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Accueil du site > Actualités > Economie > Les inégalités sont-elles une fatalité sans croissance ?

Les inégalités sont-elles une fatalité sans croissance ?

C'est peu dire que "le Capital au XXIe siècle" de Thomas Piketty fit forte impression au point qu'il remit la question des inégalités à l'ordre du jour que ce soit à Washington (Fonds monétaire international), à Francfort (Banque centrale européenne), à Davos (Forum économique mondial) ou à Paris (OCDE). Seuls résistent encore à cette lame de fond les eurocrates du Rond-point Schuman.

La loi de Piketty

De son analyse minutieuse des données statistiques, Thomas Piketty tire deux lois générales concernant l'évolution des inégalités. L’une d'entre elles énonce que les inégalités tendront à augmenter dans un pays frappé d'une faible croissance économique, suffisamment faible que pour être inférieure au taux de rentabilité financière des capitaux placés dans l'immobilier, sur le marché des actions, etc. « Un pays qui épargne beaucoup et qui croît lentement accumule dans le long terme un énorme stock de capital – ce qui en retour peut avoir des conséquences considérables sur la structure sociale et la répartition des richesses dans le pays en question. Disons-le autrement : dans une société en quasi-stagnation, les patrimoines issus du passé prennent naturellement une importance démesurée. » (p.263)
Et Piketty de se livrer à un exercice de prospective à partir de deux grandes hypothèses. Il projette un ralentissement de l’économie mondiale dont le taux de croissance « passer[ait] de plus de 3 % par an actuellement à tout juste 1,5 % dans la seconde moitié du XXIe siècle ». Complémentairement, il s’attend à une stabilisation du « taux d'épargne autour de 10 % à long terme. Dans ces conditions, le rapport capital/revenu [qui correspond à la taille du gâteau à se partager] au niveau mondial devrait fort logiquement continuer de croître et pourrait s'approcher de 700 % au cours du XXIe siècle, soit approximativement le niveau observé en Europe à la Belle Epoque et aux XVIIIe et XIXe siècles. » (p.310) Alors que l’on se plaint déjà des fortes inégalités, il s’agit d’un niveau 1,5 fois plus élevé que le niveau actuel. Cela en dit long quant à la concentration attendue des richesses et du pouvoir. 
(A titre de comparaison, ce ratio se situait dans la fourchette 150-300 % pour la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni entre 1950 et 1979. En 2010, il s’établissait grimpé à 400-600 % pour ces mêmes pays.)
Ces hypothèses sont loin d'être farfelues : dans des projections à l'horizon 2060, l'OCDE admettait également que la croissance était vouée à ralentir en moyenne. De même, dans les projections à long terme qu’elle utilise - et que l'on peut considérer comme étant optimistes - pour estimer le coût du vieillissement de la population, la Commission projette un taux de croissance annuel moyen d’ici à 2060 de 1,3 % pour la zone euro, mais de 0,7 % pour la Grèce et de 1 % pour l’Allemagne, (rassurez-vous : pour la France, 1,6 %). Doit-on se résoudre à vivre dans les conditions de vie décrites par les Dickens et Zola ?

L’échappatoire « σ » de Jackson et Victor

L'anglais Tim Jackson à qui l'on doit le plaidoyer « Prospérité sans croissance » et son comparse canadien, Peter Victor, ont démontré (ici) que Thomas Piketty avait conclu un peu hâtivement que la montée des inégalités était inévitable dans une société subissant un ralentissement économique pendant de nombreuses années. 
Tout dépend en réalité de ce que les économistes nomment l'élasticité de substitution entre le travail et le capital. Plus prosaïquement, ce terme renvoie à la facilité avec laquelle des travailleurs peuvent être remplacés par des machines lorsque le coût relatif de celles-ci diminuent au point de rendre les travailleurs trop coûteux. Cela est bien le cas lorsque l'élasticité notée σ (lisez : « sigma ») est supérieure à l'unité ; par contre, lorsqu’elle est inférieure à l’unité, cette opération ne fonctionne plus. 
Piketty fonde implicitement son raisonnement sur une élasticité supérieure à l’unité. Cela n’est même pas discuté dans son ouvrage de plus de 900 pages, probablement parce que cela résulte de l’observation de l’évolution des sociétés humaines où l’élasticité a augmenté à mesure que la technologie progressait. Ainsi, depuis plusieurs années, l'automatisation et la numérisation mettent de plus en plus de travailleurs sur la touche dans les pays riches. Cela va des bornes automatiques qui remplacent le personnel au guichet des banques, des gares ou des cinémas en passant par les sites internet de comparaison des prix qui rendent désuètes les agences de voyage, etc. Les « progrès » en matière de robotisation et d'intelligence artificielle sont tels que la moitié de nos emplois seraient menacés ! C'est dire à quel point la substitution entre capital et travail est importante.

Jackson et Victor considèrent qu'il est possible d'échapper à cette fatalité en faisant en sorte de ramener σ sous l'unité. Il en résulterait au fil du temps une diminution de la part des revenus totaux découlant des revenus du capital uniquement. Par conséquent, les inégalités se réduiraient parce que les détenteurs des machines et les actionnaires seraient, dans l’ensemble, moins bien rémunérés. Parvenir à ce résultat nécessite de repenser la structure technologique de nos économies et les institutions économiques, politiques et administratives ainsi que d’axer nos économies sur les secteurs qui recourent de manière intensive à la main-d'œuvre et, ajoutons-nous, qui ne reposent pas sur des opérations routinières, lesquelles sont aisément remplaçables par des robots et ordinateurs. C'est le cas de l'artisanat, du secteur de la santé (les seniors représentaient 13,9 % de la population européenne en 1991, 17,5 % en 2011 et cette rapide augmentation relative pourrait culminer en 2060 avec 29,5 !) et la culture (ce secteur employant davantage de personnes que le secteur de la chimie ou l'assemblage de voitures). Ce sont des emplois souvent non-délocalisables et qui, par nature, sont caractérisés par de faibles gains de productivité, lesquels sont une des mamelles de la croissance. D'ailleurs, la notion même de productivité n'est plus pertinente ici : comment mesurer la productivité d'un travailleur social, d'un artiste, ou même d'un chercheur ?

Quid des limites de la Planète ?

Jackson et Victor n’abordent pas deux facteurs sur lesquels nos sociétés occidentales ont relativement peu de prises et qui viennent limiter cette possibilité de substitution. 
Pointons d'abord la rareté des ressources dont sont coutumiers les pays européens chichement dotés en ressources naturelles : seulement 9 % des matières premières utilisées en Europe sont issus du territoire européen. Pour une vingtaine de matières premières qualifiées de critiques par un groupe d'experts réunis par la Commission européenne et qui sont cruciales pour le déploiement des technologies environnementales et la mise au point d'équipements médicaux dernier cri notamment, l'Europe est dépendante du reste du monde à 97 % ! Pour plus de la moitié de ces matières, pas le moindre kilogramme n'est extrait ou produit sur notre continent.
Ces ressources sont déjà qualifiées de critiques aujourd'hui en raison des risques qui pèsent sur leur approvisionnement par les pays européens. Mais, dans le plus long terme, d'autres ressources atteindront un pic ou un plateau de production avant de décliner. Si le pétrole vient immédiatement à l'esprit, d'autres comme le zinc, l'aluminium ou le plomb viendront à manquer au cours des prochaines décennies. Et quand bien même de nouvelles réserves seraient découvertes et exploitées à un coût énergétique raisonnable (ce qui est peu vraisemblable : 10 % de l’énergie mondiale étant déjà consommés par les industries minière et métallurgique), cela ne suffirait certainement pas à combler les besoins de toute la Planète, à cause de la forte demande des pays émergents. 

Ressources critiques et utilisations
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(Si le graphique ne s'affiche pas correctement, retrouvez-le ici : https://infogr.am/ressources_critiques_et_utilisations)

Ce problème de la rareté se double d'un risque géopolitique d'approvisionnement : à quelques exceptions près, les ressources critiques sont, à plus de 70%, concentrées dans les mains de trois pays (qui varient selon la ressource considérée) dont le reste du monde (et pas que l'Europe) est dépendant ! Certains de ces pays pourraient avoir un intérêt à en limiter l’accès pour approvisionner de manière préférentielle (voire exclusive) leurs propres industries nationales ou pour faire pression sur d’autres pays afin d’obtenir quelque chose d’eux (comme cela semble avoir été le cas lorsque la Chine a décrété un embargo sur les terres rares à destination du Japon de manière à obtenir la libération d’un capitaine de marine chinois !). Imagine-t-on que pour sauver le régime de Bachar Al-Assad et préserver ses intérêts en Mer Méditerranée ou avoir les mains définitivement libres en Ukraine, Vladimir Poutine menace les Occidentaux de ne plus exporter de tungstène, de germanium, de borate ou d’antimoine ? 
Ce danger ne se limite pas aux seules ressources dites « critiques ». Il concerne également d’autres ressources comme, outre les terres rares (produites à 97 % en Chine), le lithium (Bolivie et Chili principalement), le zinc (Australie, Chine, Pérou), etc.

Epuisement des ressources Vs épuisement des personnes

Mais quel est donc le lien entre la rareté croissante des ressources et les inégalités ? Cette digression n'avait d'autre but que d'illustrer le fait que des ressources nécessaires à la robotisation et à des technologies de plus en plus sophistiquées seront moins disponibles, voire plus du tout à un coût énergétique raisonnable. Cela sera un frein à la poursuite de la substitution du travail par des machines. Pour l'exprimer dans les termes de Jackson et de Victor, le σ qui est aujourd'hui supérieur à 1 passerait sous l'unité. Le « second âge de la machine » prophétisé par Erik Brynjolfsson et Andrew MacAfee pourrait ainsi ne jamais advenir. Pas plus d’ailleurs que la troisième révolution industrielle préconisée par Jeremy Rifkin. 

Ainsi, une certaine frugalité en ressources, qu'elle soit imposée comme contrainte exogène ou résulte d'un choix délibéré, pourrait bien être la voie la plus efficace pour réduire les inégalités, et ce pour la bonne raison que ce scénario n'est pas tributaire d'un choix politique ! Cyniquement, les partisans d'une plus grande égalité sociale pourraient avoir intérêt à ce que des régimes politiques nationalistes et tournant le dos au commerce international se succèdent et à ce que les ressources continuent à être gaspillées sur la planète. 

Ces quelques éléments mis bout à bout illustrent que, dans un monde interconnecté tel que le nôtre, il est insensé de considérer séparément les luttes sociales, les mouvements environnementalistes et la démocratisation à l’échelle planétaire et de ne pas les combiner dans une démarche dynamique s’inscrivant dans le moyen-long terme. 

 

(Article initialement publié sur le site de la Revue Nouvelle.)


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21 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 3 novembre 2015 12:58

    les inégalités servent les gouvernements .....


    • soi même 3 novembre 2015 13:13

       @ l’auteur certes un article intéressant, mais au faite pourquoi il y a des inégalités ?

      Elles sont d’ordre structurel où conjoncturel ?

      Pensez vous réellement que la croissance exponentiel des produits manufacturer soit le bon outil pour juguler l’inégalité ?

      Supposez que vous avez raison sur toute la ligne, pouvez vous me certifier que les inégalité soit juguler définitivement ?


      • izarn 4 novembre 2015 21:12

        @soi même
        Bonne question...Il faut sortir su Systéme si on veut avoir une réponse positive.
        Le Système est voué à la disparition, ou alors c’est l’humanité qui va disparaitre.


      • gogoRat gogoRat 3 novembre 2015 17:17

        Bravo pour cet article , et pour ses graphiques interactifs !

        Toutefois, je reste un peu sur ma faim quand au traitement des mots utilisés dans le titre :
        * inégalité ? ( - je suppose : en dignité, et en droit ! .. mais alors cela doit-il vraiment être conditionné aux 2 autres notions ci-après ?)
        * fatalité ? ( - débat scientifico-philosophique sous-entendu concernant la notion de déterminisme ? ou bien ironie sous-entendue quant aux idéologies ou religions ?)
        * croissance ? (- de quoi ? de quelles valeurs ? définies et désignées comme objectif par qui ? cf - problématique de démocratie et de légitimation politique )


        • sls0 sls0 3 novembre 2015 18:18

          Déjà un graphique, je ne lui donne pas une valeur absolu, mais depuis les années 70, il colle assez bien à la réalité.
          Des données de l’époque et ensuite de la règle de trois et des courbes simples dont certaines influencent les autres, c’est du basique mais j’aime le basique.
          J’ai des tonnes de courbes et données, mais elle résume assez bien.

          Après le néolithique de tout temps il y a eu des riches et des pauvres.
          De tout temps le savoir c’est le 1% le plus riche qui le détenait, avec un temps de travail de 12-14h par jour et pendant 6 jours on peut comprendre qu’il fallait une sacré dose de volonté pour acquérir un savoir pour les 99% les plus pauvres.

          Aux environ de la moitié du XXème siècle, il y a un tel apport d’énergie que le vivier de connaissances du 1% ne suffit plus, il faut ouvrir au 99% la connaissance, c’est le début des trente glorieuses. La classe moyenne apparait.
          Au environ des années 70, le fossé entre la demande de connaissances et l’offre est comblée, ensuite c’est de la sur-offre et on commencera à voir des caissières bac +2 dans les décennies suivantes. Dans les années 50, le sans diplôme était embauché, formé et s’il avait des compétences il gravissait les échelons. Il y a 8 ans j’ai rencontré le PDG de Siemens, on avait le même profil a l’embauche (turbinier), certainement qu’il avait plus de capacités que moi.

          Maintenant que l’énergie à gaspiller diminue, le vivier de connaissance du 1% sera peut être suffisant, la classe moyenne n’aura peut être plus lieu d’être.
          Un aparté, dans les années 80, c’est le financier qui est devenu à la mode, les meilleures ressources sont parties dans le financier. J’écris ressources et non personnes c’est à dessein.
           Ressource, on en a besoin ou on en a bas besoin, même dans le langage courant on parle de ressources et non de personnes, une pelle une clé de 17 sont aussi des ressources, qui s’inquiète de l’avenir d’une pelle ?

          Comme je n’arrive pas à retrouver ma boule de cristal, je regarde donc le passé. Si je regarde en arrière avec un oeil 1%, le système depuis le néolithique était pas mal, si je regarde avec un oeil 1% et écologique, il vaut mieux que ce soit 1% qui gaspille que 100%.
          Si je regarde avec un oeil 99% façon classe moyenne, il y en a assez pour tout le monde, il suffit de partager. C’est tout à fait exacte, tout comme il est tout a fait exacte qu’il a assez sur terre pour ne pas crever de faim. Il y en a qui crèvent de faim et ce n’est pas que de la faute du 1%.

          Je n’ai pas d’avis, à vous de vous faire un avis, une idée vers quel système on va évoluer.
          Comme nos dirigeants et l’Europe préconisent l’austérité qui est un non sens économique en fonction des paramètres actuels, j’ai une petite idée de ce qu’ils veulent.


          • izarn 4 novembre 2015 21:14

            @sls0
            Bon gros délire....Completement à coté de la plaque.
            Vous bossez ou ?
            Histoire que je change de banque...


          • gogoRat gogoRat 3 novembre 2015 18:33

             Plus particulièrement, ce passage me parait emblématique :

            • ’Ce sont des emplois souvent non-délocalisables et qui, par nature, sont caractérisés par de faibles gains de productivité, lesquels sont une des mamelles de la croissance. D’ailleurs, la notion même de productivité n’est plus pertinente ici : comment mesurer la productivité d’un travailleur social, d’un artiste, ou même d’un chercheur ?’

             Ne rejoint-on pas ici l’éternel et incontournable antagonisme idéologique qui ronge notre planète depuis au moins l’apparition du clivage que je désignerai ironiquement par « collectivisme contre libéralisme » ?

             Pour faire court je remarquerai que les mouvements antagonistes qui, historiquement, se sont pris les pieds dans le tapis jusqu’ici, risquent d’y rester encore longtemps emberlificotés (dans le tapis) tant qu’ils ne dépasseront pas leur a priori commun qui pose, avant même l’analyse de la valeur, la ’solution’ d’une religion de l’emploi !
             
             Dès lors, tout coule de source. Comment définir un emploi, sans définir sa rémunération, sans salaire quantifiable ? Ne compte alors plus que ce qui est quantifiable, du genre une productivité ... en produits matériels. Jusqu’à ce que mort (épuisement) des ressources matérielles s’ensuive !

               
             Au lieu de se reconnaître dépassé par le mystère humain, le collectivisme a prétendu établir des équivalences entre matière et esprit par la définition de ’produits’ culturels. ( Prétention de définition légitimée comment ? et par qui ? par quel establishment ou par quelle nomenclatura ?)
             Ce faisant, nous avons perdu de vue le bon sens d’un Claude Bernard :
             « l’art c’est moi, la science c’est nous » ! (i e : la prétention à définir ce qui devra être consensuellement reconnu comme ’culturel’ ne saurait se revendiquer collectiviste ! pire, elle relève d’une motivation première plus égocentrique que altruiste )

             

             à la rigueur, avec beaucoup de largeur d’esprit, des pays, voire des empires, peuvent se voir reconnaître chacun une culture propre participant d’une diversité mondiale qui accroîtrait la richesse des capacités potentielles d’adaptation humaine . Soit. Mais il n’en reste pas moins logique de considérer que souhaiter l’avènement d’une unique culture mondiale (définie comment ? et par qui ?) serait un non-sens.
             Jamais la loi ou des lois ne suffiront à quantifier, au centimes près, des salaires susceptibles de réguler le gaspillage inconséquent des ressources matérielles de notre planète.
             Mais ce n’est pas parce qu’une entropie matérielle incontournable (cf Georgescu Roegen) est notre lot humain que nous n’avons pas tous quelque part (pour celles et ceux qui osent se servir de leur propre entendement) le souci de ne pas abuser des ressources exploitables qui risquent de faire défaut aux descendants de nos générations actuelles.


            • izarn 4 novembre 2015 21:22

              @gogoRat
              « le collectivisme a prétendu établir des équivalences entre matière et esprit par la définition de ’produits’ culturels. »
              Ha ? Tiens je croyais que la matière-dollar était l’esprit de Hollywood...
              C’est rigolo de continuer d’accuser le communisme d’un crime qu’il na pas commis.
              Non mais vous foutez de qui, ici ? Le produit culturel c’est quoi ?
              Ca vient d’ou ?
              Franchement je n’ose meme pas vous donner la réponse...
              C’est fatigant. Allez voir « Le Louvre » au Qatar. Merci.


            • christophe nicolas christophe nicolas 4 novembre 2015 09:24

              Vous parlez à « savoir » fixe or ce n’est certainement pas une donnée que vous maîtrisez. Toutes ces prédictions sont du vent, vous avez un marché mondial, si les prix montent les gens qui s’occupent de ces métiers trouveront les ressources. Ceci dit, je vous dirais un jour comment synthétiser tous les éléments chimiques ce n’est pas très compliqué. Vous savez peut-être que la fusion froide a prouvé qu’elle pouvait réaliser des changements isotopiques et des transmutations, prenez le tableau des isotopes du palladium et vous verrez qu’il y a de multiples possibilités d’envisager de passer d’un élément à l’autre. Lorsque vous aurez un réacteur de ce type pour votre chauffage, il suffira d’y adjoindre les éléments nécessaires à transmuter et la société qui élaborera et reprendra le combustible réalisera le travail d’extraction et retravaillera éventuellement les éléments chimiques. Les petits malins feront des usines pour la transmutation en fonction des cours de la bourse... Logiquement il y a un gros travail d’étude et de développement préalable pour le CEA et pour Areva quand ils auront finis d’investir dans la fission des noyaux lourds qui n’a plus aucun intérêt scientifique sauf pour la décontamination et lorsqu’on arrêtera de financer des titanic comme ITER.


              Quand à l’énergie ce n’est vraiment pas un soucis sauf pour cassandre qui veulent maximiser leurs profits, de plus, on construit en utilisant beaucoup de matériaux parce qu’on fait appel à des technologies rudimentaires dans les principes physiques mais l’avenir n’a rien à voir avec cela.

              Vous vous inquiétez vraiment pour rien surtout que beaucoup de matériaux se recyclent de nos jours. On ferait mieux de revenir à des produits de qualité qui durent plus longtemps et à en faire prendre conscience aux excités de la mode, du marketing et de la pub.

              • izarn 4 novembre 2015 21:28

                @christophe nicolas
                Oui exact, mais il faudra virer les innombrables crétins formés par nos écoles supérieures...
                C’est pas de la tarte. Les orques de Sauron sont la...


              • olivier derruine olivier derruine 5 novembre 2015 00:25

                @christophe nicolas
                Je ne suis pas vraiment optimiste quant à la capacité de l’Homme à se créer de nouvelles possibilités d’extraction de ressources, même si les prix de celles-ci augmentent, ce qui les rendraient économiquement intéressantes... mais pas nécessairement rentables car il faut de plus en plus d’énergie pour extraire un même kilo de cuivre, palladium ou quoi que ce soit. 

                Le recyclage n’est pas non plus la panacée, même si les taux de recyclage augmentaient en raison de l’usage dispersif de certaines ressources (titane), des alliages de plus en plus compliqués (métallurgie), etc.
                Je vous recommande vivement la lecture de Philippe Bihouix, « L’âge des low tech » et d’Ugo Bardi, « Le grand pillage » (dans lequel il est notamment question de la limite des changements isotopiques).

              • eric 4 novembre 2015 11:57

                Tous cela n’a guère d’intérêt. La problématique des « inégalités » n’intéresse vraiment que la « classe moyenne par l’éducation de gauche », complexée et les yeux tournés vers le haut, qui passe sa vie à essayer de se persuader que, « si d’autres réussissent mieux qu’elle, c’est du fait d’une injustice de la société et non de ses propres insuffisances ». Le tout dans une indifférence très large au vrai problème qui est celui de la pauvreté...

                Les nouveaux pauvres sous nos latitudes, ce sont des « pauvre sociétaux », pas des victimes du « système économique capitaliste ». Des femmes ayant « librement choisit le divorce et la garde des enfants pour manifester leur liberté et leur égalité »( l’essentiel des nouveaux pauvres et des caissières de supermarché, les principales bénéficiaires de l’aide sociale), des mecs en perte de famille et à la dérive (l’essentiel des sdf, avec les cas pshy).

                On peut y ajouter les migrants plus ou moins précaires illégaux nouvellement arrivés, mais pour beaucoup d’entre eux, cela ne dure guère. Pour fréquenter ces milieux lors de mes passages en France, pour des raisons familliales, je sais que la plupart d’entre eux ont une farouche envie de s’en sortir et s’en sortent. Une des raisons paradoxale et amusante étant leur illégalité..pas de charges, pas d’impôt, on accumule plus vite.....Elle serait à certains égards un atout...

                La classe moyenne intellectuelle de gauche est la principale bénéficiaire de nos systèmes de prélèvement de de redistribution.

                C’est bien pourquoi son combat est celui de la hausse des impôts de ceux qui bossent, pas celui de la vraie aide aux vrais pauvres à budget donné. Et ces pauvres, ils sont sociétaux avant d’être sociaux. Ils sont, aussi, victime des avancées « sociétales » de gauche. Pour la faire rapide, tu peux survivre, même psychologiquement, à un divorce, avec deux salaires de fonctionnaires et 1,3 gosses mieux que quand tu es ouvrier avec trois enfants.

                Nous savons tous (même eux) que les pauvres qui ont le droit de vote ont compris et votent contre les gauches.

                 C’est la raison pour la quelles elles sont séduites par l’écologie. Comme le disait Coluche, les écolos gagneront les élections quand les arbres auront le droit de vote.

                Quand on se veut l’avant garde du prolétariat, on court le risque que celui-ci finisse par s’exprimer. C’est désormais le cas avec 80% d’une classe d’age au niveau bac. Avec les arbres et les petites herbes, la gauche essaye de se trouver une nouvelle justification nouvelle à son « obcession obsidionale contre les inégalités » qui n’a jamais que la justification de son prélèvement exorbitant sur la société.

                D’où vient l’antimoine, c’est intéressant. Où va notre argent public au final, nous donne la clé de cette passionnant question. Ou plus exactement de l’importance que lui donne la caste moyenne lettrée qui vit de nos impôts sous différentes étiquettes idéologiques, en laissant les pauvres crever.


                • izarn 4 novembre 2015 21:36

                  @eric
                  Oui, les pauvres ne votent plus à gauche, mais contre l’UE, l’Euro, l’OTAN, contre les délocalisations, la mondialisation, le nomadisme (Pour les riches, c’est sympa, mais galère pour les pauvres).. ;Bref t’as tout compris ; contre le MEDEF, le CAC40 et Goldman Sachs, contre Sarkosy et Hollande....
                  T’as tout pigé, à l’envers...Normal, tu n’as pas de culotte et tu bouffes avec Bolloré et Soros.


                • Spartacus Spartacus 4 novembre 2015 12:32
                  Au temps préhistorique les riches étaient les chasseurs de mammouth....

                  La majorité des individus taillaient des silex et les échangeaient contre des morceaux de mammouth avec les chasseurs de mammouth.

                  Mais il faut bien dire que les chasseurs de mammouth cumulaient les capitaux de silex, et avaient accès en premier à la viande.

                  Un jour Piketticus se mit à démontrer avec les images des mammouths abattus inscrit sur les murs des grottes, que plus les chasseurs disposent de capital de silex concentré, plus ils ramènent de la viande et sont riches. 
                  Il remarqua aussi que le nombre de mammouth ramené ne croissait plus aussi vite qu’avant. Il en déduit que la croissance était limitée.

                  Alors les Deruinus Keynesius maxisus auto proclamés économicus préhistoricus, sans jamais avoir déposé une thèse aux Nobels de la préhistoire reprirent en coeur les belles théories fumeuses.

                  Il est vrai que les images sur les murs ne prenaient pas en compte les lois depuis des années qui obligeaient les riches chasseurs de mammouth a redistribuer les silex. 
                  Pas plus que ne reprenaient dans les images le comptage de la redistribution forcée des silex, ni le comptage des images des chasseurs qui avaient fait faillite ou revenus bredouille. 

                  Et que la cause de la « non-croissance » des quantités de viande était parallèle aux contraintes forcées de redistribution des silex.
                  Il est vrai que la chasse aux mammouth est dangereuse, et qu’un silex n’a de valeur que s’il est valorisé part la chasse. 
                  Mais tout le monde n’est pas chasseur de mammouth. Et pour qu’il y aie beaucoup de viande, il faut plus de chasseurs....

                  Depuis cette histoire, Piketticus est devenu riche avec les ventes de ses gravures sur os. 
                  Sans jamais avoir chassé un seul mammouth, et il se félicite tous les jours d’avoir écrit un livre avec les résultats que tout le monde voulait même s’il a triché avec la vérité sans vergogne.
                  Même la grande marque de transport à dos de zèbre Volkswagenus, a repris sa méthode de triche. En fraudant sur les statistiques des rejets de bouse.

                  Et Piketticus, est très fier de voir des auto proclamés « économistes » sans sens critiques que leur clichés ; sortir les inepcies qu’il a écrit. 

                  • eric 4 novembre 2015 12:53

                    @Spartacus
                    A une grosse nuance pret. Dans un contexte culturel donné, un chamane obtient de vrais résultats.
                    Je ne doute pas que les peintres pariétaux soignaient les problèmes sociétaux du paléolithiques avec autant de succès que leur sucesseurs toungouzes ou evenks.
                    Picketty, je l’ai rencontré à Moscou à l’époque ou il était encore avec Nathalie. C’est certainement un gentil garçon. Comme il le dit lui même il n’est pas entièrement responsable du fait que les gauches françaises et internationales aient retenu un paragraphe sur un bouquin de 600 pages.

                    Mais le problème est plus large. les incantations de gauche ne fonctionnent pas ; Même en interne, cela devient compliqué.http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/programme-du-ps-un-vague-89996

                    Cela ne marche pas, cela coute cher, et tous le monde commence à le savoir. Mais tant qu’ils sont payé par notre argent avec pas mal de temps libre pour limiter, seule une unité de toutes les droites peut permettre de les désenkyster de notre appareil d’état.


                  • izarn 4 novembre 2015 21:38

                    @Spartacus
                    Sauf, pauvre idiot, que c’est celui qui fabrique l’arme qui a le pouvoir, et pas l’imbecile qui s’en sert.
                    Tu devrais le savoir.


                  • izarn 4 novembre 2015 21:46

                    @eric
                    Déja la remarque « rencontré à Moscou »...Oui et alors ?
                    Moscou du temps de l’URSS ? La c’était interessant, mais du temps de Eltsine ?
                    Ca veut dire quoi ?
                    Moscou=gauchisme ? C’est quoi ces aneries ?
                    Pikettty payé par « nous » ? Et alors ? Quel problème ? Quel problème de payer des chercheurs ?
                    Ca vous dérange dans votre grotte de néerdhanthal ?
                    Faudrait que Rothchild paye Piketty ?
                    Hahahahha ! J’adore, on est dans le n’importe quoi !


                  • izarn 4 novembre 2015 22:03

                    Bon personne, ni l’article ne réponds sur le fond.
                    Le problème n’est pas l’inégalité. Le problème est qu’effectivement 1% s’enrichit face à 99% qui s’appauvrit...
                    La notion d’inégalité n’a ici plus aucun sens, tellement elle est énorme ; voire criminelle, apocalyptique.
                    Aucun débat ne s’impose, ce n’est meme pas une interrogation.
                    Poser la question est devenu absurde, indigeste, collaborationiste avec le Capital. Vaguement néo-nazi.
                    Alors une croissance qui ne profite uniquement qu’à 1%, ca sert à quoi ?
                    A RIEN ! Ca sert à Sauron...



                    • eric 4 novembre 2015 22:13

                      @izarn vous m’avez l’air assez chimiquement pur.....


                    • Spartacus Spartacus 5 novembre 2015 10:09

                      @eric

                      C’est terrible !


                      En fait je viens de voir sur un autre article, le gauchiste croit religieusement que l’argent est une valeur finie et fonctionne en vase communicant.

                      Il ne comprend pas comment se crée la richesse.

                      Par exemple si le riche achète une maison de 1 million, le gauchiste croit que c’est 1 million de « non disponible pour les autres ».....

                      Il ne comprend pas que le riche a une maison et une richesse crée, et que le million n’est qu’un moyen toujours disponible pour tout le monde....

                    • smilodon smilodon 5 novembre 2015 20:56

                      Comment pourrait-il y avoir 1 riche, s’il n’y avait 100 pauvres ???.... C’est une loi « mathématique » !... Désolé pour les « 100 » !... « 100 pognon ou 100 papier » !... Y’a des règles « mathématiques » qui s’appliquent aussi aux règles « grammaticales » !.... Si c’est pas une preuve ???... Quand le « français » rejoint les « maths » !...... On s’écrase mollement !.... Adishatz...

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