier américain a chuté de 10-12 %, soit un trou dans la compta de 1 100 à 1 400 milliards de dollars, donc à peu de choses près la totalité du capital des banques américaines, sans même compter les autres segments du marché du crédit, type prêt étudiant, prêt à la consommation, crédit auto et, surtout, l’ensemble des prêts aux entreprises...

Déjà, à ce stade, c’est à peu près l’ensemble de la banque américaine qui est en cessation de paiement virtuellement.

Mais que savons-nous de l’immobilier américain ? Qu’il est déconnecté comme de nombreux pays dans le monde du pouvoir d’achat. Compte tenu de la situation de la finance dans le pays, avec les millions de saisies entraînant un excédent d’offre de maisons et appartements, on peut raisonnablement estimer que la correction baissière va se poursuivre avec une première target située entre -20 et -30 % à horizon d’un ou deux ans. En effet, dès que la valeur de l’emprunt immobilier dépasse celle d’un bien, les Américains ont intérêt à se déclarer en faillite. Seul un marché haussier de l’immobilier pourrait calmer le jeu. Est-ce crédible à ce stade ?

Etablissons un scénario moyennement pessimiste avec une chute de 25 %. Cela fait un trou de 2 500 à 3 000 milliards de dollars. Il suffit de faire ces additions pour comprendre que la finance américaine est fichue ! Elle ne peut pas payer le gouffre. Le dollar également ne pourra pas résister.

Il ne s’agit que d’une question de temps. Le pire va arriver. Simplement, les Etats-Unis sont en année électorale et ne sont pas prêts à faire le ménage. Tout va être fait pour décaler dans le temps la facture. Ce qu’il y a d’amusant, c’est qu’on pensait avec Haberrer à la tête du Crédit lyonnais avoir fait le tour de la question au début des années 90 au niveau des dérapages, mais les Américains nous ont largement dépassés dans la discipline. Le contribuable français n’a finalement pas payé très cher au vu de ce que vont débourser les contribuables américains...

Conséquence, les matières premières libellées en dollars vont exploser à la hausse !

Fortement probable aussi, la finance américaine risque d’être nationalisée.

Selon Business Week, les Hedge Funds sont plusieurs dizaines à avoir fait faillites, plusieurs centaines à bloquer les retraits des investisseurs. La Fed dans son souci de préserver le système bancaire en place, provoque les appels de marge et l’écroulement des financiers, encore hier stars parmi les stars.

Les Français avides de l’échec de la finance spéculative ne devraient pas se réjouir : entre 20 et 40 % des actifs des fonds de pension, selon les pays, sont investis dans ces hedge funds. Les très méchants spéculateurs gèrent en réalité l’argent des retraites... et ils sont en train de boire la tasse, avec un grand B.

Et je le répète après l’avoir écrit il y a un peu moins d’un an dans mon livre Acheter ou louer son logement, Georges Bush est le plus grand cambrioleur de toute l’histoire de l’humanité. Il a en huit ans détruit ce que Bill Clinton avait merveilleusement construit... Je trouve les médias particulièrement silencieux sur la responsabilité de l’administration républicaine et ses guerres qu’elle n’avait pas les moyens de payer. Greenspan a voulu éviter la récession économique de 2001 par le biais du transfert de la bulle internet vers la bulle immobilière. J’ignore dans quelle mesure Bush et Greenspan se sont arrangés, mais le résultat final est là. C’est une sombre répétition de l’Histoire sur un plan bancaire, monétaire et immobilier !

La France, qui a inventé le concept de monnaie papier reposant sur la confiance, a déjà expérimenté cet éclatement monétaire il y plusieurs siècles. L’objectif et la cause de l’échec étaient identiques à savoir le financement de la guerre...

Les hommes politiques sont fous. Générations après générations, siècles après siècles, ils recommencent les mêmes erreurs. Très franchement, c’est maladif chez eux de dépenser plus que ce qui ne rentre dans les caisses. Cela me dépasse, surtout cette constance dans la dépense publique.

La nouveauté, c’est qu’ils ont entraîné avec eux les individus et, dans une certaine mesure, les entreprises. Car la bulle du crédit est plus celle des particuliers américains et des entreprises que celle de l’Etat qui a juste calculé qu’il profiterait d’une croissance fictive basée sur de la dette pour engranger toujours plus de recettes fiscales...

C’est à se demander si le rattachement des devises à l’étalon or n’est pas la seule solution possible dans la pratique au vu du développement cérébral limité des politiciens dans le domaine économique... sans bien sûr masquer la perversité sans nom des banquiers.


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121 réactions à cet article    


  • morice morice 18 mars 2008 10:27

    Mentir on ne peut plus alors ? Ça va devenir difficile de vendre !!


    • stephanemot stephanemot 18 mars 2008 12:12

      Les politiques sont naturellement fautifs, mais s’ils peuvent défaire une économie, ce n’est pas toujours eux qui la font.

      Une fois de plus ( http://blogules.blogspot.com/2007/07/mondialisation-du-free-market-au-fair.html ), ce n’est pas une crise financière mais une crise de la finance. L’économie a besoin de l’expertise financière mais ne saurait être contrôlée durablement suivant une logique purement financière.

      Si les financiers ont pu déraper, c’est aussi parce que les acteurs qui font l’économie ont démissionné au niveau de la vision stratégique et industrielle (au sens noble du terme). Si l’on soulève le couvercle, on s’aperçoit souvent de l’absence de logique économique (toujours au sens noble, large et non partisan du terme).

      Les opérations cosmétiques des banques centrales trahissent l’absence de vision stratégique. Les autres piliers de l’économie doivent au plus vite revoir leur façon de concevoir et de faire leur métier.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mars 2008 16:01

      Il existe déjà de fait un étalon monétaire. Il est basé sur le bouquet énergétique et c ’est le prix du TEP (equivalent énergétique d’une tonne de pétrole) . Substituez le prix du petrole à celui du dollar dans tous les échanges internationaux et vous voyez apparaitre une courbe bien moins erratique... Evidemment, les USA tueraient pour que ça n’arrive pas. En fait, ils le font tous les jours...

       

      Pierre JC Allard


    • Krokodilo Krokodilo 18 mars 2008 10:44

      Je ne savais pas que la France avait inventé le papier-monnaie. Sinon, il y a longtemps que les Etastuniens vivent à crédit, consommateurs frénétiques, pollueurs et gaspilleurs insouciants (Las Végas et sa consommation en eau !) grâce à la confiance dans le dollar (il me semble qu’ils n’indiquent plus leurs réserves en or, non ?) et au soutien de la Chine, du Japon, et des pays du golfe qui possèdent les créances. Un peu de réalisme ne leur fera pas de mal, mais malheureusement tout le monde craint que cette opération vérité n’entraîne une crise mondiale.


      • Krokodilo Krokodilo 18 mars 2008 10:47

        Par ailleurs, les politiciens étatsuniens ne sont pas les seuls à dépenser plus que ce qu’ils ont : la télé France 24 nous coûte 80m/an alors qu’elle est absolument inutile, qu’il sufifsait de diffuser sur la Toile et mondialement une sélection des infos et des émissions des chaînes publiques, voire privées sous forme de partenariat comme TF1 avec French 24.


      • Internaute Internaute 18 mars 2008 12:27

        Ce sont les assignats à l’époque de la révolution. C’était la première fois que les démocrates croyaient qu’il suffisait de faire marcher l’imprimerie pour payer les frais de l’état. Au bout d’un moment ils ne valaient absolument plus rien.


      • thirqual 18 mars 2008 12:53

        Non, déjà avant sous Louis XV il y a eu des projets de monnaie-papier.


      • faxtronic faxtronic 18 mars 2008 15:45

        Paris, Regence (entre Louis XIV et XV), 1723, Crise de Law. Papier monnaie qui implique une crise monetaire et de confiance. Cause : speculation.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 mars 2008 22:05

        Bien évidemment, ce n’est pas la guerre, qui a bon dos, mais la vénalité qui a aux débuts, plombé l’idée du papier monnaie et la crise de confiance aussi, un assignat signé d’une personne ayant une plus grande confiance qu’un billet de papier garanti par l’Etat. Il faudra attendre un siècle, avec Napoléon, pour que la monnaie, instrument essentiel de l’économie, soit opérationnelle


      • tvargentine.com lerma 18 mars 2008 10:51

        Qui va payer l’ardoise ?

        Déjà en France,la répercution de cette très grave crise économique,qui à l’image de la crise de 1929 se répercute en rampant tranquillement en Europe et particulièrement en France.

        NATIXIS,née en 2006 de la fusion des activités de gros des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne prépare un plan social.

        Ce plan ,d’après les milieux bien informés,consistent dans un premier temps à supprimer du personnel des sociétés de prestatation sous-traitante externes (1000 personnes !) et plusieurs centaines de personnes en interne.

        Cette stratégie des banques qui à l’image du Crédit Lyonnais durant le débat des années 90 qui avait apporté
        la plus grave recession économique de notre pays est en train de se reproduire.

        Quand généralement on s’attaque ainsi aux sous-traitants ,c’est le début d’une anticipation d’un fort ralentissement économique et les sociétés se libérent de leurs sous-traitants rapidement pour économiser des budgets.

        Les informaticiens se rappeleront de la grave crise de 1993 et un peu moins de celle de 2002-2003

        Avons nous un crack financier rampant qui va durer des années ou aurons un crack financier brutal au conséquence immédiate (plans sociaux comme NATEXIS ?)

        L’avenir nous le dira,mais en attendant,attendons nous à une très grave recession économique car entre le baril de pétrole qui flambe et qui va obligatoirement flamber à la pompe après les élections municipales et les matières premières qui flambent sur les marchés internationnaux (le blé depuis le début de l’année 2008 à augmenté de 48% !) soyons certain que notre avenir n’est pas rose

        Nous n’avons pas à laisser des trusts diriger un pays ,mais les obliger par la régulation de la loi,à les obliger de respecter des régles qui garantissent un bon fonctionnement de marché et supprimer des intermédiaires dans une chaine alimentaire qui ne sont que des intermédiaires financiers encourageant la spéculation et l’inflation des denrées alimentaires

        La réforme doit se faire rapidement car le temps presse et ne rien faire nous améne directement vers un scénario à l’argentine

        Je signale que beaucoup de fond de pension sont présent dans l’actionnariat de société de service informatique (GEMINI,GFI,....)

        Qui va payer en France ?

         


        • Alpo47 Alpo47 18 mars 2008 10:58

          Pour la France, un gros souci, notre président est l’ami et le "fondé de pouvoir " des riches et très riches. Il le montre tous les jours dans ces décisions, à commencer par le bouclier fiscal. On peut donc vraiment douter qu’il prenne des mesures de protection pour les salariés lambda, retraités, notamment en bloquant les prix de denrées de base, ou en prenant des mesures favorisant l’économie réelle et notre pouvoir d’achat.


        • Yann 35 Yann 35 18 mars 2008 16:32

          D’où la nécessité (urgente) de faire de la politique autrement : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37545.


        • Alpo47 Alpo47 18 mars 2008 10:53

          Bien d’accord, le système financier et bancaire américain est en train de s’effondrer. Responsable ? L’avidité de ceux qui sont aux commandes et qui ont déjà tout.

          Autant on peut comprendre et il est normal que ceux qui ont de petits revenus aient envie de les améliorer et leur vie avec, autant j’ai du mal avec ceux qui ont déjà tout et qui sont dans le "toujours plus"... Gros actionnaires, financiers ... sont responsables de cette déroute.

          Par contre, je ne partage par vraiment votre analyse lorsque vous indiquez que les matières premières vont flamber. Actuellement, il y a d’abord, sur certains produits, une demande supérieure à l’offre, mais également une spéculation réorientée sur ces produits. Je pense que tout va changer lorsque l’économie américaine, et les autres, vont vraiment entrer en récession. A activité ralentie, consommation ralentie. La demande en produits pétroliers, et en autres matières premières, devrait donc logiquement ralentir, les prix diminuer également.

          La question est également de savoir quelle sera l’influence de cet effondrement, qui est déjà acquis, sur l’europe et la France. Pour ma part, je pense que ça n’atteidra pas le coté catastrophique que prennent les USA, mais que ce sera tout de même important ...

          Demain sera plus difficile qu’aujourd’hui ...


          • Yann 35 Yann 35 18 mars 2008 16:34

            Au cas où vous n’auriez pas remarqué nous sommes entré dans le "sauve qui peut !" où ceux qui peuvent sont en train d’engranger un maximum.


          • pifo 18 mars 2008 18:46

            Miser sur le ralentissement de la demande en produits pétroliers et autres matières premières c’est sous-estimer l’importance de la croissance de la demande internationale. Le ralentissement peut se ressentir au USA, voire en Europe. Qu’en sera-t-il de l’Asie, et plus particulièrement de la Chine qui est un véritable gouffre insatiable ?

            M’est avis qu’il ne faut pas trop miser sur le ralentissement.

             


          • Dégueuloir Dégueuloir 18 mars 2008 19:03

            VIVE LA DÉCROISSANCE !!!!!

             


          • Gilles Gilles 23 mars 2008 08:22

            Alpo

            "je ne partage par vraiment votre analyse lorsque vous indiquez que les matières premières vont flamber."

            J’ai lu que les investisseurs se jetaient de plus en plus sur le pétrole et les matières premières, ce qui expliquerait en partie l’augmentation de leurs cours (30% du prix du pétrole serait du aux spéculateurs) et vu la conconcture cela risque de s’intensifier

            Aprés avoir spéculé sur les techno internet, puis ’immobilier, ils ont trouvé un nouveau champs d’action pour se faire du pognon vite et facile. Sauf que là, leur action risque de provoquer une vraie cata mondiale, encore pise que celle ci


          • Lisa SION 2 Lisa SION 18 mars 2008 10:58

            L’immobilier américain a chuté de 10-12 %,...avez vous écrit.

            Donc, quand chez nous l’immobilier est à la hausse, cela jette des gens dans la rue.

            Quand là-bas l’immobilier est en chute, cela jette des gens à la rue...

            Tout est donc inversement relatif...


            • Internaute Internaute 18 mars 2008 12:19

              Ce n’est pas si simple. La relation de cause à effets serait plutôt la suivante. 1/Alan Greenspan baisse au maximum les taux d’intérêts pour soutenir une croissance basée sur la dette. Il faut savoir que 75% du PIB des USA est fait par la consommation des ménages. Il faut donc soutenir la consommation. 2/ Les banques sont incitées à prêter à n’importe qui, sans respect des règles qui garantissent un remboursement. 3/ La demande de logement créée artificiellement par le crédit fait monter les prix de l’immobilier. 4/ Pour continuer la course les banques proposent des crédits à mensualités croissantes. 5/ Quand la mensualité atteint son premier échelon de hausse, beaucoup d’emprunteur NINJA (No Income, No Job or Assets) ne peuvent plus payer les mensualités. 6/ Les banques doivent saisir les biens et les vendre ce qui n’est pas si évident car on ne sait plus qui est le propriétaire à cause de la titrisation de la dette hypothécaire. Le prix des propriétés chute, y compris celles tenues par des gens sérieux. Pourquoi votre appartement vaudrait 5.000 euros le mètre carré si sur le même palier un pauvre homme poursuivi par la justice voit le sien mis en vente pour 4.000 euros ?

               

              Donc les gens sont mis dehors parcequ’il ne peuvent pas assumer la hausse des mensualités et en conséquence leurs biens sont vendu ce qui fait chuter les prix de l’immobilier.

               

              On continue. En 2006, les ménages américains ont tiré pour 680 milliards de crédits (presque la moitité du PIB de la France) sur la hausse artificielle du prix de leur maison. En effet, si vous vous endettez pour acheter une maison qui vaut 300.000 euros et que l’année suivante elle en vaut 400.000 vous pouvez vous ré-endetter sur les 100.000 gagnés. Cet argent est parti dans la consommation des ménages. En 2007 il n’ont plus tiré que 470 milliards. Autrement dit, la consommation intérieure est entrain de chuter.

              Les banques échaudées ne prêtent plus sans regarder de prés. Résultat il y 10 mois de vente de maisons en stocks. Autant dire que le secteur de la consruction vit au ralenti.

               

              Ensuite on passe à ce qu’on fait les banques avec ces crédits et c’est le sujet de l’article.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 18 mars 2008 18:02

              Donc les gens sont mis dehors parce qu’il ne peuvent pas assumer la hausse des mensualités et en conséquence leurs biens sont vendus ce qui fait chuter les prix de l’immobilier...avez vous écrit.

              Et pourquoi donc les taux d’intérêt ne sont ils pas indexés au cours de l’immobilier, Ce n’est pas si difficile ; Un petit peu de souplesse dans les mécanismes du remboursements du prêt immobilier, avec ajustements sur la durée pouvant être revisitée à quarente au lieu de trente ans, et années de pause tous les dix ans...C’est pas interdit dans un monde qui se dit libéral.

              Autre sujet, EADS vient de signer un super contrat en dollars de quarente milliards, En imaginant qu’il faudra peut-être six ans pour livrer et donc payer, dans cinq ans, le dollar pourrait très bien se retrouver à zéro, ou à dix francs, ce qui ferait soixante dix milliards. Mais, l’action même après l’annonce en grande pompe le mois dernier à malgré tout perdu quarente pour cent depuis janvier. Alors, est ce que c’est le syndrome d’Euro -tunnel ou est ce le moment d’acheter... ?


            • Forest Ent Forest Ent 18 mars 2008 11:28

              C’est assez vrai, mais quelques petites imprécisions.

              D’abord, les banques ne sont pas directement exposées aux dépréciations d’actifs, mais à l’insolvabilité sur les prêts concernant ces actifs.

              Ensuite, ça ne concerne pas surtout l’immobilier, mais tous les dérivés, quatre fois plus nombreux.

              Clinton n’a rien construit de génial. Il n’a fait que poursuivre la tendance au surendettement initiée par Reagan.

              Enfin, la monnaie-or n’évite pas les bulles : elle ne l’a pas fait dans le passé. On peut toujours dériver des titres de n’importe quelle monnaie.

              A part ça, c’est bien vrai que c’est la merde, mais que c’était prévisible et prévu...


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mars 2008 15:24

                 @ Forest Ent : Bien sur, c’était prévu depuis longtemps, mais je salue la précision de vos prévisions à court terme : il y a des mois que vous annoncez les échéances avec maestria. Beware the Ides of March... A voir, maintenant, si mes prévisions d’un contrôle des changes, d’une cessation des paiements internationaux U.S et de la prise en charge effective "temporaire" de l’économie américaine pas l’État va se réaliser.... 

                Pierre JC Allard


              • Dégueuloir Dégueuloir 18 mars 2008 19:04

                VIVE LA DÉCROISSANCE,LE SEUL SALUT !.......,DE GRÉ OU DE FORCE.......


              • Emmanuel W 18 mars 2008 11:30

                Exact. 

                Espérons que les acteurs du métier de la finance se retrouvent à la rue et se suicident en masse, ils ne méritent pas mieux. 

                Si vous avez plein d’actifs en dollar, le mieux est de racheter tranquillement l’Amérique en solde avant qu’il ne devienne monnaie de singe, son destin inéluctable.


                • sale bête 18 mars 2008 11:46

                  @ l’auteur

                   

                  La France, qui a inventé le concept de monnaie papier reposant sur la confiance,

                   

                   

                  la monnaie virtuelle a été inventé par les mésopotamiens il y a + de 3750 années

                  elle y est clairement mentionnée dans le code d’Hammurabi, (voire il y a 4100 ans dans le Code d’Ur-Nammu.)

                   

                  § 100 - Si un marchand a donné à un commis (voyageur) de l’argent pour
                  vendre (livrer) et acheter et l’a envoyé en voyage (d’affaires), le commis, lors du voyage a
                  mis en négoce l’argent qu’il lui a confié, et si là où il est allé il a obtenu un bénéfice, il
                  comptabilisera l’intérêt de tout l’argent qu’il a reçu, ils compteront ses jours, puis il
                  satisfera son marchand.

                  § 104 - Si un marchand a donné à un commis de l’orge, de la laine, de l’huile,
                  ou tout autre bien mobilier (marchandises) pour (les) vendre, le commis comptabilisera
                  l’argent (qu’il a obtenu) et le rendra au marchand ; le commis recevra (prendra) un acte
                  (une tablette) scellé(e) pour l’argent qu’il a donné au marchand.

                  § 105 - Si un commis a été négligent et n’a pas pris d’acte scellé pour l’argent
                  qu’il a donné au marchand, l’argent (que) sans acte scellé (il a donné) ne sera pas porté à
                  son compte.

                   

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_d%27Hammurabi

                  en outre, c’est certainement en s’inspirant partiellement de ce texte que les hébreux ont écrit leur bible 1000 ans plus tard

                  (on y trouve la loi du talion) ...

                   

                   

                  des milliers de tablettes qui donnent des éléments comptables encore plus précis. L’immense
                  travail archéologique du début du siècle a permis de mettre en lumière les habitudes des
                  sumériens et des babyloniens.
                  Voyageant du bord de la Méditerranée aux confins de la
                  Perse, ils avaient l’obligation de ne pas risquer de se faire voler l’argent liquide. Ils
                  avaient déjà inventé la lettre de crédit qui leur permettait de limiter les espèces, et ils
                  n’hésitaient pas à s’engager dans des contrats de sociétés où la répartition du capital et la
                  distribution des bénéfices futurs étaient consignés.

                   

                   

                  http://cref.u-bordeaux4.fr/doc/cahiers/Degos%201999.pdf

                   

                  de nombreux siècles avant les européens les chinois utilisaient aussi le papier monnaie

                   

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie#Historique

                   

                   

                   

                   

                   

                   


                  • Roland Verhille Roland Verhille 18 mars 2008 12:37

                    Les Sumériens qui ont presque tout inventé n’ont pas inventé la monnaie, du moins au sens où s’entend ce mot. Leur économie était rapidement devenue une économie d’échange, "capitaliste", mais sans l’instrument des échanges qu’est la monnaie. C’est le troc qui se pratiquait (échange d’un bien ou service contre un autre. Certains biens, grace à leur "liquidité", étaient utilisés comme monnaie (pierres précieuses, le boeuf chez les Romains primitifs, etc.). Les Egyptiens, en rapport étroits et suivis avec les Sumériens, n’ont pas non plus inventé la monnaie. Mais ils ont inventé l’unité de compte, le shat. Il s’agissait pour eux de convertir la valeur marchande de biens divers en une commune unité.


                  • armand armand 18 mars 2008 15:00

                    Mention spéciale pour le génial et perturbé sultan de Delhi, Muhammad bin Tughlaq (XIVe siècle) celui auquel a rendu visite le voyageur maghébin Ibn Battuta.

                    Optant plutôt pour des jetons de cuivre, il a remplacé les pièces d’or et d’argent par des monnaies fiduciaires en cuivre portant mention de leur valeur et de l’inscription persane : ’Celui qui obéit au sultan, obéit à Dieu’.

                    Vous imaginez la suite, "la maison de chaque Hindou devint atelier de faussaire", écrivit un chroniqueur.

                    Devant le désastre, le sultan reprit toutes ces espèces à leur valeur faciale, même les fausses, et de nouvelles monnaies d’or furent frappées avec l’inscription suivante : "Dieu et riche et vous êtes pauvres".

                    On ne sait pas si c’était de l’humour...

                    Pour revenir à l’affaire des banques américaines, de tout temps les USA ont joué avec la monnaie-papier, tout en présentant l’image d’un pays où l’on aimait les espèces sonnantes et trébuchantes où tous les billets de banque, depuis 1862, ont encore cours (essayez en France de changer les francs que votre grandmère a caché dans la lessiveuse...)

                    Au XIXe, les liquidités étaient composées de billets de banques privées, qui perdaient de leur valeur quand on quittait la région, ou quand la banque faisait faillite (très souvent). L’idée était de les dépenser au plus vite pour faire marcher le commerce, non de les thésauriser.

                    Pendant la guerre civile, Lincoln fit imprimer une fortune en ’greenbacks’ non convertibles, qui conservèrent de leur valeur simplement par la force des armes. En revanche, les billets du Sud perdirent la leur dès 1864.

                    Et tous les visiteurs en Amérique au cours des années ’20 s’étonnaient de l’endettement record de tous les particuliers.

                    Pour juguler la crise Roosevelt procéda tout simplement à l’inderdiction de posséder de l’or. Comme plus tard, quand Nixon supprima la convertibilité du dollar. On voit par ces quelques exemples que l’orthodoxie bancaire et une gestion en bon ’père de famille’ n’ont jamais eu cours outre-Atlantique.


                  • wesson wesson 18 mars 2008 11:49

                    Bonjour l’auteur,

                    OK, on savait que tôt ou tard, la merde de la finance allait toucher le ventilateur...

                     

                    Maintenant, reste à savoir à quel point on va en recevoir les éclaboussures.

                     

                    J’en jubile d’impatience, d’entendre tous les Baverez, les Manière (philippe), les Attali, tous les porteurs d’eau du libéralisme, de la mondialisation et du marché lorsqu’il vont devoir ramer pour expliquer à quel point ils se sont fourvoyés !


                    • Emmanuel W 18 mars 2008 11:52

                      Ouai, ces connards sont gravement attendus au tournant...


                    • Valparaiso JJSS1979 18 mars 2008 15:28

                      Vous oubliez Eric Le boucher du Monde qui déjà fait moins le malin ces dernier temps


                    • ZEN ZEN 18 mars 2008 11:51

                      @ Forest

                      "Présible", oui, je me rappelle certains de tes articles, où d’aucuns te prenaient pour un oiseau de mauvaise augure...

                      On peut sans doute considérer la journée d’hier comme une sorte de "lundi noir" ou ses prémisses, à partir de ce florilège d’articles...ou suis-je trop pessimiste ?

                       

                      Tempête financière aux USA : de la dénégation à l’aveu


                      - "Les États-Unis sont-ils à la veille d’un collapsus majeur de leur système bancaire ? L’hypothèse, jusqu’ici impensable, est désormais prise très au sérieux au plus haut niveau de l’Administration américaine. La première économie mondiale se trouve au seuil d’une récession profonde, et la chute sans fin du dollar traduit une perte de confiance préoccupante des bailleurs de fonds internationaux, à l’égard du pays. En insistant longuement, mercredi soir, sur les risques posés par l’affaiblissement du billet vert, George W. Bush a admis la gravité de la situation. .."(Le Figaro)


                      Le dollar s’effondre sur fond de panique bancaire
                      "...Les économistes ne craignent plus seulement l’entrée en récession de la première économie mondiale, ils se demandent si ce n’est pas l’ensemble du système financier américain qui est en train de s’écrouler, avec des risques de faillites bancaires en cascade, comme les Etats-Unis en avaient connu durant la Grande Dépression..." (Le Monde)


                      Pour sauver Wall Street Bernanke plombe le dollar :
                      " Devant l’absence de l’autorité et du courage politique requis pour trancher dans le vif, la Fed en est réduite aux expédients qui, s’ils permettent de masquer l’ampleur des pertes, retardent l’heure de vérité et compromettent le dollar. Pour sauver Wall Street, Bernanke exporte la crise et fait naître une poussée de fièvre inflationniste mondiale, au risque d’un retour de bâton dévastateur : l’abandon du dollar comme monnaie de réserve mondiale." (Contre-info)

                      -Crise Financière : nous sommes tous roubinistes désormais
                      "Les pertes du système financier sont maintenant estimées entre 2000 et 3000 milliards de dollars, ce qui place virtuellement les banques dans une situation de faillite généralisée. En tentant de se protéger en différant la reconnaissance de leurs pertes, elles accroissent le risque d’un effondrement systémique. Tous les économistes s’accordent à penser qu’une recapitalisation d’urgence est nécessaire. Mais cette mesure nécessiterait une nationalisation massive du système bancaire, impensable au pays de la libre entreprise, et ceci d’autant plus en année électorale. Faute de pouvoir - pour l’instant - briser ce tabou, la Fed en est réduite aux expédients et se transforme en mont de piété pour créances douteuses." (contre-info)

                      Marchés : « La crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale »
                      "Selon Alan Greenspan, qui a été président de la Fed pendant 19 ans, « la crise financière aux Etats-Unis va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis la seconde guerre mondiale ». Pour lui, la crise prendra fin quand les prix des biens immobiliers se stabiliseront, entrainant celui du prix des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires." (Le Figaro)

                      Sarkozy face au rebond de la crise financière
                      "« Les crises financière et monétaire se renforcent l’une l’autre comme si la force de la mondialisation se retournait contre elle, analyse Eloi Laurent, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). L’excédent commercial de la France vis-à-vis des Etats-Unis se transforme en déficit. Un euro à 1,40$, c’est un problème. A 1,60$ c’est une catastrophe ! » (Marianne)


                      • Internaute Internaute 18 mars 2008 11:58

                        On est tout à fait d’accord. La destruction de richesse va à une vitesse qui donne le vertige. La banque Bear Stearn a vu son action chuter de 170$ à 2 $ en quelques jours. Alitalia, aprés une chute de 38% de son cours en une journée, valait encore 0,33 euros. Le lendemain ils ont accepté le rachat par AF à 0,10 euros soit une nouvelle dévalorisation des 2/3 de leur valeur. Cela en dit long sur la mauvaise estimation de la valeur des choses. La Citigroup a perdu 60% de sa valeur et vient de passer derrière la WellsFargo en terme de capitalisation.

                        Je pense que vous oubliez un point. L’effet de levier dont vous parlez provoque chez les grosses banques la vente d’actifs de qualité à n’importe quel prix pour sortir un peu de cash. C’est la raison pour laquelle les bourses vont lourdement chuter, même pour des sociétés en parfaite santé. Ceux qui ont du cash à investir feront de bonnes affaires dans peu de temps.

                        Il y a un point que je n’ai pas compris. Les banques commerciales ont depuis 1971 le pouvoir de créer de l’argent à partir de rien en donnant du crédit. C’est un peu de la fausse monnaie mais c’est comme cela qu’elles fonctionnent. S’il leur manque des liquidités, pourquoi donc ne se donnent-elles pas des milliards de crédits l’une à l’autre ?

                        De toutes façon le dollar est foutu. les USA ont une économie de pays sous-développé qui vit depuis bien trop longtemps sur la dette. Maintenant, la dette va se payer avec l’inflation et la hausse des prix. Il ne faut pas trop rêver, l’Euro n’est pas une monnaie refuge. Les pays européens sont beaucoup trop endettés et de toute manière ils créeront de la monnaie pour soutenir le dollar si bien qu’on coulera tous ensembles.


                        • SciFi SciFi 18 mars 2008 15:01

                          @Internaute

                          "Il y a un point que je n’ai pas compris. Les banques commerciales ont depuis 1971 le pouvoir de créer de l’argent à partir de rien en donnant du crédit. C’est un peu de la fausse monnaie mais c’est comme cela qu’elles fonctionnent. S’il leur manque des liquidités, pourquoi donc ne se donnent-elles pas des milliards de crédits l’une à l’autre ?"

                          Il y a des règles du jeu qui ne permettent pas aux banques de créer de la monnaie indéfiniment. Le manque de transparence sur les liquidités immobilisées entraine un manque de confiance des banques entre elles et cela fait qu’une banque ne prêtera pas facilement à une autre, en admettant qu’elle même dispose de liquidités.

                           


                        • Yann 35 Yann 35 18 mars 2008 16:38

                          Destruction de richesses ou transfert vers la Chine ? Après que des millions d’occidentaux aient concentré les richesses planétaires au détriment des milliards d’habitants du Tiers Monde, allons-nous vers la concentration par les milliards de chinois au détriment du reste du Monde ?


                        • Gandalf Tzecoatl 18 mars 2008 11:59

                          @ L’auteur qui écrit :

                          "Le système bancaire américain n’a aucune chance de survivre

                          La réalité comptable le démontre..."

                          Les banques se passent très bien d’une saine comptabilité.


                          • pallas 18 mars 2008 12:12

                            Les etats unis sont dans une crise sans precedent, sa veut dire qu’ils sont a la hauteur d’un pays du tiers monde. Sachant qu’ils sont dans l’impasse, ils font du forcing en disant que si eux tombe, la planete tombe, c’est un mensonge, et surtout un appel a l’aide. L’economie mondial peut tres bien se passer des usa, parcontre les usa ne peuvent pas se passer de l’economie mondial. Donc pour essayer de survivre ils essaient de faire un chantage qui evidemment ne marche pas pour la direction de la banque européenne qui definit la hauteur de l’euro, qui reste stable et devient une monnaie de plus en plus forte, le directeur de la banque centrale européenne a agit de la sorte pour cette situation, les autres pays du monde se sont preparé aussi. L’inde, la Chine, la Russie ont un devellopement economique tres important. Autrefois les americains etaient les principaux consommateurs de bien, mais aujour’dhui, ils ne representent largement moin de la moitier. L’europe se devellopê, la zone euro n’est pas pret de tombé. Le potentiel economique de l’europe a un potentiel largement superieur aux usa. Sarkozy et son staf, sont pros americains, donc le pouvoir en place influe sur les medias sur la soit disante importance des usa dans le monde. La chine developpe son propre secteur economique, en innovation sa explose, les usines, les industries qui ont ete delocalisé en Asie, ont permis un transfert de savoir important, donc une creation d’une nouvelle classe de travailleur specialisé. L’inde est reconnu par la performence des ingenieurs dans le secteur informatique, le Japon est reconnu dans sa capacité de la robotechnologie, il suffit de voir la creation de leurs nouveaux robots. La France n’en est pas en reste, notre capacité d’innovation, touche tout aussi bien, l’industrie spatial et electronique. Autrefois les usa, etaient les numero 1 dans l’aerospatial, maintenant c’est la France, la Chine ainsi que le Japon qui rentre dans le pas, la Russie se defend tres bien. En matiere aeronautique, l’industrie Airbus est devenu le numero 1, meme l’armée americaine achete nos avions, sa n’est pas rien. En matiere agricole, autrefois, les usa etaient encore une fois les numero, maintenant ils sont largement depassé, par les pays d’amerique du sud, l’europe se defend tres bien. L’europe est treqs forte, sa monnaie est tres forte, mais le dollars lui a perdu bcp de ces capacités. Il y a des possibilité que la futur monnaie internationnal soit l’Euro, et la, l’Europe va avoir un boom economique sans precedent, les actifs financiers du monde entier vont venir chez nous. Ou bien le Dollars, sera transformé, sa veut dire qu’il restera en place, mais ne sera plus gerer par la banque centrale americaine, donc la creation de 2 monnais de dollars differente. Pour ce cas la, les usa, veulent crée une federation avec le Mexique et le Canada et crée une nouvelle monnaie. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas craindre l’avenir. La preuve, la plus importante, l’immobilier en Europe, se porte toujours aussi bien, alors qu’aux USA, l’immobilier c’est totalement ecrouler.


                            • manusan 18 mars 2008 12:34

                              Pallas je ne partage pas votre point de vue.

                              Les économies des grands pays sont tellement imbriquées qui si un a un sérieux soucis, les autres en auront des conséquences. Pour info 50% environ des sous traitants d’airbus sont à l’étranger, de même 50% des sous-traitant de boeing. Je ne parle même pas du secteur auto ou de l’électronique.

                              Les régions du monde se sont spécialisées, et de plus en plus, tout le monde dépend de tout le monde. Il y a peut être de bons ingénieurs en programmation à Bangalore, mais les compétences s’arrêtent là, pas d’ingé dans d’autres domaines, et question logistique l’Inde a encore des progrés à faire.

                              En tout cas ça va faire mal, on avait l’habiture d’entendre des discours rassurants même quand ça n’allait pas, on imagine ce qui va se passer.


                            • pierce 23 mars 2008 09:31

                              en attendant l’écroulement des Etats-Unis, votre texte est une preuve manifeste de la faillite du système d’éducation français :)

                               

                               


                            • pierce 23 mars 2008 10:07

                              à mon humble avis de non spécialiste, la crise n’existe aujourd’hui que parce que on commence à se heurter à un problème simple : l’épuisement relatif des matières premières à faible coût. L’économie s’est abreuvée aux sources de pétrole à bon marché (le baril de pérole d’arabie saoudite coûte 1 $ à extraire) qui impliquait que beaucoup de matières premières (et notamment les denrées alientaires), le coût du transport était lui aussi très faible. On pouvait créer des richesses facilement, il suffisait d’ouvrir les vannes des champs pétrolifères pour apporter de nouvelles richesses, pour renflouer les caisses sans douleur. On pouvait payer des soins médicaux, donner des salaires hors de proportion avec les plus values réelles du travail, créer des infrastructures pharaoniques, générer des profits fabuleux basés sur du sable... On a appelé ça les "trente glorieuses", on aurait dû l’appeler l’ère des autruches (ou des cigales, au choix...)

                              Tout ça c’est "gone with the wind" et est en train de s’écrouler puisqu’il faut maintenant commencer à payer la vraie note, la vérité des prix, c’est terrible quand le porte feuille est vide. La suite ? mais tout le monde la connait : le chaos, la guerre, les famines, les boulversements inéluctables, en fait, le retour à la vraie vie.

                              L’économie s’est saoulée avec le pétrole, la gueule de bois durera longtemps...

                               

                               


                            • gnarf 18 mars 2008 12:13

                              Je me rappelle quand l’Euro avait vecu des heures difficiles, un certain George Soros nous annoncait que l’Euro et le systeme bancaire Europeen n’avait aucune chance de survivre.

                              Statistiquement, ceux qui crient que tout va s’ecrouler se trompent bien plus souvent que les autres. Quand a ceux qui jubilent et qui souhaitent que les gens travaillant dans la finance se suicident....ce sont des cretins, il n’y a pas d’autre mots. Une crise gravissime toucherait tout le monde, grands financiers comme petits artisans...et quand un grand financier se suicide les choses vont si mal que 10 petits artisans ont fait de meme avant lui.

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