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Accueil du site > Actualités > Economie > Le véritable enjeu de la crise laitière

Le véritable enjeu de la crise laitière

Aujourd’hui, 15 septembre 2009, s’est tenu l’ouverture du SPACE 2009 (Salon International de l’Elevage) à Rennes. Mais pour la première fois depuis sa création, son président, Jean-Michel Le Metayer, également président du syndicat agricole FNSEA, a été fortement contesté par quelques centaines de producteurs de lait engagés dans le fameux mouvement de grève orchestré par l’ Association des Producteurs de Lait Indépendant (APLI) et l’European Milk Board (EMB).

Les grévistes demandent la démission de celui-ci étant donné qu’il s’oppose à la grève du lait. La manifestation a donc pris des allures de contestation « anti-Domenech ». Effectivement, les manifestants ont érigés des cartons rouges tout en scandant une hymne « Jean-Michel démission ».

 
 Cette situation montre bien le désarroi profond dans lequel sont les producteurs de lait français et européens. Un prix du lait historiquement au plus bas qui ne permet pas de couvrir les charges de production (280€/T environ) alors que dans le même temps, le prix affiché dans les grandes surfaces des produits laitiers ne diminue pas en particulier pour les produits transformés (crèmes, beurre, yaourts) qui sont source de marges confortables pour les industriels et les distributeurs. Tous sont bien conscient que dans ce contexte, la situation s’annonce difficile voire même catastrophique, en particulier pour les exploitations ayant fortement investi ces dernières années qui représentent la quasi totalité des cas. Faire grève pourrait effectivement être utile pour faire pression sur les prix mais encore faut-il en avoir les moyens car les échéances financières, elles, sont toujours bel et bien présentes et souvent très lourdes.
 
Face à cette conjoncture difficile, les banques essayent d’accompagner les agriculteurs grâce à des crédits de trésorerie mais tout ceci représente cependant un coût supplémentaire dont les producteurs se passeraient volontiers en raison d’un prix du lait extrêmement faible. Tout ceci, n’est qu’une perspective à court terme. Effectivement, ce que les producteurs laitiers dénoncent surtout est que l’on veut les forcer à adopter le système de la contractualisation.
 
En effet, suite à un exercice 2008 exceptionnel avec un prix du lait honorable et des rallonges de quotas laitiers, nous nous sommes retrouvés en situation de surproduction d’où aujourd’hui une baisse des prix que les producteurs n’avaient pas anticipée (en tout cas pas une baisse de cette ampleur) puisque la production laitière a toujours été réputée pour la stabilité ses prix. Clairement, cette chute brutale pèse de plus en plus sur les finances des agriculteurs. L’arrivée des échéances financières va être de plus en plus redoutée pour certains en particulier ceux qui étaient déjà dans une situation financière tendue avant la crise du lait et risque de provoquer des faillites.
 
Seulement, pour éviter à tout prix de faire faillite, les laiteries collectrices risquent de proposer un système de contractualisation aux éleveurs c’est à dire qu’un accord sur un prix fixe du litre de lait, une durée et un volume produit sera trouvé entre les deux parties et ce, peu importe la conjoncture qu’elle soit favorable ou défavorable. Une fois, rentré dans ce système il sera très difficile pour les producteurs d’en sortir, ce qui risque d’accroître encore plus le pouvoir des entreprises agroalimentaires sur le secteur déjà bien mis à mal. Mais l’éleveur, pris en étau par ses impératifs économiques, aura-t-il le choix ? Il est évident qu’il sera pour lui difficile de décliner l’offre si c’est pour lui la seule manière de sauver son exploitation. On entre dans un nouveau système similaire à l’intégration chez les productions de viande et porcine.
 
En somme, à coup sûr, une page se tourne dans la production laitière, finie la stabilité des prix, place à des fluctuations de prix importantes et donc à une production cyclique à l’image de la production porcine et on connaît les conséquences c’est à dire une plus grande vulnérabilité au marché des producteurs de lait...
 

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24 réactions à cet article    


  • pmxr pmxr 16 septembre 2009 11:31

    Je ne n’y connais absolument rien en matière de production de lait. Un constat tout de même cet exple montre la non reprensentativité d’un syndicat et de sa diretcion. Cela signifit un coup de balai magistral à venir dans un tas de domaines ... voir des gens qui se croient ou «  font croire » qu’ils sont officielement representaifs d’un secteur. Les producteurs laitiers sont avant tout des gens à leur prope cpte !


    • c.d.g. 16 septembre 2009 11:40

      le probleme est surtout que tout a etet fait pour favoriser la production massive
      du coup, un paysan a ete oblige de s endetter massivement et travaille a rembourser ses dettes

      comme il produit beaucoup, il doit vendre a une societe qui est capable d acheter beaucoup genre danone ou lactalis. Laquelle va vendre sa production a la grande distribution ou il y a 4-5 centrale d achat pour toute la france

      donc on a des milliers de paysans qui vendent a moins d une centaine de laiterie qui eux meme sont sous la coupe de 4 centrales d achat. Il est evident que le mayon faible est ... le paysan

      c est un echec de la politique de la FNSEA qui a pousse a plus de production en oubliant de dire que cette politique implique moins de producteurs ! (ou plus de subventions !!!)


      • critical35 16 septembre 2009 11:56

        Non ce n’est pas la FNSEA qui a poussé à plus de production, ne confondons pas tout puisque la FNSEA est un syndicat. Disons plutôt qu’elle soutenait effectivement la politique productiviste agricole que les agriculteurs ont suivi massivement du fait tout simplement que c’est l’indication que la PAC a donné à ceux-ci. Un peu à l’image du slogan sarkozyste « travaillez plus pour gagner plus » et qui dans un monde tel que le notre est la solution car bientot nous aurons plus de 7 milliards d’Hommes à nourrir. . Cependant je ne crois pas que le problème vienne de ce système de quota laitier qui est à mon avis le bon. Le problème c’est qu’on a accordé des rallonges de quotas (volontairement !!) pour provoquer une surproduction et une chute brutale des prix. Tout ceci est orchestré dans un but : déréglementer le marché du lait afin de contraindre les producteurs à entrer dans la contractualisation et ce dans l’objectif de diminuer encore plus leur (faible) indépendance. A mon humble avis les lobbys industriels ont joué leur rôle là dedans c’est évident. C’est un marché juteux qui s’ouvre pour eux...


        • Fergus Fergus 16 septembre 2009 13:24

          Deux observations :

          1) La course à la productivité résulte de la course aux... subventions européennes, ces dernières étant grosso modo calculées sur les volumes produits (comme le voulait la FNSEA, principalement au bénéfice des grandes exploitations) et non sur les emplois induits (comme le réclamait la Confédération Paysanne pour protéger les petites exploitations).

          2) La FNSEA est avant tout le syndicat des céréaliers et des gros élevages industriels !


        • ZEN ZEN 16 septembre 2009 11:56

          Le lait n’est pas un produit comme un autre

          Il faut dénoncer une politique agricole schizophrène, effet de la stratégie financière des grands groupes agroalimentaires.
          Il est plus qu’urgent de revoir le fonctionnement de la PAC

          -"... La centrale d’achat Leclerc impose à ses fournisseurs un contrat type garantissant à l’enseigne Leclerc une marge de 25 %, quel que soit son prix de revente consommateur aligné sur le concurrent le moins cher.Cette pratique condamnable sur la forme comme sur le fond ruine tout l’équilibre de l’économie de marché. Le prix des pâtes a par exemple augmenté de 10,8 % en un an, alors que le blé a chuté de moitié à l’été 2008  ! Les premières victimes sont immédiatement les consommateurs et l’approvisionnement. Si la saine et loyale concurrence sert les justes prix, la course au moins cher à tout prix coûte très cher à notre société, et en particulier aux producteurs et aux consommateurs..." (Jeunes Agriculteurs)

          Derrière la crise du lait, il y a l’Union européenne :


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 16 septembre 2009 12:01

            C’est évident que l’objectif poursuivi est d’intégrer tout ça sous la houlette, non des laiteries, mais des (grands) distributeurs, qui détermineront le prix optimal pour satisfaire leurs actionnaires. En gros, la tiers-mondisation des producteurs laitiers. Bienvenue dans le XXIe siècle, qui sera pourri par le bizeness ou ne sera pas.


            • critical35 16 septembre 2009 12:06

              Dénoncer est une chose effectivement indispensable mais encore faut-il que les choses changent...


              Boycotter la contractualisation par exemple pourrait être une idée intéressante mais encore faut-il en avoir les moyens, là réside le problème. 

              Enfin, créer un groupement des producteurs à l’échelle régionale voire nationale pourrait être également bénéfique car faire pression dans les négociations de prix avec un tel volume comme celui produit rien qu’en Bretagne ou Normandie permettrait un prix décent du lait.

              Les coopératives qui à la base appartenaient aux agriculteurs appartiennent désormais à des actionnaires classiques alors que ce n’est pas un secteur classique mais qui a ses spécificités... Voilà le coeur du problème !

              • kalon kalon 16 septembre 2009 14:11

                gérer un systéme démocratique est devenu beaucoup trop compliqué, sinon impossible, pour la commission européenne et nos « élites » politiques.
                Favoriser l’émergeance de quelques oligarchies est plus simple, il y a, nettement, moins de monde autour de la table.
                En fait, il est devenu évident que nous n’avons plus de représentation ni au niveau politique, ni au niveau économique, ni, méme, au niveau social.
                Nos « élites », ayant constaté que ce sont les wagons qui freinent la locomotive, le plus simple pour que la locomotive avance mieux est de décrocher les wagons !
                Mais ils ne se sont pas encore posé la question de savoir à quoi sert une locomotive sans wagons !


                • Internaute Internaute 16 septembre 2009 15:10

                  Heureusement qu’il y a quelques commentaires pour éclairer l’article car on reste sur sa faim. Comment comprendre la problématique des producteurs de lait sans avoir la moindre idée du marché du lait ?

                  Quelle est en litres la consommation française de lait ?
                  Quel est le volume de la production de lait en France ?
                  Quel est le volume de nos importations ?

                  Est-ce que notre problème ne vient pas tout simplement d’une surproduction inutile ? Quand on voit des reportages les vaches ont des double et triple et quadruples pis. Le lait est dégueulasse, déjà écrémé à la sortie naturelle des tétines.

                  Par expérience je sais que ce problème n’est pas nouveau. Il y a presque 30 ans l’UE stockait le beurre pour absorber la surproduction de lait et le revendait aux russes à prix coûtant, bien en dessous du prix qu’on payait dans les supermarchés. Pour calmer les esprits ils vendaient le ’beurre de noël" à moitié prix le temps des fêtes.


                  • critical35 16 septembre 2009 15:58

                    Quand on voit des reportages les vaches ont des double et triple et quadruples pis. Le lait est dégueulasse, déjà écrémé à la sortie naturelle des tétines.


                    Allez voir par vous même plutôt que de vous contenter des reportages !! L’anatomie des vaches fait qu’elle a bel et bien 4 pis et non 2 ni 3 ! 

                    Le lait est dégueulasse ? Allez donc en acheter un litre à un producteur près de chez vous, vous ne serez pas déçu du détour car on est loin du lait « entier » du supermarché.

                    Bien sur si c’est la première fois que vous goûtez le « vrai » lait, vous allez avoir du mal car forcément il n’aura pas le goût de l’UHT mais la consistance est toute autre...

                  • Internaute Internaute 16 septembre 2009 16:16

                    C’est une façon de parler. Les vaches laitières sont passées de 12 litres par jour dans les années 60 à 40 litres par jour et même plus aujourd’hui. Quand au lait, le taux de matière grasse a chuté de 8% pour les meilleures à 3,5% aujourd’hui.

                    De toutes manières ce n’était pas le but de mon commentaire. Les chiffres seraient plus intéressants.


                  • Internaute Internaute 16 septembre 2009 16:19

                    ... et pour votre info j’ai déjà élevé quelques vaches que je trayais moi-même à la main.


                  • Emmanuel38 17 septembre 2009 06:14


                    Absolument, CRITICAL35.
                    Et si, en plus, vous pouvez choisir de vous approvisionner chez un producteur BIO, vous ingèrerez beaucoup moins de pesticides et autres produits sanitaires douteux.


                  • critical35 17 septembre 2009 09:46

                    C’est évident oui le Bio est meilleur pour la santé...

                     Mais croyez vous qu’avec l’agriculture bio on pourra nourrir la planète ?
                    Enfin avec l’augmentation future et inévitable du prix du baril de pétrole, le fioul sera très coûteux donc les travaux de désherbage mécanique risquent d’être eux aussi coûteux et donc le prix des produits en sera repercuté...

                    Personnellement je ne crois pas que le bio soit l’avenir... Travailler sur la recherche de pesticides « plus propres » semble être une meilleure voie à suivre et les industriels ont les moyens nécessaires à cette recherche...

                  • Fergus Fergus 16 septembre 2009 16:55

                    Précision sémantique utile : les vaches n’ont qu’un pis, mais plusieurs tétines (ou trayons).

                    J’ai toujours connu ces animaux depuis ma petite enfance (cf. mon récent article intitulé Ah… la vache !), et je peux affirmer que la nature leur a presque toujours donné quatre tétines (plus rarement trois).

                    Quant à la production de lait par animal, qui a effectivement fait un bond, elle pouvait déjà atteindre 14 à 16 litres par jour dans les années soixante pour des races mixtes (type salers) et 18 à 20 litres, voire plus, pour les laitières (type prim holstein).


                    • TSS 16 septembre 2009 21:53


                      dans une region que je connais bien:le Perche,region d’elevage ,plusieurs agriculteurs/eleveurs

                       ont résolu le problême en ’bazardant’ leurs troupeaux et plantant du maïs dans les paturages ... !!


                      • Fergus Fergus 17 septembre 2009 09:06

                        Oui, TSS, mais cela risque de poser un autre problème : le maïs est la culture qui consomme, et de loin, le plus d’eau. dans une région assez régulièrement soumise à des restrictions, ce n’est sans doute pas la meilleure solution.
                        D’autant plus que la culture du maïs nécessite l’emploi de pesticides, contrairement à l’élevage.
                        Décidément, rien n’est facile...


                      • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 16 septembre 2009 22:09

                        Faut-il être sulfureux ?


                        • barrere 16 septembre 2009 22:20

                          les laiteries parlent de contractualisation. des contrats déja circulent chez les producteurs de lait.
                          des contrats ? des torchons ou il n’est même pas question de prix !! paiement sur une base de trois quotats différents A B et C suivant le marché !

                          si bien que la laiterie seule détentrice des infos sur sa commercialisation pourra décreter sur la feuille de paye du producteur que x litres seront payés au prix A, le reste au prix Bou C ........ l’arnaque pure !

                          le producteur devra PREVOIR la quantité de lait qu’il livrera dans les mois suivants ! si il dépasse son volume prévu : pénalité. si il en fait moins que la prévision : pénalité !...


                          OUI la fnsea a été et ait la courroie de transmission des différentes filieres !

                          OUI la vache a 4 tétines, la brebis et la chevre 2 ! et la truie un max.......

                          VIVE L’APLI !


                          • critical35 17 septembre 2009 09:41

                            On est bien d’accord : la contractualisation est un système à éviter à tout prix...


                            D’ailleurs on voit bien les éleveurs en porcs ou bêtes à viande intégrés sont tenus par les c*******...

                          • kitamissa kitamissa 17 septembre 2009 09:54

                            crise du lait ????? pinard pour tout le monde !... smiley


                            • polite 19 septembre 2009 23:55

                              Les producteurs de lait sont coincés, on leur impose des des prix insoutenables ( 280 € la T soit environ 28 centimes le litre ) et ils ne peuvent pas arrêter le production de lait car les vaches risquent pour leur santé si on ne les traient pas, de plus le lait nécessité d’être retraité pour être utilisable, ce qui fait que les producteurs qui font grève sont obligés de jeter leur lait si ils refusent de le fournir.

                              Avec des prix trop faibles, les petits producteurs feront tous faillite, seul subsistera les plus grosses fermes industrielles, et le reste du lait sera importé d’Amérique du Sud ( On en importe déjà ).

                              Vous imaginez le fromage français, réputé mondialement, pouvant être fabriqué avec du lait d’importation, qu’en resterait-il de notre terroir ?


                              • david C. 21 septembre 2009 06:26

                                Face à la crise du lait  : Faire revivre la PAC !

                                Acheter à bon marché pour vendre chère voilà la devise des libéraux économiques.

                                Dire non à l’économie impériale !

                                Aujourd’hui nous sommes confronté à une grave crise existentielle agricole généralisé causé par une vague de libéralisme depuis la fin des année 70, entrée de l’a Grande Bretagne de le marché commun, imposition puis disparition de quotas, concurrence directe avec des producteurs de pays du sud à bas salaire, sans droits sociaux et sans infrastructures.

                                Dictées par la « modernité » et les inévitables évolutions du monde, les libéraux Europeéens souhaitent faire l’économie d’une dépense inutile, la PAC et faire entrer l’agriculture dans le rang des marchés libres et soi disant non faussés.

                                Il faut rompre la règles du jeu

                                et redonner sens à la Politique Agricole Commun

                                Nous avons beaucoup entendu de gens s’indigner face à l’égoïsme de la PAC. M. Barnier en pleine émeute de la faim à du justifier cette politique d’auto suffisance alimentaire.

                                On oublie souvent de dire que c’est la politique agricole commune européenne qui a permis de sortir l’Europe de tout risque de famine et a permis à l’ Agriculteur d’avoir un niveau de vie décents !

                                L’homme politique qui a capitulé face aux pouvoir de l’argent depuis trop longtemps doit s’inspirer du travail de De Gaulle et d’Adenauer en faveur du monde agricole et de la population en générale, afin de trouver une issu par le haut à la crise actuelle. Une politique guidée par la rechercher du bien commun.

                                Les objectifs de la politique agricole commune ont pour but :

                                - d’accroître la productivité de l’agriculture en favorisant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d’œuvre ;

                                - d’assurer ainsi un niveau de vie équitable à la population agricole, notamment par le relèvement du revenu individuel de ceux qui travaillent dans l’agriculture ;

                                - de stabiliser les marchés ;

                                - de garantir la sécurité des approvisionnements ;

                                - d’assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs ».

                                Il est temps que toutes les révoltes particulières donnent naissance à un projet commun révolutionnaire !


                                David C.

                                david.cabas.over-blog.fr


                                • polite 21 septembre 2009 13:56

                                  Quand la PAC à été crée, l’Europe n’avait aucune indépendance alimentaire, une bonne partie des denrées alimentaires était importée d’Amérique du nord et en particulier des États unis, la PAC a uniquement été crée dans le but de ne plus dépendre des Américains. A l’heure actuelle, le problème n’est pas que la PAC n’existe ou pas, mais que l’on mette les producteurs Européens en concurrence avec les producteurs d’Amérique du Sud qui, non seulement ont des producteurs sous payés, rasent des forêts pour produire des denrées à l’export, et ont quand même des populations affamées qui ne peuvent profiter de leur production nationale. Le problème n’est pas la PAC ou quelconque aide que ce soit, mais la mondialisation qui pousse à diminuer toujours plus les coûts en utilisant les pays du tiers monde qui exportent une production qui pourrait les nourrir. Non seulement on ruine nos producteurs, mais en plus on affame la population des pays pauvres. Évidemment, la baisse des coûts profite toujours aux mêmes ( la grande distribution )

                                  Alors un conseil : ACHETEZ FRANÇAIS

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