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Le travail, c’est la santé... économique

Un sondage en cours sur Agoravox, dont les résultats peuvent bien entendu évoluer, révèle que l’appétit des Agoravoxiens pour travailler et gagner plus est modeste (cf résultats du sondage Souhaiteriez-vous "travailler plus pour gagner plus" ?). Certes la communauté sondée n’est pas représentative de la population française et on trouve, à l’instant où j’écris ce "post", 46% des répondants qui souhaiteraient "travailler plus pour gagner plus". Cependant, j’aurais intuitivement attendu une claire majorité répondant positivement en ces temps d’inflation perçue comme forte et de pouvoir d’achat rogné par la situation du marché du travail en France.

Parallèlement, j’ai entendu lundi soir notre Sarkoléon national interrogé par des citoyens français sur TF1 décrire une nouvelle "usine à gaz" qu’il a inscrite dans son programme par laquelle les salariés effectuant des heures supplémentaires au-delà de la durée légale de 35 heures échapperaient à l’impôt (sachant qu’il s’agit probablement de l’IRPP que plus de 50% des Français ne paient pas et que ce pourcentage approche sans doute les 65% pour les salariés concernés par la notion d’heure supplémentaire !) tandis que leurs employeurs n’auraient pas à acquitter de charges sociales sur lesdites heures supplémentaires (sachant que le bilan des allégements de charges sociales consenties aux entreprises, d’une complexité déjà indigeste pour les horaires de base, est plus que controversé notamment lorsqu’il s’agit des grandes entreprises). Je ne parlerais pas plus ici des complexités comptables et administratives induites par un tel mécanisme mais les responsables de la paie au sein des entreprises concernées, les agents du fisc et les contrôleurs de l’URSSAF confirmeront sans aucun doute qu’il entraînerait la perte de leurs dernières cheveux.

Nous sommes donc ici dans un face-à-face entre une volonté mollement affichée des Français de travailler plus et un candidat à la présidence de la République qui propose une solution que seules les grandes entreprises sauront administrativement appliquer. Nous filons certainement un mauvais coton ! Je vais finir par soutenir Démagolène qui est restée jusqu’alors dans le "crypto-elliptique" avec son "remettre à plat les 35 heures sans toutefois remettre en cause la durée légale du travail". Au moins avec elle, il ne se passera rien et rien ne sera plus compliqué qu’avant ! Ouf !

J’ai déjà écrit tout le mal que je pensais des 35 heures en matière de frein à la croissance (cf 35 heures : saison 4) et j’ai déjà essayé de démontrer que c’est l’emploi et le travail qui créent de la croissance et pas le contraire (cf L’emploi crée la croissance, pas le contraire) : je ne comprends pas pourquoi les seules pistes envisagées amènent complexité et consécutivement faible (voire nulle) efficacité. Il y aurait pourtant une réforme simple à mettre en oeuvre...

Si la loi indiquait simplement que la durée du travail est fixée par contrat (le contrat de travail) ou à défaut par la convention collective applicable, que sont considérés comme emplois à plein temps tous les emplois entre 35h et 39h hebdomadaires ou entre 1600 et 1789 heures annuelles (ndr : le 1789 est un clin d’oeil), qu’au-delà de la durée contractuelle, les heures de travail effectuées à la demande de l’employeur doivent être rémunérées en tant qu’heures supplémentaires, que le minimum horaire est le SMIC horaire et que la durée du travail ne peut être modifiée sans signature d’un avenant au dit contrat, nous aurions un cadre législatif simple, souple et efficace qui pourrait avoir de nombreux bénéfices. Et ce, sans rentrer dans les méandres fastidieux et probablement sans impact de l’allégement des charges et du coup de pouce fiscal...

Que se passerait-il si une telle loi, dont la pérennité serait assurée et la compréhension par tous évidente, était adoptée ?

Dans un premier temps, un débat au sein des équipes de management et avec les représentants du personnel s’ouvrirait dans les entreprises ou les organisations professionnelles : a-t-on besoin que les gens travaillent plus ? une heure ou une journée supplémentaire apporte-t-elle une valeur ajoutée justifiant le surcoût salarial ? les syndicats sont-ils prêts à avoir un raisonnement économique ? le passage aux 35 heures s’est fait sans baisse de salaire, le retour aux 39 heures peut-il se faire sans hausse ? les salariés préférent-ils des revenus supplémentaires ou maintenir leur temps libre ? les salariés préfèrent-ils des heures supplémentaires irrégulières majorées de 10% ou un revenu supplémentaire fixe non majoré, voire minoré, en terme de taux horaire ? les accords en terme de modulation ou annualisation du temps de travail issus de la mise des 35 heures doivent-ils être prolongés vers plus de flexibilité ?...

Un vrai débat dans lequel se retrouvent confrontés l’intérêt économique des entreprises et les aspirations des salariés. Un débat auquel on ne peut apporter de réponse unique et technocratique tant les situations des entreprises et des salariés peuvent être variées. Un débat rafraîchissant dans un pays où la liberté de manoeuvre est minimale en la matière depuis des décennies et où chacun s’attend à ce que l’Etat légifère sur les détails.

A l’issue de cette période de palabres gaulois extrêmement profitable, les différentes branches professionnelles élaborent des recommandations plus ou moins précises incluses dans les conventions collectives correspondant aux différents secteurs d’activité et les chefs d’entreprise se déterminent sur l’application qu’ils doivent en faire et la nécessité de formaliser un accord d’entreprise avec les représentants du personnel.

Une grosse partie des entreprises décident du status quo : "On est aux 35 heures, on y reste", "on pourrait changer mais on préfère ne rien changer" sont les messages des directions des entreprises confrontées à un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • l’entreprise sans croissance ou en décroissance est en sureffectif ou en passe de l’être : pas besoin de bosser plus, préservons si possible les emplois existants ;
  • le dialogue social avec les représentants du personnel ne mène à rien : on est dans un dialogue de sourds ;
  • les fonctions de "production" ont déjà été délocalisées ou vont l’être : pas de vague supplémentaire pour le reste du personne ;
  • le lien économique entre temps passé et valeur ajoutée est trop indirect pour se coltiner un chantier compliqué : on n’a pas ce genre de problèmes...

En parallèle, les entreprises des secteurs de croissance fortement demandeurs de main-d’oeuvre (tourisme-hôtellerie-loisirs, informatique, BTP, une partie de la distribution, services divers dont santé...) mettraient en place des plans originaux reposant sur un retour aux 39 heures (ou aux 1789 heures par an) pour certaines catégories de personnels ou l’intégralité de l’effectif, et ce, sur la base du volontariat (signature d’un avenant au contrat de travail). Pour ces personnels volontaires, le dispositif combine :

  • une modulation et/ou annualisation des temps de travail afin de coller au mieux au marché ;
  • une augmentation de 5 à 11% des salaires fixes : les plus bas étant les mieux augmentés en pourcentage ;
  • introduction d’éléments de salaires variables (primes, bonus) calculés sur des indicateurs individuels ou collectifs ;
  • introduction de plans supplémentaires d’intéressement des salariés indexés sur la performance économique de l’entreprise.

Les conséquences de tels mécanismes vertueux entraînent quelques mois plus tard, non seulement une augmentation du chiffre d’affaires des entreprises concernées, mais également une amélioration concommittante de la satisfaction des salariés et des clients et un renforcement de la confiance des dirigeants dans leur capacité à être ambitieux et donc à embaucher plus... Bref, pour ces entreprises libérées, ça repart.

On entend dans certains cafés le matin des "ma boîte va super bien, on est quasiment tous repassés aux 39 heures" auxquels est répondu un "m’en parle pas, nous, on est toujours aux 35 heures, ça sent pas bon..." Le croissant est toujours franchouillard mais la France a changé plus qu’il n’y paraît !

Ce serait simple la politique si nos hommes et femmes "au pouvoir" se contentaient de créer des conditions favorables à l’emploi et l’économie au lieu de vouloir "micro-manager" ce qui ne l’est pas.


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19 réactions à cet article    


  • erdal (---.---.242.88) 12 février 2007 14:39

    Bonjour JDCh,

    En ce qui me concerne, je suis d’accord avec vous pour les 35h qui est belle et bien un non sens.

    Sinon, le changement de statut des 35h est un acquis et de le remettre en question est impossible pour les politiques.

    Pour revenir à la sortie de cettte impasse, il faudrait un nouveau type de contrat. Sachant que la société tend vers une société de service, il serait plus intérressant de payer les personnes à la tâche sans contrainte d’horaire et dans ce cas de figure l’employeur et l’employé gagnent à la juste valeur de la productivité ou au résultat (gagnant-gagnant).

    Qu’est que ce vous en pensez ? Hormis les patrons qui sont soumis à cette contrainte, pourquoi ne pas l’appliquer aux salariés ? En revanche, je n’ai aucune idée sur le filet de sécurité pour l’employé pour qu’il ne soit pas complètement soumis à l’humeur du dirigeant ou à la mauvaise météo de l’entreprise.

    bien cordialement

    erdal


    • Milla 12 février 2007 22:20

      @ Erdal

      « Pour revenir à la sortie de cettte impasse, il faudrait un nouveau type de contrat. Sachant que la société tend vers une société de service, il serait plus intérressant de payer les personnes à la tâche sans contrainte d’horaire et dans ce cas de figure l’employeur et l’employé gagnent à la juste valeur de la productivité ou au résultat (gagnant-gagnant) ».

      A l’origine le contrat de travail en CDI n’était pas obligatoire, il suffisait d’un bulletin de salaire, mais ne crois tu pas que ta proposition entrainne des problèmes, les mêmes qui ont obligés l’établissement d’un CDI ?

      Mais cette possibilité de travailler comme on dit à la carte n’est pas mauvaise, elle existe déjà d’ailleurs, seulement le reste doit suivre, la sécu and so on...

      Effectuer un certain nombre d’heures de travail est obligatoire pour bénéficer de la couverture sociale... à moins évidemment de pouvoir cumuler plusieurs emplois, et là on revient au point de départ...

      mais peut être t’ai je mal compris ! milla smiley


    • Guilhem (---.---.91.97) 12 février 2007 15:23

      @ Sacré JDCh

      S’il n’existait pas il faudrait l’inventer, baser son raisonnement sur un sondage Agoravox qui plus est biaisé comme je l’avais déjà signalé.

      En effet les seules réponse négatives étaient je suis satisfait de mon salaire ou je privilégie le temps libre.

      En gros je suis un gagne petit ou un gros feignant.

      Pas vu la réponse je souhaiterais déjà être payé correctement pour le travail que je fournis avant de penser à travailler plus.

      Pas vu la réponse qu’on me paye déjà les heures sup effectuées avant de me proposer de travailler plus.

      Pas vu la réponse je suis stagiaire bac +5 depuis 2 ans et je souhaiterais déjà être payé plus de 300€ par mois (quand on est payé).

      Les salariés ont déjà le droit de travailler plus, mais il faut payer plus du coup N.S. aimerait enlever les charges sociales, en effet pourquoi les entreprises contribueraient à la sécu, à la formation, aux retraites (qui comme chacun sais n’en ont pas besoin), etc

      C’est tellement plus simple d’augmenter la TVA pour financer tout ça...

      Concernant les secteurs en manque de main d’œuvre style BTP, Hôtellerie restauration ou services à la personne, bizarrement ce sont des secteurs ou l’on paye très mal et ou les heures sup ne sont quasiment jamais payées normal qu’ils aient du mal à recruter....

      Alors la partie économie fiction m’a beaucoup fait sourire, du genre on pourrait faire ça et je cite ‘Les conséquences de tels mécanismes vertueux entraînent quelques mois plus tard, non seulement une augmentation du chiffre d’affaires des entreprises concernées, mais également une amélioration concommittante de la satisfaction des salariés et des clients et un renforcement de la confiance des dirigeants dans leur capacité à être ambitieux et donc à embaucher plus... Bref, pour ces entreprises libérées, ça repart.’.

      C’est magique et en plus vous savez déjà quelles seront les conséquences des réformes que vous proposez (pas toutes mauvaises), si c’était aussi simple ça ce saurait, vous auriez pu utiliser le conditionnel....

      Fut un temps on nous expliquait qu’il y avait trop de charges et qu’il fallait aider les entreprises qui du coup embaucheraient, hop allègements à gogo.

      Et quelques milliards d’euro plus tard on se rend compte que c’est pas magique, les (grandes) entreprises ont bien empoché les milliard mais toujours pas d’emplois.

      De grâce arrêtez de publier dans le rubrique économie publiez en tribune libre ou faites vous créer une rubrique prospectives d’un entrepreneur (ce que je respecte)...

      http://img204.imageshack.us/img204/4117/sarkozynouveaucodedutravi9.png

      ça c’est cadeau pour vous faire plaisir smiley


      • Nathanael (---.---.252.222) 12 février 2007 15:46

        En même temps, vous ne proposez rien de très révolutionnaire....

        - L’annualisation du temps de travail exsiste déjà.... (j’y suis donc je connais smiley )
        - Primes basés sur des indicateur collectifs ou individuels : ça existe aussi
        - Intéressement ou participation : ca existe aussi...

        et ça peut cohabiter avec les 35 heures sans aucun soucis...

        Non ce qui grève la productivité, c’est les 50 % de charges que se coltinent les entreprises et les salariés, ni plus ni moins... demain on peut passer à 50 heures, il y a aura toujours 50 % de charges.... voir plus, puisque il faudra que les rares travailleurs (beh oui si qq’un travaille 50 au lieu de 35, c’est 25 heures de travail perdues pour qq’un d’autre) cotisent encore plus pour payer les autres....


        • Nathanael (---.---.252.222) 12 février 2007 15:49

          A propos des heures supplémentaires selon Sarko, une copie d’un post que j’avais déjà fait : Demain on travaillera plus, on gagnera certes un peu plus, mais au final il faudra payer encore plus car une partie de la population sera privée de travail..

          Exemple concret : J’ai aujourd’hui besoin de 160 heures de travail/semaine pour assurer mon CA prévu.. donc aujourd’hui j’ai 4*35 temps complet + 1*20 temps partiel cout moyen de l’heure 18 euros (tout compris bien sur) soit : 2880euros de frais personnel

          Demain avec exonération des heures supplémentaires : j’aurais 4*35 + 4*5 heures supplémentaires soit : 140 heures à 18 euros + 20 à 11.25 (9 euros l’heure cout salarial+25 %) soit 2745 euros de frais personnel..

          Qui c’est qui est content ? certes les 4 employés qui gagnent un peu plus, mais surtout le patron ! Elle est pas belle la vie ?

          (le cout de l’heure peut varier, j’ai pris comme base celle qui me sert comme base dans mon entreprise, mais le résultat sera le même)

          Donc oui on gagnera plus... mais on peut s’attendre à la contrepartie suivante : pas de charges sur les heures supp, mais à coup sûr une augmentation des cotisations salariales (beh oui pas celles du patron) sur le salaire de base... On gagnera toujours un peu plus, la pilule passera mieux..


          • JDCh (---.---.43.36) 12 février 2007 15:59

            @Nathanael

            je suis bien d’accord que la solution que je préconise est simple et que rien ne justifie l’usine à gaz proposée par Sarko.

            je suis également d’accord que le poids des charges sociales est la cause principale de notre taux de chômage avec la rigidité des procédures de licenciements (et leurs coûts non prévisibles pour les entreprises).

            ceci dit, si vous donnez un cadre avec plus de liberté aux entreprises et aux salariés, vous ne pouvez qu’améliorer la situation de ceux qui en bénéficient, d’où ma proposition...


            • Guilhem (---.---.91.97) 12 février 2007 16:30

              @JDCh

              Des allègements de charges il y en a déjà plein en particulier pour les salariés au SMIC et les temps partiels.

              Conséquences regroupement des salaires autour du SMIC donc baisse du pouvoir d’achat (pour le salarié) et généralisation des temps partiels (même si on fait un temps plein cf une amie pas plus tard qu’hier).

              Pourquoi les entreprises ne participeraient pas aux charges ?

              Puisque notre pays est si anti travail, pourquoi sommes nous au premier rang dans les pays recevant le plus d’investissements directs de l’étranger (cf : OCDE) ?

              Il doit bien y avoir du pognon à ce faire, pourquoi ne pas dire que nos emplois qualifiés (grâce à notre système éducatif pas si mauvais) sont parmi les moins chers et les plus productifs de l’OCDE (charges comprises).

              En gros vous souhaiteriez avoir des salariés que l’on puisse jeter quand on veut mais en plus ne pas payer l’assurance chômage, vieillesse et maladie.

              G la solution faites appel à des indépendants type consultants (qui payent eux même leur cotisations), ça vous coûtera bien plus cher mais ce ne sera plus en charge dans votre bilan et vous ne ferez appel à eux que quand votre activité le demandera...

              On ne peut pas tout avoir, le beurre, l’argent du beurre et le pucelage de la crémière par-dessus le marché...

              Par contre afin d’arrêter la fuite vers le bas des salaires je propose l’exonération de charges (parce que maintenant pour revenir dessus tintin, les entreprises ont aussi leurs acquis smiley) ) pour tous les salariés à hauteur d’un demi SMIC, pour ne plus pénaliser le patron qui paye correctement ses salariés (car après ça revient deux fois plus cher).


              • JDCh (---.---.43.36) 12 février 2007 17:23

                @philippe R

                Sur les charges et notamment sur les bas salaires, je crois qu’il y a consensus sur le fait que certains emplois ne sont pas compétitifs en France de ce fait.

                Sur les licenciements, et c’est plus important, je suis et ai été adminsitrateur de nombreuses PMEs. Ce qui fait peur aux employeurs ca n’est pas d’embaucher mais de ne pas savoir combien couterait un licenciement s’il devait en arriver à licencier. Le principe de prudence est donc appliqué : on n’embauchera qu’une fois au pied du mur en terme de productivité au lieu d’embaucher pour accélérer la croissance.

                Quand à votre référence au Medef, elle n’est pas juste. Je me méfie de cet organisation très orientée grandes entreprises et dailogue de bois avec nos syndicats monopolistiques et non représentatifs.

                Je vous conseille de regarder ce que dit CroissancePlus qui est un autre « syndicat » de patrons de PMEs de croissance : je me sens beaucoup plus proche d’eux.


              • Guilhem (---.---.91.97) 12 février 2007 17:49

                Les membres du Comité Directeur de CroissancePlus :

                Fréderic Bedin (Le Public Systeme),

                Antoine Colboc (Crédit Agricole Private Equity),

                Joël Pain (Up & Up Developpement),

                Amaury Eloy (Newworks),

                Edith Henrion d’Aubert (CroissancePlus),

                Jean-Marc Ollagnier (Accenture),

                Geoffroy Roux de Bézieux, Président de CroissancePlus (Virgin Mobile),

                Fabrice Henry (Bien Servi),

                Sandra Le Grand (Canal CE),

                Charles Beigbeder (Poweo),

                Corinne Thérézien-Racamier (La Ronde des Crêches),

                Jean-René Boidron (Cosmosbay-Vectis),

                Matthieu Pélissié du Rausas (McKinsey)

                Pierre Bontemps (Coriolis),

                Olivier Edwards (Jones Day),

                Christian Nouel (Latham & Watkins)

                et Jean-François Royer (Ernst & Young).

                Sûr JDCh que de la petite PME pur jus.

                Nous ne devons pas avoir la définition de PME... J’en connais la moitié et ce ne sont pas des PME cherchez l’erreur....

                Faut arrêter le prosélytisme....

                 smiley


                • JDCh (---.---.43.36) 12 février 2007 18:00

                  @Guilhem

                  il y a des noms d’investisseurs, d’auditeurs comptables, de consultants en stratégie et d’avocats car les PMEs aussi ont besoin de conseils et de fournisseurs et ceux-ci aiment à travailler avec des sociétés en croissance...

                  La moitié que vous ne connaissez pas sont justement des PMEs de croissance !

                  Ca vous arrange de penser que tous les « patrons » sont dans le même sac mais entre le patron d’EDF et le patron de POWEO, il y a beaucoup de différences !


                • Guilhem (---.---.237.20) 12 février 2007 21:45

                  Voyons qui est cette petite PME cotée en bourse...

                  http://invest.poweo.com/index.phtml/content/le_groupe-equipe_et_organisation

                  Charles Beigbeder - Président Directeur Général 41 ans, Centralien, chef d’entreprise, engagé dans divers mouvements liés à l’entreprise. Membre du Conseil exécutif du MEDEF et Président de la Commission Innovation, Recherche et Nouvelles Technologies du MEDEF. Vice-Président de CroissancePlus. Président de Génération Entreprise. Fondateur en 2002 et PDG de POWEO, opérateur indépendant d’électricité et de gaz. Fondateur en 1997 et PDG 1997-2001 de Self Trade, pionnier du courtage en ligne en France. Auparavant, de 1990 à 1997, Charles Beigbeder était banquier d’affaires au sein de la Banque Paribas, du Crédit Suisse First Boston à Paris et de MC-BBL Securities à Londres. Il est également membre du conseil d’administration de Business Interactif et censeur de Voluntis.

                  Un banquier d’affaire qui a bien compris que l’énergie pouvait être une bonne vache à lait, il a donc décidé de faire comme d’hab traider, attention à la fièvre, ne pas virer Enron.

                  PDG d’EDF :

                  Pierre Gadonneix, né le 10 janvier 1943 à New York, Docteur en Economie d’Entreprise de la Business School de l’Université d’Harvard, est ancien élève de l’Ecole Polytechnique (promotion 1962), diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs et licencié ès Sciences Economiques.

                  Homme d’entreprise, Pierre Gadonneix a effectué la plus grande partie de sa carrière dans l’Industrie.

                  Il fut aussi préalablement Directeur à l’Institut de Développement Industriel (IDI), première structure française de fonds d’investissements dans les PME, qu’il avait intégrée en 1972 comme chargé de mission puis responsable de département. En 1969, Pierre Gadonneix a créé une entreprise, la SEFI, société de service en informatique, employant une cinquantaine d’ingénieurs et qu’il dirigea pendant deux ans avant sa cession en 1972 à un grand groupe industriel.

                  Alors la différence entre le PDG de POEWO et d’EDF c’est qu’il y en a un qui produit de l’énergie et l’autre qui spécule dessus (quelques dessins de projet de prod), il profite donc du grand mouvement de dérégulation voulu par Bruxelles, tant mieux pour lui tant pis pour nous qui allons payer l’électricité nucléaire au prix du pétrole à son plus grand profit.

                  Concernant le coût et les horaires du travail je vous conseille :

                  http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/label-france_5343/les-numeros-label-france_5570/lf57-investir-france_5763/implanter-france-un-choix-gagnant_5764/travail-les-francais-questions_16645.html

                  Extraits :

                  La productivité

                  La meilleure au monde par heure de travail. Plus de 20 % au-dessus de celle des États-Unis et plus de 40 % au-dessus de celle de l’Allemagne (OCDE) ! Effet 35 heures ? Sans doute. Mais c’est surtout dû au niveau élevé de qualification et de formation de la main-d’œuvre française.

                  Le coût du travail trop élevé ?

                  Moins élevé qu’en Allemagne. Dans les entreprises de dix salariés ou plus de l’industrie manufacturière, le coût annuel moyen d’un salarié est, en France, de 37 941 contre 45 664 euros en Allemagne. Quant au coût horaire ? France : 25,14 euros Allemagne ; 26,5 euros Royaume-Uni : 37,4 euros (Insee).

                  Je sais faire la différence entre une Grande entreprise et des PME pour avoir pratiqué les deux, actuellement dans une PME en pleine croissance.

                   smiley


                • Guilhem (---.---.91.97) 12 février 2007 17:56

                  Mais il y a effectivement des PME parmis les membres, dommage qu’ils soient si peu présents à la direction..


                  • JDCh (---.---.43.36) 12 février 2007 19:26

                    @Philippe R

                    c’est parce qu’il y a bcp de gens qui pensent comme vous que je publie sur Agoravox.

                    Je fais peut-être de la propagande néo-libérale mais je peux vous dire que pour retrouver une économie de plein-emploi résistante à la mondialisation, vos recettes ne fonctionnent plus !

                    Vous semblez ignorer que dans une économie de la connaissance et des services, la qualité des salariés est importante, leur formation un « coût » et leur fidélité un « must »...

                    Vous êtes toujours au 19e siècle, j’essaie de vous parler du 21e.


                  • oj (---.---.130.154) 12 février 2007 19:55

                    dans un marché mondialisé, le salaire versé a un francais est globalement trop elevé par rapport a la richesse qu’il créee reelement, d’ou les délocalisation et surtout l’accroissement des importations qui petit a petit réduisent les possibilités d’emploi.

                    parallelement, les charges interieures , santé, retraites, etc.. croissent pour plomber encore plus les revenus des menages sauf a importer encore plus pour reduire les couts des produits...etc..etc...

                    Enfin tant que l’on ne saura pas réintroduire ce qui a fait la gloire des pays occidentaux, c’est a dire une dynamique de l’initiative, du projet, de l’entreprenariat, ce cycle infernal , ne saura que s’accelerer d’autant que nos pays ne peuvent plus exploiter de colonies. La dynamique par la volonté et l’effort , c’est à dire une prise de risque pour construire, seule peut nous sauver.... mais quand je vois le programme de S. Royal qui en rajoute sur le maternage de la population , je pense réellement que c’est encore et toujours la direction de la déliquescence qui est insuflée.

                    Un francais qui a pris des risques, qui assume et qui repart....


                    • decurion (---.---.240.52) 12 février 2007 21:28

                      « La France va droit dans le mur, comment le leur faire comprendre... » Ce constat affiché dans la présentation de l’auteur, est bien la seule « vérité » qui puisse etre éxagonalement reconnue. Pour ce qui est de la méthode, j’ai du me reprendre à deux fois, pour cerner ce qui est réellement indigeste dans l’article.

                      Il faut reconnaitre à l’auteur, qu’il est « gonflé » lorsqu’il écrit :« c’est l’emploi et le travail qui créent de la croissance et pas le contraire », « mécanismes vertueux », « heures supplémentaires irrégulières majorées de 10% », « économie de la connaissance ». Est ce que c’est vrai, est ce que c’est faux ? En fait, ça ne veut rien dire du tout, ça donne du volume à l’article, ça accroche le regard, et ça masque en partie, ce qui est vraiment genant dans cet article.

                      Ce qui manque dans cette construction futuriste, c’est la dimension humaine.L’entreprise est le coeur et le poumon de la société, et l’homme une fourmi au service de l’entreprise.Une fourmi lobotomisé, sommée de souscrire à un catalogue de régression sociale et économique. Dans cette construction hasardeuse d’un futur possible, on devine que « toute peine ne mérite plus un salaire » , et que selon les contraintes , tout salaire versé peut justifier un surcroit de peine.

                      En fait, c’est toujours la même antienne, l’individu salarié doit etre d’une intelligence supérieure en ce qui concerne les interets de l’entreprise, mais « con » comme un balai, en regard de ses propres interets.

                      Franchement, pour souscrire, il faut vraiment se croire à l’abri de tout revers, et ça devient de plus en plus difficile d’y croire.


                      • cyrkar (---.---.89.20) 14 février 2007 17:54

                        Tout à fait d’accord avec toi Décurion, il existe une hiérarchie des valeurs qui est visiblement très différente de l’un à l’autre. Quand l’auteur écrit : « Ce serait simple la politique si nos hommes et femmes »au pouvoir« se contentaient de créer des conditions favorables à l’emploi et l’économie au lieu de vouloir »micro-manager« ce qui ne l’est pas. » ; ces valeurs à lui sont claires : l’homme est au service de l’économie.

                        Je répète souvent ici que la plupart d’entre nous pensons l’inverse : l’économie est au service de l’homme.

                        Non, je ne souhaite pas que le président que nous allons élire serve uniquement à créer des conditions favorables à l’économie mais plutôt qu’il trace la voie de cette économie, qu’il s’en serve comme l’outil qu’elle est.

                        Non, je ne souhaite pas être au service de l’entreprise mais au service de mes proches, de mes semblables, des hommes tout simplement.

                        Non, je ne veux pas de votre futur « tout économique » et ferais tout pour qu’il n’arrive pas.

                        And you may say i’m a dreamer, But i’m not the only one (c)


                      • lgar (---.---.60.12) 13 février 2007 11:49

                        Vous proposez que le contrat de travail précise la durée du travail.

                        C’est déja le cas actuellement. Vous ne proposez rien de nouveau...

                        En effet, rien n’empèche de préciser sur le contrat une durée du travail inférieure ou supérieure à la durée légale du travail (aux limites de temps de travail journalier, hebdomadaire et annuel pret).

                        Un contrat precisant une durée de travail hebdomadaire de 39 heures est tout a fait legal.

                        Par contre, ce type de contrat se trouve etre moins souple pour l’employeur. En effet, il doit employer son salarie 39 heures alors qu’avec le systeme des heures supplementaires, il pourrait l’employer une semaine à 35 heures et une autre à 39 heures.

                        La definition d’une durée légale de travail n’a JAMAIS empechée un employeur de préciser une durée de travail autre par contrat. Cette durée légale de travail est juste la pour le déclenchement ou non des heures supplementaires.


                        • Christophe (---.---.252.125) 16 février 2007 14:02

                          @l’auteur

                          Avant d’écrire certaines idées reçues vous devriez vous informez plus avant.

                          Cela fait plusieurs fois que vous donnez votre avis d’une subjectivité sans borne concernant les 35 heures (il existe pourtant des critiques recevables).

                          Tout d’abord vous ommettez d’écrire que 35 heures est une durée effective de travail ; cette notion est introduite par la législation, elle n’existait pas auparavent.

                          De ce fait, et bien des entreprises l’ont utilisées, 35 heures effectives ne signifie pas 35 heures de présence ; la plupart des accord donnent entre 38 et 39 heures présence ce qui donne une réduction du temps de travail moyen d’une heure et non de quatre (moyennant des gains de productivité contractuels, faut-il le rappeler).

                          Par contre quand vous écrivez : le passage aux 35 heures s’est fait sans baisse de salaire, le retour aux 39 heures peut-il se faire sans hausse ? c’est bien plus qu’une contre-vérité, c’est un mensonge colporté par la bande à Sarkosy ! Savez-vous ce qu’est la modération de salaire ; principe appliqué sur quasiment tous les accord de RTT ? Cette modulation permet, dans le temps (2 à 3ans) de réduire l’évolution des salaires pour parvenir à une réduction de salaire proportionnelle à celle du temps de travail, mais attention, cette proportion est de 4/39 et non pas 1/39.

                          Vous n’êtes guère crédible ; et votre référence à Croissance Plus ne vous fournit pas une once de crédibilité supplémentaire. Vous daignez classer certains de vos contradicteurs dans des catégories à forte connotation dogmatique alors que vous ne défendez qu’un dogme opposé.


                          • (---.---.66.106) 22 février 2007 19:32

                            Pour ma part, je trouve ignoble que l’on oblige de pauvres Français à prendre sa retraite. Je connais des chefs d’entreprises très très performantes qui ont gérés jusque la fin. La plus importante continue son expension grace à son arrière petit fils . Qu’il faut être débile pour croire en la valeur de nos technocrates et énarques . La France a des dettes et les Français doivent travailler pour rembourser les interets. je suis les travaux de Monsieur Montagner aux usa, il a été viré le jour de ses 65 ans ! tant pis pour les malades Français .La loi sur les 35 heures montre son imbécilité et alors, que vont avoir comme sanction les responsables de cette connerie ?

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