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Les deniers de ma grand-mère

Depuis 1971, les USA ont supprimé la convertibilité de leur monnaie en or. Ensuite, ils ont mené une campagne internationale pour inciter les pays à faire de même, avec succès. Quels sont les risques ?

Il y a, certes, la possibilité imminente d’une hyper-inflation, lorsque l’intoxication de notre économie au pétrole s’avèrera réellement inéluctable, et que personne ne sera plus en mesure d’ouvrir à fond les robinets pour calmer les marchés, comme le fait en ce moment l’Arabie Saoudite.

Le pétrole est inquiétant, nous sommes d’accord. Mais il y a une réalité économique tout aussi inquiétante, qui semble échapper aux médias : nous économisons du papier, dans le sens où la convertibilité de notre monnaie en or n’existe plus depuis que Nixon, en 1971, a supprimé la convertibilité du dollar en or. Depuis, l’interdiction de la convertibilité des monnaies en or a été érigée en règle absolue dans les articles de l’IMF, et tout État membre est interdit d’établir une équivalence entre sa monnaie et l’or.

Le seul bastion résistant à cette dématérialisation des monnaies était la Suisse, qui avec son stock d’or enfoui dans les Alpes et sa convertibilité ancestrale, garantissait une monnaie "as good as gold". Mais les USA ont réussi à faire voter au gouvernement suisse l’entrée à l’IMF en 1992, ce qui fait que la Suisse a perdu un des piliers qui en faisait une des premières places financières dans le monde. Couplée à cela, une campagne, menée principalement par les USA, accusant la Suisse d’avoir volé l’or juif pendant la guerre, cela suffisait pour détruire un des derniers bastions monétaires résistant à l’influence du dollar.

Quelles sont les conséquences de monnaies non indexées sur l’or ? Considérant la monnaie comme une dette de l’État envers ses possesseurs, on peut voir l’économie comme un réseau complexe de dettes, où les seules personnes en fin de chaîne ne devant rien à personne et capables de payer sont les détenteurs d’or (à ce sujet il est intéressant de savoir que les pays arabes exportateurs de pétrole investissent massivement dans l’or). Tout simplement, la chute potentielle de la valeur des choses n’est pas limitée.

L’économie pourrait fonctionner sans or, si la nature humaine n’était pas naturellement encline à profiter le plus possible des avantages à sa disposition : ici, la planche à billets à disposition des gouvernements.

Une analyse du problème est disponible sur le site de l’analyste américain John Hathaway.


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1 réactions à cet article    


  • www.jean-brice.fr (---.---.239.172) 12 février 2006 18:44

    Etant un disciple de Jacques RUEFF, je ne peux qu’approuver votre analyse.

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