Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Les bons (sentiments), la brute (altermondialiste) et l’OMC (...)

Les bons (sentiments), la brute (altermondialiste) et l’OMC ?

L’Organisation mondiale du commerce est née le 1er janvier 1995 des cendres du défunt GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), qui datait de 1948. Elle élargit le domaine de la négociation au monde entier après la disparition du bloc de l’Est. Aujourd’hui, 149 pays la composent, le dernier, entré il y a deux semaines, étant l’Arabie Saoudite. La Chine est entrée en décembre 2001, la Russie n’est pas admise pour l’instant.

Cette organisation fournit un cadre aux négociations commerciales qui, autrement, resteraient bilatérales, de pays à pays, sans coordination ni transparence. Elle réglemente la libéralisation des échanges commerciaux et règle les différends entre pays par arbitrage, évitant que les querelles ne s’enveniment. La 6e Conférence s’est ouverte le 13 décembre, à Hong Kong.

Si le Fonds monétaire international, de philosophie « monétariste », est dirigé par un Américain, l’Organisation mondiale du commerce, qui règlemente, est dirigée généralement par un non-Américain. À un Thaïlandais a succédé pour 4 ans, en mai 2005, Pascal Lamy, Français, socialiste et proche de Jacques Delors. Il a su dépasser les dogmes figés de la vieille gauche pour accepter l’économie de marché, se faire comprendre des autres Européens, et aménager, au mieux des intérêts des populations, les négociations de pur commerce. Celles-ci ont concerné, dans le passé, les marchandises, les télécommunications, les services financiers et les technologies de l’information. Mais voilà, Pascal Lamy n’est « pas assez à gauche », pour les altermondialistes (1).

L’OMC n’est donc pas « le bras armé des Américains », comme le lui reprochent les altermondialistes. Mais l’organisation, comme toutes les organisations mondiales (OTAN compris), subit le poids politique, économique et culturel des États-Unis. À l’Europe de s’unir, de s’allier à d’autres zones commerciales, de se rallier des peuples et des organisations, pour faire le poids face aux Américains. Il ne sert à rien de caqueter lorsqu’on ne se donne pas les moyens de sa volonté. Encore moins de « refuser l’Union européenne », au prétexte qu’elle n’est pas ceci ou cela, au risque de devoir négocier tout seul face aux grandes zones économiques (2).

Un autre reproche des altermondialistes : le commerce serait privilégié, au détriment des droits de l’homme ou de la protection de l’environnement. Le « traitement national » ou la « clause de la nation la plus favorisée », auraient pour effet pervers de rendre impossible pour un pays d’imposer des quotas, d’interdire ou de réglementer spécialement des produits importés de l’étranger pour quelque cause que ce soit, notamment les produits dont la production nuirait à l’environnement. Or, il s’agit d’une réglementation égalitaire, qui ne discrimine aucun produit « similaire », quel que soit son pays d’origine. Les altermondialistes regrettent le bon vieux temps où chacun était maître chez soi (3).

Un autre argument est de dénoncer cette organisation qui ne se préoccupe « que » de commerce, sans y intégrer les « droits de l’homme ». Or l’organisation, si elle est spécialisée, règlemente aussi la protection du consommateur et la santé publique, en cas de pandémie animale par exemple. Mais les altermondialistes n’en sont pas à cela près, ils rêvent ouvertement d’un gouvernement mondial, sur le modèle jacobin de l’administration française. Pourquoi pas ? Mais on ne crée rien de toutes pièces, on n’avance qu’en réussissant à convaincre du bien-fondé de cette création et en négociant les modalités d’application (4). Les arguments tels qu’ils sont présentés sont inadaptés au monde tel qu’il existe aujourd’hui, et assénés à coup de manifestations violentes, qui ne montrent rien de démocratique.

Il vaut mieux une OMC que rien, c’est un progrès, même s’il n’est pas suffisant. Si l’OMC réussit, l’étape suivante sera une intégration plus poussée ; vouloir aller trop vite, c’est faire mourir l’adolescent avant qu’il ne soit adulte. Encore faut-il présenter des arguments valables et qui tiennent compte de la réalité du terrain, et non des incantations sur la collaboration de classe (1), l’impérialisme (2), le repli dans son petit pré carré (3), ou l’utopie par la violence (4).

Imposer l’utopie d’une caste intellectuelle militante ne saurait tenir lieu de politique acceptable. Certains l’ont tenté, au XXe siècle : Lénine, Staline, Mao, Castro, Pol Pot... Les populations évoluées n’acceptent plus ce genre de comportement régressif, dangereux non seulement pour « les libertés » (pas seulement celle du commerce, mais aussi celle de s’exprimer), mais surtout pour la dignité et pour la vie humaine. Seul un comportement démocratique, qui passe par l’explication, l’enseignement et la négociation, pourra faire changer les choses, au profit de tous les hommes. Pas la violence !


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • Pierre (---.---.188.2) 14 décembre 2005 14:08

    Les états doivent être souverains, et cette souveraineté n’a de légitimité que si elle a pour but de garantir les droits de chacun, droits inscrits dans une constitution de type républicaine comme celle de la France ou des USA. Ces droits sont principalement la vie, la possibilité de prospérer, la liberté, ... etc.

    Pour être en mesure de garantir ces droits fondamentaux, un état n’a pas d’autre choix que de réglementer et de protéger son marché intérieur et d’en contrôler l’accès depuis l’extérieur, et cela entre autre par l’établissement de droits de douanes.

    Si un état s’interdit cela et qu’il permet par exemple d’importer sur son sol des produits fabriqués par des hommes, des femmes, et même des enfants réduits à l’état d’esclavage, cet état fait non seulement peser sur ses propres citoyens la menace d’une dégradation de ses conditions de vie (puisqu’ils sont mis en concurrence avec des esclaves), mais encourage en plus que des gens soient traités de façon inhumaine dans des contrées pauvres et lointaines, qui n’on pas la chance d’être protégés par un état républicain suffisament fort pour leur garantir le droit à une vie décente.

    La libéralisation des marchés est une véritable arnaque pour les pays du sud, « on » leur achète des produits à très bas prix, et lorsqu’ils ont besoin de produits industrialisés et de technologies dont ils ne disposent pas sur place, ils les payent au prix fort. Sans compter la manipulation des cours qui ruinent les paysans des pays du sud.

    Ce système est non seulement inhumain, mais il est à bout de soufle.


    • argoul (---.---.18.97) 14 décembre 2005 14:13

      Donc, si je vous comprends bien, au lieu de négocier pour faire valoir notre point de vue auprès des autres pays du monde(celui que vous exposez se défend), réfugions-nous dans notre petit château fort et tirons à vue sur tout ce qui tente de rentrer. Magnifique démocratie... Savez-vous comment l’enfer est pavé ?


    • Pierre (---.---.188.2) 14 décembre 2005 15:32

      Vous confondez protectionisme et isolationisme. Le fait de protéger son marché ne veut pas dire se couper du monde.

      Au contraire, en ayant une relation aux autres pays qui ne repose plus sur la compétition, il devient possible de développer des relations reposant sur des accords aussi bien bilatéraux que multilatéraux, dans lesquels ont été pris en compte les intérêts de chacun. C’est le principe d’un développement mutuel.

      Par exemple un pays conclut un accord avec un autre pour lui vendre ses ressources naturelles à un prix très avantageux, fixé pour une certaine durée, en échange de quoi l’autre pays lui transfère une technologie. Chacun des 2 y trouve son compte. Le premier acquiert la maîtrise d’une technologie qui va lui permettre de se développer en créant des industries, le deuxième acquiert des ressources nécessaires à son économie pour un coût bien moindre que s’il avait dû le payer à sa véritable valeur. Mais ce transfert de technologie est possible, car le deuxième pays n’a pas à craindre la concurrence du premier une fois qu’il aura la maîtrise de cette technologie étant donné que les économies nationales sont protégées par des droits de douanes. Ce sont tout simplement des rapports internationaux basés sur le principe d’une coopération, au lieu du principe de concurrence.

      Contrairement à une idée reçue assez répandue, à l’origine les USA étaient une économie protégée et anti libre échangiste. La doctrine du système américain d’économie politique, telle qu’elle fut définie en particulier par Alexander Hamilton, premier secrétaire au trésor des USA, dans ses rapports au congrès, évoque explicitement la necessité de protéger l’énonomie nationale des USA, afin que ceux ci puissent développer leur capacité de production. Cela a parfaitement réussi étant donné qu’ils sont devenus rapidement la plus grande puissance industrielle du monde.

      Aujourd’hui les USA sont libre échangiste et ça ne leur réussi pas du tout. Leur industrie automobile est en faillite, ils ont été contraint de rétablir des droits de douanes sur le secteur spécifique de la métalurgie afin que leur industrie restant ne disparaisse pas purement et simplement. D’autre part s’ils n’avaient pas 2 milliards de dollars qui entrent quotidiennement dans leur économie ils seraient en cessation de payement, et en plus de cela ils importent plus de la moitie de leurs biens de consomation.

      Autrement dit les USA sont en faillite, et le fait qu’elle ne soit pas déclarée n’y change pas grand chose. Mais c’est également la faillite du modèle économique libre échangiste. Il est donc plus qu’urgent d’en changer. Souhaitons que les USA sachent revenir à leur modèle d’origine qui a fait leur succès, un modèle et une tradition beaucoup plus humaniste que le modèle actuel.


      • Sylvain Reboul (---.---.43.223) 14 décembre 2005 17:01

        L’économie américaine n’est pas libre-échangiste, elle est protectionniste pour soi et libre échangiste pour les autres ; de même elle n’est pas libérale, mais monopoliste , elle met les impôts et le puissance y compris militaire (complexe militaro-industriel) de l’état au service de monopoles (armes, informatique, pétrole etc..)

        Le libéralisme suppose donc non la suppression étatique de la concurrence (et on sait quels sont les effets liberticides et contre performants d’une économie administrée par l’état) mais sa régulation en vue de réduire les inégalités qui tendent à la supprimer.

        Quant au nationalisme économique il est mort et enterré. Vouloir le repli sur l’économie nationale à l’heure de la mondialisation de l’écologie, des informations, des capitaux et des marchés est tout simplement impossible, sauf à préparer un désastre économique et social certain (taux de chômage 50% minimum) ; citez moi une seule entreprise soi-disant française, y compris nationalisée, qui puisse aujourd’hui se passer du marché mondial ? Même les commerces dits de proximité en sont partie prenante !

        Nous n’avons plus d’autre choix que de nous efforcer de rendre la mondialisation moins injuste par une démarche supranationale. En cela l’OMC doit être une des institutions qui y concourent à condition que l’on s’organise pour faire échec à l’économie monopolistique anti-libérale de cette super-puissance en difficulté que sont les Etats-Unis qui, pour le moment, en l’absence de règles mondiales et d’autorité de ces institutions suffisante, peuvent imposer aux autres le poids de leur endettement. Les origines et les enjeux de la pensée libérale


      • argoul (---.---.18.97) 14 décembre 2005 17:24

        Je crains ne nous ne soyons plus guère à l’époque de Hamilton. Le monde a changé et si nous voulons vendre quelque chose ailleurs que chez nous, il nous faut négocier. En bilatéral, c’est possible... quand on est puissant ! C’est ce que font les USA. Pas nous. Petit pays incapable de nous unir à d’autres pour parler d’une seule voix, nous devons en passer par la négociation multilatérale dans les instances ad hoc. Sinon... au contraire de Boeing qui vend ses avions sans le savoir-faire qui va avec, nous vendrons toujours nos Airbus à la Chine avec les transferts de technologie - qui nous retomberont dessus dans 10 ans. Négocier la protection des brevets avec la Chine, en contrepartie d’accepter certains de ses produits, c’est justement ce qui est en train de se passer à l’OMC. Imaginez en revanche J. Chirac à la place de l’OMC, vous allez rire. De plus, le savoir-faire américain est de moins en moins dans l’industrie et de plus en plus dans les services et dans les TIC. Acheter l’industrie en Asie et vendre des films ou des logiciels pensés aux USA, c’est habile. Et nous, nous faisons quoi ? Des criailleries, comme d’habitude.


        • Emile Red (---.---.84.39) 14 décembre 2005 17:59

          « des logiciels pensés aux USA »

          Je crois que ce n’est plus vrai depuis longtemps, même Bill Gate s’est résolu à délocalisé et où donc, paradoxe des paradoxes en Chine et dans la petite France.

          Pierre voit le long terme, avec les enjeux d’évolutions possibles des marchés multilatéraux, ce qui n’est en aucun cas le but du « libéralisme » dont les côtés pervers ne font que montrer le bout du nez.

          Le but du libéralisme n’est il pas une entière liberté d’entreprendre, qui revient à dire que les gros mangent les petits et à terme tendent vers une unicité monopolistique ?

          Qu’advient il des prix sans concurrence, des salaires, des erreurs commerciales, lorsqu’une entreprise est seule sur le marché ?

          Que devient l’état affaibli face aux colosses économiques ?

          L’invasivité des gros consortiums dans les économies nationales assassine non seulement les entreprises concurrentes locales mais affame les peuples, nombres sont les exemples de dumping qui tue les économies africaines au but unique d’imposer son produit de force (semences, poulet, lait, céréales...).

          La seule réponse réaliste ne peut être que les barrières douanières, qui rééquilibrent les échanges et limitent les importations concurrentielles.

          Les Etats Unis appliquent une solution moins visible mais tout autant dissuasive : l’ultra règlementation protectionniste, dont la France fait les frais régulièrement avec ses produits agro-alimentaires.


        • (---.---.172.235) 14 décembre 2005 21:54

          Il existe un « petit pays » en Europe. Il ne fait pas partie des 25. C’est un pays neutre. Il ne se soumet à aucune puissance. Avez-vous trouvé de qui il s’agit ? Oui, c’est la Suisse ! Et elle ne tire pas sa « petite » puissance et son autonomie que de ses seules banques ! C’est surtout un pays en pointe dans le domaine de la recherche et de l’innovation et du développement durable. La France aussi a aujourd’hui un secteur bancaire tout puissant et pourtant ... Ce « petit » pays qu’est la Suisse dispose d’un trés haut niveau de vie et de moeurs et il fait bon vivre, contrairement à l’Angleterre, l’Allemagne ... et la France ! Le monde est actuellement suspendu aux « petits » Laboratoires Roche (Tamiflu vs Grippe Aviaire). Les Suisses n’ont ni pétrole, ni port, ni PAC, nini ... mais ils sont trés forts ces « petits » suisses. Les politiques donnent souvent la parole à leurs concitoyens et cela marche ! Je pense que la France pourrait être encore plus forte qu’eux si elle n’était rabougrie dans son union européenne pléthorique et fort coûteuse. Si elle mettait le « paquet » sur ses points forts, qu’elle détruit au contraire lamentablement (enseignement, recherche, innovation, tourisme, agriculture, productivité, art de vivre et de penser, gastronomie, ...) au lieu de défendre ses points faibles ... au seul profit des « puissants » (les USA, la Chine et capitalistes sans foi ni loi) ! Il ne suffit pas de s’opposer à une guerre pour faire bonne figure et se soumettre lamentablement par ailleurs ! Et ce n’est pas la faute aux autres, aux 35 h, aux socialistes, etc ... Monsieur Argoul !


        • Pierre (---.---.188.2) 14 décembre 2005 18:28

          A Monsieur Reboul qui dit que les USA ne sont pas libre échangistes, et qu’ils sont au contraire protectionistes, je poserai la question suivante : que faites vous des plus de 50% des biens de consomations importés aux USA ? Je dirai drôle de protectionisme !

          A Mousieur Argoul je répondrai que le temps passe mais les principes de l’économie restent. Vous dites qu’à ce jeu seuls les puissants comme les USA peuvent s’en sortir. Nous avons vu ce qui restait de la « puissance » des USA en septembre dernier lors de l’ouragan, ils n’ont même plus les moyens d’entretenir leurs infrastrutures, et ne parlons pas de la construction de nouvelles. Ils sont ruinés. Même un pays « puissant » comme les USA n’a pas intérêt à ce que le système actuel perdure.

          Maintenant pour que les choses puissent réellement changer, il faudra en premier lieu que tous les pays s’accordent sur le constat d’échec du système actuel et organisent une nouvelle conférence internationale de type Bretton Woods pour mettre en redressement juduciaire le système financier international qui est de plus en plus instable et où gonflent des bulles de plus en plus grosses et dangereuses pour l’économie mondiale. D’autre part lors de cette même conférence les pays devront chercher ensemble sur quelles nouvelles règles devront dorénavant reposer les relations internationales. Je pense en particulier qu’il est tout à fait possible de se baser sur certains principes comme le développement mutuel.

          Cela correspond aux propositions de l’économiste américain Lyndon LaRouche, propositions auxquelles de plus en plus de démocrates du sénat et du congrès se ralient depuis quelques semaines. C’est pour cette raison que cette option devient tout à fait possible. Je pense que les autres états ont tout intérêt à ce qu’une telle initiative devienne réalité, ils y ont un grand intérêt, ils devraient donc la soutenir. Mais l’initiative elle-même ne peut venir que des USA.


          • Sylvain Reboul (---.---.123.53) 15 décembre 2005 09:58

            C’est non pas par choix que les USA importent 50%¨de leur produits qu’ils taxent du reste en grande partie, mais par nécessitè pour pouvoir vendre à l’extérieur et ne pas susciter des réactions négatives en perticulier de l’Europe et la Chine qui détient une masse considérable des bons du trésor américains et des dollars ; d’autre part il faut compter avec les importations de produits de firmes financées par des capitaux d’origine nord-américaine. Mais tous les efforts de l’administration Bush est de limiter le protectionisme chez autres tout en préservant, autant que faire ce peut, le maximum de protectionisme chez eux.


          • Sylvio (---.---.85.205) 14 décembre 2005 19:10

            Pour répondre à ses commentaires, je pense que le libéralisme est un nouveau modèle que l’on nous propose (essentiellement les grandes puissances dont les gouvernements de droite ou de gauche sont intimement liés aux multinationales) présenté comme la suite logique du capitalisme mais qui ne l’est pas forcément.

            Pour moi le libéralisme n’arrange pas forcément les USA ou l’Europe ou l’Afrique, etc. Comme le dis Emile Red, ce sont les plus fort qui gagnent avec ce système, pour moi :

            - ceux qui sont le plus requin (c-a-d pres à bouffer son concurrent de n’importe quelle manière ou utiliser des moyens amorales : exploitations des enfants ou des peuples « faibles »).

            - ceux qui ont de l’argent au départ, peuvent l’investir d’une quelconque manière et en vivre.

            Ceci est dû à la déreglementation et bien sûr c’est toujours possible, comme avec le capitalisme de s’enrichir de manière plus morale.

            Donc qui ce système arrange ? les plus fort, qui sont les plus « fort » ? ceux qui ont le pouvoir ou l’argent. Ce sont donc l’ensemble des milieus politiques financiers et grands dirigeants (pas ceux des PME/PMI) qui en profitent, (les politiques ayant en général assez d’argent et ayant souvent des liens avec la finance, les conseils d’administrations ou comité d’actionnaires).

            Bref, on le voit tous les jours, les disparités sociales augmentent de façon dramatiquent, grands dirigeants avec des revenus ou des retraites incroyables et accroissement de la population française vivant sous le seuil de pauvreté. Ce phénomène est identique aux USA mise à part qu’il a commencé 10 ans plus tôt.

            Bref, ce n’est pas tel ou tel pays qui profitent de tous celà mais ceux qui ont la main sur ce système d’une quelconque manière. D’ailleurs les multinationales portent bien leur nom, elles ne sont plus liés à une nation, se foutent du patriotisme économique, des exceptions culturelles, etc.

            Je vous conseille de lire cet article d’un professeur américain : James Petras : « guerre ou paix / guerre et paix » qui comme 1984 de George Orwell apporte une vision du fonctionnement du monde avec un certain recul qui ne laisse pas indifférent. Ceci ne concerne pas l’OMC mais est en rapport direct avec le débat de ces commentaires.


            • Benjamin (---.---.173.42) 14 décembre 2005 19:54

              Je tenais simplement à dire à Argoul que les « Altermondialistes » ne sont pas que des gauchistes européens réacs comme il tend à le faire entendre mais que c’est un mouvement multiforme dont les principales composantes viennent des pays du Sud et non pas du Nord. Voyagez en Inde, en Afrique et en Amérique du Sud et vous verrez que ces mouvements, mis dans le même sac « alter » par les médias, sont différenciés et ne sont pas définissables selon une bonne vieille grille de lecture de politique occidentale. En Inde par exemple, ce ne sont pas des marxistes, mais des adivasis (hors castes) chassés de leurs terres, souvent pour des projets industriels, et qui se réunissent dans des organisations pour revendiquer leur droit à exister. En Amérique du Sud, ce sont pour la plupart des mouvements d’indigènes toujours relégués en citoyens de seconde zone lorsqu’ils refusent de quitter leur village pour conserver leur mode de vie traditionnel et ne pas être des consommateurs urbains. Tous ses mouvements sont très différents, un de leur seul point commun étant de ne pas se reconnaître dans les valeurs de la « modernité » telle qu’on la conçoit chez nous. En France, la vision de ces « altermondialistes » est totalement biaisée. Dans les forums sociaux, ce ne sont pas les vieilles organisations communistes qui prédominent, mais ces organisations des pays du sud sans à priori idéologique. Après que des « gauchistes » tentent de les récupérer, je ne le nie pas, mais jusqu’à présent personne ne peut revendiquer à lui seul la paternité d’un mouvement polymorphe, polycentrique et hautement différencié. Vu d’Afrique, d’Amérique du sud, d’Asie, de tous les PVD ou PMA de la planète, les « alters » comme ils disent, sont simplement des gens qui se réunissent pour trouver des solutions à leurs problèmes que leurs représentants politiques sont incapables de résoudre. Le paysan sud coréen qui s’est suicidé n’a pas commis ce geste désespéré par idéologie communiste ou autre, mais bien à cause d’une extrême misère. Quand cesserons-nous de toujours adopter un point de vue occidental paré des vertus d’un universalisme illusoire ?


              • Sylvain Reboul (---.---.123.53) 15 décembre 2005 09:46

                « Le but du libéralisme n’est il pas une entière liberté d’entreprendre, qui revient à dire que les gros mangent les petits et à terme tendent vers une unicité monopolistique ? »

                Cette formule est une contradiction dans les termes : la position d’A.Smith est de réduire le protectionnisme et les positions monopolistes qui étaient préconisés par les « mercantilistes ». S’il y a monopole il ne peut pas y avoir liberté d’entreprendre, sinon celle du « renard libre dans le poulailler libre », laquelle est à l’opposé de la revendication libérale.

                Vous confondez libéralisme et mercantilisme.

                Or pour comprendre les enjeux politiques actuels il faut sortir des confusions idéologiques qui n’ont cours qu’en France : la libre concurrence non faussée suppose la lutte contre les monopoles et les protectionnismes qu’ils génèrent sans cesse.

                Une entière liberté sans limites ni règles est liberticide ; c’est un principe fondamental du droit libéral ; appliqué à l’économie, la liberté d’entreprendre suppose de définir les règles de la libre concurrence.

                Retour au débat sur le TCE..

                Les origines philosophiques de la pensée libérale et ses enjeux


                • argoul (---.---.18.97) 15 décembre 2005 10:59

                  Je me réjouis de constater que le débat reste de haut niveau, ce qui me rassure (si nécessaire) sur les capacités à réfléchir de mes concitoyens. Bravo ! Evitez cependant les attaques personnelles, souvent infondées, et qui n’ajoutent rien au débat. Vous ne combattez pas le Diable - vous participez au forum démocratique, nuance. Pour cela, il faut développer des arguments et les soumettre au test des autres. Argumentons donc : SUISSE - Vous voudrez bien noter que ce pays fait partie de l’OMC depuis l’origine, comme la France. La différence est qu’il vit la démocratie d’une façon plus concrète et plus complète que nous, je le sais pour y avoir travaillé. La responsabilité citoyenne n’est pas qu’un discours pour fin de banquet mais se traduit par des votations régulières, par une conscience civique de chacun et par des négociations posées et argumentées dans les instances internationales. Le siège de l’OMC est d’ailleurs à Genève. Les Suisses défendent leurs intérêts, mais rien à voir avec les braillards franchouillards. Pas de manifestants adeptes de l’Appenzell ou du vin des coteaux genevois comme ceux du Roquefort ou de la piquette du Languedoc ! Les Suisses savent retrousser leurs manches au lieu d’accuser de tous les maux les Américains ou les multinationales. Ils ont su créer une industrie qui reste, une pharmacie qui compte et des assurances dont on ne fait plus la réputation, tout comme vous le dites. Mon article portait sur la stupidité des contestations médiatiques mais concrètement inefficaces des alter français. La Suisse, vous avez raison, est le parfait contre-exemple qui marche ! ALTER DANS LE MONDE - Le commentateur a tout à fait raison de pointer la faible audience de « nos » altermondialistes dans le reste du monde. Le gauchisme archaïque et télévisuel bovésien compte de moins en moins. Déjà, à Seattle, 95% des manifestants étaient des syndicalistes américains (des Etats-Unis) et pas des partisans de Jo Bové... Regardez le Brésil de M. Lula : il défend ses intérêts, il pointe nos contradictions entre un discours chiraquien ronflant de bons sentiments et la prosaïque réalité de la politique agricole protectionniste défendue par le même - il a raison. Vous notez « les valeurs de la modernité telles qu’on les conçoit chez nous » et c’est exactement ce que je répète à longueur d’articles sur Agoravox : ces valeurs ne sont souvent pas « universelles » (sauf quelques-unes comme le travail des enfants et la libres expression démocratique) mais liées à notre histoire occidentale. Nul doute que l’émergence de pays tels que la Chine, l’Inde, le Brésil, demain la Russie, le Nigeria, l’Iran, la Turquie, vont changer les formes de la mondialisation. Celle-ci n’est pas une « idéologie » mais un mouvement depuis la préhistoire, né de la curiosité pour l’autre et pour l’ailleurs, du désir d’acquérir par échange des biens inconnus. Ne pas confondre ce mouvement avec l’idéologie « américano-libérale » (qui n’est pas non plus TOUT le libéralisme) qui règne aujourd’hui parce qu’il émane de la puissance la plus forte, « l’économie-monde » dominante. Cela va changer. Et nul doute que les valeurs issues des autres civilisations qui deviennent économiquement puissantes vont peu à peu s’imposer dans le débat. Où sont les valeurs « européennes » dans le monde qui vient ? Elles restent éclatées entre les petits pays comme la France et l’allégeance aux USA pour d’autres. Ce n’est pas comme ça que l’on construit l’avenir, la Suisse, la Suède, nous montrent que l’on peut être « petit » et savoir garder son originalité dans un monde qui se transformera toujours. Que faisons-nous, en France, pour cela ? Bavasser pour « changer le monde », carrément, au lieu d’entreprendre de changer ce qui est à notre portée, dans nos écoles, nos laboratoires, nos entreprises, nos banlieues ? Le capitalisme restera, comme outil, mais sera utilisé par d’autres mains et interprété par d’autres esprits. Là encore, le capitalisme n’est pas une « idéologie », la preuve est qu’il est utilisé par les Etats-Unis « ultra »-libéraux comme par la Chine communiste, par certains pays islamiques intégristes comme par les social-démocraties scandinaves. Une idéologie, c’est l’« américano-libéralisme », il faut bien cerner les problèmes. USA - Croire que ce pays peut être « ruiné » par un ouragan est un peu léger ; il ne faut pas prendre ses désirs (inconscients ?) pour la réalité. Les infrastructures dépendent trop souvent des états et pas de l’Etat fédéral et, aux Etats-Unis comme en France, les intérêts électoralistes court terme font trop souvent oublier l’intérêt général - surtout lorsqu’il concerne « les banlieues », là-bas comme ici. Il ne faut pas confondre non plus OMC (qui régule les échanges) et FMI (qui contrôle le système financier international), je le dis pourtant clairement dans l’article ! Je ne crois pas, comme vous, à une conférence mondiale des bonnes volontés (convoquée par QUI ?) mais bien plutôt, comme vous le notez, aux intérêts mutuels du développement. Vous en faites des « principes », ce qui est une vision très « gauche morale à la française » mais ne me paraît pas avoir beaucoup d’échos dans le reste du monde (voir le commentaire sur les alters, plus haut). LIBERALISME - Il n’est PAS « un nouveau modèle qu’on nous propose », comme le dit un commentateur (décidément, l’enseignement des collèges français est d’une indigence...) QUI nous le proposerait ? QUI élaborerait dans l’idéal un tel « modèle » ? Le libéralisme est un mouvement historique d’épanouissement de l’homme que l’on peut faire remonter aux premiers débats sur l’organisation de la cité en Grèce (antique, programme de 6ème). Plus proche de nous, il a couru via la critique éthique de la société de son temps chez Montaigne, par les réflexions sur la liberté sous l’autocratie louisquatorzième chez des auteurs tels que Montesquieu, Voltaire et plus tard Rousseau, Diderot. Ce libéralisme des Lumières (celles de la raison, pas des ampoules électriques) a conduit à la monarchie parlementaire anglaise, à la Révolution américaine, à la Révolution française de 1789. Il n’est pas tombé du ciel ni découvert dans un quelconque grimoire comme un « modèle » de maquette à assembler. Le socialisme humaniste (via les Radicaux) l’a repris à son compte jusqu’à Karl Marx lui-même (voir le dernier livre de Jacques Attali) avant d’être biaisé par l’interprétation du marxisme des syndicats bismarckiens, aboutissant à l’archaïsme de la gauche française actuelle. Tout le reste de la gauche européenne, en revanche, a fini par condamner cette voie sans issue. Monique Canto-Sperber, dans un livre rendu compte sur Agoravox par l’un de mes articles, l’explique très bien. Vous vouliez sans doute parler de libre-échange commercial ou de mercantilisme - ce n’est pas la même chose ! Ce n’est surtout pas un « modèle » qu’on appliquerait comme un règlement d’administration, mais les conséquences d’un intérêt mutuel : si vous voulez vendre ce que vous savez produire (des avions, des vaccins, des livres, des services), il vous faut accepter d’acheter ce que l’autre produit mieux que vous (des ordinateurs, des crevettes, du maïs, des films, que sais je encore ?). Ne croyez pas non plus que pour réussir, il faille « de l’argent au départ » : comparez la Chine ruinée d’après Mao avec l’Arabie Saoudite richissime avec son pétrole : qui a réussi ces dernières années, selon vous ? On peut aussi comparer l’Argentine riche des années 30 et la Corée pauvre à la même date. Les « plus forts » sont les plus habiles, pas les plus brutes, comme en classe ou dans le reste de la société. C’est pourquoi la critique violente par la « manif » qui veut rejouer la prise de la Bastille me paraît une voie sans issue et c’est l’objet de l’article. Pour réussir, pas la peine de danser devant les télés. Comme partout, il faut travailler, argumenter, convaincre. Pas faire le clown.


                • Pierre (---.---.188.2) 15 décembre 2005 14:04

                  M Reboul, je pense que votre vision du libéralisme (tout comme celle d’Adam Smith) est irréaliste et utopique. Dans un système basé sur la concurrence, chacun tendra naturellement à vouloir se protéger au mieux de ses concurrents ou adversaires, chacun cherche à surpasser ou à dominer l’autre précisement dans le but d’échapper à la concurrence afin de s’assurer une situation durable. C’est un travers impossible à empêcher dans le cadre du libéralisme. Il n’y aura jamais de libéralisme tel que vous le voyez.

                  Le but de mon propos n’est pas de céder au pessimisme, bien au contraire. Pour moi le libéralisme économique découle d’une vision pessimiste de l’Homme car il revient à dire qu’il faut toujours laisser faire le marché car il fait les choses toujours mieux que ce qu’aurait décidé un homme. Je pense au contraire que l’Homme est doué de raison (nos découvertes scientifiques et notre maîtrise toujours plus grande de l’univers physique peut en témoigner) et qu’il peut donc déterminer quelles orientations ou quels changements donner à un marché.


                • Pierre (---.---.188.2) 15 décembre 2005 12:38

                  Argoul, je ne vois pas bien ce que je peux répondre à cet empilement d’idées dont on a du mal à suivre le fil conducteur et qui sont surtout une suite de quelques généralités qui n’ont en plus pas toujours de rapport visible avec les propos ici tenus. J’ai trouvé étrange également de penser que la philosophie du système d’économie politique américain (les fameux principes dont je parle) faisait très « gauche morale à la française ». Rien de bien convainquant donc.


                  • (---.---.157.141) 15 décembre 2005 19:07

                    Liberalisme et libéralisme :

                    Il y a quelque chose de troublant de la part des libéraux : de quel libéralisme parlent-ils ? De celui classique, de celui de Keynes ou du libéralisme actuel résumé par le terme « néo-libéralisme ». On ne peut pas soutenir que c’est la même chose (sur l’aspect politique et le rôle de l’état notamment).

                    Les libéraux passent trop souvent des uns aux autres au fil de l’argumentation sans préciser ces changements de repères. Ainsi quand le libéralisme actuel (ie le néolibéralisme) est critiqué, c’est souvent le libéralisme classique qui vient à la rescousse.


                    • argoul (---.---.18.97) 16 décembre 2005 09:41

                      Mais pourquoi êtes-vous troublé ? Y aurait-il quelque part une « bible » du libéralisme comme doctrine toute faite à appliquer ? Non, justement, le libéralisme est une doctrine humaine qui remonte loin, elle se construit donc historiquement, et chaque jour. ce que je reproche aux Français est de laisser tomber cette réflexion dont ils ont été un long moment les leaders. Ils « laissent faire », ils « laissent passer » la pensée pragmatique américaine. C’est trop facile, ensuite, de dire « c’est pas ce que j’veux » ! Oui, le libéralisme actuel, appliqué dans le monde, est essentiellement américain : à qui la faute ? A notre paresse intello, vautrée durant deux générations dans le marxisme, soit-disant « pensée indépassable de notre temps » (Sartre, je crois). NOTRE libéralisme comme pensée avant tout politique (avec applications économiques) est à reprendre, Monique Canto-Sperber, dans le livre cité et rendu compte sur Agoravox par moi-même, le démontre. Les Scandinaves, les Anglais, les Espagnols l’ont fait. La France s’endort et J. Chirac l’incarne. Un petit effort ! Exister, dans le monde, demande de ne pas dormir.


                    • argoul (---.---.18.97) 16 décembre 2005 09:43

                      Références Agoravox du compte-rendu du livre de Monique Canto-Sperber cité : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=2925


                      • Pierre (---.---.188.2) 16 décembre 2005 10:50

                        Argoul, le libre échangisme est une idéologie créee et utilisée par l’empire britanique pour opprimer économiquement les autres pays et maintenir sa domination.

                        Un membre du congrès américain a récemment dénoncé le libre échange comme étant la cause de la ruine du secteur industriel américain, et a proposé un moratoire sur les traités de libre échange engageant les USA. Il y a aujourd’hui une prise de conscience de plus en plus grande aux USA des méfaits de ce système, car si l’industrie automobile disparaît sans que ses capacités de production soient reconvertie, alors c’est un pan immense de l’industrie américaine qui s’écroulera et qui provoquera à plus ou moins court terme la chute des USA.

                        Ca n’est pas la première fois que les américains apprennent de leurs erreurs. Lorsque les anglais ont perdu la guerre d’indépendance, leur premier ministre a dit « c’est pas grave, on les aura par le libre-échange ». Les anglais ont alors vendu en quantité des biens à très bas prix à leurs anciennes colonies ... provoquant leur faillite seulement 10 ans plus tard. Ce n’est qu’après cet épisode qu’ils ont définit leur système d’économie politique américain (dont j’ai parlé avant), qui prônne à la fois le développement d’une industrie et sa protection par des droits de douane.


                        • (---.---.156.208) 16 décembre 2005 14:37

                          La réponse de Argoul appelle 2 commentaires.

                          Le premier, c’est la confirmation qu’il n’y a pas une sensibilité libérale unique. Même en se limitant à la vision libérale contemporaine, si on reprend l’exemple indiqué par Argou, on constate que le libéralisme actuel n’est ni monolithique, ni œcuménique. Mme Monique Canto-Sperber, normalienne, agrégée de philosophie, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’ Ecole des Hautes Etudes Economiques et Sociales et membre du Comité consultatif national d’éthique, tente en effet de rapprocher le libéralisme du socialisme. A ce titre, elle ne rentre pas du tout dans la ligne néo-libérale telle que soutenue par les libéraux de « Liberté Chérie » (voir la critique sévère de cette philosophe par Liberté Chérie : L’étonnant libéralisme de madame Canto-Sperber ) qui reprennent la ligne néo-libérale conservatrice de certains thinks-thanks américains. Il faut d’ailleurs reconnaître à cette philosophe un courage particulier pour ne pas suivre cette idéologie qui se veut messianique et dominante.

                          Le second commentaire revient sur les argumentaires des libéraux. En l’espèce, on se demande si la vision libérale teintée de socialisme de Mme Monique Canto-Sperber, parce ce que plus présentable, ne sert pas de faux-nez pour défendre le libéralisme souhaité par les néo-libéraux conservateurs.


                          • Onéma (---.---.79.1) 17 décembre 2005 10:32

                            La Suisse a surtout une démocratie qui fonctionne bien grace au référendum populaire.

                            Ainsi des décisions courageuses peuvent être prises. Leurs hommes politiques n’étant plus soupsonnés de lobbying, voir de corruption.

                            L’inétrêt général passe alors devant les intérêts particuliers et ça marche. Tout le monde y trouve son compte et effectivement il y fait bon vivre.

                            L’OMC c’est peut-être bien. Mais c’est loin d’être suffisant car les négociations se limitent aux échanges commerciaux. L’important c’est le bien être des gens (et des générations futures) et non leur richesse. A quoi bon d’être riche si on est malade ou reclus sur soi par peur de son environnement ?

                            Le sommet le plus important de cette fin d’année n’était pas celui de Hong Kong mais bien celui de Montréal.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Argoul

Argoul

Chroniqueur


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès