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Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise

Sur la question du déficit commercial, rappelons cette simple donnée : alors que le déficit commercial de l’UE avec la Chine était déjà de 33 milliards d’euros en 1999, il atteignait 7 ans plus tard 131 milliard ? 400 % de hausse ! On trouvait alors le chiffre énorme, impensable, inacceptable… Oui, mais voilà : en 2008, il bondissait à 170 milliards ! Et on sait déjà que le chiffre pour 2010 sera encore pire. Pour la seule France, la croissance des importations en provenance de Chine à augmenté en moyenne de 13,7 % par an, faisant passer le déficit avec ce pays de 5,7 milliards en 2000 à 20 milliards en 2009. Soit le premier déficit bilatéral de notre commerce (l’Allemagne arrive en seconde position, avec 16 milliards)(1). La situation est donc claire : dans un marché totalement dérégulé, tel qu’il existe aujourd’hui, il est presque impossible de fabriquer sur le sol européen des produits manufacturés de grande consommation. Seuls les Allemands y parviennent encore, dans certaines conditions et dans certains secteurs. La concurrence des produits chinois est irrésistible. Ce qui est vrai pour l’Europe l’est aussi pour les Etats-Unis, qui offrent sans doute le cas le plus caricatural de cette évolution délétère. La concurrence chinoise nous tue. Toutefois Alain Minc sera content : nous mourrons guéris.

Mais quelles sont exactement les armes du meurtrier ?

Dans les années 60 et 70, les anciennes puissances industrielles, Allemagne comprise, se sont trouvées fortement concurrencées sur leurs marchés traditionnels par les productions japonaises, dans l’électronique, l’optique, l’automobile… Les Japonais proposaient tout simplement des produits technologiquement meilleurs, plus fiables, plus miniaturisés, plus innovants. Tout cela avec des syndicats, l’emploi à vie dans les usines nippones, un haut niveau de vie et des dispositifs sociaux comparables à ceux de la France ou des Etats-Unis, une population totalement alphabétisée et un grand nombre de diplômés de l’enseignement supérieurs. Sous les coups de cette concurrence redoutable, les industries françaises ou américaines peu compétitives ont disparu, se sont reconverties ou ont relevé le défi et ont proposé des produits capables de rivaliser avec les productions japonaises. On pourrait discuter les méthodes souvent employées par les Japonais pour empêcher les produits européens ou américains de s’installer sur leur marché, mais on peut dire que, globalement, le succès nippon était mérité. Et cette concurrence stimulante a été bénéfique pour tout le monde.

Aujourd’hui nous sommes en concurrence directe avec la Chine, devenue « l’atelier du monde » pour bien des productions. Or, la situation de ce pays n’a absolument rien de comparable avec celle du Japon des années 70. La technologie chinoise n’est pas particulièrement brillante ni inventive, d’abord parce que les structures économiques et sociales sont encore celles d’un pays du tiers monde. Notamment, le taux d’alphabétisation du pays est faible (2) ; a fortiori, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur, rapporté à la masse de la population chinoise, est très inférieur à ce qui existe dans les pays occidentaux. Les productions chinoises peuvent être correctes mais sont bien souvent de médiocre qualité. Par ailleurs, la rentabilité des entreprises est souvent très faible ; selon les normes occidentales, beaucoup seraient condamnées à fermer à court terme. En fait, cinq raisons, toutes mauvaises, expliquent la prétendue « supériorité » chinoise :

Premièrement, la complicité objective des élites occidentales, seules vraies bénéficiaires de la « mondialisation heureuse » et qui ont ainsi joué contre leur camp. Sans elles et l’idéologie néolibérale dont elles se sont fait les hérauts, la Chine se serait développée, car il est évident que ce pays a un fort potentiel. Mais elle l’aurait fait probablement de façon plus harmonieuse, sans sacrifier ses activités vivrières et en tournant ses efforts vers la création de son marché intérieur - ce qui, avec plus d’un milliard d’individus, aurait assuré sans difficulté des débouchés à son industrie naissante.

Deuxièmement, une monnaie qui reste fortement sous-évaluée. Compte tenu de l’énorme excédent de ses exportations, la monnaie chinoise devrait s’apprécier lourdement par rapport à celles de ses clients, rendant ainsi ses exportations plus chères et ses importations moins chères. Or, ce n’est pas le cas. Il y a tricherie, avec la complicité, là encore, des élites occidentales. Car il s’agit de continuer à vendre avec de grosses marges des produits achetés presque rien !

Troisièmement, l’absence totale de considération des autorités pour les ouvriers chinois. La main-d’œuvre, personne ne peut l’ignorer, travaille dans des conditions dignes du 19eme siècle : cadences infernales, salaires dérisoires, effroyable insécurité dans les usines et dans les mines, travail des enfants, quasi-esclavage des minggong, véritables « immigrés de l’intérieur », paysans arrachés aux campagnes par la destruction des activités agricoles… Zola est de retour, mais loin de nos yeux.

Quatrièmement, une absence totale d’intérêt pour l’environnement, dont la destruction atteint une ampleur sans précédent, même dans l’ex-Union Soviétique. Comme en URSS, l’absence de tout contrepoids démocratique n’a pas permis de contrebalancer le désintérêt des dirigeants chinois pour ces questions. Pas plus que les frontières ne sont fermées aux flux de produits, elles ne retiennent les polluants, notamment les gaz à effet de serre et les microparticules toxiques déversées dans l’atmosphère par la combustion de millions de tonnes de charbon. Le monde entier devra un jour payer cette facture. Et la note sera très salée.

Cinquièmement, les Chinois ont fait main basse sur le plus gros des technologies que les occidentaux ont mis des siècles à développer. Oh ! Ils ne les ont pas volées, non. Nous les leur avons simplement données ! Avec les délocalisations, d’une part, car les entreprises sont évidemment contraintes de révéler leurs procédés à leurs employés chinois. Avec les « grands contrats », d’autre part, source méconnue de transferts massifs de technologies. Structurellement dépressive depuis 20 ans, les économies occidentales sont souvent contraintes, lorsqu’elles vendent leurs productions phares (avions, trains et métro, armes…), de tout céder pour le seul prix des produits : les technologies, les secrets de fabrication et même l’emploi puisque l’acheteur exige de plus en plus fréquemment de produire lui-même sur son territoire.

Dans un marché totalement ouvert comme il l’est aujourd’hui, les cinq armes chinoises sont comme des couteaux qui nous sont plantés dans le dos. Alors que les légitimes normes occidentales, que ce soit en matière de protection de l’environnement, de droits sociaux, de niveau des salaires imposent de fortes contraintes aux producteurs occidentaux, les industriels chinois n’ont pas à s’en préoccuper le moins du monde. Nous ne luttons pas à armes égales et les entreprises européennes et américaines sont détruites, malgré leur énorme supériorité initiale ; les savoir-faire disparaissent, la technologie s’évade ; le chômage de masse s’enracine. La compression des coûts salariaux et le chômage entraînent une dépression chronique de la demande, ce qui se traduit par une croissance structurellement faible, qui entraine à son tour les déficits budgétaires. Cette spirale dépressive était en partie masquée jusqu’ici par trois phénomènes : la baisse du coût des produits, la compensation artificielle du tassement des revenus par l’explosion de l’endettement des ménages et l’afflux de capitaux sur les grandes places financières occidentales permettant le financement des déficits commerciaux. Malheureusement, la réalité finit toujours par l’emporter et nous avons vu avec angoisse renaître l’inflation (3) , la bulle de l’endettement exploser et les marchés de capitaux perdre en quelques mois 60 % de leur valeur. Au bout du cycle, nous découvrons que le pan-capitalisme sauvage a déplacé le centre de gravité de l’économie mondiale vers l’Asie et, loin de nous enrichir, fait de nous des pauvres. On est bien loin de la mondialisation heureuse !

Se protéger est indispensable

Il est pourtant facile de s’enrichir. Il suffit de travailler pour produire des richesses ! Or, nous travaillons de moins en moins car nous sommes en concurrence directe avec les salariés chinois, qui ne coûtent pour ainsi dire rien du tout. L’arme au pied, nous restons sans rien faire tandis que la marée des produits chinois nous submerge. Pour sortir de cette impasse, il n’y a qu’une seule solution : se protéger. Une seule voie, mais une multitude de modalités et de degrés possibles : on peut par exemple appliquer progressivement des droits de douane de plus en plus élevés sur les importations chinoises, pour inciter les producteurs à plus de respect de l’environnement et de leurs ouvriers. Il est possible également – et même fortement souhaitable - de contrôler sérieusement la qualité des produits importés, ce qui n’est pas fait aujourd’hui. L’exemple récent (parmi beaucoup d’autres) du géant américain Mattel, dont les jouets pourtant très chers étaient recouverts de peintures toxiques, montre que l’administration chinoise n’est pas capable d’imposer des normes de production sérieuses à ses industriels. Et comme il est impossible de contrôler les fabricants chinois chez eux, il n’y a pas d’autre choix que d’effectuer ce contrôle à l’arrivé des produits sur le territoire européen. Ces contraintes devraient entraîner une hausse très sensible du prix des produits chinois, de nature à stimuler l’intérêt des industriels européens à les produire de nouveau. Nous ne disons évidemment pas qu’il suffirait d’appliquer de fortes taxes sur tous les produits que nous ne fabriquons plus pour que le problème soit résolu. Malheureusement, les usines détruites, les savoir-faire perdus, les ouvriers qualifiés disparus ne vont pas réapparaître comme par magie. Une réappropriation de notre économie suppose d’indispensables transformations. La mise en place d’une véritable politique industrielle, pour déterminer quels secteurs d’activité devraient être prioritairement protégés et stimulés, serait une première réforme urgente.

Par ailleurs, l’occident en général - la France en particulier - devra profiter au plus vite de l’excellent niveau de formation de ses citoyens pour accélérer la « fabrication » de professionnels utiles à l’économie. Je veux dire par-là que le système universitaire français doit cesser de produire des diplômés de HEC, des énarques ou des traders dont l’utilité, pour la collectivité, est faible ou nulle. Ce dont nous avons besoin, c’est de polytechniciens, d’ingénieurs, de chimistes, de physiciens, de techniciens supérieurs, d’ouvriers très qualifiés…

Autre secteur à développer en urgence : la recherche. A long terme les retombées des efforts de recherche sont l’assurance de la suprématie technologique de l’occident. C’est un domaine dans lequel la Chine, avec le faible niveau de formation de sa population, ne risque pas de nous menacer sérieusement avant une bonne dizaine d’années (4). Encore faut-il miser sur elle. Or, l’état de délabrement avancé de la recherche en France et le peu de considération du pouvoir politique pour les chercheurs, dont certains gagnent moins que le SMIC après 10 ans d’études, est très symptomatique de la défaillance de notre volonté. Entièrement soumise à la dictature du court terme, notre civilisation est devenue incapable de se projeter dans l’avenir. Et c’est pourquoi elle néglige tous les efforts qui ne porteraient leurs fruits que dans 8 ou 10 ans.

Couches moyennes fragilisées : attention, danger !

Malheureusement, ce changement de cap indispensable et urgent ne semble pas pouvoir être pris par les élites dirigeantes ; exceptionnellement incompétentes, de droite comme de gauche, elles restent arc-boutées sur les dogmes néolibéraux et sur les privilèges qui leur sont associés. A ce titre, la construction européenne est un véritable naufrage ! A cause d’elle, le suffrage universel a été neutralisé partout et les peuples ne peuvent plus changer l’orientation des politiques économiques et sociales par leur vote. Dans ces conditions, diverses formes d’actions violentes risquent d’apparaître. C’est d’autant plus probable que les couches moyennes supérieures ont perdu une grande partie de leurs économies avec l’effondrement des valeurs boursières ; et qu’elles commencent à être précipitées en masse dans l’univers sombre de « ajustements structurels ». Ces couches pèsent d’un poids beaucoup plus lourd dans la société que la masse atone des ouvriers et des employés. Relativement épargnées jusqu’ici, l’affaiblissement de leur statut, sans changement de cap, ne se fera pas sans violents soubresauts.

Seule une alliance solide entre les couches populaires et les couches moyennes supérieures pourrait sans doute éviter les affrontements violents et catégoriels, qui ne résoudraient rien et ne feraient qu’accélérer notre décadence. Le poids intrinsèque de ces couches agglomérées serait certainement suffisant pour entraîner la rupture avec le mortifère néolibéralisme. Mais sommes-nous encore capables de construire cette alliance ? Une chose me paraît sûre : dans l’état actuel des choses, nous aurons vite la réponse à notre question. Dans dix ans, si les bons choix n’ont pas été faits, le déclin définitif de l’occident ne sera plus une éventualité probable ; il sera notre destin.

 

(1) Chiffres données dans le no 13 de « Etudes et éclairages », une publication du ministère des finances.

(2) Le taux d’alphabétisation chinois est de 93 %, un petit peu inférieur à celui des Philippines. Tous les pays occidentaux ainsi que le Japon ont un taux compris entre 99 et 100 %. Un indicateur encore plus intéressant est l’IDH (indicateur de développement humain) utilisé par les nations unies pour caractériser le développement d’un pays plus objectivement que le ferait la simple prise en copte du PIB par habitant. Tous les pays occidentaux ont un indice IDH supérieur ou égal à 0.955, c’est-à-dire très élevé. Avec un IDH de 0.772, la Chine est en position très moyenne, juste derrière la République Dominicaine et fait nettement moins bien que l’Iran (0.782).

(3) Divers artifices ont permis aux responsables politiques de tous bords de masquer durant des années la réalité de l’inflation. Mais lorsque le prix de la baguette de pain est en passe d’atteindre le chiffre en euros qu’il affichait en franc il y a quelques années seulement, les ménages cessent de croire aux statistiques de l’INSEE.

(4) Mais attention ! La Chine produit actuellement par milliers les diplômés de l’enseignement supérieur dont son économie à besoin pour passer à la vitesse supérieure et devenir un nouveau Japon. Sans réaction de notre part, c’est peut-être nous qui, dans 30 ans, fabriquerons des poupées en plastique pour les petits chinois.

par Patrice Lemitre samedi 12 juin 2010 - 70 réactions
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  • Par HELIOS (xxx.xxx.xxx.237) 12 juin 2010 16:32
    HELIOS

    A qui profite le "crime", etes-vous bien conscient ?

    Carrefour-Caiman achete a tres bas prix ses marchandises aux chinois.... Carrefour-France achete a un prix beaucoup plus cher ses marchandises a Carrefour-Caiman, qui du coup fait de gros benefices qui ne sont pas fiscalisés.... Vous, vous achetez a Carrefour-France toujours ces mêmes produit, et Carrefour-France vous fait pleurer sur ses si faibles marges et se permet même de faire des promos incroyables : 3 pour le prix de 2 (30% de reduc donc)... ou vous en achetez un le second est gratuit (50% de reduc)... ils peuvent même vendre a perte, car la marge, la vraie elle est realisée aux Caimans et au passage, nettoyer le marché de la concurrence...

    Et Carrefour n’est pas interressé du tout par votre niveau de vie. carrefour n’a besoin que de caissieres (de moins en moins), de manutentionnaires et de quelques grattes papier pour verifier les commandes que l’ordinateur a calculé automatiquement. Alors, vous comprenez, l’education, la recherche, les brevets, le developpement economique, le tissu social etc... tout ce qui vous semble important pour developper une nation,...il n’en a rien a foutre, et même, plus le niveau est bas, plus il a des chance de faire ce qu’il veut, c’est a dire vendre de la merde dans les pires des conditions, sans respect aucun pour ce cochon de payant qui s’approvisionne encore chez lui.

    Ce n’est pas le probleme des chinois, car c’est nous qui achetons aux chinois, ils ne nous mettent pas un couteau sous la gorge. Si carrefour A fait progresser le pouvoir d’achat, ce fut pendant la premiere phase, tant que nous avions encore de l’argent pour acheter parceque notre economie courrait sur son erre... maintenant que notre industrie est indigente, que notre deficit cumulé est tel que nous sommes etranglés par la crise que cela a généré, que nous ne pouvons donc plus acheter, même au, prix chinois, Carrefour ne baisse plus ses prix. il les ajuste au plus haut possible a la limite de l’arret des ventes, pouir maximiser ses marges. Regardez comment en 2008 les ventes non alimentaires se sont effondrées (sans veritablement repartir depuis). On pourra toujours expliquer cela par le temps, l’immobilier etc... la realité, c’est l’assechement des ressources.

    Plutot que s’attaquer au chinois, qui ne sont bien sur pas tout blanc non plus, regardons nous nous même.... la chine a ses defaut, bien sur, mais nous, nous avons l’immense responsabilité d’avoir cedé a la facilité. On savait tres bien qu’apres la saignée permanente du petrole qu’on paie cash en devise, l’europe toute entiere paie aussi en devise tout ce qui se vend... puisqu’on ne fabrique plus rien !

    La faillite est evidente.

  • Par Radis Call (xxx.xxx.xxx.237) 12 juin 2010 17:28

    Ce que vous dites est l’évidence même et vous êtes en dessous de la réalité...

    Toutes les multinationales sont implantées en Chine , même Renault, Peugeot , Michelin ,soit disant à la conquête de leur marché pourtant bien protégé...Et y fournissent les brevets et les savoirs faire...Ingénieurs techniciens de haut vol , ouvriers , artisans très qualifiés y sont accueillis à bras ouverts...C’est le nouvel eldorado...Pensez même le sur mesure chic est fabriqué là bas , via des données internet et réimporté par avion...

    Le pillage est complet : la Chine et ses satellites sont les usines du monde .

    Et le pire , contrairement à ce que vous sous entendez , est qu’actuellement elle développe de vastes écoles d’ingénieurs très performantes pour assurer la pérennité de sa suprématie quand tous nos brevets seront consommés .

    Il ne restera pour des pays comme le notre plus rien , nada .L’agriculture et le tourisme et encore !

    Les avions, les gros porteurs ,les porte containers , les fusées , les satellites seront fabriqués là bas et comme nous n’aurons plus d’entreprises suffisamment solides , nous dépendrons d’elle totalement .

    C’est presque déjà fait .

    Pour bien concevoir le problème , il faut comprendre que le capitalisme actuellement se fiche complétement des conséquences de ses investissements sur l’ensemble des pays occidentaux...Ils ne représentent que des tire lires et l’obligation de sauver leurs banques .

    Tout simplement parce que ceux qui en bénéficient et tire les ficelles s’en fichent .

    L’hyperclasse n’a plus aucune considération pour les humains que nous sommes , les salariés les citoyens . Nous ne sommes que des consommateurs payeurs , tant qu’il y a du jus à tirer.

     Ils logent dans le monde entier ,au gré des saisons , là où la nature est préservée , les grandes villes attractives ,et les terrains de golf bien arrosés...

    Ca peut sembler caricatural et pourtant c’est la seule vérité .

    Alors que pouvons nous faire ?

    Plus grand chose...

    Les libéraux entendent inscrire dans nos constitutions une dette à moins de 3 % , sans toucher à la fiscalité : ce qui veut dire continuer à détruire toutes les protections collectives et en terminer avec le secteur public..

    Ce qui veut dire également nous pressurer à mort à travers toutes taxes et augmentations des tarifs des produits vitaux ...Nous étrangler petit à petit...Et ceux qui en rient actuellement parce qu’ils se croient à l’abri ont bien tort : ils y passeront aussi , un peu plus tard , c’est tout .

    Donc en dehors d’interdire de la même façon les déséquilibres des balances commerciales , comme les déséquilibres budgétaires , il n’y a pas d’autre solution .

    Mais le problème est que nous n’avons plus le pouvoir : le politique n’est plus entre nos mains , ce sont les mêmes élites qui l’ont capté et s’accommodent plus que bien des technocrates à qui ils l’ont transféré , sous la domination des lobbys .

    Quant aux libéraux , in fine , l’implantation d’une dictature ne pose pas problème .

    La boucle est ainsi bouclée...

    Nous sommes voués à rejoindre le quart monde dans les 20 ou 30 ans , peut être moins , et aux convulsions sanglantes qui ne peuvent que se produire...

  • Par Internaute (xxx.xxx.xxx.236) 12 juin 2010 18:37
    Internaute

    Il n’y a pas 5 raisons mais une seule et unique raison, la première que vous citez.

    « Premièrement, la complicité objective des élites occidentales, seules vraies bénéficiaires de la « mondialisation heureuse » et qui ont ainsi joué contre leur camp. »

    Les autres sont simplement les avantages compétitifs des chinois. Vous n’allez quand-même pas leur reprocher de jouer leur jeu.

    Le seul ennemi du peuple français est votre député. C’est lui qui a voté toutes les résolutions pour que nous perdions notre souveraineté. C’est lui qui a voté toutes les lois pour vous mettre en concurrence libre et faussée avec les esclaves du tiers monde. C’est encore lui qui ose se mettre au premier rang des manifestations syndicales pour défendre l’emploi.

    Cessez de vous faire berner par des gens qui ont un commerce agréable, parlent bien et brassent de grandes idées. Ce sont eux qui nous ont mis dans la merde. Les droits de l’homme sont toujours à leur yeux les droits des autres, jamais celui des français. Non content de mettre en faillite nos entreprises en supprimant toute taxe à l’importation, les députés nous mettent en concurrence déloyale sur notre propre territoire en favorisant une immigration de masse. Avec l’UMPS on perd sur tous les tableaux. Sur le côté social avec la baisse des salaires et sur le coté commercial avec le chômage.

  • Par BA (xxx.xxx.xxx.102) 12 juin 2010 18:00

    Lundi 7 juin 2010 :

    Le groupe taïwanais Foxconn Technology, qui a récemment déploré une série de suicides dans ses usines de Shenzhen (sud de la Chine), a annoncé lundi une hausse de 70 % des salaires des employés dans ces usines.

    A compter du 1er octobre, l’entreprise qui fournit des composants électroniques pour des multinationales comme Dell, Apple, Hewlett-Packard, fera passer les salaires mensuels des ouvriers travaillant à Shenzhen de 1.200 yuans à 2.000 yuans (290 dollars), a déclaré une porte-parole du groupe.

     

    http://www.google.com/hostednews/af...

     

    290 dollars par mois, ça fait 239 euros par mois.

    N’essayons pas d’être alignés sur les ouvriers chinois.

    N’essayons pas d’être compétitifs avec les ouvriers chinois.

    La seule chose à faire : rétablir un protectionnisme national aux frontières de la France.

     

    Sinon, la désindustrialisation de la France continuera.

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