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Accueil du site > Actualités > Economie > Les raisons de l’effondrement financier

Les raisons de l’effondrement financier

Oui, je sais, celle-là on vous l'a déjà faite, mais ce que vous allez lire ici n'apparait pas souvent dans les journaux. Ce texte est aussi un extrait du livret "Refléxions du Plan-C" co-écrit avec David Lafaille et Rémi Mathieu, que vous trouverez ici : http://www.front-plan-c.eu/Pages/index.php?page=manifesto&chap=pyramide&lang=FR et en PDF. Vous pouvez trouver un article similaire (en anglais) ici : http://paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/disputed_information.html.

DES INTÉRÊTS MANQUANTS

Nous avons découvert au cours des débats sur le forum du Plan-C un aspect peu connu de la société : la création monétaire. Les billets que l'on manipule quotidiennement, tout le monde arrive à comprendre qu'une certaine entité — appelée Banque Centrale — les imprime, ou les fait imprimer, avec des motifs qui les rend infalsifiables. Les tricheurs et les faux-monnayeurs sont traqués sans pitié, et font le bonheur des auteurs de romans policier.

Mais qui décide combien de billets sont imprimés ? Et si j'ai un lingot d'or, est-ce de l'argent ? Et si j'ai une pièce d'or de 20 Francs (un "Napoléon") combien vaut-elle ?

Tout d'abord : c'est quoi l'argent ? L'argent — ou monnaie — est une unité de compte, une quantité permettant de comptabiliser les produits et services, et qui est acceptée pour le commerce de ces produits et services par plusieurs êtres humains. C'est tout ! L'argent n'est rien d'autre que ça : une convention sociale de comptabilité. Que cette convention soit écrite sur du papier, soit le nombre de coquillages colorés ou une certaine quantité d'un certain métal, ou soit des 0 et des 1 dans la mémoire d'ordinateurs, n'a pas d'importance, la seule chose qui importe est que beaucoup de commerçants acceptent cette convention. Sur une île déserte, un billet de 100€ ou un lingot d'or n'ont aucune valeur.

L'Histoire a montré que certaines conventions fonctionnent mieux que d'autres pour comptabiliser le commerce, fonctionnent plus longtemps et sur une plus grande échelle, mais rien n'empêche d'en inventer de nouvelles, et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec BitCoin, inventé en 2008, et qui, 7 ans plus tard, est accepté par de plus en plus de commerçants, surtout sur Internet.

Création Monétaire

On peut se rappeler la fameuse phrase attribuée à un Rotschild : "Je me moque de qui crée les lois tant que c'est moi qui crée la monnaie".

Dans notre monde "occidental", et contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les États qui créaient leur monnaie, mais les banques. Environ 90% de tout l'argent en circulation est créé par les banques privées, qui créent l'argent quand elles accordent des crédits, et le restant est créé par les banques centrales quand elles accordent des crédits à des banques et autres institutions financières, sauf une toute petite part — environ 1% — qu'elles créent sans contre-partie.

Ce système de création monétaire est dit à réserve fractionnaire, et le mécanisme est le suivant (*) : si vous déposez 1000€ en espèces dans une banque, vous recevez en échange un avoir — une reconnaissance de dette — de 1000€ de la banque. Celle-ci doit garder 10% de ce dépôt en réserve (par exemple), soit 100€. L'idée est que tout le monde ne va pas retirer l'argent en même temps, alors ça ne sert à rien de garder tout cet argent dans les coffre-forts. Les 900€ restants (1000€ - 100€) sont "libres" de droit, et la banque peut en faire ce qu'elle veut, par exemple les prêter à une autre personne, qui va alors disposer de 900€ dans sa poche, en espèces ; 900€ que cette personne peut à son tour déposer, dans la même banque éventuellement, qui doit encore en garder 10% soit 90€ en réserve, et peut prêter 810€ à quelqu'un d'autre ... et ainsi de suite.

Cela forme une série géométrique convergente, qui fait qu'avec le dépôt initial de 1000€ en espèces, la banque a pu émettre 10 000€ de reconnaissance de dettes. Elle a donc créée 9000€ d'argent grâce à vos 1000€ de dépôt initial.

Les 1000€ initiaux, créés par la Banque Centrale, sont appelés "monnaie fiduciaire", c.à.d. légale, et l'argent créé par les banques commerciales — les 9000€ — est appelée "monnaie scripturale", c.à.d. écrite. Les deux sont techniquement différents, mais légalement interchangeables : c'est de la fausse monnaie légale.

Les origines

Comment ce système étonnant est apparu ?

Pendant des siècles, ce sont les Rois qui créaient la monnaie, sous forme de pièces en or ou en argent portant leur effigie. Les orfèvres stockaient cet argent pour le mettre en sécurité, et donnaient une reconnaissance de dette écrite en échange — un gage. Puis les gens commençaient à échanger les gages des orfèvres directement, car pratiques, sans les convertir en monnaie du Roi. Les orfèvres devinrent progressivement des banquiers en émettant plus de leurs propres gages que d'argent du Roi qu'ils avaient dans les caisses, tout en promettant la convertibilité entre leurs gages et l'argent du Roi.

Tant que les orfèvres-banquiers ne créaient qu'un peu de gages en plus des dépôts, ils pouvaient honorer les promesses de convertibilité entre les gages et l'argent en dépôt, et ce système assurait un très grand dynamisme économique à des entrepreneurs audacieux, ce qui enrichissait le Roi à travers les impôts. De plus, les gages des banquiers n'étaient pas vraiment de l'argent, pas au même titre que les pièces frappées du sceau du Roi, on pouvait donc toujours faire la différence entre la vraie monnaie du Roi et la fausse monnaie des orfèvres-banquiers.

Mais avec les comptes en banques et les payements en chèque, puis avec l'argent électronique et les payements par carte, comment encore faire la différence entre monnaie de l'Etat et gage de banquier ? De plus, à la fin du XX-ième siècle, cet écart est devenu déraisonnable, de 2:1 on est passé à 50:1, et même à 100:1 dans la zone €uro depuis le 11 février 2012 (**), et le grand dynamisme est devenu instabilité.

Les intérêts manquants

La bizarrerie de la création monétaire par la réserve fractionnaire devient un problème quand on introduit les intérêts : en effet, dans notre 1er exemple, la personne à qui la banque prête 900€ ne doit pas en rendre 900 mais un peu plus, ce plus étant les intérêts.

D'un point de vue comptable — ce n'est pas aussi compliqué que cela parait à la première lecture — une banque est une entreprise, et a donc un bilan, qui a 2 colonnes : ACTIF et PASSIF. Quand vous faites un emprunt de 10 000€ à la banque pour acheter une voiture, vous signez un contrat que vous allez rembourser 12 000€ (en prenant 20% d'intérêts cumulés par exemple). Les 10 000€ sont appelés "principal" (que nous noterons X) et les 2000€ supplémentaires "intérêt" (Y). Les 10 000€ correspondant au principal et figurant sur le contrat du prêt sont inscrits à l'ACTIF du bilan de la banque, puisque c'est de l'argent en plus pour elle. Les 10 000€ qu'elle a inscrit sur votre compte sont à son PASSIF, puisque c'est de l'argent qu'elle vous doit. Les 2000€ correspondants aux intérêts et qui figurent aussi sur le contrat du prêt sont inscrits hors bilan pour le moment.

Au moment même où le banquier appuie sur la touche CONFIRMER de son ordinateur, 10 000€ apparaissent en même temps sur votre compte à vous, et à l'ACTIF ainsi qu'au PASSIF de la banque. La seconde d'avant, ces 10 000€ n'existaient pas, la seconde d'après ils existent. Ils ont été créés par la banque, ex-nihilo, devant vos yeux !

Quand vous payez votre dette de 12 000€, 12 000€ sont effacés de votre compte (au PASSIF de la banque), et le contrat du crédit étant arrivé à terme est aussi effacé (de l'ACTIF de la banque), et les 10 000€ créés lors du crédits sont détruits : 10 000€ avaient été créés quand vous avez pris le crédit, et 10 000€ sont détruits quand vous le remboursez. Les 2000€ supplémentaires correspondant aux intérêts vont dans la trésorerie de la banque, et forment le bénéfice réalisé lors de cette opération. Si l'emprunt en question n'est pas remboursé, la banque récupère la garantie (la voiture que vous avez acheté), et aura peut-être une perte ou pas, suivant que l'avoir en garantie et les intérêts que vous aurez déjà versés couvrent le principal encore dû, ou pas.

Notez bien que 10 000€ ont été créés et pas 12 000€. Votre avoir est de 10 000€, mais vos dettes sont de 12 000€. Les 10 000€ sont couverts par la valeur de la voiture que vous achetez : ainsi, si vous ne remboursez pas le crédit, la banque récupère la voiture d'une valeur de 10 000€. Votre dette s’élève donc à 12 000€, mais les avoirs de la banque ne sont que de 10 000€, tordant le cou à cette erreur fréquente : " Les dettes des uns sont les avoirs des autres ". NON, C'EST FAUX : quand on fait un crédit avec des intérêts, on crée mathématiquement plus de dettes que d'avoirs !

Comment trouver ces 2000€ supplémentaires ?

Un premier malentendu doit être dissipé tout d'abord : cet intérêt n'est pas la richesse créée par l'investissement qu'a permis le prêt, puisqu'on parle ici de monnaie — une entité comptable — et pas de richesse — une quantité physique. Pour comprendre ce malentendu fréquent, prenons l'exemple d'un emprunt pour faire pousser des tomates : les tomates qui ont poussé sont de la richesse créée, mais on ne peut pas rembourser la banque avec elles. Pour rembourser le prêt, il faudra échanger la richesse physique que sont les tomates contre de l'argent comptable, qui, lui, pourra servir à rembourser la banque. Mais l'argent ainsi récupéré avait déjà été créée auparavant, indépendamment des tomates qu'on a fait pousser. D'ailleurs, si une sécheresse empêche les tomates de pousser, il faudra quand-même payer les intérêts à la banque. Et si des conditions parfaites font pousser plus de tomates, il ne faudra pas payer plus d'intérêts. La quantité de monnaie réclamée par la banque n'a aucun rapport avec les tomates, n'a pas été créé en même temps que les tomates.

Et donc, l'argent de l'intérêt, quand est-il crée, et comment ?

Comme presque la totalité (environ 99%) de la monnaie est créé par crédit dans le système monétaire "occidental", l'argent de l'intérêt est aussi forcément créé par un crédit. Mais en même temps, l'argent créé par un crédit sert déjà à rembourser le principal de ce crédit, et ne peut donc rembourser en plus les intérêts d'un autre crédit.

C'est ce qu'on appelle les intérêts manquants : l'argent pour payer les intérêts Y d'un prêt X n'existe pas au moment où l'on contracte le prêt X ! Cet argent doit être créé par ailleurs, donc par un autre crédit X_2 dans l'avenir : l'argent des intérêts d'aujourd'hui est une promesse du futur.

Le schéma pyramidal

Le principe d'une fraude pyramidale est le suivant : un "investisseur" prétend avoir trouvé un moyen nouveau de faire fructifier l'épargne, et promet des rendements mirobolants à ceux qui déposent leur argent dans son fonds d'investissement. Mais en fait, il paye ces intérêts incroyables avec l'argent des dépôts, qui est donc dilapidé au fur et à mesure. Pour pouvoir continuer l'escroquerie, il faut attirer d'autres déposants, et quand un épargnant veut retirer son dépôt, cela est aussi payé par les dépôts des autres. Et bien-sûr, l'escroc dépense une partie des dépôts pour lui-même. Il faut toujours plus de nouveaux entrants dans le schéma pour le faire fonctionner, et il ne faut pas que tous les déposants retirent leurs dépôts en même temps. Quand l'escroquerie est découverte, les déposants restent avec des promesses vides.

Revenons à notre système monétaire à réserve fractionnaire : pour créer l'argent de l'intérêt Y(n) d'un prêt X(n), il est nécessaire de faire un autre prêt X(n+1) dont une partie servira à rembourser l'intérêt Y(n) du prêt X(n). Mais si on utilise une partie de l'argent du crédit X(n+1) pour rembourser les intérêts Y(n), il va en manquer pour rembourser le principal X(n+1), en plus de l'intérêt Y(n+1) qu'il faudra déjà payer ! Il faudra donc faire un autre crédit X(n+2) plus important pour rembourser les intérêts Y(n+1) mais aussi la partie du principal X(n+1) qu'on a ponctionné pour rembourser les intérêts Y(n) ; avec des intérêts Y(n+2) supérieurs encore ... et ainsi de suite.

A chaque fois, le principal X(n) est créé puis détruit, mais les intérêts Y(n) forment le bénéfice de la banque. Bénéfice qui profite en partie aux déposants et en partie aux actionnaires.

C'est un schéma pyramidal exemplaire : les bénéfices payés par les banques à leurs clients viennent des emprunts réalisés par les clients suivants, et les actionnaires en ponctionnent une partie au passage. Et comme tout système pyramidal, il ne peut fonctionner que si la quantité d'argent en circulation est en croissance exponentielle.

Ceci sonne-t-il trop énorme ? Comment ne nous sommes nous pas rendu compte de la supercherie ? Certains s'en sont rendus compte mais n'étaient pas écoutés : tant que l'économie réelle croissait, la croissance de la masse monétaire accompagnait cette croissance économique et passait donc inaperçue, était considérée comme normale, voire souhaitable.

Mais quand-même, n'y-a-t'il pas une erreur dans le raisonnement ?

Si, il y en a une, ou plutôt une approximation : si l'intégralité de la monnaie des gains des intérêts est remis dans la circulation monétaire, les intérêts dus sont récupérés (par le client) et aussitôt ré-injectés (par la banque) dans la masse monétaire globale, dont une grosse partie doit être créée sans crédit. Cela voudrait dire qu'aucune richesse monétaire n'est accumulée et que l'argent ne fuit pas dans d'autres systèmes monétaires. Dans la réalité, une partie de la monnaie de notre système financier part dans d'autres systèmes financiers (Chine, pays pétroliers...) et une partie est stockée par les ultra-riches (et est donc retirée de la circulation).

L'Effondrement du Système

Et concrètement, quelle est la conséquence des intérêts manquants ?

Depuis plus de 150 ans, la croissance économique obtenue grâce à la révolution industrielle, aux énergies fossiles et à la croissance démographique accompagne la croissance de la masse monétaire du système financier capitaliste. Pendant toute cette période, les intérêts manquants pouvaient effectivement être récupérés dans l'avenir. La dette qui crée l'argent était roulée, une nouvelle dette remplaçant l'ancienne, en quantité toujours plus importante, mais mesurée en ratio contre le PIB la dette apparaissait stable, puisque le PIB croissait aussi. Tant que durait la fête, la croissance de la masse monétaire accompagnait la croissance économique.

Mais en ce début de XXI-ième siècle, 2 phénomènes nouveaux et inconnus jusqu'alors arrivent en même temps, et qui menacent le système pyramidal :

  • Le papy-boom : la génération du baby-boom, née après la II-ième guerre mondiale (entre 1945 et 1965) commence à arriver à l'âge de la retraite (environ 60 ans) à partir de 2005, et commence donc à retirer l'argent placé dans les fonds de pension et assurances-vie. A cause du vieillissement de la population Européenne (et "occidentale" en général), l'épargne des jeunes générations ne suffit pas à remplacer la quantité d'argent ainsi retirée. Le système financier a donc moins de dépôts à disposition pour la réserve fractionnaire, et doit soit réduire les crédits émis et la masse monétaire, soit réduire le ratio de réserve fractionnaire et rendre le système plus fragile au bank-run.
  • Le peak-oil : selon l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE), le maximum d'extraction du pétrole léger a été atteint en 2006, donc à partir de cette date la production d'énergie deviendra plus difficile, plus chère, moins rentable, et plafonnera puis déclinera. La production économique qui est presque exclusivement basée sur les énergies fossiles va stagner puis baisser, et donc la masse monétaire devrait diminuer pour accompagner la baisse de l'activité économique.

Les 2 phénomènes impliqueraient une réduction de la masse monétaire, mais dans le système actuel il faudrait rouler les dettes avec des intérêts négatifs ; or dans ce cas les déposants préféreraient garder leurs économies en espèces — "sous le matelas" — et retireraient leurs dépôts des banques en masse : c'est le bank-run tant redouté des banquiers.

Mais cette montagne de dettes ne peut pas non-plus être remboursée puisqu'il manque l'argent des intérêts. Tout l'argent en circulation — sous toutes ses formes — correspond au principal de tous les crédits en cours, mais les dettes, elles, comptabilisent aussi les intérêts sur ces crédits : il y a plus de dettes que d'argent en circulation. Si nous décidions tous, dans un élan de solidarité inexplicable, de mettre tout notre argent sur la table pour rembourser toutes nos dettes, il en manquerait et certaines dettes ne pourraient pas être honorées. C'est exactement comme avec tout schéma pyramidal : il y a plus de promesses que d'argent, et quand veut récupérer son argent, on ne peut pas, il n'est pas là, on s'est fait arnaquer.

A partir de là, il n'y a que 3 issues possibles (et leurs combinaisons !) :

  • les banques centrales peuvent créer l'argent des intérêts manquants sans contreparties économiques ("monétiser la dette") ce qui historiquement mène à l'hyperinflation.
  • la société peut reconnaître l'impasse de la situation et préférer vidanger le système monétaire d'un coup en faisant défaut sur ses dettes jugées odieuses pour repartir sainement.
  • ne prendre aucune décision désagréable dans l'espoir que le problème partira de lui-même, ce qui pourrit la situation jusqu'au point de rupture et amène la violence : révolution, dictature ou guerre.

Mais dans tous les cas, beaucoup de personnes trouveront beaucoup mois d'argent dans leurs comptes en banque que ce qu'on leur avait promis. Le lecteur averti que vous êtes a déjà remarqué que plusieurs explications et prévisions de ce texte se sont avérés, ce qui tendrait à prouver que le schéma pyramidal est sur le point d'imploser. Seuls ceux qui sortent en premier peuvent récupérer un peu de leur mise, les autres n'auront rien, zéro.

Mise à jour d'actualité

Ce texte a été initialement écrit en 2011. Aujourd'hui, en 2015, qu'observons nous ?

  • les banques centrales ont effectivement commencé à monétiser la dette par le Quantitative Easing.
  • la BCE a effectivement baissé le ratio minimum de la réserve légale de 2% à 1% en 2012 (**) : c'est quand-même curieux qu'on en ait si peu parlé, non ?
  • plusieurs banques centrales ont effectivement annoncé cette année des intérêts négatifs.
  • il y a des règles de plus en plus fortes pour limiter le retrait et l'usage d'argent en espèces, dont le résultat premier est que les banques commerciales vont aussi pouvoir demander des intérêts négatifs sans risquer le bank-run.
  • les arguments sur la répudiation de la dette odieuse en Grèce ont effectivement commencés en 2015.
  • les gouvernements "occidentaux" ont effectivement commencé à mettre en place des lois et des pratiques caractéristiques des dictatures.
  • tout le système financier capitaliste s'est effectivement effondré en 2008, et n'a survécu que grâce à l'aide massive des gouvernements.
  • la croissance économique stagne ou ralentit effectivement un peu partout.
  • en Grèce et à Chypre, les banques ont effectivement été fermées et l'argent sur les comptes confisqué.

Vous savez donc maintenant ce qui va arriver à partir de là.

 

PDF - 1.4 Mo
Reflexions du Plan-C
Version imprimable du livret dont est extrait ce texte.

 

 

(*) http://fr.wikipedia.org/wiki/Création_monétaire

(*) http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional-reserve_banking

(**) ECB Monthly Bulletin February 2012


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51 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 12 octobre 2015 18:08
    Les effondrements financiers sont la conséquence des bulles spéculatives qui font partie du système lui-même. 

    Cette bulle s’amplifie quand les investisseurs peuvent acheter des titres avec une couverture de seulement 10 % : pour dix dollars achetés, ils ne déposent qu’un dollar. 

    Le taux d’emprunt varie selon le taux d’intérêt à court terme ; la pérennité de ce système dépend donc, en partie, de la différence entre le taux d’appréciation des actions et ce taux d’emprunt. 

    La tentation est grande après chaque krach de recommencer ce jeu de dupes, et les financiers ne se gènent pas.
    Ils se contentent de maquiller le mécanisme pour que les néophytes soient leurrés.

    L’informatique et internet ont accéléré les choses, mais le principe demaure inchangé depuis les premières banqueroutes.

    • Zip_N Zip_N 12 octobre 2015 20:23

      @M de Sourcessure

      « Les effondrements financiers sont la conséquence des bulles spéculatives qui font partie du système lui-même.  »

      Indirectement oui, car les bulles spéculatives sont aussi à forte teneur d’inflation monétaire afin de suralimenter et réguler leur besoin de capitaux sans qu’il ne s’effondre. Inflation qui les touche avec une forte proportion (hors déduction des éventuels intérêts recherché gagné). Leur argent fond avec le rythme de l’inflation annuel. Un crash c’est un manque d’absorption, tant qu’ils absorbent rapidement le crash a pas lieu et il est déplacé pour un problème futur.


    • Zip_N Zip_N 12 octobre 2015 20:39

      @Zip_N

      Le risque est que les transactions et placements les plus brefs dominent les transactions longue durée. Si cela se passe les privés qui font cela accessoirement seront les 1er perdants contre les professionnels, Ensuite il y a le volume, une augmentation ou diminution de l’activité d’un pays qui affecte l’appropriation ou la monopolisation des autres. Il me semble que c’est une fonction de surenchère de ce système.


    • Zolko Zolko 13 octobre 2015 11:31

      @M de Sourcessure
       
      « Les effondrements financiers sont la conséquence des bulles spéculatives qui font partie du système lui-même. »
       
      c’est vrai pour les « crises » habituelles, comme la bulle Internet, mais la théorie de ce texte est que ce qu’on voit là, en ce moment, est de nature différente. Là où les crises financières sont passagères, celle-là est finale : le système ne se relèvera pas, il mourra, soit de façon ordonnée soit dans le chaos. Je ne parle pas de l’€uro ou du Dollar, mais du système monétaire à réserve fractionnaire basée sur le crédit.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 octobre 2015 17:01

      @Zolko

      Bien sur. C’est ça et on ne le redira sans doute jamais assez souvent, puisque le gens sont bien bêtes, mais il faudrait tout de même aussi passer à l’étape suivante qui est de mettre en place la solution,


      PJCA

    • Parrhesia Parrhesia 12 octobre 2015 18:44

      Ce qui explique en grande partie la réaction du Personnel d’Air France, première réaction significative populaire en France depuis la chienlit soixante-huitarde.

      A cette différence près que cette réaction « Air France » ne semble pas avoir été fomentée depuis des Quartiers Généraux étrangers comme mai 68, les soixante-huitards n’ayant fait que suivre, quoi qu’ils en pensent.

      Ici les personnels ont précédé tout le monde !

      Cette réaction a été spontanément suscitée par les effets pervers de la situation socio-économique parfaitement décrite dans l’article. Les personnels concernés ne l’ont certainement pas analysée dans le détail mais elle leur révèle de plus en plus clairement l’impuissance devant laquelle les capitalistes exclusivement financiers les ont enfermés !!!

      Ce qui explique la fermeté avec laquelle Valls et consorts entendent réagir.

      Paradoxalement, les seules personnalités politiques qui semblent avoir pris pleinement conscience de ce qui se prépare sont Besancenot et Mélenchon !

      Et c’est un gaulliste qui vous le dit !!!


      • chantecler chantecler 13 octobre 2015 10:53

        @Parrhesia
        Bof , l’explication asselinesque de mai 68 , un brin complotiste , puisque voulu de « l’étranger », m’a toujours fait rire .

        Qui peut croire à de telles fables ... ?
        « Les jeunes » avides d’explications faciles peut être !
        « Les anciens » qui ont connu les évènements et la sclérose de la société gaulliste déclinante et la satiété de consommation, je ne le pense pas .
        Je pourrais développer mais je n’en ai pas envie .
        Ca ne servirait à rien car il s’agit ici de croyance comme aiment s’y rattacher les complotistes structurels (à chaque crise , son responsable extérieur ).

        Quant au P.Oil vieille scie écolo (pétrole apocalypse... !) un peu pareil .
        Si le pétrole est si rare pourquoi est il si peu cher en ce moment ?
        Ce qui peut , paraît il , poser des problèmes si j’en juge un article que j’ai lu ce matin sur les crises , je crois .
        Cela dit je ne nie pas que nos ressources finiront globalement par s’épuiser à force d’être surexploitées à des fins productives .(surtout en période de guerre , quand on réalise le nombre de destructions).

        L’article est très bien fichu à quelques poils près .

        Le « système » est en crise profonde et seule une minorité arrive encore à s’enrichir , sans risques puisque ceux ci (les pertes) sont aujourd’hui supportés par la collectivité.

        Et là je dis , avant la grande déflagration terminale : chapeau les artistes !


      • gnozd 13 octobre 2015 12:13

        @chantecler

        68, c’est parti que les étudiants mâles et femelles de Nanterre en avaient marre de pas dormir dans les mêmes bâtiments ! (je parle pour les internes). Ca a été le prétexte de base, mais c’est vrai qu’il y avait un contexte international favorable.


      • sls0 sls0 13 octobre 2015 17:34

        @chantecler
        Si le pétrole est si rare pourquoi est il si peu cher en ce moment ?
        Il n’est pas rare, il est arrivé à son max. La Production va diminuer, elle ne pourra plus suivre la demande.
        Le pétrole n’est pas cher en ce moment oui, quand on voit le dry baltic index on voit que l’économie mondial est au ralenti, il y a peu de demande ce qui permet encore des stratégies de dumping.

        Quand la production baissera, ce sera l’offre et la demande qui feront les prix.
        Même si l’on aura les moyens de payer, la fourniture ne sera pas garantie, les pays producteurs auront des affinités avec d’autres pays.
         


      • chantecler chantecler 14 octobre 2015 13:14

        @gnozd
        Ben oui de là à penser qu’un étudiant , parmi d’autres , je parle ici de D.C.B , 20 ans , était d’emblée un agent américain il y a de quoi rire ...
        Du 68 , il y en a eu partout aux USA ,( guerre du Vietnam) , en Allemagne etc, etc ...
        Faut il rappeler qu’autour de la fac de Nanterre il y avait des bidonvilles ?
        Faut il rappeler encore l’emprise de la TV d’état , une première chaîne unique , faisait l’information .
        Et encore que l’avortement était violemment combattue par l’église et par les médecins catholiques etc etc ?
        Et même la contraception , diabolique ?
        Mais 68 a aussi touché les classes ouvrières , remake de 1936 ?


      • Parrhesia Parrhesia 16 octobre 2015 09:52

        @chantecler

        ... Suite à votre commentaire du 13/10/ à 10 :53.

         Bonjour Chantecler,

        Admettons donc que je me sois trompé sur toute la ligne et que vous ayez raison ! Vous voyez que je suis conciliant !!!

        Nous aurions donc :

        1) Un général de Gaulle qui n’aurait jamais vendu d’armes à des pays arabes ennemis d’Israël.

        2) Qui n’aurait jamais déclaré qu’Israël était un peuple sûr de lui et dominateur.

         Dans ces conditions, il est clair que le Mossad n’aurait jamais eu aucune raison de vouloir se débarrasser du général. (D’ailleurs tout le monde sait que le Mossad n’a jamais eu le moindre agent en France),

        Voyons maintenant du côté de la C.I.A.

        Nous aurions donc :

        1) Un général de Gaulle qui n’aurait jamais remboursé par anticipation la dette Française aux U.S.A., les privant ainsi du moyen de pression financier qu’ils avaient d’ores et déjà mis en place à cette époque.

        2) Un général de Gaulle qui n’aurait jamais expulsé les forces américaines du territoire national et qui n’aurait jamais envoyé l’OTAN sur les roses !

        3) Un général de Gaulle qui n’aurait jamais contrarié le moins du monde la mise en place du Nouvel Ordre Mondial, ni sa mainmise sur les peuples par le biais du pouvoir capitaliste exclusivement financier !

        4) Un général de Gaulle qui n’aurait jamais adopté une politique de stricte neutralité vis-à-vis de l’U.R.S.S. , que par ailleurs les U.S.A. et Israël aimaient d’amour tendre !

        Dans ces conditions, vous auriez, là-encore tout-à-fait raison ! Ni les USA, ni Israël n’avaient aucune raison de vouloir se débarrasser du général.

        Voyons maintenant du côté du MI 6.

        Nous aurions donc eu un général qui n’aurait jamais mis son veto à l’entrée de l’Angleterre dans le Marché Commun. Les Anglais, qui de toute façon n’ont jamais été le moins du monde susceptibles sur le plan de la suprématie britannique sur le reste du monde, n’aurait donc eu aucune raison d’en vouloir au général qu’ils aimaient d’ailleurs autant qu’ils apprécient toujours les Français !

        Enfin, et toujours comme chacun le sait, ni le Mossad, ni la C.I.A., ni le MI.6 ne se sont jamais consulté, à aucun moment, sur éventuel intérêt commun qu’ils auraient pu avoir à virer Le Général  !!!

        Conclusion, et si vous avez raison, rien n’a donc pu venir de l’étranger lors des événements français de Mai 68 !

        Mais… Puisque la chose vous fait rire, comme vous l’écrivez vous-même… il est vrai que les résultats engrangés par la France après 68 sont tellement concluants qu’il serait vraiment dommage que ce soit vous qui ayez eu tort et moi raison !!!


      • chantecler chantecler 18 octobre 2015 10:40

        @Parrhesia
        Mais je n’ai jamais prétendu qu’un De Gaulle n’avait que des défauts .
        Au contraire c’était un chef d’état décidé , honnête , aimant son pays et voulant qu’il préserve son influence historique...
        Maintenant sur le plan intérieur il n’a pas su ou pu moderniser certaines choses .
        Un peu décalé quoi .Mais il était aussi le représentant d’un parti très conservateur et très lié à l’église catholique
        Sa constitution a été faite à sa mesure selon les circonstances cad à un moment où notre pays n’arrivait pas à arrêter les frais et les morts en Algérie .
        Et il a su aller à l’encontre des intérêts des puissants colons qui n’entendaient rien lâcher .
        Bref toute une histoire .
        PS : quant au Mossad qui aurait cherché à l’abattre je n’en n’ai jamais entendu parler .
        Dassault continuait à fournir des mirages et nos industriels de l’uranium à des fins militaires .


      • damocles 18 octobre 2015 12:17

        @Parrhesia
        Bonjour Parrhesia 

        Tout ce que vous dites est exact , mais cela ne prouve pas que la « revolte » de mai 68 ait été teleguidée de l’ etranger .
        Il ne faut pas oublier que la société française etait corsetée à l’extreme au point de vue des moeurs ( affaire Noelle Noblecourt par exemple ,ahurissante avec nos yeux d’aujourd’hui ) mais aussi de l’information télé(LA VOIX DE LA FRANCE pour Pompidou ) et dans bien des domaines hierarchisée à l’extreme et autoritarisme à tous les niveaux ,des etudes à l’ administration en passant par les entreprises et même la famille ....
        Dautre part il ne faut oublier que DE GAULLE N’ A PAS ETE VIRE PAR « MAI 68 »  car las elections legislatives avaient été un triomphe pour les gaullistes , mais par un referendum sur LA REGIONALISATION , auquel DE GAULLE A EU LE TORT D’ ASSOCIER LA SUPPRESSION DU SENAT , ce qui a eu pour effet de coaliser tous les reacs et petits potentats locaux qui avaient peur de perdre leur fromage ...

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 octobre 2015 17:29

        @Damocles & Parrhesia


         C’est le moment ou de Gaulle disait : « De Gaulle ne m’intéresse que comme personnage historique »... Pourquoi penser que De Gaulle a commis une erreur de jugement... alors que tout semble indiquer qu’il savait parfaitement que ce referendum lui donnerait l’excuse de quitter la tête haute une bataille qui ne pouvait plus qu’être lentement perdue par une France qui allait inéluctablement péricliter ?

        PJCA


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 octobre 2015 19:58

        @chantecler
        Faut arrêter les inventions et les délires ! Où et quand avez vous entendu Asselineau tenir les propos sur 68 et les propos que tient Parrhesia, qui se dit Gaulliste, sauf que l’ UPR n’est pas Gaulliste. C’est ballot !
        L’UPR est sans doute aujourd’hui le seul Mouvement qui ne soit pas Gaulliste.


        Et quand avez-vous entendu Asselineau vanter les analyses de Mélenchon et de Besancenot ? Alors que l’ UPR ne cesse d’expliquer que ce sont des partis leurres ?

        Quand on ne sait rien sur un Mouvement politique, on vérifie, sinon, on la ferme.

      • damocles 19 octobre 2015 20:06

        @Pierre JC Allard
        Bonsoir

        vous dîtes que De Gaulle aurait fait en sorte de s ’imposer un referendum dans l’unique but de le perdre et de partir la tête haute ?
        .....JE SUIS PLUS QUE SCEPTIQUE et je n’y crois pas une seconde 
        Quand au declin de la France il a commencé avec « la couleuvre »POMPIDOU president infeodé aux Rotchild et c’est poursuivi avec joueur d’ accordeon ...

      • captain_fred captain_fred 12 octobre 2015 21:43

        Vous dites : « Comment ce système étonnant est apparu ? » 


        Ce système n’a rien d’étonnant. Ce système a été créé par des banquiers, dans l’intérêt exclusif des banquiers. Au fil du temps, ils ont accumulé des privilèges qui leur permettent de faire chanter les politiques.

        Ce système rapatrie le peu de richesse d’un grand nombre de personne de la base vers les sommets. C’est le casse du siècle et on voit bien que effectivement, les pauvres sont de plus en pauvre et les riches sont de plus en plus riches. Ce système est profondément injuste. 

        Je crois que ce système va finir d’une façon absolument brutale et probablement dans un bain de sang. (Surtout aux Etats Unis où la quantité d’armes sur place va permettre des massacres dignes de GTA5).

        Je crois que les banquiers et les traders vont regretter d’avoir choisi ce métier. Je ne sais pas quand ça arrivera mais ça arrivera. 



        • Zip_N Zip_N 13 octobre 2015 11:38

          @captain_fred

          « Ce système rapatrie le peu de richesse d’un grand nombre de personne de la base vers les sommets. »

          C’est exactement le fonctionnement d’un loto, le nom c’est système loto.


        • Zip_N Zip_N 13 octobre 2015 13:10

          @captain_fred

          « Ce système rapatrie le peu de richesse d’un grand nombre de personne de la base vers les sommets. C’est le casse du siècle »

          Pour que cela change il faudrait faire comment ? ne plus passer par les banques et les employeurs versent l’argent de main à main ? le maillon faible vient d’un choix et volonté de société non pas seulement une obligation forcée asymptomatique comme vous le présentez. Pour donner une exemple rien que si ils faisaient des véhicules 30% moins puissant générant une bonne partie du prix du véhicule, l’utilité du produit resterait toujours pareil seulement les consommateurs en auraient plus dans leur poche pour autre chose générant moins de dettes pour enrichir les banques et les sommets détiennent, cette simple mesure génèrerait plus de liquidité pour tous le reste des commerçants. Votre théorie du chaos est pas une bonne croyance.



        • izarn 13 octobre 2015 01:13

          La thése me parait fausse.
          Ce n’est pas l’argent des dépots à vue qui est prété.
          Le crédit crée effectivement ex-nihilo la monnaie. Mais c’est basé sur les fonds propres de la banque, c’est à dire ses actifs. En d’autre terme on ne prete pas l’argent qu’on a pas.
          De fait, sur 8% de fonds propres, on peut que preter 92% de plus. Ce chiffre de 8% est basé sur la probabilité que la banque ne soit pas remboursée.
          On confonds les placements, que la banque est autorisée à utiliser pour investir, donc par exemple pour preter, et les dépots à vue.
          Il est prouvé que ça fait belle lurette que l’argent placé, épargné, comme on veut, ne suffit pas à proposer les crédits dont toute l’économie a besoin.
          "Un bon connaisseur de l’économie américaine (dont Jorion prétend expliquer la crise) n’aura aucune peine à démontrer l’inanité des idées de Jorion. S’il s’agit des dépôts, on peut noter que la simple somme des crédits hypothécaires excède et s’écarte de plus en plus des dépôts des particuliers et des entreprises depuis plus de trente ans (ce que Jorion ignore). Il y a donc création monétaire« 
          http://criseusa.blog.lemonde.fr/2012/06/24/jorion-ou-de-limposture/
          Le problème du crédit, ne vient pas des intérets manquants, mais du fait qu’il est basé sur des richesses non encore créées. Si l’économie est en récession, si les remboursements ne viennent pas, cela veut dire que la richesse promise n’est pas créée. Nous avons donc crise, et puisque la monnaie qui circule ne repose pas sur de la richesse réelle, elle baisse de valeur comptable, c’est donc l’inflation.
          Dans la crise actuelle, il n’y a pas d’inflation, car l’argent prété a servi majoritairement aux produits financiers dérivés et à la spéculation financière, et fut peu investi dans l’économie réelle ; voila tout ! De plus la bulle de crédit provient de la pseudo sécurité proposée par les CDS, concept qui se révèla etre une arnaque.
          La bulle spéculative provient aussi de l’argent prété à taux trés bas, permettant d’obtenir par des effets de leviers gigantesques des gains considérables, mais aussi une débacle financière gigantesque en cas de pépin.
          Le CAC40 à 5000 n’est en fait qu’une bulle, c’est à dire tout simplement une inflation des actions sur les marchés financiers. Et ne reflète aucunement la santé de l’économie réelle.
          A une époque, on a voulu relancer l’économie par des crédits, l’argent bon marché, en éliminant les risques évidents par des produits dérivés à la sécurité inconnue.
          Aprés 2008, afin d’éviter l’effondrement généralisé des banques préteuses, on a utilisé le Quantitative Easing, qui consista a racheter ces titres »toxiques« à leur valeur nominale, alors qu’ils ne valaient plus rien sur les marchés. Ce qui se résume en »planche à billet".
          Comprenons ainsi que la planche à billet de la Fed, BoJ, BoE, BCE, ne concerne pas les entreprises, ni les consommateurs.
          Il n’est guère étonnant que rien ne redémarre pour de bon, puisqu’on a RIEN FAIT !
          D’autre que de sauver les banques, comme disait Chavez.
          Si on avait mis autant d’argent dans l’économie réelle, il n’y aurait plus de chomage, et la pauvreté, la guerre, aurait reculé sur la planète.
          Les riches ont sauvé leur peau, c’est tout. C’est RIEN !


          • elpepe elpepe 13 octobre 2015 03:29

            Bonjour
            attendez que l effondrement arrive avant d en donner les raisons
            sinon j ai bien aime votre article, rien que je ne savais deja mais l expose est clair et limpide pour le quidam qui decouvre
            cdlt


            • Zolko Zolko 13 octobre 2015 11:36

              @elpepe
               
              « attendez que l’effondrement arrive avant d’en donner les raisons »
               
              justement, non, ainsi personne ne pourra dire qu’on n’a pas pu prévoir la chose.
               
              « sinon j’ai bien aime votre article, rien que je ne savais deja mais l’exposé est clair et limpide pour le quidam qui découvre »
               
              Merci. C’est certain que je ne prétends pas avoir inventé quoique-ce soit, c’est juste une formulation personnelle d’info publiques par ailleurs, mais malheureusement peu diffusés et expliqués


            • Spartacus Spartacus 13 octobre 2015 09:42

              Beaucoup de confusions et d’incompréhensions de l’auteur qui ne comprend pas la dynamique de la valeur de l’argent..


              Le tout tient en 5 explications que l’auteur ne possède pas la notion de « création destructrice », confond « richesse et valeur », n’imagine pas que la monnaie est un « consommable » ,ne visualise pas la « dynamique de l’argent » qui n’a jamais la même valeur et confond bilan de la banque et bilan de la société civile.

              Il voit l’argent comme un monopole et n’envisage pas qu’elle existe comme un simple consommable qui naît, existe et meure.
              Il explique que le problème de masse est un problème de système, sans comprendre que c’est un problème de monopole...

              La monnaie est un vulgaire consommable. La monnaie meure ou évolue aussi. Sa valeur est dynamique et vous n’achetez pas les mêmes choses avec l’argent car tout évolue, souvent sa masse est sa raison de vivre et sa raison de mourrir...

              Nous sommes en collectivisme de la monnaie (monopole imposé), les dérives de sur-pret sur de la cavalerie irresponsable est juste la conséquence du monopole de ’non-choix de cette monnaie.......
              Comme tout système collectiviste, il y a toujours une minorité proche des centres de décision qui tire plus profit des systèmes....Les fonctionnaires versus état, ou les banques versus monnaie.

              Confusion l’actif du passif de l’emprunt. 
              Intérêts et l’emprunt ne sont pas la même chose..

              Du point de vue de la société :
              Le crédit est l’actif utilisable de la société civile, les intérêts sont le passif de la société civile.
              Une charge.

              Du point de vue de la banque :
              Le crédit de l’emprunteur n’est que la production d’un consomable et n’a aucune valeur réelle dans son bilan, sauf un jeu à somme nulle entre fourniture d’argent et remboursement de cet argent....
              Les intérêts par contre sont l’actif de la banque, là ou pour la société c’est le passif......

              Absence de distinction entre argent créé par les banques privées et banques centrales n’est pas exposé.

              La plus grosse ambiguité est que la banque privée crée la monnaie. Sans être faux, c’est mal présenté, car la banque privée ne crée que de la « monnaie consomable » puisqu’elle est détruite lors du remboursement du crédit.
              Les intérêts ne sont que la rémunération du service de création destruction de cette monnaie temporaire. 

              La seule banque capable de créer de la monnaie c’est la banque centrale. Quantitative easing et création monétaire sans base de crédit en face.

              Les banques privées fournissent de la monnaie consomable, à des emprunteurs qui peuvent être elles mêmes aussi sous forme de personne morale. En fait on peut dire que c’est l’emprunteur qui crée la monnaie et la banque n’est que le moyen d’accès à l’argent de l’emprunt...

              L’argent des intérêts, est la facture du service d’intermédiaire de la banque privée pour la société. L’argent des intérets n’est logiquement pas créé, puisque c’est une charge pour le service qui rémunère la banque. Une dépense de l’emprunteur sur ses ressources.

              En fait le raisonnement de l’auteur fait abstraction de la « responsabilité » de l’emprunteur et la responsabilité de la banque....Si la banque a preté à des gens incapables de rembourser elle fera faillite et puis c’est tout. 
              Si l’état a trop emprunté, il fera faillite. C’est déjà arrivé à l’Argentine.
              Dans le futur si il y a libéralisation et mondialisation des économies, on imagine que des monnaie privées prendrons le relais des monnaies d’état et dégagera la société des irresponsables étatistes...

              • chantecler chantecler 13 octobre 2015 10:58

                @Spartacus
                « La monnaie est un vulgaire consommable. La monnaie meure ou évolue aussi. »
                Je connaissais par le verbe meurer .
                Mais trois groupes de verbes français c’est certainement deux de trop .


              • Zolko Zolko 13 octobre 2015 11:40

                @Spartacus
                 
                « Absence de distinction entre argent créé par les banques privées et banques centrales n’est pas exposé. »
                 
                vous n’avez pas lu le texte :
                 
                Les 1000€ initiaux, créés par la Banque Centrale, sont appelés « monnaie fiduciaire », c.à.d. légale, et l’argent créé par les banques commerciales — les 9000€ — est appelée « monnaie scripturale », c.à.d. écrite. Les deux sont techniquement différents, mais légalement interchangeables : c’est de la fausse monnaie légale.


              • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 2015 13:33

                @Spartagus

                Vous dites que la monnaie c’est du « collectivisme » . D’après votre raisonnement, chacun devrait imprimer sa propre monnaie. Bien, allez la négocier !

                la féodalité y a qu’ça de vrai ma bonne dame, pas de collectivisme, seulement une race de saigneurs et des serfs. Car c’est là la subtilité du raisonnement à Spartagus et cie, le collectivisme est tout ce qui impose des limites aux saigneurs quant à leur capacité d’asservissement. En effet, personne n’a jamais parlé de collectivisme dans une société libérale, c’est à dire où seuls les propriétaires sont d’honnêtes gens.

                Le collectivisme, c’est la mauvaise idée de vouloir donner des droits aux prolétaires qui restreint la liberté des possédants. Des droits inique, qu’ils ont obtenus en volant celui de leurs maitres de les exploiters jusqu’à la mort.

                Dans l’univers baisonours de Spartagus, le grand défenseur de la liberté d’opprimer, les salariés, ce n’est que de la racaille.


              • Spartacus Spartacus 13 octobre 2015 15:21

                @Hervé Hum


                L’asservissement c’est le monopole. L’absence de pouvoir choisir...

                Et l’avenir des monnaies privées est plus interessante pour les pauvres que les riches. 

                Il existe des dizaines de monnaies libres, mais vous n’en avez pas pris conscience intellectuelle.

                En France.
                Quand Air France vous donne des « Miles » l’unité est la longueur de vol. C’est une forme de « monnaie ».
                Quand vous allez au supermarché vous avez des points. Vous pouvez acheter avec la valeur des points un poivrier électrique ou une clé USB.

                En Amérique du sud, comme au Venezuela ou Argentine, pour se protéger de la monnaie d’état les gens les plus instruits protègent leur argent en Bitcoins, monnaie privée...

                La moitié de l’Afrique la plus pauvre, qui ne dispose pas de compte en banque dispose de monnaie virtuelle en « minutes » d’opérateurs téléphonique qui s’utilise en échange de numéro de tel à numéro de tel. En Tanzanie, vous pouvez louer une chambre locale, en payant par des minutes de téléphonie...



              • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 2015 16:14

                @Spartacus

                « Et l’avenir des monnaies privées est plus interessante pour les pauvres que les riches. »

                Vous inversez la cause et la conséquence, mais c’est votre habitude ou technique.

                Si les pauvres se tournent vers ces sous-monnaies, c’est parce qu’ils n’ont pas accès à l’autre ($). Mais si vous mettez ces sous-monnaies en concurrence avec l’autre, elles s’effondrent.

                Pour ce qui est des minutes téléphoniques, vous dites n’importe quoi, car je n’imagine pas que les opérateurs téléphoniques se fassent payer en minute téléphonique ou avec des oeufs. Autrement dit, ces minutes sont d’abord acheté via de la monnaie d’état. Ils déposent leur argent sur leur compte téléphonique, mais la monnaie reste celle du pays.

                La monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui, tous ces exemples se fondent sur cette définition. Sauf les miles et les points du supermarché mais ce ne sont pas des monnaies, ce sont des ristournes ou remises sous formes de points, accordés sur le volume, lié à un produit ou une marque. Ce n’est pas de la monnaie d’échange, mais de fidélité. Vous mélangez juste la chèvre et le chou, mais c’est votre habitude ou technique.

                le bitcoin est une superbe escroquerie, mais c’est la règle question monnaie !

                Les monnaies locales sont plus vraies que les monnaies nationales ou internationales parce qu’elles fonctionnent sur le principe du crédit, alors que les grandes monnaies fonctionnent sur le principe de l’épargne et de l’intérêt, mais en aucun cas elle ne peuvent grossir au delà de leur dimension locale.

                Ces monnaies entretiennent la pauvreté en la rendant plus supportable en permettant une dynamique locale, mais en aucun cas permettre l’enrichissement, pour cela, il faut passer par les monnaies internationales.


              • Zolko Zolko 13 octobre 2015 16:43

                @Hervé Hum
                 
                Spartacus a raison. J’ai lu vos articles, et parfois vous avez des accès de lucidité :
                 
                "l’intérêt n’étant pas crée par l’opération de crédit (...) fait que certains crédits ne pourront êtres remboursés"
                 


              • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 2015 18:40

                @Zolko

                Nous n’avons pas la même lucidité !

                Vous écrivez que Spartagus à raison, mais j’aimerai bien que vous étayez votre affirmation ? Et donc que vous argumentiez pour infirmer mes arguments !

                Vous avez lu mes articles et de tout ce que j’écris, vous avez juste retenu ce que vous saviez déjà.

                J’aurais plutôt apprécié que vous critiquiez ce qui pour vous n’est pas de la lucidité...Peut être tout le reste ?

                J’aurais aussi apprécié que vous critiquiez quand je partage le point de vue selon lequel, la propriété est la cause originelle et première de tout le système et qu’elle est incompatible avec la démocratie telle que définit.

                Mon commentaire ci-dessous affirme pourtant que tout ce que vous écrivez c’est du vent et qui participe à la tromperie. Justifié par le fait que, tant que vous n’attaquez pas la cause première qui commande le système, vous ne pouvez pas le changer.

                Pour illustrer mon propos, je paraphrase un dicton en écrivant que :

                « chasse le naturel par la conséquence et il revient au galop par sa cause ».

                Il n’y a rien de pire et de plus efficace que le déni, c’est à dire, la dissociation d’une relation de causalité. C’est que la majorité des gens ont appris à croire qu’une relation de causalité au niveau social n’est qu’un principe théorique, philosophique, donc virtuel, alors que c’est une relation physique. Si la cause est la propriété particulière des moyens de productions et de son financement, alors c’est que la politique sociale lui est « conséquentielle », elle ne peut lui être supérieure en droit de priorité. Et c’est ainsi que la société fonctionne !

                L’important que vous n’avez pas retenu de mes articles, c’est que si le social ne peut dominer la propriété (des moyens de productions et de son financement, pas de la personne !) qu’en l’abolissant et la remplacer par la responsabilité des uns vis à vis des autres (pas vis à vis de soi même), c’est que, privé de sa capacité à tirer la plus-value de l’exploitation d’autrui, la propriété est vide d’intérêt, donc de sens. Autrement dit, si la propriété ne permet que d’exploiter sa propre force de travail, alors, elle fait de vous l’égal d’un salarié. toutefois, il y a de bon et de mauvais ouvriers, comme il y a de gros travailleurs et des fainéants, des leaders et des suiveurs, des créateurs et des producteurs, etc. Mais chacun doit être rétribué selon son mérite et non selon sa capacité à tirer profit de l’exploitation du mérite d’autrui. Or, ce système n’est possible qu’en véritable démocratie et donc, en substituant la propriété par la responsabilité.

                Je crains que mon langage soit trop décalé, non pas par rapport à la réalité (la fameuse lucidité ) mais par rapport à la réalité du déni de ceux là même qui prétendent éclairer les autres de leur déni de réalité ! J’ai mon propre déni de réalité, rare sont ceux qui n’en ont pas, mais ce n’est pas celui-ci.

                C’est très vicieux !

                Avez vous lu l’article « droits, devoirs et responsabilité » ?


              • Zolko Zolko 13 octobre 2015 19:06

                @Hervé Hum
                 
                Spartcaus a raison sur les monnaies alternatives : BitCoin, locales, ... que vous dénigrez. Vous pensez en monnaies comme monopole de l’état, alors que la monnaie est un outil de commerce, et BitCoin prouve que vous avez tort : les gens inventent ce dont ils ont besoin/envie.
                 
                J’ai cité ce passage de vos textes car je voulais être gentil. Au début, j’avais écrit tout autre-chose, mais je me suis ravisé.
                 
                "J’aurais aussi apprécié que vous critiquiez quand je partage le point de vue selon lequel, la propriété est la cause originelle et première de tout le système et qu’elle est incompatible avec la démocratie telle que définit.« 
                 
                Je ne sais pas ce que vous appelez »tout le système« ... et c’est un peu ça mon problème avec vos textes : ils ne sont pas très précis. Personnellement, je n’ai rien contre la propriété privée, je pense même que ça fait partie de l’Humanité depuis les origines : je me demande comment aurait réagit un Homo-Sapiens-Sapiens chasseur-cueilleur si vous aviez essayé de lui prendre ses outils qu’il s’est fabriqué lui-même, en argumentant : »Mais malheureux, ne te rends-tu pas compte que tu dérives vers le capitalisme ?".


              • Hervé Hum Hervé Hum 14 octobre 2015 09:06

                @Zolko

                Faut surtout pas vous retenir zolko, ce serait vraiment dommage !

                La tactique consistant à faire dire à l’autre ce qu’il ne dit pas est un pur sophisme et est pour le moins lassant.
                Je n’écris nulle part que la monnaie n’est pas un outil de commerce, car j’écris exactement le contraire et d’ailleurs, pourrait t-on écrire autre chose ? J’écris surtout que l’outil dépend de son propriétaire ou plutôt de son utilisateur. Voyez la distinction ?

                J’écris au début de l’article « la monnaie du XXIème siècle expliqué aux nuls mais surtout aux experts » :

                "Cette crise trouve son énergie dans la monnaie, c’est-à-dire, que la monnaie n’est ni l’origine ni la finalité de l’économie, mais qu’elle en est le carburant. Car la monnaie est le vecteur des échanges de biens et services que l’on réunies sous le vocable de marchandise.« 

                Et j’écris juste au dessous que la monnaie est »un contrat d’échange de valeur au porteur« .

                Vous dites avoir lu mes articles, mais faites comme si je n’avais rien écrit.

                Vous dites qu’il sont imprécis, peut être, mais c’est pas sûr pour tout ce que j’écris.

                Ensuite, vous mêlez le loup dans la bergerie. J’écris dans le premier commentaire ceci

                 »Les monnaies locales sont plus vraies que les monnaies nationales ou internationales parce qu’elles fonctionnent sur le principe du crédit, alors que les grandes monnaies fonctionnent sur le principe de l’épargne et de l’intérêt, mais en aucun cas elle ne peuvent grossir au delà de leur dimension locale.« 

                Je ne dénigre pas les monnaies locales, mais seulement les monnaies de spéculation, jouant sur leur valeur propre. Dans ce cas là, où est la monnaie de commerce que vous dites défendre ? Le bitcoin n’est pas une monnaie de commerce, mais de spéculation par le commerce (pire que les monnaies d’état). Je dénonce tout ce qui n’est pas lié à l’activité des êtres humains, mais à leur manipulation et à leur exploitation par autrui, autre qu’eux même.

                Les monnaies locales fonctionnent sur la stabilité de la valeur de leur monnaie, non sur la spéculation car elle ne concerne que le commerce. La spéculation n’est pas un commerce, mais est un parasitage du commerce. Vous voyez la différence ?

                Le système capitaliste (voilà »tout le système") repose sur la propriété qui permet à ses possesseurs d’exploiter autrui, pour en tirer profit.

                La monnaie thésaurisée, représente une propriété d’une quantité de temps de vie des humains. Quand la réalisation des intérêts dans l’économie réelle suffit à vivre comme un prince, pourquoi toucher au capital qui représente la poule aux oeufs d’or.

                Mais aujourd’hui, le seul paiement des intérêts par leur réalisation dans l’économie réelle absorbe une telle quantité d’énergie, que les limites de la stabilité sociale de tous les pays sont atteintes.

                Quand à votre chasseur-cueilleur, soit vous ne comprenez pas ce que vous écrivez, soit vous êtes un vrai sophiste. Une dernière fois, le système capitaliste c’est la propriété de l’espace commun et de temps de vie d’autrui, où donc fabriquer des outils relève du capitalisme ?
                Le capitaliste n’est pas celui qui fabrique les outils, mais celui qui pense à exploiter celui qui fabrique les outils en lui disant qu’il est sur sa terre et qu’il doit lui payer un tribut pour prélever la matière première.

                En dehors du sophisme, vous n’avez pas d’arguments....


              • Zolko Zolko 14 octobre 2015 17:58

                @Hervé Hum
                 
                « Je n’écris nulle part que la monnaie n’est pas un outil de commerce »
                 
                sauf dans vos articles :
                 
                "C’est donc une monnaie d’accumulation de réserve de valeur et comme tout droit de créance est consubstantielle d’un devoir de dette correspondant« 
                 
                 »la monnaie avait évoluée pour passer de celle de mesure de la valeur d’échange des marchandises à celle de temps de vie« 
                 
                Je ne sais pas où vous allez chercher vos théories, je ne comprends même pas ce que vous cherchez à démontrer :
                 
                 »Sauf que la monnaie est restée dans son ancienne fonction et non dans sa nouvelle, tout simplement parce que ce changement ne peut s’opérer sans toucher au dogme de la propriété, transposition de la souveraineté monarchique vers la propriété bourgeoise, mais tous les deux fonctionnant sur le même modèle capitalistique de l’exploitation d’autrui via la plus-value, seule manière de capitaliser du temps de vie sur autrui.« 
                 
                Et vous me traitez de Sophiste ? Savez-vous qui étaient les Sophistes et ce qu’on (Platon) leur reprochait ? C’est d’utiliser des grandes phrases et des grandes idées pour brasser du vent, pour couper les cheveux en 4 et finalement ne rien dire.
                 
                 »la théorisation une économie basée sur la responsabilité individuelle et collective (...) tout ce qui est écris ci-dessous est le fruit d’une profonde analyse et dont le développement permet de répondre et surtout, défaire entièrement le modèle capitaliste actuel et ce, sur sa propre argumentation."
                 
                ça serait pas du communisme ça ? C’est pas Marx qui disait que le capitalisme causera sa propre perte ?


              • Hervé Hum Hervé Hum 14 octobre 2015 23:30

                @Zolko

                Merci de votre réponse, enfin quelqu’un qui avoue son ignorance en clamant ma folie.

                En tous les cas, vous poursuivez dans votre style de détourner le propos de l’autre.

                Je trouve votre réponse pour le moins inutile puisque dans la citation que vous reportez, je parle explicitement de la monnaie thésaurisable, que j’appelle monnaie de dépôt, mais c’’est surtout pour défendre la monnaie de crédit, ce qui me fait écrire ceci :

                Cet argument de l’aliénation par le crédit est donc sans fondement puisque sans la constance du travail humain, aucune création de marchandise n’est possible de manière pérenne et donc, aucune société viable. Seule la monnaie de dépôt permet réellement d’aliéner les salariés et ce d’autant plus qu’elle est rare. La monnaie n’a pas à être rare, mais équilibré par le rapport d’offre/demande. la rareté de la monnaie n’empêche pas la dette d’exister, mais d’être plus dure encore pour son obtention, donc, de produire une dette plus élevé qu’avec la monnaie de crédit.

                Pour le paragraphe que vous reproduisez, vous n’avez manifestement pas lu beaucoup de mes articles et bien mal ceux que vous prenez à témoin. Si vous ne comprenez pas ce que j’écris, c’est que vous n’avez pas compris Smith, ou alors trop bien.

                La lecture de vos commentaire m’indique que vous l’avez trop bien lu.

                Je pourrai tout à loisir prendre des extraits dans divers articles, mais je vais juste me contenter de rappeler un passage issu de l’article dont vous reprenez des extraits.

                On ne pense jamais au fait que cette monnaie est faite exclusivement pour permettre les échanges entre propriétaires souverains et non entre salariés. Quelle est faite pour permettre l’épargne du profit et la faire « travailler » comme un capital productif, de la même manière que si c’était un outil de production de marchandise de l’économie réelle.

                Pour 99% des salariés, la monnaie qui a cours est la monnaie de crédit, peu importe qu’ils utilisent une monnaie de dépôt ou de crédit, parce que le salarié est toujours en dette vis-à-vis du propriétaire des moyens de productions et doit donc acheter en permanence du crédit en vendant son temps de vie (travail + activité) constamment, car ses besoins primaires sont constamment renouvelé. Pour lui, la distinction entre monnaie de dépôt (indestructible) et de crédit (temporaire) dépend de son pouvoir d’épargne, donc, de son solde entre salaire et dépenses. Etc...

                Ce qui est creux, ce sont vos réponses, mais encore une fois, je vous remercie d’avoir fait une critique, même si manifestement vous avez lu de manière très sélective ou trop rapide.

                Quand à votre dernière question, la réponse est non, c’est l’évidence qui le dit !

                je vous laisse à vos intérêts.


              • Gandalf Gandalf 18 octobre 2015 11:42

                Non. La monnaie est l’intégrale du texte économique. Dis pronétairement, il s’agit d’intégrer le maximum de caprices.


              • Gandalf Gandalf 18 octobre 2015 11:49

                @Gandalf
                De fait, le bitcoin qui est basé sur une échelle logarithmique, me semble voué à être marginal.


              • Gandalf Gandalf 18 octobre 2015 11:54

                @GandalfMais confiance, GS mise là-dessus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Logarithme_int%C3%A9gral


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 13 octobre 2015 10:21

                Bonjour Zolko,
                .
                Merci pour cet intéressant article.
                .
                Je souhaite tirer l’attention des lecteurs sur le passage suivant figurant vers la fin de votre article :
                .
                "tout le système financier capitaliste s’est effectivement effondré en 2008, et n’a survécu que grâce à l’aide massive des gouvernements."
                .
                Je suis d’accord avec vous.
                Justement quand on veut nous faire croire qu’il y à une grosse dette donc nous sommes les responsables, ce qui à même les hommes politique à nous imposer la politique d’austérité, qui est accompagné par des fortes augmentations des impôts et des taxes résultant dans la baisse du pouvoir d’achat, c’est que cela prouve bien que les hommes politiques sont les complices de cette monstrueuse escroquerie bancaire donc nous sommes tous devenue les victimes.
                .
                Je tiens à remarquer le fait que ses derniers années on à vue apparaître dans la tête des nombreuses gouvernements, Grèce, Italy , France, etc. des banquiers, on parle de la politique des chaises tournantes .... Vous avez la pour ne citer quelques personnages bien connue comme
                Mario Draghi (Goldman & Sachs)
                Mario Monti (Goldman & Sachs)
                Lucas Papadémos (Goldman & Sachs)
                Emmanuel Macron (Rothschild & Cie)
                etc.
                .
                Les banquiers nous préparent un gouvernement mondial
                http://www.michaeljournal.org/gvtmondial.htm
                .
                Avec pas moins de quatre banquiers à des postes clés dans son gouvernement, Mario Monti, le nouveau chef du gouvernement italien, espère restaurer la confiance des investisseurs dans l’Italie.
                http://fr.myeurop.info/2011/11/16/un-gouvernement-de-banquiers-pour-sauver-l-italie-3862
                .
                Le 20 mai 2010, le président Barack Obama a qualifié de « hordes de lobbyistes » les banquiers qui s’opposaient à son projet de réglementation de Wall Street.
                Ceux qui signent les chèques vont-ils continuer à écrire les lois ?
                https://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/HALIMI/19180
                .
                Entre 200 et 300 milliards d’euros par an : c’est l’avantage financier que les banques européennes ont tiré des garanties implicites que leur ont fournies les Etats pendant la crise, selon une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck à la demande des eurodéputés du groupe écologiste. « C’est l’un des graves dysfonctionnements révélés par la crise et il n’a pas encore été traité », s’alarme le député européen belge (Groupe les Verts-Alliance libre européenne), Philippe Lamberts.
                http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/les-banques-europeennes-et-le-jackpot-des-garanties-d-etat_4354966_3234.html
                .
                « CES INSTITUTIONS GAGNENT DE L’ARGENT GRÂCE AU SOUTIEN DES ETATS »

                Les agences de notation reconnaissent cet avantage. Elles attribuent deux types d’évaluation aux banques « too big to fail » : l’une, dite stand alone, considérant le seul bilan de santé financier de l’établissement, l’autre dite all-in, intégrant la garantie des Etats. « La seconde note est toujours meilleure que la première, preuve que ces institutions profitent de taux d’intérêt plus bas, et donc, gagnent de l’argent grâce au soutien des Etats », dit M. Lamberts.
                .
                C’est en se fondant sur ces écarts de notes qu’Alexander Kloeck a établi qu’entre 2007 et 2012, le secteur bancaire européen a reçu l’équivalent de 208,8 à 320,1 milliards d’euros par an de subventions implicites des Etats, qui ont, pour l’essentiel, profité aux établissements systémiques. L’étude évoque également les estimations menées par d’autres experts ces dernières années, suivant des méthodologies différentes. Les résultats, très variables, s’échelonnent entre 96 et 293 milliards d’euros par an.
                http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/les-banques-europeennes-et-le-jackpot-des-garanties-d-etat_4354966_3234.html
                .
                Le secteur bancaires doit un bon jour rendre compte de ses escroqueries et ses banquiers fraudeurs doivent être traduite en justice. Leur bien personnel doit être confisque et être mis à la disposions de s états (servir à l’intérêt général) mais avant il faut se débarrasser de toute cette classe politique qui trahis les peuples européens !
                .
                http://www.upr.fr


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 13 octobre 2015 10:25

                  correction :
                  ....ce qui à mené les hommes politique ....


                  • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 2015 11:39

                    L’auteur semble plein de bonne volonté et vouloir éveiller les lecteurs, mais malheureusement, n’échappe pas au mensonge sur la monnaie, il l’a reproduit tout en pensant la dénoncer.

                    Tout d’abord, il est faux de croire que la monnaie soit la cause des crises alors qu’elle n’en est que la conséquence. En effet, la monnaie est un outil qui dépend de son utilisateur et dans la société actuelle, cet outil est exclusivement pensé pour permettre l’accumulation du profit réalisé dans l’économie réelle. Autrement dit, de permettre la thésaurisation du profit réalisé sur l’exploitation des salariés. Le système capitaliste étant fondé exclusivement sur le profit, la monnaie ainsi thésaurisée doit avoir la même capacité à faire du profit, sans lequel le principe fondamental du système est vide et s’effondre. Mais la cause originelle n’est pas la monnaie, c’est la propriété des moyens de production et de son financement. Ainsi, le système pyramidal que l’article dénonce n’est pas lié directement aux intérêts monétaires, mais à la propriété des moyens de productions et de son financement qui n’ont de sens et d’intérêt que par sa capacité à produire une plus-value d’où est extrait le profit. La propriété engendre de fait, intrinsèquement, une pyramide de ponzy, qui reste soutenable, comme l’article le souligne pour le cas particulier de la monnaie, tant qu’il y a expansion économique d’une part et redistribution via les impôts. Sauf que le principe étant le profit, le système est toujours pris entre le marteau et l’enclume, c’est à dire, qu’il ne peut pas supprimer la pyramide lié au profit sans détruire le système, mais seulement ralentir sa progression via les impôts. Le système est donc condamné par sa propre dynamique et la seule solution qui a été employé jusqu’à présent,fut la guerre !

                    « Les dettes des uns sont les avoirs des autres ». NON, C’EST FAUX : quand on fait un crédit avec des intérêts, on crée mathématiquement plus de dettes que d’avoirs !

                    Non, la première affirmation est vrai, c’est la votre qui est fausse.

                    En effet, la monnaie est avant tout un contrat d’échange de valeur au porteur. Celui qui détient la monnaie possède la créance et celui qui ne dispose pas de monnaie est en dette systémique. De fait et contrairement à la croyance populaire que vous reproduisez ici, une personne est en dette non pas parce qu’il contracte un crédit, mais parce que ses ressources (physiques ou monétaire) sont inférieures à ses besoins. La différence, relativement subtile et qui explique qu’elle passe inaperçu des intéressés, c’est que le sens de la dette est inversée, celle ci n’est pas crée à fortiori, mais à priori. Autrement dit, je dois d’abord rembourser ma dette pour avoir accès au crédit (ici, le salaire ou aides). C’est seulement ce sens là qui impose aux « déficients monétaires » de travailler, les autres (l’exception) étant en créance systémique, n’ont aucune contrainte à travailler.

                     Le cas particulier du crédit avec intérêt ne déroge pas à cette règle du simple fait que l’intérêt est aussi de la monnaie et donc en tant que telle, comporte la double partie « créance/dette ». Les intérêts ont augmenté la créance pour l’un et la dette pour l’autre ou plutôt, tous ceux qui sont en dette systémique.

                    La monnaie crée donc une créance et une dette systémique, et comme dit plus haut, ce n’est pas le problème, là aussi, la croyance populaire est fausse, le problème n’est pas la création monétaire par le crédit, mais bel et bien la création monétaire que vous appelez ici « sans contrepartie », celle qui est crée mais pas détruite. Cette monnaie faite pour être thésaurisée, donc, de permettre l’épargne du profit réalisé sur l’exploitation des salariés.

                    Enfin, si la monnaie sert effectivement aux échanges de marchandises, ce n’est pas réelle fonction, celle ci est « la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui ». Autrement dit, la monnaie est l’unité de compte du temps de vie dédié où la voir comme moyen d’échange des marchandises permet de cacher la plus-value prise par le propriétaire ou aujourd’hui, les actionnaires (qui en fait sont ceux qui ne produisent aucune action de création).

                    Mais la seule « vrai » monnaie est la monnaie de crédit, la monnaie d’épargne étant de la fausse monnaie qui seule permet l’esclavage.

                    C’est la monnaie de crédit qui libère et la monnaie d’épargne qui enchaine. Faire croire le contraire est une des grandes réussite des banquiers faussaires et escrocs.

                    Dernière chose, la seule manière de réaliser un intérêt quelconque est dans l’économie réelle ! Là aussi, c’est un petit détail qui échappe à la majorité des gens, j’ai même l’impression que cela échappe aux spécialistes ou ils font semblant ! En effet, vous pouvez réaliser autant d’intérêts ou gains de spéculations monétaires, tant que vous ne les transformez pas en marchandises, ces intérêts restent tout aussi fictif que le papier ou les chiffres qui les représentent. Cela implique deux choses essentielles, limiter les intérêts des petits épargnants le plus possible et réserver ses réalisations aux biens rares et luxueux de manière à soutenir la valeur de la monnaie pour soutenir la valeur de ses propres intérêts.

                    Ensuite, on retrouve nombres d’éléments donnés dans l’article.


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