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Accueil du site > Actualités > Economie > Les Français préparent-ils la concurrence de demain ?

Les Français préparent-ils la concurrence de demain ?

Dans cet article nous allons essayer d’analyser de la manière la plus schématique possible les investissements du monde viticinicole français en terre argentine.

La vague la plus importante d’implantation de producteurs de vin français survient dans les années 1990.
Des exemples très significatifs d’entreprises françaises ayant commencé à produire du vin en Argentine sont :

  • Clos de los Siete : clubs de sept viticulteurs prestigieux qui s’installent dans la région de Mendoza ;
  • Pernod Ricard : le célèbre groupe multinational français a été l’un des premiers à s’installer avec notamment son produit étoile Etchart ;
  • Moët Chandon : l’un des représentants du luxe à la française. Il est devenu l’un des principaux exportateurs de vin argentin ;
  • Bodega Caro : qui appartient au château Lafitte-Rothschild.

Comme nous pouvons le voir, ce sont les fleurons du secteur vitivinicole français qui ont débarqué dans le pays andin. Une analyse rapide nous mènera à la conclusion que plusieurs atouts du pays del Río de la Plata ont poussé une telle implantation :

  • anticiper la chute de la consommation de vin en France ;
  • l’Argentine n’a pas encore atteint tout son potentiel dans l’industrie du vin ; possiblité de :
  • croissance de la production,
  • marché intérieur en croissance,
  • terres aptes à la culture de la vigne,
  • Impôts moindres qu’en France,
  • Main-d’oeuvre à faible coût,
  • Bon développement des TIC.

Le pays présente donc des caractéristiques qui sont autant d’opportunités pour les entreprises françaises. Les profits réalisés sont de plus en plus conséquents, la valeur des exportations de Moët Chandon à partir de ses vins argentins étant par exemple de presque 8 millions de dollars !


Cependant, il est important de souligner que le bénéfice ne se fait pas dans un seul sens. Le pays récepteur des investissements en tire des avantages non négligeables :
  • injection de capital,
  • transfert technologique,
  • transfert de savoir-faire,
  • expérience dans la qualité,
  • canaux de distribution,
  • amélioration de l’image.
Pratiquement sans le savoir, ce sont les propres Français qui sont en train de transmettre toutes les armes à l’industrie viticole argentine pour que dans un futur beaucoup plus proche que certains ne le soupçonnent, les vins argentins puissent concurrencer les vins français.

Capitaux, technologie, image, canaux de distribution, qualité..... Autant d’atouts que les Argentins sauront utiliser pour atteindre leurs objectifs.


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3 réactions à cet article    


  • bernard29 candidat 007 19 mars 2007 15:43

    Hic.....du monde « viticinicole » français en terre argentine...

    ....fleurons du secteur « vitivinicole » français.....HIC.

    ....à l’industrie « viticole » argentine .....

    HIC.... le caractère « vinicole » de « l’eau ferrigineu... neu se.. » est bien passé et repassé, le vin, euh ! le fer disais-je !! a dissous... et dix sous , c’est pas cher, même pour un argentin.

    excuses.


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 2007 16:46

      @L’auteur,

      Tu parles de vin. Mais c’est une histoire bien plus universelle que cela. La technologie, le savoir faire, la technique de pointe, ça se vend de la même manière. On attire d’ailleurs les médias quand on s’offre... un « concurrent ».

      Un lézard ? C’est pas sûr, pour tout le monde du moins. toujours la recherche du moindre coùt.

      Qu’on se le dise : « On coute trop cher ». smiley


      • sky (---.---.219.156) 20 mars 2007 12:29

        @ l’auteur

        bonjour,

        permettez-moi d’être un peu déçu de cette conclusion que je trouve « franchouillarde » ou « surtout n’allez pas travailler avec les autres au risque de leur transmettre votre savoir-faire ».

        Primo, si ce ne sont pas les français qui le font, d’autres s’en occuperont avec tout autant de compétences. A l’arrivée, le petit producteur français perdra quelques parts de marché... sauf que ce sera au profit de sociétés américaines, espagnoles, italiennes, ausraliennes ou je ne sais quoi encore.

        Secondo, les investisements (puisque c’est bien de cela dont il s’agit) des groupes français cités sont certainement calculés et sources de profit.

        Tertio, ne prenons pas les argentins pour ce qu’ils ne sont pas : des incultes du vin et de son commerce. Les français font des vins excellents et ce depuis longtemps. Mais il y a belle lurette qu’ils ne sont plus les seuls à maitriser ce sujet.

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