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Accueil du site > Actualités > Economie > Les économistes ne sont pas la solution, ils sont le problème

Les économistes ne sont pas la solution, ils sont le problème

Il y eut une époque où, pour nous faire avaler des réformes économiques qui allaient contre le bon sens le plus élémentaire (comme par exemple d'importer massivement des produits chinois pour mettre au chômage les ouvriers français) on nous faisait miroiter le miracle économique américain. Si nous faisions bien ce qu'on nous disait de faire, et si on consentait à quelques sacrifices, nous arriverions à atteindre le rêve américain. Alain Minc nous vantait le monde merveilleux de la « mondialisation heureuse ». Tout le monde allait y gagner !

On ne savait pas à l'époque (parce qu' Alain Minc se gardait bien de nous le dire), que pour maintenir leur train de vie insensé, les Américains, dont le niveau de vie réel était en chute libre, s'endettaient massivement.

Bizarrement, depuis le crash de 2008, alors que 48 millions d'Américains en sont réduits à se nourrir grâce aux bons de rationnement du gouvernement fédéral, on ne nous parle plus du modèle américain. Terminé, oublié. Le modèle à suivre maintenant c'est l'europe. Avec la même idéologie économique, la même arrogance, le même acharnement qui a conduit la majorité des Américains à la ruine et au dénuement.

Sachant que c'est l'application méthodique de la doxa libérale qui les a conduit là, et nous avec, on en vient à se demander si toute cette belle « science économique » dont on nous rebat les oreilles depuis les années 70 ne serait pas qu'un attrape-nigaud, un simple tour de camelot de foire pour nous faire les poches pendant que nous regardons ailleurs. La très grande majorité des Américains a beaucoup perdu mais une infime minorité a ramassé un immense pactole. L'argent n'a pas été perdu pour tout le monde. Et c'est bien la même chose chez nous.

L'économie est-elle même une science ? On peut se le demander. Puisque les économistes ont eu les mains libres pour faire ce qu'ils voulaient depuis 40 ans, comment se fait-il qu'il nous aient conduit directement à la faillite ?

De deux choses l'une : soit les gens qui nous dirigent depuis toutes ces années sont d'une rare incompétence, puisqu'ils auraient - avec une constance remarquable dans le temps - réussi à nous amener jusqu'au pôle sud en visant le nord, soit, et ce serait encore plus inquiétant, ils nous ont mené en bateau depuis tout ce temps et le résultat auquel nous arrivons aujourd'hui n'est que la suite logique de toutes les décisions qui ont été prises depuis. A voir la courbe de la dette qui n'a pas cessé de monter depuis 1974 (et ce n'est pas par hasard on y reviendra) on pourrait pencher pour la seconde solution.


Alors l'économie est-elle vraiment une science ? Comment le savoir ? C'est compliqué l'économie n'est-ce pas ? C'est technique... Mais au bout du compte, ce qu'il faut bien comprendre c'est que la technique ce n'est pas notre problème, c'est le résultat qui nous intéresse. Personnellement, je n'ai pas besoin de savoir comment fonctionne précisément mon four à micro-ondes - même si j'en ai une vague idée - pour faire chauffer de l'eau. Ce qui m'intéresse c'est que ça chauffe.

Les économistes (ils sont sensés savoir de quoi ils parlent) nous ont vendu la mondialisation, puis l'europe, pour tout un tas de bonnes raisons : l'europe devait faire baisser le chômage, nous mettre à l'abri de la spéculation financière, nous rendre plus compétitifs, etc. Et on s'aperçoit aujourd'hui que c'était du pipeau intégral ! Pas besoin d'avoir fait l'ENA. Aucun des avantages visés n'a été obtenu, bien pire, le chômage et la dette - devenue premier poste de dépenses de l'état - augmentent sans discontinuer depuis 35 ans, et nous serions maintenant au bord de la ruine, si l'on en croit notre propre premier ministre.

Alors comment ont-ils pu se planter à ce point ? L'économie n'est-elle qu'une pseudo-science ? Une sorte d'astrologie avec des oripeaux modernes qui nous aurait conduit dans le mur ?

Les sciences « exactes » permettent de définir des lois, et ce qui permet de vérifier qu'il s'agit bien de lois et de science, c'est que ces lois sont prédictives. Ainsi on peut prédire précisément quel sera le coefficient de la marée à Saint-Nazaire le jour de Noël 2014, quand aura lieu la prochaine éclipse de lune, et à quelle température l'eau bout au niveau de la mer, et ça marche à tous les coups. C'est pratique.

Alors l'économie est-elle prédictive ? Non évidemment. Personne ne peut savoir (à part ceux qu'on appelle justement les « initiés ») comment évoluera la bourse mettons demain. Montée ? Descente ? Crash ? Personne n'en sait rien. Par contre, la journée passée, les analystes seront nombreux à vous expliquer pourquoi « les marchés » sont montés, ont stagné, ou se sont pété la gueule.

C'est un peu comme si le météorologue de la télé vous expliquait quel temps il a fait hier. Même moi je peux le faire. Donc l'économie n'est pas prédictive à court terme.

L'est-elle à long terme, en se basant sur des quantités de chiffres qui neutraliseraient les hasards imprévisibles de telle ou telle réaction ? Non, évidemment, si l'économie était prédictive à long terme il n'y aurait pas eu le crash de 2008. Eh oui... Parce qu'on l'aurait vu arriver longtemps avant. Pourtant la crise de 2008 n'était pas un astéroïde qui s'est écrasé par surprise sur la planète financière. Et enfin si l'économie était prédictive on ne serait pas dans la situation économique catastrophique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

Je me rappelle Jean-Pierre Gaillard annonçant quelques jours avant le crash de 2008 que le CAC40 atteindrait les 5000 points avant Noël ! Il est à 3000 aujourd'hui. Le magazine Investir titrait encore cette année avant les vacances sur la flambée du même CAC40 : Il fallait investir de toute urgence ! Juste avant que les cours s'effondrent cet été. Pas mieux qu'Elisabeth Teissier prédisant à DSK une année exceptionnellement chanceuse en 2011 !

Ecoutez les journalistes au QI de bulot de BFM, on se croirait dans Gargantua : pris dans le yoyo absurde des valeurs boursières ils se partagent entre pleurer comme des vaches parce que le CAC40 baisse et rire comme des veaux parce qu'il remonte. Tout cela n'a plus aucun rapport avec la réalité, à quoi ça rime ?

Alors on va me dire oui, mais ce sont des journalistes, ça n'a rien à voir, les économistes sérieux savent ce qu'ils font et bla bla bla bla. Mais où sont-ils ces gens sérieux ? Où donc étaient cachés tous les économistes compétents depuis 35 ans que la dette augmente et qu'elle nous conduit inéluctablement vers la faillite ? OU ETAIENT-ILS ?

Alors est-ce que l'économie est un tissu d'inepties ? Ou au mieux une science humaine, dont les impressionnantes équations serviraient de paravent à une psychologie du doigt mouillé et de la rumeur ?

Je crois que c'est pire que ça. Car même en se fiant au hasard, aux oracles ou à la cartomancie pour diriger le pays, il y a peu de chances que nous aurions subi une pareille déroute, puisque pour la première fois dans l'histoire, notre pays est ruiné alors que nous n'avons connu aucune guerre, aucune invasion, aucune catastrophe naturelle, aucune épidémie ! Comment a-t-on pu en arriver là ?

Il y a pourtant en économie des préceptes simples et de bon sens, que des dirigeants ont adoptés à certaines époques à la suite des catastrophes passées : comme par exemple aux Etats-Unis la loi anti-trust, puis après la crise de 29 la loi Glass Steagall qui interdit aux banques de dépôt d'aller jouer au casino financier avec votre salaire (loi qui a été abrogée ces dernières années). En France, après la guerre, le conseil de la résistance décida de nationaliser les banques, les moyens de production d'énergie, et tout ce qui était nécessaire à l'indépendance de l'état, puis de mutualiser la santé et les retraites. Ce fut la plus grande période de richesse pour notre pays.

Puis quelqu'un a trahi notre pays, il s'appelait Pompidou. Il nous a trahis en faisant voter le 3 janvier 1973 (pendant la trève des confiseurs) une loi interdisant à notre pays de se financer tout seul en empruntant auprès de la banque de France. Ce qui signifie que depuis ce temps-là nous avons commencé à emprunter sur « les marchés », et que la dette a augmenté chaque année depuis, ce qu'on commence à lire un peu partout ces jours-ci, mais qui avait été longtemps dissimulé. Sarkozy lui-même a déclaré qu'il n'y a pas eu un budget en équilibre voté depuis 1974 (soit un an après) , tout en se gardant bien de dire pourquoi évidemment, lui qui a initié il n'y a pas si longtemps une cérémonie à Montboudif, en hommage à Pompidou.

Mais qui sait que Georges Pompidou était, avant de devenir ministre de De Gaulle puis président de la république, fondé de pouvoir de la banque Rotschild en France ? Le renard est entré dans le poulailler par la grande porte, c'était en 1973.

Alors voilà à quoi a réellement servi l'économie depuis Pompidou : elle a été un rideau de fumée, une fable qui a permis de masquer le hold-up qui se passait sous nos yeux et de justifier à grand renfort de théories fumeuses l'escroquerie pure et simple dont nous avons été collectivement victimes. En 35 ans une infime minorité de banquiers, financiers, industriels, ont siphonné tout l'argent, se sont emparés des richesses de l'état par le biais des privatisations, ont détruit les structures et les lois qui nous protégeaient collectivement, organisé la ruine des classes moyennes et la spéculation sur l'immobilier, corrompu nos dirigeants et fait voter des lois qui leur donnent aujourd'hui les pleins pouvoirs.

Ils nous ont entraînés dans ce piège qu'est l'europe, dont le but est de démembrer nos états pour en extraire ce qui reste de démocratie, et retourner à un moyen-âge féodal des régions, tout en nous maintenant définitivement en esclavage par la dette, sous le haut-patronage de l'OTAN et du FMI. Il y a eu la Yougoslavie qui a éclaté, puis la Belgique, demain l'Espagne, l'Italie. L'europe finance les régions contre les états, avec notre argent.

Au bord du chaos le voile se dissipe, et nous commençons à entrevoir la triste réalité : nous sommes dirigés par des homems politiques qui ont laissé faire ça depuis 35 ans parce qu'ils y trouvaient leur intérêt personnel. Il y a des mots pour qualifier ça, et il est temps de les sortir du grenier, parce que ça fait longtemps qu'ils n'ont pas servi, ça s'appelle de la « haute trahison ». Une des premières choses qu'a fait le satrape Sarkozy en arrivant au pouvoir a été de doubler son salaire. Tout est dit.

En une semaine Papandréou s'enfuit, il est remplacé par l'ex patron de la banque centrale grecque, qui a aussi été prof d'économie à Harvard aux Etats-Unis ! Berlusconi est viré, il est remplacé par un ex banquier de la Goldman Sachs, la banque qui a truqué les comptes de la Grèce. Trichet - le patron de la BCE - s'en va, il est remplacé par un autre ex banquier de la Goldman Sachs.

Voilà nos nouveaux maîtres, ils sont tellement sûrs de leur pouvoir maintenant qu'ils n'estiment même plus nécessaire de se cacher.

Il n'est plus temps de s'indigner, il est temps de se révolter !

Image source Wikipedia


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146 réactions à cet article    


  • Roland Franz Roland Franz Jehl 17 novembre 2011 10:29

    Bravo pour votre article !

    Il faut les citer et les dénoncer, ces « experts » en économie qui nous enfument à longueur de journée , dans une émission comme « C dans l’air » de Calvi (( 3 diffusions quotidiennes) : les Elie Cohen, Jean-Marc Daniel, Philippe Dessertine, Philippe Frémeaux, Michel Godet, Marc Touati, qui passent à tour de rôle dans son talk-show qui tient plus de la propagande que de l’information.

    D’accord avec vous pour passer de l’indignation à la révolte. Mais comment ?


    • El Nasl El Nasl 17 novembre 2011 11:31

      «  D’accord avec vous pour passer de l’indignation à la révolte. Mais comment ? »

       Leur monde est en train de s’écrouler , ne tirez pas sur l’ambulance smiley 

       la meilleure manière de se révolter est , penser , agir ,consommer local  , boycotter , ignorer leur système 
       
       


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 novembre 2011 12:07

      Certes, l’économie n’est pas une science exacte. De là à tirer à boulets rouges sur les économistes, comme le fait l’auteur de l’article ou comme vous le faites sur ceux qui passent à « C dans l’air », cela paraît exagéré et injuste.

      Prenons l’exemple d’Élie Cohen.


      Bien qu’il soit membre du Conseil d’analyse économique auprès du premier ministre, je l’ai entendu, souventes fois, tenir des positions économiques en totale opposition avec le credo du gouvernement.
      Par exemple :
      QUOTE
      Démagogie politique
      De : « Jean-Pierre Llabrés » <Jean-Pierre.Llabres@laposte.net>
      À : elie.cohen@wanadoo.fr
      Date : 14/03/2007 12:50
        
      Cher Monsieur Cohen,

      Le 7 mars, vous avez participé à un numéro de « C dans l’air » consacré à Airbus. D’autres « experts » y participaient et nous proposaient une compréhension technico-économique du problème de manière aussi objective que possible.

      Le 12 mars, vous avez participé au dernier numéro de « Mots croisés », seul économiste face à des « politiques ».

      J’ai apprécié la présentation que vous y avez faite de votre analyse du problème Airbus. J’ai été effaré de constater qu’aucun des « politiques » présent(e)s, d’une part, n’était capable d’assimiler une analyse technico-économique et, d’autre part, d’éviter de sombrer dans l’idéologie et la démagogie.

      Comment peut-on espérer une bonne gouvernance si les « politiques » ne sont pas 
      capables d’aborder sereinement les complexités et la réalité d’un dossier ? 
      Cette incapacité ne vous désespère-t-elle pas ?

      Bien cordialement,
      Jean-Pierre Llabrés
      UNQUOTE

      QUOTE

      Re : Démagogie politique
      De : Elie COHEN <contact@elie-cohen.eu>
      À : « Jean-Pierre Llabrés » <Jean-Pierre.Llabres@laposte.net>
      Date : 16/03/2007 11:28
       
      Cher Monsieur,

      Oui ils est assez désolant de voir combien nos hommes politiques appréhendent un dossier comme Airbus.
      L’urgence me semble t il est aujourd’hui d’éviter les poisons du nationalisme.
      Cordialement
      Élie Cohen
      UNQUOTE

    • Christophe Certain Christophe Certain 17 novembre 2011 13:54

      « D’accord avec vous pour passer de l’indignation à la révolte. Mais comment ? »
      Eh bien je ne sais pas encore très bien mais j’ai déjà quelques idées, cela fera l’objet d’un prochain post !


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 17 novembre 2011 14:05

      Le milieu des économistes est l’une des parcelles les moins indépendantes de tout un monde à façade « scientifique » qui n’est pas ce qu’il apparente, loin de là. Les scientifiques qui tentent d’être vraiment indépendants se heurtent à de nombreux problèmes. Sans oublier que les pratiques discriminatoires font largement partie de l’histoire des institutions scientifiques et assimilées, universités US comprises.

      Voir, par exemple, nos articles :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/14/grece-italie-trilaterale-bilderberg-et-impasse.html

      Grèce, Italie, Trilatérale, Bilderberg... et impasse

      Le 14 novembre, Radio Chine Internationale (RCI) écrit entre autres : « La plupart des Grecs soutiennent le nouveau gouvernement de coalition », se référant aux sondages diffusés par la presse grecque à propos du gouvernement que vient de former Lucas Papademos. S’agissant de l’Italie, Les Echos commente « Mario Monti, un technocrate sobre et intransigeant ». Précisons que Monti et Papademos sont les deux des membres de la Commission Trilatérale, dont le premier préside la branche européenne. Très lié à l’Union Européenne et président honoraire du think tank Bruegel, Mario Monti est également membre du comité de pilotage des rencontres de Bilderberg. Dans une présentation d’il y a deux ans, il apparaît comme conseiller de Goldman Sachs et de Coca Cola. Lucas Papademos fut de son côté vice-président de la Banque Centrale Européenne (BCE). La semaine passée, du 11 au 13 novembre, la réunion européenne de la Commission Trilatérale a eu lieu à la Haye. Une dépêche Romandie News / AWP du 14 novembre commente d’emblée « Grèce : Papademos définit lundi sa feuille de route dictée par l’UE et le FMI ». Atlantico interroge : « Le nouveau gouvernement grec va-t-il achever l’Europe ? ». Mais la crise actuelle est-elle autre chose que le résultat de la politique imposée depuis les années 1980 par des institutions comme l’Union Européenne et les structures qui l’ont précédée ? Sur l’Italie, Le Figaro annonce « un gouvernement resserré et « technique » ». Mais en quoi consiste la « technique » de ces prétendus « experts » ? Est-ce autre chose que la collection de lieux communs récurrents, présentés comme « consensuels », qui ont ruiné les pays européens ? Car c’est sans doute l’aspect le plus inquiétant de cette situation : l’incapacité, de la part de ceux qui nous gouvernent, d’appliquer dans la pratique autre chose que la « bonne vieille » politique des trois dernières décennies qui a conduit à la débâcle des années récentes. C’est précisément de ce point de vue, que le recours à des « spécialistes » influents liés à la Commission Trilatérale et au groupe de Bilderberg apparaît particulièrement parlante.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/14/grece-italie-trilaterale-bilderberg-et-impasse.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/13/univers ites-recherche-et-discriminations-i.html

      Universités, recherche et discriminations (I)


      Le 13 novembre, avec le titre « Les suppliciés et les indignés  », Sud Ouest évoque notamment les déclarations récentes du «  révolutionnaire Montebourg », estimant qu’il « tétanise les personnes âgées de son parti en suggérant de les plonger dans le formol après 67 ans ». Arnaud Montebourg, qui d’après Le Parisien ne veut plus de «  retraités » à l’Assemblée, a demandé il y a une semaine à Martine Aubry de «  fixer l’âge limite pour l’investiture à 67 ans révolus ». Dans notre société, l’espérance de vie est censée s’allonger. A quoi servirait, autrement, le prétendu « progrès » ? Mais Montebourg propose une mesure visant à restreindre de fait, par le biais des partis politiques, les droits civils et politiques des personnes ayant dépassé un certain âge. Car la loi permet à tout citoyen d’être candidat à des élections, et c’est aux citoyens de juger de la valeur du candidat. Pire, s’il s’agit de veiller à une certaine rotation des mandats politiques, ne conviendrait-il pas de rappeler qu’Arnaud Montebourg est député depuis plus de quatorze ans et cumule cette fonction avec la présidence du Conseil Général de Saône-et-Loire ? Alors qu’un retraité peut n’avoir jamais été député et se trouver parfaitement en mesure d’exercer un tel mandat. Sur cette affaire, l’expression « discrimination par l’âge » a été employée (Le Monde). Mais la politique est loin d’être le seul domaine où des discriminations liées à l’âge peuvent apparaître. Dans un article intitulé « L’ENA, le classement et l’âge du capitaine », Médiapart emploie cette même expression pour évoquer ce qu’un groupe d’élèves qualifie de «  parti-pris jeuniste » de la part de la direction de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), s’inquiétant notamment d’un « risque de formatage ». Précisément, comment contrôler au quotidien l’absence de discriminations liées à l’âge ou à d’autres critères (sexe, origines, appartenances diverses, opinions...) dans les institutions universitaires et scientifiques dont les instances fonctionnent à base de délibérations réputées souveraines sans obligation de motivation des avis et décisions qui en résultent ? Malheureusement, force est de constater que l’histoire réelle de ces institutions n’est pas exempte de comportements discriminatoires. Un exemple particulièrement troublant est celui des « quotas de juifs » longtemps pratiqués par des universités de plusieurs pays. Le «  modèle américain » se trouvant très directement en cause, et les candidats d’origine juive n’étant pas le seul groupe visé par ce type de pratiques.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/13/univers ites-recherche-et-discriminations-i.html ]


      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • kot begemot kot begemot 17 novembre 2011 14:38

      pour commencer, il faut jetter la zombé-box-TV à la poubelle


    • kot begemot kot begemot 17 novembre 2011 14:53



      « Quoi faire ? » (Lenine, 1917, 10 page) : "
      - prendre la poste , la gare et le telegraphe - (par 10hommes armés pour chaque)
      - et puis arreter l’Assemblée (il falait seulement 25 matlots armés )
      et c’était tout.


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 17 novembre 2011 15:50

      La première chose à faire serait une vaste campagne d’explication citoyenne. Nous l’avons proposé maintes fois au sein des coordinations universitaires et de laboratoires qui s’étaient formées contre la « réforme Pécresse », mais les « collègues influents » côté hiérarchies et côté syndicats ne veulent pas en entendre parler. Ils préfèrent les négociations à huis clos entre le gouvernement, les directions des établissements et les « membres d’instances ».

      Malheureusement, il existe une vaste « cogestion de fait » qui étouffe des informations que les citoyens devraient connaître. Par exemple, lorsque Sarkozy et le gouvernement ont fait l’apologie d’un prétendu « modèle américain », on aurait pu leur répondre par une large diffusion d’information sur le fonctionnement réel des universités des Etats-Unis, le rôle des « mécènes » privés, etc... Ce qui, de toute évidence, s’applique en particulier à l’Economie.

      En février 2010, dans notre article « Universités françaises et OPA patronale (I) », nous avions évoqué la crise des universités US dans ces termes :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/01/univers ites-francaises-et-opa-patronale-i.html

      (...)

      Tout d’abord, quelques rappels sur la prétendue « gestion moderne » que représenteraient les fonds propres capitalisés.

      D’après le tableau diffusé par la NACUBO :

      http://www.nacubo.org/Documents/research/2009_NCSE_Public...

      les universités des Etats-Unis qui ont essuyé, en pourcentage, les plus lourdes pertes de patrimoine ont été précisément les plus riches, prestigieuses et théoriquement les mieux gérées.

      Les chiffres paraissent très parlants. Harvard passe de 36,6 milliards de dollars US de fonds propres capitalisés en 2008 à 25.7 milliards en 2009. Yale, de 22.9 milliards à 16.3 milliards. Stanford, de 17.2 milliards à 12.6 milliards. Princeton, de 16.3 milliards 12.6 milliards, et ainsi de suite.

      (...)

      Et quelles peuvent être les garanties d’indépendance d’un enseignement supérieur dépendant des dons des riches ?

      Par exemple, un centre de l’Université de Harvard porte le nom du fondateur et président honoraire de la Commission Trilatérale, l’ancien président de la Chase Manhattan Bank David Rockefeller.

      Sur le site du David Rockefeller Center for Latin and American Studies (DRCLAS) de l’Université de Harvard, on peut lire par exemple cette note d’avril 2008 :

      http://www.drclas.harvard.edu/regional_office/innews/giants

      A Giant’s Gift : David Rockefeller gives $100 million for undergraduate education

      DAVID ROCKEFELLER ’36, G ’37, LL.D. ’69, has made a $100-million gift to Harvard, the largest by an alumnus in University history. Reflecting the convergence of his own lifelong interests and current Harvard priorities, the gift will support two broad initiatives.(...)

      (fin de citation)

      Les axes de recherche sont donc déterminés, d’après cette note, par une «  convergence  » entre les souhaits du donant et la politique scientifique et pédagogique de l’université.

      Pour rappel, le site de la Commission Trilatérale :

      http://www.trilateral.org

      Et si les « mécènes » sont en mesure d’influencer le programme scientifique d’une université comme Harvard, quelle université privée osera d’embaucher des enseignants ou des chercheurs susceptibles de «  déplaire aux donateurs » ?

      (...)

      (fin de l’extrait de notre article du 1er février 2010)

      Ce n’est qu’un exemple.

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/

      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Citoyen 17 novembre 2011 17:31

      Intéressante, cette affaire des « sponsors ». Mais il faudrait souligner aussi que « nos politiques de gauche » ont également des « bienfaiteurs », et même Wikipédia. Comme quoi on se fait avoir beaucoup plus facilement qu’on ne le pense.

      Voici, par exemple, les « mécènes » du « think tank progressiste indépendant » et « de gauche » Terra Nova :

      http://www.tnova.fr/les-partenaires

      et voici le Conseil d’Orientation de Terra Nova :

      http://www.tnova.fr/a-propos/conseil-dorientation

      Voici aussi la liste publique des « bienfaiteurs » de la Wikimedia Foundation (Soros et Microsoft compris) :

      http://wikimediafoundation.org/wiki/Benefactors


    • DSKprésident 17 novembre 2011 18:00

      L’économie, c’est simple quand c’est simplifié : pour les Etats, c’est comme pour les ménages (hors aspects monétaire).

      Dans un ménage, tu travailles, tu as des rentrées d’argent, tu dépenses, et tu t’endettes pour la bagnole et l’appartement, et tu rembourses.

      Aux USA, ou en Angleterre, jusque l’application des théories du fameux Milton Friedman (prix nobel d’économie en 76 - meme arnaque que le Nobel de la paix pour le guerrier Obama) par Reagan et Thatcher, cela travaillait dans le pays, etc... comme dans un ménage.

      Puis dans la décennie 80-90 délocalisation du travail en Chine (plus d’industrie aux UK ni aux US) = plus de rentrées d’argent pour le pays (ou le ménage), et augmentation de l’endettement pour maintenir le niveau de vie.

       

      Aujourd’hui : dette énorme, plus de revenu (balance commerciale déficitaire), donc le banquier envoie ses huissiers pour prendre le controle de la maison, du frigo, de la bagnole. Comme en Grèce, ou nos économistes décrivant le plan de « sauvetage de la grece », omettent de préciser que la grece doit vendre ses Telecom, ses iles, ses aeroports, ses ports, ses compagnies des eaux, sa banque nationale, et tous les bijoux de famille...

      Meme scénario en 2012 en France...on va nous « sauver »...

      Voilà pour l’économie : c’est simple à comprendre...

       

      On peux ajouter la loi de 1913 de Wilson aux US ou celle de 73 « Pompidou Giscard Rotschild » pour expliauer comment les banquiers privés ont pris le controle des Etats et donc des peuples...

      Les économistes qui nous embrouillent à la télé (Marc Touati, Lévy...) sont payés par les banquiers Rotschild, Blankfein (Goldman Sachs)... (tout cela c’est la meme famille) pour nous dire que la prise de controle de nos pays par leurs amis banquiers aux doigts crochus est NORMALE, inéluctable...

      C’est pas que ces économistes ou ces politiques soient incompétants, c’’est qu’ils bossent pour ces banquiers qui veulent asservir le peuple depuis des années. Ils n’en ont rien à foutre de la France et du peuple...

      Aux USA, ils ont assassinés plusieurs présidents pour préserver leur pouvoir de faire de l’argent sur le dos des peuples ;

      Assassinat de JFK en nov 63, qui avait en juin 63 tenté de mettre fin aux dessins tyranniques des banquiers en promulgant une loi étalonnant le dollars sur l’argent : « ils vont te tuer » avait prédit son père Joe Kennedy...

      Ne pas s’endetter auprés des banquiers privés, mais auprès de sa banque nationale, comme dans tous les pays du monde (sauf UE et US), en France : (à milliards d’euros d’économisé : on peut en créer des emplois et des investissments avec cela, au liue de le donner aux banquiers comme le font tous les vendus et ripous de présidents depuis Pompidou...


    • Jason Jason 17 novembre 2011 18:16

      @ Indépendance des Chercheurs

      Oui, excelente mise au point. A votre propos, il faut ajouter les forces armées parmi les donateurs.


    • Michel DROUET Michel DROUET 17 novembre 2011 18:51

      Ces « économistes » passent leur temps à commenter des crises qu’ils n’ont pas vu venir, toute honte bue...


    • Où va la Science ? 17 novembre 2011 19:34

      A Jason,

      Je ne sais pas où vous voulez en venir à propos d’Indépendance des Chercheurs. Mais, pour avoir vu passer leurs professions de foi aux élections du CNRS, je peux vous assurer que ce n’est pas le genre de collectif à qui le pouvoir en place ferait des dons.

      Quant aux forces armées, elles financent effectivement des recherches aux Etats-Unis comme en France. Ces financements passent par des contrats et ont lieu quelle que soit l’étiquette politique du gouvernement. Mais les militaires ne sont pas responsables de la politique de délocalisations et de privatisations qui s’est mise en place depuis les années 1980 dans les pays occidentaux. Cette stratégie a été lancée par des « élites » économiques et politiques.

      Malheureusement, cette politique de casse sociale a été appliquée et soutenue de commun accord par « droites » et « gauches ». Indépendance des Chercheurs a raison de le rappeler. C’est vrai que les élections de 2012 ne nous sortiront pas de l’impasse, que ce soit Hollande ou Sarkozy qui l’emporte. La politique réelle sera la même dans les deux cas. Et ceux qui avancent des considérations telles que « laissons-les, ça s’effondrera tout seul, faisons de l’écologie... » ont tort. C’est nous qui allons nous effondrer. Les riches, eux, ont déjà leur argent ailleurs, et ça produit...

      Dans les années 1980, « nos » oligarchies ont décidé de créer un grand « marché mondial de la main d’oeuvre » à la recherche des plus bas salaires et de la proximité des matières premières. Depuis, ils n’ont cessé d’envoyer leurs capitaux ailleurs. Cette stratégie impliquait la disparition de tous nos acquis sociaux : c’est ce à quoi « droites » et « gauches » ont travaillé. Pour rappel, le « rapport Lalumière » élaboré alors que Dominique Strauss-Kahn était ministre :

      http://www.minefe.gouv.fr/fonds_documentaire/pole_ecofin/international/rap_ multilateral.htm
       


    • Citoyen 17 novembre 2011 20:12

      Entièrement d’accord avec Où va la Science ? Les capitaux sont partis et continuent à partir, la technologie est constamment délocalisée depuis une vingtaine d’années, et ainsi de suite... Le pire, c’est qu’on a laissé faire.

      Une soixantaine d’années d’inertie collective inexcusable, au cours desquelles on a évité les « vagues » autant que possible et on a laissé « notre député » aller faire des grimaces au Parlement. Et depuis les années 1980, une totale passivité devant le massacre économique et social.

      On a même voté à deux reprises pour un ancien de Vichy comme Mitterrand (lire La main droite de Dieu, dont un extrait est ici : http://michel.delord.free.fr/maindroite.pdf). On a laissé faire des gouvernements de « droite » comme de « gauche » qui détruisaient nos acquis, on a laissé les capitaux et les technologies partir, etc...

      Le résultat est là, que cela nous plaise ou pas. Un tel comportement collectif a été d’autant plus inexcusable, que des « gauches » nous avaient déjà précipités dans la guerre de 1914-18. On oublie vite les leçons de l’histoire.


    • Lorelei Lorelei 17 novembre 2011 23:05

      on peut se révolter de plusieurs façons, sans tomber dans la violence qui l’arme des oligarchies, je pense que l’on peut faire un tas de choses comme acheter directement chez le paysan, ne pas voter tout simplement, si personne ne va aux urnes le message sera clair


    • lebreton 17 novembre 2011 23:30

      Bonsoir,
       
      Je vient d’entendre cope sur fr2 a gerber ,les petits nazis tenaient les memes propos ,la crise ,la crise ,mais quelle crise ? accules par golmands sach gaves de fric comme les canards du cac 40 ,et dire que ceux qui touche le rsa fraudent ,les malades doivent travailler , je pense que toute cette bande d’en.... ler il faut les illiminer,comme leur copains en libye et ailleurs c’est la peste de le planete .


    • Old Dan Old Dan 18 novembre 2011 01:22

      Comment ??
      Mais continuer de voter libéral, Sarko & Co
      jusqu’à ce que le système s’écroule !

      Bien sûr, y’aura de la casse.
      Mais de toute façons,
      ne va-t-on pas au "Meilleurs des Mondes ?


    • Dominique TONIN Dominique TONIN 18 novembre 2011 04:27

      Pour passer de l’indignation à la révolte, passer par les urnes www.lepf.fr


    • Yaltanne 18 novembre 2011 10:57

      « ’[…] passer de l’indignation à la révolte. Mais comment ? »
      […] déjà quelques idées, cela fera l’objet d’un prochain post !

      OK, rendez vous pris. Je m’inscris smiley
      Je le disais aux indignés croisés récemment : je ne suis pas indignée, je suis fâchée et je veux faire (s’asseoir en rond et faire des compte-rendus d’AG, mes 50 balais en sont revenus…)

      Ah, ça ira !


    • miha 18 novembre 2011 11:12

      Définition du mot « indignation » : sentiment de colère, de révolte.

      Indignation et révolte sont synonymes.

      Rejoignez les indignés !

      Plus nous serons nombreux, plus nous ferons entendre notre voix.

      sur l’air de « gare au gorille » :

      « L’oligarchie, c’est pas nouveau

      nous ment et nous joue du pipeau

      s’en prend à nos acquis sociaux

      sont insatiables, ces zozos

      Mais le capitain’ du bateau

      c’est le peuple, faut l’ dire bien haut

      ne vous faites plus traiter de veaux

      rejoignez les indignados.

       

      Démocrati i i i e ! »


    • Christophe Certain Christophe Certain 18 novembre 2011 11:26

      @los indignados

      Entre l’indignation et la révolte il y a l’action ! Le mouvement des indignés n’a donné pour l’instant aucun résultat tangible. Quels sont les objectifs ? Comment sortir de là ? C’est ça qui m’intéresse, pas des chansons !


    • Christophe Certain Christophe Certain 18 novembre 2011 11:27

      pardon c’est à Miha qui parle pour les indignés que je m’adressais


    • Dolores 18 novembre 2011 19:10


      Je partage votre réflexion.
      Ces « experts » que vous citez, radotent à un point qui devient écœurant.
      Il n’ont pas vu venir la crise, mais ils se sont posés en oracle quand elle a été manifeste.

      D’après eux, il faut que nous soyons compétitifs pour faire redémarrer la croissance.
      Ils ânonnent qu’il faut remettre les Français au travail, ces feignants qui se la coulent douce.
      Ils semblent ignorer qu’il faudrait d’abord qu’il y ait du travail pour les 5 ou 6 millions de français qui n’en ont pas et sont au chômage contre leur gré, ils ont oublié qu’ils trouvaient merveilleux ces délocalisations qui devaient nous rendre plus riches, ils suivent si peu l’activité des humains du peuple qu’ils ne sont pas choqués qu« en pleine crise, et alors qu’ils font des bénéfices et qu’on a soutenu leur activité pendant la crise, des industriels comme Peugeot vont partir au Brésil ou ailleurs en licenciant plusieurs milliers de personnes dans leur pays..

      Ils demandent que l »âge de la retraite soit reculé, alors qu’on licencie les « vieux » après 55 ans et qu’on embauche pas les jeunes.
      Ils prétendent que la France vieillit alors qu’il y a des générations qui n’arrivent pas à trouver un emploi.

      Ils ergotent sur le coût du travail,on paie trop ces salauds d’ouvriers et on exonère pas assez ces gentils patrons.

      Ils annoncent que les Français vont devoir se serrer la ceinture sérieusement avec la sérénité de ceux qui ne la serreront pas.

      Ils sont à peu près aussi crédibles que les météorologues qui peuvent se tromper une fois sur deux. Chacun sait d’expérience qu’on peut nous annoncer la pluie alors qu’il fait soleil ou inversement que le soleil brille alors qu’il pleut !

      Bref, c’est une engence dont nous pourrions nous passer sans que cela aille mieux ou plus mal !


    • FKdz-25 20 novembre 2011 08:31

      Quel que soit le domaine, les lobbies scientifiques influents sont au service du système, financés et noyautés par lui. C’est le système qui fait usage de leurs résultats comme il l’entend, et pas forcément dans l’intérêt de la grande majorité de la population.

      Particulièrement triste est l’histoire de l’allemand Fritz Haber, Prix Nobel de Chimie en 1918, considéré comme le père des armes chimiques (gaz toxiques de la première guerre mondiale, Zyklon B...). Contraint à l’exil par la montée de l’antisémitisme et la victoire électorale des nazis en 1933, il mourut sur le chemin de Bâle en janvier 1934.


    • Citoyen 20 novembre 2011 10:07

      A FKdz-25

      Fritz Haber s’était converti au protestantisme à l’âge de 25 ans et vivait dans un milieu où le mythe de la « culture supérieure » allemande se trouvait solidement implanté. C’est cette « culture supérieure » qu’il entendait faire triompher par les armes avec son engagement dans la recherche militaire et les opérations militaires directes.

      Ce qui en dit long sur la vulnérabilité d’une large partie des scientifiques par rapport aux idéologies dominantes, et sur la manière dont le pouvoir en place peut parvenir à les instrumentaliser.

      Réprouvant le comportement de Fritz Haber, son épouse Clara, chimiste comme lui, s’est suicidée au printemps 1915 pendant que Haber était directement impliqué dans une attaque utilisant des gaz empoisonnés.


    • isabellelurette 28 novembre 2011 12:44

      > la meilleure manière de se révolter est , penser , agir ,consommer local  , boycotter , ignorer leur système

      Oui .... aller retirer son liquide à la banque est aussi une bonne idée. Et bien sûr, tricher un maximum avec toute l’énergie du désespoir, pour payer le moins possible de taxes, d’impots. Vu ce qu’ils font du fric, autant leur en donner le moins possible. Tricher, tricher tant qu’on peut, ne pas payer la TVA, faire travailler au « noir », acheter au « noir », ....

       


    • El Nasl El Nasl 17 novembre 2011 11:18


        La science économique n’est qu’une branche de la science sociale . Quand vous avez compris ça , vous comprenez qu’un saupoudrage mathématique permet à une minorité de cautionner l’application à la société des idées les plus nauséabondes ... il y a quand même une morale , leur cupidité ces 30 /40 dernières années a fini par scier la branche sur laquelle ils étaient assis.

       i) bienvenue en décroissance

       ii) Pourquoi je claque la porte du medef : je cite
       " Je me souviens d’une réunion, au mois de novembre 2008, sur la protection sociale, où les patrons présents se sont livrés à un exercice de comparaison de leurs retraites chapeau. Ce jour-là, on avait sorti un listing avec les 500 plus grosses retraites chapeau de France, et la seule question qui se posait, c’était  : qui est dans le top 100  ? La réalité de la France, aujourd’hui, la voilà  : d’un côté, des salariés qui ont envie que ça marche, et de l’autre, un certain nombre de patrons dont la première préoccupation en temps de crise est de vérifier qu’ils sont mieux payés que les autres. "

       



        

      • PhilVite PhilVite 17 novembre 2011 11:56

        « Les économistes ne sont pas la solution, ils sont le problème »

        Ouais, tuons-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens ! smiley


        • Micromégas 17 novembre 2011 14:17

          il y a des économistes qui vont à contre-courant de la pensée dominante actuelle ; je pense à Paul Jorion (le capitalisme à l’agonie) ou Larrouturou et les économistes d’EELV. J’en parle sur mon site.


        • PhilVite PhilVite 17 novembre 2011 15:16

          Et moi je me sens très en phase avec Lordon par exemple.
          D’où le smiley dont j’espère que vous aviez noté la présence.


        • Où va la Science ? 17 novembre 2011 19:45

          Les « économistes de gauche », c’est lorsque la « gauche » gouverne qu’il faut les juger. Autrement, c’est trop facile. Or Jospin a battu un record de privatisations, de délocalisations, d’accords européens antisociaux, de casse de toutes sortes... Quant à Rocard, Fabius et les autres, où étaient les « économistes de gauche » ?


        • Lorelei Lorelei 17 novembre 2011 23:07

          ils sont pour certains le probleme, il y a des economistes probes qui disent clairement que le systeme lui même est basée sur l’iniquité et que l’on peut mettre au point un autre systeme, à ce que je sache le systeme actuel n’est pas une sainte vérité bien au contraire c’est un super mensonge que l’on fait passer pour la vérité


        • Christophe Certain Christophe Certain 18 novembre 2011 11:38

          je réponds aussi à Micromegas par la même occasion. Je suis d’accord avec vous, mais le problème c’est que ce n’est pas Lordon qui dirige l’économie, et il ne sera jamais en position de le faire car pour ça il faudrait qu’il s’inscrive dans un projet politique.
          Or, second problème, pour juger de la pertinence de ses analyses il faudrait les mettre à l’épreuve du réel, et pas simplement écrire des bouquins. Ma remarque n’est pas si triviale, car les socialistes en 81 étaient persuadés eux aussi de la pertinence de leurs analyses, mais ils ont été obligés de prendre un virage à 180° en 83 parce qu’il se sont plantés.
          Donc moi je parle de ce qu’on connait, de ce qu’on a sous les yeux et qui est appliqué, et aujourd’hui l’économie c’est l’ultra-libéralisme, de la même façon que le communisme a été au bout du compte stalinien, même si il y avait sans doute des alternatives à ça !


        • PhilVite PhilVite 18 novembre 2011 14:52

          Mais, je souscris quasiment intégralement à votre article. Mon premier commentaire n’exprime guère que du dépit face à l’incroyable apathie du peuple français qui se laisse mener à l’abattoir sans la moindre réaction.
          Au stade où nous en sommes, il me semble qu’il ne reste que trois possibilités qu’on peut résumer ainsi : 1) Monétisation de la dette -> hyperinflation -> chaos ou 2) Défauts sur les dettes souveraines -> fin de l’euro dans le désordre -> chaos ou 3) On continue à charger la mule (MES) -> explosion sociale -> chaos.
          Pour moi, la ruine du système est acquise, seule la forme et le temps que cela prendra reste inconnue. D’où l’importance des gens capables de penser un nouveau paradigme...pour après.


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 18 novembre 2011 16:44

          @ PhilVite

          Excellent commentaire que celui-là sur les trois voies fatales du chaos.
          Je pense qu’il y en a d’autres mais là n’est pas la question.
          La question c’est le dernier point que vous soulevez, bien trop rare.

          Oui, il nous faut penser un avenir post chaos.
          Que voulons-nous ?
          Nous ne l’aurons jamais si nous ne le savons pas.
          Car ça va pas venir tout seul !


        • jef88 jef88 17 novembre 2011 12:19

          la doxa libérale !
          C’est bien la le problème...
          Tout n’est pas obligatoirement entièrement bon ou mauvais...
          Mais la pensée « libérale » permet de tourner les obstacles, dans tous les sens, sans jamais perdre la face .... et pour le bénéfice de qui ?....des plus fortunés !


          • Christophe Certain Christophe Certain 17 novembre 2011 13:56

            Oui c’est bien à cela qu’il faut réfléchir ! Le chaos qui devrait suivre la chute de l’euro nous donnera peut-être une fenêtre inespérée !


          • Scual 17 novembre 2011 13:03

            Le problème d’est pas l’économie en tant que science ni même les économistes. Le problème c’est la politique et les médias.

            Des économistes qui savent, ont tout prévu et savent quoi faire maintenant il y en a plein.

            La question qu’il faut se poser c’est pourquoi c’est les incompétents notoires qui conseillent les politiques et qui sont invités à la télé et embauché par les journaux.

            Pourquoi la réponse est évidente puisque comme c’est dit dans l’article, l’argent n’est pas perdu par tout le monde... et parmi les grands gagnants on trouve justement les grands patrons de presse qui les engagent et qui font élire les homme politique.

            Bref il suffit de réorganiser les médias et tout d’un coup on verra qu’en fait les économistes sont compétents et que ce n’est plus systématiquement les mêmes tronches qui viennent expliquer pourquoi elles se sont trompées mais ceux qui eux savaient que c’était une erreur.

            C’est jamais bien bon de mettre tout le monde dans le même sac, ça vaut aussi pour les économistes.


            • Christophe Certain Christophe Certain 17 novembre 2011 13:52

              « Le problème d’est pas l’économie en tant que science ni même les économistes. »
              Si précisément le problème est bien là. Toutes les conneries qui ont été faites depuis 35 ans l’ont été au nom de l’économie, alors même qu’il s’agissait d’une contre-révolution masquée. Si on veut sortir de là il faut commencer par interroger ce qu’est exactement l’économie et la remettre à sa place, qui est celle d’un outil qu’on utilise dans un but précis. C’est quand on cache les buts recherchés que ça devient une escroquerie.

              « Des économistes qui savent, ont tout prévu et savent quoi faire maintenant il y en a plein. »
              Comment le savoir puisqu’ils n’ont pas encore mis leurs théories en applications ? Des gens qui ont prévu ce qui arrive c’est vrai il y en a, et on peut écouter attentivement ce qu’ils ont à dire. Mais les socialistes aussi pensaient que ce serait simple de changer le système en 81 et ils se sont plantés, puis ils ont été phagocytés par le système, comme dans Matrix : chaque socialiste est devenu un nouveau « Smith » néo-libéral.

              « Bref il suffit de réorganiser les médias et tout d’un coup on verra »
              Qui va le faire ? Vous voyez bien que ce n’est pas aussi simple que ça.

              « C’est jamais bien bon de mettre tout le monde dans le même sac, ça vaut aussi pour les économistes. »
              C’est vrai j’ai fait un peu de provoc, mais ceux que je vise sont bien les économistes qu’on nous donne en exemple dans les médias. Les autres de toute façon personne ne les connait !


            • herve33 17 novembre 2011 13:20

              Personnellement , je connais une personne qui a travaillé dans le milieu bancaire dans les années 1970 à 1990 . Il a donc bien pu observer la dérive de la finance déjà à l’époque . Dans les années 1990 , il a démissionné écoeuré à cause des jeunes loups ( formés dans les grandes écoles américaines ou anglaises ) . Ces jeunes loups dont les dents rayés le parquet arrivaient en ridiculisant complètement les anciens , ceux ci ne prenaient pas de suffisamment de risques sur les marchés financiers , et avait des méthodes dépassées . Depuis cette banque a coulé, c’était une banque anglaise .

              En mettant , des économistes ou des banquiers soyez certain que nous allons à déroute complète , ces gens se fichent de l’intérêt de leur semblable . Leur Dieu s’est le pognon et le pouvoir . Ils n’ont complètement déconnecté de la réalité et évolue dans leur monde . Le sort des peuples , c’est bien leur dernier souci .

              Il est plus que temps que le peuple réagit et mettent ces parasites de la finance , hors de nuire .

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