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Les faibles marges des entreprises françaises sont-elles dues au coût du travail ?

Le 20 juin 2012, l'Insee a publié une étude intitulée "éclairage sur l'évolution de l'économie française depuis la récession de 2009" qui dresse le constat de dégradation du taux de marge des entreprises (Excédent Brut d'Exploitation, après impôt et coût du travail, rapporté à la Valeur Ajoutée) qui n'a jamais été aussi faible depuis 25 ans : 28.6% comparé à 34,4% pour l'Allemagne et 38,3% sur la zone Euro, soit une dégradation de-1,5 points entre 2010 et 2011, -2,2% pour l'EBE. Quelles sont les causes de cette dégradation ?

Source : Insee, comptes nationaux - base 2005.

Toujours la même antienne : des patrons d'entreprises, des économistes, des politiques (d'opposition et aussi parfois du PS), suivis aveuglément par la presse, les medias, les politiques d'opposition prétendent avec évidence que c'est "le coût du travail qui a dégradé la compétitivité de nos entreprises" (parfois aussi les 35 heures ...), analyse contestée cependant par les partenaires sociaux (CGT, CFDT,...). D'ailleurs Pierre Moscovici se fait applaudir aujourd'hui à l'université d'été du MEDEF en proclamant que "la compétitivité n'est pas un gros mot " et que "le coût du travail n'est pas une question taboue", ce en quoi il n'a pas tort, parlons-en justement !

Pourtant :

  • Le coût du travail (salaires bruts et charges patronales) est du même ordre et même un peu moins élevé qu'en Allemagne en particulier dans l'industrie(voir mon article avec références Insee). La croissance des salaires réels est en phase avec celle de la productivité, d'après l'Insee, donc cette explication ne tient pas.
  • Notre productivité horaire (PIB rapportée aux heures travaillées), est toujours parmi les plus élevées au monde avec le Danemark, l'Irlande, les Pays-Bas, devant l'Allemagne et la Suède (chiffres Eurostat). Elle s'est améliorée de 1,2% en 2010 et de 1,4% en 2011 (chiffres Insee). Ceci malgré les 35 heures ! Les 35 heures expliquent que l'indice PIB/habitant n'est pas un des meilleurs en France, cet indice étant souvent utilisé par ceux qui veulent mettre en exergue notre retard de compétitivité et supprimer les 35 heures, alors que l'indice réel de productivité doit être celui du PIB par heure travaillée.
  • En revanche ntre 2010 et 2011, les prix de l’énergie ont de nouveau fortement augmenté  : +12,3 % (+10,0 % entre 2009 et 2010). Cette augmentation traduit celle des prix des produits pétroliers (+15,8 %), dans le sillage des cours du pétrole brut : +23,1 % pour les fiouls domestiques et +14,3 % pour les carburants. Dans le même temps, les tarifs de l’électricité se sont accrus de 6,5 % et ceux du gaz de ville de 8,5 %(chiffres Insee). D'ailleurs l'Insee relève page 2 de l'étude que la hausse des prix énergétiques pèse en effet sur les marges des entreprises.

Lorsqu'on regarde la fiche statistique de l'Insee sur l'évolution du Taux de marge et taux d'investissement des sociétés non financières de 2000 à 2011, un commentaire mentionne : "En 2011, les impôts sur la production accélèrent, en particulier du fait de la hausse du forfait social. Inversement, les subventions sur la production reculent, en raison notamment de la non-reconduction des aides à l'emploi mises en oeuvre dans le cadre du plan de relance. Au total, l'excédent brut d'exploitation se contracte (- 2,2 %), après avoir augmenté de 6,0 % en 2010. Le taux de marge perd ainsi 1,5 point entre 2010 et 2011, pour s'établir à 28,6 %, niveau le plus bas depuis 1986."

On peut donc se demander si la hausse du forfait social (passé de 2% en 2009 à 4% en 2010 puis à 6% en 2011) a pesé sur le coût du travail, mais si c'est le cas, l'Insee a par ailleurs précisé que la hausse du coût du travail avait été compensée par la productivité, et ce coût n'est toujours pas plus élevé que celui de l'Allemagne, même si ce dernier a stagné ces dernières années pendant que celui de la France augmentait.
Pourtant, des articles comme celui du Figaro  font référence à l'étude de l'Insee mentionnent la hausse du taux moyen des cotisations sociales : "Dans l'industrie, la baisse des profits dans l'industrie et plus récemment la hausse des prix de l'énergie ainsi que l'augmentation des coûts salariaux, à la fois à cause du poids des cotisations sociales à la charge des employeurs et de la hausse du salaire réel par tête. En particulier, le mode de calcul moins favorable des allégements de charge sur les bas salaires, instauré l'an dernier, se ressent. Les résultats sous pression annoncés par les grandes entreprises françaises qui doivent faire face à la concurrence - comme DanonePSAAir France ou encore ArcelorMittal - témoignent de cette érosion de la rentabilité."

Certes, il faut que nos entreprises retrouvent de meilleures marges et puissent investir, mais comment ? Si le coût du travail est le même qu'en Allemagne et même moins élevé dans l'industrie, ce doit être ailleurs qu'on peut trouver des marges de progrès ...

L'Insee souligne aussi qu'en raison de la chute de leur taux d'épargne (-11,5%) et de la remontée de leurs investissements (+7,7%), le taux d'autofinancement des entreprises est en chute libre, affichant un plongeon de 14,6%, (passant à 67,2%). En cas de resserrement du crédit bancaire, comme certains le craignent, il sera donc difficile de maintenir de hauts niveaux d'investissements, et espérer ainsi renouer avec de plus fortes marges.

La première exigence pour trouver les voies de l'amélioration est celle de la vérité des chiffres. Ceux qui manipulent les chiffres et l'opinion publique pour à toute force diminuer le coût du travail, geler les salaires ou diminuer la protection sociale doivent être mis devant l'évidence de la vérité des chiffres.

Liens sur articles :

http://www.ndf.fr/nos-breves/30-08-2012/video-le-taux-de-marge-des-entreprises-francaises-na-jamais-ete-aussi-faible-depuis-25-ans
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/alerte-rouge-sur-la-rentabilite-des-entreprises-francaises_305495.html
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/20/20002-20120620ARTFIG00377-la-rentabilite-des-entreprises-au-plus-bas-depuis-25-ans.php
http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2012/06/20/la-crise-a-coute-pres-de-140-milliards-d-euros-par-an-a-l-economie-francaise_1721589_3234.html


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25 réactions à cet article    


  • eric 31 août 2012 09:27

    Oh c’est assez simple. En très très gros, depuis 30 ans, dans le partage de la valeur ajoutée, la part des entreprises a en gros stagné aprés impôts prélèvements, taxes etc... Celle des ménages a baissé également après, tout transferts compris, et celle de l’Etat à augmenté significativement. Ce n’est ni vraiment bon ni vraiment mauvais en soi. En principe, comme le stock de capital fixe nécessaire par emploi a augmenté, il y aurait du mécaniquement y avoir une hausse au bénéfice des entreprises, mais bon...
    La question centrale est de savoir si nous en avons eu pour notre argent.
    SI on se réfère aux syndicats de gauche, sur la même pèriode, nous assistons à une dégradation continue et profonde de la qualité du service public.
    On peut ensuite détailler les couts du travail, les facteurs pshychologiques, le cout del’énergie, (globalement infèrieur chez nous grace au nucléaire). Mais le constat de fond demeure.
    L’essentiel des gains de productivité, de croissance, de PIB est passé en « amélioration des moyens des services publics ». Essentiellement du reste en couts de fonctionnement puisque l’etat sur la pèriode investit moins que jamais en pourcentage.

    Ainsi,la question n’est elle sans doute pas celle des coûts directs de la main d’oeuvre et de la protection sociale dans le secteur manufacturier, mais bel et bien le fardeau du cout des services publics, directs et indirects, dans les coûts de production.

    Lors de la dernière réforme des retraites,les employés du privé se sont retrouvés à payer plus pour recevoir moins. Ceux du Publics ont vu une fois de plus leur situation relative s’améliorer. Nous sommes par exemple le pays d’europe ( hors il est vrai l’autriche) qui consacre la plus forte part de son PIB à financer les retraites de fonctionnaires qui cotisent moins que tous les autres. Ce sont ces coûts là qui nous plombent. Et il n’y a pas que les couts directs. Ces agents public pléthoriques s’ennuient souvent et donc passe leur temps à inventer de nouvelles normes, contrôles etc... qui sont autant de sources de coûts supplémentaires et de perte de temps pour tous le monde. Mais qui peut se permettre de le dire dans un pays ou les syndicats,les profs, les journalistes ( à travers leur régime fiscal et le financement public de la survie de leurs titres), et d’une manière général, tous les « ministères de la parole » emargent en définitive aux fonds publics ?

    Aujourd’hui, la solution à long terme est de type stagnation brejnévienne. Les entrepreneurs baissent les bras en passant au programme minimum en France et en tentant de sauver les meubles et leur entreprise à l’étranger. Les jeunes dynomiques émigrent. Là ou on peut bosser normalement, en attendant que le système implose.
    Comme d’habitude là ou les bureaucratie socialisantes contrôlent la société, cela va être dur pour les pauvres et pas drôle pour les autres.

    Entre les emplois d’avenir : 150 000 supplétifs engagé dans une impasse pprofessionelle pour travailler à la place de fonctionnaires « absolument débordés »par le non remplacement, sans titiller les agences de notation. La banque d’investissement publique confiée à l’oligarque financeur de la presse de gauche, d’Audrey Pulvar, des primaires socialistes et de Montebourg, on voit bien que l’effondrement sera rapide. Il n’en sera pas moins dououreux.


    • Traroth Traroth 31 août 2012 17:21

      " En très très gros, depuis 30 ans, dans le partage de la valeur ajoutée, la part des entreprises a en gros stagné aprés impôts prélèvements, taxes etc... Celle des ménages a baissé également après, tout transferts compris, et celle de l’Etat à augmenté significativement" : C’est totalement faux. Pourquoi lire plus avant ?


    • titi 31 août 2012 19:07

      @Traroth

      « C’est totalement faux. Pourquoi lire plus avant ? »

      Bah si. Et sans chercher bien loin :
      En 1990 CSG + RDS = 0
      En 2012 CSG + RDS = 13,1%

      C’est donc 13,1% de la richesse qui a été captée par l’Etat en 22 ans.


    • Fred59 31 août 2012 10:07

      Bonjour, étant donné que les entreprises répartissent leur EBE entre la rémunération du travail, l’investissement (machines, immobilier, recherche et développement), et la rémunération du capital (dividendes etc...),je propose deux pistes complémentaires pour cet article très intéressant :

      -Evolution comparée des investissements R&D et du nombre de brevets déposés pour différents pays-clé sur 20 ans : on va se rendre compte que l’on a préparé tout doucettement une érosion par perte d’initiative sur les innovations, sauf sur le pharmaceutique (un domaine où le nouveau n’est pas forcément synonyme de progrès, car le dépôt de brevet y est aussi une stratégie pour éviter le basculement des médicaments dans le domaine public)

      - La rémunération des actionnaires. Eh oui, le capital, ce n’est pas seulement une ressource, c’est aussi un coût ; et à l’heure où on cherche comment faire des économies, il est légitime de se demander comment réduire ce coût-là aussi.

      Rappelons qu’en période de bulle spéculative (ex:2000), les actions sont parties à la hausse mais les salaires stagnaient ; et en période de dégonflage de bulle, des stratégies étaient mises en place pour que l’actionnaire dégage quand même ses revenus ! (ex : les couvertures, les ventes à terme, la mobilité des capitaux, les délits d’initiés pour prendre ses bénefs et revendre avant que ça pète...)

      Sur ce thème, je propose deux règles simples :
      Une action d’entreprise, cela ne peut pas et ne doit pas être quelque chose que l’on peut revendre 3 millisecondes plus tard. Seules des parts bloquées sur une durée correspondant à ’amortissement des investissements devrait avoir droit à la qualification de « capital social »

      Favoriser au maximum les sociétés coopératives. Ca implique, au passage, de lutter contre les programmes de soi-disant « participation », où le salarié ne participe pas aux décisions de l’entreprise mais reçoit seulement une part de revenu d’acions (afin de lui faire perdre l’envie de lutter contre la rémunération excessive du capital).


      • titi 31 août 2012 19:03

        « répartissent leur EBE entre la rémunération du travail, l’investissement (machines, immobilier, recherche et développement), et la rémunération du capital (dividendes etc...), »

        Bah ca prouve que vous ne savez pas ce qu’est l’EBE.

        Dans l’EBE la rémunération du travail est déjà enlevée.

        J’ajoute que vous avez en plus oublié que l’EBE sert aussi à alimenter les caisses de l’Etat.


      • Fred59 31 août 2012 20:44

        Oui, certes, et ... ?

        J’aurais dû effectivement utiliser le terme précis « valeur ajoutée » en lieu et place d’« EBE » ; toutefois, quand carrefour décide de virer 600 personnes pour faire des économies, c’est bien l’EBE que l’on cherche à rendre conforme à un objectif.

        Par ailleurs ce n’est pas l’EBE qui sert de base au calcul de l’impôt, mais le RCAI (Résultat courant avant impôt). Voici les soldes intermédiaires de gestion pour la clarté du discours.


      • Stof Stof 31 août 2012 10:08

        Je l’ai déjà expliqué dans un commentaire sur le prix du pétrole : nous vivons la cruse écologique du Peak Oil et pas du tout crise du capitalisme. Si ce n’est que le problème du capitalisme est de ne pas tenir compte de la finitude des ressources.

        Ceci se confirme une fois de plus, donc.

        Ce sera la décroissance subie qui s’imposera et ce sera bien moins doux qu’un programme écologiste, même dur.

        • zelectron zelectron 31 août 2012 10:08

          Эрик
          добрый день
          dououreux ? la preuve ça commence déjà !


          • taktak 31 août 2012 11:28

            Mais non, puisque même la Gôche (fin le PS et EELV quoi, libéraux donc) vous dit que c’est les « entrepreneurs » qui créent la richesse et nous donne les emplois... C’est pas bien de mordre la main généreuse de not’ bon maitre.

            En terme de vocabulaire, je vois pas en quoi un salarié est moins entrepreneur que son patron. Au contraire. Lui

            Le cout qu’il faut diminuer c’est celui de la rémunération du capital avec une exigence d’autant plus drastique que cette rémunération sert à alimenter la spéculation et les différentes bulles financières plutot que d’être investi en capital productif.


          • titi 31 août 2012 12:15

            @Demosthène

            Votre exemple sur la voiture « avantage en nature » outre le fait que c’est une caricature, indique une méconnaissance de l’« avantage en nature »

            Je vous laisse donc vous renseigner sur la différence fiscale et sociale entre « avantage en nature », « véhicule de fonction » et « véhicule de service ».

            D’autre part concernant la fraude sur les charges sociales, j’ai moi même fait l’objet d’environ 1/2 douzaine de mise en demeure par l’urssaf sur mes cotisations sociales.
            Toutes infondées.
            Du coup quand un organisme aussi mauvais gestionnaire donne des chiffres j’ai plus que de mal à y croirer....

             


          • spartacus spartacus 31 août 2012 13:43
            Avec la progressivité des impôts sur le revenu, le système pousse a « vivre sur la bête » du dirigeant.
            néansmoins il y a quelques règles a avoir.
            La voiture, pour un boss, toujours en avoir 2, dont une perso perso.
            Gérer soit même ses dépenses sans aucun tiers. Ça évite les jalousies. Tout le monde n’intellectualise pas, que pour avoir un marché il faut avoir payé un joli sac à la secrétaire du client.
            Préférer la « SAS » ou « SASU » à l’entreprise privée ou SARL, tout le monde est salarié.
            Externaliser les salaires, ne jamais en faire de copies sur n’importe quel ordinateur de l’entreprise.
            Mutuelles santé,prévoyance, normalement il est d’usage que l’employeur en prenne une partie à sa charge. Souvent c’est 50% à 100%.
            Les mutuelles collectives type médéric ou humanis offrent un niveau de rapport qualité prix souvent bien meilleur qu’individuel. 


          • foufouille foufouille 31 août 2012 13:52

            "Je vous laisse donc vous renseigner sur la différence fiscale et sociale entre « avantage en nature », « véhicule de fonction » et "véhicule de service« . »

            mais la, c’est du bidouillage assez complexe
            dans le public, tu en as aussi
            genre « appart » de 400m2 ..........


          • foufouille foufouille 31 août 2012 15:27

            ca se declare si on dit qu’elle est que pour le patron et pour le WE


          • titi 31 août 2012 18:38

            Bah alors pour votre gouverne, « l’avantage en nature » n’est pas gratuit.

            Il apparait en brut sur le salaire et est donc soumi à charges sociales et impots.

            Dans le cas d’un appart, il doit être égal à la valeur locative de l’appart.

            Dans le cas d’une voiture il est évalué à 1% de la valeur du véhicule. Donc pour un gros 4x4 à 60000 euros, le brut est grossit de 600 euros par mois. Et les charges sont dues sur ces 600 euros. Et l’IR sur la portion de net correspondant.

            Ce qui est gratuit c’est la voiture de service ou de fonction. Mais...
            Une voiture de service ou de fonction c’est nécessairement 2 places.
            La voiture de service sert aux déplacements professionnels et aux trajets domicile travail.
            La voiture de fonction sert aux déplacements professionnels à l’exclusion de tout autre.

            Alors qu’est ce qui empêche de prendre cette voiture pour aller en vacances ? Rien. Sauf que la voiture n’est pas assurée, ni son conducteur, ni ses passagers.

            Vous prétendez dans votre cas, que votre bonhomme échappe à la TVTS...
            Donc il met dans son bilan des dépenses de gasoil et d’entretien du véhicule, voire le cout de la LOA, et il ne déclare pas la TVTS ?
            Je pense que vous plaisantez.


          • titi 31 août 2012 19:22

            « La faible marge de entreprises est un leurre,
            enlevez-leurs les impôts sur les BIC,
            ou tout du moins abaissez-les en dessous des impôts sur les revenus,
            vous verrez comment ils en feront,
            des bénéfices... »

            Bah alors, Démosthène, voici comment vous êtes à coté de la plaque...

            Pour toucher 20kE de dividendes à un patron de société....
            Il faut que sa société aie réalisé , 30kE de résultat.
            Il paie la CSG => reste 17,3
            Il est imposé à l’IR sur une base de 10.38

            Pour toucher 20kE de salaire net il faut 36 kE de chiffre.
            Il paie la CSG => reste 17,3
            Il est imposé à l’IR sur une base 17,3

            Il est bien plus interessant de faire du bénéfice.


          • titi 1er septembre 2012 00:16

            Votre écriture prétait à confusion.

            Alors selon vous, la TVTS c’est 23 000 Euros pour les 2 véhicules !!!

            Alors regardons le barème 2011 puisque la TVTS 2012 n’a pas encore été émise..
            En 2011, la tranche supérieure c’est 19 euros / gramme

            Donc 23000 / 19 = 1210 g pour les 2 voitures soit une émission de 605 g de CO2 par km...

            Conclusion : des gros bobards... ce qui laisse planer le doute sur les autres chiffres.

             


          • titi 1er septembre 2012 00:25

            Allez je ne vous laisse pas dans l’ignorance...

            Chez BMW, la plus grosse émission : 325g/km soit une TVTS 6175 maxi
            Chez Audi, la plus grosse émission : 353g/km soit une TVTS 6707 maixi

            Cela va augmenté en 2012. Mais ce ne pourra toujours pas atteindre les chiffres que vous avancez.

            Sachez également que le fait que la 4x4 soit payer par la société ou par le gérant sur ses deniers, celà ne change rien : la TVTS s’applique également aux véhicules personnels utilisés pour les déplacements professionnels.


          • titi 1er septembre 2012 00:34

            « Ne vous inquiétez pas pour eux, je suis sur qu’ils savent très bien que les charges prises en charge par l’entreprise concernant les véhicules sont autant de moins à sortir de leur poche personnelle, »

            Sauf que ce n’est pas forcément la solution la plus rentable.

            Lorsqu’un gérant utilise son véhicule personnel pour ses déplacements professionnels, il a droit, comme tout salarié, à un défraiement kilométrique.
            A partir du moment où c’est un véhicule appartenant à la société, il n’en est évidemment plus question.


          • Jason Jason 31 août 2012 16:31

            Très bien vu, très bien documenté. Un petit plus ci-dessous :

            « Il n’y a pas d’abondance sans larcin », dit un proverbe caucasien. Mais en France on a affaire à de la fraude pure et dure, et si discrète, on le remarque à peine.

            Et si on pensait à durcir les délits de biens sociaux ? Et si on modifiait les plans comptables qui permettent ces fraudes ? Et si on encourageait les lanceurs d’alertes à dénoncer les fraudeurs ? Et si on regardait du côté des frais généraux d’un peu plus près ? Et si, et si...

            Il y a bien des solutions, mais ceux qui gouvernent ne veulent pas faire de vagues. Et puis la productivité (dans quelles branches ? définie comment ?) a tellement bon dos, et c’est si facile de stimagtiser les mêmes.


            • Jason Jason 31 août 2012 16:36

              Pardon, je voulais dire :  les sanctions de délit d’abus de biens sociaux.


              • jef88 jef88 31 août 2012 17:39

                Un facteur est toujours négligé, les comparaisons entre pays n’en tiennent jamais compte : le cout de la structure ! !
                J’ai fait ou fait faire des prix de revient entre 1965 et 2004
                1965 : entreprise de 2000 salariés, 5 usines. structure =16%
                2004 entreprise de 400 salariés. structure = 48 %

                nous possédons la médaille d’or de la bureaucratie !

                merci aux experts comptables, aux banques et à l’administration qui poussent, tous en choeur àu noircissement de papelards .....


                • paul 31 août 2012 19:56

                  La vérité des chiffres dites vous, pour trouver les voies de l’amélioration .
                   Si la santé économique se mesure avec la balance commerciale, la France est toujours mal placée par rapport à l’Allemagne . Pourtant la productivité n’est pas en cause, ni le coût du travail .
                  Quant au coût de l’énergie, il ne devrait pas l’être non plus, pour les champions de l’électronucléaire , alors que l’Allemagne se dénucléarise .
                  Les impôts sur la production du fait de la hausse du forfait social ,et la baisse des subventions sur la production, expliqueraient elles les faibles marges des entreprises ?

                  Mais la politique économique libérale du quinquennat précédent n’était pourtant pas anti-MEDEF, avec quelques couteux allègements de charges : suppression de la taxe professionnelle ( coût 18,5 milliards sur 2 ans ), suppression de la fiscalité pour les heures sup. ( coût 5 milliards ) ...
                  Donc, s’il faut se comparer à l’Allemagne, il faut surtout considérer son tissu industriel beaucoup plus solide, alors que la France a perdu en 35 ans 7 millions d’emplois dans ce secteur . De plus la déflation salariale que pratique ce pays ,et les bas salaires des ouvriers des pays de l’Est qu’il emploie soit directement soit du fait des délocalisations, facilitent sa ...compétitivité, au détriment de ses voisins .
                  Les difficultés que rencontrent les grandes entreprises Air France, Arcelor,Danone,
                  Peugeot, ect ..., sont dues à la concurrence « libre et non faussée » de la mondialisation heureuse, chère à Alain Minc et aux socio-libéraux .


                  • Robert GIL ROBERT GIL 1er septembre 2012 08:45

                    Le travail ne coûte pas cher, au contraire le travail crée de la richesse, il ne peut coûter, puisqu’au contraire il rapporte. Toutes les fortunes ont été crées par l’exploitation du travail et des travailleurs. Ce qui coûte cher, c’est ce que le capital prend au travail, c’est la rémunération des actionnaires, les dividendes distribués, les stock-options et les parachutes dorés. Sur un produit fini, la partie consacrée aux salaires des travailleurs est en constante diminution, ceux qui fabriquent le produit ont souvent un salaire dérisoire qui ne leur permet même pas, dans beaucoup de cas, de s’offrir ce qu’ils ont produit............
                    Voir :
                    http://2ccr.unblog.fr/2012/04/12/la-fable-du-travail-cher/


                    • Le péripate Le péripate 2 septembre 2012 18:33

                      La productivité horaire est bonne grâce au fait que les moins productifs sont écartés du travail.

                      3 millions de chômeurs, ça fait du bien aux statistiques socialoïdes. Et ils sont contents.


                      • Le Grunge Le Grunge 3 septembre 2012 12:38

                        Le problème est que l’impôt dans notre pays est très mal réparti, ceux qui gagne entre 1000 et 6000€ par mois sont les vaches a lait de l’état(employer et patron réuni), les autres peuvent défiscaliser a tout va par le biais de leur conseiller financier. Et c’est pas flambi qui va changer les choses, ils touche a des niches qui concerne les gens simple(heures sup) mais surement pas au niches faites pour ses petits copains de la haute...

                        Donc non, je pense que le travailleur n’est pas si cher que ca, le problème est qu’un patron de PME aujourd’hui se fait baisser par le gouvernement mais le patron et l’employer ne doivent pas perdre de vue qui est leur vrai ennemi.

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