Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Les fonctionnaires, grands perdants de la faillite des États

Les fonctionnaires, grands perdants de la faillite des États

La crise financière mondiale entre dans une nouvelle séquence.

Désormais ce sont les États, endettés à un niveau rendant impossible le remboursement ne serait-ce que des intérêts de ce qu'ils empruntent, qui se retrouvent en situation d'étranglement irrémédiable avec en ligne de mire la banqueroute et l'assèchement des ressources financières pour faire face aux dépenses courantes de fonctionnement.

Dans le même temps, le financement du développement et de la croissance est devenu impossible à mettre en œuvre, la stagnation puis la décroissance sont les seules issues à cette crise si on ne change pas radicalement de paradigme politique, sociétal et financier.

 On entend dire partout que la résultante sera bientôt "la ruine sociale".

Personne ne sait précisément ce qui va se produire à court et moyen terme, lorsque les États ne pourront plus faire face à leurs échéances.

Bien sûr, les créances privées seront reportées et prorogées, les délais de paiement des fournisseurs de l'État, qui sont déjà anormalement longs, vont être encore prolongés davantage, conduisant à la ruine nombre de petites ou grandes entreprises en quelques mois pour les plus fragiles jusqu'à quelques années pour les plus solides.

À court terme, l'État diminuera fortement toutes ses dépenses, et coupera massivement dans tous ses budgets.

Très vite ensuite, on constatera la diminution des services publics rendus dans tous les domaines, l'arrêt progressif de la maintenance des infrastructures, etc.

Effet domino garanti, avec effets visibles.

 

Mais qui seront réellement les premiers touchés ?

Une population dont on ne parle jamais est paticulièrement exposée, ce sont les "fonctionnaires de l'État", tous corps confondus.

D'une manière générale, tous ceux qui sont embauchés dans la fonction publique, ou assimilés, et qui pourraient prochainement, d'un jour à l'autre, se retrouver d'abord avec des retards de paiement de salaire, puis des acomptes versés au lieu d'un salaire complet, puis voir leur salaire baisser "par la force des choses" dans le cadre d'un programme nécessaire de baisse des coûts et des coupes budgétaires.

Tous les pays sont concernés, et la France bien entendu aussi, bien que cela devrait se produire d'abord ailleurs en Europe, en Espagne et en Italie, après la Grèce déjà concernée.

Ce qui est formidable dans cette histoire, c'est qu'on a toujours entendu dire que "les fonctionnaires étaient les privilégiés, quoi qu'il arrive, ils seront toujours payés, c'est l'État donc c'est très fiable".

Foutaise, bien entendu, dans le cas de la banqueroute d'un pays.

La ruine sociale ne se fera pas sans l'effondrement du revenu de millions de fonctionnaires et des innombrables conséquences liées.

Je sais que le scénario est difficile à imaginer, mais avant les salariés, avant les chômeurs, avant les retraités, les populations les plus exposées à un brutal retour à la réalité en cas de banqueroute d'un État, ce sont les fonctionnaires.

Ni préparés, ni habitués à l'instabilité, ne se sentant même pas concernés, les millions de fonctionnaires laminés précipiteront à la catastrophe toute une organisation publique et privée, dont ils sont l'un des éléments essentiel.

Avec eux, bien sûr, les chômeurs déjà confrontés à la misère, les retraités déjà limités financièrement feront pâle figure, l'impact de la ruine sociale leur sera moins sensible.

Avec l'inflation liée à une sortie de l'euro désorganisée (car non souhaitée par le pouvoir en place), les salariés seront ensuite projetés à la rue, au rythme des faillites d'entreprises qui vont se multiplier par voie de conséquence.

Les malades seront moins bien soignés, et disparaitront plus rapidement.

 

Comment va-t-on s'en sortir ?

Le monde occidental libre, laïque et démocratique était un beau projet, sur le papier, hélas rendu irréaliste par la nature de l'Homme.

L'Europe, et l'euro étaient également de magnifiques projets, encore aurait-il fallu que la composante sociale et politique soit prédominante.

Les solutions les plus évidentes, à court terme, pour limiter la casse sont :

- laisser les banques faire faillite, tout en protégeant les avoirs des clients,

- nationaliser les banques, faire contrôler les banques par les peuples au travers un système démocratique favorisant l'intérêt général,

- contraindre et contrôler les banques pour qu'elle assurent leur métier et uniquement leur métier qui consiste à financer directement le développement privé,

- développer des réseaux de banques destinées uniquement aux entreprises et à leurs spécificités métiers,

- décentraliser le pouvoir politique, et le concentrer davantage au niveau local pour favoriser la dimension humaine,

- rendre la Nation souveraine dans ses choix stratégiques et ses décisions,

- produire sa propre monnaie, au plan national, ou au plan européen si l'euro est maintenu,

- décider d'annuler tout ou partie des dettes bancaires, par des décisions politiques fortes et irrévocables,

- ne plus emprunter sur les marchés ni auprès de banques privées quand il s'agit des États,

- contrôler les frontières,

- limiter la globalisation des échanges,

- taxer fortement les produits importés qui existent déjà localement,

- réindustrialiser en urgence au niveau local,

- interdire la spéculation quand elle n'a pas vocation au développement des hommes et des entreprises,

- interdire la spéculation à la baisse d'une manière générale sur les marchés financiers,

- interdire la spéculation sur les matières premières et les produits d'alimentation,

- uniformaliser et stabiliser à long terme le prix des produits généralisés, comme l'électricité, l'eau, l'internet mais aussi le carburant, le gaz,

... et probablement d'autres choses encore plus difficiles à écrire.

 

Espérons que nous éviterons au maximum les troubles sociaux, la grande rigueur et l'insécurité qui s'annoncent à nos portes et que nous n'ayons pas à nous opposer les uns aux autres lorsqu'il s'agira de trouver de quoi vivre au quotidien.

Pour ceux qui peuvent, il va devenir vite essentiel de savoir cultiver le moindre mètre carré de terre dans son jardin.

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.1/5   (40 votes)




Réagissez à l'article

70 réactions à cet article    


  • titi 8 août 2011 10:09

    « À court terme, l’État diminuera fortement toutes ses dépenses, et coupera massivement dans tous ses budgets.

    Très vite ensuite, on constatera la diminution des services publics rendus dans tous les domaines, l’arrêt progressif de la maintenance des infrastructures, etc »

    Vous n’envisagez pas dans vos hypothèses, une augmentation du rendement des investissements de l’Etat... Est ce un gros mot ?

     


    • platon613 9 août 2011 13:16

      La faillite générale nous guette !

      Krach boursier et record de l’or

      La situation sur les marchés financiers surchauffe de façon spectaculaire. Les rumeurs d’une dégradation de la notation de la France aggrave encore davantage la situation. La menace : une course aux déclassements avec des conséquences désastreuses. L’or demeure le seul salut...

      http://www.news-26.com/econmie/901-...


    • chapoutier 8 août 2011 10:17

      Olivier
      vous écrivez :
      - nationaliser les banques, faire contrôler les banques par les peuples au travers un système démocratique favorisant l’intérêt général,
      entièrement d’accord mais il va s’en dire :sans indemnisation ni rachat


      • chapoutier 8 août 2011 21:06

        on vas dire que certains sont scato


      • Laratapinhata 8 août 2011 23:52

        ça s’appelle « saisir » et pas nationaliser...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 août 2011 02:36

        @ Le sudiste


         Toujours ? Disons plutôt depuis la chute du mur… Aujourd’hui, Droite comme Gauche n’ont qu’un ennemi : le corporatisme résultant de la fusion du Capital et de l’État. Nationaliser les institutions financières et reprendre le contrôle de la monnaie est un impératif, mais il faut aussi rembourser la dette publique qui est le licou que nous ont passé les banksters. Or ce n’est pas la complexe et difficile décision qu’on voudrait nous faire croire. Si on peut prendre le contrôle des banques, payer la dette est un simple jeu d’écritures. Un geste INDISPENSABLE.




      • chapoutier 9 août 2011 11:12

        le CNR à bien privatisé Renault sans indemnité pour collaboration avec les nazis.
        ce n’était que justice.
        il n’y as pas de problème morale à saisir le butin du larcin ; le butin des banques est le résultat du plus grand hold-up de l’histoire.
        s’il s’agit d’un problème de sémantique, alors oui, l’état doit saisir le butin des mafieux.
        mais quel état ?
        La question est : qui sera en mesure de mettre en œuvre une politique de salut public ?
        quels sont les intérêts qui prime ? ceux des grandes familles du krach 40 ou les millions d’hommes et de femmes qui tous les matins se lèvent sans savoir de quoi demain sera fait.


      • Winston Smith 14 août 2011 11:39

        « - nationaliser les banques, faire contrôler les banques par les peuples au travers un système démocratique favorisant l’intérêt général,
        entièrement d’accord mais il va s’en dire :sans indemnisation ni rachat »


        Totalement interdit par la Constitution. A moins de vouloir déclencher une guerre civil, pour un interet nul (Le Crédit Lyonnais)...

        Au fait, comment va votre psychatre ?

      • Marc Viot Marc Viot 8 août 2011 10:27

        Déjà confirmé aux USA où des enseignants continuent à bosser à 75 ans bien après l’age de la retraite du fait de la faillite de leur caisse collective et à qui on propose 30 % de l’indemnité prévue initialement à condition qu’ils stoppent les poursuites envers la collectivité ...


        • Marc Viot Marc Viot 8 août 2011 10:34

          Cliquer sur la vidéo en lien : USA, les caisses de retraites sont à sec


        • Muriel74 Muriel74 8 août 2011 10:40

          Les métiers de la fonction publique ne sont pas qu’administratifs. La sécurité civile et les secours, le service à la population, les interventions techniques, la fonction hospitalière, l’éducation...en font partie. Si l’état ne peut plus les payer, l’organisation du pays sera fortement compromise
          Cela commence aux Etats-Unis http://wikistrike.over-blog.com/article-dette-americaine-les-fonctionnaires-ne-sont-plus-payes-dans-35-etats-80221455.html
          Merci pour votre article


          • diogene 8 août 2011 14:18

            Soyez assuré qu’il y aura au moins un poste de fonctionnaires qui ne sera pas abandonné et ce sera les brigades anti-émeute. En plus du salaire des hommes politiques, bien entendu.

            Aurons-nous la volonté d’imposer les changements nécessaires ?

            Aurons-nous le courage de tout foutre par terre ?

            Aurons-nous la force de résister ?

            «  »« Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible nont jamais avancé d’un seul pas. »«  » Bakounine


          • Aldous Aldous 8 août 2011 18:26

            Tous les bureaucrates ne sont pas affectés par ce problème :

            Les fonctionnaires de l’UE se portent à merveille, gras salaire et peu de risques de faillite.

            Les fonctionnaires régionaux (réforme de l’UE oblige) non plus ne sont pas à plaindre.

            Bref ce sont les moyens d’action des Etats Nations qui sont en pleine décomposition mais les fonctionnaires du Nouvel Ordre se portent bien.

            Quand aux services publics, ils ne font plus partie de l’équation selon les tenants de l’Ecole de Chicago qui ont façonné l’ordre nouveau...


          • djyne djyne 9 août 2011 01:41

            c’est même déjà commencé en ce qui concerne les fonctionnaires, tout est bon pour ne pas embaucher, sauf des contrats limités, des postes pas remplacés et les autres qui croulent sous le boulot (pour un salaire minable) je suis dans le social, et tant mieux s’ils suppriment cette branche cela fera de l’argent en plus dans les caisses car on ne regarde pas !


          • Nickiwi Nickiwi 9 août 2011 20:25

            Aldous écrit « Les fonctionnaires de l’UE se portent à merveille, gras salaire et peu de risques de faillite. ».

            Faux - les salaires des fonctionnaires UE suivent l’évolution de ceux des fonctionnaires nationaux des pays membres de l’UE, en baisse comme en hausse, avec du retard.

          • chapoutier 8 août 2011 10:53

            les maires des petites communes connaissent bien le probleme : l’état n’assure plus l’aide technique aux communes rurales par le biais de la DDE


            • djyne djyne 9 août 2011 01:44

              pas besoin des petites communes, à PARIS (jamais aussi sale que maintenant) les locaux sont dans un état de vétusté sauf ceux qui sont médiatisés et encore faut pas regarder de près !


            • yellowsubmarine 8 août 2011 11:07

              Comme par hasard, l’éditocrate Dessertine a demandé la baisse du salaire des fonctionnaires, mais n’a rien dit sur les revenus des parafonctionnaires ou assistés sociaux ou fiscaux.

              Exemples :

              - médecins, pharmaciens, sont des parafonctionnaires, car sans sécurité sociale d’Etat obligatoire, et déficitaire (prélèvement obligatoire), rares seraient les patients solvables, et l’inflation sur les revenus médicaux serait moindre : demander des efforts aux fonctionnaires sans demander aussi la diminution des honoraires médicaux est un choix néo-conservateur néo-féodal, le choix de toujours privilégier les nantis

              - agriculteurs : subventions de l’UE via l’aide de la France à l’UE à l’élevage concentrationnaire en Bretagne, scandale éthique, et sanitaire

              - restaurateurs

              - non progressivité de l’impôt : les classes moyennes paient plus d’impôts que les très riches, et les PME plus d’impôt que les grandes entreprises

              - erreurs de gestion : vente de l’or de la banque de France à vil prix, déficits accentués, subventions massives au tourisme social (alors qu’il suffirait de conditions de nationalité ou de résidence fiscale d’au moins 10 ans), et après ces imposteurs donnent des leçons de gestion avec la règle d’or !

               


              • yellowsubmarine 8 août 2011 11:14

                suppression du Sénat, de la moitié des députés, et des comités théodule, 1 milliard d’euros d’économies

                et ainsi de suite


              • diogene 8 août 2011 14:28

                - Dé-professionnalisation du politique
                - mandat unique et sans cumul
                - suppression de la loi rothchild, de maastrich et lisbonne
                - création d’un secteur bancaire publique et monopole de la création monétaire
                - éducation populaire pour tous
                - indépendance totale de la justice
                - législation pour crimes contre les peuples
                - jugement pour les traitres financiers et politiques
                - ré-ouverture de cayenne pour eux

                etc... etc...


              • lagabe 8 août 2011 18:41

                bravo
                -on est au 12 ème rang pour la santé , 11.8 % du pib alors que les premiers dépensent 3 % de moins
                - les 3 % les + riches paient moins que les classes moyennes
                - 50 milliards de niches fiscales qui profitent aux + riches et par rapport a 30 ans , on paie moins d’ilmpôts


              • djyne djyne 9 août 2011 01:46

                depuis plus de 2 ans pas d’augmentation et la dernière 7€ par mois et un surcroit de travail énorme -il faut penser aux petits fonctionnaires ceux-là ne sont pas du tout chouchoutés


              • panpan 9 août 2011 22:35

                Arrêtez de parler de fonctionnaires ! Ne confondez pas « petits » fonctionnaires ( entre 40 et 7 euros d’augmentation en 15 ans) et qui eux vont bien morfler... et hauts fonctionnaires qui eux n’ont pas, n’ont jamais eu et n’auront jamais aucun problème. (retraites, indemnités, etc...) C’est normal, d’ailleurs, ce sont eux qui « gèrent » le pays


              • Caleidoscophase Caleidoscophase 8 août 2011 11:08

                à moins que Zorro ne fasse irruption ce qui pourrait se traduire par l’apparition voire la reconduction d’un petit chef autoritaire capable de galvaniser les foules en les braquant les unes contre les autres de manière à mieux les mater ensuite !
                Dans tous les cas ,des perspectives peu réjouissantes !


                • NeverMore 8 août 2011 11:45

                  Bien vu.

                  D’ailleurs, je me laisse pousser la moustache et une mèche sur le front.

                  Je termine aussi un petit livre qui résume ma pensée.

                  A Bientôt.


                • BOBW BOBW 8 août 2011 12:47
                  «  capable de galvaniser les foules en les braquant les unes contre les autres de manière à mieux les mater ensuite » !

                  -Avec l’Armée (plus aucun traitement perçu).

                  -La Police         (idem )        )

                  Avec l ’oriflamme Fainéants Nationaux ou  Union des Mignons Pétochards ??


                • Croa Croa 8 août 2011 15:02

                   smiley SarkoZi


                • JL JL 8 août 2011 12:00

                  « Désormais ce sont les États, endettés à un niveau rendant impossible le remboursement ne serait-ce que des intérêts de ce qu’ils empruntent » (Olivier Rimmel)

                  Cette phrase résume à elle seule l’état d’esprit dans lequel l’obscurantisme libéral nous a plongé !

                  En effet, on accepte la pespective que les travailleurs de l’Etat ne soient pas payés, mais on refuse l’idée qu’on ne payerait pas l’usure à ceux qui nous ont mis là ! Ces gens ne sont pas pressés qu’on rembourse nos dettes, puisqu’on paie des intérêts. C’est un comble !

                  Faisons une expérience de pensée : l’Etat s’engage à payer indéfiniment les intérêts de ses emprunts, à un taux déterminé par consensus entre les parties, mais en reportant le remboursement du capital à une échéance infiniment lointaine. Autrement dit, jamais.

                  Plus de dettes, mais des ayants droit. Autrement dit, des rentiers de l’Etat. Comme s’ils touchaient ce fameux RU. Et avec transmission de ces droits aux héritiers. Serait-ce juste ? Pourquoi ceux-ci conserveraient-ils des avantages acquis dans une période de folie libérale, sans rien faire que de l’opportunisme pour certains d’entre eux, et pourquoi ceux-là qui ont acqui les leurs par le travail, à l’issue de durs combats ( cf. le programme du CNR ) devraient-ils perdre les leurs au profit des premiers ?

                  Quelqu’un peut-il répondre à cette question ?


                  • JL JL 8 août 2011 12:09

                    La question qui est posée est celle de l’arbitrage entre avantages acquis et trésors de guerre.

                    La grosse différence c’est que les premiers sont attachés à la personne, les seconds s’accumulent au fil des générations. Et c’est là que le bât blesse.


                  • diogene 8 août 2011 14:49

                    @JL

                    Ce ne serait que justice, mais la justice n’est qu’un mot creux depuis longtemps, peut être même depuis toujours.

                    Alors ? il reste le défaut de paiement. Il semble assez logique que le 1er pays qui se déclarerait en défaut provoquerait la chute des autres dominos.

                    Les financiers seraient, alors, en faillite à leur tour puisque leurs sources de richesses seraient taries.

                    Les états nationaliseraient les banques et garantiraient les déposants et le crédit au secteur productif.

                    Ils font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher cela car ils savent que ce serait la fin de leur système oligarchique, mais les faits sont là, et même la rigueur la plus extrème imposée aux peuples ne sauverait pas ce système.

                    Reste la guerre.

                    Civile dans le cas où ils décideraient de faire payer les peuples, ce qui semble être l’option choisie..

                    WW3 dans le cas où, certaines puissances chercheraient à se refaire payer par la force. Suivez mon regard...

                    Ce genre de « fin de système » s’est toujours fini dans la guerre. Pour l’instant c’est l’option guerre civile qui semble en tête du peloton.


                  • Winston Smith 14 août 2011 11:43

                    «  Pourquoi ceux-ci conserveraient-ils des avantages acquis dans une période de folie libérale, sans rien faire que de l’opportunisme pour certains d’entre eux, et pourquoi ceux-là qui ont acqui les leurs par le travail, à l’issue de durs combats ( cf. le programme du CNR ) devraient-ils perdre les leurs au profit des premiers ? »



                    Ou avez vous vu un « folie libéral » en France, qui est socialiste depuis les années 70 ???

                    Par ailleurs, si vos types ont « combattu », c’est bien parce qu’ils n’avaient pas le droit, en réalité, à ces avantage -sinon ils les auraient eut, comme à par exemple un salarié son salaire, contrat.

                    On ne fait donc que rétablir la Justice social en reprenant à ces racailles ce qui ne leur à JAMAIS appartenu légitimement -étant donné que seul le contrat volontaire est légitime entre les hommes, et que personne ne peut forcer un autre homme à faire ce qu’il ne veut pas.


                  • sisyphe sisyphe 8 août 2011 12:34

                    Oui ; je voulais également relever cette phrase : 


                    Le monde occidental libre, laïque et démocratique était un beau projet, sur le papier, hélas rendu irréaliste par la nature de l’Homme.

                    Non ; comme le démontrent toutes les mesures que vous préconisez ensuite, ce n’est pas la « nature de l’homme » qui est en question, mais bien la nature d’un SYSTÈME ; la capitalisme ultralibéral, pour le nommer, qui a pourri ce projet. 

                    Et la seule solution, la première, à mettre en oeuvre pour changer les choses, c’est l’urgente réforme monétaire , que vous évoquez, qui redonne aux états, et AUX ETATS SEULS, la maîtrise et la souveraineté de la création monétaire. 

                    Hors la maîtrise monétaire, point de salut. 

                  • asterix asterix 8 août 2011 12:11

                    En lisant d’abord votre curriculum, je me suis demandé quelles énormités vous alliez sortir.
                    Que du contraire ! Il est quelque part réconfortant de lire qu’un business man bourré de diplômes et d’expérience de management ait à ce point mis le doigt sur la plaie.
                    Nous sommes au bord d’une crise systémique sans précédent qui nous mènera soit à la guerre, soit à un bouleversement complet des mentalités. Merci d’avoir apporté votre pierre à la construction de cet édifice, mais où est le ciment ?


                    • bluebeer bluebeer 8 août 2011 12:46

                      Bonjour.

                      Tout à fait d’accord avec les grandes lignes de votre article. Mais les fonctionnaires, en quelque sorte, c’est l’état, la collectivité. Les fonctionnaires sont payés par la communauté parce qu’en principe, ils servent la communauté. La question est surtout de savoir combien de temps cette masse citoyenne va rester inerte face aux événements en cours, et si elle finira par prendre conscience à la fois de son intérêt et de sa force au sein de la société.

                      Jusqu’à présent, le monde de la finance a pu conquérir une partie importante de la société civile et citoyenne en prodiguant - autorisant - un certain niveau de confort au plus grand nombre de ses membres. Elle a pu prospérer parce que finalement, la majorité des gens se contentent de ce qu’ils ont ou ne briguent guère plus. Mais si demain, c’est réellement le chaos et la disette, la précarité, la famine, alors gageons que des mouvements vont se créer qui vont fédérer rapidement les masses assoupies. Les petites vaguelettes causées par les indignés, embryons de renouveau politique, risquent de gonfler et de se transformer en une puissante marée dévastatrice pour l’establishment actuel. Quand on a rien, on a rien à perdre.

                      Le monde dans lequel nous vivons existe. Il pourrait être identique ou presque, mais avec des règles différentes, celles que vous proposez par exemple. Il suffirait que l’immense majorité des personnes intéressées - les citoyens - en prennent conscience et les dicte à la petite minorité de prédateurs qui nos parasite - les banksters. Et pour qu’il y ait une prise de conscience, il faut 1) se sentir effectivement agressé - ce qui ne saurait tarder, et 2) avoir la possibilité de communiquer pour se fédérer.Au bout du compte, la force est du côté du nombre, et l’union fait la force ;


                      • mortelune mortelune 8 août 2011 12:47

                        Les crises et autres cracks boursiers ne sont pas le fait du hasard. Elles sont voulus, désirées, préparées, évaluées et contrôlées pour avancer les pions sur l’échiquier de la mondialisation « privée ». L’objectif étant d’aboutir à une privatisation forcée de tout ce qui est du domaine public. Les grands conquérants n’ont-ils pas rêvés de devenir maitre du monde ? Dans le passé ils savaient se faire connaître, aujourd’hui celui qui joue se rôle a compris que c’est dans l’ombre qu’il pourrait réussir. Dire son nom ne sert à rien puisque, la manipulation aidant, ceux qui se risqueraient à le désigner passeraient rapidement pour des ’complotistes’ et seraient donc peu crédibles aux yeux des ’larbins’.

                        Cordialement,

                        • Croa Croa 8 août 2011 15:11

                          Voulues NoN, désirées NoN, préparées OUI !

                          L’objectif, c’est un peu ça. Les choses ne sont pas parfaites comme tous mauvais coups et quelques grains d’incertitude demeurent, comme toujours dans l’Histoire en devenir smiley


                        • hacheii 8 août 2011 13:17

                          Ce sont quand même les fonctionnaires qui auront bien contribué à ruiner le pays. Mais quand on pense qu’ils risquent de se retrouver dans le privé et être obligé de travailler réellement, on tremble pour eux !
                          .
                          La ruine est venue par la gauche, fasciste, c’est à dire débile, faites une recherche sur Internet, qui nous a imposé l’immigration et les 7 millions de fonctionnaires à 2350 euros net chacun. ( rapport cours des comptes et wiki ; fonction publique)
                          .
                          A mesure qu’ils vont partir à la retraite, ils vont couler le pays.
                          .
                          La gauche est ultra libérale, ils se foutent totalement des gens qui travaillent pour les entretenir ; ils ne pensent qu’à eux : Il y a des fonctionnaires qui partent à la retraite en outre-mer parce que leur retraite y est quasiment doublée.
                          .
                          En réalité nous sommes dans un pays fasciste, les petits malins qui nous gouvernent utilse la gauche fasciste comme une force d’inertie visant à paralyser et inhiber tout le monde.
                           Personne n’a le droit de bouger le petit doigt en France sans l’autorisation de l’Etat. On ne peut rien faire sans demander la permission à un fonctionnaire, et c’est aussi la raison pour laquelle ils deviennent fonctionnaires, pour avoir un pouvoir sur les gens.
                          En plus ils ont des salaires confortables et em......... ouvertement les gens qui travaillent : que demander de plus ?
                           Dans le délire fasciste - gauchiste, au lieu que l’Etat soit au service du peuple, c’est le peuple qui est au service de l’Etat. Les fonctionnaires se croient tout permis et ont tous les droits, parce qu’ils estiment que les lois ce n’est pas pour eux, eux, sont là pour les appliquer pas pour les subir.
                          On ne peut pas bouger le petit doigt en France sans avoir un flic sur le dos, oubliez de mettre votre ceinture un jour, oubliez trente seconde les limitations de vitesse, ou comme l’a dit soral : on ne peut pas boire une bière sur le trottoir d’un bistrot sans qu’un flic viennent vous dire que « monsieur c’est interdit, vous n’avez pas le droit ! » !
                          Et la gauche ne dit rien parce qu’ils sont tous fonctionnaire et fasciste, et que plus l’Etat à de pouvoirs, c’est à dire plus les fonctionnaires ont de pouvoirs plus ils sont contents, ce sont leurs propres pouvoirs qui augmentent au dépends des libertés de la majorité.
                          .
                          C’est (en partie) en raison du comportement des fonctionnaires qu’on a eut les émeutes de 2005 et 2007, parce que les flics sont dans le même délire, ils veulent casser tous ceux qui résistent à la force contraignante de l’état, parce qu’ils croient que l’Etat est Dieu sur terre, que l’Etat c’est le bien, que tout ce qui en faveur de l’Etat est bien ; et que donc tout ce qui s’oppose ou résiste doit être cassé ; que tout le monde doit obéir sans discuter, le fascisme est est une pathologie de l’autorité ( personnalité autoritaire , Adorno) 


                          • sisyphe sisyphe 8 août 2011 13:46

                            Franchement, à lire de telles énormes conneries, une question se pose : hacheii est-il aussi con qu’il le parait, ou défend-il son petit bout de gras ? 


                            Dans un cas comme dans l’autre, commentaire à jeter à la poubelle. 

                            Suivant..

                          • chapoutier 8 août 2011 14:48

                            vous avez un problème d’addiction aux fonctionnaires, vous !
                            voulez vous en parler ?


                          • Redj Redj 8 août 2011 15:07

                            Donc les flics sont des gauchistes !!! Et beh... smiley


                            A ce niveau là ce ne sont plus des conneries, mais de la grosse diarrhée, à l’image de ce que Monsieur « a chier » a dans la tête !!!!


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès