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Accueil du site > Actualités > Economie > Les négociations sur les retraites, et si c’était un véritable marché (...)

Les négociations sur les retraites, et si c’était un véritable marché de dupes ?

L’article revisite la question même de l’équilibre du régime des retraites en France avec le système par répartition qui lui est propre.

Après la grande négociation sur les retraites conduites en 2003 par François Fillon en sa qualité de ministre des Affaires sociales et qui ont abouti à l’allongement de la durée du travail pour les fonctionnaires, voilà la même problématique qui revient sur le devant de la scène à propos de la fin des régimes spéciaux. Un conflit social dur se profile à l’horizon au nom de l’équité entre les travailleurs : on a tondu les uns (en 2003), il faut maintenant tondre les autres.

Pour autant, va-t-on vers une solution durable de la question des retraites. La réponse est NON et trois fois non. Pourquoi ?

Nous sommes dans un régime de retraite par répartition qui est le propre du régime français alors que la plupart des pays européens et d’Amérique du Nord ont un régime par capitalisation. En d’autres termes, en France, ce sont les personnes qui travaillent qui payent la retraite de ceux qui ne travaillent plus tandis que dans les autres régimes, ce sont les économies constituées au fil des ans par le travailleur qui lui payent sa retraite. Dans notre système par répartition, il faut tenir compte de cette réalité : le nombre d’actifs a tendance à diminuer sur le long terme ou au mieux à stagner, notamment en raison de la mondialisation et de l’évolution de la structure du travail en France tandis que le nombre de retraités ne va aller qu’en augmentant de manière substantielle du fait de l’allongement de la durée de la vie.

En d’autres termes, le système français ne peut être « bénéficiaire » que lorsque le nombre de travailleurs actifs qui cotisent augmente et dans la durée, il ne peut être équilibré qu’en augmentant le nombre de travailleurs ou la durée du travail au long d’une vie : c’est le propre de notre système de retraites ! On entend le gouvernement se féliciter de la diminution du nombre de fonctionnaires, mais il est clair que si ce nombre de fonctionnaires ne diminuait pas, la branche retraite des fonctionnaires se porterait mieux. Si on continue à raisonner branche par branche de travailleurs de manière segmentée et si le nombre de fonctionnaires continue à baisser, autant se dire qu’il faudra travailler jusqu’à 75 ou 80 ans si on veut que la caisse de retraites des fonctionnaires soit équilibrée. Et ce qui est vrai pour les fonctionnaires l’est aussi à échéance plus ou moins longue pour l’ensemble des travailleurs car le stock d’anciens travailleurs devenus retraités ne peut qu’aller en augmentant.

Aujourd’hui, les pays où le poids des retraités est léger sont les pays de forte immigration comme l’Australie, le Canada ou encore les Etats-Unis, preuve s’il en était besoin que même avec le système par capitalisation qui est vigueur dans ces pays, l’équilibre voire le « bénéfice » dans un régime de retraites se fait par l’apport de nouveaux cotisants.

Alors soyons clairs pour une fois : soit on nous dit carrément qu’on peut mettre une croix sur notre retraite et qu’on travaillera comme certaines personnes aux Etats-Unis jusqu’à un âge très avancé pour bénéficier d’une retraite décente (on se souvient du reportage à la télé de ce vieux travailleurs de la régie des bus de San Francisco qui prenait sa retraite à 85 ans...), soit on met en place un autre système pour la prise en charge du retraité soit par le biais de la solidarité nationale et donc par la redistribution par le jeu de l’impôt soit par tout autre système, peut-être encore à inventer. Il faut en effet arrêter de vivre sur une fiction que les retraites peuvent s’apprécier branche par branche à savoir qu’on apprécie pour une catégorie de personnes (les fonctionnaires, les agriculteurs, les commerçants, les gaziers et électriciens, etc.) l’équilibre financier entre ceux qui cotisent en tant qu’actifs et ceux qui sont à la retraite et donc qui sont pris en charge en quelque sorte par les actifs. Si ce système, rappelons-le typiquement français, a pu bien marcher dans une période de croissance économique où le nombre d’actifs, donc de cotisants, allait en augmentant, et a pu justifier que certaines branches soient mieux loties que d’autres, tirons la leçon fondamentale qu’il ne peut plus fonctionner maintenant et que l’on doit tout remettre sur la table.

Reconnaissons clairement que le système de retraites par répartition n’est plus viable et que l’on doit donc se tourner vers le régime qui existe ailleurs dans le monde, celui par capitalisation en le réinventant au besoin. Savoir avouer l’échec d’un système qui n’a été repris nulle part ailleurs dans le monde sauf dans les anciens pays colonisés par la France, c’est déjà le commencement de la sagesse.

Faute d’un débat sincère et au fond des choses, l’alternative ce serait d’avoir chaque année des grèves contre l’allongement de la durée du travail au long d’une vie (bonjour le coût des grèves sans compter les désagréments que cela provoque !).

En fait, reporter l’âge du départ à la retraite revient à reprendre d’une main ce que les améliorations du système de santé ont permis de gagner en termes d’amélioration de l’espérance de vie à la naissance qui fait que l’on vit plus vieux aujourd’hui qu’avant. Ou alors si les gens persistent à vouloir partir à un âge raisonnable pour profiter d’une retraite heureuse, le montant de leur retraite sera si faible qu’il leur permettra à peine de survivre et là, la maladie ou le mauvais régime alimentaire viendra rétablir l’équilibre naturel et on constatera que l’espérance de vie à la naissance se remettra à baisser. Avec des gens mourrant plus jeunes (75 au lieu de 80 ans par exemple), l’équilibre des caisses de retraites reviendra et tout rentrera dans l’ordre. Cette question de la réduction des moyens financiers dont disposeront les gens à la retraite est à mettre en rapport avec la crise de l’énergie qui se profile pour les années 2015-2020 où le pic de production pétrolière sera atteint et où les prix de l’énergie seront sans doute très importants dans le futur « panier de la ménagère » des personnes retraitées. Les moyens financiers viendraient-ils à leur manquer que les vieux retraités seraient particulièrement sensibles à une vague de froid et on aurait un effet canicule à rebours. On assisterait alors à une hécatombe de personnes âgées. Aujourd’hui tout est lié et on ne peut pas traiter les problèmes de manière segmentée.

Cessons donc d’être hypocrites et regardons les choses en face sauf à attendre une régulation du système par la négation des avancées de la médecine et de l’amélioration continuelle des conditions de vie des Français. Pour ma part, j’en voudrais moins à un gouvernement qui pose les vraies questions et qui cherche sincèrement à les régler, quitte à ce que ça soit difficile, qu’à un gouvernement qui nous lanterne et considère que nous ne sommes pas capables de comprendre l’importance des débats.


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20 réactions à cet article    


  • Ronny Ronny 24 octobre 2007 13:21

    Un mot sur les retraites , en forme de coup de gueule.

    On nous présente le problème de façon simple, voire simpliste, de façon à nous faire gober presque n’importe quoi...

    Demontage de la démarche  : la durée de vie s’allonge (vrai), il faut donc plus de ressources pour alimenter les caisses de retraite ou les systèmes de retraite (vrai).

    On peut donc jouer sur 3 paramètres, la durée de cotisation (vrai), le montant de la cotisation (vrai) ou le montant de la retraite reversée (vrai). Le tout est en général assorti du terrible, il n’y a pas dautres solutions, equivalent francais du « TINA » de Mme Thatcher, entendez « there is no alternative », ou il n’y a pas d’autre choix. Et la TOUT FAUX ! Pourquoi ?

    Au cours des 30 dernières années, la productivité par employé (secteur privé) a explosé, sans que cette augmentationn de productivité se retrouve dans la même proportion dans le salaire, que celui ci soit direct (celui de la fin de mois) ou indirect (la retraite). Cette vision des choses est soutenue par toutes les analyses économiques qui montrent que la part des revenus salariaux a chuté en même temps que grandissait la part des revenus financiers. En d’autres termes, ce qui revenait des bénéfices effectués aux individus « à la production » (de l’ouvrier au contremaitre et au cadre) a été aspiré par le secteur financier : les entreprises elles-mêmes, leurs banques, leurs fonds d’invcestissement, les spéculateurs, etc. Les montants affectés par ce renversement de situation sont énormes, er si énormes que l’on règlerait quasiment le problème des retraites en revenant à la parité revenus du travail/revenus financiers des années 70.

    Notons que la mondialisation à sa part là dedans, la délocalisation d’emploi ayant conduit à une chute du nombre de cotisants salariés, et donc à l’évaporation des ressources que constituaient ces cotisations non reversées aux caisses par les entreprises ayant délocalisé.

    Dans le secteur public, où les retraites sont payées par l’impôt, on a mis en palce des réformes très couteuses en terme de personnel (la régionalisation / décentralisation a fait exploser le nombre de fonctionnaires territoriaux) tout en se refusant à mettre en place certains systèmes de collecte d’impots pour assurer non seulement un salaire direct décent mais aussi le salaire indirect qu’est la retraite. L’exemple de ces impôts oubliés, pointé du doigt par la cour des comptes (de dangereux gauchistes sans doute !) est la faible taxation des golden parachutes et autres stock options, dont le montant suffirant à reboucher ou presque le fameux trou de la sécu.

    Nos politiques au pouvoir préfèrent donc « taper » sur le bon peuple plutôt que de s’attaquer aux niches qui protègent et favorisent le manoeuvres financières (je repense à ce que D. Robert démontrait dans ses livres, puisqu’un de ses articles figure ce jour sur Avox) en partie peut être parce que c’est « plus facile », et en partie surement parce qu’eux même y ont quelques intérêts ...


    • Martin Lucas Martin Lucas 30 octobre 2007 11:32

      J’abonde dans votre sens !!!

      Je découvre d’années en années à quel point la perception de l’impôt et des cotisations, et les caisses de l’argent public sont segmentés, c’est étonnant qu’avec un tel système on ait pu tenir aussi longtemps.


    • MagicBuster 24 octobre 2007 14:00

      Proverbe Shadock : Pourqu’il y ait le moins de mécontents possibles , il faut toujours taper sur les mêmes (Aïe).

      CQFD (Re-Aïe)


      • tvargentine.com lerma 24 octobre 2007 14:02

        Non seulement il faut restructurer les administrations(comme les salariés du privé ont vécu des restructurations necessaire à la vie de l’entreprise) mais l’Etat doit faire 2 choses :

        1/ Faire cotiser 44 ans les fonctionnaires par solidarité nationale jusqu’a ce que les caisses soient redevenu excédentaire ,sachant qu’ils bénéficient d’une certaine garantie de ne pas etre licencié

        2/ Faire des départs négociés à l’amiable des licenciements secs (comme des millions de français ont déjà connu à l’exception des fonctionnaires !

        C’est une question de justice sociale,car de dire que je n’aurais rien comme retraite par ce que dans ce pays nous entretenons le train de vie d’une minorité,nous ne pouvons pas l’accepter

        Oui,il faut trancher tout de suite


        • Martin Lucas Martin Lucas 30 octobre 2007 11:35

          Pour une fois je suis d’accord avec vous Lerma ! Abolissons les privilèges d’une minorité ! Les banquiers, industriels, multi-actionnaires, membres de CA, rentiers, nous ont assez mangé sur le dos !

          Ah...euh...vous ne parliez pas d’eux ?


        • T.REX T.REX 24 octobre 2007 14:24

          1) Il ne faudrait pas oublier le secteur « privé » qui a été réformé en 95 par Alain Juppé. Il ne s’agit pas d’aligner les régimes spéciaux sur les fonctionnaires mais d’aligner tous les régimes de retraite.

          2) Je ne crois pas que le régime par répartition soit une exception Française !

          3) Certains économistes parmi les « Sages » interrogés au sujet des pistes de réforme du système de retraite qu’il fallait introduire progressivement une part de capitalisation pour assurer la pérennité du système, mais cela il y a 20 ou 25 ans déjà...maintenant il est un peu tard.

          4) Je suis pour cette introduction d’une part de capitalisation mais à la condition que cela soit géré par l’état, ou la caisse de retraite du régime général : C’est à dire d’une manière publique, collective, obligatoire et proportionnelle aux revenus et non privée, individuelle, volontaire et en fonction des moyens, ce qui permet de sauvegarder la solidarité et de faire garantir le versement des retraites par l’état.

          En conclusion, il y a bien des solutions alternatives et je suis prêts à cotiser davantage pour maintenir un système social de qualité.


          • T.REX T.REX 24 octobre 2007 14:26

            Oups ! Correction :

            3) Certains économistes parmi les « Sages » interrogés au sujet des pistes de réforme du système de retraite, ont préconisés l’introduction progressive d’une part de capitalisation pour assurer la pérennité du système, mais cela il y a 20 ou 25 ans déjà...maintenant il est un peu tard.


          • claude66 claude66 24 octobre 2007 15:01

            le travail étant de plus en plus automatisé ,nous aurons besoin de moins en moins de personnel et de plus en plus de machines (pas de maladie, pas de grève,pas de revendications)-donc plus de bénéfices.je pensais il y a 30 ans qu’il serait temps de faire cotiser le materiel -(théorie du Dr schueler en 1952) je pense que c’est toujours d’actualité


            • Internaute Internaute 25 octobre 2007 12:56

              Depuis le XVIII° on dit que le machinisme devrait libérer l’homme avec comme sous-entendu que le produit de la machine paierait l’homme à ne rien faire. Depuis 200 ans on se fourre le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.


            • Martin Lucas Martin Lucas 30 octobre 2007 11:37

              La machine n’a aucun rôle dans l’aliénation ou la libération de l’homme, ce sont des conditions politiques qui en décident.


            • bertrand 78 24 octobre 2007 16:01

              Pur manipulation que ce soit disant exposé.

              je vous invite a re-entendre ou relire l’ "Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944" Ils ont voulu et su faire naitre ce systeme pour le biens de tous.

              Vous ne souhaiter que le detruire pour votre bien personnel. Mais comment faire comprendre a des gens comme vous ce qu’est la solidaritée ??

              http://www.predoenea.org/cnr/appelcnr.html


              • pointal pointal 24 octobre 2007 19:30

                Les retraites, qu’elles soient par répartition ou par capitalisation, sont un prélèvement sur la valeur ajoutée créée par les actifs pour une redistribution vers les retraités.

                Après c’est la façon dont ce prélèvement est effectué qui change. Mais on retrouvera la même pression sur l’économie. Sauf qu’avec la capitalisation on peut généreusement exporter cette pression sur des pays étrangers via l’investissement des fonds de pension - qui agissent alors très fort afin d’avoir des rendements élevés - quitte à sabotter un peu/beaucoup l’avenir des salariés actifs (modération salariale très forte, délocalisations pour augmenter les marges, restriction des budgets R&D...).

                Lorsqu’il s’agit d’une retraite par répartition, c’est commun et ça s’applique à tout le monde à peu près de la même façon [1], et ce sont les partenaires sociaux/l’état qui fixent les règles.

                Je ne reviens pas sur le transfert très important de la valeur ajoutée dans les poches des actionnaires au détriment des salariés et des prélèvements sociaux assis sur les salaires, il y a déjà eu un commentaire là-dessus.

                Il y avait eu des pistes sur l’élargissement de l’assiette des cotisations sociales... les revenus financiers pourraient par exemple participer un peu plus...

                [1] Je ne suis pas contre une réforme des régimes spéciaux... si 1) elle prend en compte les conditions salariales et les niveaux de cotisation auquels les bénéficiaires ont été soumis, 2) elle se fait dans le cadre *général* de la prise en compte de la pénibilité et de son impact sur l’espérance de vie, et 3) elle s’applique à tous les régimes spéciaux y-compris députés militaires & Co.


                • vigie 25 octobre 2007 11:58

                  Il y a beaucoup de manichéisme et de désinformation sur le problème des retraites, quelques remarques quand même. Le PIB ayant fortement augmenté ses 20 dernières années sans que quelques sommes soient versées aux caisses de salaire ou se retrouve en proportion sur les feuilles de paye des travailleurs, par contre pour se constituer des caisses noires le patronat excelle en manœuvres de tous genres. Deuxième point, les délocalisations, les diminutions d’effectifs et les retraites anticipées effectuées de manières massives pour lisser certains secteurs d’activités avec les-pré retraites et ainsi donc la paix sociale ont contribuer à vider les caisses de retraites. Si l’on rajoute le pillage systématique de la sécurité sociale avec les milliards non remboursé et la gestion de la dette au cadés, on voit bien ou l’incurie de nos politiques nous ont mené, se sont quand même bien eux qui ont la gestion du pays toutes étiquettes confondues. Et si l’on y ajoute les milliards de cotisation patronale due a la sécu et non remboursé pour chantage a l’emploi (fermeture d’entreprises) alors je me dis que nous sommes ²les cocus magnifiques. ² De surcroît l’automatisme de l’appareil de production a contribuer fortement a accroître les profits et de fait diminuer le nombres de cotisants. Le pourcentage consacré aux financements des retraites était de 11,84% du PIB en 2003,les perspectives affichées dans le rapport du cor de 2005 font apparaître un besoin de financement de 14,38% en 2020 soit une augmentation de 0,2% supplémentaire par an.

                  Quelques pistes de financement ; augmenter les cotisations patronales (qui n’ont pas bouger depuis 20 ans) en différenciant les entreprises faisant ou non des investissements industriels et productifs pour le pays, créant des emplois ou non.

                  Supprimer les 25 milliards d’euros d’exonération patronale.(ou du moins pas sans contrepartie)

                  Elargir les bases de cotisations a tous les éléments de la rémunération (intéressement, participation, stock option)

                  Taxer les revenues financiers

                  Alors moi je veux bien que l’on accuse les services spéciaux de tous les maux, mais ils ne sont responsables que pour une infime partie du déséquilibre des comptes, un exemple : Les caisses des régimes spéciaux, du moins certaines ont contribuer pendant des années a renflouer les caisses déficitaires, et, ceci sans contreparties. les régimes spéciaux ne représentent que 5 % des retraités, ce pourcentage allant en régressant. Ce n’est donc pas la réforme des régimes spéciaux qui pourra permettre de financer les retraites...

                  http://www.bakchich.info/article1758.html

                  Quand a nos élues il semble bien que mise a part une réforme cosmétique a minima sur la durée de cotisation (peu contraignant pour eux...) pour le reste silence radio ,la crise connais pas !

                  http://www.dailymotion.com/video/x396sg

                  http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=42373

                  http://www.nouveau-ps.org/spip.php?article395

                  http://paul.quiles.over-blog.com/article-12471260.html

                  Le temps me manque et je n’ai pas la prétention de clore le débat n’y d’être exhaustif, il faut se méfier des manipulations et des effets d’annonce du gouvernement, car si nous en sommes la aujourd’hui il n’y avait personne en période de vaches grasse pour abonder financièrement les caisses de retraite, et surtout pas Mr Juppé qui s’est empresser de donner l’exemple en prenant sa retraite avant le vote de la loi ce qui lui aurait fait perdre de précieuses pépettes, pour ensuite revenir aux affaires. Mais comme tout le monde le sait la morale et la valeur d’exemple chez nos élus sont a géométrie variable.


                  • Fred 25 octobre 2007 13:35

                    « Quelques pistes de financement ; augmenter les cotisations patronales (qui n’ont pas bouger depuis 20 ans) en différenciant les entreprises faisant ou non des investissements industriels et productifs pour le pays, créant des emplois ou non. »

                    Les cotisations patronales sont parmi les plus élevées au monde et donc vous voulez encore les augmenter.

                    « Supprimer les 25 milliards d’euros d’exonération patronale.(ou du moins pas sans contrepartie) »

                    vous allez couler pas mal de petites boites ce n’est pas pour rien que la gauche n’a rien fait contre ça quand elle était au pouvoir. Cela dit Sarkozy propose quelque chose dans ce sens, on verra l’application.

                    « Elargir les bases de cotisations a tous les éléments de la rémunération (intéressement, participation, stock option) »

                    Entièrement d’accord mais tous les éléments de rénumération doivent y passer : les tickets resto, les allocs, prime pour l’emploi...

                    « Taxer les revenues financiers »

                    Pourquoi pas, attention à ne pas les faire fuir

                    « Alors moi je veux bien que l’on accuse les services spéciaux de tous les maux, mais ils ne sont responsables que pour une infime partie du déséquilibre des comptes, un exemple : Les caisses des régimes spéciaux, du moins certaines ont contribuer pendant des années a renflouer les caisses déficitaires, et, ceci sans contreparties. les régimes spéciaux ne représentent que 5 % des retraités, ce pourcentage allant en régressant. Ce n’est donc pas la réforme des régimes spéciaux qui pourra permettre de financer les retraites... »

                    La partie patronale pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux est largement supérieure à celle que l’on retrouve dans le privé. La part patronale pour ces gens c’est l’état donc nous tous.

                    Les retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux en pourcentage du PIB de notre pays est le plus élevé au monde ; il doit être autour de 4% maintenant et ça va aller en s’empirant à cause des embauches non justifiées dans le fonction publique depuis 82.

                    « Quand a nos élues il semble bien que mise a part une réforme cosmétique a minima sur la durée de cotisation (peu contraignant pour eux...) pour le reste silence radio ,la crise connais pas ! »

                    Entièrement d’accord.

                    « Le temps me manque et je n’ai pas la prétention de clore le débat n’y d’être exhaustif, il faut se méfier des manipulations et des effets d’annonce du gouvernement, car si nous en sommes la aujourd’hui il n’y avait personne en période de vaches grasse pour abonder financièrement les caisses de retraite, et surtout pas Mr Juppé qui s’est empresser de donner l’exemple en prenant sa retraite avant le vote de la loi ce qui lui aurait fait perdre de précieuses pépettes, pour ensuite revenir aux affaires. Mais comme tout le monde le sait la morale et la valeur d’exemple chez nos élus sont a géométrie variable. »

                    Ben oui, il n’y a qu’à voir la génération 30 glorieuses qui a profité de tout et qui ne veut pas partir quelques années plus tard pour essayer de maintenir le système en vie. Ça fait des années que la durée de cotisation aurait due être changée et indexée sur l’espérance de vie, oui mais voilà ce n’est pas populaire. Après avoir profité d’une activité économique exceptionnelle, cette génération a eu droit aux pré-retraites que nous devons maintenant financer. C’est beau la solidarité en France avec chacun qui cherche à tirer la couverture à lui et après on se prétend un pays social quelle douce rigolade.


                  • Yohan Yohan 25 octobre 2007 12:24

                    1/ on ne cotise pas assez par rapport à ce qu’on veut obtenir. 2/ Demandez aux caisses jusqu’à quand elles estiment pouvoir continuer de verser les retraites sans que rien ne change.

                    On peut toujours ergoter sur la manière de récupérer ici un euro, là un autre, ça ne sera jamais suffisant pour maintenir la retraite telle qu’elle s’envisage chez nous, et notamment pour certains, qui espèrent vivre bientôt centenaire : 35 années de travail, 35 années de retraite.

                    C’est tout simplement mathématique, inutile de chercher des faux-fuyants. S’il y a encore quelque chose à sauver, c’est de demander à tout le monde de faire l’effort : aux cotisants, aux marchés boursiers, aux fonctionnaires, et à tous ceux qui en ont bien assez et qui peuvent contribuer.

                    Vous l’aurez compris, j’adhère à ce que dit Jean Michel. Simple oui, simpliste non : tout simplement logique


                    • Internaute Internaute 25 octobre 2007 12:44

                      L’immigration pose bien plus de problèmes qu’elle n’en résoud. C’est trop cher payé pour avoir une retraite décente. Vous oubliez que le changement de nature de la population induira nécessairement un changement profond dans le fonctionnement des caisses de retraites. Si ce n’était pas le cas alors trouvez une explication logique au fait qu’il n’y ait aucune, je dis bien aucune, caisse de retraite qui fonctionne correctement dans les pays du tiers-monde. C’est bien de jouer à l’autruche mais la réalité vous éclaboussera quand-même la figure. Quand vous aurez fait venir l’Afrique en France vous aurez nécessairement le système de retraite africain.

                      Une partie de la solution à la baisse démographique est la baisse des retraites. Une question qu’on peut se poser est la suivante. Le système par répartition a l’avantage de pouvoir payer des retraites raisonnables dés son instauration et c’est la raison pour laquelle il a été choisi en France. Nos parents n’ont donc quasiment pas cotisé et touchent de confortables retraites. Est-ce qu’on ne pourrait pas dire que puisque les cotisants diminuent (quelle que soit la raison) il faut aussi diminuer la retraite de ceux qui en touchent ? Cela me paraît être une partie de la solution, en tout cas ce serait pure justice. Le fardeau doit être partagé entre tous et pas uniquement chargé toujours et encore sur les actifs.


                      • Jean-Michel B. 25 octobre 2007 17:01

                        J’apprécie la contribution faite par Ronny qui replace la question des retraites sur les fondamentaux de l’économie à savoir la répartition entre le capital et le travail, répartition qui s’est toujours faite jusqu’à présent, depuis ces 30 dernières années au profit du capital, et cela que ce soit des gouvernements de gauche (la répartition à l’avantage du capital n’a jamais été aussi forte que sous la période de François Mitterrand, malheureusement....). Le problème c’est qu’il est un peu tard pour reprendre le chemin à l’envers et qu’aujourd’hui, s’il faut agir c’est avec les moyens actuels. Ma position est de remettre la question à plat, complètement car comme le reconnais Ronny, les trois postulats de l’article sont vrais (durée de vie qui s’allonge, ressources à distribuer qui stagnent ou diminuent d’où montants à redistribuer qui ne peuvent que se réduire eux aussi).

                        Ma position n’est pas de substituer le système par répartition au système par capitalisation qui n’est pas forcément mieux. Ma position c’est un peu celle de Léon qui propose de reprendre toute la réflexion sur les charges entre actifs et inactifs et de laisser à l’Etat jouer son rôle de rééquilibrage entre les catégories sociales de manière à obtenir un ensemble harmonieux et durable car avec le jeu actuel on n’est pas près d’arriver à un équilibre des régimes de retraites car on sera toujours en déficit (situation actuelle de raréfaction/stagnation des actifs cotisants et accroissement du nombre de retraités) ou en excédent (situation de l’immédiat après seconde guerre mondiale avec un accroissement important du marché du travail et un nombre de retraités relativement limité du fait des décès dus à la guerre).


                        • Jean-Michel B. 25 octobre 2007 17:07

                          J’apprécie la contribution faite par Ronny qui replace la question des retraites sur les fondamentaux de l’économie à savoir la répartition entre le capital et le travail, répartition qui s’est toujours faite jusqu’à présent, depuis ces 30 dernières années au profit du capital, et cela que ce soit des gouvernements de gauche (la répartition à l’avantage du capital n’a jamais été aussi forte que sous la période de François Mitterrand, malheureusement....). Le problème c’est qu’il est un peu tard pour reprendre le chemin à l’envers et qu’aujourd’hui, s’il faut agir c’est avec les moyens actuels. Ma position est de remettre la question à plat, complètement car comme le reconnais Ronny, les trois postulats de l’article sont vrais (durée de vie qui s’allonge, ressources à distribuer qui stagnent ou diminuent d’où montants à redistribuer qui ne peuvent que se réduire eux aussi).

                          Ma position n’est pas de substituer le système par capitalisation à l’actuel système par répartition.

                          Ma position c’est un peu celle de Léon qui propose de reprendre toute la réflexion sur les charges entre actifs et inactifs et de laisser à l’Etat jouer son rôle de rééquilibrage entre les catégories sociales de manière à obtenir un ensemble harmonieux et durable car avec le jeu actuel on n’est pas près d’arriver à un équilibre des régimes de retraites car on sera toujours en déficit (situation actuelle de raréfaction/stagnation des actifs cotisants et accroissement du nombre de retraités) ou en excédent (situation de l’immédiat après seconde guerre mondiale avec un accroissement important du marché du travail et un nombre de retraités relativement limité du fait des décès dus à la guerre).


                          • iris 25 octobre 2007 18:10

                            et si on ne vivait pas jusqu’à 100ans comme certains envisagent. il y a la vache folle-le sida-des guerres peut etre en préparation-la pollution-peut etre + de canicule-de nouvelles maladies-de nouveaux virus...


                            • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 1er novembre 2007 17:39

                              NOTRE PROTECTION SOCIALE, UN COUT UNE CHANCE ????

                              pour notre économie

                              Les Jeunes qui ont eux 20 ans à la fin de ce millénaire trop souvent chômeurs, ou précaires sont déjà prévenus que leurs retraites sont compromises si on ne crée pas rapidement un financement nouveau, car ils n’aurons jamais assez cotisés. Nos gourous ont déclaré que le nombre d’actifs étant deux fois moins nombreux que les inactifs, que le système exploserait,

                              c’est vrai pour la part ouvrière, mais pas pour la part patronale.

                              Les inactifs sont des retraités/consommateurs qui consomment tous les jours et qui repayent des charges patronales que les industrielles n’oublient jamais rajouter dans leur prix de revient.

                              En 2025 les plus de 60 ans représenteront 52% des électeurs de notre pays,

                              qui prendra le risque de laisser ces vieux électeurs dans l’indigence ?

                              On veut nous imposer les fonds de pensions obliger les salariés européens à souscrire des actions pour qu’ils deviennent propriétaire des moyens de production.

                              Ce qui me fait bien sourire, c’est que les progressistes la réclament depuis un siècle sans grand succès, avec les sarcasmes et les quolibets d’utopistes de ceux qui nous les offrent aujourd’hui.

                              A moins que le patronat ne consente à des augmentations de salaires importants, je ne vois pas d’où les salariés européens vont sortir de quoi payer des fonds de pension, à moins de déshabiller Paul pour habiller Pierre.

                              Mais, qui a vu un chef d’entreprise assumer des charges et des taxes ? moi, jamais !

                              Je les ai vu payer des charges, des taxes, des matières premières, du combustible, mon salaire.

                              Le tout étant répercuté sur le prix de revient des produits qu’il fabrique , ce qui veut dire que lorsque vous achetez votre pain, vous payez le salaire du mitron et ses charges sociales, le loyer les taxes et le revenu du boulanger.

                              Car si ce n’était pas ainsi, votre boulanger serait en faillite et vous devriez allez acheter votre pain ailleurs.

                              Donc les charges sociales patronales sont toujours payés par le salariés/retraités/consommateur.

                              Ne croyez vous pas que la contribution patronale n’est pas une forme de TVA sur tous les SALAIRES de 48%.

                              LES ENTREPRISES NE PAYENT JAMAIS RIEN, C’EST TOUJOURS LE CONSOMMATEUR FINAL QUI PAYE TOUT

                              La TVA sociales doit être prélevé sur EXEDENT BRUT D’EXPLOITATION de toutes nos sociétés et entreprises..

                              Notre protection sociales font le salaire et le revenu d’un millions de professionnel de santé.

                              C’est 1/7 de notre Produit Intérieur Brut

                              extrait de l’ERREUR ECONOMIQUE www.ifrance.com/gb-manuscrit

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