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Accueil du site > Actualités > Economie > Les paradis (fiscaux) perdus

Les paradis (fiscaux) perdus

L’actuelle crise économique, masquée le plus souvent en seule crise financière pour ne point trop effrayer la populace, suscite logiquement une littérature considérable dans la presse in comme dans la presse off, chacun y allant sans recul de son analyse à chaud puisque à froid ça n’intéresse plus personne, les antilibéraux clamant bien fort « on vous l’avait bien dit », les libéraux chuchotant qu’ils s’en doutaient bien, mais qu’ils ne pouvaient pas le reconnaître ouvertement, parce que, attendez un peu, la pierre angulaire de tout le système, c’est la confiance, qui est l’autre nom de la main invisible du marché que vous venez de prendre dans la gueule et, si la confiance part, c’est tout l’édifice qui fuit, vous comprenez ?
 
Non. Pourquoi moins de confiance aujourd’hui qu’hier ? Les pratiques mafieuses des établissements industriels et financiers et leurs combines hasardeuses ne sont pas une nouveauté, souvenez-vous sans racler le fond de votre mémoire du Crédit lyonnais, d’Enron. Des têtes tombent dans le sable doré des villégiatures exotiques, le contribuable ordinaire éponge les dettes, les affaires ne reprennent même pas, elles continuent.
Quelquefois même, le petit patron naïf autant qu’honnête récupère ses billes, et des grosses. Demandez à Bernard Tapie.
 
Le libéralisme économique, c’est un miroir aux alouettes réservé aux menus et moyens entrepreneurs, aux petits commerçants, aux artisans, à quelques professions libérales pas protégées par le numerus clausus ni remboursées par la Sécu ou les mutuelles, à tous ceux qui, pas trop malins, prennent de vrais risques.
 
Au-delà, à partir d’une certaine surface humaine et financière de l’entreprise, on entre dans une économie administrée qui ne dit pas son nom : quand l’arnaque* se fait sans trop de douleur et à plein bénéf, les mandataires des grands groupes capitalistes élus pour contrôler les pouvoirs publics laissent aller, quand la machine à fabriquer du pognon sur les reins de l’employé et du client se grippe, généralement pour avoir abusé de l’un comme de l’autre, les mêmes mandataires reprennent provisoirement la main au nom du peuple souverain qui les nomme, bien sûr, pas en celui de leurs amis et protecteurs qu’ils représentent en réalité.
 
Certains romantiques doutent de l’efficacité du couple ploutocratie effective-démocratie de façade. Allons ! les pertes sont si abyssales qu’aucune garantie des Etats ne sauraient les combler !
Mais si ! Mais si ! En temps de paix, une démocratie bourgeoise ne consacre qu’une part relativement modeste de ses moyens à l’entretien de son armée, en cas de guerre, elle les décuple avec l’approbation fiévreuse des masses, qui se serrent vaillamment la ceinture, encore bien contentes de ne pas être sur le front.
Comme les autres Occidentaux, pour avoir la vie sauve, c’est-à-dire pour sauver un modèle de société qui leur réussit plus qu’ils ne l’admettent généralement, les Français moyens paieront tout ce que le directeur de la banque et son avatar politique, l’élu, leur demanderont de payer.
 
En revanche, tous ceux qui coûtent, même pas grand-chose, à la collectivité sans rien lui rapporter de sonnant et trébuchant, les exclus, les chômeurs, les familles monoparentales, les gagne-petit, les allocataires de toute sorte, ceux-là n’ont pas fini de morfler. Et s’ils regimbent un peu violemment, quoique normalement ils devraient crever en silence comme ils ont vécu, on leur enverra les chars avec la bénédiction des épargnants.
 
Il y aurait bien une autre solution, en plus de celle consistant à remettre dans leur maison moyennant un loyer raisonnable ceux qu’on en a chassé parce qu’on leur soutirait plus qu’il n’en pouvait fournir : la puissance publique, pourvu que son propre maître, la puissance des multinationales, l’y autorise, peut saisir tout l’argent qu’elle veut partout où il se trouve. Piller les paradis fiscaux même. Après tout, l’US Army a bien envahi La Grenade en 1983 pour y empêcher l’installation d’une administration socialiste pro-cubaine, pourquoi n’envahirait-elle pas les îles Caïman pour y ouvrir les coffres qu’elles contiennent si l’objet du braquage est de sauver l’Empire ? Idem la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, avec les îles anglo-normandes, le Liechtenstein, le Luxembourg, Monaco et tutti quanti.
Hé ! Ho ! Je délire ? Quand il ne reste plus rien, reste encore le rêve.
 
* vous ne comprenez pas de quoi je parle ? Eh bien, disons que vous achetez toujours trop chers des objets - de la socquette à l’hôtel particulier - réalisés par des producteurs pas assez payés pour cela. Entre vous et eux, les porcs se goinfrent.

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15 réactions à cet article    


  • Triodus Triodus 15 octobre 2008 11:41

    Ben voyons ! Une bonne guerre mondiale ?!

    Et n’oubliez pas une chose : Nos "belles" banques bien françaises et bien "solides" opèrent elle-m’emes dans ces paradis fiscaux.

    Et avec la bénédiction de nos gouvernementeux !

    Une deuxième balle dans le pied ?


    • jim 15 octobre 2008 17:38

      Oui, toutes les banques Françaises sont implantées dans ces paraids fiscaux. A l’exception de 2. Le crédit coopératif et la poste.

      Changeons tous de banque et elles finiront par quitter ces paradis fiscaux.



    • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 octobre 2008 11:45

      12 juin 2013

      Le groupe des députés NPC (parti des cocus) dirigé par Dugué , a suivi le Premier Ministre Delfe, et vient de voter l’intervention de l’armée française à Monaco, pays de l’axe du mal qui contient des ADM (armes de dissimulation de la monnaie)


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 octobre 2008 12:05

        Ajoutons que Benoît Poelvorde, Ministre de la Culture de la France d’après, qui vient d’intégrer la Wallonie, vient de proposer en conseil des Ministres une fête de la moule frite, le 22 juin, juste après la fête de la musique


      • LE CHAT LE CHAT 15 octobre 2008 12:01

        Silvio l’a dit , San marino est encerclé ! smiley


        • alberto alberto 15 octobre 2008 13:21

          Oui, Minet, et Merckel lache ses Panzers sur le Lichtenstein...


          • nounoue david samadhi 15 octobre 2008 16:03

            je suis entierement d’accord, il faudrait posser un ultimatum, @ la suisse d’abord pour la fin du secret bancaire et aprés pour la fin des paradis ifscaux et la saisie par l’armée de clearstream et les lessiveuses ...
            et aprés y’a aussi la justice qui a rien fait, les banquiers qui sont les instigateurs puis ensuite les speculateurs et leurs pompes à fric internationnals et aprés tous les liberaux bref sa va remplir les prisons :)))

            Le temps est venu : Sortons de l’économie casino !
            	 	 	
            Déclaration commune des Attac d’Europe sur la crise financière et les alternatives démocratiques.
            	 	 	 	 	  “Désarmons les marchés !”

            À la fondation d’Attac, en 1998, ce slogan se détachait sur fond de krach financier en Extrême-Orient. Depuis, nous avons vécu d’autres crises provoquées par les marchés financiers : en Russie, au Brésil, en Turquie, en Argentine, l’éclatement de la bulle de la « nouvelle économie » en 2001.

            Actuellement, le monde riche est au milieu de la crise la plus grave depuis la Grande Dépression de 1929. Le krach de Wall Street, en septembre 2008, marque la fin d’une époque : le système du capitalisme financier, un système mû par la recherche du profit maximum, s’est écroulé. Il s’est détruit par ses propres contradictions. Les ondes de choc viennent d’atteindre l’économie réelle. Les États-Unis sont entrés en récession, suivis par l’Union européenne. En fin de compte, c’est l’économie mondiale qui en subira les conséquences.

            La contraction de l’activité économique va entraîner davantage de chômage et d’inégalité. De nouvelles pressions vont être exercées sur les salariés pour qu’ils acceptent davantage de “flexibilité sur le marché du travail”, une diminution des salaires et de la protection sociale. La diminution de la demande globale provenant des pays riches aura des répercussions sur les économies vulnérables des pays en développement et augmentera la pauvreté. Les Objectifs du Millénaire, comme les objectifs d’un développement planétaire qui soit durable et respectueux de conditions sociales et de protection de l’environnement, deviennent tout à fait impossibles à atteindre.

            Crise financière et récession coïncident avec de brutales variations du prix du pétrole et de la nourriture, qui ont débouché sur une grave crise sociale et des émeutes de la faim dans plusieurs pays du Sud. Les variations des prix des matières premières et de la nourriture ont des causes multiples. Mais à nouveau, comme pour les différentes crises financières, la spéculation par des fonds de placement et autres investisseurs institutionnels a largement contribué à l’instabilité des prix.

            Le déclencheur de la crise fut les prêts hypothécaires excessifs consentis à des ménages en situation précaire aux États-Unis et la procédure de titrisation qui a permis de vendre ces créances douteuses à des institutions financières et à des ménages, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde. La vague de ruptures de paiement a eu des conséquences dramatiques pour les institutions financières (banques d’affaires et d’investissement, hedge funds, et maintenant les grandes banques traditionnelles). Maintenant c’est même le secteur non financier qui est affecté. La perspective économique, sociale et environnementale pour 2009 est sombre pour la plus grande partie de la planète.

            Nous aurions dû nous y attendre. Le krach confirme malheureusement les prévisions d’économistes hétérodoxes comme le prix Nobel Joseph Stiglitz, Attac, les mouvements sociaux et d’autres voix critiques. Même les superviseurs savaient que le système était au bord du gouffre, mais il n’y avait pas de volonté d’agir à cause de la croyance dominante dans les capacités autorégulatrices du marché.

            Aujourd’hui, sous la pression de la crise, même la communauté financière réclame des réformes. Mais les réformes proposées ne vont pas assez loin, puisqu’elles ne s’en prennent pas aux problèmes systémiques qui expliquent la crise. Elles concernent surtout le secteur financier et visent la stabilité. Ce n’est pas suffisant. Le capitalisme financier a également des conséquences désastreuses sur la distribution de la richesse et la démocratie. Si les banquiers réclament une intervention de l’État, ce qu’ils veulent c’est socialiser les pertes et garder les bénéfices dans des poches résolument privées. L’opération de sauvetage menée par le gouvernement des États-Unis pour 700 milliards de dollars (la plus importante qui ait jamais eu lieu), les interventions au Royaume-Uni, en Allemagne et dans d’autres pays européens relèvent de cette logique. Quand la communauté financière parle de réforme, il s’agit au mieux d’une (re)réglementation ponctuelle et de gestion de crise à court terme, histoire de sauver le néolibéralisme et de retrouver les bonnes vieilles habitudes une fois le danger passé.

            Ce qu’il nous faut, dans l’intérêt de la grande majorité de la population, ce sont de véritables changements vers un autre paradigme, où la finance doit être un instrument au service de la justice sociale, de la stabilité économique et du développement durable. Nous ne devons pas accepter un retour au statu quo dans les années qui viennent.
            La crise n’est pas le résultat d’un malheureux concours de circonstances, pas plus qu’elle ne peut se réduire à quelque défaillance d’un système de contrôle, des agences de notation ou à des erreurs d’acteurs individuels. Ses racines sont systémiques et c’est donc la structure et les mécanismes du système lui-même qui sont en cause.

            Les marchés financiers représentent le centre et le moteur de la mondialisation néolibérale. La domination du secteur financier sur l’économie réelle remonte à l’introduction de taux de change flottants entre les principales devises en 1973, en même temps qu’était aboli tout contrôle sur les mouvements de capitaux et qu’étaient libéralisés et dérégulés les marchés financiers, y compris des firmes d’audit soi-disant indépendantes mais en fait directement soumises à la pression du secteur financier. Depuis, les institutions financières et les mécanismes qu’elles mettent en place ont connu une expansion rapide ; la masse des actifs financiers, les dettes et la recherche de bénéfices se développent de concert. Il est important de garder à l’esprit la brutale accélération de ce processus après 2001, quand l’économie américaine se remettait de la crise des nouvelles technologies, en particulier l’augmentation spectaculaire de la dette intérieure des États-Unis (notamment l’endettement des ménages) et de son déficit extérieur, financé par le reste du monde.

            Ces tendances combinées ont mené au développement d’un nouveau modèle économique, une nouvelle forme de capitalisme, que certains appellent mondialisation, d’autres capitalisme financier et d’autres encore capitalisme actionnarial. Peu importe le nom, un fait est clair : alors qu’auparavant les marchés financiers avaient un rôle subordonné à l’économie réelle, ce rapport a été inversé. La priorité donnée aux « intérêts financiers » sur l’économie « réelle » fait que toutes les activités économiques servent à créer des bénéfices sur les marchés financiers et que des instruments financiers sont inventés pour faire des bénéfices uniquement sur les marchés financiers, sans se préoccuper de préserver une production et une agriculture durables ni d’ailleurs de l’épargne des clients « normaux ». La logique et la dynamique de maximisation des profits immédiats pénètrent tous les pores de la vie économique et sociale. La mobilité parfaite du capital financier, résultat des politiques néolibérales, joue un rôle crucial dans l’économie mondiale actuelle. Elle crée une concurrence planétaire non seulement entre entreprises multinationales, mais entre États, entre leurs systèmes sociaux et fiscaux, entre les travailleurs de différentes parties du monde. En créant un rapport de pouvoir favorable au patronat et défavorable aux travailleurs, cette domination du capital a mené à des inégalités croissantes, à une diminution des normes sociales et environnementales ainsi que des conditions de travail, et à la privatisation des biens fondamentaux et des services publics.

            Bref, la « liberté » des acteurs financiers s’est étendue au détriment de la vaste majorité des gens et a développé des activités économiques qui détériorent l’environnement ; l’échec de ce modèle n’a jamais été aussi évident qu’aujourd’hui, comme l’attestent la crise alimentaire, la crise énergétique et les changements climatiques. Ce modèle, soutenu par les gouvernements partout dans le monde, est complètement discrédité. Il faut donc en tirer les conséquences afin que les décideurs politiques et économiques inversent complètement ce système financier inéquitable et incompatible avec un développement durable, afin de mettre l’économie au service de l’équité, du développement durable et des besoins de la population.

            Une occasion historique s’est créée. Il dépendra de la pression de l’opinion publique de la transformer en une politique radicalement différente.


            • Internaute Internaute 16 octobre 2008 08:53

              J’aime bien le dernier paragraphe, envoyer l’armée chercher le pognon. C’est exactement ce qu’avaient fait les démocrates du Directoire en envoyant le général Bonaparte mener la campagne d’Italie. Son ordre de mission consistait à revenir avec le plus d’or possible pour renflouer les caisses de l’Etat, ce qu’il fit à merveille. Bonaparte s’est vite rendu compte que maîtrisant à la fois l’armée et le budget il n’avait plus besoin des démocrates pourris qui avaient mis la France en faillite.

              L’histoire ne se répètera pas car l’argent est dématérialisé. Ce ne sont plus que quelques ondes impalpables qui taversent l’ether et vont magnétiser des disque durs. Cependant, sous une forme plus moderne, la logique pourrait être respectée.


              • Gilles Gilles 16 octobre 2008 10:44

                Déjà si les anglais et les américains fermaient les paradis fiscaux sur LEUR territoires, un grand pas serait fait

                Iles anglo normandes, iles de Man, iles Cayman, Bermudes.... et d’autres confettis des Caraïbes sont BRITANNIQUES. Les iles Vierge sont Brito/US

                La Suisse est presque rentrée dans le rang (le secret bancaire a été trés allégé), Monaco, le Lichenstein, le Luxembourg, Saint Marin sont encerclés et non viables sans la coopération de l’UE. Un contrôle aux frontières et des visas, rien que ça, et ils tombent

                En une réunion de la commision de Bruxelle, puis quelques coups de fil, ces cas peuvent être réglés en un seul jour

                pour les autres....embargo et ça suffira

                Manque juste la volonté. 


                • Internaute Internaute 16 octobre 2008 11:21

                  Les paradis fiscaux font partie du système.

                  Dans la revue http://www.europlace.net/links/doc063831_fr.htm de stabilité financière, numéro spécial sur les Hedge Funds, éditée en Avril 2007 par la Banque de France, on explique assez bien toute la mécanique. Les gouverneurs de la Fed américaines louent les avantages des Hedge Funds qui permettent aux banques de limiter leurs risques de crédit et d’augmenter les liquidités sur le marché financier. On apprend que les Hedge Funds sont maintenant aux mains des investisseurs institutionnels (caisses de retraites, assurances, banques)

                  Dans le chapitre écrit par le Président de la JP Morgan qui explique ce qu’est un Hedge Fund, on trouve cette phrase savoureuse :

                  « Les hedge funds sont généralement immatriculés dans un pays et le plus souvent gérés dans un autre. Cette stratégie permet de simplifier les conséquences fiscales de leurs activités. »

                  Autrement dit, la fraude fiscale fait partie des méthodes de gestion des grandes banques.


                • Gilles Gilles 16 octobre 2008 13:52

                  Et même du système financier dans son ensemble

                  Comme je l’ai entendu sur BFM "les marchés ont besoins d’espaces de liberté", rôle que remplissent idéallement ces paradis fiscaux

                  Ils seraient donc absolument nécessaire au bon focntionnement d’une économie financiarisée....... c’est dire si la route est droite mais abrupte


                • Gilles Gilles 16 octobre 2008 18:29

                  Le MOnde , ce jour

                  Ces centres font courir un risque systémique à la planète. Ils abriteraient, en effet, selon l’estimation de l’ONG Transparency International (TI), "400 banques, deux tiers des 2 000 fonds spéculatifs et deux millions de sociétés écrans, représentant 10 000 milliards de dollars (7 400 milliards d’euros) d’actifs financiers !"


                  • Gilles Gilles 16 octobre 2008 18:30

                    mieux

                    Pour l’OCDE, la dérégulation des paradis fiscaux a contribué au développement de produits financiers exotiques à l’origine de la crise planétaire.


                  • Probité 17 octobre 2008 01:15

                    Concernant les paradis fiscaux,

                    Je ne pense pas qu’ils seront perdus, malheureusement.
                    Effectivement, dans le système capitaliste, les paradis fiscaux sont indispensables.
                    Ils permettent de réintroduire dans l’économie mondialisée, les liquidités d’argent sale (fraudes fiscales, trafics d’armes, trafics de drogues, prostitution,…) qui aujourd’hui sont indispensables au bon fonctionnement de cette économie, notamment au regard des sommes générées.
                    Le secret des paradis fiscaux permet également la création de sociétés fictives, nécessaires au blanchiment cette argent, mais aussi au détournement d’argent public comme par exemple : les marchés truqués, le trafic d’influence, le paiement de rançons à la suite d’enlèvements,... (lire : « Rélévation$ » de Denis Robert)
                    Les fanatiques du système capitaliste (sociétés transcontinentales privées du commerce, de l’industrie, de la banque, et des services en concertation avec de nombreux dirigeant politique) ont mis en place un système très élaboré(1), sans contrôle (aucune possibilité de contrôle par le citoyen) : Les chambres de compensations ou « clearing house ».
                    Ces organismes (sociétés) servent de méta-banque afin de garantir la bonne fin des transactions financières entre banques qu’elles soient dans un paradis fiscale ou pas (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Compensation). Elles n’ont pas pour rôle de contrôler la légalité des transactions effectuées.

                    Une piste de réflexion, en dehors de la suppression des paradis fiscaux, serait de contraindre ces chambres de compensation à un contrôle par des organismes souverains (voire de nationaliser), permettant ainsi une vérification stricte de toutes les transactions sur toute la zone Européenne (Ca n’est pas compliqué à faire, il faut juste une volonté politique. L’Europe serait à même de le faire par un vote à la majorité).
                    Mais cela ne peut être viable que si l’on régule la spéculation, particulièrement en ce qui concerne les zones en dehors de l’Europe.
                    Encore faut-il que les citoyens soient correctement informés et qu’ils le souhaitent !!!


                    Touchant à la régulation de la spéculation,
                     
                    Avant d’aborder ce point, il est nécessaire de cadrer l’usage des termes utilisés.
                    Pour comprendre la spéculation, il est nécessaire au préalable de définir les mots suivants :
                    Commerce : échange de biens ou de services en êtres humains. Il peut être réalisé sous forme de troque ou par l’intermédiaire de monnaie (une marchandise ou un service = Monnaie ou service = une marchandise ou un service), un échange équitable, où l’argent, si elle est utilisée, n’est qu’un intermédiaire qui facilite l’échange.
                    Capitale : Le tiers dispose d’un capital (une somme d’argent), il achète une marchandise ou un service à un tiers. Il le revend et en tire une plus-value ou profit (Monnaie = marchandise ou un service = Monnaie + plus-value).
                    Cette plus-value est l’hydromel des fanatiques du système capitaliste (ces derniers paient même des « traeder » pour ça, et cher).
                    En dehors de la question qui est de savoir si cette plus-value est justifiée (les convictions politiques de chaque citoyen arbitreront), il est nécessaire de s’interroger sur la finalité de la démarche du système capitaliste. La soif de profit ayant engendré des crises économiques et en particulier, celle que nous subissons actuellement, oblige à quelques questions :
                    D’où viennent ces plus-values ? Sont-elles justifiées ? Qui les a engendrées ? A qui elles profitent ?
                    Une réponse est régulièrement avancée par les adeptes de la « fabrication du consentement » (Lire « Propaganda » de Edward Bernays éd. Zones) : le « bénéfice » est justifié et c’est un postulat ! (les argumentations ne manquent pas pour argumenter cette thèse).Néanmoins, dans ce système, il est aisé de constater, que la plus-value engendrée, profite de moins en moins à celui qui est productif (qui créé), qu’à celui qui investi (l’improductif ou le rentier).

                    Une nouvelle piste de réflexion, pourraient être de prévoir la taxation les transactions boursières, non pas comme le préconisait Tobin de 0.5 à 1 %, mais de 5 à 10 % (En France, la taxation moyenne sur les revenus représente environ 7%, pour les citoyens en activité - la taxation nécessaire, d’une personne en activité serait-elle plus justifiée que celle d’une autre personne qui fait rien ?).
                    Les besoins nécessaires pour la mise en œuvre de telle décision sont enfantins, une ligne de programme (informatique) dans les procédures actuellement en cours au niveaux des chambres de compensations suffirait (un débutant serait en mesure de la réaliser).
                    Cette solution permettrait de contraindre les rentiers à investir, des marchandises ou des services de qualités, avec des objectifs à long terme ; et non dans une perspective de profit à court terme avec comme seul  but : la maximisation des profits.
                    Enfin, je pense que ces deux pistes de réflexion sont indissociables, sous peine de se voir réduites à néant.
                     
                    En conclusion, en imaginant que de telles décisions soient prises dans ce sens, une question reste en suspend :
                    Dans les années à venir, les ressources de notre planète seront-elles suffisantes pour « encaisser » un tel programme ? Cela est moins sûr ?

                    Une nouvelle réflexion s’ouvre, en interdépendance avec celle qui nous occupe ! mais un nouveau paradigme est prêt : la technologie !

                    (1) : A l’origine initié par les banques privées ou publiques, l’évolution informatique aidant. Aujourd’hui, les principales chambres de compensations dans le monde (dépositaires de titres), ont leur siège en Europe : le Luxembourg et la Belgique. Les titres échangés dans ces organismes sont de l’ordre du trillion de dollar par an (1018 soit 1 000 000 000 000 000 000 $).

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