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Accueil du site > Actualités > Economie > Les ménages américains ne vont pas bien... et ils ne l’ont pas volé (...)

Les ménages américains ne vont pas bien... et ils ne l’ont pas volé !

Comment résumer en une phrase la situation ?

Les américains qui tirent depuis deux décennies la croissance mondiale en consommant intégralement leurs revenus (ce qui a représenté jusqu’à 70% du PIB américain), ont à partir de 2004 opéré de la magie noire, à savoir qu’ils ont extrait du cash de leur patrimoine immobilier qui prenait de la valeur (et donc qui présentait des plus values latentes, on parle de "cash extraction", mesuré par l’indicateur MEW) pour pouvoir encore plus consommer. Une véritable boulimie...

Au final, entre 2004 et 2008, nous nous sommes retrouvés dans la situation absurde où les ménages américains consommaient 110% de leurs revenus... ils parvenaient à dépenser plus qu’ils ne gagnaient en revenus, hors plus values immobilières et boursières. Intenable, on l’a vu...

Tout s’est écroulé. Loin d’être une catastrophe, la correction est au contraire largement salutaire.

Aujourd’hui que la Bourse remonte de 15%, que les plans publics un peu bidons s’enchaînent (piquer dans la caisse commune en dévaluant le dollar de 300 milliards, il n’est pas besoin d’être un génie pour y arriver, le souci étant qu’il va falloir voler bien plus encore pour parvenir à, excusez du peu, stabiliser la situation...), que les réglementations anti banques, paradis fiscaux, finances et traders fleurissent, nous devrions croire qu’on voit le bout du tunnel ?

Tout ceci n’est que de la poudre aux yeux. Du vent. Les dettes sont déplacées d’un endroit à un autre, d’une sphère ou d’un groupe à un autre. Le problème reste entier, très mystérieux et assez angoissant.

Dire que les politiciens mentent comme des arracheurs de dents, prend actuellement tout son sens.

Observons quelques instants les dernières nouvelles sur le front du MEW.

Le MEW est devenu négatif comme vous pouvez le constater. Cela signifie que le pire est en route. La centrifugeuse déflationniste commence à tourner sur elle-même. La baisse de la valeur de l’immobilier met de plus en plus d’américains en situation de patrimoine négatif. Le poids de leurs dettes les écrase, ce qui influe directement sur la consommation.

Cette consommation doit déjà être réduite de 2.000 milliards pour revenir au niveau des revenus globaux. Mais si on prend en compte l’augmentation du poids des dettes dans le budget des ménages avec le MEW négatif, il faut prévoir un ajustement encore supérieur.

Autant dire que les capacités de production n’ont pas fini de s’ajuster à la baisse... les petits plans sympas des politiciens qui passent aux 20 heures de tous les pays occidentaux, ne peuvent au final qu’arrondir les angles, au mieux.

Vous pensez que j’exagère la situation ? Voici le graphique des défauts de paiements sur les cartes de crédit, graphique ajusté à fin 2008, dernier lieu où l’on pouvait récemment encore transférer ses dettes. Cela signifie qu’on tirait de l’argent par ce biais pour rembourser les autres dettes que l’on avait souscrit ailleurs.

Les défauts explosent avec entre 5 à 8% de pourcentages à cette date. D’autres articles récents dans la presse anglo-saxonne montrent chez Citi ou Amex des taux de 10%-11% de défaillance sur le premier trimestre 2009.

Alors, à la question de savoir si on peut espérer voir le bout du tunnel, je réponds à titre personnel un gros NON.

J’attends avec une grosse méfiance le moment où la lente glissade de la demande va toucher le cœur du réacteur, à savoir les nombreuses entreprises qui réduisent la voilure jusqu’à toucher le seuil minimal de rentabilité. Après la rupture... ?

Je ne vois pas à ce jour comment les Américains pourraient éviter cette contraction de la consommation. Avec quoi pourraient-ils la payer ?

Je ne suis pas devin et j’aimerais volontiers qu’une solution soit trouvée, car vivre en période de crise économique est pénible. Mais pour l’instant, rien.

En outre, je suis scandalisé par les décisions de dévaluation du dollar, même si cela ne me surprend pas comme je l’ai écrit dans cet article il y a à peine deux mois.

Le monde se divise désormais en deux groupes : ceux qui s’endettent et ceux qui épargnent. La couleur politique, le niveau de richesse ou de pauvreté ou l’aspect géographique ne joue plus. Payer les dettes des irresponsables avec l’argent des gens réfléchis est d’une injustice effarante, mais néanmoins une réalité. Evidemment, en passant par la monétisation des dettes nationales, le processus est suffisamment complexe pour que personne ne descende dans la rue faire grève. Il n’empêche que les épargnants, petits ou gros, Etats (comme la Chine) ou entreprises se sont tous faits voler pour payer des ménages américains supposés incapables de se rendre compte qu’ils achetaient une maison bien trop grosse par rapport à leur situation financière.

Mais comment peut-on défendre trois secondes un tel modèle de société ?

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54 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 30 mars 2009 13:47

    Nous en sommes effectivement au point où la seule "issue" pour les USA sera l’hyperinflation, la dévaluation, voire comme le suggèrent certains, l’abandon du dollar pour une nouvelle monnaie ( l’Améro) commune au Mexique et au Canada.
    Evidemment, tous les creanciers des USA qui ont financé leur train de vie et même leurs guerres, se retrouveront .... le bec dans l’eau.
    Comme disait, je ne sais plus quel dirigeant américain, "le dollar c’est notre monnaie et c’est VOTRE problème".


    • Echo Echo 30 mars 2009 14:44

      Cette phrase, parfaitement cynique, est de John Connaly, secretaire d’Etat au Tresor de Nixon.


    • Alpo47 Alpo47 30 mars 2009 15:25

      D’ailleurs, les ménages américains sont (seraient) attaqués de tous cotés (et nous devrions suivre) :

      http://www.alterinfo.net/Etats-Unis-Monsanto-propose-une-loi-pour-interdire-les-potagers-des-particuliers_a31215.html

      Je ne sais pas quelle est la véracité de cette info, mais elle va bien dans le sens de Monsanto et ... des décisions actuelles.


    • Gandalf Tzecoatl 30 mars 2009 17:19

      @Alpo47 :

      Sauf décision politique majeure (devise internationale, etc) , je crois plutôt que l’une des rares issues pour le dollar dans le flop de la mondialisation actuelle est d’arriver à une parité relative avec le yuan renmimbi, où la compétitivité du salarié américain est la même que celle du salarié chinois (comprenez : productivité US x valeur dollar = productivité RPC x valeur yuan).

      Par ailleurs, le fait que les US ne jouent plus le rôle de machine à déficits mondial de par cette crise, et que personne ne souhaite reprendre le flambeau (surtout pas les asiatiques), toute conservation de monnaie d’endettement ne fera qu’accroître cette crise . Etrangement, le décroissant et l’écologiste disent merci au banquier smiley





    • wesson wesson 30 mars 2009 17:44

      @Tzecoatl,

      Bonjour,

      " productivité US x valeur dollar = productivité RPC x valeur yuan"

      ça je crois que ce n’est pas demain la veille.

      La productivité Chinoise est beaucoup plus faible que la productivité américaine, je crois de l’ordre de 12 fois moins, ce qui n’est pas étonnant avec un régime à la limite entre l’autoritaire et la dictature pure et simple.
      Pour égaliser ces productivités, il faudrait soit faire baisser d’autant la productivité Américaine (ce qui ne se ferait pas sans au moins une guerre civile, voire une sécéssion de certains états), ou alors augmenter d’autant la productivité chinoise, ce qui ne pourrait pas se faire autrement qu’en augmentant les salaires au détriment de la compétitivité.

      La réalité est que le dollars s’effondrera probablement, entrainant avec lui tous les pays dit "émergent" qui ont amassé des montagnes de dollars. Les chinois qui n’aiment particulièrement pas perdre la face risque de l’avoir très, mais alors très, très mauvaise ! Il suffit d’écouter les déclarations officielles venant de là bas pour s’aperçevoir que ça renaude dèjà pas mal dans les pagodes !



    • Alpo47 Alpo47 30 mars 2009 18:26

      Pour ce qui est de l’indépendance des états américains, c’est en bonne voie :

      http://www.vigile.net/Chuck-Norris-organise-la-premiere

      La suite pourrait bien être "Rock’n Roll"


    • Gandalf Tzecoatl 30 mars 2009 19:15

      @Wesson :

      "ça je crois que ce n’est pas demain la veille. "
      Comprenez que la parité dont je parle est relative. Constatez également que les salaires américains sont également à la baisse (on parle de 3$ de l’heure) et donc rapprochent les compétitivités chinoises et américaines.

      "La productivité Chinoise est beaucoup plus faible que la productivité américaine, je crois de l’ordre de 12 fois moins, ce qui n’est pas étonnant avec un régime à la limite entre l’autoritaire et la dictature pure et simple.
      Pour égaliser ces productivités, il faudrait soit faire baisser d’autant la productivité Américaine (ce qui ne se ferait pas sans au moins une guerre civile, voire une sécéssion de certains états), ou alors augmenter d’autant la productivité chinoise, ce qui ne pourrait pas se faire autrement qu’en augmentant les salaires au détriment de la compétitivité. "

      Autant je respecte Jean Claude Werrebrouck, autant son ratio me semble injustifié, du fait que la productivité se doit d’être comparée pour sensiblement la même activité. Cet écart de productivité s’explique par le fait que les US se sont réfugiés dans des emplois de création.

      "La réalité est que le dollars s’effondrera probablement, entrainant avec lui tous les pays dit "émergent" qui ont amassé des montagnes de dollars. Les chinois qui n’aiment particulièrement pas perdre la face risque de l’avoir très, mais alors très, très mauvaise ! Il suffit d’écouter les déclarations officielles venant de là bas pour s’aperçevoir que ça renaude dèjà pas mal dans les pagodes !"

      Votre raisonnement est fondé sur le fait qu’il y a corrélation entre inflation de la création monétaire et inflation des prix. Cette corrélation est loin d’être pur et parfaite (cf James K Galbraith), et ce, depuis des décennies. Maintenant, peut-être que la dynamite n’attend que l’allumette qui va bien pour s’enflammer. Mais n’oubliez pas que les banques centrales européennes et japonaises rachèteront du dollar si besoin, comme elles l’ont fait courant 2008. Et même à puit perdu. Une once de politique monétaire peut suffire à raisonner le marché monétaire, croyez-moi.

      Mais par ailleurs, il est quasiment pathétique de constater les gesticulations chinoises, critiquant la politique monétaire américaine, alors qu’ils sont loin d’être innocents à la situation économique américaine (salaires stagnants du fait de leur dumping monétaire, puis endettement supplétif, etc). Premier revers de leur expansionisme commercial lié à un certain nationalisme, cette crise devrait permettre de redistribuer les cartes dans les tensions qui animent les relations entre les deux prétendants pour le leadership du XXIème.

      Pour l’heure, une compétition de moins-disants (valeur monétaire, salarial) s’est engagée entre eux, ce qui n’augure rien de bon, du moins pour l’européen que je suis (inflexibilité de la BCE, etc).

      Enfin, les revendications de devises de réserve mondiale (panier de monnaies avec les valorisations actuelles sans doute ?) qu’ils émettent ne permet que d’achever la recherche de l’impuissance occidentale, jouant nos intérêts immédiats au détriment de nos intérêts à long terme (occident sur qui l’on peut compter pour sombrer à pieds joints). Les chinois n’ont que ce qu’ils méritent : ils ont dévalorisés le travail, c’est le tour de dévaloriser leur trésor de guerre (mur de l’argent contre mur de la valeur).

      Par ailleurs, l’abandon du dollar comme devise mondiale ne se fera pas dans la joie et l’allégresse.

      Seul, le discours chinois de relance de la demande intérieure (pour peu qu’elle soit vertueuse) trouve echo à mes yeux, permettant d’atténuer les déséquilibres mondiaux, responsables sous-jacents de cette crise. Il en va in fine de leur stabilité intérieure.

      Excusez ma faconde anti-chinoise, en fait, ils n’apprennent que ceci : "il faut éviter de trop tirer son épingle du jeu afin de ne pas trop affaiblir ses partenaires économiques", sorte de retour de bâton fordien à la dimension mondialisante.




    • Jordan Jordan 30 mars 2009 20:21
      @APOL47
      Comme déjà l’amero est foutaise, le Canada et le Mexique sont les plus gros exportateurs vers les US à cause de la plus faible valeur de leurs monnaies. Le Canada par exemple exporte aux US pour 7 milliard d’acier et autant en bois, il exporte trente % de ses biens. Les industriels américains n’ont pas intérêt a payer plus cher avec un monnaie unique, qui de plus créerait du chômage dans ces deux pays, alors que le Canada entre autre, est relativement épargné par la crise. D’un autre coté si les chefs d’États de ses deux pays faisant parti de l’ALENA acceptent ca autant l’abandonner, ce que Obama avait songé un temps, mais la riposte fut cinglante.




    • Chromino Chromino 30 mars 2009 20:55

      Amusant, mais je n’y crois, guère. Si le Kremlin y pense, c’est que les USA l’ont prévu et l’Armée US aura pris le pouvoir avant.


    • wesson wesson 30 mars 2009 23:52

      @Tzecoatl,

      j’adhère pour une grande partie à votre propos, notamment lorsque vous prévoyez que "l’abandon du Dollars ne se fera pas dans la joie et l’allégresse". Cela va sans dire, espèront seulement que les inévitables conflits qui naitrons de cette éventualité de plus en plus probable resteront localisés et ne dégénèreront pas en guerre mondiale.

      Et pourtant, à voir l’augmentation des budgets militaires dans l’ensemble des pays concernés, cela ne me porte pas à l’optimisme. Ainsi les commandes en matériel militaire des états unis est en augmentation de 35% en février. Israel se fait livrer des armes par milliers de tonnes, de même que la géorgie qui donne déjà d’inquiètant signes de vouloir remettre ça. Les Russes n’étant pas en reste d’ailleurs, avec un budget militaire en très forte hausse cette année, les Iraniens qui se préparent à une guerre avec Israel en achetant tout ce qui peut abattre un zinc américain. Et le tableau ne serait pas complet sans les Chinois dont les bateaux militaires commencent à faire des ronds dans l’eau un peu partout - ce qu’ils n’avaient jamais fait jusqu’alors, et dont les généraux réclament une croissance du budget de la défense à 2 chiffres.

      Bref, les bruits de bottes se font de plus en plus entendre, un peu partout. Alors, non, vraiment non, ça ne se fera pas dans la joie ni dans l’allégresse.

      Et l’angle de communication de tout cela sera bien évidemment le nationalisme. Pour détourner l’attention des peuples de leur dirigeants incapables et les médias corrompus qui sont en fait les co-responsable de cette crise, il sera facile de désigner l’étranger comme étant l’unique fautif, comme d’ailleurs on est un peu en train de le faire avec les patrons (qui pourtant ne font qu’appliquer ce que la loi leur a autorisé ...)

      Concernant les données économiques de la Chine, elle a certe su créer une classe moyenne fort appréciable, au prix d’une destruction du tissu social qui avait tenu la chine jusqu’alors, mais pallié par une croissance folle qui permettait d’assimiler les 20 millions de paysans annuels qui partent se trouver un avenir dans les villes. Sans cette croissance, la situation va bientôt devenir difficilement supportable là bas. Le tibet qui est un feu qui couve toujours, les ouïghours remuant de plus en plus, les nombreuses jacqueries sont pour l’instant sous contrôle mais qu’en adviendra t’il dans le cadre d’une économie ne proposant plus de débouchés ?
      Au total, on risque bien de s’aperçevoir que la Chine, même si elle a concentré une richesse énorme, lorsque on la divise par le nombre d’habitants, ça ne fait pas grand chose. Et ce pas grand chose a toute les chances de devenir un rien du tout, très prochainement. Bref ; il y a bien un problème de productivité chinoise du à la faiblesse de ses salaires et l’absence de conditions sociales protectrices. On pourrait ergoter longtemps sur le chiffrage comparatif, c’est en tout cas très très en dessous de ce qui est nécéssaire pour réorienter avec un peu d’éfficacité des exportations pléthoriques en demande intérieure crédible.

      Pour les états unis, la situation est bien différente. Certes, ils n’ignorent pas qu’ils sont la cause majeure de cette crise mondiale, mais franchement, qu’est-ce qu’ils s’en foutent ? Le capitalisme n’a jamais été conçu pour être moral, il a été conçu pour accumuler la richesse, et c’est ce qu’il a fait, de manière parfaitement conforme à son concept. Il avaient juste oublié que en toute chose terrestre, il y a une limite finie.
      Le coté "moralisons le capitalisme", c’est bon pour la presse pour calmer un temps les excités, mais seulement un temps. Et il n’y a rien de plus énervé qu’une classe moyenne qui a perdu son job, sa baraque, sa retraire et son avenir, etc etc. Et quand en plus il possède toute une collection de flingues, l’énervé en devient dangereux.
      Donc effectivement, après avoir réglé leur compte à Obama qui passera pour un parfait bouc émissaire, il y a fort à parier que tous ces gentils cowboys éliront un imbéciles de l’envergure de Bush qui les enverra mourrir par millions pour assainir l’économie.

      Bref, la chine en guerre civile, et les états unis en guerre par exemple avec l’Iran. La prospective a cela d’extraordinaire que lorsqu’une prophécie de malheur ne se réalise pas, cela vous colle comme un papier de bonbon pendant des années. Alors disons que ce sont des hypothèses peu plausibles et que je souhaite sincèrement être complètement aux fraises !

      Pour le reste, l’intervention des banques centrales apparait déjà comme ce qu’il est : on paie du papier qui vaut rien avec du papier qui vaut pas mieux, et dont l’encre n’est pas encore sèche. Même si cela peut agir, ce n’est pas non plus durable dans le temps. La crise n’est pas une crise de morale, c’est une crise de système. On est encore loin du compte concernant les décisions politiques à envisager pour sortir de là avec une casse minimale.


    • wesson wesson 31 mars 2009 10:56

      @ farkanscheltabres ;
      bonjour,

      "N’ayez pas peur pour lui [obama], il est parfaitement capable de, et en position idéale pour, régler leur compte à tous ceux qui, comme vous visiblement, l’ont acclamé à coups de "yes we bêêê !". "

      Je crois que vous devez faire légèrement erreur sur la personne...

      parce que si Obama a des admirateurs, je n’ai jamais eu l’honneur de me compter parmi ceux-ci.

      Je me souviens d’ailleurs avoir commenté de manière constante son élection en la qualifiant de parfaitement logique : c’est le candidat qui a levé le plus de fonds qui a été élu.

      Par contre, j’ai pas sorti les langues de belle mère ni allumé les pétards, ça je puis vous l’assurer. Et d’ailleurs je continue dans cette voie, tant il parait clair maintenant que derrière un volontarisme de façade (un peu à la Sarkozy), rien ne change en fait, rien ne se passe pour inventer un futur viable. Obama fait certes un peu différent, mais son équipe, ben c’est la même en gros, avec un peu de social dedans, bien obligé !

      Pour ce qui est de mon "hypothèse", je me borne à constater que, malgrès un bilan apocalyptique de 8 ans de Bush, Obama n’a pas été élu si confortablement que cela. C’est pourquoi il me semble qu’il puisse descendre aussi vite qu’il fut monté.



    • Gandalf Tzecoatl 31 mars 2009 11:36


      "j’adhère pour une grande partie à votre propos, notamment lorsque vous prévoyez que "l’abandon du Dollars ne se fera pas dans la joie et l’allégresse". Cela va sans dire, espèront seulement que les inévitables conflits qui naitrons de cette éventualité de plus en plus probable resteront localisés et ne dégénèreront pas en guerre mondiale. "

      Comprenez Wesson, que je ne prévois rien du tout. D’une, je m’en garde bien, n’ayant pas de prédispositions particulières à lire la boule de cristal. De deux, toutes les analyses prévoyant aggravation hémorragique de la crise, qui tournerait en 3ème guerre mondiale puisque cette crise s’apparente à 29, et autres mise au placard du dollar ou vivissection des US en 50 états indépendants ont le don de m’énerver. C’est uniquement vendre du sensationnel ou accorder trop d’intérêts à des individus qui s’ennuient de l’échiquier international, qui souhaitent qu’il produise plus d’évènementiel, de trouver quelconques honneurs futurs à la loterie de la prédiction et de la prédication. Justifier son existence, Roubini faisant des émules, n’a jamais été aussi palpable. Et tel le pasteur conduisant les moutons à l’abattoir, le prophète prêche, courant après sa prophétie auto-réalisatrice, n’est ce pas ? Le tout afin de créer de l’histoire, la plus sanglante possible, afin de s’illustrer : "Vous avez vu, je l’avais prédit"

      C’est le pleutre que je suis contre le cuistre.


      "Et l’angle de communication de tout cela sera bien évidemment le nationalisme."

      A la marge. Apparemment, ce serait aussi : après la mondialisation économique, la mondialisation politique. Même Stiglitz prêche pour une devise de réserve mondiale.

      "Concernant les données économiques de la Chine, elle a certe su créer une classe moyenne fort appréciable, au prix d’une destruction du tissu social qui avait tenu la chine jusqu’alors, mais pallié par une croissance folle qui permettait d’assimiler les 20 millions de paysans annuels qui partent se trouver un avenir dans les villes. Sans cette croissance, la situation va bientôt devenir difficilement supportable là bas. "C’est en tout cas très très en dessous de ce qui est nécéssaire pour réorienter avec un peu d’éfficacité des exportations pléthoriques en demande intérieure crédible. "

      Il faudra m’expliquer pourquoi une productivité en retard dotée de l’une des meilleures compétitivités au monde empêche une volonté politique de relance par la demande. Au moins, l’objection sarkozienne : "on ne peut pas, ça ne va profiter qu’aux chinois" ne tient pas, elle.

      "Le coté "moralisons le capitalisme", c’est bon pour la presse pour calmer un temps les excités, mais seulement un temps. Et il n’y a rien de plus énervé qu’une classe moyenne qui a perdu son job, sa baraque, sa retraire et son avenir, etc etc. Et quand en plus il possède toute une collection de flingues, l’énervé en devient dangereux."
      Sauf que l’individualisme et son corollaire le sauve-qui-peut sont loin d’être morts.

      "Bref, la chine en guerre civile, et les états unis en guerre par exemple avec l’Iran. La prospective a cela d’extraordinaire que lorsqu’une prophécie de malheur ne se réalise pas, cela vous colle comme un papier de bonbon pendant des années. Alors disons que ce sont des hypothèses peu plausibles et que je souhaite sincèrement être complètement aux fraises ! "
      Au moins, vous ne sombrez pas dans la caricature des prophètes de malheur qui fleurissent dès que quelconque désenchantement fleurit.

      "Pour le reste, l’intervention des banques centrales apparait déjà comme ce qu’il est : on paie du papier qui vaut rien avec du papier qui vaut pas mieux, et dont l’encre n’est pas encore sèche. Même si cela peut agir, ce n’est pas non plus durable dans le temps. La crise n’est pas une crise de morale, c’est une crise de système. On est encore loin du compte concernant les décisions politiques à envisager pour sortir de là avec une casse minimale."

      C’est aussi une crise de leadership.


    • fonzibrain fonzibrain 30 mars 2009 13:50

       mais j’ai même peur que ceux qui épargne vont etre tout de même perdre tout ce qu’ils ont,
      à cause de la futur méga inflation à venir

      quand on sait que le japon,l’UK,les USA et bientot la BCE impriment de l’argent sans contreparti
      il ne faurt pas avoir un master d’économie pour comprendre ce qui va se passser.

      il faut avoir en tête que cette crise est piloté pour détruire le cadre de la nation
      et ensuite imposer le NWO
      voila ce que dit rupert murdoch ",We are in the midst of a phase of history in which nations will be redefined and their futures fundamentally altered,”We are in the midst of a phase of history in which nations will be redefined and their futures fundamentally altered. Many people will be under extreme pressure and many companies mortally wounded.
      http://www.thenewamerican.com/usnews/election/834

      le futur crack,apreès celui des cartes de crédit,de l’immobillier d’entreprise,du dollar sera celui de toutes les fausse monnaie,yen,livre,dollars,euro
      c’est dingue d’imaginer que le yuan,le rouble ou autre risque d’etre plus stable que nos monnaies.


      pauvre de nous


      • Marsupilami Marsupilami 30 mars 2009 14:57

         @ L’auteur

        Bon article. En élargissant la perspective historique, on peut remarquer que dès leur arrivée en Amérique du Nord les émigrants Européens ont succombé à la culture du crédit : la plupart d’entre eux étant désargentés ne pouvaient compter que sur le crédit pour bâtir leur "Rêve américain" désormais devenu cauchemar. Pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder les vieux Westerns : on y voit quasi-systématiquement les cowboys et les fermiers demander aux magasiniers, marchands et banquiers de leur faire crédit en attendant la prochaine vente de troupeaux ou la prochaine récolte. Cette culture de la dette et du crédit est profondément ancrée dans les mentalités. Passer à d’autres paradigmes économiques va être une véritable révolution culturelle pour les étatsuniens.


        • Jordan Jordan 30 mars 2009 20:51
          @ Marsupilami 
          Vous êtes complètement a coté de la trac, ce n’est pas le fait que l’américain vive a crédit le problème, le problème est que les banques plaçaient les profits de ces emprunts uniquement a leurs avantages. C’est-à-dire en grande partie en dehors du pouvoir d’emprunt. Les banques honnêtes, en principe ne prêtent pas plus que ce que rapportent les crédits remboursés. Parfois ca peut etre un risque, ce qui est rare, mais fait parti des inconvénients. Pour faire des affaires en principe, ils se servent des économies qui leurs sont confier pour des durées variables souvent plutot longues.

        • plancherDesVaches 30 mars 2009 15:09

          Je vais rectifier deux de vos données.
          Le dernier chiffre d’endettement des ménages américains paru dans la presse économique en octobre 2008 était de 140% de leur revenu.
          Deux mois plus tard, en décembre 2008, leur épargne était passée de 1% à 2,4%.... sentant le vent venir.

          Vous pouvez, par ailleurs, être scandalisé par une dévaluation de monnaie, mais c’est une arme à double tranchant. Ils s’en rendront bientôt compte. C’est même en train de se faire.

          Mais comme disaient le Notre Président avant son élection ainsi que mon pire prof d’économie : "s’endetter est avoir confiance dans l’avenir"
          Il devait leur manquer une boule de cristal, je reconnais.

          Je devrais pouvoir retrouver ce qu’a dit Sorros en octobre-novembre dans mes archives.
          Non pas qu’il soit une référence pour l’humanité, mais il disait juste que pour sauver le capitalisme, il vaudrait mieux ne pas injecter de capitaux dans le système, et, en accélérant la chute, permettre une renaissance plus rapide.
          Personnellement, je préfère qu’il nous laisse le temps de bien comprendre le fonctionnement de la bête dans ses soubressauts d’agonie afin de pouvoir corriger les maladies dont il est atteint. Ca profitera aux générations futures.
          Et à l’inverse, ça laisse le temps aux joyeux dictateurs populistes d’arriver au pouvoir...
          Dilemme.


          • plancherDesVaches 30 mars 2009 15:33

            Monsieur Mage, vous avez raison de plier, et je pense que vous ne pourrez faire que ça.
            Quelques pliages complémentaires :
            20 Pays sur 192 possèdent 90% des richesses mondiales.
            250 personnes les plus riches possèdent autant que 2,5 milliards d’humains les plus pauvres.

            Adepte de Pareto, je constate ainsi une hétérogénéité des familles. Règle de la nature des 20/80.
            Les déséquilibres sont allés trop loin. La nature va faire son mouvement de balancier naturel aussi.

            Bien à vous.


          • foufouille foufouille 30 mars 2009 16:08

            @ mage
            a force de plier le roseau finit par casser


          • Le péripate Le péripate 30 mars 2009 19:00

             C’est normal, vous n’êtes pas démagogue.
            Regardez comment être démagogue.
            Dites "20 Pays sur 192 possèdent 90% des richesses mondiales", c’est bon pour le score, mais dites "20 pays sur 192 produisent 90% des richesses mondiales", ce n’est pas bon.
            Dites " 250 personnes les plus riches possèdent autant que 2,5 milliards d’humains les plus pauvres", c’est bon, mais dites "250 personnes les plus riches créent autant de richesses que 2,5 milliards d’humains les plus pauvres", ce n’est pas bon.

            Être démagogue s’apprend. 


          • bobbygre bobbygre 30 mars 2009 19:57

            250 personnes les plus riches créent autant de richesses que 2,5 milliards d’humains les plus pauvres",

            Mais bien sur, et la marmotte elle met le chocolat dans l’aluminium...


          • Jordan Jordan 30 mars 2009 21:28
            @Arthur Mage
            La dette d’un pays si elle est interne ca n’est pas grave, il suffit d’augmenter les taxes ou les impôts, comme le fit Clinton lors de sa prise du pouvoir, et qui au bout de son terme avait non plus de dettes intérieures mais des profits. Donc pour la France dont la dette intérieure est surtout dû aux programmes sociaux, il suffit de les amoindrir ou d’augmenter les impôts, ce qui évidement n’est pas très social.
            Pourtant les économies des français les rendent en moyenne le deuxième peuple le plus riche du monde pers-capita bonne exemple, propriétaire de sa maison a 50%. et leurs avoir personnels, en comptant aussi vos bien dans les caisses d’épargnes, qui ne sont pas celles de pauvres. Êtes vous aussi au courant que vous-êtes les plus gros détendeurs d’or ? Allez séchez vos larmes. Vous n’êtes même plus drôles avec vos jérémiades de martyres.

          • plancherDesVaches 31 mars 2009 13:14

            Monsieur Péripate, je sens que vous ne m’appréciez pas vraiment. Et je vous comprends.
            Par contre, de là à me taxer de démagogie......MDRRRRR...
            Si encore j’avais quelque chose à vendre, un blog dont je ferais la pub, ou être politicien, ou... que sais-je...
            Là, VOTRE souci, est que je m’en fous. Je vous ai déjà dit que j’étais franc-tireur, n’est-ce pas.. ??
            Mon seul but : démontrer qu’on nous a toujours roulé. Et il suffit de dire la vérité.
            Bon, d’accord, je suis un peu à gauche. Mais le monde est allé TROP à droite, et j’aime l’équilibre.


          • Le péripate Le péripate 31 mars 2009 22:44

             Je ne vous ai pas taxé de démagogie. Je me suis servi de vos propos pour illustrer ce qu’est la démagogie. Nuance. Vous n’avez strictement rien d’exceptionnel, vous étiez là, c’est tout.


          • LE CHAT LE CHAT 30 mars 2009 15:38

            deux dollars pour un euro avant la fin de l’année ? FAITES VOS PARIS ...................  smiley


            • foufouille foufouille 30 mars 2009 16:10

              si c’est le cas, ca fera le colt 45 poudre noir a 75 euros .............
              ou l’arbalete a poulies a 100
              cool !!


            • hunter hunter 30 mars 2009 18:00

              @ Chat

              Je suis, et je relance....

               smiley

              bien à vous

              H /


            • hunter hunter 30 mars 2009 18:06

              @ Chat

              Je suis, et je relance....

               smiley

              bien à vous

              H /


            • Internaute Internaute 30 mars 2009 18:07

              Le pari n’est pas si évident qu’il y paraît car s’il est vrai que les ménages européens sont moins endettés que les américains il est aussi vrai que Etats européens sont beaucoup plus endettés que l’Etat US.


            • Radix Radix 30 mars 2009 21:39

              Bonjour le Chat

              Bientôt on pourra raconter une vieille blague américaine qui date de la guerre froide.
              Ils disaient : " Quelle différence y a t-il entre un rouble et un dollar ? " Réponse : " Un dollar !"

              A l’époque celà les faisaient rire, maintenant je suis moins sûr, surtout si l’on remplace le rouble par l’euro et que l’on inverse la blague !

              Radix


            • zelectron zelectron 30 mars 2009 23:04

              @la chat
              Trichet est loin d’être un innocent, moi je vous parie qu’il devaluera l’€uro de façon synchrone avec le $ollar en y associant quelques monnaies géantes et tout ça sur le dos des petits pays qui n’auront pas leur mot à dire.


            • tchoo 30 mars 2009 16:10

              Alors pour sauver le monde, il faudrait s’aligner sur les moins-disant social ?
              C’est ça la solution !

              Parce tous (j’espère que non) crois que les productions sont délocalisées parce qu’elle permette d’offrir des produits moins cher à nous consomateurs, alors que c’était juste fait pour augmenter les profits (de certains).


              • plancherDesVaches 30 mars 2009 17:15

                Bienvenu dans le monde réel.


              • bob 30 mars 2009 16:20

                Monsieur,

                L’endettement americain a remplace l’epargne americaine depuis l’apparition du fordisme. La notion de pret et de vie a credit n’est pas caracteristique de ces dernieres decennies mais du mode de vie americain depuis pres de 80 ans. Un endettement adosse a une garantie n’est donc pas genant. Cette notion variant avec l’opinion du preteur, il n’est pas choquant qu’il distribue son argent a des gens non solvables. Ce qui est facheux est sa volonte a appeler l’etat dans un contexte souhaite comme resolument liberaliste. Autrement dit, il apparait comme profondement inequitable vis a vis du reste de la population que les etablissements ayants joues et perdus se voient deresponsabilises et refinances par un organisme public.

                Votre tableau MIOU ne reflete qu’une partie d’un siecle pourtant agite par des crises successives. Au dela de l’absence des crises petrolieres, aucune donnee n’est renseignee sur la crise de 1987 et rien n’indique un affaissement majeur pour la crise 2000-2001. Autrement dit, le tableau apparait comme alarmiste ( en depit du fait que la crise soit majeure).
                Votre tableau du taux de defaillances des cartes de credit est renseigne par une agence de notation. Les premieres entreprises a etre toucher par les faillites des subprimes sont les agences de notation. Ce sont ces memes entreprises qui encensaient l’achat de produit douteux a risque severe et a rendement eleve ( enfin theoriquement).

                Votre reflexion sur la fin du tunnel est neanmoins pertinente. Elle pose la question de savoir quand investir et par la meme quand la croissance du PIB pourra reprendre. En chinois la notion de crise signifie aussi opportunite. Warren Buffett, l’un des hommes les plus riches du monde, en profite pour acheter a satiete tout en pretendant la fin du monde economique. Tout l’art est de pretendre que le monde s’ecroule pour acheter au plus bas et gerer ou revendre lorsque les quidams se rendront compte qu’ils ont ete floue.
                Vient ensuite le sort de la population ( mondiale plus que locale). Le PIB a toujours suivi de pres les performances de la bourse. Celle-ci a toujours ete un indicateur de sante d’un etat economique. Cela implique que le marche du travail suivra la courbe ascendante ou descendante de la bourse ( en regle generale). Bien que cela choque, la population s’en remettra lorsque la bourse ira mieux.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 30 mars 2009 17:27

                  Il y a cinquante ans, les modes nées en Californie mettaient vingt ans à arriver chez nous. Comment se fait-il que nous soyons ainsi alertés, que nous ayions tant à craindre d’une crise née aux EU l’an dernier ? Nos banques auraient-elles été envahies de leur propre gré par des produits financiers incertains plutôt que des investissements vers nos besoins vitaux ? Le jour où l’argent ne vaudra plus rien fera le bonheur de ceux qui n’en ont pas.

                  @ alpo 47, tout est écrit dans la résolution 875.

                  " La Résolution 875, a été présentée à la Chambre sous le nom de Acte de Modernisation de la Sécurité Alimentaire 2009 en février par Rosa DeLauro "


                  • Daniel Roux Daniel R 30 mars 2009 17:49

                    Les américains, ou les étasuniens comme on dit aussi, ne sont pas différents de nous. Ils croient ce qu’on leur dit.

                    Leurs leaders leur ont dit qu’ils étaient formidables, conquérants, libérateurs du monde, phare de la liberté, les plus grands, les plus riches, les plus forts, les rois du monde.

                    Ils l’ont cru. Ils ont donc investis leur retraite en bourse, emprunter sur l’avenir, été les gendarmes du monde, les conquérants des espaces infinis, les sauveurs des peuples opprimés, les donneurs de leçons libéraux. Ils ne comprenaient pas pourquoi le monde les haïssait.

                    Et aujourd’hui ils se rendent compte qu’ils ont été naïfs, que leurs leaders ont menti, qu’ils faisaient tuer leurs enfants pour conquérir des pipelines et des puits de pétrole, que leurs généraux utilisaient leurs enfants pour assassiner des civils par des bombardements aveugles sur des villes et des villages, qu’ils sont les seuls à ce jour à avoir utilisé la bombe atomique sur des villes, qu’ils soutenaient des dictatures et des criminels de guerre.

                    Maintenant, c’est la descente aux enfers, les financiers ont délocalisé les emplois rémunérateurs dans les pays à bas coûts en emportant leurs savoir-faire. Leurs revenus ont tellement baissé qu’ils ne peuvent plus ni payer leur maison, ni les revendre. Ils ont été floués et les escrocs enrichis courrent toujours les laissant sur le carreau avec l’ardoise à rembourser.

                    Non, nous ne sommes pas si différents. Chez nous aussi, les politiques complices des financiers voulaient nous faire emprunter sur la valeur théorique de nos maisons, obliger les salariés à financer leur retraite à la bourse. Nos emplois sont partis dans le tiers monde. Nos enfants sont envoyés dans des pays lointains pour tuer et conquérir des pipelines et des mines. Nous aussi, nous devront payer l’ardoise que les hommes politiques irresponsables mais décidant de tout, nous fabriquent.

                    Ne votez plus pour vos ennemis.




                    • deovox 31 mars 2009 00:59

                      Difference importante entre les etasuniens et nous : pendant qu’ils vont redresser les potences, nous autres on va aiguiser les guillotines.


                    • Reinette Reinette 30 mars 2009 20:34
                      USA : emplois, la chute la plus rude depuis les années 1930-31

                      L’ampleur et la rapidité des destructions d’emplois, voilà une des caractéristiques de la récession mondiale présente. Et les records sont loin d’être atteints. Ainsi au début du mois de mars — selon le New York Times et le Wall Street Journal — les grandes entreprises industrielles et les moins grandes, ainsi que celles des services qui y sont reliées, plus la branche de la construction sont les secteurs qui suppriment le plus d’emplois. Le secteur bancaire et financier contribue aussi à l’envol des personnes licenciées.


                      Mais, il faut y ajouter aujourd’hui : des écoles, des administrations publiques, des bibliothèques. Elles licencient des salarié•e•s. Pour ce « secteur public », ce sont la Californie, l’Illinois, la Pennsylvanie, la Géorgie et le Massachusetts qui sont au premier rang. La réduction des dépenses publiques en est à l’origine.

                      Dans l’industrie, une firme aussi prestigieuse qu’United Technologies — un conglomérat transnationalisé, basé dans le Connecticut et actif dans l’aéronautique (les hélicoptères Sikorsky, les moteurs Pratt&Whitney) ou la domotique (les ascenseurs Otis, systèmes antifeu, etc.) — annonce, début mars, des « réductions d’emplois » à hauteur de 15 000 pour les États-Unis.

                      Manpower International, dans son enquête auprès des employeurs sur les perspectives d’engagement de nouveaux employés d’avril à juin 2009, enregistre son résultat le plus plat depuis qu’il établit ce recensement en 1982. Le résultat net est négatif.

                      La hache pour les emplois
                      La simple énumération des emplois supprimés entre janvier 2008 et février 2009 (Tableau 1) donne une image de ce qui se passe dans la principale économie capitaliste à l’échelle mondiale.

                      Tableau 1 — Emplois perdus aux États-Unis (cumulatif)

                      Janvier 2008 72 000
                      Février 216 000
                      Mars 338 000
                      Avril 498 000
                      Mai 635 000
                      Juin 796 000
                      Juillet 924 000
                      Août 1 099 000
                      Septembre 1 420 000
                      Octobre 1 800 000
                      Novembre 2 397 000
                      Décembre 3 078 000

                      Janvier 2009 3 733 000
                      Février 2009 4 384 000

                      (Sources : Wall Street Journal et CNBC)


                      Le 6 mars 2008, le Bureau of Labor Statistic annonçait que le chômage avait atteint le taux de 8,1 %. Ce résultat valait un grand titre, en première, du quotidien britannique Financial Times (du 7 mars 2009) : « Le nombre de sans-emploi états-uniens est le pire depuis 25 ans ».

                      Au cours des quatre mois (novembre 2008-février 2009), l’économie américaine a perdu, en moyenne, 600 000 emplois par mois.

                      Pour mieux se représenter la situation, il est utile d’avoir en mémoire la durée, en mois, des récessions enregistrées officiellement aux États-Unis :

                      - en 1973-1975 : 17 mois ;

                      - 1981-1982 : 16 mois (sans compter la récession de janvier-juillet 1980) ;

                      - 1990-1991 (9 mois) ;

                      - 2001 (9 mois) ;

                      - décembre 2007 à mars 2009 : déjà 16 mois et l’on est loin d’une relance.



                      La part de la population employée (qui dispose d’un emploi) a passé de 63,4 %, en décembre 2006 à 60,3 % en février 2009. Cette chute est déjà supérieure à celle enregistrée lors du repli économique des années 1980.

                      Or, pour maintenir le nombre d’emplois en tenant compte de l’arrivée sur le marché du travail de nouvelles personnes, il aurait fallu augmenter le nombre de postes de travail de 1,8 million depuis décembre 2007.

                      Ne sont pas comptabilisées dans les statistiques les personnes incarcérées : 2,7 millions en décembre 2007. Le taux de chômage des Afro-Américains est, en février 2009, de 13,4 % et celui des Hispaniques de 10,9 % ; et cela n’est que la pointe de l’iceberg. La « désafiliation sociale », entre autres, d’une fraction de ces populations crée les conditions légitimant une politique carcérale d’une rare brutalité.

                      Enfin, il faut avoir en mémoire que le chômage se prolonge bien après la fin, formelle, d’une récession, c’est-à-dire lors de la phase dite de relance. On le constatera en Suisse en 2010 et 2011 ; ce qui ne signifie pas que 2010 sonne la fin de la récession helvétique.

                      Pour disposer d’une mesure plus exacte de la situation de l’emploi, il faut prendre en compte le sous-emploi. C’est-à-dire les personnes qui travaillent à temps partiel et qui cherchent un emploi à temps plein. Or, selon le BLS, le pourcentage de personnes sous-employées a passé de 13,9 % en janvier 2009 à 14,8 % en février. Depuis le début de la récession, le nombre de salariés contraints à un temps partiel — avec la perte de revenu que cela implique, sans même mentionner l’inexistence de couverture sociale, pour l’essentiel — a augmenté de 4 millions. En effet, la statistique indique le chiffre de 8,6 millions pour février 2009, par rapport à 4 millions en décembre 2007.

                      Au total entre les sans-emploi et les sous-emploi, ce sont 23,1 millions de personnes qui sont frappées par cette pandémie propre au système capitaliste.

                      A cela s’ajoute le chômage à long terme, c’est-à-dire ceux qui, aux États-Unis, se trouvent sans emploi durant une période de plus de six mois. Il est fort élevé : 23,1 %, ce qui n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait que le rapport entre les « places vacantes » et les chômeurs et chômeuses est de 1 à 4 (une place vacante pour 4 sans-emploi). Quant aux « personnes découragées » de chercher un emploi, elles ne figurent pas dans les chiffres mentionnés ici.

                      Or, au cours de cette année, vont se multiplier les faillites, avec leurs effets en cascade. Le volume des emplois qui seront supprimés — en plus de celui déjà effectué — par l’industrie automobile sera énorme ; d’autant plus si l’on prend en compte l’ensemble du secteur (équipementiers, revendeurs, etc.) qui dépend du « noyau dur » que sont, en tant que telles, les firmes GM, Ford, Chrysler, mais aussi Toyota et Honda dont les ventes déclinent fortement.

                      Dans ce secteur, déjà sinistré, des licenciements massifs débouchent sur des pertes non seulement de salaire, mais aussi d’assurance-maladie et de retraite.

                      Comme le titrait l’hebdomadaire Business Week  : « Le temps du travail pour les personnes à la retraite commence ». Entre autres, celles qui ont perdu leurs « avoirs retraite ».

                      Ces seuls constats montrent que les « plans de relance » de l’administration Obama sont loin de répondre aux besoins d’emplois, sans même mentionner la qualité de ces emplois.

                      Cette crise met ouvertement en question la capacité du système capitaliste à répondre aux besoins sociaux. Et la brutalité avec laquelle ce système traite les êtres humains (les « ressources humaines » !) n’est qu’une autre facette de la rudesse avec laquelle il « épuise les ressources de la planète ».




                      • Gandalf Tzecoatl 30 mars 2009 21:11

                        Pour ma part, la crise de confiance économique née de la finance ne se résolvera pas sans lever les craintes concernant la crise de confiance écologique, dans la mesure où de nombreux citoyens font contre mauvaise fortune bon coeur.

                        Par ailleurs, les élites ont profité de cette crise pour nous vendre une nouvelle religion idéologique, permettant de redonner une perspective intellectuelle (ultra-libéralisme troqué pour du keynésianisme vert en 3 coups de fusil à pompe, en 3 semaines d’octobre 2008), plus en phase avec les aspirations, plus moderne, sans doute nouvel intrant nécessaire dans la préservation de la dominance et du consensus moral.

                        Il n’empêche, la prise en compte des limitations des ressources naturelles, des fragilités des écosystèmes entraine la prise en compte d’un certain malthusianisme, malthusianisme qui peut s’accomoder de la crise, tant qu’il ne remet pas en question l’ordre social, bref, une sorte de conservatisme écologiste.











                        • quen_tin 30 mars 2009 21:31

                          Les américains ne s’endetteraient pas autant s’ils avaient un bon système sociale. S’il y avait eu des logement sociaux aux état unis, la crise des subprime n’aurait sans doute pas eu lieu.


                          • Vincent Frédéric Stéphane 30 mars 2009 21:46

                            Ma grand mère disait "Ya rin qui passe sans qui rapasse". J’aimais bien le concentré de sagesse dans ces quelques mots. Ainsi que le jeu de mots avec "rapace". Parce qu’elle utilisait cette expression pour expliquer le sort malheureux de certains, qui ne l’avaient pas volé non plus, tous compte faits.

                            J’ai vu il y a 2 ou 3 heures des images du triomphe au sens romain du terme que le "peuple de New York" a offert à ses compatriotes, militaires de carrière, de retour de la "première guerre du Golfe".

                            Et je pense au 11 septembre. Et je me dis que, qui que ce soit qui ait fait le coup, si qu’auro rin eu, y’auro rin eu.

                            Et j’en pleure avec les anges tout en en riant avec les morts.

                            Ou l’inverse.

                            On s’en fout, les morts sont devenus des anges.

                            Mais je me dis que, quoi qu’Il en fût pour eux, et quoi qu’il en soit pour nous, ils auraient gagné à le devenir avant que de mourir, et nous avec. Hein ?

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