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Accueil du site > Actualités > Economie > Les Etats-Unis dans les pas de la Suède

Les Etats-Unis dans les pas de la Suède

En 1991, l’implosion d’une bulle immobilière en Suède laissait le pays au bord de la récession tout en menaçant de faillite l’ensemble de son système bancaire. Un plan de sauvetage drastique fut alors concocté par le Gouvernement de l’époque qui consistait en l’intégration au sein d’une seule et unique banque détenue entièrement par l’Etat Suédois de tous les crédits non remboursés et autres créances toxiques. Authentique opération chirurgicale dont le but était de nettoyer le secteur bancaire afin de le motiver à se réengager sur un marché du crédit moribond.

Ce modèle de "mauvaise banque " ou de "banque zombie " est actuellement étudié de près par des autorités US préoccupées par un système bancaire qui certes a évité de justesse une catastrophe majeure mais qui ne s’engage pas pour autant dans de nouvelles opérations de prêts. Le Président de la Réserve Fédérale Ben Bernanke et le Secrétaire au Trésor Paulson avaient persuadés en Octobre dernier le Congrès de consacrer 700 milliards de dollars afin d’acquérir les créances douteuses des banques avant de modifier leur stratégie en optant pour des recapitalisations. Ce plan avait du reste permis à un certain nombre d’établissements de passer le cap de la panique ayant prévalu l’automne dernier mais l’aggravation de leurs pertes mettait en péril l’ensemble du plan de sauvetage Fédéral tout en décourageant l’actionnariat privé de toute nouvelle prise de participation dans ces banques. Le Gouvernement Américain dut effectivement procéder par la suite au sauvetage de Citibank en Novembre et de Bank of America tout récemment !

La Fed est donc parfaitement consciente que la masse des actifs douteux - parfois impossibles à valoriser - figurant au bilan des banques constitue une "barrière", selon l’expression employée par Bernanke, tant au rétablissement du marché du crédit qu’à l’investissement privé dans le secteur financier. En fait, plusieurs options ont été successivement étudiées par le Gouvernement Américain : De l’achat en direct de ces actifs douteux requérant de mobiliser des sommes gigantesques afin d’en acquérir des quantités suceptibles de nettoyer les bilans bancaires à la garantie de l’Etat mettant un plancher sous les pertes de ces banques à l’instar des plans appliqués en faveur de Citibank et de Bank of America...Ces plans sur mesure en fonction de la taille et du degré d’exposition de la banque nécessitent néanmoins une mobilisation lourde des équipes Gouvernementales qui en atténue l’efficacité en comparaison au concept simple et global de la mauvaise banque. Un tel établissement qui phagocyterait les actifs toxiques constituerait donc une réponse simple à un problème complexe tout en contribuant de manière décisive à ramener confiance et sérénité dans les marchés. Une banque zombie d’une telle taille n’a toutefois jamais été expérimentée dans le passé sans négliger que ces actifs douteux sont souvent très sophistiqués !

Quoi qu’il en soit, l’objectif de la nouvelle Administration Démocrate est de maintenir les établissements bancaires en vie tout en limitant les coûts inhérents à la création de cette mauvaise banque...Pour autant, l’équipe d’Obama entend appliquer d’autres types de mesures comme celle - critique pour le marché immobilier - de consacrer 100 milliards de dollars à la limitation des défauts de paiement des titulaires de prêts hypothécaires. Par ailleurs, les autorités US travaillent à simplifier et à baisser les frais de ces prêts hypothécaires. Elles souhaitent enfin promouvoir l’investissement de capitaux privés dans le secteur bancaire en s’engageant à injecter des liquidités en quantités équivalentes à toute recapitalisation privée...Car cet investissement privé - vrai nerf de la guerre - s’était effectivement asséché dès lors que la dégradation du marché immobilier avait eu des répercussions néfastes sur les valorisations des titres subprimes. En effet, les établissements bancaires furent dans l’incapacité de glaner tout capital privé dès lors que ces titres subprimes, détenus en quantités importantes par tous types d’investisseurs à travers le monde, se déprécièrent au même rythme que le marché immobilier.

La problématique fondamentale réside en réalité dans la manière et surtout dans le prix que le Gouvernement US est disposé à payer pour ces créances toxiques. Comme il ne peut en effet se porteur acquéreur de tous ces actifs pourris, sa priorité est plutôt de re créer un marché où pourraient se re négocier ces titres au prix minimum défini par le prix qu’il est prêt à assumer... En l’occurrence, le dilemme est de taille puisque, les banques estimant que leurs actifs valent plus que ce que les investisseurs sont disposés à leur en payer, elles sont condamnées à encaisser une perte sèche si le Gouvernement reprend ces créances au prix du marché ! A l’inverse, le rachat Fédéral de ces titres à des prix plus intéressants pour les banques pourrait passer aux yeux des investisseurs privés comme un plan de sauvetage de plus ne reflétant en rien la valeur intrinsèque et réelle de ces actifs... En fait, l’approche la plus rationnelle serait le rachat au prix marché par le Gouvernement qui compenserait alors les pertes bancaires par des injections de capitaux en exigeant en retour une participation majoritaire ou très importante aux capitaux de ces banques.

C’est du reste ce cas de figure qui fut appliqué en Suède où les banques durent céder des portions importantes de leur capitaux à l’Etat en contrepartie de ses achats d’actifs douteux au prix du marché induisant ainsi une perte quasi totale parmi leur actionnariat tandis que les titulaires de ces titres et autres obligations étaient saufs ! Au final, la Suède, qui avait investi 4.5 milliards de dollars, put récupérer quelque 1.7 milliards - soit 38% - par la revente ultérieure de ces actifs toxiques. 


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29 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 3 février 2009 10:36

    En clair, il s’agit de regrouper tous les petits trous noirs en un trou noir principal, puis de décider s’il faut toujours faire tourner la planche à billets pour le remplir, ou s’il faut le planquer sous le tapis, en attendant d’imaginer de quelle manière le contribuable va se le manger.


    • Tonton Tall 3 février 2009 13:49

      le contribuable perdant ?
      ça dépend la méthode...
      si l’état devient actionnaire de la banque, il pourra récupérer ses billes + tard en revendant ses parts avec bénéf


    • John Lloyds John Lloyds 3 février 2009 14:27

      Le contribuable, c’est un peu comme une diode : le courant passe toujours dans un sens, jamais dans l’autre smiley


    • Tonton Tall 3 février 2009 17:04

      essaie le non-état de droit pour voir ...
      si t’en sors vivant, tu nous raconteras... smiley


    • plancherDesVaches 3 février 2009 21:21

      John Loyds, vous vous trompez.
      Les trous noirs sont les sommes qui disparaissent par paradis fiscaux et centre-offshore.

      Ici, nous parlons d’"actifs" (reconnaissance de dette imprimée par un autre organisme) (et qui contient une part de subprime par contamination) (soit en dernière estimation, 600 trillions de USD).


    • plancherDesVaches 3 février 2009 21:26

      Récupérer ses billes... ?????????

      Seulement 38 % dans le cas de la Suède sur une situation mondiale qui était plus que bonne !!!!!

      Nationnaliser les pertes mondiales des banquiers actuelles endetterait les contribuables pour des dizaines de générations !!!!!!!!!!!!!!!


    • John Lloyds John Lloyds 3 février 2009 23:20

      "l’intégration au sein d’une seule et unique banque détenue entièrement par l’Etat Suédois de tous les crédits non remboursés et autres créances toxiques"


    • Tonton Tall 3 février 2009 23:20

      non, les 38% c’est ce qui restait de la revente du toxique
      je parle des actions prises dans la banque qui sont revendues à un cours bien supérieur + tard, quand la crise est passée
      je ne sais pas si la Suède l’a fait ainsi, mais c’est ce que font les Anglais maintenant


    • LE CHAT LE CHAT 3 février 2009 10:45

      déjà en 1955 , les ricains chaussaient les pompes des suèdois , Carl Perkins immortalisant les " blue suede shoes " smiley http://images.amazon.com/images/P/B000024PFE.01._SCLZZZZZZZ_.jpg


      • Emile Red Emile Red 3 février 2009 12:08

        En 1955 ils étaient plus perspicaces, ils évitaient les stock options et préféraient les stock holm...


      • Gandalf Tzecoatl 3 février 2009 11:31

        "En effet, les établissements bancaires furent dans l’incapacité de glaner tout capital privé dès lors que ces titres subprimes, détenus en quantités importantes par tous types d’investisseurs à travers le monde, se déprécièrent au même rythme que le marché immobilier."

        Tel est pris qui croyait prendre. Et justice pour tous.







        • Gandalf Tzecoatl 3 février 2009 16:06

          C’est ironique, évidemment, car pour l’heure, c’est crise pour tous, hormis pour la clientèle classique de la subventiionite aigüe des dirigeants.


        • worf worf 3 février 2009 13:35

          et pourquoi pas nationnaliser toutes ces sociétés immobilières qui ont récupéré des maisons que leurs propriétaires étaient dans l’incapacité de payer et ont du abandonner, et se trouvent maintenant sur les bras avec plein de logements que personne n’a plus les moyens de s’offrir. Le gouvernement pourrait reloger tous ses gens à la rue le temps qui puissent retrouver les moyens financiers pour rembourser leur emprunt. On va taxer cette proposition de sociale ?
          Cela éviterait aussi que des sociétés ou privés extérieurs (russes, chinois...) s’accaparent pour une bouchée de pain toutes ces maisons et les revendent quand la situation ira mieux avec une grosse plus value !


          • Tonton Tall 3 février 2009 13:45

            D’accord avec l’analyse de l’auteur
            A noter que la Banque d’Angleterre a mis 70 milliards £ sur la table pour racheter des actifs bancaires


            • Kobayachi Kobayachi 3 février 2009 13:48

              Ils l’ont deja leur banque, elle s’appelle Fannie Mae et Freddie Mac ... en plus ce sont bien ces 2 banques qui etaient la source du probleme, pourquoi pas en faire la solution ? Elles sont deja nationnalisé en plus.


              • Yann Takvorian 3 février 2009 15:57

                Le principe du libre-marché est simple : "tu gagnes, c’est pour toi ; tu perds, tant pis pour ta gueule"

                Or, le libre-marché à la nouvelle sauce américaine se bonnifie pour les gros et les amis du pouvoir : "si tu gagnes, c’est pour toi ; si tu perds, on fera payer les autres"

                En l’occurence, tous les petits porteurs, les petites sociétés et finalement, tous ceux qui ne servent qu’à une chose : engraisser les gros et les gras.

                Cette histoire de bad-bank qui consisterait à utiliser l’argent public pour offrir, sans leur avis, aux citoyens, une immense fosse secptique pour toutes les merdes que les banques ont accumulées au fil de leurs magouilles et de leur soif spéculatrice, serait un hold-up tellement insultant qu’il mériterait une révolution populaire en sanction.

                La privatisation des profits et la socialisation des pertes est une injure au principe même de la plus élémentaire équité.

                Les banques et les grosses entreprises ne sont pas "too big to fail". Il y aura toujours un après. Il faut savoir quitter une branche pourrie avant qu’elle ne cède. Il faut savoir tirer un trait et s’y tenir.

                Si l’Europe ou la France optent pour une banque-lattrine avec l’argent public ou la dette de nos enfants, la révolution populaire sera la seule avenue.


                • Le petit département éclairé 3 février 2009 16:28

                  Mais la FEd a t-elle l’intention de racheter ces mauvaises créances ? 


                  • François M. 3 février 2009 17:18

                    Nous devons plus d’argent qu’il y en a en existence. Ceci est la nature même d’un système monétaire basé sur le crédit/dette. Les banquiers privés et nos banques centrales contrôlées par eux, créent de l’argent de nulle part lorsque vous signez pour un prêt ou une hypothèque. C’est une chaine de Ponzi, un système de vente pyramidale. Ce Système (voir le brillant billet de Pierre JC Allard à ce sujet) fonctionne tant et aussi longtemps qu’une foule grandissante d’emprunteurs est créé pour permettre la création de nouvel argent avec lequel on pourra rembourser les anciennes dettes. Mais parce que nos gouvernements ont subventionné le déménagement des emplois du secteur manufacturier bien rémunérés vers d’autres pays et que les dettes des individus ont atteint des proportions intenables, les Nord-Américains ont cessé d’emprunter. Maintenant, la pyramide est en train de s’effondrer avec son système de dettes imaginaires.

                    Le fait est que plus d’argent est dû par les banques dans le marché des produits dérivés qu’il en existe réellement. Tout comme les intérêts perçus sur l’argent créé de nulle part, il s’agit de dette imaginaire. Elle existe uniquement sur le papier et dans les esprits des individus qui croient en cette réalité du Système. Vu de cette manière, ceci ressemble à un casino. Même si le casino ne vous donne en fait rien de valeur, vous pouvez en sortir ruiné par une série de mauvais jets de dés et de la malchance.
                     

                    C’est ici que nous en sommes, avec les banques qui nous demandent encore plus d’argent, mais cette fois ils vont RÉELLEMENT nous la prêter, avec intérêts bien sûr. Juré craché !

                    Chers lecteurs, ils ne peuvent PAS réparer l’économie. Tout ce qu’ils peuvent faire c’est de piller la population pour s’assurer d’avoir leurs propres parachutes dorés et c’est ce qu’ils font présentement, avec des clins d’oeil et de coups de coude : mais où est donc passé tout cet argent ?

                    L’élément à garder en tête est que nos gouvernements vont continuer à distribuer de l’argent gratuit aux banquiers et vous coller la facture ainsi qu’à vos descendants uniquement si vous les laissez faire sans impunités. Il est difficile d’expliquer ceci en de plus simples termes.
                     

                    http://les7duquebec.wordpress.com/2009/02/03/le-nouveau-scandale-des-commandites/

                     

                     


                    • JL JL 3 février 2009 18:12

                      La faillite de l’État : fantasme ou crainte des capitalistes ? Et pourquoi l’Etat ne créerait-il pas sa monnaie, le franc ? On ferait marcher la planche à billet. Et alors ? C’est pas plus grave que de se retrouver colonisés, hein ? Et d’ailleurs, où est passé l’or de la Banque de France, Notre or ?


                      • Philou017 Philou017 3 février 2009 18:51

                        "C’est du reste ce cas de figure qui fut appliqué en Suède où les banques durent céder des portions importantes de leur capitaux à l’Etat en contrepartie de ses achats d’actifs douteux au prix du marché induisant ainsi une perte quasi totale parmi leur actionnariat"

                        C’est le bon sens même. On se demande pourquoi bcp de gouvernements ne l’appliquent pas. Trop copains avec les actionnaires ?
                        Le vrai bon sens, comme je l’ai dit et répété, serait de séparer la sphere financiere du monde économique, afin de protéger celui-ci. Le montant de créances douteuse est énorme et ressemble à un puits sans fond, et ca va s’accélérer avec la crise. Vouloir les racheter est une idiotie rare et menera à l’échec. Sans compter que l’argent ainsi dépensé n’est plus disponible pour relancer l’activité.

                        Le bon moyen est de reprendre les actions douteuses des banques les moins atteintes en entrant fortement dans le capital de celles-ci, se donnant ainsi les moyens d’orienter les politiques bancaires. On laisse tomber les autres en rappattriant les comptes de dépot, avec une aide du gouvernement, dans des montants limites et en se payant sur la bête.

                        Que deviennent ces banques ? Elles font faillite. Le banquiers sont ruinés, ainsi que les actionnaires. Ils ont joué, ils ont perdu. Aucun probleme pour moi.

                        A coté de cela, on fait un grand plan de relance, tout en rétablissant d’urgence une banque nationale capable de créer et gérer la monnaie. La consommation se maintient, les salariés sont payés et consomment. On peut faire le dos rond en attendant de meilleurs jours.

                        Le systeme financier va selon toute probalité exploser. S’y accrocher est ridicule.


                        • calypso calypso 4 février 2009 00:18

                          Le systeme financier va selon toute probalité exploser. S’y accrocher est ridicule.

                          Si quelques banques de dépots importantes se mettent en défaut ça va être un sacré souk. Les gens vont assaillir les banques pour récupérer leur argent, sans pouvoir y arriver car tout sera évidement rapidement bloqué. Nos gouvernants savent bien ça et feront tout pour éviter une telle situation qui conduirait inévitablement à de graves troubles...  Ils vont déja tenter de botter en touche quitte à retrouver le problème en effet boomerang un peu plus tard.

                          Ce type de crise est de toute façon récurente (on se pense toujours plus fort que nos ancètres) il y en avait déja eu une en 1853 avec les même origines : Commerce qui marche très bien, argent disponible et bon marché, crédit qui se développe allègement avec des effets de levier majeurs (genre banque qui a 10 de capitaux propres et qui en a prété 90 dans la nature car tout va bien y a aucun risque). Puis un trou d’air (éclatement bulle marché des céréales en 1853) qui déstabilise tout l’édifice et provoque une remise à plat du prix des actifs.
                          On s’en sortira quand le prix des actifs deviendra attractif pour ceux qui détiennent des capitaux, à savoir le jour ou ils y verront des perspectives de profits à la hauteur des risques encourus.


                        • vieuxcon vieuxcon 3 février 2009 19:46

                          Le changement est la seule chose qui fasse réellement peur. Mais la crainte du changement, ce n’est pas le peuple qui l’a en ce moment, ce sont nos dirigeants.
                          Le sytème monaitaire, tel que nous le connaissons est moribon, tout le monde est d’accord là dessus. La seule façon d’en sortir est de l’ignorer et de batir autre chose, d’autres valeurs, d’autres repères et de laisser à vau-l’eau les actifs pourrits ou pas.
                          Le monde est face à ses responsabilités. En une génération, nous avons pillés comme nul autre les avoir de nos déscendants, par ce que nous n’avons pas voulu vexer nos parents qui avaient connus la guerre ou le sortir de la guerre. A présent la faillite est là. Pas la peine de continuer sous peine de creuser un peu plus un trou que chacun essaye de combler à force de replatrage. Laissons tomber. Inventons un nouveau mode de vie, fait d’abord d’entraide et de partage. Il sera bien temps, une fois que chacun d’entre nous se sera décidé à ne pas tenter d’exploiter l’autre, de voir ce que nous faisons de ce trou ? Un musée. Une cathédrale ? Un monument pour nos arrière petits enfants ? Regardez comme ils étaient bêtes, ils imaginaient que l’argent dirigerait la nature, l’espèce humaine, le monde. Et nos petits enfants de rire...
                          il faut changer, mais il faut déjà que nos dirigeant en soient convaincus


                          • Crevette Crevette 4 février 2009 00:09

                            Ben oui, Je suis d’accord avec toi Yann !!

                            Bizarrement, à part la Chine et de ses créances colossales sur les USA, on ne parle jamais des créanciers de tous ces actifs pourris/toxiques. Les paradis fiscaux ? (je dis ça comme ça, je n’en ai aucune idée)

                            Après tout, tout ce pognon est bien siphonné quelque part, non ?

                            Peut être qu’il faudrait s’y intéresser ?
                            Ca permettrait de savoir qui sont/seraient les bénéficiaires de ces plans de relances merdiques et d’ une éventuelle mauvaise banque...

                            Je crois pour ma part, qu’il faut nationaliser/européaniser dans l’idéal tout le système bancaire, définitivement, au pire uniquement la création monétaire, ce qui permettrais de mettre fin à la dette inique des Etats vis à vis des banques, (et donc des contribuables).
                            Car aujourd’hui, l’Etat emprunte aux banques plusque mal en point contre indérêts délirants des sommes, pour renflouer ces mêmes banques, mais sans aucune contrepartie.Un comble (Il semble que le traité de Lisbonne soit mort avant d’être entré en vigueur smiley.
                            Cela permettrait de sortir de la crise à moindre coût pour le citoyen/contribuable.

                            Le rapport de dépendance à la dette serait inversé, puisque ce serait l’Etat qui prêterait aux banques et non le contraire. ensuite, les banques nous le reprêteraient.
                            Bien sûr, pas besoin d’intérêts, car il faudrait juste payer les frais de fonctionnement de ce système, par une somme forfaitaire, proportionnelle au montant de l’emprunt, par exemple. Genre, vous empruntez 1000 et vous remboursez 1100, 100 correspondant aux frais de fonctionnement. Pas de taux d’intérêt.

                            Un service public bancaire quoi !

                            Vu sur vimeo, je retranscris des propos entendus ici : http://www.vimeo.com/2095828

                            Deux questions à poser aux économistes, je rajoute aux politiques :

                            1 Qu’estce qui justifie que l’Etat s’endette comme un ménage ?
                            2 Si les Etats ne peuvent pas se financer auprès de la Banque Centrale Européenne, elle nous sert à quoi ?
                            3 Elle travaille pour qui ?










                            • calypso calypso 4 février 2009 00:56


                              1 Qu’est ce qui justifie que l’Etat s’endette comme un ménage ?

                              Ses dépenses sont plus importantes que ses recettes (impôts, taxes ...). Donc a un moment il faut emprunter pour maintenir le train de vie (si l’état ne veut pas augmenter les recettes).

                              2 Si les Etats ne peuvent pas se financer auprès de la Banque Centrale Européenne, elle nous sert à quoi ?

                              Le rôle de la banque centrale est d’encadrer la création de monnaie dans la zone euro. Son objectif étant de maintenir l’inflation en dessous de 2% dans la zone. Si de la monnaie nouvelle est crée sans contrepartie effective (travail, production se traduisant par la création de richesse nouvelle) cela entraine de l’inflation.
                              Une inflation forte est un très mauvais signe sur le long terme ( réduction croissance, augmentation chomage).
                              Exemple récent : http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=376

                              3 Elle travaille pour qui ?

                              L’équipe dirigante est nommée d’un commun accord par les chefs d’états ou gouvernants de la zone euro.


                            • Crevette Crevette 4 février 2009 01:34

                              Calypso, tu n’a pas lu l’esemble de mon commentaire ? Pour répondre à ces question, il faut sortir du cadre de ton raisonnement.

                              Je m’explique.

                              "Donc a un moment il faut emprunter pour maintenir le train de vie (si l’état ne veut pas augmenter les recettes)."
                              Emprunter aux banques veut dire intérêts, et donc augmentation des recettes de l’Etat... retour à la case départ.

                              "Son objectif étant de maintenir l’inflation en dessous de 2% dans la zone. Si de la monnaie nouvelle est crée sans contrepartie effective"

                              Lutter contre l’inflation veut dire que la BCE augmente ses taus d’intérêts. retour à la case départ, car cela demande d’augmenter les recettes de l’Etat, voir ci-dessus, augmentation des intérêts dus par l’Etat, et acroissement de son endettement...(cercle vicieux) Comme la BCE a baissé les taux, l’inflation devrait arriver incessament. Quand l’inflation arrivera, il faudra augmenter les taux, pas vraiment le moment...

                              "L’équipe dirigante est nommée d’un commun accord par les chefs d’états ou gouvernants de la zone euro. "

                              Ok, mais la question est pour qui elle travaille ?
                              En d’autres termes, qui profite d’une faible inflation ? Qui touche les intérêts ?




                            • calypso calypso 4 février 2009 22:17

                              Comme indiqué les dirigeants de la BCE sont désignés (pour 8 ans) par les chefs d’états européens qui se mettent d’accord entre eux. Les actionnaires de la BCE sont les états européens, le document suivant décrit qui est actionnaire de la BCE avec quelle répartition entre états :
                              http://www.ecb.int/ecb/orga/capital/html/index.fr.html
                              Ainsi la France (banque de france) est actionnaire à hauteur de 14,22% de la BCE.
                              Les bénéfices de la BCE sont répartis entre les actionnaires, donc les états.

                              L’objectif de la BCE est de maintenir une inflation en dessous de 2% , pas de boucher les trous creusés par des états qui veulent vivre au dessus de leurs moyens ou de leurs capacité à créer des richesses.

                              Rappel article 2 du traité sur l’union européenne : "La Communauté se donne pour objectifs d’obtenir un niveau d’emploi élevé et une croissance durable et non inflationniste"


                            • kamaraimo 5 février 2009 06:01

                              1 rien
                              2 à rien
                              3 aux deux cents familles

                              source : http://www.fauxmonnayeurs.org/

                              http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf (point de vue de Maurice Allais)
                              http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/dette-deficits-publics/dette-publique-multipliee.shtml
                              http://pagesperso-orange.fr/jegu.jean/index.html (site de Jean Jégu)
                              http://www.bayard-macroeconomie.com/ (site de Jean Bayard)
                              http://www.bankster.tv/
                              http://www.liberonslamonnaie.blogspot.com/ (site d’Alain Vidal)
                              http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm (point de vue de Louis Even)
                              http://www.m-lasserre.com/index.html (site de Michel Lasserre)
                              http://www.wikiberal.org/wiki/Banque_centrale#Le_syst.C3.A8me_de_r.C3.A9serves_fractionnaires
                              http://assoc.pagespro-orange.fr/aded/
                              http://bellaciao.org/fr/spip.php ?article67373
                              http://wiki.societal.org/tiki-index.php (site d’André-Jacques Holbecq)
                              http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php ?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciemment-ruineux (site d’Etienne Chouard)
                              http://www.chomage-et-monnaie.org
                              http://www.justiceplus.org/bankers.htm (en anglais)
                              http://www.europe2020.org/spip.php ?page=imprimer&id_article=499&lang=fr
                              http://1libertaire.free.fr/VidalVerite.html
                              http://www.syti.net/Endettement.html
                              http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=41389
                              http://www.aises-fr.org/
                              http://www.consciencedupeuple.com/html/jekyll_island.html
                              http://www.econologie.com/articles.php ?lng=fr&pg=2706
                              http://www.jeanpierrepoulin.com/creation_monetaire.html
                              http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit

                              "Les 10 plus gros mensonges sur l’économie" (Philippe Derruder, André-Jacques Holbecq)
                              "La dette publique, une affaire rentable" (André-Jacques Holbecq, Philippe Derruder)
                              "La crise mondiale aujourd’hui" (Maurice Allais, "Prix Nobel" d’économie)
                              "Libérer l’argent de l’inflation et des taux d’intérêts" (Magrit Kennedy)
                              "Rendre la création monétaire à la société civile" (Philippe Derruder)
                              "La Grande Désillusion", "Quand le capitalisme perd la tête" (Joseph Stiglitz)
                              "La monnaie et ses mécanismes " (Dominique Plihon)

                               "Money as debt" (47 min), "Zeitgeist" (extrait de 14 min) et "Zeitgeist Addendum" (123 min).


                              • dezanneau 5 février 2009 19:59

                                A ce niveau là de responsabilité, aucun hasard. L’incompétence vaut illégitimité. Si elle perdure, planifiée au profit de certains, alors l’incompétence vaut trahison ! Nous en sommes tous là, comme à la fin de la seconde guerre mondiale si j’en crois la montée en puissance de mouvements issus de la société civile sur toute la largeur de l’échiquier !

                                 

                                http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/


                                • kamaraimo 6 février 2009 04:13

                                  >A ce niveau là de responsabilité, aucun hasard.

                                  logique

                                  >L’incompétence vaut illégitimité.

                                  je suis d’accord.

                                  >Si elle perdure, planifiée au profit de certains, alors l’incompétence vaut trahison !

                                  c’est ce que je subbodore.

                                  >Nous en sommes tous là, comme à la fin de la seconde guerre mondiale si j’en crois la montée en puissance de mouvements issus de la société civile sur toute la largeur de l’échiquier !

                                  et ça bouge vite, très vite... (presque que plus vite que le net lol !)

                                  > http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/

                                  j’ai pas tout compris à la première lecture mais ça me semble intéressant (surtout avec un air de je ne sais quoi que je pense aussi : le nord qui prend exemple sur le sud pour s’en sortir avec la fin de l’énergie pas chère !)

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