Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Les paradoxes des CxE

Les paradoxes des CxE

L’approche idéologique qui semble prédominer sur la question du CPE ou du CNE masque un certain nombre de paradoxes, qui président à leur naissance.

On peut être pour ou contre le CNE ou le CPE, et les deux camps font valoir des arguments le plus souvent légitimes, mais souvent très connotés idéologiquement. Ainsi, un sondage paru aujourd’hui dans Le Monde indique que le principal clivage à l’œuvre, lorsqu’on porte un jugement sur le sujet, est un clivage partisan très classique de type droite/gauche. Les pro se rangent à droite ou au sein du patronat, les contre à gauche, parmi les jeunes ou les fonctionnaires. Or cette vision dichotomique classique tend à soustraire à l’analyse des aspects pour le moins paradoxaux de ces nouveaux contrats de travail.

Le capital humain

Dans les années 1960 l’économiste américain Gary S. Becker a popularisé la théorie du capital Hhumain (human capital, 1964), qui lui vaudra d’ailleurs le prix Nobel d’économie en 1992. Dans cette approche, le facteur humain est une ressource en tant que telle, qu’il faut donc optimiser au même titre que d’autres facteurs de production. Afin d’accroître le rendement de ce capital humain, il faut notamment investir dans l’éducation, la formation ou encore la santé des individus. Peu à peu, cette théorie s’est diffusée dans le champ des entreprises, et de subtils changements sémantiques ont accompagné cette évolution. Désormais les employés devenaient un atout, un actif à valoriser, et les directions du personnel - correspondant à une vision plus « classique » des effectifs d’une entreprise- sont devenues des directions des ressources humaines, voire des directions du développement des ressources humaines. Nous avons d’ailleurs tous entendu de nombreux discours sur ce sujet, nous expliquant qu’il n’était de « richesse que les hommes » ou que le « succès d’une entreprise est le succès de ses équipes ».

Mais que nous disent les contrats de type CxE : le salarié est envisagé explicitement comme une variable d’ajustement, puisqu’il peut être licencié pendant une longue période (2 ans) sans justification, et que cela répond à une demande répétée d’une partie du patronat. Dans ce contexte, l’investissement en capital humain devient totalement secondaire, et dans le meilleur des cas se trouve repoussé aux calendes grecques (quel employeur va payer une formation à un salarié en CPE ou CNE tant qu’il n’a pas la certitude de le garder ?). Il y a là une évidente contradiction entre un discours managérial et une pratique concrète. Par ailleurs, toutes les études montrent la corrélation positive entre la motivation et la productivité ou l’efficacité ; or un salarié dans un état instable ne peut être pleinement motivé. On travaille rarement bien sous une contrainte. Là encore, nous avons une contradiction entre la nécessaire optimisation d’une ressource importante, les hommes, et la réalité qui se dessine.

Enfin, nous savons tous que pour des économies développées comme celle de la France - voir par exemple l’agenda de Lisbonne au niveau de l’Union européenne - la mondialisation impose une « sortie par le haut » en investissant les champs de la recherche, du savoir et de l’éducation de façon beaucoup plus intensive, en somme en renforçant notre capital humain collectif. Les contrats de type CxE donnent dès lors un signal pour le moins divergent.

Rigidité

Un des objectifs annoncés des CxE est de fluidifier le marché du travail en permettant de licencier plus facilement : il faut pouvoir ajuster ses effectifs à la demande, en fonction de la conjoncture. L’objectif énoncé de cette façon paraît assez pragmatique. Mais l’effet anticipé est sans doute assez théorique, et sera en tout cas beaucoup plus ambigu. En effet, si tous les contrats de travail étaient de type CxE, c’est-à-dire que le licenciement, quelle que soit l’ancienneté du salarié, était facile, on pourrait anticiper une fluidification du marché du travail. Mais à l’issue de la période de consolidation de 2 ans, le CxE se transforme en CDI, et le licenciement devient beaucoup plus difficile. Dès lors, imaginons un salarié qui est « enfin » passé en CDI après la période des 2 ans, ou se rapproche de la date fatidique : que va-t-il faire  ? Eh bien, il va s’accrocher à son poste ! De même un salarié déjà en CDI refusera-t-il systématiquement de changer d’entreprise pour un CxE, car il renoncerait à une somme d’avantages beaucoup trop grande. Au bout du compte seuls les salariés déjà sous un régime de type CxE, et encore seulement au début de la période des 2 ans, seront éventuellement susceptibles de changer d’emploi pour un autre job toujours sous un régime de type CxE. Les autres salariés se garderont bien le faire. On aboutira alors d’une part à la création d’une catégorie précaire de salariés, les CxE, et de l’autre à une rigidification supplémentaire des parcours pour les autres employés. Dans un pays au sein duquel la mobilité professionnelle est un vrai problème, on crée donc de nouvelles barrières au changement. Nouveau paradoxe.

Des pistes ?

On a donc le sentiment que les contrats de type CxE répondent de façon inadaptée à des questions qui sont pertinentes, comme celles de la mobilité ou de l’environnement juridique complexe des entreprises en matière de droit du travail. De plus, ils soulèvent des paradoxes étonnants, que nous avons évoqués plus haut : salariés vus comme des charges et non des ressources, rigidification des parcours...

Il faut donc à nouveau poser le problème à plat et repenser ces mesures ; notre intuition est notamment qu’une flexibilité accrue ne pourra pas avoir de sens sans contrepartie pour les salariés. Certaines contreparties sont logiques : une juste indemnisation en cas de licenciement, qui doit être prise en charge par les entreprises et non pas la collectivité, et des obligations de formation dans les parcours professionnels. En somme, une vraie négociation avec les partenaires sociaux est nécessaire sur ces sujets !


Moyenne des avis sur cet article :  4.52/5   (100 votes)




Réagissez à l'article

62 réactions à cet article    


  • Sophie (---.---.127.132) 28 mars 2006 11:08

    Cet article a une approche intéressante du CPE, néanmoins, je voudrais apporter quelques précisions. D’une part, je ne pense pas qu’une opinion partisane fasse valoir des arguments légitimes car les éléments développés en faveur ou contre le CPE sont tronqués par rapport au texte de loi. Par ailleurs, le CPE est victime d’une surmédiatisation/désinformation, de sorte que les citoyens n’ont pas toutes les clés pour avoir une opinion raisonnée. Par conséquent, je pense qu’avant de donner son avis on ferait mieux de lire le texte de loi qui est disponible sur le site de l’Assemblée Nationale. D’autre part, le CPE ne se transforme pas en CDI au bout de deux ans, puisqu’il s’agit d’un CDI, dès la conclusion du contrat. La différence réside juste dans les modalités spécifiques de rupture du CPE et des garanties qui l’accompagnent pendant cette période, toutes les autres dispositions du Code du travail sont applicables de plein droit(notamment les protections contre les discriminations). Pour plus de pistes juridiques sur le CPE, je vous invite à visiter mon site à la rubrique actualité.


    • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 28 mars 2006 12:22

      Effectivement le discours gouvernemental consiste à dire que les CxE sont des CDI. Mais c’est essentiellement de la sémantique puisque sur des points fondamentaux (période d’essai, motivation des licenciements) les différences sont notables. D’ailleurs il y’a une contradiction fondamentale à dire que ces contrats visent à acroître la flexibilité et continuer à pértendre qu’ils sont des CDI « classiques ». Cdt,


    • (---.---.147.110) 28 mars 2006 15:45

      Si tu veux, c’est un CDI, mais avec beaucoup d’aménagements, et c’est dans le détail que le diable (néo-libéral) se cache.

      - D’abord une période d’essai de 2 ans avec la faculté de licencier au cours de cette période sans justification.
      - De plus ce contrat est complété par toute une série d’avantages financiers pour l’entreprise, qui, chose étonnante, restent acquis même en cas de licenciement au bout des 24 mois.

      Ces détails finalement sont suffisament gros, pour que ce contrat soit rétoqué par le Conseil Constitutionnel.


    • gosselin benjmin (---.---.212.114) 29 mars 2006 03:02

      oui c’est vrai mis il ne me semble qu’il y est de prise de positions partisane juste humaniste est raisonné économiquement voir : mon alternative idéologique plus loin


    • Soph (---.---.173.20) 28 mars 2006 11:51

      Je vous invite à lire l’article de Maitre Eolas sur ces théories concernant les CPE

      http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/03/25/309-faisons

      Absolument remarquable !


      • Marsupilami (---.---.36.137) 28 mars 2006 12:29

        Excellente réflexion. On touche le réel du doigt. Les têtes pensantes de CxE ne les ont pas pondus dans la réflexion et le sens du long terme, mais dans un état d’affollement, le nez collé sur le guidon de l’immédiat.

        Mais quel gouvernement osera tout remettre à plat ? Ce devrait être le rôle des socialistes, mais ces petits messieurs et leur petite madame, déconnectés du réel et du peuple, se contentent de se faire des chausse-trappes entre eux.

        Quel gâchis...


        • Michael (---.---.132.2) 28 mars 2006 13:10

          Je vous invite également à bien lire les sondages dans leur intégralité. On ne nous présente systématiquement que la partie immergée et orientée du sondage 63 % sont opposées au CPE mais 50 % souhaitent qu’il reste avec des aménagements !!

          Arrêtons de jouer à l’autruche , la mentalité française est le principal problème. Le français a conscience des problèmes mais refuse de les régler


          • Bobi (---.---.76.113) 29 mars 2006 08:13

            Amen !

            $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$


          • (---.---.38.140) 28 mars 2006 13:55

            Mon cher michael, je propose que l’on baisse ton revenu de 20 pour 100, que l’on te mette en concurrence avec quelqu’un de moins cher que toi et de continuer a faire face aux dépenses quotidiennes.

            Mon raisonnement vaut pour un salarie ou artisan (car Bolkeinstein va les précariser).Notamment dans le batiment

            CNE-CPE-CDE ou directive Bolkeinstein, c’est la meme m... qui produit un nivellement du niveau de vie par le bas...

            Vive la France Libre.


            • Al-Capone (---.---.50.140) 29 mars 2006 07:39

              Le guerre est fini de puis longtemps, nous sommes en 2006 !


            • Bobi (---.---.76.113) 29 mars 2006 08:14

              lol tout a fait d’accord.

              La France libre de quoi ? d’aller dans le mur ?


            • RAZ LE BOL ! (---.---.178.150) 29 mars 2006 11:24

              Monsieur,

              Avez vous voté pour ou contre l’Europe ?

              Si vous faites allusion aux ouvriers polonais travaillant dans notre pays, je dis haut et fort que je rends hommage aux syndicalistes qui les ont défendus. Si nos syndicalistes passaient leur temps à défendre réellement les travailleurs de la France d’en bas, ils auraient certainement plus d’adhérents, au lieu des malheureux et péniblement 6% en bloquant le pays par des grèves et des manifestations aberrantes.

              Ne mélangez pas le CxE avec Bolkenstein ! Pour contrer Bolkenstein, il faut être fort au Parlement européen pour se faire entendre et il fallait voter OUI ! Il faut aussi enfin rejoindre le courant syndicaliste européen qui est favorable au OUI !

              Pauvre FRANCE par le petit bout de la lorgnette !


            • (---.---.38.140) 29 mars 2006 11:57

              L’Europe, l’europe, l’europe....vous connaissez la fin de la phrase du Général De Gaulle.

              La suisse n’a pas besoin de l’Europe !


            • RAZ LE BOL (---.---.178.150) 29 mars 2006 15:15

              Cher ami, vous citez beaucoup le Général DE GAULLE.

              Une question : Etiez vous présent au référendum lancé par le Général sur la régionalisation ? Si oui, aviez vous voté Pour ou Contre ? Comprenez vous pourquoi le Général parlait de la Suisse, ou Confération Helvétique ? Nous sommes loin, très loin de ce modèle ! BINGO


            • (---.---.38.140) 30 mars 2006 08:55

              En 1969, les gens n’ont pas voté pour la question posée, mais pour ou contre De Gaulle au pouvoir. je n’étais pas seul à voter et on était trop près de 1968...


            • RAZ LE BOL (---.---.178.150) 30 mars 2006 13:11

              Voyez vous, c’est le mal de notre pays !

              A la question « êtes vous pour ou contre la régionalisation », on votait contre le Général !

              Aujourd’hui, ce n’est pas pour ou contre le CPE, mais c’est « appelez celà comme vous voulez ! » pourquoi pas n’importe quoi !

              On prends vraiment les Françaises et Français pour des abrutis ! De quoi pleurer de rires !


            • Rage Rage 28 mars 2006 14:00

              Salut Chem Assayag,

              Encore un bon article de ta/votre part. Je ne suis pas d’accord sur tous les points mais je partage la conclusion qui vient à dire que l’on se trompe de problème (on agit sur le contenant et pas sur le contenu).

              Pire encore, on ne résoud pas le problème mais on méprise le travail en connotant les ressources de l’entreprise comme étant un « coût » ou une « charge ». Cela me rappelle le discours de la chef d’entreprise présente lors de l’émission d’Arlette Chabot sur France 2 et qui nous disait que les salariés ont un coût : Certes, ils en ont un mais il serait quand même bien erroné d’omettre le fait que ces salariés RAPPORTENT de l’argent à l’entreprise.

              Pour certains, ils rapportent surement 4 fois plus que leur salaire brut + charges, soit 8 fois plus que ce qu’ils touchent ! Alors le discours larmoyant des patrons, même si je comprends leurs difficultés, s’arrête chez moi aux indices statistiques de résultats des entreprises : Etrangement, ceux-ci sont records en 2005, qu’il s’agisse du Cac 40, mais aussi des majors régionales, des filiales du BTP, de la téléphonie etc...

              Alors que l’on cesse de sacrifier l’humain sur l’autel du profit sans mesure. Que l’on rationnalise déjà les écarts de salaires serait un bon début. Ensuite il suffit de voir la prolifération de 4X4 et autres « afflux d’épargne sur les marchés » pour comprendre que dans ce système, si beaucoup perdent, peu gagnent beaucoup.

              Peut-on faire porter le chapeau à la jeunesse ?

              En tous les cas le CPE aura eu le mérite de décridibiliser encore un peu plus une image terne du patron Français. Il ne faudra pas s’étonner que ceux-ci soient mal vus compte tenu des discours ultra égoïstes qu’ils nous ont assené depuis 2 mois pour ne pas dire 4 ans (2002).


              • (---.---.147.110) 28 mars 2006 14:57

                « En tous les cas le CPE aura eu le mérite de décridibiliser encore un peu plus une image terne du patron Français ».

                Je partage ton constat, mais à l’inverse je suis triste de cette situation. Ceci dit quand on entend le discours du MEDEF, il y a vraiment de quoi être atterré.


              • éric (---.---.117.83) 28 mars 2006 14:07

                Effectivement de généreuses indemnités de chômage pendant une période longue (au moins un an) permettraient de répondre aux exigences de flexibilité des employeurs et à la sécurité financière des salariés. Une façon de découpler revenu décent et travail. Ceci est fort intéressant, mais, comment financer les indemnités ? Les employeurs s’opposeront à toute hausse de charges. Les salariés verraient leur pouvoir d’achat fortement baisser s’ils devaient être les seuls cotisants. Donc baisse de la consommation. La seule solution consisterait à élargir le champ des cotisations. Mais là, outre les réticences, on arrive à faire supporter à toute la collectivité le coût d’une mesure qui finalement profite surtout aux entreprises en terme de flexibilité mais pas de coût. Le système de concurrence tel qu’il fonctionne actuellement avec des économies dites « ouvertes » tend à aligner les coûts sur le moins-disant fiscal et social. En quoi les CNE et CPE peuvent-ils lutter contre cela ? En rien, ils ne sont pas là en réalité pour accroître le nombre d’emplois mais pour fragiliser à terme tous les salariés et en faire des esclaves-consommateurs bien obéissants.


                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 28 mars 2006 14:41

                  Excellente analyse qui conforte l’idée que la contradiction principale du capitalisme financier spéculatif tel qu’elle « investit », aux deux sens du terme, la production de biens et de services, réside dans la recherche du retour sur investissement maximum à très court terme aux dépens du développement de la qualité et de l’innovation qui exige la motivation des salariés des l’entreprises à moyen et à long terme ; motivation pourtant nécessaire à la sécurisation à long terme des profits (c’est aussi le problème des fonds de pension). L’économie casino risque de tuer la poule aux oeufs d’or qui la rend à court terme rentable et de ruiner à long terme ceux qui croient gagner sur fond de casse sociale permanente..

                  Il faut donc, dans l’intérêt même du dynamisme capitaliste de création de la valeur, taxer les profits spéculatifs à court terme et privilégier les investissements et les gains à long terme.

                  Reste la question de la répartition de ces gains : elle est aussi liée à celle de la motivation, de la pacification des relations sociales et de l’extension nécessaire de la demande solvable..

                  Le rasoir philosophique


                  • Bobi (---.---.76.113) 29 mars 2006 08:22

                    Encore un pro-taxe sur tout et n’importe quoi, my god ! Et qu’est-ce que « long-terme » & « court-terme » exactement ? Est-ce qu’il y a une separation absolue entre la positivite et la negativite de l’horizon d’investissement ?

                    Si tu peux me prouver qu’il y a une frontiere nette alors on pourra en reparler autrement cherche d’autres criteres de taxation, il y en a de plus valables et je suis sur que tu ne manques pas d’imagination.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mars 2006 09:01

                    Tout économiste peut concevoir un système de taxation progressif sans effet de seuil en fonction de la durée de l’investissement, cela existe déjà dans nombre de pays capitalistes. Je ne suis pas assez expert pour vous le livrer clé en main ; mais l’accord sur le principe me suffit et ce principe est justifié par le fait que l’économie-casino est à terme économiquement et socialement catastrophique.

                    On peut aussi jouer sur une baisse des charges sociales (compensable par une baisse du chômage) et une redéfinition de la répartition de ces charges pour ne pas trop désavantager le travail. Rien ne coûte plus cher que le chômage....qu’il faut bien financer si l’on veut éviter l’explosion sociale qui, elle, coûterait très cher en moyens de répression croissants, d’où de nouveaux impôts !

                    Le rasoir philosophique


                  • pecogen (---.---.37.10) 28 mars 2006 14:49

                    VOTRE ANALYSE OUBLIE TOUS LES AVANTAGES EXORBITANTS DES FONCTIONNAIRES ET ASSIMILES QUI ASPHIXIENT LES ENTREPRISES SOUS LEURS CHARGES ET EMPECHENT TOUT ACCES AU TRAVAIL POUR LES JEUNES ET CEUX QUI SONT MOINS PERFORMANTS


                    • alaroz 28 mars 2006 15:22

                      ARRÊTEZ DE CRIER, ON N’EST PAS SOURDS !!


                    • alaroz 28 mars 2006 15:25

                      Ah ! Ca fait du bien de lire un article intelligent sur le CPE.


                    • dscheffes (---.---.30.209) 29 mars 2006 08:43

                      il fait des « fôtes » d’ortographe, il crie et le comble, il raconte des c....


                    • Rage Rage 28 mars 2006 15:23

                      Ah mais je ne me réjouis nullement du fait que l’image des patrons soit terni pour ne pas dire plus. Au contraire je pense que c’est un drame et qu’ils ne font rien pour changer la donne. Y a t-il encore des patrons modérés dans ce pays ? Des gens qui savent dialoguer, écouter, proposer ? Ou bien est-ce que tous les « patrons » sont omnubilés par l’immédiateté ?

                      Ne faudrait-il pas - urgemment- se mettre autour d’une table et balancer la charette sur la nappe afin que l’on puisse enfin avancer ?


                      • Céline (---.---.232.227) 28 mars 2006 15:32

                        J’ai remarqué que lorsqu’une loi sort nos chers politiques nous donnent comme justification : cela a fait ses preuves pour certain, au Royaume Uni, pour d’autres ; dans les pays Nordistes alors pour le CNE et CPE rien Les Allemands, non ils nous regardent à la lorgnette car ils aimeraient bien piquer l’idée. Etonnée,devant cette céativitée Française d’un gout très douteux nos Enarques ne créent pas, ils copient, amènagent point Alors j’ai trouvé dans un hebdo un petit article qui m’expliquait que j’avais raison : Marianne N°466 :(...) Aucun pays Européen n’a concocté un contrat spécifique comparable au CPE. Seule L’Italie de Berlusconi s’en est approchée (..) Et où cet article rejoint votre réflexion, c’est le constat de Maria Pia Camusi, spécialiste italienne des problèmes d’emploi : « les entreprises préfèrent utiliser toujours le même stock de travailleurs flexibles. du coup, cette flexibilité n’est pas devenue une passerelle vers l’emploi stable, mais un trou noir dans lequel les jeunes restent de nombreuses années. »

                        Notre jeunesse à raison de se battre pour faire supprimer un contrat qui ne servira qu’aux boursiers.


                        • Rage Rage 28 mars 2006 15:42

                          J’ajouterai : On devrait être fier, tous, que notre démocratie soit vivante et s’exprime dans la rue. Le peuple a le droit de dire son opinion, mieux, il DOIT le faire.

                          Si certains sont pessimistes et crient à l’immobilisme, il ne faut pas s’y tromper, les mobilisations d’aujourd’hui démontrent la vitalité de la démocratie française, et la volonté des citoyens, et surtout des jeunes, de passer à autre chose qu’à cette parodie de démocratie menée par un gouvernement autiste et autoritaire.


                          • Théodore (---.---.193.110) 28 mars 2006 17:13

                            Gary Becker n’a pas écrit que des choses intéressantes sur le capital humain et sa position, déjà ancienne, mérite d’être renouvelée. Le principal paradoxe des CxE reste que la croissance libérale de l’économie est devenue inacceptable sur bien des points pour beaucoup de monde alors que les contreparties de justice sociale sont cruellement absentes ou peu équitables. Dans une économie de la connaissance, la valorisation du capital intelligence passe forcément par une redéfinition de ce qu’est (que serait) un travail utile à la société tout au long de la vie active. Nous en sommes encore très loin !!!


                            • ifelhim (---.---.241.45) 28 mars 2006 18:09

                              Il y a des disparité de traitement entre les emplois du privés et du publique (pour calcul des retraites en particulier) mais ce n’est pas cela qui asphixie nos entreprises. Le problème, c’est la « législatite aigue ».

                              Deux exemples flagrants de gabégies : Les règlements changent si souvent que les agents de l’Etat s’y perdent eux-mêmes. Le deuxième exemple est la fiscalité. A chaque fois qu’il faut augmenter les impôts, au lieu d’augmenter le taux d’un existant, on crée un nouvelle impôt...

                              Il faut, avant toute autre réforme, changer notre système fiscal qui est devenu si complexe, qu’il ne peut plus jouer son rôle d’aide au partage des richesses... Le problème actuel n’est plus le taux d’impôt mais bien le système d’impôts (voir la galère que cela représente actuellement pour la cration d’entreprise ou pour les demandes d’allocaions divers...)


                              • Al-Capone (---.---.208.176) 28 mars 2006 18:14

                                @Rage Je crois qu’en Démocratie, le peuple s’exprime à travers LE VOTE, les urnes...

                                Sinon, par votre principe, les emeutes d’automne etaient legitime et les voitures bruler des dommages collateraux, ces jeunes banlieusard DOIVENT ENCORE foutre le feu pour se faire « entendre » !

                                Pensez vous que la rue, et les voitures brulées sont representative du peuple ? Apparemment OUI !

                                Je crois que cette agitation viens surtout de personnes « abrité » dans le fonction public, d’etudiants certainement pas les plus defavoriser de notre societe, loin de la. Il s’agit surtout d’une agitation servant une grande partie des travaillleurs « abrités » (fonctionnaires et assimilés), et etudiants privilégiers ne sinquiétant que de leurs priviliges et s’accommodant des emeutes de banlieues, puisque en banlieues, et non dans les centres villes, leur territoires.

                                Est ce « Momo » est représenté dans ce conflit, dans le rue ?

                                Les enseignants ayant bourré le moue des etudiants et lyceen sont forcément trop bien representer, je ne fais que constater.

                                Et qu’un prof vienne se plaindre qu’on ne lui paie pas ces journées de greve, comme on peut l’entendre dans les salles de profs.

                                La encore, croyer vous qu’avant 2003, (Cela fesait la une des journaux quand meme !) ses journées qui etaient payé, pendant le greve, soit representatif de la majorité des travailleurs ! Comment peut on qualifier cela ?

                                De ce faite, ces journées de greve non payé depuis SEULEMENT 2003, ENCOURAGE les profs a MANIPULE ces jeunes a manisfté pour eux. Que connaissent ses enseignant TOUT PUISSANT dans leur salle, isoler du monde, de ce qu’est la vie d’un NON FONCTIONNAIRE.

                                Des quoi ont peur les fonctionnaires aujourd’hui. Le CPE est la 2ème action du gouv pour l’emploi. La 3ème action qui semblerait pointer le bout des son nez, le contrat unique pour tout le monde (fonctionnaire compris !)

                                Faite un sondage de qui est dans la rue.

                                Un dernier moty, en ce qui concerne l’education nationale.

                                LA GRANDE MUETTE

                                1,3 millions de fonctionnaires dans l’education nationale, plus que l’armée rouge. (Dixit un principal de LEP !)


                                • guilhem (---.---.231.160) 28 mars 2006 18:42

                                  Pour ce qui est du capital humain, c’est un bien beau discours mais qui ne se traduit pas en comptabilité puisque le capital humain passe en charges uniquement. La meilleure façon d’améliorer son bilan (pour plaire à la bourse) est donc de licencier. Pour ce qui est de l’idéologie, il est vrai que ce débat en est teinté mais de qui vient l’idéologie actuellement ? Des syndicats comme la cfdt sont ouvert aux discussions est aux modification de notre modèle social (ils l’ont déjà prouvé). Un président qui fait à peine 20% au premier tour, une majorité élue grâce au scrutin majoritaire (donc déformant la réalité), désavouée aux Régionales, désavouée au référendum. Avec un premier ministre jamais élu qui contrairement à une loi votée par sa majorité fait sa réforme tout seul sans consulter personne et passe en force au parlement. Si ça ce n’est pas de la pure idéologie....


                                  • l’étonné (---.---.225.32) 28 mars 2006 18:50

                                    je ne comprends pas pourquoi personne ne parle avec précision de l ’exemption des charges sociales liées à ses contrats,(pas plus dans cet article que dans la bouche des commentateurs patentés que j ’ai entendu),quel patron envisageras de prolonger ces contrats si il peut sans se justifier éviter une dépense supplémentaire ???,y a t ’il en accompagnement de ces contrats quelque chose de prévue pour aider le salarié à devenir indispensable ??? quel est le surcout que devras prévoir une entreprise aprés ces trois ans d’ exemptions ???je ne suis peut etre pas doué pour trouver des réponses gratuites à ces questions mais aprés avoir interrogé les sites officiels je n ’ai rien trouvé et donc je remercie d’ avance celui qui sauras m ’informer gratuitement


                                    • Céline (---.---.232.227) 28 mars 2006 18:58

                                      Chapeau Al Capone vous avez trouvé votre bouc émissaire L’Administration,cela ne serait pas un peu archaïde Avec beaucoup d’ironie je vous rapporte que M. DE VILLEPIN a trouvé la solution à ce problème de colère, il a été se recueillir sur la tombe du dramaturge BRECHT qui disait avec malice :
                                      - « Si les dirigeants voient juste et que le peuple se trompe, il faut changer de peuple- »

                                      SI SI c’était le but de leur réunion secréte Samedi soir 18H30 à l’Elysée révélé par Florence Muriaciolle journaliste


                                      • Al-Capone (---.---.208.176) 28 mars 2006 20:43

                                        Sauf que je n’incrime pas le peuple, mais bien une corporation de fonctionnaires.


                                      • Al-Capone (---.---.208.176) 28 mars 2006 20:46

                                        Comment ce fais t il que plus de 70% des etudiants aspire a un GRAND avenir de fonctionnaire, d’ou leur viens cette idées ?


                                      • Al-Capone (---.---.208.176) 28 mars 2006 22:18

                                        Capital humain !

                                        A travers la crise que traverse la societe française, une partie de la population n’a pas pu prononcé ses mots.

                                        Il y a quelques mois, les banlieues s’agitaient.

                                        Dans notre crise, a travers le pretexte du CPE, tout le monde se permet de parler plus ou moins au nom de la banlieue, la precarité, l’extreme precarité.

                                        La precarité, oui, mais laquelle ? Celle des « banlieusards » ?

                                        Le hic, c’est qu’on ne parle qu’en son nom, ce n’est pas cette minorité precaire et discriminé qui s’exprime en son nom.

                                        Et j’ai peur, que la prochaine fois que cette minorité precaire et discriminé, les « banlieusards » ne descendent dans la rue encore plus en colere.

                                        Cette minorité precaire et discriminé, n’en a que faire de savoir si vous etes etudiants, parents, enfants, CRS, flics, profs, medecins, pompiers, politiciens, journalistes, syndicats, etc... elle vous caillassent quand meme ! On ne peut qu’en faire le constat !

                                        Pourquoi, et comment peut on en arrivé a ce point ? Comment fait on pour gacher toutes les chances de notre société a citoyennisé les talents de ces minorités ?

                                        Sommes nous individuellement citoyen dans ces crises a la française ?

                                        Comment ces minorités precaires vont réagir a travers ces « disputes d’enfants gater » ! Elle se diront qu’une fois de plus, elle reste un argument politique, et electoraliste ! (De ce point de vue la, je critique aussi bien les politiciens, les syndicats et leurS electionS qui approchent rapidement).

                                        Je me demande vraiment qui aurat le dernier mot (catastrophe), ou si quelqu’un aurat encore suffisamment de bon sens, pour reconcilier toutes les minorités qui composent notre société ? (j’ai peur d’etre trop naif !)


                                      • RAZ LE BOL (---.---.178.150) 29 mars 2006 15:10

                                        Al Capone, Ne soyez pas si pessimiste.

                                        Vous avez raison de dire que « les banlieusards ont bon dos et qu’on parle beaucoup en leur nom ». Mais il y a un Mais !

                                        Parmi les casseurs, en Nov et Aujourd’hui, il n’y a pas que des banlieusards mais aussi des gens de bonne famille, très bonne famille... Vérifiez.

                                        Parmi les jeunes des banlieues, il y a aussi des réussites à citer en exemples ! Et ne ne parle pas assez d’eux et on ne les montre pas. La Presse et les Médias préfèrent montrer le côté négatif des Banlieues ! çà se vend mieux ???

                                        Une seule chose : Ce n’est pas digne de profiter des banlieues pour faire tous ces cirques dans notre France. Encore une fois, arrêtons de focaliser le petit bout de la lorgnette sur une minorité mais montrons celles ou ceux issues des banlieues qui réussissent et il y en a.

                                        Dans l’émission d’A CHABOT sur la 2 de la semaine dernière, il y a un MONSIEUR qui a parlé ! Tout le monde l’écoutait, même Madame Aubry. CHAPEAUX MONSIEUR, et toutes mes admirations !


                                      • Al-Capone (---.---.50.140) 29 mars 2006 18:31

                                        Oui je suis pessimiste de constater le mepris dont nous pouvons faire preuve envers ces jeunes.

                                        Non je ne crois pas du tout qu’au mois de nov il y ait eu « des enfnats de bonnes familles ». Pour ce qui est de la casse et vole dans les université, inversement, je doute qu’il y ait eu de jeunes banlieusards.

                                        Oui, je desperé par l’egoisme de ce qui « tiennent » le pouvoir, des loies, de faire greve, de vivre a credits sur le dos les futurs generations, de bloquer...

                                        Oui je suis desperé de constater qu’un mois de nov ne soit d’aucune utilité.

                                        Oui, je pense a payer mes impots dans un autre pays...

                                        A mais j’oubliais, si CHABOT laisse la parole, que meme Aubry ecoute, alors c’est que toute la france devrait aller bcp mieux.

                                        Elle se presente en 2007 ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès