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Les dix plus grandes multinationales plus riches et puissantes que la majorité des états

 L’année dernière, les plus grandes sociétés du monde ont augmenté leur richesse par rapport aux États mondiaux, ce qui illustre la montée en puissance des entreprises multinationales.

L’organisme de bienfaisance Global Justice Now, qui lutte contre la pauvreté mondiale, affirme que les entreprises multinationales multiplient de plus en plus leurs revenues alors que les économies émergentes luttent pour survivre. Une étude réalisée par l’organisme de bienfaisance a révélé que le nombre d’entreprises dans le top 100 des entités économiques a augmenté en 2015, passant à 69 contre 63 en 2014. Alors que de nombreuses économies de marché émergentes ont eu du mal à se développer ces deux dernières années, principalement en raison du ralentissement de la Chine, la majorité des multinationales ont augmenté leurs profits.

L’organisme londonien a déclaré que les dix les plus grandes sociétés du monde, y compris Walmart, Apple et Shell, faisaient plus d’argent que la plupart des pays du monde combinés. Global Justice Now accuse d’ailleurs les gouvernements d’avoir cédé aux pressions des entreprises multinationales pour promouvoir un régime fiscal favorable aux entreprises et qui néglige les besoins des citoyens ordinaires. La valeur des dix sociétés les plus grandes a été enregistrée au niveau de 285 billions de dollars milles milliards dollars (254 billions d’euros), en battant le chiffre de 280 billions de dollars (249 billions d’euros) qui représente la richesse totale de 180 pays du monde. « La richesse colossale et la puissance des entreprises est au cœur d’un grand nombre de problèmes mondiaux, comme l’inégalité et les changements climatiques », a déclaré Nick Dearden, directeur de l’organisme londonien. « La course aux profits à court terme semble éclipser les droits fondamentaux de millions de gens sur la planète. Ces chiffres montrent que le problème ne fait que s’aggraver chaque jour », a-t-il ajouté.

La fortune de Bill Gates qui vient de passer le cap des 90 milliards de dollars est un exemple de ces dérives. Selon le classement Bloomberg des personnalités les plus riches du monde, la fortune de B. Gates, est l’équivalent de 0,5% du PIB américain et de presque 100% du PIB ukrainien.

La fondation Bill & Melinda Gates a une dotation estimée à plus de 40 milliards de dollars et avec 28 milliards de subventions versées depuis sa création, cette fondation surclasse l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La fondation n’est cependant pas exempte de critiques. Car si ses objectifs affichés sont de lutter contre la malnutrition, la pauvreté et la maladie, on s’interroge sur le poids du financement de la structure, qui a investi dans des entreprises pratiquant un fort lobbying comme Coca Cola Company, Pfizer et Walmart. En 2007, le documentaire « Le monde selon Bill Gates » signalait déjà les liens entre la fondation Gates et Monsanto qui étaient devenus partenaires dans le but de promouvoir les OGM en Afrique. Derrière une jolie façade se cache des réalités beaucoup moins avouables.

La compassion et la charité bizness font partie du capitalisme qui essaie de se donner bonne conscience auprès du public pour essayer de masquer les dérives et les inégalités de ce système prédateur. Car même au travers de ces fonds caritatifs, l’objectif de « profit » direct ou indirect n’est pas exempt. Si les richesses étaient mieux répartis, il n’y aurait aucun besoin de faire la charité. Citons pour terminer cette phrase de Victor Hugo : « vous voulez la misère secourue, moi, je veux la misère supprimée »

Transmis par B.B.BILL


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18 réactions à cet article    


  • Harry Stotte 19 septembre 17:14

     « ... vous voulez la misère secourue, moi, je veux la misère supprimée »


    Ce pauvre Totor ne serait pas allé loin avec les quatre-vingt-dix milliards de Gates et les deux ou trois milliards de bénéficiaires potentiels, que compte la planète...

    • fred.foyn fred.foyn 20 septembre 06:55

      Vous remarquerez que les grandes fortunes, sont toujours évaluées en « dollars »... !


      • rocla+ rocla+ 20 septembre 07:39

        C ’est  rigolo . 



        Il y en a  qui  font  des copiés-collés .


                           ET


        Il y en a qui savent faire du pognon . 



        Citoyen  choisis ton camp .

                  

        • rocla+ rocla+ 20 septembre 07:48
          Dans un article de 1957
           Robert Mundell démontre que l’investissement des entreprises à l’étranger constitue une réponse aux pratiques protectionnistes.

          En effet, la politique protectionniste vise le plus souvent à protéger les entreprises nationales non performantes de leurs concurrentes étrangères. Suivant les lois de l’offre et de la demande, l’entrave créée à l’importation, combinée à l’incapacité des entreprises nationales à répondre à la demande, contribuent à créer une situation de rareté encline à provoquer une hausse importante des prix des produits concernés. Il devient alors intéressant pour les entreprises étrangères de s’installer sur le territoire afin de profiter de ses prix élevés.


          Le protectionnisme  est un facteur de régression .


          • rocla+ rocla+ 20 septembre 07:52


            Selon Raymond Vernon (International Investment and International Trade in the Product Cycle, 1966) la stratégie mondiale des firmes est à mettre en parallèle avec le cycle de vie des produits qu’elles proposent.



            • Dans un premier temps, le produit tout juste conçu doit être testé : le marché national est alors le plus indiqué. Ce dernier doit suffire à tirer profit d’une nouveauté du fait de l’absence de concurrents. De plus le prix élevé de ce produit inédit correspond justement au niveau de vie du marché national (on considère que les entreprises innovantes sont celles des pays riches).
            • Arrivant à un stade de maturité, l’entreprise sur le point de perdre l’exclusivité sur le produit est incitée à le vendre sur les marchés étrangers avant l’arrivée de ses futurs concurrents. Le produit, s’il connaît un important succès est produit en des quantités plus importantes ce qui provoque une baisse de son prix. Il devient donc accessible aux consommateurs de pays moins aisés.
            • Lorsque le produit atteint un stade de standardisation et se banalise, l’entreprise se doit d’en délocaliser la production dans les pays à bas salaires pour le réexporter par la suite dans les pays riches. Elle peut éventuellement aussi en délocaliser la production dans d’autres pays riches qui profiteraient d’avantages technologiques, le tout étant de réduire le plus possible les coûts de production dans un contexte de concurrence sur les prix.

            Plus tard, Raymond Vernon rajoutera que les entreprises produisant un même produit voient leur part du marché domestique se stabiliser et sont réduites à en grignoter des parts insignifiantes. Elles se doivent donc de conquérir les marchés étrangers afin de poursuivre leur croissance, l’acquisition et l’implantation de filiales (de production ou de distribution locale) implantées sur le marché visé permettent d’accroître l’efficacité de cette nouvelle stratégie.


            • rocla+ rocla+ 20 septembre 08:02
              Encensée par les uns, vilipendée par les autres, la mondialisation et ses effets font régulièrement la « une » des médias. Dans un ouvrage intituléLes Entreprises en France, publié vendredi 18 octobre, l’Insee livre une photo jusqu’ici inédite de l’internationalisation de l’économie française.


              Partant de la notion de firme multinationale (FMN), définie comme un groupe ayant au moins une société en France et une autre à l’étranger, les experts de l’Institut national de la statistique et des études économiques arrivent à plusieurs conclusions.

              D’une part, en France, près d’un salarié sur deux (46,5 %) du secteur marchand (hors agriculture) était en 2010 employé par une multinationale, soit 6,8 millions de personnes. Parmi elles, 1,8 million travaillaient pour une entreprise sous contrôle étranger.

              D’autre part, l’étude démontre que l’industrie est « particulièrement bien insérée dans la mondialisation avec 64 % de son emploi situé dans une multinationale » comme l’écrivent les auteurs de l’étude.

              noter que les implantations étrangères en France – dominées par les Etats-Unis, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni – sont bien plus nombreuses dans l’industrie que dans les autres secteurs et sont localisées géographiquement dans les régions du Nord-Est, dans le bassin parisien et Rhône-Alpes.


              Il propose  de supprimer les multinationales notre copié-colleur ? 


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 septembre 16:34

                « ...plus grandes multinationales plus riches et puissantes que la majorité des états »


                Bien entendu et c’est normal puisque les multinationales n’ont pas de frontières et se foutent des nationalismes.
                Il n’y a que les subsidiaires ou filiales qui doivent se plier aux règles.
                Les Etats eux, se bercent d’illusions à l’intérieur de leurs frontières avec des règles et législations qui les empêchent d’en sortir...
                Faut pas rêver... Les objectifs ne sont pas les mêmes. La multinationale est amorale.

                • zygzornifle zygzornifle 20 septembre 16:57

                  il y a l’ADN de tous nos politiques LRPS entre les fesses de leurs dirigeants .....


                  • soi même 20 septembre 23:06

                    Un jour l’histoire ferra le lien (Les dix plus grandes multinationales plus riches et puissantes que la majorité des états) c’est grâce aux communismes que l’on est arrivé à se résultat si glorieux .
                    Se n’est pas Marx qui faut lire c’est regarde le résultat de ses soudards qui se sont réclamer du Marxisme et au lieux de crée un monde meilleur, on fait vivre un enfer au mon du marxisme léninisme.


                    • tf1Groupie 20 septembre 23:36

                      Bon déjà le mec confond valeur boursière et chiffres d’affaires.

                      Bref c’est une grosse bouillie intellectuelle du gars qui n’est pas heureux que le monde soit compliqué et qui a besoin de se défouler.

                      Il propose alors la suppression de la charité ...


                      • zzz999 21 septembre 11:20

                        @tf1Groupie

                        Même sur des sujets comme ça, il faut que vous nous infligiez vos brèves de comptoirs ?  smiley


                      • tf1Groupie 22 septembre 14:57

                        @zzz999

                        Toi je sens que tu n’as rien compris ... comme d’habitude.

                        Continue à faire zzzzzzzzzzzzzz


                      • Neo57 Neo57 20 septembre 23:52

                        En effet, dans le projet de Disneyland planétaire qu’est le N.O.M, les Multi-nationales seront (elles le sont déjà quasiment, manque plus que le TAFTA) les nouveaux États.


                        Aussi (et pour reprendre le jargon géopolitique) il serait intéressant de parler de ce qui se passe quand plusieurs de ces nouveaux États forment entre eux 4 Super-puissances (dont quasiment personne n’a déjà entendu parler), et qu’au final ce quatuor n’est en réalité qu’une seule et même Hyper-puissance, elle même entre les mains des 2 empires financiers les plus puissants sur Terre (Rockeffeler et Rothschild au sommet). Voilà qui a de quoi laisser songeur.


                        A méditer :




                        • rocla+ rocla+ 21 septembre 11:25

                          En fait  , les affaires  c ’est comme  dans la vie , c ’est les moins cons qui gagnent 


                          • rocla+ rocla+ 21 septembre 11:26

                            D’ autres font des copiés-collés ... smiley


                            • Petit Lait 21 septembre 12:45

                              Avec cet article et ses commentaires, on passe du prémâché néo-communiste à la bouillie conspirationniste (à la base plutôt facho....) sans préavis ! Bref tout cela est fort indigeste !!!! 


                              • rocla+ rocla+ 21 septembre 14:28

                                En passant par des commentaires sans rapport avec l’ article .


                                • ENZOLIGARK 21 septembre 15:09

                                  ... TANT QUE PARLE L ’ ECONOMIE (#) [ Music / VIDEO en VO by Silmarils ] ... ; ... (#) pipee , mOOOdifie , parasitee , transformee , ( ... ) par le$ ecoute$ de la N$A - U$ - ( Hello  !!! ... les blairOOOs ... ) . ... AFF ИСС ...

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Robert GIL

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