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Accueil du site > Actualités > Economie > Les lois économiques sont têtues

Les lois économiques sont têtues

On a appris récemment que la Banque centrale du Japon allait émettre une importante quantité de monnaie sur les deux années à venir, équivalente à la base monétaire actuelle. Voilà une opération peu banale ! Imaginez cela en France. Tous les économistes attestés ou improvisés feraient tourner leurs calculettes pour juger de la pertinence d’une telle opération en essayant d’en évaluer les effets à moyen et long terme. Comment imaginer une telle fantaisie sans que quelques inquiétudes puissent naître en Europe ou ailleurs avec une BCE encore hésitante à suivre les traces de ses semblables aux accents de faux-monnayeurs. Je reviendrai sur cet aspect.

Eh oui c’est la mode du moment : la banque centrale des États-Unis (la FED) imprime depuis fin 2008 des quantités phénoménales de monnaie à travers ses opérations de Quantitative Easing (QE). La banque centrale d’Angleterre fait à peu près la même chose. La BCE n’est pas en reste. A présent c’est le Japon. Ce nouveau jeu monétaire international a l’air très excitant à première vue mais j’ai bien peur qu’il révèle à terme quelques addictions avec effets secondaires.

L’image souvent employée pour qualifier ces initiatives est celle de « faire tourner la planche à billets  ». Cette métaphore évoque bien entendu les ateliers de fabrication des billets de banque, les vrais, ceux que vous avez dans votre porte-monnaie. Rappelons que la valeur d’une monnaie tient essentiellement sur le pilier de la confiance et que le jour où la confiance est rompue, nos petits billets ne valent plus tripettes. Or joue-t-on aujourd’hui avec cette confiance qui est le fondement même de la stabilité monétaire ?

Bien entendu, les planches à billets ne tournent pas plus qu’avant l’annonce de ces décisions, la monnaie fiduciaire ne représentant qu’une petite part de la monnaie en circulation. Lorsque les banques centrales créent de la monnaie, elles font davantage tourner les ordinateurs que les ateliers. Le mécanisme est simple : il suffit par exemple de réaliser une opération comptable consistant à créditer ex-nihilo un compte d’une banque commerciale. Aucune opération de débit n’existe en contrepartie. C’est la magie de la finance ! En espérant que cet argent venu de nulle part soit affecté à bon escient et qu’il lubrifie les circuits économiques quelque peu grippés en ces temps.

Pour revenir au Japon, rappelons que ce pays est en déflation depuis 15 ou 20 ans, avec en traduction un PIB qui ne cesse de reculer en nominal. La banque centrale achètera donc massivement des emprunts d’Etat espérant que cet argent irriguera l’économie tout en cassant la spirale infernale de la déflation. C’est le pari qui est pris !

(La déflation est le pire scénario pour une économie : pour faire simple, pourquoi acheter aujourd’hui un produit qui sera moins cher demain ; l’économie se grippe !)

En procédant ainsi, elle compte doper l’activité économique par la baisse du yen avec comme corollaire une augmentation des exportations. Notons aussi que la dévaluation du yen profitera allègrement aux nombreux retraités qui disposant de grandes quantités d’avoirs libellés en dollars pourront ainsi par une augmentation de leur niveau de richesse contribuer à résoudre l’énorme problème de dette. La politique des taux bas (voire nuls) n’ayant pas suffi à relancer son économie, elle a donc décidé d’employer les grands moyens.

En économie les choses sont à la fois simples et compliquées. La création monétaire déconnectée de la réalité économique fait baisser mécaniquement la valeur d’une monnaie. C’est tout simple, si vous inondez un marché de pommes de terre, vous faites baisser les prix. Mais toute médaille a son revers. N’oublions pas que le Japon a un besoin énorme de ressources énergétiques non disponibles sur son territoire. Les centrales nucléaires étant à l’arrêt, il doit importer davantage de pétrole et de gaz. Il devra donc payer son énergie environ 50% plus cher si le yen baisse de 30% (et il a déjà baissé de 20 à 25% selon les monnaies). Comme tout pari, il peut être gagnant ou perdant. Si les prix de l’énergie viennent à augmenter rapidement, la facture risque d’être salée !

Vous avez déjà entendu parler mille fois des politiques non conventionnelles pratiquées par la BCE ou autres banques centrales. Si politiques non conventionnelles il y a, effets non conventionnels il pourrait y avoir ! Et comme ils seront non conventionnels, on a quelque peine à les deviner, les dessiner, les caractériser : explosion de la zone euro, (hyper)inflation, constitution de bulles géantes avec géantes explosions de bulles (les supernovæ de la finance), défaut partiel des états ? Personne ne sait, personne ne comprend, personne n’est préparé ou se prépare. C’est la grande inconnue de cette nouvelle équation monétaire sortie des cerveaux fertiles de nos banquiers centraux.

Jusqu’à présent la BCE laisserait débranchée sa planche à billets ! C’est partiellement vrai, car elle a fortement fait gonfler son bilan avec des actifs que l’on qualifiait de toxiques il n’y a pas si longtemps (tels les rachats de dettes de pays en difficulté). Pourra-t-elle un jour assainir ce bilan en revendant à bon prix ces actifs qui aujourd’hui n’offrent guère plus d’assurance quant à leurs valeurs futures. Rien n’est moins sûr. De ce fait elle crée quand même par des détours sinueux une certaine quantité de monnaie en court-circuitant les mécanismes standards du marché. Elle l’a fait aussi en injectant des liquidités à hauteur de 1000 milliards d’euros environ, fin 2011 et début 2012, mais de manière temporaire puisqu’il s’agissait de prêts sur 3 ans que les banques commencent à rembourser (on détruit donc la monnaie qui fût crée). Ces opérations avaient pour objectif à la fois de fluidifier le système bancaire et permettre aux banques de prêter aux états à des taux plus bas que le marché. Entre parenthèse les banques se refaisaient une santé par des marges significatives en empruntant à la BCE à des taux réduits.

Revenons aux Etats-Unis. La FED poursuit ses opérations de Quantitative Easing qui avoisinent les 85 milliards de dollars par mois (rachat de dettes immobilières et achat d’obligations). Une coquette somme ! Pour donner une idée cela correspondrait à près de 140 milliards d’euros annuel pour la France toute proportion gardée (rapporté au PIB). Notre déficit est de 90 milliards d’euros. Alors ferait-on du Qantitative Easing sans le savoir ? Pas tout à fait : la France pour financer son déficit emprunte sur les marchés (donc pas de création monétaire en théorie, quoiqu’il faille parfois nuancer) et l’état fédéral américain emprunte à la généreuse FED qui a ce pouvoir de créer de la monnaie en quantité illimitée. La différence n’est pas mineure car les marchés n’ont certainement pas les mêmes vertus.

Ces opérations visent à maintenir des taux d’intérêts bas sur la dette américaine, à faire progresser la valeur des actifs (actions, immobilier, avec risque évident de voir naître de nouvelles bulles), pour créer ce qu’on appelle un effet de richesse et redonner confiance à la fois aux investisseurs et aux ménages qui consommeront davantage. Auraient-ils déjà oublié la crise des subprimes et l’explosion des bulles boursières de 2000 et 2007 ? La politique des taux bas ne peut qu’engendrer des bulles. C’est assez facile à comprendre : si l’argent est bon marché vous pouvez en acheter autant que voulez (c’est ce que fait l’état fédéral). La facture sera présentée plus tard !

Prenons un exemple de la vie de tous jours. Si demain l’essence devient gratuite (subventionnée par l’état !), les automobilistes vont rouler davantage et d’ailleurs pourquoi se priver d’une telle opportunité. Mais au lieu de parcourir 10000 km par an, ils en parcourront 30000, la facture d’une voiture neuve leur sera vite présentée, avec quelques réparations entre temps ! J’oubliais les nouveaux impôts pour financer la demande en carburant gratuit 3 fois plus importante. Résultat : la gratuité de l’essence dans cet exemple engendre pour l’automobiliste un coût final 3 fois plus élevé ! La gratuité d’un produit peut coûter très cher. Le bon sens de la rue ne dit-il pas « ben tu sais, ya rien d’gratuit dans la vie ! »

Que penser alors d’une monnaie quasi gratuite et abondante ?

Pourquoi ai-je fait allusion aux faux-monnayeurs ? Non pas que ces banques centrales soient dans l’illégalité. Elles sont libres d’imprimer autant de billets qu’elles le souhaitent. Elles émettent tout simplement de la monnaie au-delà de ce qu’une économie exige comme ajustements. Si par exemple le PIB d’un pays augmente en nominal de 5% (croissance en volume à laquelle on ajoute l’inflation) il est logique d’augmenter la masse monétaire de 5%. Augmenter la masse monétaire très au-delà du taux de croissance revient à doper artificiellement une économie, à créer des bulles spéculatives, ou créer de l’inflation.

La richesse d’un pays dépend moins de la monnaie créée que de ses capacités à innover, à être compétitif, à posséder des ressources naturelles (matières premières, énergie, terres cultivables), à disposer d’une force de vente à l’étranger.

Une question que je me pose : si on pouvait enrichir un pays ou faire décoller une économie en créant de la monnaie, pourquoi les pays pauvres ne l’ont-ils pas déjà fait ? Pourquoi ne créditent-ils pas l’équivalent 1000, 5000 ou 10000 euros sur tous les comptes bancaires de leurs citoyens pour doper leur pouvoir d’achat et les exportations par la baisse de la monnaie ?

Si les opérations de Mr Ben Bernanke directeur de la FED sont si géniales, pourquoi n’injecte-t-il pas davantage de monnaie encore. Les tuyaux où coule l’argent sont sûrement trop étroits. Toujours plus de monnaie, toujours plus d’activités, toujours plus de croissance, toujours moins de chômeurs et toujours plus de richesses ? Pas si simple … l’économie a cette propriété incroyable, celle du rééquilibrage, du rattrapage ; elle déploie quand nécessaire ses forces de rappel. Tout excès est condamné à être annihilé d’une manière au d’une autre. Toute bulle (financière ou immobilière) ne demande qu’à éclater. Personne ne sait quand, ni l’ampleur, ni en combien de temps. La magie n’existe pas en économie ; il n’y a que des processus initiés par des hommes jouant parfois aux apprentis-sorciers et des citoyens qui libres encore de leur choix décident de consommer ou d’épargner, d’acheter des produits Made in France ou Made in China.

Personne ne peut prévoir le comportement des citoyens en temps de crise. François Hollande a cru que la croissance reviendrait en imaginant les épargnants puiser dans leur matelas d’épargne ! C’est le contraire qui se produit : les citoyens épargnent encore davantage de peur du lendemain (accentuée par des hausses récurrentes d’impôts et une légendaire instabilité fiscale). Ils ont peut-être trop bien compris le message si souvent répété « préparez votre future retraite par une part de capitalisation ».

Les trapézistes de l’extrême (comprenez la troïka : BCE, FMI, Europe) ont-ils déployé des filets de sécurité pour amortir les possibles chutes ? Difficile de le croire, pétris de certitudes qu’ils sont ! A croire que leurs numéros sont bien rodés ; le problème est qu’aucune expérience de cette nature n’a été menée dans le passé (pas même durant la crise de 1929) ; l’apprentissage n’a donc pas fait son œuvre. Par conséquent on ne peut envisager sérieusement la forme que prendront les résultats à venir ni les conséquences. En France nous avons nos fameux amortisseurs sociaux qui adoucissent les grosses secousses, mais sont-ils dimensionnés pour subir des chocs plus importants ? Si les amortisseurs cassent, c’est la voiture qui casse, donc tout le système.

Les décisions prises par les banques centrales ou les gouvernements sont peut-être dictées par la gravité et l’ampleur de la crise. Pourquoi pas, et pour garder un peu d’espoir, raccrochons nous à l’expertise de nos banquiers centraux et de nos ministres des finances. Néanmoins derrière ces décisions on pointe le refus de l’évidence, je veux dire de l’acceptation des grands cycles macro-économiques. Pendant 35 ans, juste après les trente glorieuses (de 1945 à 1975) la France a toujours voté des budgets déficitaires pour essayer de maintenir la croissance qui montrait des signes de faiblesse. Ces déficits cumulés nous amenant tranquillement à la dette que l’on connaît aujourd’hui, ont dopé artificiellement notre économie. Nous arrivons maintenant au bout de ce processus ; l’état français poussé par l’Allemagne et les instances européennes (et peut-être demain par les marchés) a désormais le devoir impératif de revenir à une meilleure gestion et initier un cycle de désendettement salvateur. C’est le processus inverse de celui qui a prévalu de 1975 à nos jours. Il ne peut que conduire à une récession que l’on doit malheureusement intégrer dans nos esprits. Remarquons cependant que les idées changent vite et que les discours de ces derniers jours ont des accents différents.

Les grandes lois de l’économie nous rappellent à l’ordre. Elles sont têtues, et c’est bien là le problème posé à nos gouvernants. Face à la crise, ils sur-réagissent. Lors du précédent quinquennat, le gouvernement a laissé filer les déficits en faisant progresser une dette comme jamais expérimenté dans le passé : rappelons que la dette a augmenté de plus 500 milliards d’euros en 5 ans (une belle facture pour nous et nos enfants !). Les plans de relance n’ont rien relancé ou si peu ; la croissance de 2013 sera encore proche de 0 ou négative, celle de 2014 à peine meilleure selon les prévisionnistes.

Bon, tout cela ne me paraît pas très rassurant. La mondialisation ne vise plus uniquement les échanges de produits, de capitaux, et de personnes. Elle s’installe désormais de manière plus marquée dans des opérations monétaires de grande envergure (guerre des monnaies) à échelle planétaire où chaque pays joue sa propre carte, un jeu plutôt dangereux dont on ignore l’issue et le score final. En attendant les ordinateurs tournent à fond pour créer des dollars, des yens, des livres, et demain peut-être des euros (mais chuuutt … il ne faut pas le dire la BCE le fait déjà !).

Alain Desert

Voici un graphique présentant les bilans de la FED et de la BCE (Site www.les-crises-com)


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52 réactions à cet article    


  • travelworld travelworld 25 avril 2013 17:52

    L’essentiel de la dette Japonaise est détenue par le peuple Japonais.

    La spéculation immobilière délirante des année 90 (il fallait s’endetter sur 2 générations pour acheter un appartement à TYO) a plombé l’économie Japonaise pour longtemps....
    En général les spéculations immobilières se terminent très mal, l’Espagne en est un exemple....


    • Le péripate Le péripate 25 avril 2013 18:37

      La monnaie est bien basé sur la confiance. Mais les substituts de monnaie (nous n’avons plus que ça en fait) sont bien plus basé sur la violence légale. D’où la possibilité de « quantitative easing », ou « planche à billets ».


      • Marc Chinal Marc Chinal 26 avril 2013 00:15

        Monnaie basée sur la confiance ?
        Soit, mais le fond, c’est la rareté, pas la confiance. La confiance nait de la rareté relative, (ce n’est pas la rareté qui nait de la confiance / il ne faut pas échanger les causes et les effets).
        .
        Et la planche à billet ne dévalue pas tant qu’il y a une demande suffisante.
        .
        Alors, si vous voulez qu’il n’y ait plus de misère et de pollution tout en gardant l’utilisation de la monnaie, c’est que vous n’avez rien compris à la rareté obligatoire de la monnaie.


      • Cédric Moreau Cédric Moreau 26 avril 2013 09:45

        @Marc Chinal : ma précédente réponse à votre croisade anti-monnaie :



        Il est une chose de vouloir changer le système monétaire, il en est une autre de vouloir abandonner la monnaie qui mènerait directement à la case « effondrement économique ». Souhaitez-vous une telle chose ?

      • Marc Chinal Marc Chinal 27 avril 2013 12:20

        @ Cédric Moreau :
        .
        Je n’avais pas vu votre « réponse sans réelle réponse » de l’époque (je répondrais à l’occasion)
        .
        Nous pourrions sans problème discuter du Dividende Universel, mais ce DU n’est qu’un « contre feu » qui méprise totalement l’inflation et son principe : la rareté (qu’elle soit liée à la demande ou la confiance dans la valeur, etc).
        .
        Vous ne voulez toujours pas voir que dès le début de l’histoire de la monnaie (avec les coquillages/même si on n’a pas de trace écrite de l’époque), les individus n’échangeaient pas leurs biens contre quelque chose qui ne « valait rien », et la base de cette valeur était déjà la rareté relative. (car la monnaie n’est qu’un troc amélioré).
        Donc vouloir lutter contre la misère, tout en gardant de la monnaie (qui crée de la misère du fait de sa rareté obligatoire quand on veut qu’elle fonctionne bien), c’est idiot.


      • BOBW BOBW 25 avril 2013 18:41

        C’est fort curieux et paradoxal :

        Les pouvoirs Publics et les polices arrêtent et mettent en prison pour de nombreuses années les « petits artisans » faux monnayeurs.
        Par contre les Banques Privées et les « consortiums européens, américains etc » se permettent de créer des monnaies virtuelles non scripturales basées sur du « bidon »

        Deux poids et deux mesures : Quelle moralité confuse !! smiley

        • mario mario 25 avril 2013 18:55

          la fin de la partie est pour bientot.

          les pays du brics peuvent faire éclater l’euro, le dollard, le yen en innondant les marchés mondiaux de leurs réserves de monnaies de singe .

          mais ça, c’est une guerre bien plus meurtrière que les armes.

           


          • vieux grincheux 25 avril 2013 19:12

            @ l’ auteur qui a écrit :

            Prenons un exemple de la vie de tous jours. Si demain l’essence devient gratuite (subventionnée par l’état !), les automobilistes vont rouler davantage et d’ailleurs pourquoi se priver d’une telle opportunité. 

            Et bien non !!! ça s’ appelle, un sophisme, Môssieur, une fausse déduction qui fait s’ écrouler toute ta belle argumentation d’ économiste qui ne voit le monde que par le petit bout de la lorgnette. Et c ’est pas celui de Philémon et Anatole. Merci Fred.

            Les automobilistes, définis comme des conso-mateurs dans ton exemple, doivent-ils se conduire comme des blaireaux qui n’ auraient pas conscience des ravages exercés sur la planète par l’ utilisation des énergies fossiles ? 

            Même à l’ examen du code du permis de conduire , on n’ arrête pas de te râbacher qu’ il vaut mieux conduire à 120, qu’ à 130 sur autoroute, c ’est dire si la pression est mise sur les conducteurs...pour qu’ ils ralentissent et/ou prennent les transports en commun..

            Il serait donc temps de vivre avec la vision globale de ce que notre planète peut encaisser et d’ arrêter de se goinfrer comme des enfants gâtés alors que 1.....2.....3......secondes, un enfant vient de mourir de faim sur la planète, pour que des économistes viennent nous tenir de savants raisonnements sur le patati de la FED ( des voleurs), le bla bla bla de la BCE (à la solde de la FED), et du Fukushimerde du Japon.....

            Le shitstem capitaliste est du vol pur et simple....la propriété également... ;et le quasi génocide des primo-habitants de l’ Amérique, une saloperie sans nom qui ne saurait être fondatrice d’ une Civilisation qui n’ est à peine que de la Barbarie Maquillée....

            L’ Avenir est au GRATUIT !!! et voici pourquoi :


            KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!!

            VG Passeur cognitif à but non lucratif 

            • alain-desert alain-desert 25 avril 2013 20:03

              Il ne fallait peut-être pas prendre l’exemple à la lettre. Je suis très attentif au sort qu’on réserve à la planète


            • Marc Chinal Marc Chinal 28 avril 2013 17:01

              au vieux grincheux : rejoignez-nous ! smiley


            • BA 25 avril 2013 21:33

              Vendredi 19 avril 2013 :

               

              Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités.

               

              Le ministre allemand des Finances verrait d’un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

               

              "Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent", a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.

               

              Donc "si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer", a-t-il ajouté.

               

              Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. "Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire".

               

              http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00515597-schauble-en-faveur-d-une-action-de-la-bce-pour-reduire-les-liquidites-560016.php


              • yoananda 25 avril 2013 23:12

                Le problème ce n’est pas la pseudo création monétaire ... c’est surtout, que fais-t-on des dettes toxiques ???
                parce que derrière ces dettes, il y a au final, des retraites, de l’épargne, et même des promesses électorales, et des salaires ...
                On fait quoi ? on annule tout ça ?

                Moi je veux bien qu’on dénonce, je le fais aussi. Mais après ? quelle solution réaliste qui ne fasse pas littéralement mourir de faim, ou jeter à la rue des millions de gens ?

                Les banques centrales n’interviennent pas juste pour sauver les gros copains banquiers, mais pour sauver des banques, et pour sauver les entreprises et les épargnants qui en dépendent.

                Sans compter toute la complication internationale qui fait que si on annule une dette, on cours le risque de la guerre du pays qui n’acceptera pas qu’on lui dise « oups ... ».

                Un vrai merdier.

                Et en plus, y a les peuples qui comprennent rien qui commencent à gueuler qu’il faut gérer.


                • Inquiet 26 avril 2013 08:47

                  Yoananda je vous cite : « Et en plus, y a les peuples qui comprennent rien qui commencent à gueuler qu’il faut gérer. »


                  Même si je pense qu’avant toute prise de décision un audit de la dette bien fait est un préalable, je veux bien jouer le jeu du « peuple sérieux et lucide » : autrement dit, le peuple qui accepte de « faire des sacrifices ».

                  Lorsqu’il y a un sacrifice budgétaire à faire, n’importe quel cerveau un tant soit peu pas trop stupide (ou pas trop vénal, c’est au choix) comprend bien que le sacrifice est plus supportable envers les gens plus aisés qu’envers ceux qui n’en peuvent déjà plus.

                  Or, les programmes d’austérité ont cette faculté de délivrer ce message qu’il serait criminel d’entraver la prise de richesse des intérêts privés d’une part, et d’autre part de culpabiliser les déjà très pauvres de vivre au dessus de leurs moyens, soit directement soit par l’usufruit de reversement de la dépense publique.

                  Ce que je veux vous dire, c’est que la pensée unique sur laquelle s’accorde toutes nos « huiles » politiques, économiques, financières et médiatiques, qui préconisent une maîtrise des dépenses, le font au dépend des gens qui souffrent le plus, alors qu’il pourrait avec d’autres arbitrage.
                  J’ai l’impression que l’objectif de ces « huiles » n’est pas la fin de la crise, mais au choix, l’asservissement total des populations, ou l’extermination sur-numéraire de la population (les pauvres bien évidemment).


                • yoananda 26 avril 2013 09:39

                  @inquiet
                  merci de « jouer le jeu », la on avance.
                  Mais ce n’est pas si simple que tu l’énonce, il n’y a pas juste 2 catégories de personnes : les riches voleurs, et les pauvres gentils.
                  C’est la toute la difficulté.

                  La dette, on peut la rembourser via l’impôt, l’inflation, le défaut. Au final, il y a quelqu’un qui paye la note. Par soucis de simplicité, je met de coté le mécanisme pour ne parler que de la cible, qui se fera « voler » (taxer).

                  1/Si tu tapes sur les riches : tu va aussi prendre aux (vrais) entrepreneurs qui ont mérité leur enrichissement par l’innovation, la prise de risque, la bonne gestion de l’entreprise, et tu vas casser les incitatifs et au au final tuer l’économie.
                  Il y a les « mauvais » entrepreneurs, ceux qui ne font que profiter des largesses de l’état. Mais eux, il y a longtemps qu’ils sont parti en offshore/paradis fiscal. Et c’est quasi impossible de les avoir.

                  2/Si tu tapes sur ceux de la classe sociale d’en dessous, a savoir, les « riches qui jouent aux pauvres » : les fonctionnaires les plus aisés, les médias, les notables. Il y a beaucoup de gras a récupérer, mais ils sont les « gardiens du système ». Sans eux, pas de stabilité politique. Pourtant, objectivement, ils ne produisent rien, si ce n’est du vent/rêve.

                  3/Si tu ne tapes pas sur les pauvres, alors tu oublies tous les assistés du système. Je ne dis pas que tous les pauvres sont des assistés, mais il y a des « circuits » d’assistanat et des professionnels de l’assistance. Ceux la, le peuple travailleur et honnête les connais parce qu’il les côtoies, et chaque fois qu’il paye des impôts pour ces cassos, ca le fait « chier », d’autant plus que c’est souvent des gens qui lui crachent à la gueule dans la rue (pb de mixité culturelle).

                  4/ Reste les retraités, mais la, c’est compliqué aussi. Génération 68arde ultra individualiste qui n’a surtout pas envie qu’on la taxe pour sauver sa propre progéniture, puisqu’ils sont la pour « jouir, péter et roter tranquille » après un bonne vie de labeur. La aussi il y a beaucoup de gras, mais c’est impossible de leur expliquer qu’on financé tout ça a crédit et que maintenant, il faut « rendre ».

                  Bref, taxer une ou 2 mémé Bettencourt qui ne sait quoi faire de son argent ne va pas nous mener bien loin, si ce n’est faire fuir les capitaux.
                  Et je n’ai pas parlé des aspect internationaux.
                  La dette française est détenue a 70% par les étranger. Tu vas aller dire aux ouvriers chinois « désolé on rembourse plus ! » toi ? ou aux retraités américains « fuck you guys » ?

                  Je comprends ton raisonnement : « ne prenons pas au pauvre sous peine de les asphyxier, les riches ont bien assez ». C’est le raisonnement redistributif humaniste de base. Sauf que rien ne dit que ça ne va pas provoquer l’effet inverse de celui escompté. Au contraire même.

                  En France, il y a problème de perception de la richesse. Un riche n’est riche que s’il exploite un max de gens. Du coup, on trouve logique qu’un riche redistribue. Cette déformation de la perception est liée au fait qu’on a fait venir beaucoup d’immigrés pour du dumping social. Mais la richesse s’explique surtout par le facteur innovation : le riche a inventé un nouveau procédé industriel qu’il a pu appliquer a grande échelle. Avec toute la mécanique pour attirer les capitaux, gérer les risques, la croissance de son entreprise, la concurrence, la R&D permanente, etc...
                  Si tu prends a ce riche la, tu l’empêche de faire tourner son entreprise, et en peu de temps, il fermera ses usines, et tout le monde se retrouve au chômage, avec 10X plus de dette toxique sur les bras (c’est d’ailleurs typiquement la situation française).

                  Le soucis, c’est qu’un riche fait vivre des centaines de pauvre, et si tu le tue (symboliquement parlant), ça se répercutera sur eux, d’une manière ou d’une autre. La pauvreté, la misère, c’est notre état naturel, par défaut. Pour s’en sortir, on doit bosser dur. Par exemple, la Chine est « pauvre », mais elle n’est pas plus pauvre qu’il y a 200 ans ou elle était aussi riche que nous a l’époque. C’est nous qui sommes beaucoup plus riche. Alors pourquoi devrait-on leur donner notre richesse ? C’est pareil a une échelle plus petite. Celui qui bosse et invente des outils s’enrichit (les Allemands par exemple sont très disciplinés et travailleurs)...
                  C’est la cigale et la fourmi. Si tu tues la fourmi, la cigale vivra un hivers de plus. Mais n’ira pas plus loin ensuite, car il n’y aura plus de fourmi.


                • chantecler chantecler 26 avril 2013 19:37

                  Vous faites erreur .
                  Le riche entrepreneur est le bienvenu et utile
                  Mais le riche qui dispose de capitaux à ne plus savoir quoi en faire le placera en mode spéculatif .
                  Et paradoxalement ces capitaux détruiront l’emploi .
                  L’usine rachetée sera démantelée et délocalisée .

                  La théorie du ruissellement ( la richesse des uns produisent de l’emploi ) est battu en brèche depuis longtemps .
                  Il f faudrait un consensus mondial pour taxer à mort ces capitaux spéculatifs qui représentent peut être 30 PIB mondiaux .


                • yoananda 27 avril 2013 00:48

                  La délocalisation déplace l’emploi, mais ne le détruit pas. Ce n’est plus les même qui en profite.

                  Le ruissellement battu en brèche ? par qui ? par des coco et des gauchistes ? lol


                • Laurent Simon 27 avril 2013 16:17

                  @ chantecler

                  « détruire l’emploi » serait le mal absolu ?
                  Non, l’économie tranche avec beaucoup de ’sciences’ exactes, il n’y a pas de règle absolue.

                  Exemple pour montrer cela, bien connu :
                  « tout ce qui est rare est cher.
                  un cheval bon marché est rare.
                  Donc un cheval bon marché est cher »

                  C’est qu’il faut, au contraire, raisonner globalement, faire le bilan des aspects ’positifs’, et des aspects ’négatifs’, pour constater l’effet final

                  Ce toute façon, si détruire les emplois, via des investissements en productivité, était si négatif, cela fait longtemps que ce monde économique aurait disparu (les canuts de Lyon faisaient grève contre le remplacement de certains emplois par des machines, mais l’histoire a montré qu’il y avait finalement plus d’emplois créés... pour construire les machines par exemple !)


                • paul 26 avril 2013 00:03

                  Les causes des crises actuelles et passées sont bien connues, au premier rang desquelles un système monétaire faussé par le dollar depuis au moins 1971 .

                  « Les lois économiques sont têtues » ....Mais :
                  Aucune théorie économique, aucune technique monétaire, n’apportera de solution aux crises cycliques de ce capitalisme dérégulé, tant que la justice sociale ne sera respectée .

                  Les gains de productivité de ces 25 dernières années ont profité essentiellement au capital et aux actionnaires . La spéculation financière, sur les matières premières, sur la dette, l’exil fiscal dans les paradis fiscaux , assèchent les finances publiques .
                  La croissance à tout prix et le consumérisme ne sont pas la solution, mais chacun doit pouvoir vivre correctement de son travail, et pour cela, il faut bien qu’il y ait du travail . La raréfaction des matières premières conduira peut être au revenu universel .


                  • titi 26 avril 2013 08:18

                    « fiscaux , assèchent les finances publiques . »

                    C’est surtout l’évolution des compétences de l’Etat et/ou des collectivités qui assèchent les financent publiques.

                    Le département du territoire de Belfort a sa propre agence de développement économique.
                    La communauté d’agglo de Belfort a sa propre agence de développement économique.
                    La ville de Belfort a sa propre agence de développement économique.

                    Tout ca pour moins de 150 000 habitants.

                    Alors que cette compétence relève du département : le département du Doubs a son agence de développement économique.

                    Avant de chercher à remplir le panier percé, bouchons les trous.


                  • Le péripate Le péripate 26 avril 2013 00:28

                    La déflation pire ennemie de l’économie ? Chacun sait que demain son ordinateur vaudra moins cher et sera plus puissant : cela empêche-t-il les gens d’en acheter dès maintenant ? Non.


                    La déflation n’est que l’ennemie des politiques keynésiennes.

                    • davideduardo davideduardo 26 avril 2013 04:37

                      adepte du sophisme comme tout bon libéral....



                      Dans votre exemple, ce qui marche pour un bien de consommation ne va pas pour un investissement
                      L acheteur de l ordinateur en a besoin sur le moment et ne peut attendre.

                      Par contre pourquoi achèterai je une tonne de patate pour les revendre demain si elle valent la moitié du prix d achat ?
                      A quoi bon même les planter dans ce cas la ?


                      La déflation :
                      c est le retour au troc, 
                      c est le coiffeur et le plombier qui pourraient se rendre service mutuellement mais qui manquent de l outil monétaire pour le faire,
                      c est préférer thésauriser que consommer (la monnaie s apprécie au fil du temps)
                      c est donc l agravement des inégalité a l extreme (le capital des riches s apprecient continuellement)
                      c est au fond la mort de l activité économique et de la croissance que vous louez tant.



                    • Le péripate Le péripate 26 avril 2013 07:43

                      Ah.... C’est bien de commencer une argumentation par une insulte, ça pose son homme.


                      La moitié du prix le lendemain.... ça va, vous forcez à peine le trait.... C’est possible mais alors c’est une déflation qui fait suite à une forte période inflationniste, une correction.

                      Moi je parle de la déflation naturelle qui voit baisser régulièrement et normalement le prix des choses.
                      Et je ne vais pas attendre l’année prochaine pour manger mes patates.....

                      De plus ce qu est amusant c’est que dans votre raisonnement foireux vous défendez la possibilité de spéculer.

                      Autrement dit, et pour me mettre à votre hauteur de vue... c’est complètement con.

                    • samuel 26 avril 2013 11:22

                      Le marché pc s’effondre à cause de l’arrivée en masses des tablettes et autres plateformes mobiles.


                    • Cédric Moreau Cédric Moreau 26 avril 2013 11:34

                      @Samuel : Comme si c’était la seule raison ... faudrait réfléchir plus de 3 secondes hein smiley


                    • samuel 26 avril 2013 11:55

                      Oui c’est selon moi la principale raison. Les gens renouvellent de moins en moins leur PC pour se tourner vers des plateformes mobiles.

                      C’est juste un transfert de part de marché.

                      Et c’est justement parce que j’ai réfléchi que je propose cette thèse.Vous remarquerez que les réponses qu’apportent l’article de PC IMPACT ne viennent en rien contredire les affirmations du péripate.

                      Alors qui devrait réfléchir un peu plus ?

                       


                    • Cédric Moreau Cédric Moreau 26 avril 2013 12:05

                      « Les gens renouvellent de moins en moins leur PC pour se tourner vers des plateformes mobiles. »

                      Comment pouvez-vous affirmer que c’est pour cette seule raison ? J’ai un PC qui me suffit plus que largement, pourquoi en changer ? En voilà une autre.

                      « Vous remarquerez que les réponses qu’apportent l’article de PC IMPACT ne viennent en rien contredire les affirmations du péripate. »

                      Au contraire, beaucoup ont la même argumentation que moi : délation ou pas, quand on n’a pas de raison de changer de PC, hé bien on ne consomme pas.

                    • samuel 26 avril 2013 12:18

                      Si on n’a pas besoin de changer de PC, on consomme de la tablette (informatique pas de chocolat smiley ), car le PC (de bureau) ne permet pas de regarder sa video dans son lit.

                      On pourrait avoir envie de changer de PC mais les tablettes répondent plus aux nouveaux besoins. C’est tout.

                       


                    • Cédric Moreau Cédric Moreau 26 avril 2013 12:46

                      Mais pourquoi diable vouloir forcément consommer ?

                      Bon j’arrête ici ma disgression, l’idée était simplement de dire que déflation ou pas, s’il n’y a pas de besoin (réel ou suscité) il n’y a pas d’achat.

                    • samuel 26 avril 2013 13:51

                      Et bien je dis que votre article de démontre pas le manque de besoin de matériel informatique car il ne se limite qu’au marché du PC (Personal Computer). Et qu’il suffit de réfléchir un peu pour se rendre compte que le marché du PC est supplanté par le marché de la tablette.

                       

                       


                    • Cédric Moreau Cédric Moreau 26 avril 2013 14:23

                      Ce sont deux marchés différents avec des utilités différentes (bien que certaines puissent être communes comme le mail et la navigation web, encore que le confort ne soit pas le même).


                      Dire que la chute du marché des PC soit un « simple transfert » vers le marché des tablettes est trop simpliste car c’est nier l’évidence : on n’a des PC largement assez puissants pour nos besoins. Franchement pourquoi vouloir les renouveler ? Allez : en admettant qu’il n’y ai pas de marché des tablettes, sérieusement, pour quelles raison en changer ?

                      Comprenez-moi bien : je ne nie pas le marché des tablettes, mais le fait de croire qu’il ne s’agisse que d’un transfert du marché des PC.

                    • samuel 26 avril 2013 16:06

                      http://www.lefigaro.fr/societes/2011/08/19/04015-20110819ARTFIG00559-la-tablette-en-passe-de-supplanter-le-pc.php

                      http://www.zebulon.fr/actualites/11383-ventes-tablettes-hausse-vente-pc-chute.html

                      http://www.tablette-tactile.net/etudes/les-tablettes-responsables-de-la-chute-des-ventes-de-pc-13478/

                      A noter que n’importe lequel des PC de bureau est plus puissant que la plus puissante des tablette. Les gens n’achetent plus pour la puissance mais pour l’ergonomie. Parfois pour la beauté de l’objet (stratégie Apple).


                    • davideduardo davideduardo 26 avril 2013 17:57

                      Ah.... C’est bien de commencer une argumentation par une insulte, ça pose son homme.


                      « sophiste » ce n est pas une insulte, c est meme le titre d un livre de votre cher frederic bastiat




                      Et je ne vais pas attendre l’année prochaine pour manger mes patates.....

                      non par contre vous attendrez pour les commercer ou les planter



                      De plus ce qu est amusant c’est que dans votre raisonnement foireux vous défendez la possibilité de spéculer.

                      Non dans mon raisonnement , je parlais de distribution. Tout ne peut se faire en circuit cours, et nous avons tout de meme besoin de commercants.
                      Et on ne spécule pas du jour au lendemain , avec une tonne de patate.


                      « raisonnement foireux »... « c’est complètement con. »

                       contre « adepte du sophisme » de ma part, votre « hauteur de vue » est défaillante.   smiley


                    • chantecler chantecler 26 avril 2013 19:47

                      Marrant de constater que péripate utilise toujours les mêmes arguments .

                      Et utilise encore l’ordinateur comme exemple pour prouver que les délocalisations ou la mondialisation sont des bonnes choses qui nous permettent d’acheter un PC pas trop cher .

                      Là il s’agit d’acheter un ordinateur plus puissant .

                      Euh pourquoi faire ?

                      Les disques dur à 2 GO sont courants .

                      La vitesse des processeurs a été multiplié par 1000 en 20 ans .

                      Vous pensez que l’on a besoin de monstres pour parcourir le net ou faire de la photo , de la musique etc ?

                      Inutile d’acheter une formule 1 pour rouler sur nos routes .


                    • Le péripate Le péripate 27 avril 2013 14:25

                      Très bien Chanteclerc. Mais alors que pensez-vous d’un système monétaire inflationniste qui favorise justement la surconsommation ?


                      Ce n’est pas tout de tacler, encore faut-il être cohérent. Et vous ne l’êtes pas.

                    • davideduardo davideduardo 26 avril 2013 04:12

                      Les plans de relance n’ont rien relancé ou si peu





                      la plupart des plans de relance ne marchent pas car les points gagnés (coéficient multiplicateur), sont :

                      soit bouffés par les 2 ou 3% de taux d emprunt (voir plus de 10% pour certains pays)
                      soit bouffés par les déficits commerciaux
                      soit l argent créé va vers la bulle financière plutôt que dans l économie réelle (en le donnant aux banques par exemple)
                      soit les sommes allouées sont ridicules (hollande)


                      Un vrai plan de relance s accompagne donc d une politique protectionniste, d un contrôle de la banque centrale, de politiques de nationalisation (de grands travaux de recherche...) et d un contrôle des banques privées (glass steagall)

                      • alain-desert alain-desert 27 avril 2013 12:48

                        Les grands travaux créent de l’emploi sur le court moyen terme. Le problème se pose ensuite avec les coûts d’entretien. PLus les infrastructures sont importantes et nombreuses, plus elles captent l’argent au détriment de choses plus essentielles comme l’éduction


                      • Laulau Laulau 26 avril 2013 10:24

                        Beaucoup de vrai dans cet article, mais il y manque le fond économique qui a conduit à cette énorme création monétaire.
                        Pourquoi les américains et ensuite les européens ont-il créé autant de monnaie sinon pour couvrir une énorme dette ? L’origine du problème est dans la délocalisation des productions industrielles dans des pays plus ou moins esclavagistes. La recherche du profit maximum a créé un déséquilibre des balances commerciales. Les populations occidentales, privées de travail, se sont appauvries et n’ont plus pu consommer qu’à crédit les produits fabriqués en Chine où ailleurs. Souvenez vous de la crise des subprimes, de quoi s’agissait-il sinon de permettre à des gens de consommer plus en leur octroyant des prêts gagés sur un bien immobilier surévalué.
                        En résumé, cette crise monétaire n’est que la conséquence d’une contradiction du capitalisme, à savoir comment vendre une production à des gens tout en les payant le moins possible afin de réaliser le maximum de profit ?


                        • alain-desert alain-desert 26 avril 2013 10:54

                          Complément intéressant. C’est vrai que les déficits de balances commerciales représentent des fuites importantes d’argent


                        • Laurent Simon 27 avril 2013 16:43

                          @ Laulau : "L’origine du problème est dans la délocalisation des productions industrielles dans des pays plus ou moins esclavagistes. La recherche du profit maximum a créé un déséquilibre des balances commerciales.« 

                          Non, l’origine n’est pas dans la délocalisation.
                          1. L’erreur fondamentale est de chercher une cause unique, alors que l’économie ne fonctionne pas comme cela (c’est au contraire tout un ensemble causes et de conséquences. Il faut chercher des solutions du côté d’approches systémiques, comme l’auteur de cet article.
                          2. Et de toute façon les délocalisations ont du bon, c’est une des raisons du succès des constructeurs d’automobiles allemands (car il y a eu toute une réflexion intelligente de la part des dirigeants de ces constructeurs, pour augmenter les marges, avec volonté cependant de garder une part significative de l’emploi en Allemagne !

                          Voir par exemple l’article :  »Redressement productif" en France et en Europe...Halte à la démagogie, vive les délocalisations !

                          dont voici quelques extraits : ... notre article et ce titre provocateur visent ... «  toutes les démarches apparemment »de bon sens" qui cherchent à garder coûte que coûte ce qui existe à un instant donné en France, ou en Europe (ou aux États-Unis, bien sûr), quelles que soient les conditions, même si des changements objectifs existent, associés notamment à l’émergence de pays ’en développement’.

                          Démarches qui débouchent sur du protectionnisme plus ou moins déguisé, alors que l’histoire a montré l’effet désastreux de ces replis sur soi, très compréhensibles intellectuellement, mais catastrophiques pour l’économie."

                          Notre titre provocateur vise aussi les actions s’opposant à des investissements de productivité, qui dans un premier temps se traduisent souvent par des réductions d’emploi, mais qui à terme se révèlent très positives, y compris en matière d’emploi : les démarchent de productivité supposent aussi des créations d’emplois, en nombre encore plus élevés, et de niveau de qualification supérieur ; ce qui a permis des progrès dans de très nombreux domaines, comme les conditions de travail, mais aussi les conditions de vie.

                          Comment d’ailleurs ne pas penser à la révolte des canuts, qui à Lyon s’opposèrent à l’installation de nouvelles machines à tisser inventées par Jacquard, par peur de perdre leur emploi. Si leur raisonnement avait été juste, le chômage dans nos pays industriels n’aurait pas été de 10% récemment, mais de 50 ou 80% ! Et le plein emploi, constaté en de nombreux pays occidentaux avant ces crises majeures (2007 - 2012), n’aurait par exemple pas été possible. ...

                          Il convient tout d’abord de donner des informations dont personne ne parle, qu’aucun média ne développe : une des recettes de l’industrie allemande (et notamment automobile) a été de recourir à des délocalisations massives en matière de production de pièces, notamment dans les pays de l’ancienne Europe de l’Est [3] (ou dans les Länders de l’est, suite à la réunification, là où le chômage était important alors que les personnels disposaient de formation appropriée).

                          Ces délocalisations massives, en des lieux où le coût du travail était faible, a permis de baisser considérablement le prix de revient des produits finis, tout en conservant l’assemblage en Allemagne ou dans des pays de la zone euro à coût élevé. Ce qui fait que l’Allemagne apparaît comme exemplaire, dans tous les pays comme la France où le chômage reste massif.

                          ... Bien sûr, il ne s’agit pas pour nous de négliger les autres facteurs de succès en Allemagne :...

                          Tout ceci ne veut pas dire que je me réjouisse de ce qu’il y ait autant de délocalisation. Car en France on fait pas cela de façon aussi intelligente qu’en Allemagne, et aussi, et surtout, il faudrait commencer par faire baisser le coût du travail, en particulier par une baisse des charges sociales, bien plus importantes en France qu’ailleurs (via un processus de TVA sociale notamment).

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