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Accueil du site > Actualités > Economie > Les entreprises préfèrent rémunérer les actionnaires au lieu de développer (...)

Les entreprises préfèrent rémunérer les actionnaires au lieu de développer l’investissement

Une fois élu le président a oublié ses promesses de campagne « de guerre à la finance » pour ne cesser de faire des cadeaux au patronat et de s’en prendre aux salariés. Sa première mesure fut de limiter l’augmentation du SMIC afin de « préserver les entreprises ». Puis, toujours au nom de la compétitivité des entreprises, le chef de l’État a annoncé le Pacte de responsabilité qui exonère les employeurs de plus de 30 milliards d’euros de cotisation sociale sans aucune contrepartie. Rappelons que les cotisations sociales, c’est une part des salaires non versée aux travailleurs, mise en commun pour répondre aux besoins collectifs de protection sociale. C’est ce que l’on appelle le « salaire socialisé ».

Pour le gouvernement, l’entreprise apparaît, dans un contexte de concurrence exacerbée pour les débouchés et les financements, comme une grande cause nationale, un enjeu décisif pour l’emploi qui doit faire consensus. Avec le Pacte de responsabilité, il s’agit rien moins ( selon le Président de la République ) que de construire un « nouveau compromis social ». L’intérêt des employeurs et de leurs salariés seraient les mêmes !

Avec un tel bilan, il n’est pas surprenant que le patronat ait applaudi le premier Ministre à l’Université d’été du Medef. Mais le patronat n’est jamais rassasié, il veut capter toujours plus de richesses créées par les salariés. Et, le ministre du travail F. Rebsamen est prêt à remettre en cause les seuils sociaux, ce qui donnera moins de droits aux salariés. Le code du travail va être allégé, son défaut : trop rigide au goût de l’employeur. Devant l’appétit sans borne du patronat quelques voix commence a se faire entendre timidement au sein du gouvernement, mais ce n’est pas les déclarations de principes condamnant les provocations du patronat qui vont changer quoi que ce soit.

L’ensemble des cadeaux fait au patronat sous forme d’aides directes et de crédit d’impôt se monte annuellement maintenant à 230 milliards d’euros. Que fait le patronat de cette manne financière accordée sans aucun contrôle ? Il délocalise, pour accroître ses profits dans les pays à bas salaires et dont les contraintes étatiques sont moindres. C’est l’une des causes de la désindustrialisation de la France, 700 000 emplois industriels ont disparu en 10 ans.

Depuis le début du quinquennat de F. Hollande 180 000 emplois ont disparu. La production manufacturière a reculé en 2013 de 1% et est inférieure de 16% à celle de 2007 ! En 2013, il s’est fermé plus d’entreprises qu’il ne s’en est créé. Et malgré cela, les entreprises cotées en bourse affichent des résultats excellents. En 2000, les entreprises françaises versaient 42 milliards d’euros de dividendes, en 2012, cette somme est passée à 82 milliards. Les entreprises du CAC40, quant à elles, ont engrangé 48 milliards d’euros de profits en 2013. Ces profits alimentent les fortunes personnelles des actionnaires et des dirigeants d’entreprises.

Les actionnaires des entreprises et leurs dirigeants ont placé leurs profits et leur fortune personnelle dans les paradis fiscaux afin de les faire fructifier. BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale disposent de 361 filiales dans ces paradis fiscaux qui permettent aux entreprises et aux possédants d’échapper à l’impôt. Les avoirs ainsi dissimulés au fisc par les entreprises sont évalués à 400 milliards d’euros. Les particuliers auraient dissimulés 200 milliards d’euros. Ces 600 milliards d’euros (valeur estimée en 2009) représentent plus de 2 fois les recettes du budget de l’État et plus de 11 fois le produit de l’impôt sur le revenu.

Pendant ce temps, la dépense de Recherche et Développement des entreprises stagne. Les entreprises préfèrent rémunérer les actionnaires au lieu de développer l’investissement. La diminution du nombre d’entreprises et d’emplois, c’est autant de richesses qui manquent à l’État pour financer les infrastructures, les services publics, la santé, l’enseignement, la recherche. Avec comme conséquence une diminution des rentrées fiscales qui conduit les gouvernements à emprunter sur les marchés financiers pour répondre aux besoins du pays. Là est la cause de la dette de l’État qui se monte à près de 2000 milliards d’euros soit 95% du PIB. Chaque année, l’État verse 47 milliards d’euros en intérêts de la dette. Face à cette dette, le gouvernement réduit les dépenses publiques au lieu de contraindre le capital à investir en France. Réduire les dépenses publiques, c’est rendre la vie encore plus difficile aux salariés, c’est rendre la société encore plus inhumaine.

La Modernisation de l’action publique (MAP), copié-collé de la révision générale des politiques publiques (RGPP), n’ayant pas rempli les objectifs assignés par le gouvernement, celui-ci a programmé 50 milliards de nouvelles économies pour les trois prochaines années, soit une quinzaine par an jusqu’en 2017. Chaque Ministère doit identifier ses pistes d’économies. Le budget 2014 prévoyait une baisse de 3 milliards d’euros des dépenses de l’État, la loi de finance rectificative votée début juillet en a rajouté 4 milliards. Ces mesures vont concerner notamment les effectifs et les salaires. Elles vont amplifier la dégradation des services publics. Elles vont rendre la vie plus difficile en réduisant la consommation. Les inégalités ne cessent de s’accroître. L’augmentation de la pauvreté est continue depuis 2008. Elle ne touche pas que les chômeurs, mais de plus de plus de salariés en activité. Les conditions de travail se dégradent encore et toujours, un salarié sur dix est surexposé aux risques psychosociaux.

Toute la société doit être restructurée en fonction de l’insatiable besoin de profit des entreprises. Au nom de la compétitivité des entreprises l’avenir est au chômage massif, à la précarité, aux sous rémunérations, à la dégradation des conditions de travail et de vie ! Il faut s’affranchir de la domination des grands groupes capitalistes sur la société. Pour cela, il faut que les banques et les établissements financiers français, qui participent à la dérégulation financière du capitalisme mondialisé, soient nationalisés. La banque centrale nationale devrait contrôler les mouvements de capitaux. L’État devrait aussi prendre le contrôle des entreprises françaises clefs. Cela faciliterait de plus la mise en œuvre d’un plan de relance de l’activité industrielle.

D’aprés un document du SNTRS

« Suffit-il de n’être jamais injuste pour être toujours innocent ? » … Jean-Jacques Rousseau

Dans la série : ÉCONOMIE ET CRISE


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71 réactions à cet article    


  • P-Troll P-Troll 18 juillet 2015 16:30

    Cette politique de la terre brûlée est un plan à court terme, une dilapidation des réserves et une surexploitation de salariés délocalisés en parallèle avec la création de bulles financières qui enrichissent les joueurs de poker les pes moins scrupuleux sur le dos des petits joueurs.


    Le but n’est plus de faire tourner une économie mais se réduit à réaliser les derniers profits

    • Jeff84 19 juillet 2015 13:35

      @P-Troll
      Oui, et qui sont les gros joueurs qui profitent de la bulle actuelle ? Les plus endettés, c’est à dire les états qui empruntent à des taux ridicules. Ils s’en foutent de bousiller l’économie en baissant artificidellement les taux, tant qu’ils peuvent dépenser tout le pognon qu’ils veulent en rejetant la facture sur les suivants.


    • oncle archibald 18 juillet 2015 16:59

      Pourriez vous préciser combien de salariés travaillent dans des entreprises cotées en bourse et combien de salariés travaillent dans des entreprises familiales de petite voire très petite taille ? Vous raisonnez comme si tous les salariés travaillaient dans des groupes cotés au Cac 40 !


      J’espère qu’il ne vous a pas échappé que de très nombreuses entreprises artisanales sont incapables de délocaliser leur production, et que si parfois certaines PME sous traitent dans des pays du tiers monde une partie de leur fabrication c’est juste parce que dans le cas contraire elles seraient fermées. Tout simplement parce que le prix de revient avec une fabrication « 100% Française » ne leur permettrait pas de trouver des clients.

      Avez vous pensé que pour vendre son produit l’entrepreneur doit trouver quelqu’un qui soit d’accord pour l’acheter au prix proposé ? Croyez vous que si le prix est 30% moins cher ailleurs il n’ira pas l’acheter ailleurs ?

      • flourens flourens 18 juillet 2015 18:05

        @oncle archibald
        bien entendu, suivant vos préceptes, vous seriez prêt a vivre avec le niveau de vie du Bengladesh, puisque c’est inévitable, sinon, pourquoi voulez vous l’imposer aux autres, ah oui bien sur margarett est passée par la TINA, disait-elle, alors a quoi sert la politique, laissons le pays aux Tapie et autres Bolloré et vous serez content, le peuple un peu moins, mais le peuple, ce n’est pas votre souci


      • César Castique César Castique 18 juillet 2015 18:48

        @oncle archibald

        « Pourriez vous préciser combien de salariés travaillent dans des entreprises cotées en bourse et combien de salariés travaillent dans des entreprises familiales de petite voire très petite taille ? »



        Non, il peut pas. Il sait pas, parce que ça ne sert à rien pour sa propagande. Pour ça, il lui faut du spectaculaire qu’alimente les indignations dans les bistrots. 


        Mais à voir les résultats des élections, et le profil de l’électeur gauche de la gôche, les vrais prolos ont compris le système et ils ne marchent plus.


        « J’espère qu’il ne vous a pas échappé que de très nombreuses entreprises artisanales... »


        Rien à foutre des traîne-lattes du Lumpenkapitalismus.

      • oncle archibald 19 juillet 2015 09:53

        @flourens : suivant mes préceptes il faut non pas accepter le niveau de vie du Bengladesch mais rechercher les solutions qui permettent de proposer à l’acheteur des produits vendables. Je vous conseille de vérifier dans autel pays ont été fabriqués les produits que vous achetez, vous savez bien, sur la boite ou l’étiquette, il y a écrit « made in China » ou « Made in Singapoure » … 


        Il est clair que l’économie des pays occidentaux a changé. Vouloir ignorer ce qui se passe ailleurs ou vouloir ériger un mur à nos frontières n’est peut être pas la meilleure solution pour retrouver « le plein emploi » et garder notre protection sociale. Il faut donc inventer autre chose. 

        J’ai entendu notre bon Maître François Normal s’exprimer au sujet des prix trop bas consentis par la grande distribution aux agriculteurs qui produisent de la viande. Il recommande aux acheteurs d’acheter Français et aux négociateurs des centrales d’achat de la grande distribution d’être plus aimables avec les agriculteurs. Ouf ! Nous voila sauvés. 

        Moi j’aurai préféré qu’il dise que de nouvelles lois vont favoriser l’installation de points de vente directe des agriculteurs sur les parkings des supermarchés. Si l’on trouve à l’intérieur du supermarché de la viande médiocre à 20 Euros le kilo et dans le camion réfrigéré des agriculteurs de la bonne viande à 15 Euros le kilo, il n’aura plus besoin de recommander quoi que soit à personne, les consommateurs ne sont pas idiots.

      • Le421 Le421 19 juillet 2015 19:07

        @oncle archibald

        Il faut donc inventer autre chose...

        Ca, ça fait un peu « y’a ka, fô kon !! », désolé !!

        Ce dont on est sûr et certain, c’est que le système actuel, tout pour les uns (pour cent, je rajouterais) et rien pour les autres va trouver sa conclusion dans des conflits armés qui raseront le surplus de l’humanité de base pendant que les Halliburton ou autres DuPont se feront encore une fois des couilles en or.

        Alors, défendre, ne serait-ce qu’un petit peu, la façon dont ça se passe maintenant, c’est faire preuve de stupidité irresponsable.
        Avez-vous vu les derniers propos de DSK sur l’Europe et la réponse de Valls ??

        Ah, s’il vous plaît, pour DSK, évitez de redescendre dans le caniveau, sauf si c’est votre place, auquel cas, je vous pardonnerais bien volontiers !!


      • rocla+ rocla+ 18 juillet 2015 17:39

        Au nom de la compétitivité des entreprises l’avenir est au chômage massif, à la précarité, aux sous rémunérations, à la dégradation des conditions de travail et de vie ! Il faut s’affranchir de la domination des grands groupes capitalistes sur la société. Pour cela, il faut que les banques et les établissements financiers français, qui participent à la dérégulationAu nom de la compétitivité des entreprises l’avenir est au chômage massif, à la précarité, aux sous rémunérations, à la dégradation des conditions de travail et de vie ! Il faut s’affranchir de la domination des grands groupes capitalistes sur la société. Pour cela, il faut que les banques et les établissements financiers français, qui participent à la dérégulation financière du capitalisme mondialisé, soient nationalisés. La banque centrale nationale devrait contrôler les mouvements de capitaux. L’État devrait aussi prendre le contrôle des entreprises françaises clefs. Cela faciliterait de plus la mise en œuvre d’un plan de relance de l’activité industrielle. financière du capitalisme mondialisé, soient nationalisés. La banque centrale nationale devrait contrôler les mouvements de capitaux. L’État devrait aussi prendre le contrôle des entreprises françaises clefs. .


        Yaka Faukon 



        Et le tour est joué .


        Encore plus simple , tout les monde fonctionnaire , plus de chômage

        • Jean Keim Jean Keim 19 juillet 2015 10:01

          @rocla+
          Entre les extrêmes il y a un équilibre à trouver puisqu’envisager une autre façon de vivre n’est pas encore dans les esprits. 

          L’économie c’est comme la science et la religion, ou également comme l’athéisme et le religieux ou encore ... Bref il faut choisir un camp et s’y tenir mordicus.
          C’est sans espoir sinon de percevoir l’inanité de ce processus sans fin qui fait des ravages d’autant plus que la planète est surpeuplée.

        • Le421 Le421 19 juillet 2015 19:08

          @rocla+
          La séparation des banques de particuliers et des banques d’investissement, ça vous parle ??


        • rocla+ rocla+ 19 juillet 2015 19:22

          @Le421


          ça me chuchote ... smiley

        • zygzornifle zygzornifle 18 juillet 2015 19:36

          Ce n’est pas d’aujourd’hui , invertir dans un avenir mais lequel ? Dés qu’une entreprise gagne 1€ l’état vautour en pique la moitié , aucun de nos parti politique créé de la confiance mais un avenir de serrage de vis de tous les cotés, toutes les mesures prises sont liberticides , chaque jour comporte son interdiction ou son obligation nous dérivons petit a petit vers une dictature, une Stasi à la Française .....


          • Jeff84 19 juillet 2015 12:22

            @zygzornifle
            Un commentaire 100% libéral ? Bienvenu mais plutôt surprenant :)


          • rocla+ rocla+ 18 juillet 2015 19:41

            Mettez encore 100 000 pages de plus dans le code du Travail , et ce sera 

            fini  de la petite entreprise .

            Ce sera la belle vie .

            • Le421 Le421 19 juillet 2015 19:16

              @rocla+
              Au même calibre que ce que vous dites, supprimons :
              1) Le code du travail
              2) Le SMIC
              3) Les congés payés
              4) Rétablissons l’esclavage
              5) Ensuite, supprimons l’obligation de nourrir les esclaves
              6) Rétablissons la peine de mort (pour ceux qui sont épuisés)
              7) Travail des enfants et de nuit systématique
              8) Supprimons ces impôts qui nourrissent ces salauds de fonctionnaires
              Et... Mettons la vente et le port d’armes libres pour rétablir certaines égalités !!
              Parce que négocier un salaire avec un UZI, ça rétablis le rapport de force !! smiley

              N’est-ce pas ??

              Et là !! Elle serait pas rentable la France ??

              On se demande pourquoi on a fait toute cette évolution à la con depuis l’époque féodale !!

              Ca, c’était une bonne époque !!
              Tu savais te battre et tuer un max de monde, t’étais respecté.
              Sinon, couic !! Le pied, quoi !!


            • rocla+ rocla+ 19 juillet 2015 19:25

              @Le421


              Supprimons tout et recommençons à zéro .

              Un reset généralisé .

              Le monde évolue , tenons en compte .


              Il ne s’ agit pas de se tuer les uns les autres .

              Il s’ agit de vivre dans le monde d’ aujourd’hui .

            • lsga lsga 18 juillet 2015 21:53

              en sachant qu’un très grand nombre de grands groupe aujourd’hui s’endettent pour pouvoir distribuer des dividendes. 

               
              Les profits ne sont plus qu’une illusion. 

              • P-Troll P-Troll 19 juillet 2015 07:50

                @lsga

                vous confondez profits et dividendes !
                ça m’étonne de la part d’un économiste de votre trempe...


              • Jeff84 19 juillet 2015 12:27

                @P-Troll

                Non, il ne les confond pas. C’est le même processus que pour la grèce, qui s’endette pour distribuer du pognon tout en étant ultra-déficitaire. Et si on m’avait dit que je défendrais un jour un coco...

              • lsga lsga 19 juillet 2015 12:36

                mais les cocos sont des libéraux mon grand, et la baisse tendancielle du taux de profits on la trouve aussi bien chez Marx que chez Ricardo que chez Smith.

                 
                La différence ? Marx place la cause de la baisse tendancielle du taux de profit dans l’automatisation. 

              • Jeff84 19 juillet 2015 13:22

                @lsga
                Le jour où les cocos seront pour la liberté de faire ce que l’on veut de la richesse que l’on crée, et pour l’égalité de droit (et donc contre l’égalité de fait), on pourra discuter.


              • lsga lsga 19 juillet 2015 13:26

                @Jeff84
                c’est extrêmement précisément l’objectif du communisme : permettre aux créateurs de richesses de décider de ce que l’on fait de la richesse. 

                 
                Dans le monde Capitaliste, ce sont les bureaucrates à la tête des banques, des grands trusts, et des États qui décident de ce qu’on fait de cette richesse. 

              • lsga lsga 19 juillet 2015 13:42

                une force de destruction, très précisément. 

                 
                «  le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, [c’est] le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. »
                Idéologie Allemande, Marx

              • Jeff84 19 juillet 2015 13:48

                @lsga
                Non, « on » ne décide pas. Chacun décide pour lui-même. Sinon, je trouverai un collègue pour décider démocratiquement, à nous trois, que tout ce que vous possédez est bien mieux dans nos poches.


                Et dans le monde capitaliste, aucun banquier ne peut me dicter de que je fais de ce que j’ai créé. Sinon, c’est du capitalisme de connivence, et dans ce cas, merci de le préciser, parce que c’est totalement différent.

              • lsga lsga 19 juillet 2015 13:53

                les richesses sont créé collectivement, la décision ne peut donc être prise que collectivement.
                Sinon, ça va, t’as pas trop galéré à inventer l’arithmétique et l’informatique dont tu te sers tous les jours ? 


              • lsga lsga 19 juillet 2015 14:25

                @Corentin Le Floch
                j’ai pas compris tes arguments. Arf, c’est normal, tu n’as formulé aucun argument. 


              • Jeff84 19 juillet 2015 14:41

                @lsga
                les richesses sont créé collectivement, la décision ne peut donc être prise que collectivement.

                Oui, c’est ça le bon gros collectivisme bien baveux : l’individu n’a aucun droit, à part celui de servir de matière premiere à un ensemble. Et ca va parler de liberté.

                Sinon, ça va, t’as pas trop galéré à inventer l’arithmétique et l’informatique dont tu te sers tous les jours ?
                J’ai payé des gens pour me l’enseigner, comme tout ce que j’utilise. Je ne suis pas un voleur comme vous autres cocos, à vous approprier ce que les autres ont créé à la pointe du fusil.

              • lsga lsga 19 juillet 2015 14:58

                @Jeff84
                Bien sûr que si l’individu à tous les droits. La collectivité, c’est un ensemble d’individus. Le marché ne permet absolument pas aux individus de faire valoir leur point de vue, il ne leur permet pas de s’organiser librement. Le marché donne le pouvoir aux bureaucraties des trusts, des banques et des États. Seule une démocratie permettant de déterminer ce qu’on produit et comment on le produit peut permettre de redonner à l’individu le pouvoir que la bureaucratie lui à confisquer à travers le marché et la dette. 


              • lsga lsga 19 juillet 2015 15:12

                Mais de quelle libre entreprise parles-tu ? Dans un monde dominé par les grands monopoles et les multinationales ? par la bureaucratie des Banques et des États ? Il n’y a plus de libre entreprise depuis au moins 50 ans. Les seules exceptions sont les nouveaux marchés (comme Internet dans les années 2000), et cela ne dure pas très longtemps.

                 
                Les plans quinquennaux : c’est très précisément ce qu’il se passe en Europe et aux USA. La FED et la BCE, à travers les QE, distribuent les investissements en dehors de toute logique de rentabilité. 
                 
                Hey : on ne vit pas dans une économie de marché, nous vivons dans le Capitalisme, qui utilise un simulacre de marché pour concentrer le pouvoir dans les mains des bureaucrates. 

              • Jeff84 19 juillet 2015 15:17

                @lsga
                Si justement , le marché est le seul moyen de faire valoir mon point de vue et de m’organiser librement. Personne à part l’Etat, la collectivité, ne me prend 75% de ce que je gagne sans que je puisse rien dire (car avec 0.000001% de droit de vote, je n’ai aucun pouvoir). Le marché ne m’oblige a rien, ne me prend rien. Je décide à 100% de ce que j’échange.


              • lsga lsga 19 juillet 2015 15:22

                Le marché te soumet entièrement et totalement à la volonté des bureaucraties des grandes multinationales, des banques, et des États. Tu ne peux absolument pas décider de ce que tu échanges, tu ne peux échanger que ce que l’État t’autorise à échanger (essaye donc d’échanger de la cocaïne pour voir), tu ne peux échanger que ce que les multinationales te fournissent ou t’achètent , et que les banques sont d’accord pour financer.

                 
                Bref, tu es libres d’obéir à l’État, aux Banques, et à tes fournisseurs/acheteurs. 
                 
                Le Capitalisme contemporain s’apparente en tout point au Capitalisme Étatique à la Staline. Il n’y a qu’une différence de degré entre le Venezuela et les USA. Chavez qui planifie l’économie, et la FED ou la BCE qui font de QE : c’est kifkif bourricot. 


              • lsga lsga 19 juillet 2015 15:43

                en réalité, l’économie est beaucoup moins planifié au Vénézuela qu’aux USA ou en Europe.
                Mais bon, restez convaincu qu’on vit dans un marché libre. Les bureaucrates vous remercient. 


              • Jeff84 19 juillet 2015 15:45

                @lsga
                Facile concernant la cocaïne, il suffit juste que l’Etat ne soit pas au courant. Le marché le permet, comme pour absolument tout ce qui existe sur terre. Faudrait arrpeter de tout mélanger, l’Etat n’a rien à voir avec le marché. Il essaye juste de le contrôler, et y échoue lamentablement.

                Et encore une fois, je n’obéit à personne à part l’Etat. Si une multinationale fournit un mauvais service, je vais voir son concurrent, ou le petit gars au coin de la rue. Rien ne m’en empêche, à part l’Etat.

              • lsga lsga 19 juillet 2015 15:48

                l’État échoue à contrôler le marché ? T’es au courant que les marchés actions en ce moment sont totalement sous contrôle des QE, c’est à dire sous contrôle de la bureaucratie étatique ? T’as pas remarqué que depuis 2008, les hausses ou les baisses des marchés actions ne sont que la conséquence des prises de décisions des politiques à la tête des États ? 

                 
                Hey : redescendez sur Terre, l’économie en Europe et aux USA aujourd’hui s’apparente en tout point à l’économie planifiée de l’URSS peut avant sa chute. 
                 


              • lsga lsga 19 juillet 2015 16:03

                vous parlez d’une abstraction qui n’existe pas : le libre marché. 

                 
                Je parle de la réalité : le marché qui finit nécessairement par concentrer le contrôle de la production dans les mains d’une bureaucratie réduite, à la tête des grands trusts, des banques, et des États, en dehors de toute logique de rentabilité. 

              • Jeff84 19 juillet 2015 16:04

                @lsga
                Les marchés financiers, en effet, sont presque complètement sous contrôle étatique. C’est le cas aussi pour la santé et l’éducation, par exemple. C’est pour cela que ces secteurs sont aussi catastrophiques. C’est ce que je voulais dire par échouer. Ils essaient, mais c’est une catastrophe à chaque fois.


              • Jeff84 19 juillet 2015 16:11

                @lsga
                Les marchés financiers sont effectivement presque complètement sous contrôle étatique, comme la santé et l’éducation par exemple. C’est pour cela que ces secteurs sont aussi catastrophiques. C’est ce que je voulais dire par échouer. L’Etat veut contrôler, mais ne fait que détruire.


              • Jeff84 19 juillet 2015 16:12

                @Jeff84
                Si ce site pouvait arrêter de manger mes commentaires pour les ressortir 5 minutres après, ce serait formidable.


              • lsga lsga 19 juillet 2015 16:39

                Les boulangers ? Tu parles de Bannettes ? De Chez Paul ? 

                lol
                 
                Le petit commerce indépendant représentait 80% du tissus économique au début du siècle. Aujourd’hui, ceux qui ne sont ni franchisé ni sur-endettés sont une poignée. 
                 
                Laisse le marché tourné, et apparaissent les grands trusts et les banques. 

              • rocla+ rocla+ 19 juillet 2015 16:58

                @Isga


                 L’artisanat en France  

                L’artisanat, moteur de l’économie française

                L’artisanat rassemble plus de 3 millions d’actifs partout en France. Le secteur de l’artisanat dépasse aujourd’hui le cap du million d’entreprises. Présent dans les secteurs del’alimentation, du bâtiment, de la production et des services, l’artisanat rassemble plus de 510 activités différentes et occupe ainsi une place privilégiée dans l’économie française. L’artisanat, première entreprise de France, avec 100 000 embauches chaque année et le départ à la retraite de 300 000 actifs dans les 10 ans à venir, est un secteur créateur et générateur d’emplois.

                Des entreprises à taille humaine

                Les entreprises artisanales se caractérisent par leur dimension et la nature de leur activité.Elles emploient, dans leur majorité, moins de 10 salariés et doivent exercer une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de service répertoriée dans le répertoire des métiers. 

                Les artisans, des hommes et des femmes de savoir-faire

                Qualifiés dans leur métier, les artisans sont les dépositaires de nombreux savoir-faire transmis essentiellement par le biais de l’apprentissage. Ce sont des chefs d’entreprise indépendants qui assurent, seuls ou avec leur conjoint, la responsabilité de l’entreprise. Ils travaillent dans un esprit d’initiative, d’innovation, à la recherche de la qualité, du respect de l’environnement et de la satisfaction du client.

                • un artisan est officiellement reconnu comme tel, s’il justifie soit d’un diplôme ou d’un titre homologué dans le métier exercé, soit d’une immatriculation au Répertoire des Métiers pendant au moins six ans.
                • un artisan devient maître-artisan lorsqu’il peut justifier de 10 années d’immatriculation au Répertoire des Métiers, soit lorsqu’il est titulaire du brevet de maîtrise dans le métier exercé après 2 ans de pratique professionnelle.
                • un maître d’apprentissage confirmé est reconnu disposer des qualités pédagogiques et des compétences nécessaires pour former les apprentis. Ce titre est délivré par les chambres des métiers et de l’artisanat.
                • le titre d’artisan d’art est attribué à l’artisan dont l’activité est répertorié dans la classification des métiers d’art. Ce titre est délivré par les chambres des métiers et de l’artisanat.

                L’artisanat implanté dans tout le territoire

                Présentes de façon relativement homogène sur l’ensemble du territoire, les entreprises artisanales forment un tissu dense d’activités au service de la population, des entreprises et de l’économie locale. L’artisanat est un vecteur de l’équilibre des agglomérations, des villes moyennes et des bourgs centres, tant par son poids économique que par sa contribution quotidienne à rendre ces quartiers chaleureux et dynamiques. Il est un élément essentiel de dynamisation économique du territoire rural et assure un rôle de service de proximité et un lien social indispensable et reconnu.

                • 31% des entreprises sont implantées en communes rurales
                • 41% dans les unités urbaines de moins de 200 000 habitants
                • 28% dans les communes de plus de 200 000 habitants

                Dans les départements d’Outre-mer, l’artisanat est le moteur essentiel de l’activité économique locale.


                T’ arrête ta propagande quand tu veux , rigolo des familles 

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Robert GIL

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