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Accueil du site > Actualités > Economie > Les BAL citoyens

Les BAL citoyens

A l'heure où l'austérité est décrété par le gouvernement, où le chômage monte en flèche, où la précarisation de l'emploi et des conditions de travail s'accélèrent et enfin où la dictature de la technocratie européenne se finalise, y a t'il des solutions face à toutes ces menaces n'apparaissant pas utopique ou faisant croire que le remède soit pire que le mal ?

Très clairement la réponse est oui et si l'on excepte les risques cataclysmiques naturels, tous les moyens de sortir de ce marasme socio économique à brève échéance sont là. Mais toujours avec la même condition, sortir des recettes idéologiques actuelles. Revenir à la base de ce qui fonde la cohésion sociale, c'est à dire le contrat social. Ici je ne vais pas parler de la dette, mais d'une nouvelle manière d'aborder le problème de l'emploi avec comme idée directrice, le respect du contrat social.

La solution que je vais présenter s'appelle, les Bourses d'Activités Locales avec l'acronyme suivant les BAL.

En quoi consiste ces BAL ?

En l'établissement de bourses par bassin d'emploi. Reliées entre elles horizontalement et verticalement avec une bourse centrale coordinatrice, l'ensemble ayant pour objectif de gérer les besoins des services publics et des entreprises privés en matière d'emploi. Le but étant de permettre la double exigence de la sécurité des revenues des citoyens et de la flexibilité du travail.

Pour ce faire il faut au préalable redéfinir la notion courante du travail. Étymologiquement le mot travail signifie tripalium, c'est à dire un instrument d'immobilisation et de torture. A partir de ce sens premier, ce mot a évolué vers la contrainte physique volontaire afin de gagner l'argent nécessaire pour nourrir sa famille. Dans une société post industrielle, c'est à dire où l'automatisation de la production remplace les travaux répétitifs, insalubres, difficiles et dangereux, le travail n'occupe plus une part importante des emplois ouvriers. Or, cette automatisation ne peut être vu comme une évolution positive que si cette dernière libère l'humain de ces tâches, c'est dire qu'elle permet la dilution du travail pour le réduire au minimum et non pas pour le concentrer sur une minorité et paupériser la part d'ouvriers remplacés par l'automatisation (j'omet volontairement les délocalisations). De ce fait, l'activité salariale doit être redéfini et celle ci peut être alors décomposé en trois catégories.

Le travail : qui est un devoir. Une obligation dû au corps social pour le mieux vivre ensemble. (définir le travail comme un droit est une inversion du sens et donc une imposture)

L'activité créatrice : qui est un droit. Un liberté de choix dû par le corps social pour le mieux vivre ensemble.

L'activité sociale : En même temps droit et devoir c'est à dire faisant appel à la responsabilité individuelle des personnes envers le corps social pour remplir sa part du contrat social. C'est cette dernière qui doit rappeler aux deux activités précédentes le sens de leur propre raison d'être (conscience) !

L'activité régénératrice : Qui est aussi en même temps devoir et droit, mais tourné vers son propre corps social (contrat social familial) pour le mieux vivre ensemble. Faisant partie de la sphère personnelle elle n'est pas prise en compte dans le temps d'activité en relation avec le corps social.

La création de ces trois catégories entraîne des conséquences majeures.

  1. la disparition du travail comme référence unique dans le monde productif. Il est alors remplacé par le terme d'actif, au sens où la production, quelle soit industrielle ou artisanale, est une composante de l'activité sociale des citoyens composant ladite société. En effet, le but de toute société est la mise en commun du savoir et des moyens de production afin d'assurer la sécurité des besoins de bases tout en favorisant l'accès aux besoins secondaires avec pour objectif final l'épanouissement personnel de ses membres.

  2. La création de ces BAL implique donc une inversion radicale dans la perception du travail par les actifs. Le travail n'est plus vu comme un droit mais comme un devoir, une obligation dû au corps social. Le droit étant lui la possibilité de développer un projet de création d'entreprise ou artisanale et de faciliter, d'encourager la formation à de nouveaux métiers (car l'acquisition de nouvelles compétences peut être vu comme une création de valeur ajouté personnelle). Sachant qu'actuellement, la moitié des actifs désirent pouvoir changer de « travail » pour aller vers une activité créatrice ou/et sociale.

 

  1. Redéfinition stricte entre ce qui relève du secteur privé et du domaine public. Le secteur privé ne peut que concerner l'activité marchande et de production des biens, mais ne peut concerner le domaine social qui lui relève, par définition, pleinement du domaine public. Doit donc être exclu du champ du privé, la santé, l'enseignement et l'aide aux personnes pour l'essentiel. Toutefois, la nécessité du contrat social impose un contrôle total de tout ce qui relève des besoins primaires et donc, ne laisse au secteur privé (dans sa doxa de créer la demande par répondre à l'offre) que les biens secondaires et seulement après la satisfaction des besoins primaires. En effet, tous les besoins primaires répondent au principe de créer l'offre pour répondre à la demande.

    La liberté économique commence là où s'arrête la nécessité du contrat social.

 

  1. Abolition du chômage et division des actifs en deux types. Le type d'emploi mono-actif et le type pluri-actif.

    Le type mono-actif correspondant aux emploi fixes que sont aujourd'hui les emploi en CDI. Ainsi que les artisans et les emplois spécialisés.

    Le type pluri-actif correspondant aux emplois variables que sont aujourd'hui les emplois en CDD et les emplois saisonniers. Mais s'y ajouteront, comme vu plus haut, tous les emplois sociaux.

 

  1. La retraite est modifié de la manière suivante. Elle reste d'office pour la partie travaillé à partir de 60 ans, mais reste conditionné aux besoins du marché de l'emploi pour les besoins en formateurs.

 

Les BAL font office de direction des ressources humaines pour les emplois pluri-actif. Pour les emplois mono-actif, elles ont un rôle de co-gestionnaire avec les DRH du secteur privé. En effet, si les BAL facilitent le changement d'un type d'emploi, cela doit s'accompagner par une coordination renforcé dans la gestion des ressources humaines pour éviter les risques de pénuries de main d’œuvre dans la production du secteur privé ou public.

En ce qui concerne le temps d'activité minimale, pour les mono-actif, le cadre actuel peut être conservé avec une majoration du SMIC de 25% et une réduction du temps légal pour les emplois pénibles, insalubres et dangereux en CDI (30h hebdo maxi).

Pour les pluriactif, le temps travaillé mensuel peut compter pour moitié, soit 75 h et le temps d'activité créatrice et sociale pour l'autre moité soit 75 h aussi. Donc un total porté à 150 h mensuel.

Pour la question du salaire de l'emploi pluri-actif, étant donné le caractère moins contraignant, le salaire peut être pensé sur la base du SMIC actuel.

Cependant, tout cela reste une base de calcul !

Il faut bien voir que l'emploi pluri-actif, excepté pour sa part travaillé, sort l'humain de l'idéologie hyper consumériste, pour le recentrer sur la valeur humaine de la vie sociale où le rendement n'est plus en rapport avec la matière, mais avec le relationnel. Ce que l'idéologie dites ultra libérale actuelle tente de faire, c'est de détruire le contrat social qui unit les citoyens autour d'un idéal commun qu'est le mieux vivre ensemble (diviser pour mieux régner).

Voilà pour les grandes lignes des Bourses d'Activité Locales. Mais bien évidemment, je n'ai pas abordé son impact direct sur l'instruction publique où l'école doit « apprendre aimer apprendre » pour « apprendre à apprendre » dans un premier temps (droit) et donner une spécialité technique dans un second temps (devoir). Il y a d'autres conséquences indirectes aux BAL mais directement liés au contrat social, mais ce n'est pas l'objet du présent article.

Bien évidemment, tout ceci reste une ébauche, une idée venant s'ajouter à d'autres...


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14 réactions à cet article    


  • Eurasie 29 novembre 2012 10:01

    pourquoi lutter contre le chômage ?
     
    le nombre d’emploi net en France chute et la natalité immigrée et le regroupement familial augmente la population et le béton, écologiquement ..
    .(0,7% / an)
     

    l’américanisation du peuple en France bientôt achevé ...
     
    2006 : 25% de naissances immigrées (hors UE)
    2040 : 50% AMERICANISATION REUSSIE !
     
    vidéo du Grand Remplacement

    D’après l’OCDE, les deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau d’éducation inférieur au premier cycle des collèges, contre 30% seulement pour la Grande-Bretagne et 22% pour les Etats-Unis. En 2005, il n’y a eu que 11.500 cartes de séjours délivrées au titre de l’emploi, soit 7% des flux.
     
    2,2 fois plus d’enfants, salaire 2 fois inférieur en moyenne, environ 3 fois plus nombreux à recevoir des allocations chômage (sauf le chinois), 3,8 fois plus représentés parmi les bénéficiaires du RMI, en moyenne 2,5 fois plus dépendants des aides au logement, nécessitant le financement d’un grand bétonnage, de plein de prisons et de plein de police, plombant l’enseignement ... 37% de jeunes d’origine étrangère en Île-de-France, plus de 60% dans une vingtaine de villes.
     
    Surface bétonnée, +19% en 10 ans, atteignant 22%.
     

     
    L’alibi n’est plus l’éducation républicaine civilisant des sous-races (J. Ferry 1885) mais l’anti-racisme mondialiste voulu par la finance !
     

    « Il faut imposer le métissage partout. L’idée de pays ethniquement purs est une survivance du XIXe siècle. Le IIIe millénaire verra la victoire du métissage. Les peuples non mélangés appartiennent aux idées périmées du XIXème siècle. Pour passer au XXIème siècle, il ne doit plus exister que des états multi-ethniques » Wesley Clarke
     
    « Je veux être le président d’une France qui aura compris que la création, demain, sera dans le mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot,... dans le métissage »

    Le Nain aux Rolex, Discours du congrès de l’UMP, 14 janvier 2007.


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 novembre 2012 13:19

      Ce qui fait un français, un bolivien, un chinois, etc, c’est son attachement culturel et non pas sa couleur de peau. Ce n’est pas la terre qui appartient à l’humain mais l’humain qui appartient à la Terre. Le métissage humain n’est donc pas un problème en soi, ce qui l’est c’est le métissage culturel. S’il y a une culture mondiale tout à fait légitime, cette dernière ne doit être que la dernière couche d’une sédimentation culturelle qui partant d’une culture mondiale redescend vers une culture locale et ethnique. La cohésion sociale d’un pays et du monde passe par la culture dont la langue représente la pierre angulaire.

      Si maintenant, des populations émigrent vers d’autres pays alors même qu’ils ne le désirent pas, c’est que le contrat social qui doit unir l’humanité n’est pas appliqué.

      Quand l’Afrique reçoit 1 euro « d’aide », l’évasion fiscale lui en fait perdre 10. Conséquence, les africains émigrant ne font que suivre l’argent là où il va. De la même manière qu’un français peut le faire.


    • Txotxock Txotxock 29 novembre 2012 10:08

      Le retour des corvées, en quelque sorte...


      • Hervé Hum Hervé Hum 29 novembre 2012 10:41

        Une société démocratique ne peut fonctionner que si elle est organisé suivant des règles acceptées et acceptables par tous. Or, une règle de base est le partage et la participation de tous à l’activité sociale et économique pour éviter le parasitisme (en mettant les ploutocrates au 1er rang). Maintenant, une société mature est une société où la majorité de ses membres ont acquis la responsabilité individuelle, or, la responsabilité c’est la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui.
         
        Donc, ce que tu nomme improprement « la corvée » car il s’agit en fait du travail rémunéré, est un devoir qui justifie (au sens de justice) l’obtention de ses droits.

        Réfléchi bien à ceci, celui qui vient ramasser les poubelles devant chez toi, accomplit il une corvée ou une activité créatrice, valorisante ? Est ce un droit ou un devoir ?


      • alinea Alinea 29 novembre 2012 11:39

        On va en remplir notre musette ! Cette ébauche est prometteuse et j’approuve bien sûr le côté autonome et responsable du « citoyen » qui sait ce qu’il fait et où il se place dans la société ; c’est curieux comme les travaux les plus nécessaires sont les moins valorisants ! C’est insensé !
        J’avais imaginé que les travaux nécessaires mais chiants de répétition soient accomplis à quart ou mi-temps par les jeunes qui pendant ce temps feraient leurs études, longues, longues !
        Il y a tant de choses à inventer que je me demande bien pourquoi cela n’intéresse pas grand monde !
        Alors ? À quand le détail, le développement ?
        Merci hervé


        • Hervé Hum Hervé Hum 29 novembre 2012 12:57

          Merci Alinea.

          Mais pour aussi évident que cela puisse paraître, la difficulté est de sortir du formatage des esprits, bien entretenu par les grands médias. En fait, la seule chaîne grand public à échapper et a avoir un discours différent est ARTE. Mais combien de gens la regardent !

          ARTE diffuse en même temps que 70 autres chaîne dans le monde et tout au long de la semaine un théma autour de la question « pourquoi la pauvreté ? »

          Avec des reportages et documentaires que tous le monde devraient voir. On peut d’ailleurs les revoirs sur le site d’ARTE.


        • alinea Alinea 29 novembre 2012 23:47

          Hervé : il y a quelque chose d’intéressant au sujet d’Arte que je voudrais vous dire ; je connais deux personnes ( vous me direz, c’est pas beaucoup !!!) qui n’ont pas le certificat d’étude, qui savent à peine écrire et qui ne supportent qu’Arte comme chaîne de télévision ! Deux personnes qui n’ont rien à voir entre elles mais qui toutes les deux sont paysans ( ce sont des hommes) ; des paysans, des éleveurs, qui ont tellement bossé et vécu dehors en confrontation directe avec la vie qu’ils ont été très peu formatés par les médias, la consommation, etc ; ils sont aussi démodés que moi ! J’en ai donc conclu que Arte n’était pas une chaîne pour intellos - bien que si !- mais une chaîne audible par des gens authentiques. Ceci dit, ils n’approfondissent pas le moindre côté politique ou « savant » mais la pédagogie de certaines émissions leur plait et leur apprend.En tout cas, ils ne supportent pas le ton ni le rythme des chaînes abrutissantes !


        • Hervé Hum Hervé Hum 30 novembre 2012 00:15

          Je comprends vos amis ! Arte est comme un ovni du paf français de par la nature des documentaires qu’elle programme. C’est la seule chaine qui pousse à la réflexion et à la conscientisation.

          Pour en revenir à l’objet de mon article et votre question à quand le détail, le développement, il faut bien reconnaître que c’est un gros, très gros travail pour une seule personne...


        • alinea Alinea 30 novembre 2012 00:34

          Alors je vais y réfléchir aussi !
          Bonne nuit !!


        • JOCO DOCO 30 janvier 2013 20:24

          En vrac

          Tripalium fudamentalis !! C’est le titre du livre que j’essai d’écrire !!

          Il y a des synergies avec www.lanouvellepartie.com

          Le premier problème du travail est sa spécialisation qui rend les ouvriers attachés à un poste. Et la mécanisation qui fait passé un salaire à un capital a d’abord un problème dans l’augmentation de cette spécialisation. Le problème de la capitalisation est corrigeable à la source lors de la production de monnaie qui sert à investir. (voir le site) > Comprenez que le producteur de valeur est dieu et doit être libre et une machine est autant un investissement qu’une paire de lunettes. Est-ce que cette paire de lunettes qui te permet de travailler mieux devraient rapporter de l’argent à celui qui ne peut pas se la payer, ou rapporter à celui que tu à éliminer et qui lisait à ta place ??? Non. Le problème vient juste de la production de monnaie. Ce n’est pas la richesse de l’un qui a une influence sur la pauvreté de l’autre. La solution est ailleurs.

          Et l’emploi n’est qu’un demi-problème. Le problème c’est la consommation et du coût l’accélération de l’innovation industrielle. L’emploi est très difficile à stabiliser par contre, si l’éducation et le revenu est assuré, l’important est d’agir sur le secteur financier pour s’assurer qu’un maximum de la puissance monétaire parvient au développement industriel (c’est une systémie réglée sur www.lanouvellepartie.com)

          Effectivement le travail ne doit pas être que considéré comme une production dans une entreprise. Le travail ménager est un travail. Le chômage est un travail (certains d’entre eux participent simplement à l’élasticité du marché du travail, un de ses aspects essentiel et qui doit donc être assumé directement par l’ensemble des travailleurs)

          Je n’ai pas perçu ni le fonctionnement exacte ni le financement de vos BAL mais il me semble que nos chemins convergent. 


          • kimbabig 1er décembre 2013 03:52

            Bonsoir Hervé,

            Vous avez de la suite dans les idées, même si votre concept de "Bourses d’Activités Locales" que vous proposez est quelque peu tarabiscoté malgré son inventivité.

            Mais ce qui me gêne le plus dans votre article, c’est que vous avancez l’idée que « le travail est un devoir ».

            C’est hélas cette idée qui pousse le chômeur à culpabiliser par rapport à sa prétendue inutilité sociale, qui pousse le travailleur à mépriser le chômeur pour son absence de travail, et qui donc pousse ce même travailleur à courber l’échine devant ceux qui l’exploitent.

            Il est sûr que le travail peut être plein de choses, et pas forcément une activité salariée.

             

            Une mère au foyer travaille. D’ailleurs, ce travail a aussi été facilité par la mécanisation : laver ses draps au lavoir, c’était autre chose que de le mettre en machine, même après il faut toujours l’étendre ou au moins le mettre le mettre au sèche-linge).

             

            Un chômeur qui passe son temps à organiser des événements festifs travaille.

             

            Quelqu’un qui vit en totale autarcie travaille. L’autarcie, c’est même du boulot ! .

             

            Il est sûr qu’il est bon que chacun œuvre pour la communauté : ne serait-ce que l’on organise une soirée entre amis, celui qui reste toujours bras croisés faisant le pacha le cul vissé dans le fauteuil à enchaîner les verres et se bâfrer de tout ce qui passe sans jamais se montrer utile à quoi que ce soit finit toujours par être désagréable, à force... Mais ça n’est valable que dans le cadre privé.

             

            Ce qui vaut dans le cadre intime ne doit pas forcément l’être dans la cadre public, c’est pourquoi l’idée, sous-jacente dans vos propositions, de contrôle social pour savoir si tout le monde accomplit bien son « devoir », est inappropriée. Elle a même des aspects limite totalitaire.

             

             

            Je suis résolument contre cette idée d’obligation de travailler.

             

            Je préfère que chacun ait le choix de se contenter d’un revenu minimum et des services publics essentiels fournis gratuitement par la société : transport, éducation, santé, et bien sûr les fonctions régaliennes de l’état.

             

            Ou alors le choix d’exercer à des activités lucratives selon ses envies, ses motivations.

             

            Et bien évidemment le choix de suivre une formation pour apprendre à exercer les métiers scientifiques et techniques en lien avec l’automatisation des productions.

             

            Automatisation des productions dont les bénéfices dus aux gains de productivité permettront, s’ils sont correctement redistribués, de financer à tous des services publics gratuits et un revenu minimum garanti et dégressif selon les revenus à une majorité de la population qui se sera retrouvée exclue du monde du travail en raison de cette automatisation, et pourra jouir du droit à la paresse, exercer sa créativité ou des activités sportives.

             

            Et, faut-il le rappeler, pour pouvoir redistribuer correctement ces gains de productivité à l’échelle du seul cadre public accepté et acceptable, c’est à dire la Nation, ainsi qu’à l’échelle globale entre les Nations, il faut quitter les organisations qui empêchent, par nature cette redistribution : l’union européenne, l’otan, le fmi...


            • Hervé Hum Hervé Hum 1er décembre 2013 11:48

              Bonjour Kimbabig,

              vos objections montre que vous avez lu l’article à travers votre grille de lecture et non en suivant l’idée qui est développé dans l’article.

              En effet, vous oubliez que je divise la notion communément admise du travail en trois branches. La première est le travail dans son sens étymologique qui veut dire torture, donc vécu comme une souffrance ou au minimum comme une obligation, une contrainte et non comme un véritable choix. Dans ce cadre là, on ne peut pas parler de droit car ce serait avoir une vision sado masochiste du monde du travail, où le travailleur aurait une prédilection pour la souffrance et le patron de ne faire que répondre favorablement au désir du travailleur. Dans cette manière de voir le travail, il n’y a pas de droits des travailleurs au repos !

              Donc, vous amalgamé travail, activité créatrice (épanouissement personnel) et activité sociale (enrichissement personnel). Il y a même la place pour la fainéantise, mais celle ci ne peut dispenser la personne de son devoir de travail qu’en renonçant à sa qualité de personne responsable.

              Dans l’idée présenté ici, il s’agit bien de réduire le travail à son minimum pour libérer les citoyens vers des activités épanouissantes ou bien pour la paresse si tel est votre plaisir !

              Mais une société se fonde sur la coopération et la solidarité sociale, sinon il n’y a pas de lien social, mais une subordination sociale qui aboutit obligatoirement à un système totalitaire et répressif.

              Donc, l’idée est de partager le travail nécessaire à la bonne santé sociale mais qui ne trouve pas de personnes suffisante le vivant comme une activité. Dans ce cas là, il faut diluer la charge de travail pour la répartir entre tous de manière que ce ne soit plus les mêmes personnes qui soient obligés de s’en charger. C’est cette contrainte exercé sur ceux qui travaillent qui à pour conséquence de faire culpabiliser les chômeurs de ne pas travailler Car si vous donnez un RU sans aucunes contreparties, sans diluer la charge de travail nécessaire au bon fonctionnement de la société (nourriture, santé, habillement, transport, traitement déchets, etc) vous ne faites que creuser un peu plus le fossé existant entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Le résultat ne sera pas différent de la situation actuelle, seuls ceux qui travaillent et ont une activité rémunératrice ont accès aux produits de secondes nécessités et les autres non. Faire le choix de ne pas consommer plus que nécessaire appartient à chacun, le problème d’aujourd’hui c’est que tout est fait pour « forcer » à consommer et d’autre part que cette consommation excessive menace l’avenir de notre qualité de vie.

              Ainsi, l’idée tient compte du fait qu’il existe bien des contraintes liés au vivre ensemble qui donne sens à la vie en société, mais basé sur le partage et non plus sur la concurrence.

              Le princpe des BAL consiste donc à mettre le travail au « pot commun » où la contrainte est minoré pour chacun de manière à libérer le plus de temps possible pour les activités choisis. Ce pot commun que sont les BAL ont aussi pour but de permettre aux personnes de choisir le plus possible le moment où ils vont remplir leur devoir de travail envers la société das laquelle ils vivent. Ils permettent aussi de passer d’une situation à une autre suivant ses ambitions personnelles.


            • kimbabig 1er décembre 2013 14:39

              Bonjour Hervé,

               

              Si je vous suis bien, chacun devrait, pour être considéré comme une personne responsable, effectuer une part de travail sous son sens de torture.

               

              Et franchement, cela me gêne, car forcément vos BAL devront contrôler qui fait sa part de travail ou non.

               

              Un Revenu Minimum Garanti donne la liberté, donc il n’y a aucune raison pour que ce soient toujours les mêmes qui travaillent. Certains travailleurs pourront toujours se dire : « tiens, j’en ai plein de cul de bosser, je vais me prendre une petite année sabbatique à vivre du Revenu Minimum Garanti », tandis que d’autres, qui touchent seulement le Revenu Minimum Garanti, peuvent très bien à un moment se dire : « tiens, je vais me prendre un petit taf pour me payer ce super Selmer qui me fait envie depuis longtemps », ou encore « tiens, je vais suivre cette formation d’ingénieur qui est 100% gratuite [sachant que le Revenu Minimum Garanti permettra d’assurer gîte et couvert], comme ça j’aurais un bon taf pour me payer une villa avec piscine et une bonne bagnole ».

               

              A l’échelle de la population Française, il y aura toujours assez de gens qui iraient travailler pour pouvoir se payer le superflu, la 2de nécessité, pour que la machine aie suffisamment de monde pour la faire tourner, sachant qu’avec l’automatisation, la machine économique a besoin de moins en moins de monde.

               

              Le traitement des déchets des déchets peut être fait sans éboueurs avec des réseaux de tubes pneumatiques qui relieraient les poubelles des appartements aux déchetteries. Le transport est déjà en cours d’automatisation, il le nécessitera encore moins de main d’œuvre si les transports publics sont gratuits : plus de guichetiers, plus de contrôleurs...

               

              Même les services de santé et de secours peuvent bénéficier de l’automatisation.

               

              Pour bien gérer ce passage à l’automatisation dans la plupart des secteurs d’activité, il faut cesser de voir le travail comme le ciment du lien social et un devoir dont chacun devrait s’acquitter, mais plutôt voir un Revenu Minimum Garanti comme un droit inaliénable du citoyen afin de le laisser à chacun la liberté de s’épanouir selon ses envies et ses aptitudes tout en respectant le vieil adage : « à chacun selon ses moyens, pour chacun selon ses besoins. »

               

              De plus, dans une société aux productions essentiellement automatisées où une majorité de la population dépend du Revenu Minimum Garanti pour sa subsistance, mais où toute la population a accès sans limite à l’instruction et à l’éducation, impossible pour quelqu’un qui fustigerait « l’assistanat » et souhaiterait remettre en cause le Revenu Minimum Garanti de remporter les votes d’une majorité de la population. Ce serait donc un système stable.

               

              Le lien social peut être assuré justement par les services publics, en particulier l’école publique. A la limite je ne serais pas contre un genre de service civique car il faut reconnaître que le service national constituait aussi un ciment pour la Nation. Mais ce service ne devrait pas durer plus longtemps que l’ancien service national, alors qu’avec vos BAL qui contrôlent qui fait quoi on reste de « service civique », de « T.IG. » pour toute sa vie.

               


            • Hervé Hum Hervé Hum 1er décembre 2013 19:14

              Si je vous suis bien, chacun devrait, pour être considéré comme une personne responsable, effectuer une part de travail sous son sens de torture.

              Vous caricaturez là !

              Je répète, le travail est un devoir, une obligation dû envers la société pour le bien vivre ensemble.

              Quant à la responsabilité elle se définit pour moi comme « la capacité à répondre de ses droits et devoirs envers autrui ». Autrement dit, vous ne pouvez prétendre défendre vos droits sans remplir vos devoirs et réciproquement, vous n’avez pas de devoirs à remplir si vous n’avez pas vos droits acquis. Si vous exigez uniquement vos droits, vous êtes au niveau d’un enfant, si vous ne pensez qu’en terme de devoirs, vous êtes alors au niveau d’une machine. Ce n’est que la conscience et l’équilibre des deux qui fait de vous une personne adulte responsable. Cette définition fait que l’intelligence n’est pas un critère pour définir une personne responsable, mais la conscience de ses actes.

              Les BAL n’ont pas pour objet de dire quand une personne doit faire ceci ou cela, elle à pour objet de dire ce qui est nécessaire à la société pour bien fonctionner, ensuite, c’est à chacun de dire dans la liste des travaux à exécuter, ce qu’il se propose de réaliser et quand. Sauf pour ceux qui sont de « permanence ». Mais ces derniers ne peuvent êtres de permanence qu’en temps prédéfini et en fonction des autres. Dans un tel système, vous n’êtes pas obligé de faire le même travail ou de le faire tous les jours, vous pouvez dire je travaille 1 an à fond et je m’en vais 5 ans tranquille. Mais vous pouvez aussi dire, je travaille mes 2 heures par jour et après, je fais une activité qui me plaît. Ici, le devoir n’est pas vue comme une torture pour la simple raison que votre travail profite à tous, à commencer par vous même et vos proches.

              Les BAL, parce qu’elles prétendent abolir le chômage, implique la mise en place d’un Revenu de Base Minimum. Mais parce qu’elle demande l’implication des personnes dans le fonctionnement de la société, exige d’eux un minimum. Sauf si vous renoncez à vivre en société !

              Ne parler que de RBM sans rien changer d’autres ne fera que creuser l’écart entre les possédant et les autres.

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