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Accueil du site > Actualités > Economie > Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise

Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise

Sur la question du déficit commercial, rappelons cette simple donnée : alors que le déficit commercial de l’UE avec la Chine était déjà de 33 milliards d’euros en 1999, il atteignait 7 ans plus tard 131 milliard ? 400 % de hausse ! On trouvait alors le chiffre énorme, impensable, inacceptable… Oui, mais voilà : en 2008, il bondissait à 170 milliards ! Et on sait déjà que le chiffre pour 2010 sera encore pire. Pour la seule France, la croissance des importations en provenance de Chine à augmenté en moyenne de 13,7 % par an, faisant passer le déficit avec ce pays de 5,7 milliards en 2000 à 20 milliards en 2009. Soit le premier déficit bilatéral de notre commerce (l’Allemagne arrive en seconde position, avec 16 milliards)(1). La situation est donc claire : dans un marché totalement dérégulé, tel qu’il existe aujourd’hui, il est presque impossible de fabriquer sur le sol européen des produits manufacturés de grande consommation. Seuls les Allemands y parviennent encore, dans certaines conditions et dans certains secteurs. La concurrence des produits chinois est irrésistible. Ce qui est vrai pour l’Europe l’est aussi pour les Etats-Unis, qui offrent sans doute le cas le plus caricatural de cette évolution délétère. La concurrence chinoise nous tue. Toutefois Alain Minc sera content : nous mourrons guéris.

Mais quelles sont exactement les armes du meurtrier ?

Dans les années 60 et 70, les anciennes puissances industrielles, Allemagne comprise, se sont trouvées fortement concurrencées sur leurs marchés traditionnels par les productions japonaises, dans l’électronique, l’optique, l’automobile… Les Japonais proposaient tout simplement des produits technologiquement meilleurs, plus fiables, plus miniaturisés, plus innovants. Tout cela avec des syndicats, l’emploi à vie dans les usines nippones, un haut niveau de vie et des dispositifs sociaux comparables à ceux de la France ou des Etats-Unis, une population totalement alphabétisée et un grand nombre de diplômés de l’enseignement supérieurs. Sous les coups de cette concurrence redoutable, les industries françaises ou américaines peu compétitives ont disparu, se sont reconverties ou ont relevé le défi et ont proposé des produits capables de rivaliser avec les productions japonaises. On pourrait discuter les méthodes souvent employées par les Japonais pour empêcher les produits européens ou américains de s’installer sur leur marché, mais on peut dire que, globalement, le succès nippon était mérité. Et cette concurrence stimulante a été bénéfique pour tout le monde.

Aujourd’hui nous sommes en concurrence directe avec la Chine, devenue « l’atelier du monde » pour bien des productions. Or, la situation de ce pays n’a absolument rien de comparable avec celle du Japon des années 70. La technologie chinoise n’est pas particulièrement brillante ni inventive, d’abord parce que les structures économiques et sociales sont encore celles d’un pays du tiers monde. Notamment, le taux d’alphabétisation du pays est faible (2) ; a fortiori, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur, rapporté à la masse de la population chinoise, est très inférieur à ce qui existe dans les pays occidentaux. Les productions chinoises peuvent être correctes mais sont bien souvent de médiocre qualité. Par ailleurs, la rentabilité des entreprises est souvent très faible ; selon les normes occidentales, beaucoup seraient condamnées à fermer à court terme. En fait, cinq raisons, toutes mauvaises, expliquent la prétendue « supériorité » chinoise :

Premièrement, la complicité objective des élites occidentales, seules vraies bénéficiaires de la « mondialisation heureuse » et qui ont ainsi joué contre leur camp. Sans elles et l’idéologie néolibérale dont elles se sont fait les hérauts, la Chine se serait développée, car il est évident que ce pays a un fort potentiel. Mais elle l’aurait fait probablement de façon plus harmonieuse, sans sacrifier ses activités vivrières et en tournant ses efforts vers la création de son marché intérieur - ce qui, avec plus d’un milliard d’individus, aurait assuré sans difficulté des débouchés à son industrie naissante.

Deuxièmement, une monnaie qui reste fortement sous-évaluée. Compte tenu de l’énorme excédent de ses exportations, la monnaie chinoise devrait s’apprécier lourdement par rapport à celles de ses clients, rendant ainsi ses exportations plus chères et ses importations moins chères. Or, ce n’est pas le cas. Il y a tricherie, avec la complicité, là encore, des élites occidentales. Car il s’agit de continuer à vendre avec de grosses marges des produits achetés presque rien !

Troisièmement, l’absence totale de considération des autorités pour les ouvriers chinois. La main-d’œuvre, personne ne peut l’ignorer, travaille dans des conditions dignes du 19eme siècle : cadences infernales, salaires dérisoires, effroyable insécurité dans les usines et dans les mines, travail des enfants, quasi-esclavage des minggong, véritables « immigrés de l’intérieur », paysans arrachés aux campagnes par la destruction des activités agricoles… Zola est de retour, mais loin de nos yeux.

Quatrièmement, une absence totale d’intérêt pour l’environnement, dont la destruction atteint une ampleur sans précédent, même dans l’ex-Union Soviétique. Comme en URSS, l’absence de tout contrepoids démocratique n’a pas permis de contrebalancer le désintérêt des dirigeants chinois pour ces questions. Pas plus que les frontières ne sont fermées aux flux de produits, elles ne retiennent les polluants, notamment les gaz à effet de serre et les microparticules toxiques déversées dans l’atmosphère par la combustion de millions de tonnes de charbon. Le monde entier devra un jour payer cette facture. Et la note sera très salée.

Cinquièmement, les Chinois ont fait main basse sur le plus gros des technologies que les occidentaux ont mis des siècles à développer. Oh ! Ils ne les ont pas volées, non. Nous les leur avons simplement données ! Avec les délocalisations, d’une part, car les entreprises sont évidemment contraintes de révéler leurs procédés à leurs employés chinois. Avec les « grands contrats », d’autre part, source méconnue de transferts massifs de technologies. Structurellement dépressive depuis 20 ans, les économies occidentales sont souvent contraintes, lorsqu’elles vendent leurs productions phares (avions, trains et métro, armes…), de tout céder pour le seul prix des produits : les technologies, les secrets de fabrication et même l’emploi puisque l’acheteur exige de plus en plus fréquemment de produire lui-même sur son territoire.

Dans un marché totalement ouvert comme il l’est aujourd’hui, les cinq armes chinoises sont comme des couteaux qui nous sont plantés dans le dos. Alors que les légitimes normes occidentales, que ce soit en matière de protection de l’environnement, de droits sociaux, de niveau des salaires imposent de fortes contraintes aux producteurs occidentaux, les industriels chinois n’ont pas à s’en préoccuper le moins du monde. Nous ne luttons pas à armes égales et les entreprises européennes et américaines sont détruites, malgré leur énorme supériorité initiale ; les savoir-faire disparaissent, la technologie s’évade ; le chômage de masse s’enracine. La compression des coûts salariaux et le chômage entraînent une dépression chronique de la demande, ce qui se traduit par une croissance structurellement faible, qui entraine à son tour les déficits budgétaires. Cette spirale dépressive était en partie masquée jusqu’ici par trois phénomènes : la baisse du coût des produits, la compensation artificielle du tassement des revenus par l’explosion de l’endettement des ménages et l’afflux de capitaux sur les grandes places financières occidentales permettant le financement des déficits commerciaux. Malheureusement, la réalité finit toujours par l’emporter et nous avons vu avec angoisse renaître l’inflation (3) , la bulle de l’endettement exploser et les marchés de capitaux perdre en quelques mois 60 % de leur valeur. Au bout du cycle, nous découvrons que le pan-capitalisme sauvage a déplacé le centre de gravité de l’économie mondiale vers l’Asie et, loin de nous enrichir, fait de nous des pauvres. On est bien loin de la mondialisation heureuse !

Se protéger est indispensable

Il est pourtant facile de s’enrichir. Il suffit de travailler pour produire des richesses ! Or, nous travaillons de moins en moins car nous sommes en concurrence directe avec les salariés chinois, qui ne coûtent pour ainsi dire rien du tout. L’arme au pied, nous restons sans rien faire tandis que la marée des produits chinois nous submerge. Pour sortir de cette impasse, il n’y a qu’une seule solution : se protéger. Une seule voie, mais une multitude de modalités et de degrés possibles : on peut par exemple appliquer progressivement des droits de douane de plus en plus élevés sur les importations chinoises, pour inciter les producteurs à plus de respect de l’environnement et de leurs ouvriers. Il est possible également – et même fortement souhaitable - de contrôler sérieusement la qualité des produits importés, ce qui n’est pas fait aujourd’hui. L’exemple récent (parmi beaucoup d’autres) du géant américain Mattel, dont les jouets pourtant très chers étaient recouverts de peintures toxiques, montre que l’administration chinoise n’est pas capable d’imposer des normes de production sérieuses à ses industriels. Et comme il est impossible de contrôler les fabricants chinois chez eux, il n’y a pas d’autre choix que d’effectuer ce contrôle à l’arrivé des produits sur le territoire européen. Ces contraintes devraient entraîner une hausse très sensible du prix des produits chinois, de nature à stimuler l’intérêt des industriels européens à les produire de nouveau. Nous ne disons évidemment pas qu’il suffirait d’appliquer de fortes taxes sur tous les produits que nous ne fabriquons plus pour que le problème soit résolu. Malheureusement, les usines détruites, les savoir-faire perdus, les ouvriers qualifiés disparus ne vont pas réapparaître comme par magie. Une réappropriation de notre économie suppose d’indispensables transformations. La mise en place d’une véritable politique industrielle, pour déterminer quels secteurs d’activité devraient être prioritairement protégés et stimulés, serait une première réforme urgente.

Par ailleurs, l’occident en général - la France en particulier - devra profiter au plus vite de l’excellent niveau de formation de ses citoyens pour accélérer la « fabrication » de professionnels utiles à l’économie. Je veux dire par-là que le système universitaire français doit cesser de produire des diplômés de HEC, des énarques ou des traders dont l’utilité, pour la collectivité, est faible ou nulle. Ce dont nous avons besoin, c’est de polytechniciens, d’ingénieurs, de chimistes, de physiciens, de techniciens supérieurs, d’ouvriers très qualifiés…

Autre secteur à développer en urgence : la recherche. A long terme les retombées des efforts de recherche sont l’assurance de la suprématie technologique de l’occident. C’est un domaine dans lequel la Chine, avec le faible niveau de formation de sa population, ne risque pas de nous menacer sérieusement avant une bonne dizaine d’années (4). Encore faut-il miser sur elle. Or, l’état de délabrement avancé de la recherche en France et le peu de considération du pouvoir politique pour les chercheurs, dont certains gagnent moins que le SMIC après 10 ans d’études, est très symptomatique de la défaillance de notre volonté. Entièrement soumise à la dictature du court terme, notre civilisation est devenue incapable de se projeter dans l’avenir. Et c’est pourquoi elle néglige tous les efforts qui ne porteraient leurs fruits que dans 8 ou 10 ans.

Couches moyennes fragilisées : attention, danger !

Malheureusement, ce changement de cap indispensable et urgent ne semble pas pouvoir être pris par les élites dirigeantes ; exceptionnellement incompétentes, de droite comme de gauche, elles restent arc-boutées sur les dogmes néolibéraux et sur les privilèges qui leur sont associés. A ce titre, la construction européenne est un véritable naufrage ! A cause d’elle, le suffrage universel a été neutralisé partout et les peuples ne peuvent plus changer l’orientation des politiques économiques et sociales par leur vote. Dans ces conditions, diverses formes d’actions violentes risquent d’apparaître. C’est d’autant plus probable que les couches moyennes supérieures ont perdu une grande partie de leurs économies avec l’effondrement des valeurs boursières ; et qu’elles commencent à être précipitées en masse dans l’univers sombre de « ajustements structurels ». Ces couches pèsent d’un poids beaucoup plus lourd dans la société que la masse atone des ouvriers et des employés. Relativement épargnées jusqu’ici, l’affaiblissement de leur statut, sans changement de cap, ne se fera pas sans violents soubresauts.

Seule une alliance solide entre les couches populaires et les couches moyennes supérieures pourrait sans doute éviter les affrontements violents et catégoriels, qui ne résoudraient rien et ne feraient qu’accélérer notre décadence. Le poids intrinsèque de ces couches agglomérées serait certainement suffisant pour entraîner la rupture avec le mortifère néolibéralisme. Mais sommes-nous encore capables de construire cette alliance ? Une chose me paraît sûre : dans l’état actuel des choses, nous aurons vite la réponse à notre question. Dans dix ans, si les bons choix n’ont pas été faits, le déclin définitif de l’occident ne sera plus une éventualité probable ; il sera notre destin.

 

(1) Chiffres données dans le no 13 de « Etudes et éclairages », une publication du ministère des finances.

(2) Le taux d’alphabétisation chinois est de 93 %, un petit peu inférieur à celui des Philippines. Tous les pays occidentaux ainsi que le Japon ont un taux compris entre 99 et 100 %. Un indicateur encore plus intéressant est l’IDH (indicateur de développement humain) utilisé par les nations unies pour caractériser le développement d’un pays plus objectivement que le ferait la simple prise en copte du PIB par habitant. Tous les pays occidentaux ont un indice IDH supérieur ou égal à 0.955, c’est-à-dire très élevé. Avec un IDH de 0.772, la Chine est en position très moyenne, juste derrière la République Dominicaine et fait nettement moins bien que l’Iran (0.782).

(3) Divers artifices ont permis aux responsables politiques de tous bords de masquer durant des années la réalité de l’inflation. Mais lorsque le prix de la baguette de pain est en passe d’atteindre le chiffre en euros qu’il affichait en franc il y a quelques années seulement, les ménages cessent de croire aux statistiques de l’INSEE.

(4) Mais attention ! La Chine produit actuellement par milliers les diplômés de l’enseignement supérieur dont son économie à besoin pour passer à la vitesse supérieure et devenir un nouveau Japon. Sans réaction de notre part, c’est peut-être nous qui, dans 30 ans, fabriquerons des poupées en plastique pour les petits chinois.


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69 réactions à cet article    


  • morice morice 12 juin 2010 13:53

    le point d’aboutissement du capitalisme : après la Chine, on peut plus délocaliser au pire....


    • Kalki Kalki 12 juin 2010 17:15

      Le point d’aboutissement du capitalisme dans sa vision du progrès , technologique :

      http://www.youtube.com/watch?v=6zXOW6v0c8s&feature=player_embedded

      http://www.youtube.com/watch?v=6g3qzOZLs6s

      Hannah Arendt, " (…) la perspective d’une société de travailleurs sans travail, c’est-à-dire privés de la seule activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire. "

      (entre autres exemples bien entendu je ne vous ferai pas l’affront de lister tout ce qui se passe sur ce sujet ; meme en europe et en france)

      Le point d’aboutissement du capitalisme c’est :
      1) l’effondrement du capitalisme, la singularité économique ( plus besoin d’humain, ni de consommateur, ni d’économie : blop trou noir, plus de bulle la c’est sur : mais autres chose en sortira ... )
      2) Une société de controle pour que la caste survive dans un premier temps.

      3) ou des personnes qui ont tout intérêt a fuir ce trou noir, comme avant une autre guerre si prévisible.


    • wesson wesson 12 juin 2010 19:46

      Bonjour Morice,

      « après la Chine, on peut plus délocaliser au pire »

      mais bien sûr que si. Vous avez l’indonésie, le shri lanka, l’Inde (dont le système de caste rends de puissant services au contrôle de la population), etc etc ...

      Il y a toujours moyen de faire pire, et c’est cela qui tient la population. « On est dans la merde mais eux le sont encore plus, alors tenez vous à carreaux »


    • rastapopulo rastapopulo 12 juin 2010 21:33

      Après la financiarisation, la privatisation, la dérégulation et la délocalisation ? La dépopulation !

      C’est une tactique de 350 ans d’âge quand les impérialistes britaniques dictait le free trade esclavagiste.

      Finalement face à la menace populaire plein de grands intellectuelles comme Malthus voulait la dépopulation pour garder le contrôle sur les population.

      NB : la croissance démographique est stabilisé avec l’élévation du niveau de vie, plus juste socialement il n’y a pas.


    • franco-chinois 12 juin 2010 14:13

      "Sans réaction de notre part, c’est peut-être nous qui, dans 30 ans, fabriquerons des poupées en plaSans réaction de notre part, c’est peut-être nous qui, dans 30 ans, fabriquerons des poupées en plastique pour les petits chinois.stique pour les petits chinois.« 

      Et ces  »petits chinois« , refusent d’être »homme libre« à l’image de ce fantôme - »l’homme universel« -, et désobeissent, avec désinvolture, à »la division du travail« et à »l’exportation des capitaux", chanson répétée depuis Jules Ferry.

      Alors, barricadons, aux armes ! Berlu, tu peux creer un nouveau temple pour Mussolini...


      • ChatquiChouine ChatquiChouine 12 juin 2010 15:02

        Tsss,tsss, compte tenu de votre pseudo, on peut comprendre votre reaction épidermique à des propos qui n’ont rien d’insultants au demeurant, mais que vous avez du lire trop vite.
         
         Quand l’auteur dit que nous fabriquerons peut-être des poupées, c’est quelles seront destinées aux enfants chinois...qui sont petits à priori...tout comme les enfants français, européen et du reste du monde. Aujourdh’ui, les chinois font des poupées pour les petits français, demain, ce sera peut-être l’inverse, c’est tout ce que dit l’auteur.
         
        Alors, si les enfants chinois qui jouent à la poupée se demandent s’ils veulent ou pas être des « hommes libres » ou « universels », s’ils sont pour ou contre la division du travail ou l’exportation des capitaux, il faut vite que vous nous fassiez une synthèse des programmes scolaires du primaire en Chine, ça doit être quelque chose ! 


      • dom y loulou dom 13 juin 2010 22:31

        @franco-chinoiserie


        « L’homme universel » est en vous-même

        si vous en faites un fantôme il n’y peut donc rien

        s’il s’éloigne de vous c’est que vous devez vous éloigner de vous-même

        voilà tout

        alors ne dites pas que ce sont les chinois qui ne veulent pas de lui

        ou sinon rendez-vous compte que vous vous projetez sur autrui


      • franco-chinois 14 juin 2010 02:06

        Extrait des « Récits d’humanisme », Michel Serres, 2006, Édition Le Pommier.

        « Humanisme.

        Jusqu’à aujourd’hui, en effet l’humanisme n’eut jamais lieu parce que l’homme universel qu’il évoquait n’existe pas. En un sens restreint, ce mot abstrait désigna, dès la renaissance, l’ensemble des tentatives, réussies ou avortées, en faveur des lettres latines, d’abord, et grecques, par la suite. Le développement de la scolastique les avaient, au moyen age, étouffées  ; empiriste et logique, fermée dans l’université, méprise les récits de la littérature.

        Datant de l’age classique, et encore vivace en Belgique et dans les pays de langues anglaise. Le terme humanité couvre ces mêmes études, grecques et latines, dont le loisir fleurit en Europe assez longtemps pour qu’il en reste, ici et maintenant, de rares témoins. Renaitront-elles en Occident pour tirer de la laideur et de la barbarie les classes dominantes dont les générations arrogantes refusèrent naguerre de transmettre au future la sagesse mère de la Méditerranée ?

        Avant que s’effondre cette beauté, quelques érudits allemands du XIXe siècle avaient désigné par le mot Humanismus une doctrine générale, une pédagogie fondées toutes deux, en souvenir des érudits de la Renaissance et des philosophes du XVIIIe siècle, sur ce que, depuis les Lumières au moins, l’on nommait aveuglement nature humaine. Qui se doutait alors que cette conception imposait de fait aux tous les habitants de la planète des usages d’Occident ? Cet humanisme risque encore moins de naitre que l’autre ; il évoquait, ou de cette façon, narcisse et impérialiste, ou de manière inaccessible, l’homme universel : il m’eut donc pas lieu. »

        N’essayez pas de m’habiller dans la peau de ce fantôme si mal défini, l’homme universel.


        J’aurais du mettre, vu les réactions épidermiques, « Et ces  »petits chinois« , grandissant, ... »,


      • franco-chinois 12 juin 2010 15:09

        « Tsss,tsss, compte tenu de votre pseudo, on peut comprendre votre reaction épidermique.... »

        Amen.


        • lavalle lavalle 12 juin 2010 15:17

          Cette planète .....
          Bien trop de monde qui ne sert a rien !


          • dom y loulou dom 13 juin 2010 22:40

            t’as raison lavalle...

            je propose donc que ce soient les esquimaux qui décident des vertueux qui doivent survivre

            ou les lapons si les premiers ne sont pas dispo ou ne servent également à rien

            ...

            euh... décider de qui sert à quelque chose, d’ailleurs, me fait penser à...


            non... décidément non... c’est absolument impensable...


            à moins que... ouiii dites-le nous...

            êtes-vous Dieu ???


          • pallas 12 juin 2010 15:27

            Je pense que nous devrions au Maximum, Proteger les pays du Maghreb de l’impérialisme Chinois.

            nous devons préparer les Maghrébins a savoir ce défendre contre La Chine, car nous ne pourrons pas les aidés, ils seront tout seul, autant les préparé des maintenant.

            Tu en pense quoi l’auteur de l’Article et vous autres ?.

            Les Maghrébins n’ont pas a subir notre faiblesse.


            • Bulgroz 12 juin 2010 15:42

              Il faut relativiser les chiffres du commerce international. L’OMC en a pris conscience et cherche à mettre en place un indicateur plus pertinent.

              La Chine est dite avoir une balance excédentaire. Prenons l’exemple de l’iPad monté en Chine et exporté à 100%..

              Le coût moyen d’un iPad entrant aux États-Unis est d’environ 290 dollars. Mais le contenu proprement chinois de la tablette est seulement de 5% de la valeur commerciale enregistrée par les douanes, alors que la plupart des composants électroniques sont importés de Corée du Sud, du Japon, des États-Unis et que les batteries sont fabriquées à Hongkong par une entreprise japonaise.

              Il est donc artificiel de considérer que la Chine a vendu pour 290 dollars un iPad aux États-Unis, quand sa valeur ajoutée dans la fabrication n’est que de 14,5 dollars. 


              • HELIOS HELIOS 12 juin 2010 16:32

                A qui profite le « crime », etes-vous bien conscient ?

                Carrefour-Caiman achete a tres bas prix ses marchandises aux chinois.... Carrefour-France achete a un prix beaucoup plus cher ses marchandises a Carrefour-Caiman, qui du coup fait de gros benefices qui ne sont pas fiscalisés.... Vous, vous achetez a Carrefour-France toujours ces mêmes produit, et Carrefour-France vous fait pleurer sur ses si faibles marges et se permet même de faire des promos incroyables : 3 pour le prix de 2 (30% de reduc donc)... ou vous en achetez un le second est gratuit (50% de reduc)... ils peuvent même vendre a perte, car la marge, la vraie elle est realisée aux Caimans et au passage, nettoyer le marché de la concurrence...

                Et Carrefour n’est pas interressé du tout par votre niveau de vie. carrefour n’a besoin que de caissieres (de moins en moins), de manutentionnaires et de quelques grattes papier pour verifier les commandes que l’ordinateur a calculé automatiquement. Alors, vous comprenez, l’education, la recherche, les brevets, le developpement economique, le tissu social etc... tout ce qui vous semble important pour developper une nation,...il n’en a rien a foutre, et même, plus le niveau est bas, plus il a des chance de faire ce qu’il veut, c’est a dire vendre de la merde dans les pires des conditions, sans respect aucun pour ce cochon de payant qui s’approvisionne encore chez lui.

                Ce n’est pas le probleme des chinois, car c’est nous qui achetons aux chinois, ils ne nous mettent pas un couteau sous la gorge. Si carrefour A fait progresser le pouvoir d’achat, ce fut pendant la premiere phase, tant que nous avions encore de l’argent pour acheter parceque notre economie courrait sur son erre... maintenant que notre industrie est indigente, que notre deficit cumulé est tel que nous sommes etranglés par la crise que cela a généré, que nous ne pouvons donc plus acheter, même au, prix chinois, Carrefour ne baisse plus ses prix. il les ajuste au plus haut possible a la limite de l’arret des ventes, pouir maximiser ses marges. Regardez comment en 2008 les ventes non alimentaires se sont effondrées (sans veritablement repartir depuis). On pourra toujours expliquer cela par le temps, l’immobilier etc... la realité, c’est l’assechement des ressources.

                Plutot que s’attaquer au chinois, qui ne sont bien sur pas tout blanc non plus, regardons nous nous même.... la chine a ses defaut, bien sur, mais nous, nous avons l’immense responsabilité d’avoir cedé a la facilité. On savait tres bien qu’apres la saignée permanente du petrole qu’on paie cash en devise, l’europe toute entiere paie aussi en devise tout ce qui se vend... puisqu’on ne fabrique plus rien !

                La faillite est evidente.


                • franco-chinois 12 juin 2010 18:00

                  A qui profite le « crime », etes-vous bien conscient ?

                  Merci, enfin une réflexion censée, à la place des enfumages bien clichés qui ne reflètent que la pauvreté de l’esprit coincé dans une lutte de pouvoir qui, entre temps, se transforme petit à petit, en représentant de l’ordre du marché libre.


                • impertinent3 impertinent3 13 juin 2010 05:06

                  En fait, la mondialisation, c’est très simple :

                  Les riches des pays pauvres exploitent les pauvres des pays pauvres qui fabriquent des articles. Les riches des pays riches deviennent encore plus riches en revendent ces articles aux pauvres des pays riches.

                  Peut-être un peu tarabiscoté, mais parfaitement vrai.


                • Radis Call 12 juin 2010 17:28

                  Ce que vous dites est l’évidence même et vous êtes en dessous de la réalité...

                  Toutes les multinationales sont implantées en Chine , même Renault, Peugeot , Michelin ,soit disant à la conquête de leur marché pourtant bien protégé...Et y fournissent les brevets et les savoirs faire...Ingénieurs techniciens de haut vol , ouvriers , artisans très qualifiés y sont accueillis à bras ouverts...C’est le nouvel eldorado...Pensez même le sur mesure chic est fabriqué là bas , via des données internet et réimporté par avion...

                  Le pillage est complet : la Chine et ses satellites sont les usines du monde .

                  Et le pire , contrairement à ce que vous sous entendez , est qu’actuellement elle développe de vastes écoles d’ingénieurs très performantes pour assurer la pérennité de sa suprématie quand tous nos brevets seront consommés .

                  Il ne restera pour des pays comme le notre plus rien , nada .L’agriculture et le tourisme et encore !

                  Les avions, les gros porteurs ,les porte containers , les fusées , les satellites seront fabriqués là bas et comme nous n’aurons plus d’entreprises suffisamment solides , nous dépendrons d’elle totalement .

                  C’est presque déjà fait .

                  Pour bien concevoir le problème , il faut comprendre que le capitalisme actuellement se fiche complétement des conséquences de ses investissements sur l’ensemble des pays occidentaux...Ils ne représentent que des tire lires et l’obligation de sauver leurs banques .

                  Tout simplement parce que ceux qui en bénéficient et tire les ficelles s’en fichent .

                  L’hyperclasse n’a plus aucune considération pour les humains que nous sommes , les salariés les citoyens . Nous ne sommes que des consommateurs payeurs , tant qu’il y a du jus à tirer.

                   Ils logent dans le monde entier ,au gré des saisons , là où la nature est préservée , les grandes villes attractives ,et les terrains de golf bien arrosés...

                  Ca peut sembler caricatural et pourtant c’est la seule vérité .

                  Alors que pouvons nous faire ?

                  Plus grand chose...

                  Les libéraux entendent inscrire dans nos constitutions une dette à moins de 3 % , sans toucher à la fiscalité : ce qui veut dire continuer à détruire toutes les protections collectives et en terminer avec le secteur public..

                  Ce qui veut dire également nous pressurer à mort à travers toutes taxes et augmentations des tarifs des produits vitaux ...Nous étrangler petit à petit...Et ceux qui en rient actuellement parce qu’ils se croient à l’abri ont bien tort : ils y passeront aussi , un peu plus tard , c’est tout .

                  Donc en dehors d’interdire de la même façon les déséquilibres des balances commerciales , comme les déséquilibres budgétaires , il n’y a pas d’autre solution .

                  Mais le problème est que nous n’avons plus le pouvoir : le politique n’est plus entre nos mains , ce sont les mêmes élites qui l’ont capté et s’accommodent plus que bien des technocrates à qui ils l’ont transféré , sous la domination des lobbys .

                  Quant aux libéraux , in fine , l’implantation d’une dictature ne pose pas problème .

                  La boucle est ainsi bouclée...

                  Nous sommes voués à rejoindre le quart monde dans les 20 ou 30 ans , peut être moins , et aux convulsions sanglantes qui ne peuvent que se produire...


                  • dom y loulou dom 13 juin 2010 23:12

                    c’est donc bien ce qu’on disait déjà

                    seulement des productions artisanales, familiales, pourraient préparer un terrain social où les citoyens pourraient éventuellement ne pas avoir BESOIN des produits fabriqués en Asie parce qu’ils auraient oublié tous les savoir-faire.


                    et ne pas les oublier reste faisable, même sans aval gouvernemental

                    d’ailleurs, à ce propos... faudrait aussi se souvenir qu’on élit des gens pour nous représenter, pas pour qu’ils se croient nos dictateurs.

                    faudrait ptêtre leur rappeler non ?

                    bordel

                    Cette mascarade militariste anglo-saxonne qui se pavanne, mais qui fait porter la banqueroute de son fiasco militariste à tous ceux qui croyaient avoir affaire avec des amis, devrait vraiment cesser.


                  • homosapiens homosapiens 12 juin 2010 17:40

                    Article intéressant.
                    La chine n’est effectivement pas le japon et elle a un impact sur l’économie mondiale, l’environnement, la consommation...démesuré car ce pays est habitué à la démesure.
                    Il a beaucoup à dire encore sur les possibilités de réduire l’impact chez nous de leur surproduction.. on peut difficilement leur imposer quoi que ce soit.. mais cela viendra de l’intérieur..du fait de leur génération « unique », gâtée, chouchoutée, sur vitaminée et poussée au succès à outrance. Difficile de croire que la génération qui va arriver sera prête à tout accepter sans protester. Cette déferlante actuelle n’est due qu’à la multiplication bien orchestrée des milliards de soumissions individuelles, quasi traditionnelle, voire même culturelle...or cette équation qui semble créer le succès d’aujourd’hui ne pourra pas forcément compter sur autant de soumissions pour qui le mot travailler aura un tout autre sens. Les parents pouvaient travailler sans rien espérer, pour leurs enfants, leurs petits enfants il en sera autrement.
                    Ajoutez un peu plus de pression lié à la crise du pétrole, de l’énergie en général...des tensions internes, ethniques fortes...pas certain que tout cela résiste.
                    Il y a encore plus pauvre et toujours bien soumis : l’inde.

                    La terre n’a pas finie de souffrir de notre appétit insatiable.
                    L’Europe commence à sentir les effets d’une mort lente programmée il y a déjà 50 ans.
                    L’occident aussi.
                    Une page va se tourner durant ce siècle pour beaucoup d’hommes, de civilisations...l’équilibre se fera d’une façon ou d’une autre. 


                    • pallas 12 juin 2010 17:53

                      Les Maghrébins ont acquis beaucoup de choses, ainsi que de notre héritage, beaucoup et j’en connais personnellement, qui sont des scientifiques, philosophes.

                      Nous devons au Maximum les preparer a l’impérialisme Chinois, et Affaiblir au maximum la Chine dans ces projets de conquête.

                      Nous sommes responsable de la puissance Chinoise, et aussi de la faiblesse des pays du Maghreb.

                      Nous devons les préparé a qui mieux mieux, a ce qu’ils ne se fassent pas dévoré par la Chine.


                      • slipenfer 12 juin 2010 17:59

                        Si sa se trouve dans 6 mois je serai mort.


                        • pierrot123 13 juin 2010 09:23

                          Ben oui, p’têtre...mais :
                          1) y a pas que toi dans la vie...
                          2) Ce genre de lieu-commun peut s’appliquer à n’importe quoi...


                        • BA 12 juin 2010 18:00

                          Lundi 7 juin 2010 :

                          Le groupe taïwanais Foxconn Technology, qui a récemment déploré une série de suicides dans ses usines de Shenzhen (sud de la Chine), a annoncé lundi une hausse de 70 % des salaires des employés dans ces usines.

                          A compter du 1er octobre, l’entreprise qui fournit des composants électroniques pour des multinationales comme Dell, Apple, Hewlett-Packard, fera passer les salaires mensuels des ouvriers travaillant à Shenzhen de 1.200 yuans à 2.000 yuans (290 dollars), a déclaré une porte-parole du groupe.

                           

                          http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gVtFW86O484-bTNGQ26_rLLE0wIw

                           

                          290 dollars par mois, ça fait 239 euros par mois.

                          N’essayons pas d’être alignés sur les ouvriers chinois.

                          N’essayons pas d’être compétitifs avec les ouvriers chinois.

                          La seule chose à faire : rétablir un protectionnisme national aux frontières de la France.

                           

                          Sinon, la désindustrialisation de la France continuera.


                          • zelectron zelectron 12 juin 2010 18:33

                            @BA
                            vous êtes dans quel secteur d’activité ?


                            • dom y loulou dom 13 juin 2010 23:16

                              je me suis spécialisé dernièrement dans les savons de cure =)


                            • Internaute Internaute 12 juin 2010 18:37

                              Il n’y a pas 5 raisons mais une seule et unique raison, la première que vous citez.

                              « Premièrement, la complicité objective des élites occidentales, seules vraies bénéficiaires de la « mondialisation heureuse » et qui ont ainsi joué contre leur camp. »

                              Les autres sont simplement les avantages compétitifs des chinois. Vous n’allez quand-même pas leur reprocher de jouer leur jeu.

                              Le seul ennemi du peuple français est votre député. C’est lui qui a voté toutes les résolutions pour que nous perdions notre souveraineté. C’est lui qui a voté toutes les lois pour vous mettre en concurrence libre et faussée avec les esclaves du tiers monde. C’est encore lui qui ose se mettre au premier rang des manifestations syndicales pour défendre l’emploi.

                              Cessez de vous faire berner par des gens qui ont un commerce agréable, parlent bien et brassent de grandes idées. Ce sont eux qui nous ont mis dans la merde. Les droits de l’homme sont toujours à leur yeux les droits des autres, jamais celui des français. Non content de mettre en faillite nos entreprises en supprimant toute taxe à l’importation, les députés nous mettent en concurrence déloyale sur notre propre territoire en favorisant une immigration de masse. Avec l’UMPS on perd sur tous les tableaux. Sur le côté social avec la baisse des salaires et sur le coté commercial avec le chômage.


                              • ZEN ZEN 12 juin 2010 18:42

                                La Chine travaille pour nous
                                Sorry ,contre nous...avec l’aide de l’OMC


                                • ZEN ZEN 12 juin 2010 18:51

                                  Un certain protectionnisme à l’échelle de l’Europe eût été possible à une certaine époque
                                  Maintenant c’est trop tard
                                  On nous a mis dans une situation irréversible
                                  Et pourtant Maurice Allais avait sonné le tocsin depuis des annnées

                                  « une absence totale d’intérêt pour l’environnement » ?
                                  Ce n’est pas exact, la Chine commence à prendre conscience des retombées de son industrialisation anarchique sur l’environnement


                                  • armand armand 12 juin 2010 18:59

                                    Zen,

                                    Ah bon ? Serais-je plus à gauche que toi ? Je verrais bien pour commencer l’obligation faite aux magasins de fringues d’offrir au moins la moitié des stocks en provenance de la CEE... Et surtout d’afficher l’origine, comme cela existe encore pour l’alimentaire.

                                    Le problème c’est que le dogme du libre-échange est devenu la valeur suprême de la CEE, et prime sur toutes les obligations essentielles des Etats, à savoir de protéger leurs ressortissants tant dans le domaine de la santé que dans celui de l’emploi.


                                    • ZEN ZEN 12 juin 2010 19:24

                                      Plus à gauche que moi smiley
                                      C’est possible.. smiley
                                      Quoique un peu maurassien, non ?
                                      Restreindre à l’espace français un protectionnisme intelligent , mais ferme, ne suffit plus
                                      Tu peux toujours faire la morale à Carrefour...ou à Walmart
                                      Du vent !
                                      Les décisions sont ailleurs...


                                      • rastapopulo rastapopulo 12 juin 2010 21:42

                                        Pas de puissance ?

                                        L’Europe est le premier marché mondial !

                                        Nous avons amplement de quoi dicter nos lois.

                                        Ceux qui veulent l’autorisation de nous vendre des choses n’ont qu’à remplir les critères sociaux et environnementaux.


                                      • dom y loulou dom 13 juin 2010 23:19

                                        oui ce serait très juste en effet rastapopoulo


                                      • gimo 12 juin 2010 22:48

                                        «  Dans une génération ou deux, nous leur donnerons des sacs de riz. »
                                        « En France ceux qui travaillent sont punis par l’impôt et les taxes et ceux qui ne travaillent pas sont encouragés par des aides. »
                                        « Les fonctionnaires malgré leurs nombreux avantages sociaux sont très souvent en grève.. »
                                        « Ils ne se rendent pas compte qu’ils vont droit dans le mur. »


                                        • jjwaDal jjwaDal 13 juin 2010 12:37


                                          J’oubliais que l’élite dégénérée qui nous envoie dans le mur est puissamment relayée par des individus comme vous qui oublient que les USA (peu fonctionnarisés) sont dans une situation objectivement pire que la nôtre (surtout si on leur ôte le privilège d’imprimer une monnaie mondiale), que l’essentiel des gains de productivité depuis les années 80 a été phagocyté par le chantage permanent du capital à la délocalisation (l’ouvrier, lui ne va pas menacer d’aller en autriche, en inde, en chine...), que le travail est nettement plus taxé que le capital (on gagnerait de l’ordre de 100 G€/an en les mettant à parité de prélèvements...), que les multiples boucs-émissaires sortis du chapeau (fonctionnaires immigrés, chômeurs) injectent via leur consommation l’essentiel de leurs revenus dans l’économie (notamment locale et européenne), quand les revenus des capitaux vont vers les paradis fiscaux et sont largement thésaurisés (donc ne font pas marcher l’économie réelle, mais alimentent les bulles spéculatives), etc...
                                          Le déséquilibre de nos balances commerciales avec la Chine est soluble dans un mélange équimolaire de peak-oil et de taxe-carbone aux frontières les deux semblants inévitables pour relocaliser les économies.
                                          N’oublions pas (nos dirigeants s’en chargent)les atouts formidables qui sont les nôtres : une faible densité de population (pour l’oekoumène qui est le nôtre), des ressources énergétiques (renouvelables) dépassant de très loin nos besoins, une ressource en eau confortable pour nos terres agricoles, etc..
                                          Les chinois auront plus d’un milliard et demi de personnes à gérer, une bulle d’eau potable qui va exploser et les contraindre à des importations alimentaires massives, une ressource énergétique bien plus limitée que la nôtre (surtout vu leur nombre).
                                          Si la dette publique explose et que vous en ignorez les causes c’est que vous voulez ignorez que le prix du pétrole a doublé en quelques années et notre dépendance énergétique, le transfert massif de dettes privées vers la dette publique et la perte effective de revenus (au profit des détenteurs de capitaux) de l’essentiel de la population depuis le début des années 80.
                                          Vous en voulez aux fonctionnaires ? Vôtre problème, mais pas le début du commencement de la solution à nos ennuis.


                                        • gimo 13 juin 2010 16:33

                                          Par jjwaDal (xxx.xxx.xxx.123) 13 juin 12:37²


                                          le savant à 2 sous 


                                           tu n’as pas vu que c’est une citation d’un chinois économiste 
                                          qui dit cela 
                                          les «  »    «  »" guillemets c’est fait pour les chiens !!!! patate !! 
                                          je sais que tes neurones sont peu mais enfin  fais les travailler un peu !!!!

                                        • jjwaDal jjwaDal 13 juin 2010 20:03

                                          @gimo
                                          Dont acte si ces propos ne sont pas les vôtres. J’avais vu les guillemets et la référence aux patates n’éclaire pas la discussion.
                                          Vous aurez remarqué que j’ai argumenté point par point quand vous vous défaussez derrière un « économiste chinois » dont j’attends le nom et la référence pour les propos que vous lui attribués. Il n’est pas l’usage de citer des propos sans les attribuer ni les commenter pour se situer par rapport à eux.
                                          Pour les « sacs de riz » lisez « Plan B 4.0 » de lester Brown sur la dégringolade des nappes aquifères chinoises (eau « fossile » avec des temps de renouvellement pas à notre échelle) et vous verrez que votre économiste chinois est aussi crédible que la plupart de ceux qui n’ont pas vu arriver ce qui se passe


                                        • gimo 13 juin 2010 21:08

                                          Par jjwaDal 


                                          ok la confiance règne 
                                          quand je dis que c’est un chinois  je n’es pas a me défausser
                                          j ’ appele pas le cul  l’anus 
                                          Je suis du club des intègre dans ce BAS monde d’imposteur



                                          CECI EST LE LIEN  MERCI !!!
                                          c’est bien tu es un bon joueur !!!

                                        • gimo 13 juin 2010 21:12

                                          Dans cette vidéo est interviewé le Vénérable Professeur Kuing Yamang, économiste chinois de renommée mondiale, proposé pour le Nobel d’économie.

                                          « Dans une génération ou deux, nous leur donnerons des sacs de riz. »
                                          « Ceux qui travaillent sont punis par l’impôt et les taxes et ceux qui ne travaillent pas sont encouragés par des aides. »
                                          « Les fonctionnaires malgré leurs nombreux avantages sociaux sont très souvent en grève.. »
                                          « Ils ne se rendent pas compte qu’ils vont droit dans le mur. »


                                        • jjwaDal jjwaDal 13 juin 2010 21:44

                                          @gimo
                                          L’interview est celle de Wu Jianmin qui parle de l’exposition universelle de Shanghaï et ne tient aucun des propos que vous citez.
                                          Aucun économiste chinois ne prédirait une chine future nourrissant les pauvres français affamés (le contraire est plus soutenable car ils connaissent leurs soucis à venir concernant l’eau et notre potentiel agricole).
                                          La page que vous citez le dit explicitement sous la vidéo : c’est un faux.
                                          L’honnêteté ne dispense pas de la rigueur dans le choix de ses références.
                                          Cordialement.


                                        • gimo 13 juin 2010 22:27

                                           @ jjwaDal 


                                          pour ce qui soit faux ou vrai le sujet  n’est point le but de cette «  »polémique«  »
                                          de nous deux 
                                          mais de savoir que si ou non je ne raconte pas des bobars que ce texte était bien 
                                           une « citation » car pour accuser une personne de se défausser
                                            cela induit, de l’accusé d’office  !!! merci là le pb de beaucoup de malentendus
                                          de surcroit de cette société qui marche déjà sur la tête
                                           ce qui est un peu hâtive comme déduction sur mon poste 1er
                                          cordialement

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