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Accueil du site > Actualités > Economie > Les problèmes de la croissance économique

Les problèmes de la croissance économique

Quelle est la loi d'après laquelle la richesse globale (capital+revenu) se reproduit en s'élargissant ? Aucun économiste capitaliste n'a pu découvrir cette loi parce que la découverte de celle-ci se base sur la connaissance de la plus-value(travail sans équivalent que le vendeur de force de travail fournit au capitaliste ; donc un travail gratuit fournit au capitaliste ; les capitalistes et leur Etat,médias,etc. l'appellent "bénéfice" ou "profit" d'entreprise) une chose mystérieuse dans les écoles,universités et médias capitalistes.

Donc, d'après la découverte de Marx, la croissance du capital entier, global d'une nation (les capitalistes ne mesurent que le PIB qui se limite au salaire + plus-value ; les impôts ne représentant qu' une partie de cette revenu) sous le capitalisme se fait par le développement plus rapide de la production biens de consommation par rapport à la production des moyens de production (Voir l'intégralité de la démonstration dans le Capital livre 2, p.546).

Bien sur, cette loi rencontre des obstacles sous le capitalisme dont la cause profonde est la crise de surproduction cyclique qui fait plonger périodiquement l'économie dans la récession.

Donc, sous le communisme, avec la planification de l'économie les crises de surproduction deviennent impossibles.Et la loi de Marx sur la croissance s'applique normalement.C'est à dire sous le communisme, la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production.

Donc, la seule différence entre la croissance sous le capitalisme et celle sous le communisme est l'absence de crise de surproduction sous le socialisme, sous le communisme.

Voilà l'avancée théorique de la social-démocratie amorcée depuis Karl Marx sur la question de la croissance économique.

Mais en Avril 1898, Lénine publie dans son livre "Pour caractériser le romantisme économique" la thèse inverse et absurde.Absolument sans aucun fondement scientifique que voici :

 "le capital constant s'accroît plus vite que le capital variable ; autrement dit, une partie de plus en plus grande des capitaux nouvellement formés va à la section de l'économie sociale qui fournit les moyens de production. Donc, cette section s'accroît nécessairement plus vite que celle qui fournit les objets de consommation"(Lénine Pour caractériser le romantisme économique p.12)

Quelle est la grave erreur de Lénine ici ?

Il confond le capital constant avec les moyen de productions et le capital variable avec les articles de consommation.

Or chaque moyen de production= capital constant + capital variable + plus-value ; et chaque article de consommation= capital constant + capital variable + plus-value(Voir le Capital livre 1 section 3, Chapitre sur le capital constant et le capital variable ; là le lecteur verra que chaque marchandise = capital constant + capital variable + plus-value).

Et donc réduire les moyens de production au capital constant et les biens de consommation au capital variable signifie une compréhension au moins, erronée et superficielle de l'économie.

Depuis cette thèse du "Grand Lénine", l'URSS(depuis Staline jusqu'à 1991, la Chine de Mao, Corée du nord,etc) ont élevé cette thèse absurde au rang de loi économique :

"Une condition essentielle de la reproduction socialiste est l'établissement d'un juste rapport entre les sections I et II de la production sociale, le rôle déterminant dans toute l'économie appartenant à la section I, qui fournit les moyens de production. Sans développement prioritaire de la production des moyens de production, la reproduction élargie est impossible. Pour élargir la production (« accumuler » au sens absolu du mot), il est nécessaire de produire d'abord des moyens de production ; il faut donc, pour cela, élargir la section de la production sociale qui fournit les moyens de production. (V. LENINE : Pour caractériser le romantisme économique, p. 31, Editions en langues étrangères, Moscou, 1954.) Lénine indiquait que le développement prioritaire de la production des moyens de production par rapport à celle des biens de consommation, lors de la reproduction élargie, est une loi économique. "(Manuel d'économie politique URSS 1955 p.381)

Et plus loin :

"Ainsi, la reproduction socialiste élargie, qui s'accompagne d'un progrès technique accéléré, est caractérisée par une augmentation de la production où le développement des branches fournissant des moyens de production (section I) est plus rapide que celui des branches produisant des biens de consommation (section II)"(Manuel d'économie politique URSS 1955 p.382).

On voit clairement que la thèse des pseudo communistes léninistes(depuis Lénine lui-même jusqu'au régime nord-coréen actuel) n'a aucun fondement scientifique.

Le pire, c'est que, théoriquement lorsque les biens de consommation croient moins vite que les moyens de production, il se produit une inflation salariale c'est à dire une pénurie de bien de production !

Car d'après la loi de Marx, si les moyens de production croit plus vite que les biens de consommation, les salaires augmenteront plus vite que les biens de consommation disponibles(Ici je l'est simplifié, dans le capital, l'explication est plus mathématique) et donc arrivée à un stade, les gens se retrouvent avec de la monnaie mais seront incapable d'acheter car les magasins sont à moitié vides.

La thèse de Lénine est non seulement sans fondement scientifique mais conduit à une situation de pénurie de biens de consommation.

C'est pourquoi l' appréciation de l'économiste suisse Sismondi est juste et que Lénine cite (croyant sans doute avoir raison) :

" Donc, cette section(moyen de production NDLR) s'accroît nécessairement plus vite que celle qui fournit les objets de consommation, c'est- à-dire qu'il se produit précisément ce que Sismondi déclarait « impossible », « dangereux », etc"(Lénine Pour caractériser le romantisme économique p.12).

Sismondi n'est pas le seul a avoir déclarer cela dangereux.Karl Marx aussi (Voir le Capital livre 2 p.571-572).

La thèse de Lénine sur la croissance économique, sur laquelle s'appuie les léninistes et la majorité des communistes(pour ne pas dire la totalité) est archi-fausse et conduit nécessairement à une société de pauvreté par la pénurie de biens de consommation.


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30 réactions à cet article    


  • Etbendidon 16 janvier 10:39

    Mon pauvre jao
    Soit vous êtes le futur prix nobel d’économie (marxiste) ?
    soit vous serez prochainement classé comme espèce protégée car il faut absolument protéger les individus comme vous avant leur disparition totale (on appelle ça la biodiversité politique)
     smiley
    Vous en etes resté à la production - consommation + croissance (19ème siècle)
    Du pur matérialisme (« scientifique » il va s’en dire)
     smiley
    Celui qui croit que la croissance peut etre infinie dans un monde fini est un fou ou un économiste
    kenneth boulding

    Merci en tous cas pour cet article rigolo qui ensoleille mon samedi

      smiley


    • Jao Aliber 16 janvier 16:11

      @Etbendidon

      Vous êtes sûr d’avoir lu l’article ? que signifie « production - consommation + croissance » ? J’ai jamais écrit cela.

      J’ai dit que pour assurer une croissance économique sans fin(sans crise), il faut que la production des biens de consommation croisse plus vite que la production des moyens de production, bien sûr en planifiant l’économie.Je vous rappelle que c’est pas ma découverte mais celle de Marx.

      L’article veut montrer que Lénine a inversé cette loi.Pour quelle raison ? Parce que pour lui, le capital constant croit plus vite que le capital variable et donc...l’inverse de la loi de Marx est nécessaire.

      Lénine confond donc moyen de production et capital constant , biens de consommation et capital variable d’où son erreur monumentale.

      Son erreur conduit nécessairement à la pénurie de biens de consommation d’où l’explication théorique à la situation de pénurie observé en URSS.

      Voilà.


    • Spartacus Spartacus 16 janvier 10:59

      Sans blagues « chercheur en économie Marxiste »......


      Ça existe ? 
      Qui est prêt a payer pour des recherches aussi comiques et dépassées ?
      C’est subventionné ?

      Enseignant ? 
      A l’éducation nationale ?
      Parce que si c’est le cas c’est grave ! 

      Voire terrifiant du droit d’enseigner avec un tel engagement d’une idéologie la plus criminogène au monde.

      C’est du vol et un détournement de l’argent public pour un intérêt de propagande Bolchévique et d’archaïsme.

      Payons nous avec nos impôts ces analyses post-préhistoriques du 18eme siècle ?
      Est-ce nous tous qui payons avec nos impôts ces doctrinaires sortis du néandertalien Bolchevique ?

      Comment voulez vous que l’impôt soit accepté quand on voit a quels endoctrinements, il sert à payer ?




      • Jao Aliber 16 janvier 16:22

        @Spartacus

        Discute pour discuter.Complètement hors-sujet.

      • Spartacus Spartacus 16 janvier 18:04

        Ce ne sont que des questions simples :


        Qui est prêt a payer pour des recherches aussi comiques et dépassées ?
        C’est subventionné ?

        Enseignant ? 
        A l’éducation nationale ?

        • robert 16 janvier 20:07

          ne jamais rattacher des théories de plus de 20 ans avec la situation actuelle


          • Jao Aliber 17 janvier 15:00

            @robert
            Newton a découvrit la loi de la gravité au 16-17 e siècle.D’après votre théorie, cette loi devrait être fausse aujourd’hui.Mais evidemment les pommes continuent toujours à tomber lorsqu’on les lance en l’air.Et la formule mathématique qui explique ce mouvement est toujours valable.


            Les lois découvertes par Marx seront valables tant que le capitalisme existera.C’est seulement sous le communisme qu’il déviendront vieilles, dépassés.

            Donc, il ne faut pas confondre le temps de vieillesse des hommes(générations) avec le temps de vieillesse des sociétés elles-mêmes.Car le mouvement de la société(rapports de production) est plus lent(prend plusieurs siècles) que le mouvement biologique ou technologique des hommes.





          • robert 18 janvier 11:13

            @Jao Aliber
            Bonjour, je ne trouve pas votre remarque pertinente, Newton a formulé une loi naturelle invariable, l’économie est un ensemble de théories extrêmement variables. Par exemple il y a un siècle, les ressources étaient considérées comme inépuisables, aujourd’hui on sait qu’il n’en est rien. (mais la pomme tombe toujours à la verticale smiley )


          • tf1Groupie 16 janvier 20:13

            Je ne savais pas qu’il existait des « lois de Marx » .

            Bon sinon le meilleur moyen d’éviter la surproduction c’est qu’il n’y ait pas de production, c’est probablement cela l’avancée du socialisme.

            De toute façon je vois pas l’intérêt d’étudier une économie quasiment inexistante et qui a donc pour seul avantage de donner libre cours à tout un tas de théories invérifiables.


            • Jao Aliber 17 janvier 13:50

              @tf1Groupie
              « lois de Marx » signifie loi découverte par Marx.Marx est mort il y a longtemps.Mais la loi continue à agir aujourd’hui.C’est une loi de l’économie capitaliste.Donc extérieur au cerveau de Marx : on dit que la loi est objective.


              Dans cette économie, pour accroître la richesse, la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production.Sinon pénurie(URSS).

              Quelle est la différence entre cette loi sous capitalisme et celle-ci sous le socialisme ?

              Sous le capitalisme cette loi est freiné par les crises de surproduction( c’est le cas actuellement, voir la crise du pétrole et de l’acier qui sont des matières premières de plus de 90% des biens de consommation manufacturés).

              Sous le socialisme, avec la planification(résolution des crises de surproduction), cette loi s’applique normalement.

              Que pensez-vous du raisonnement de Lénine qui défend la thèse contraire ?



            • tf1Groupie 17 janvier 13:58

              @Jao Aliber

              Je pense que tout cela est assez peu économique comme approche.
              Déjà parler d’une loi qui est « freinée » n’a pas de sens.

              Ensuite sous économie socialiste il n’y a pas de vraiment de loi puisque tout est biaisé par l’Etat ; on pourrait dire que la loi c’est l’Etat. Donc rien d’objectif.


            • lsga lsga 17 janvier 14:26

              @Jao Aliber
              Sous le Capitalisme d’État (que vous confondez avec le socialisme), la loi baisse tendancielle du taux de profit devient la loi de Plotnikov : les coûts de planification croissent au carré de la production (ce qui provoque les crises économiques du Capitalisme d’État).


            • Jao Aliber 17 janvier 16:08

              @lsga
              « Sous le Capitalisme d’État (que vous confondez avec le socialisme) ».Je ne le pense pas .Selon vous qu’est ce que le socialisme ?


              « la loi baisse tendancielle du taux de profit devient la loi de Plotnikov : les coûts de planification croissent au carré de la production (ce qui provoque les crises économiques du Capitalisme d’État) ».

              Le coût de la planification du fait de la socialisation des moyens de production ira en s’abaissant proportionnellement à la production sous le socialisme.Parce que les entreprises partagent leur information(une comptabilité globale commune) et donc le nombre de comptables d’Etat et les autres coûts(machines, bureau,etc.) diminuent par rapport à la production.Sans oubliez la disparition progressive de la comptabilité privée avec ses coûts.
              La loi de Plottnikov est absurde.Elle nie la planification.Or sans planification globale impossible de résoudre les crise de surproduction.

              Là nous parlons de la loi de la croissance économique sous capitalisme découverte par Marx et la théorie absurde de Lénine sur laquelle l’URSS s’est basée pour produire et qui a aboutit à des crises de pénurie.

            • lsga lsga 18 janvier 01:09


              @Jao Aliber
              La surproduction n’est une crise que dans le mode de propriété bourgeois, car la surproduction remet en cause l’existence même de la propriété bourgeoise. Dans le socialisme, la surproduction n’est pas un problème, elle est l’état naturel de l’appareil de production.

              Par exemple, quand les z-machines seront opérationnelles, le plus grand problème économique de l’humanité deviendra : « comment utiliser toute cette énergie que nous produisons ? ».
               
              La planification, pour rappel, est avant tout un rapport de production de type féodal. La bureaucratie d’État planificatrice trouve sa forme première dans la bureaucratie du monarque en guerre. Cette forme de bureaucratie étatique correspond à un état peu avancé de l’appareil de production, et ne peut en aucun cas servir de logiciel pour un appareil de production socialiste. 
               
              La loi de Plotnikov, grand économiste soviétique, s’applique sans difficulté à toute forme de bureaucratie étatique. Par exemple, elle s’applique à merveille à l’armée américaine, dont les coûts de planification (pudiquement nommés « frais logistique ») représentent de très loin le coût principal de leurs guerres impérialistes.
               
              La pensée de Marx s’est créé en opposition aux hégéliens de gauche, à son opposition à toute forme de bureaucratie prétendant être la conscience du peuple. La conscience du peuple, c’est la conscience de Classe, et cette conscience de Classe est le produit de l’appropriation de l’appareil de production par l’ensemble de la population mondiale. C’est la conscience de Classe qui permet de passer de la gouvernance des personnes (bureaucratie) à l’administration des choses (socialisme). En aucun cas, une bureaucratie chargé d’être « consciente pour le peuple » et chargé de prendre les décisions de production à la place du peuple ne pourra permettre l’émergence de la conscience de Classe nécessaire au bon fonctionnement du Socialisme.
               


            • Parrhesia Parrhesia 16 janvier 20:16

              Faisons court... et nous n’avons pas besoin de Karl Marx pour cela : Le véritable problème de la croissance actuelle, c’est qu’il n’y en a qu’une !!!

              Celle qui ne concerne exclusivement que la caste des mondialistes adeptes du capitalisme exclusivement financier !

              Par contre il est clair que cette croissance-là, elle, se port à merveille !!!


              • Parrhesia Parrhesia 16 janvier 20:27

                @Parrhesia
                Se « porte » à merveille, bien sûr !

                Mille excuse !


              • Jao Aliber 17 janvier 13:58

                @Parrhesia
                « Celle qui ne concerne exclusivement que la caste des mondialistes adeptes du capitalisme exclusivement financier ! ». Qu’est ce que ce charabia ? C’est quoi « caste des mondialistes » ? Avez-vous quelques notions basiques en économie ?


                Pour comprendre la croissance économique, il faut d’abord analyser la production des marchandises, ensuite leur circulation.Mais avant tout ceci, il faut analyser la structure de la marchandise ell-même,etc.

                Je vous conseille de vous rattrapper.Sinon ce que vous venez d’écrire n’a aucun sens.

              • Parrhesia Parrhesia 18 janvier 09:58

                @Jao Aliber

                >>> Pour comprendre la croissance économique, il faut d’abord etc... <<<

                Votre phrase exclut du concept de « croissance économique » l’évolution comparative disproportionnée de la croissance des revenus des Bilderbergers et de certaines de leurs entreprises, par rapport à la croissance des PNB nationaux, et surtout à celle des revenus de la classe ouvrière...

                Car la prétendue croissance actuelle, du moins en ce qui concerne notre actuelle contre-Europe, résulte surtout d’une captation inacceptable d’une partie des richesses nationales vers la « caste des mondialistes adeptes du capitalisme exclusivement financier « et de ses intermédiaires de tous poils !

                Or, c’était là, précisément, mon propos !

                Mais peut-être faut-il aussi vous expliquer ce qu’est le capitalisme exclusivement financier, par comparaison avec le capitalisme agricole des origines puis avec capitalisme industriels qui l’a suivi...

                La classe ouvrière d’une part, et les analystes économiques indépendants d’autre part, doivent certainement avoir compris, eux, quelque chose à mon modeste « charabia » !!!


              • Parapente Parapente 17 janvier 01:02

                merci pour cette article,
                votre travail est important...

                Quant aux autres :
                Des esclaves à la solde de leurs maîtres ayant bien appris leurs leçons.
                Quand est ce que vos maîtres vous jettent comme leurs marchandises ?
                Faites gaffe d’après Tonton Marx, le capitalisme est périssable.
                Ba Mince alors, encore un crise à venir ? 2016  ? encore plus forte que 2008 ?
                Vite une bonne guerre après cela ira mieux.
                Massacrons la moitié de la populations mondiales,
                Détruisons leur maison, les environnements,
                pillons leurs états, implantons la libre concurrence pour qu’ils s’entre-tuent.
                assujettissons les par nos produits de merde, la bouffe et la culture
                privons les de leurs droits, liberté et de leurs moyens de survivre ou de contester. ex...
                Merci.
                Sinon un autre programme les progressistes ?


                • Hervé Hum Hervé Hum 17 janvier 09:28

                  Je respecte et soutient toujours ceux qui veulent vraiment comprendre le fonctionnement des choses.

                  Maintenant, j’aimerai bien que vous m’expliquiez comment le fait de passer du capitalisme au socialisme aboutit à l’absence de crise de surproduction en écrivant

                  "Donc, la seule différence entre la croissance sous le capitalisme et celle sous le communisme est l’absence de crise de surproduction sous le socialisme, sous le communisme.« 

                  Vous auriez dû prendre soin de rappeler que cette différence porte sur la planification. Et encore, de rappeler quel type de planification, car le système capitaliste fait aussi de la planification, sans cela, les entreprises joueraient toutes au loto en produisant à l’aveugle. Ce qui est contraire à son propre intérêt. La réalité est plus subtile...

                  Donc, il s’agit de savoir quelle est la différence de planification qui explique que dans le capitalisme, cela conduit à la surproduction et dans le communisme à son absence.

                  En fait, si vous dites que la planification en mode de production communiste ne produit pas de surproduction, celle ci est incompatible avec l’affirmation que vous donnez selon laquelle dans le communisme (comme pour le capitalisme)

                   »la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production."

                  en effet, cette phrase est la définition de la surproduction systémique !

                  Pour qu’il n’y ait pas de surproduction, il faut simplement que la production des biens de consommations et des moyens de productions, soient indexés sur la croissance démographique. Donc, il faut distinguer sujet et objet, certainement pas ne traiter que de l’objet.

                  Autrement dit, vous ne pouvez pas intégrer l’humain en tant que sujet dans la production des moyens de production, mais uniquement en tant qu’objet. Vous devez donc distinguer force de travail destiné à la production et le sujet, pour qui cette même production est destiné.

                  c’est ici que se fait véritablement et réellement la différence entre système capitaliste et communiste. En effet, dans le système capitaliste, seuls les propriétaires économiques ou autrement appelés les capitalistes, ont la qualité de sujet, les salariés ou prolétaires économiques, étant eux réduit à leur seule fonction productive, donc, réduit à l’état d’objet (ce que montre Marx, mais aussi avant lui Smith pour des raisons opposées)

                  Ils (les prolétaires économique) n’acquièrent la qualité de sujet que hors du système capitaliste, c’est à dire, socialiste, communiste, anarchiste ou même libéral.


                  • Jao Aliber 17 janvier 14:45

                    @Hervé Hum
                    « Vous auriez dû prendre soin de rappeler que cette différence porte sur la planification. Et encore, de rappeler quel type de planification, car le système capitaliste fait aussi de la planification, sans cela, les entreprises joueraient toutes au loto en produisant à l’aveugle. Ce qui est contraire à son propre intérêt. La réalité est plus subtile... »
                    Quand je parle de planification, c’est de la planification globale de l’économie dont il s’agit c’est à dire la négation de l’anarchie de la production globale actuelle.Cette planification sociale est le complément de la planification privée dans les entreprises et résout la contradiction entre l’anarchie globale et la planification privée des entreprises.


                     «  »la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production. »

                    en effet, cette phrase est la définition de la surproduction systémique !« 

                    Pour une production normale sous le capitalisme, sans surproduction, la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production.Je vais pas faire des calculs ici, je vous renvoie à la démonstration de Marx très clair(Livre 2, p.571-572).

                    On part des bésoins de la population globale(nationale au début de la révolution, planétaire à terme) pour produire= impossibilité de crises de surproduction.

                    Par contre sous le capitalisme, la production ne tient pas compte des bésoins de consommation d’où inadéquation entre production et consommation.


                     »Pour qu’il n’y ait pas de surproduction, il faut simplement que la production des biens de consommations et des moyens de productions, soient indexés sur la croissance démographique« = bésoins de la population= consommation.

                    Si la production est déterminée par cette consommation(absence de surproduction), les forces productives seront au service de la population qui dévient »sujet« .


                     »Ils (les prolétaires économique) n’acquièrent la qualité de sujet que hors du système capitaliste, c’est à dire, socialiste, communiste, anarchiste ou même libéral"


                    Là on quite le terrain de la croissance économique.C’est une erreur de confondre anarchiste et communiste ou libéral et communiste.Ils ont des intérêts antagonistes.



                  • tf1Groupie 17 janvier 16:04

                    @Jao Aliber

                    « la planification globale de l’économie dont il s’agit c’est à dire la négation de l’anarchie » !

                    A vous écouter, dans la société humaine seuls les processus hyper-centralisés sont viables.
                    Vous êtes en retard d’au moins une génération.

                    Savez-vous qu’Internet est un système décentralisé, donc totalement anarchique selon vous ?

                    Pourtant il semble fonctionner de manière assez satisfaisante, même s’il n’obeit pas aux « lois de Marx ».


                  • Hervé Hum Hervé Hum 17 janvier 16:16

                    @Jao Aliber

                    Textuellement, écrire 

                    « la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production. »

                    signifie qu’il faut surproduire des biens de consommations, peu importe que ce soit un système de production capitaliste, socialiste, communiste ou tout ce que vous voulez. Peu importe aussi que vous partiez des besoins de la population globale, car cette phrase ne définit pas le rapport d’équilibre entre production des moyens de productions et production des biens de consommations, elle dit seulement que l’un doit croître plus vite que l’autre de manière absolu. Sous quelles conditions ? quelle vitesse ? quelles limites ? On en sait rien !

                    Donc, même en partant des besoins de la population globale, si vous n’établissez pas un rapport entre les deux pour définir l’évolution de ce ratio, vous aurez aussi une surproduction.

                    Il y a ainsi une contradiction flagrante dans votre raisonnement, celui de faire appel à un rapport définissant une croissance indéfini pour ne pas dire infini, alors que votre but est de faire apparaître un équilibre, donc, sans croissance de la production en absolu, mais relativement à la population globale. Production des moyens de productions (pmp) + production de biens de consommations (pbc)= satisfaction des besoins de la population globale (bpg).

                    on peut écrire la formule suivante pmp / pbc = 1 ou si le résultat est inférieur à 1, signifie une carence ponctuelle dans la production des biens et s’il est supérieur à 1 signifie qu’il y a surproduction ponctuelle.

                    Le mythe de la croissance par le pib répond exclusivement a l’analyse du système capitaliste, mais pour un système communiste, ce taux est absurde, puisque partant de la population globale, il ne peut être qu’un équilibre entre pmp et pbc.

                    Autrement dit, si vous partez des besoins de la population globale pour définir la production des moyens et des biens, alors, cette phrase n’est plus valide telle quelle et doit être modifiée en conséquence (ici, Marx vous arrête au lieu de vous aider).

                    C’est à dire, comme je l’ai écris, en tenant compte du vecteur causal. La phrase devient alors :

                    La production des biens de consommation et de leurs moyens de production, doivent croître en raison de l’évolution démographique de la population globale (et non des seuls propriétaires économiques).

                    Je l’ai formulé d’une manière plus globale, c’est à dire, tenant compte des contraintes écologiques et respect de la diversité biologique.

                    l’intérêt général (population globale donc) est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale, définit par la somme des besoins de chacun et de ses aspirations secondaires, dans la limite des contraintes jugés supérieures que sont le respect des autres formes de vie et des droits/devoirs intergénérationnels.

                    On peut aussi l’écrire sous une autre forme en écrivant

                    le laisser faire économique commence là où s’arrête les nécessités du contrat social (besoins primaires de la population globale) et s’arrête là où commence les contraintes jugés supérieures.

                    Le laisser faire économique est la variable d’ajustement des nécessités et contraintes.

                    Vous finissez en écrivant :

                    Là on quite le terrain de la croissance économique.C’est une erreur de confondre anarchiste et communiste ou libéral et communiste.Ils ont des intérêts antagonistes.

                    On sort effectivement de la croissance économique, mais je ne confond rien, je vous explique seulement que le point commun à l’anarchisme,socialisme, communisme, et libéralisme, c’est qu’ils s’opposent tous au système capitaliste. Et contrairement à ce que vous pouvez croire, ce qui les rapproche (l’universalité des moyens de production) est infiniment plus fort que ce qui les divise (le moyen de parvenir à cette universalité).

                    la preuve est dans le simple fait que le capitalisme ne considère que les propriétaires économiques, alors que tous les autres idéologies considèrent la population globale. Or, il ne peut y avoir qu’une seule réponse pour définir le système considérant la population globale dans une société mondialisé. Ce qui veut dire que hors mis le capitalisme, tous les autres convergent vers le même idéal politique et social.

                    Si vous êtes vraiment chercheur, réfléchissez par vous même à ce que j’écris et ne faites donc plus appel au autres, même et surtout Marx. Qu’il vous serve de référence, mais pas de limite à votre propre pensée,

                    Chacun doit être son dernier maître et premier disciple. Cette maxime est accepté par toutes les idéologies précités, sauf le capitalisme, puisque c’est la seule fondé sur l’exploitation et non l’association ! (par contre, vous confondez anarchie et chaos !)


                  • Jao Aliber 17 janvier 17:17

                    @tf1Groupie
                    Vous confondez toujours forces productives et rapports de production.

                    Savez vous que la crise de surproduction de 2008 est parti du pays fondateur d’Internet. Wall street marche aujourd’hui grâce à Internet mais cela n’empêche pas les Krach boursier qui ne sont que des conséquences des crises de surproduction, c’est à dire de l’anarchie dans la production.

                    L’anarchie dans la production n’est pas un problème technologique(qu’internet peut effacer) mais un problème de rapport de production, un problème de relations économiques entre les hommes.L’anarchie de la production est donc une conséquence de la propriété privée des moyens de production.

                    Et une autre crise vient(de la Chine cette fois-ci) en ...2016 ! Comme celles de 2008, comme celle de 1929, comme celle de 1847, comme celle de 18...25 !

                    Voilà.Le capitalisme est vieux, pourri.Il faut la remplacer par un système neuf sans crise de surproduction

                  • Jao Aliber 17 janvier 17:56

                    @Hervé Hum

                    « « la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production. »

                    signifie qu’il faut surproduire des biens de consommations ».


                    Non, cela signifie, dans le cas contraire, que la production sera anormale, qu’il y aura des crises de pénuries de biens de consommation(URSS).


                    « Peu importe aussi que vous partiez des besoins de la population globale, car cette phrase ne définit pas le rapport d’équilibre entre production des moyens de productions et production des biens de consommations, elle dit seulement que l’un doit croître plus vite que l’autre de manière absolu. Sous quelles conditions ? quelle vitesse ? quelles limites ? On en sait rien ! »(Voir la démonstration de Marx p.571-572).


                    Notons la section qui produit les moyens de production « section1 », l’autre section consommation « section 2 » ; « v » les salaires distribués dans la section 1 et « pl » la plus-value produite dans la section1 ; « c » le capital constant.


                    Si la section1 croit plus vite que la section2 alors la partie section1(v+pl)(argent) qui s’échange contre section2(c) croit plus vite que section2(c)(biens de consommation).


                    Il se produit donc, à un moment, une inflation salariale.La quantité de monnaie distribuée(correspondant au salaire nécessaire) est supérieure au biens de consommation d’où pénurie.


                    Peu importe la vitesse de deux sections, de toute façon déterminée par la consommation(des salariés) sous le socialisme, il faut que la production de biens de consommation soit plus rapide que les la production des moyens de production.


                    Cette loi est objective, Marx n’a fait que la découvrir.Je cite Marx pour lui faire honneur pour son travail génial.


                    Je crois que c’est une tradition dans toutes les sciences : Newton, Einstein, Galilée,etc.


                  • tf1Groupie 17 janvier 19:18

                    @Jao Aliber
                    « Le capitalisme est vieux, pourri.Il faut la remplacer par un système neuf sans crise de surproduction »

                    OK, c’est bon a compris : vous venez précher, certainement pas nous expliquer l’économie.

                    Un enseignant en économie qui n’est pas au courant que l’économie planifiée est inefficiente (Famine de Mao : 30 millions de morts) ça ne court pas les rues. Retournez à vos études.

                    C’est ça être économiste marxiste : on ne peut pas vérifier ces théories qu’on appelle lois, tout simplement parce qu’elles ne pourraient être vérifiées qu’avec des économies socialistes fonctionnelles qui n’existent toujours pas.
                    Alors on se cantonne à critiquer l’économie capitaliste qui a pour principal défaut de fonctionner.


                  • Jao Aliber 17 janvier 20:00

                    @tf1Groupie
                    Touts vos commentaires ont un point commun : complètement hors-sujet.Vous cachez votre ignorance par des méta-commentaires qui tournent autour du capitalisme en général en invoquant des pseudo-critiques classiques(recettes des médias capitalistes).


                    Raisonnement : des millions de morts sous Mao donc...la planification est mauvaise.Qu’est ce que ce genre de raisonnement ? Vous exposez seulement votre ignorance.

                    Rattrappez-vous en économie, c’est vraiment urgent.



                  • joletaxi 17 janvier 20:12

                    @tf1Groupie

                    chercheur enseignant,
                    c’est surréaliste

                    vous publiez en braille ou quoi ?


                  • joletaxi 17 janvier 20:16

                    @Jao Aliber

                    Savez vous que la crise de surproduction de 2008 est parti du pays fondateur d’Internet.
                    comme vous êtes chercheur,vous finirez par trouver qui a initié la crise de 2008 ?
                    hein ?
                    le gouvernement a eu une bonne idée ?
                    et a géré le « bazar » de façon lamentable

                    pas possible dans une économie planifiée ça non ?


                  • Hervé Hum Hervé Hum 17 janvier 23:02

                    @Jao Aliber

                     « la production des biens de consommation doit croître plus vite que la production des moyens de production. »

                    signifie qu’il faut surproduire des biens de consommations ».

                    Non, cela signifie, dans le cas contraire, que la production sera anormale, qu’il y aura des crises de pénuries de biens de consommation(URSS).

                    Deux contraires s’opposent en extrême, depuis leur milieu commun.

                    C’est à dire, que vous écrivez là, que mon affirmation est juste, l’extrême opposée qu’est la pénurie est la surproduction. Etant entendu que le milieu est l’équilibre entre les deux, absence de pénurie et de surproduction, que l’on traduit par, absence de gaspillage.

                    Marx comme Newton, Einstein et les autres, ont certes apportés leur contributions, mais ne sont pas des fin en soi, bien au contraire !

                    La démonstration de Marx que vous me rapportez ici, porte sur l’analyse critique du système capitaliste, en aucune manière sur ce que doit être le système communiste, car il ne l’a pas trouvé et donc vous non plus !

                    Sous le socialisme ou le communisme pour le moins, il faut que les deux soient en équilibre relationnel, c’est à dire, en rapport de l’offre par la demande, impliquant la collectivisation des moyens de productions et de son financement (le système capitaliste est le rapport de la demande par l’offre), mais aussi de devoirs en rapports aux droits.

                    Dès lors que l’on sort de la concurrence, on sort de la propriété économique, on sort de la plus-value par l’exploitation d’autrui et on sort de la monnaie comme moyen d’échange des marchandises et de réserve de valeur d’échange. Pour cette dernière, elle est vu comme mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui. Car la seule chose qui coûte vraiment et réellement, c"est le temps de vie (Smith et Marx). C’est aussi et surtout, la seule propriété absolu, donc souveraine, mais tout le reste n’est pas une propriété absolu, seulement relationnelle et qui transpose la propriété en responsabilité. C’est à dire, équilibre entre droits et devoirs.

                    Généralement, c’est sur ce dernier point que ça coince. Moi aussi je vous dirai. Mais voilà, le principe de relation de causalité est intransigeant et implacable, il exige l’équilibre entre droits et devoirs !

                    Le rapport de l’offre par la demande, consiste à dire que l’offre doit s’efforcer de satisfaire la demande. Par contre, le rapport de la demande par l’offre, dit que la demande doit se contenter de l’offre.

                    Ceci car comme l’a montré Marx, on considère que la demande concerne tous les êtres humains, mais l’offre seulement les propriétaires économiques. Car un prolétaire économique ne fait qu’une seule offre, son temps de vie contre de l’argent. Ce qui signifie, que s’il veut pouvoir être demandeur, il doit s’offrir lui, quand les propriétaires offrent leur production en les faisant travailler pour produire les biens qu’ils leur achète et en même temps, devoir les servir dans leur vie personnelle dites privé, à satisfaire tous leur vices et désirs.

                    Dans un système socialiste ou communiste, la plus-value n’est pas dans la production (puisqu’elle est collectivisé), mais dans le gain de productivité. Autrement dit, la capacité de fabriquer le plus efficacement de manière à ce que les produits réalisés aient une durée de vie maximisée, pour réduire au maximum le temps de travail nécessaire à la production des biens et ainsi permettre de maximiser les activités choisies, mais aussi la créativité, en raison du mode d’investissement. En effet, la publicité des produits se fait alors en amont, sur les projets et non plus en aval, sur les produits finis (avis d’offre pour appel de fond d’investissement par demandeurs). Donc, libérer l’activité humaine et impulser une tendance anarchique. Mais à l’intérieur d’un cadre définit par les nécessités sociales et les contraintes environnementales et intergénérationnelles.

                    IIl faut entrer dans un autre mode de pensée, celui de la complexité relationnelle !

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