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Accueil du site > Actualités > Economie > Les modèles économiques de l’Allemagne et du Japon ne sont pas (...)

Les modèles économiques de l’Allemagne et du Japon ne sont pas exportables. Un pur exemple de la « destruction créatrice » – Une réponse de l’Histoire

 L’endettement occidental a une histoire qui remonte très loin. Il a toujours joué un rôle surtout dans les crises et les guerres Dans les guerres, par exemple, c’est connu, c’est tout le système économique qui est ébranlé. Une situation de guerre ouvre forcément à des situations d’endettement exceptionnelles que les États, la paix revenue, doivent résorber. Reconstruire ce qui a été détruit, restaurer la machine de production, relancer l’économie sont les nouvelles tâches à mener. L’Histoire recommence ensuite, attendant une autre crise.

  Mais avant, la reconstruction passe d’abord par une faible croissance accompagnée de désendettement, ensuite l’économie repart progressivement. C’est ce qui s’est passé après le premier et le deuxième conflit mondial pour l’Occident. Mais le problème est que le monde évolue. Les guerres changent le « visage du monde ». En effet, si la violence reste toujours la violence avec toute son horreur, chaque guerre qui vient voit le degré de destructions et de morts d’hommes « augmenter, se multiplier avec le temps qui avance ». Comme si le temps est une composante dans ce changement de l’évolution de la guerre, de l’« évolution des peuples ».

 Pareillement, les crises économiques changent aussi le visage du monde. Avant les crises étaient localisées dans certains pays, généralement les pays les plus avancés économiquement. Aujourd’hui, les crises économiques se multiplient, deviennent systémiques. Touchant désormais pays développés, émergents ou en voie de développement. Le « Tribut du progrès », pourrait-on dire ? Mais ce qui est intéressant à remarquer, c’est que même si des pans entiers de l’économie mondiale sont ébranlés, le système économique se régénère de lui-même, de son intérieur comme si la médication y est déjà présente dans le système. Sauf que le système « pour se soigner, pour se sauver », doit changer, doit évoluer. On dira qu’il se régénère, qu’il mute. Les hommes généralement ne le ressentent pas ou ressentent peu le changement parce qu’ils y sont plongés. Les économistes qui suivent, qui scrutent le changement diront, du mot schumpétérien, une « destruction créatrice ».

 La question qui se pose est non pourquoi la « destruction créatrice » dans les crises économiques, comme d’ailleurs pour les guerres, concept qui a pleinement sa validité dans les phénomènes de l’évolution mais qui ressort d’une certaine herméneutique de l’Histoire, mais quelles sont les forces qui sont aux veilles de ces processus. Il y a évidemment toutes sortes de forces dans les antagonismes entre les nations (compétition, rivalité, méfiance, etc.), mais on retient surtout une, la « monnaie » qui, par son caractère inoffensif et en tant que dispositif monétaire servant d’étalon à tous les biens échangés entre les nations et qui requiert la confiance de toutes pour son emploi, va s’avérer en réalité un instrument redoutable tant pour les pays développés que pour les pays émergents et en voie de développement. Il sera l’instrument idoine pour faire avancer l’humanité.

 

  1. Le monde pareil à un organisme vivant, dans la recherche permanente de sa santé économique

 Après la Deuxième Guerre mondiale, un monde postcolonial est né, désormais les rapports des forces dans le monde ont changé. Avec l’arme atomique, la guerre est désormais interdite entre les grandes puissances. L’Occident a fini avec les guerres en son sein. Ne continueront que les conflits armés de faible intensité et surtout, ce sont les crises économiques qui vont remplacer les grands conflits pour faire avancer l’humanité.

 Justement, la « destruction créatrice » après celle des conflits armés mondiaux va de nouveau apparaître dès les années 1960 et début des années 1970. Une forte croissance qui a duré pratiquement trois décennies – les « Trente Glorieuses » – a permis de relever totalement l’Europe. Les statistiques font état, durant cette période d’un taux de croissance de PIB de 8% par an, d’un endettement public très faible et d’un taux de chômage de 1,5%. Les pays d’Europe, par besoin de main d’œuvre, ont même encouragé l’immigration d’Afrique et d’Asie. Une période que l’on a appelée le « premier acte du système de gouvernance monétaire mondiale » d’après-guerre.

  Et les crises, durant ces années de fin de croissance vertueuse, sont essentiellement d’ordre monétaire, elles touchent essentiellement l’Occident qui détient les principales monnaies internationales. L’Europe entre en conflit avec les États-Unis, qui perdent de plus en plus de parts de marchés dans le monde et enregistrent des déficits commerciaux qu’ils ne financent que par la création monétaire (sans contrepartie or). Une situation qui ne pouvait que survenir. En effet, les puissances européennes n’ont été effacées du marché mondial que suite à la guerre. Par conséquent, la reconquête des marchés perdus et leur nouveau poids dans le commerce mondial ne laissent aucun échappatoire à la première puissance mondiale sinon de mettre fin à la convertibilité du dollar en or. Ce qui fut fait le 15 août 1971, le stock d’or américain, on doit le penser compte tenu des remboursements des dollars en or, a atteint un niveau critique.

 Il est prévisible que si aucune solution n’était trouvée pour mettre fin à la crise monétaire, et le dollar ne jouant plus le rôle de « monnaie-centre du système monétaire international », le refus des pays européens d’absorber les dollars américains (issus du financement de leurs déficits) contraindra le monde à se diviser en cinq zones monétaires franc, livre sterling, dollar, deutschemark, yen. Le monde allait-il retomber dans les zones monétaires des années 1930 ? Si les États-Unis cessaient d’émettre des liquidités suffisantes pour financer le commerce mondial, et les pays européens limités pour injecter de la monnaie pour leurs économies, comme aujourd’hui l’Allemagne interdit un plus de financement aux pays déficitaires (plus de de la moitié des pays de la zone euro), il s’ensuivra que le monde tombera inévitablement dans une « déflation mondiale ». Comme ce qui a prévalu dans l’entre-deux-guerres, avec la Grande Dépression.

 On peut dire alors que cette mixture faite de crises monétaires, de krachs pétroliers successifs et inflation aura finalement sauvé la mise au monde.

 Il faut se poser la question-alternative suivante. « Une Grande Dépression qui allait survenir avec certainement des milliers d’usines et banques fermées en Occident et son cortège de millions d’hommes et femmes au chômage par suite de manque de manque de liquidités et de débouchés pour les exportations occidentales et l’IRRUPTION DE CINQ ZONES MONÉTAIRES DANS LE MONDE… OU des plans d’austérité allégés par la donne monétaire que détient l’Occident et l’ouverture du commerce mondial par une meilleure financiarisation des pays du reste du monde ?  » En d’autres termes, réajuster les prix des matières premières à leur vraie valeur et donc attribuer un pouvoir d’achat conséquent aux pays du reste du monde. Ce reste du monde deviendra de facto une « LOCOMOTIVE » pour les puissances industrielles occidentales. Ce qui permettra de préserver ou de détruire au minimum l’emploi et donc les moyens financiers (salaires) dont dépendant les ménages américains, européens et japonais et donc à maintenir ou à atténuer la baisse de croissance. Ce qui est sans rapport si le dollar venait à perdre le rôle de monnaie-centre du système monétaire international. Evidemment les délocalisations, à cette époque, n’avaient pas encore commencé, ou si elles l’étaient, elles ne s’opéraient que faiblement.

 Et c’était précisément l’enjeu qui était posé, dans les années 1970, aux puissances et au monde. Une financiarisation devait passer par l’endettement de l’Occident. Mais que représente s’endetter sur soi-même ? Et c’est le cas de le dire « l’Occident s’endette sur lui-même », i.e. il voit sa dette s’élever, mais « cet endettement le sauve d’une crise certainement plus grande de ce qui a prévalu après 1929 ».

 L’endettement et la financiarisation de l’économie mondiale est devenue donc une « nécessité » à cette époque, à l’image de la crise financière de 2008 au cours de laquelle l’économie mondiale s’est pratiquement arrêté faute de liquidités. Il aura fallu des plans de sauvetage massifs pour sauver le système bancaire américain et européen. Ce qui s’opérait sur « fond d’endettement sur soi-même », ce qui est important à souligner. Les experts européens et américains soulignent très peu ce aspect voire pas du tout du « droit de seigneuriage » que les cinq Banques centrales occidentales (Fed, BCE, Banque du Japon et du Royaume-Uni) détiennent sur les pays du reste du monde. C’est précisément ce « droit de seigneuriage » qui fait la puissance des pays les plus riches, le G7. S’il lui est enlevé ce droit de seigneuriage, le G7 n’a plus raison d’exister.

 Donc comme on a énoncé supra, les crises économiques et financières font tôt ou tard irruption, mais le système économique et financier sécrète lui-même ses anticorps. Il neutralise et soigne les défaillances mais ne s’immunise pas. L’économie mondiale est comme un organisme vivant « dans la recherche permanente de sa santé ».

 Mais si l’économie mondiale s’en sort via l’irruption des pays du reste du monde, par le transfert de pouvoir d’achat aux pays exportateurs de pétrole et à la puissance américaine, et que ce changement opéré, on l’avait appelé l’« acte 2 du système de gouvernance monétaire mondiale », il reste que la situation économique mondiale s’est complexifiée.

 

  1. L’Allemagne et le Japon, un « rempart » au communisme sino-soviétique 

 Deux pays vont changer les donnes à la fois économiques et financières dans le monde. Au problème monétaire va s’ajuster l’économique dès les années 1950. Précisément, on a souvent parlé de « miracle japonais » d’après-guerre, comme on le faisait de l’Allemagne. Mais, en réalité il n’y a pas de miracle, que la « réalité des faits ». Tout peuple qui se serait trouvé dans les conditions de ces pays aurait fait la même chose. Miracle que l’on pourrait attribuer aussi à la « loi d’airain ».

 Pour y répondre, il faut chercher les raisons d’abord de l’avant-guerre. Venus en retard des empires européens et américain, vivant un plein essor démographique, à la recherche de leur place dans l’ordre impérial de l’époque, l’Allemagne et le Japon ont voulu eux aussi grâce à une industrialisation qui avait déjà commencé au XIXe siècle et qui n’enviaient en rien la puissance industrielle des autres pays européens, ont voulu « se tailler des empires sur les empires même des puissances européennes et américaine ». Pareillement à la crise, le blocage qui s’en est suivi avec ces nouveaux arrivants aboutit à deux déflagration mondiales.

 « La Guerre, une Nécessité de l’Histoire ! » Une « Destruction créatrice » ! On peut tout dire des phénomènes historiques. Mais le résultat est là, l’« ordre coloniale est détruit ». Et ce n’est pas peu au regard des enjeux de la première moitié du XXe siècle. Plus de la moitié de l’humanité (Asie et Afrique) s’est libérée. Et paradoxalement, l’Allemagne et le Japon qui ont été les acteurs, les deux déclencheurs dans le plus grand conflit que l’humanité ait connu, se sont relevés encore plus vite que les puissances victorieuses. Là encore, il faut l’attribuer à l’Histoire et à la place que ces puissances occupent dans le concert des nations. Précisément, la réponse de l’Histoire va vite se faire sentir.

 Avec la Guerre froide qui faisait rage surtout dans le conflit en Corée (1950-1953) et la perte du statut de seule puissance nucléaire au monde – l’Union soviétique est à parité nucléaire avec les États-Unis, essai thermonucléaire en 1953 – , ces deux grands événements placeront encore plus le Japon et l’Allemagne comme « rempart au communisme sino-soviétique ». Tous les moyens seront mis pour consolider rapidement ces deux pays, sur tous les plans. Economique, industriel, financier, social, etc. La reconstruction rapide de ces deux pays étaient vitales pour l’Amérique.

 L’enjeu qui se posait à l’époque est que le communisme sino-soviétique était aux portes du Japon et de l’Allemagne. Si l’Occident, et en tête les États-Unis, ne créaient pas une situation rapide de croissance, de bien-être, d’égalité pour ces pays, ne « tournaient pas rapidement la page de la guerre », les peuples allemands et japonais trouveraient aussitôt une « lucarne de sortie  » de l’occupation arrogante occidentale dans les systèmes communistes.

 La suprématie de l’arme absolue étant perdue, l’Occident risquait, si l’Allemagne et le Japon tombaient, de se trouver acculer aux avancées des systèmes communistes sur les autres territoires dont la France, l’Italie, l’Espagne et les pays nordiques qui passaient en première ligne. Bref toute l’Europe et surtout sans perspective de riposte risquait de passer dans le giron soviétique. Une guerre nucléaire était impensable, elle aurait anéanti le monde.

 Donc aucune issue si ce n’est de lancer et d’élever rapidement l’Allemagne et le Japon dans le statut de grandes puissances « économiques et sociales ». Il était hors de question que des « troubles d’ordre sociaux » puissent éclater dans ces deux pays. Il serait faux de croire que les dirigeants allemands savaient mieux maintenir la « paix sociale » que les autres pays européens. L’Allemagne et le Japon s’érigent non seulement en rempart mais en garant de l’ordre occidentalo-américain dans le monde. Leurs peuples devaient « être choyés ».

 On comprend alors pourquoi la vitesse de croissance pour ces deux pays était inégalable. Aucun pays développés en Europe, à l’époque, ne pouvait suivre la cadence de croissance commandée par l’Amérique. On a attribué beaucoup le miracle de ces pays au taux d’épargne élevé, une main d’œuvre déjà formée, la disparition des dépenses militaires. Et plus généralement, la démocratisation de l’économie, illustrée par la dissolution de puissants groupes financiers familiaux, la modernisation du monde de vie un peu à l’image de l’American way of life. C’est vrai, ces facteurs ont agi pleinement, comme aussi cette force psychologique profonde, cette ardeur sortie non de la défaite mais de la guerre elle-même qui, dans l’inconscient collectif de ces peuples, fait ressortir que ces pays n’ont pas affronté des pays mais affronté le monde. Ce qui est différent, et renforce l’ardeur des Allemands et des Japonais dans retour du temps. Une revanche de l’Histoire !

 Aussi peut-on dire que si tous ces facteurs ont joué, il reste que tout était dans la stratégie américaine de tout mettre en œuvre (investissements colossaux, transferts massifs de technologie et absorption facilitée par le niveau de la main d’œuvre, implantation de grandes entreprises industrielles, développement du secteur bancaire, etc.) pour relever ces pays.

 C’était un « processus qui dépassait le rattrapage ». Des enjeux vitaux pour les États-Unis d’élever l’Allemagne et le Japon au rang de « Grandes puissances ». C’était le meilleur rempart, en plus de la « dissuasion nucléaire », qu’il pouvait opposer au bloc communiste. Ce qui explique aussi l’entêtement des États-Unis dans les guerres menées au Vietnam, au Laos…

 

  1. Les modèles allemands et japonais ne sont pas exportables

 Et si l’Histoire a plus d’un tour dans son sac ? D’abord relever l’Allemagne et le Japon aura été comme rendre justice à des peuples eu égard aux vicissitudes qu’ont vécu ces peuples au regard de l’Histoire. Et si tant l’Allemagne que le Japon étaient prédestinés à jouer un rôle dans le devenir de leurs régions ?

 Au grand dam des États-Unis dont le leadership est remis en question par ces puissances vassales, le Japon, appuyé sur la technologie importée et désormais « japonisée », n’exporte-t-il pas des capitaux et renforce ses bases économiques en Corée du Sud, à Taiwan, en Malaisie ? Ne s’étend-il pas dans l’ensemble des marchés américains que lui a ouvert l’Amérique ? N’a-t-il pas commencé à envahir les marchés européens ?

 De même , l’Allemagne (RFA) qui s’est redressée plus vite que tous les pays européens et, à l’instar du Japon, envahit tous les marchés du monde (Amérique du Sud, Afrique, États-Unis, Europe). Ne pousse-t-elle, avec les crises monétaires et les krachs pétroliers des années 1970, le projet d’une confédération européenne qui serait nécessairement dominée par sa puissance économique et financière.

 L’Allemagne comme le Japon savent très bien que la puissance de demain ne sont pas les fusées intercontinentales mais la puissance économique, financière et monétaire. Ne propose-t-elle pas aujourd’hui à l’Europe de l’euro, une Europe politique. La question, cela marchera-t-il ce que l’Allemagne propose ? L’Europe politique est encore en balbutiement. Et surtout que l’Allemagne doit apporter des gages de sincérité. Comme celui de partager ? Ce qu’elle ne fait pas encore. Comment l’Allemagne et le Japon l’ont montré lorsque l’Occident dut faire face aux crises monétaires et pétrolières.

 Pour conclure sur l’Allemagne et le Japon, ils sont un pur exemple de « destruction créatrice ». Les pays européens notamment la France ne comprenaient pas que, dans les années 1970, les « modèles allemand et japonais » ne pouvaient pas être copié. Ils n’étaient pas exportables. Des approches simplistes laissaient croire qu’il suffisait de suivre leur modèle pour arriver aux performances de leurs économies. C’est là « méconnaître le sens de l’Histoire ». Le modèle allemand ou japonais relevait d’une structure historico-géostratégique commandée par l’évolution du monde. Ou plus simplement, une ascension qui était une « réponse de l’Histoire ». Il y a des choses que l’homme ne peut comprendre parce que c’est ainsi et pas autrement.

 

 

Medjdoub Hamed 

Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,

Relations internationales et Prospective.

www.sens-du-monde. com


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4 réactions à cet article    


  • mac 28 octobre 2014 09:53

    L’endettement une nécessité pour ne pas tomber dans la grande dépression dans les années 70 ?

    Cette endettement ne représente rien d’autre que la prise du pouvoir par la finance internationale trop souvent aidée par des hommes politiques vils ou corrompus. En France, il semble que cela corresponde à la disparition de Gaulle pour qui la politique ne devait pas se faire à la corbeille.
    Quant à la grande dépression, elle est aujourd’hui à nos portes (un quart de la population active au chômage ou ayant des situations très précaires dans un grand nombre de pays occidentaux) et ce n’est probablement pas fini. C’est sans doute pour cela que certains pays cherchent la guerre comme seule issue de secours...




    • Scual 28 octobre 2014 12:34

      Moi quand je vois le mot « modèle » suivit par... des pays en récession, ça me fit rire.

      Un modèle c’est pas sensé être un truc qui marche ?


      • Pere Plexe Pere Plexe 28 octobre 2014 19:10

        La réussite allemande est conjoncturelle et très relative.
        Quant au Japon ils inventent le seppuku économique qu’est la fuite en avant et la destruction du yen !


      • Cherkaoui -Citoyen Cherkaoui -Citoyen 28 octobre 2014 22:41

        Cet article met en évidence que tout modèle est le fruit d’une politique économique sur le long terme et d’une histoire géo-politique unique ce qui fait que son « exportabilité » ne garantie pas les mêmes effets et surtout pas les mêmes succès.
        Comparer l’économie allemande, japonaise et française peut se faire via des indicateurs de création de richesse, de taux de chômage, etc. mais pas en termes de validité du modèle car ils sont très différents.
        Le modèle allemand est basé sur la maitrise des déficits et l’exportation.
        Le modèle japonais est le plus libéral avec un subtil mélange entre interventionnisme étatique et capitaux privé
        Le modèle français repose sur la consommation et l’endettement public.
        Toute crise économique ou baisse de la demande affecte différemment ses 3 économies comme en 2008.

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