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Accueil du site > Actualités > Economie > Les riches et les oligarchies ont gagné la partie

Les riches et les oligarchies ont gagné la partie

Marx et notre époque
 
Marx avait de la considération pour le système capitaliste, le jugeant plus performant et plus profitable que les anciens modes de production. Seul entorse et pas des moindres, l’exploitation des travailleurs avec comme ressort la séparation entre deux classes, les possédants qui ne travaillent pas et les travailleurs qui ne possèdent pas. Selon Marx, le salut pour les travailleurs, c’est se rendre maître du système productif. Et donc, transformation avec comme ressort historique le matérialisme dialectique. Un siècle et demi plus tard, en 2010, le système capitaliste s’est complètement transformé, sans que les problèmes soulevés par Marx aient été résolus. Les sociétés industrielles ont permis le développement des classes moyennes tout en augmentant le niveau de vie pour tous. Néanmoins, l’exploitation est encore d’actualité et une partie de la société est exclue de l’accès au travail. Mais la question qui se pose, c’est ; Marx est-il d’actualité ? Faut-il reprendre l’essentiel de la pensée de Marx ou alors, partir de l’état actuel du système capitaliste et imaginer ce que pourrait en penser un Marx contemporain qu’on imagine soucieux de corriger le système et de rendre à l’humain sa voie vers la réalisation, l’émancipation, l’invention ? Peut-être faut-il retenir de Marx l’intention humaniste mais revoir les moyens pour parvenir aux fins.
 
Pour beaucoup, l’analyse de Marx paraît dépassée. La société actuelle ne peut pas répondre à la séparation en deux classes. De plus, la notion de classe est définie en situant l’homme au sein de l’appareil de production. N’est-ce pas un égarement à la fois anthropologique et idéologique que de centrer l’homme et son existence sur le travail tel qu’il se conçoit selon une normativité économique et sociale ? Néanmoins, ce n’est pas parce que Marx n’est plus pertinent que les problèmes qu’il a soulevés ont disparu. Un constat, le déplacement de la question centrale de l’exploitation des travailleurs vers celle des inégalités. Et par inégalités, on doit entendre les inégalités de revenus liés à l’accès inégalitaire au travail rémunéré. Si la notion de classe refait surface, alors c’est en considérant les niveaux de revenus. L’existence étant alors « mesurée » non seulement en fonction de la position dans l’appareil productif mais aussi de la place occupée par l’individu dans le système de l’accès aux moyens de consommation. Ces moyens étant pris dans un sens non péjoratif, étant entendu que la consommation présente deux volets, l’un étant de satisfaire des besoins fondamentaux, l’autre étant d’offrir à chacun les moyens d’inventer son existence, librement, en jouant sur le potentiel humain illimité faisant que les uns se perdent dans le jeu et les autres créent une oeuvre.
 
La question des moyens et des fins. Les finalités humaines sont-elles immanentes au système productif ou bien transcendantes, dans le sens où assigner leur détermination suppose de sortir en dehors du système productif ? Serait-ce la philosophie politique, en tant que science des fins entre autres, qui éclaire les fins possibles et/ou souhaitables pour les sociétés ? La faiblesse du marxisme n’est-elle pas dans une fiction idéologique extrapolant une fin collective à partir des moyens industriels et économiques ? La force du « néo-libéralisme » ne repose-t-elle pas sur une finalité qui bien que complexe, reste immanente au système productif. Le succès du néo-libéralisme serait alors d’avoir liquidé ou presque toutes les instances transcendantes pouvant le contraindre à servir une autre fin que le profit. Et parmi ces instances, il y a le fameux autant que décrié Etat providence.
 
 
L’époque fordienne du capitalisme et la transition anti-fordienne
 
Années 60 et 70
 
Un bref rappel historique est nécessaire pour cerner l’évolution du capitalisme et des problèmes qu’il engendre. Un moment important du capitalisme se déroule sous l’égide de trois personnalités emblématiques, l’industriel Ford, le président Roosevelt et l’économiste Keynes. Le résultat devient visible dans les années 1960. On parle de classes moyennes, d’american way of life et surtout, du capitalisme fordien à qui on doit également la forte croissance au Japon et en Europe après la Guerre. Cette réussite économique désignée comme Trente glorieuses est due à la conjonction de deux dispositifs, l’Etat providence et le capitalisme fordien. Le principe du fordisme est simple dans sa formulation. Il faut payer les ouvriers avec des salaires suffisants pour qu’ils puissent acheter les produits qu’ils fabriquent a dit Ford. Bien que le capitalisme n’ait pas été une œuvre caritative et que les inégalités l’aient toujours accompagné, on doit reconnaître qu’il a permis l’avènement d’une société de consommation de masse et des classes moyennes. Un couple de travailleurs américains dans les années 1970 pouvait devenir propriétaire d’un pavillon, acheter une automobile et s’équiper en électroménager, sans compter quelques dépenses de loisir. Les ouvriers ont fini par acheter les produits qu’ils fabriquaient, conformément au souhait de Ford. Cette ère a vu ainsi se développer les classes intermédiaires, avec comme image saisissante ce concert des Stones à Altamont et toutes ces décapotables garées sur un champ après avoir généré d’impressionnants bouchons. Cette époque n’était pas destinée à perdurer. Un tournant a été amorcé dans les années 1980.
 
 
Transformation de la firme capitaliste.
 
A la suite des années 1980, les politiques dites libérales, associées à la globalisation, à l’ouverture des marchés, à la circulation des marchandises, ont créé les conditions de développement pour un capitalisme anti-fordien. Les résultats sont connus. Tendance à la baisse du coût du travail. Part des salaires en diminution, profits en augmentation, volatilité des emplois dans les secteurs en transformation, chômage, précarité, inégalités. Dans les années 2000, la montée en puissance des nouveaux pays industrialisés a infléchi considérablement les échanges économiques et les flux financiers qui vont avec. Le jeu ambigu des banques et des Etats a créé les conditions pour une crise financière devenue en 2010 une crise sociale. Les inégalités s’accroissent en Occident. Le nombre de pauvres se stabilise, voire augmente. En Chine ou au Brésil, la tendance est inversée. Les pauvres restent pauvres mais ils sont moins nombreux d’année en année.
 
Le capitalisme occidental s’est transformé, tant dans son esprit (Boltanski et Chiapello) que dans le fonctionnement de la grande firme issue du premier 20ème siècle. Quel fut le principal ressort de ce développement ? Les managers ont-ils cherché à maximiser les profits et servir au mieux les actionnaires ou bien ont-ils placé au centre de leur démarche un autre horizon ? La réponse semble claire pour l’époque des firmes « chandlériennes » si l’on suit les conclusions de JK Galbraith, auteur d’une étude devenue classique, Le nouvel état industriel, paru en 1967 (Olivier Weinstein, pouvoir, économie et connaissance, La découverte) Les décisions prises par les grandes firmes ne sont pas sous la responsabilité des détenteurs de capitaux mais d’une nouvelle classe apparue comme par une sorte de ruse du système, la classe des managers, qu’on appelle aussi technocrates ou alors capitaines d’industrie. Ces managers font pour ainsi dire corps avec la firme dont ils ont en charge le développement, et s’ils ont acquis une légitimité pour occuper cette fonction, c’est parce qu’ils disposent d’une connaissance de tous les rouages de la firme, des hommes, des compétences, de l’organisation, du milieu. Bref, ils sont en quelque sorte le cerveau du système, intégrant les données perçues de l’environnement économique et celle de l’organisation interne. De ce fait, à l’instar d’un système nerveux central, ils sont aptes à prendre les décisions engageant le devenir de la firme. Selon Galbraith, le manager agit en fonction de finalités qui ne sont pas uniquement financières ; il se préoccupe notamment du développement de la firme, phénomène que l’on a constaté pendant les deux premiers tiers du 20ème siècle. Après 1980, les objectifs de la firme vont être altéré et le schéma tracé par Galbraith doit être rectifié pour prendre en compte la montée en puissance de la financiarisation ainsi que l’apparition d’un nouvel état d’esprit dans le management.
 
Les mécanismes financiers ont beaucoup changé. En une formule, c’est au triomphe de la cupidité auquel on assiste. Si le 20ème siècle a vu se dessiner le capitalisme fordien, alors le système hyper productif actuel mérite d’être désigné comme capitalisme anti-fordien, bien que la plupart évoquent un capitalisme financiarisé. Non pas que la finance ait été absente lors du moment fordien, mais que cette finance ait pris un essor marqué faisant d’elle un ressort de plus en plus déterminant dans le cours de l’économie, ses produits, ses flux, ses déplacements, sa dynamique. Plusieurs éléments se sont conjugués. Les nouvelles technologiques, la manière de les utiliser pour générer des flux financiers et des transactions de plus en plus performantes en terme de profit. La gestion des firmes s’est transformée en accordant de plus en plus de priorité au volet financier. Enfin, un nouvel état d’esprit a gagné les élites. Une analyse fine permettait de déceler une variation des finalités présente dans l’esprit des classes dirigeantes. Avec l’émergence d’un nouveau type d’élite si bien décrit par Christopher Lasch.
 
A propos de l’économie empire et de la tierce économie
 
L’ère du capitalisme fordien est révolue. Adieu les sixties de Kennedy et les seventies de Carter ou de Giscard, avec leurs rêves et autres utopies gauchisantes. A partir des années 1990, on doit convenir qu’un capitalisme anti-fordien s’est mis en place, avec la financiarisation excessive, l’avènement des nouvelles formes de management et un nouvel esprit du capitalisme associé au déclin de cette fameuse « firme chandlérienne » qui fut l’un des ressorts du capitalisme fordien. Peut-on néanmoins penser que ce type de capitalisme basé sur l’augmentation des salaires à disparu ? Oui selon l’esprit mais pas dans les ressorts mécaniques. En fait, le capitalisme fordien qui avait tendance à se transformer pour d’identifier à la société s’est progressivement dissocié de cette société, devenant un système hyper complexe, intégré, jouant du levier fordien mais pas pour tout le monde. Le processus en mouvement est visible mais disons assez subtil. Une partie de l’économie, celle qu’on nomme empire, voit un développement fordien avec une élévation des salaires pour les individus qualifiés qui peuvent alors acheter les biens sophistiqués que produit le système, ainsi qu’engranger des profits avec les produits d’épargne. Le cercle vertueux du capitalisme fordien se poursuit, sauf qu’il ne coïncide plus avec la société et qu’une tierce économie se dessine, avec aussi dans les marges les exclus du système. Bref, une frange de la société décroche peu à peu alors qu’une autre progresse vers l’accès aux biens et services les plus élaborés que produit le système. En adoptant une grille de lecture inspirée de Luhmann, on peut penser qu’un capitalisme fordien à haute valeur ajoutée, haute technologie, hauts profits, hauts salaires, s’est auto-organisé comme un colossal sous-système avec la complicité des Etats qui structurent la société pour faire prospérer ce sous-système qu’on peut maintenant désigner comme capitalisme anti-social, un capitalisme qui laisse décrocher une partie de la société. On peut parler d’économie à plusieurs vitesses, voire plusieurs niveaux, mais l’idée d’économie empire et tierce économie semble plus appropriée.
 
Pour préciser les choses, le principe de l’économie empire, c’est de produire des biens et services à haute valeur et d’offrir des revenus suffisants (salaires et profits) pour que ceux qui les produisent puissent les acheter. Le mécanisme fordien fonctionne ainsi sur un segment social, il permet d’élever le niveau matériel des classes supérieures, entraînant dans le sillage une partie des classes moyennes. Par contre, aux marges, on assiste à un décrochage. Les masses de travailleurs servent de variables d’ajustement. Pour preuve l’exemple des constructeurs automobiles renfloués par l’Etat alors que les sous-traitants subissent l’instabilité de l’emploi des commandes. Et plus généralement, la croissance du travail intérimaire qui par sa plasticité, répond aux besoins d’une économie empire qui sans cesse, se réorganise. Dans le même temps, la tierce économie subit des transformations, s’appauvrissant d’année en année. La dernière innovation dans ce secteur, c’est celui de l’auto-entrepreneur, qui parfois est un ancien salarié d’une entreprise louant ses services aux PME en fonction des carnets de commande. Une vue d’ensemble permet de constater qu’à l’occasion d’une crise financière, c’est la tierce économie qui absorbe la plus grande partie du choc. Ce processus est-il inéluctable ou bien peut-on inventer une autre économie ?
 Pour l’instant, non les riches ont gagné la partie

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51 réactions à cet article    


  • MKT 2 décembre 2010 10:37

    Votre article est extrêmement intéressant.

    Votre approche est originale, vous faites une analogie entre les trois ordres classiques (militaire, religieux, producteur) et la structure de notre organisation économique.

    Pourquoi pas.


    • JL JL 2 décembre 2010 11:02

      Bonjour. L’erreur c’est de vouloir conclure : non, les riches n’ont pas gagné la partie même s’ils sont en passe de gagner la guerre des classes, mais ce sera au mieux une victoire à la Pyrrhus.

      Vous écrivez en introduction, je cite : « Pour beaucoup, l’analyse de Marx paraît dépassée. »

      Ce n’est pas du tout le cas pour Frédéric Lordon qui renouvelle la lecture de Marx mais aussi celle de Spinoza dans son très bel ouvrage qui tient davantage de la philosophie que de la politique ou l’économie, quoique : « Capitalisme, désir et servitude » (ed. La fabrique).

      Sur Ford, Keynes et autres : Selon moi, le keynésianisme c’est du fordisme perverti. Et la séparation de la banque et des Etats, cette version libérale de la séparation des églises et de l’Etat, a achevé de tuer le fordisme : aujourd’hui, la cohabitation d’un pouvoir bancaire privé en situation de monopôle dont les prérogatives et privilèges sont garantis par l’Etat (ou l’UE) est le fin du fin en matière de ce qu’il convient d’appeler, n’ayons pas peur des mots, le fascisme.


      • JL JL 2 décembre 2010 11:06

        La servitude volontaire dans « Le meilleur des mondes », version 2010 : 
        Une classe supérieure bunkérisée et vivant sur ses trésors de guerre paradifiscalisés. 

         Une classe médiatique et amuseuse chargée de maintenir le peuple dans l’abrutissement le plus profond. Ceux que Lordon appelle les esclaves volontaires joyeux. 

         Une classe besogneuse chargée de protéger à l’insu de son bon vouloir ou de son plein gré les fortunes des classes dominantes. Ceux que Lordon appelle les esclaves volontaires tristes. 

        Et enfin la classe des exclus, réservoir d’esclaves pas volontaires du tout et dont le rôle attendu est de faire peur aux précédents, et donc de les maintenir dans le droit chemin, càd le conformisme aux diktats imposés par les classes privilégiées. Et aussi de faire un tout petit peu peur aux classes supérieures, c’est si bon quand ça s’arrête aux portes des bunkers et des carrosses blindés.


      • JL JL 2 décembre 2010 11:18

        Sur Marx encore :

        Comment nommer les extraordinaires constructions intellectuelles que sont les œuvres de Darwin, de Marx et de Freud ? Depuis longtemps, les conservatismes de tous bords se sont acharnés contre ces trois grands dispositifs. C’est bien naturel. On sait comment aux Etats-Unis, encore aujourd’hui, on fait souvent obligation aux institutions éducatives d’opposer le créationnisme biblique à l’évolution au sens de Darwin. L’histoire de l’anticommunisme recoupe pratiquement celle de l’idéologie dominante dans tous les grands pays où règne, sous le nom de « démocratie », le capitalo-parlementarisme. Le positivisme psychiatrique normalisateur, qui voit partout des déviances et des anomalies à contrarier par la brutalité chimique, tente désespérément de « prouver » que la psychanalyse est une imposture…. On y a vu fleurir les « livres noirs » du communisme, de la psychanalyse, du progressisme, et en définitive de tout ce qui n’est pas le bêtisier contemporain : consomme, travaille, vote et tais-toi…. Nous appellerons donc « obscurantisme contemporain » toutes les formes sans exception de mise à mal et d’éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l’humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud. (Alain Badiou, lemonde.fr 7/5/10)


      • Kalki Kalki 2 décembre 2010 11:51
        L’analyse de marx, et du « capitalisme » fondant la vie sur le travail : est mort.

        MORT,

        On avait déjà prévenu marx que son système est totalitaire, ca ne suffit pas pour qu’on écoute la raison : l’être humain n’a été un outil que dans un système capitaliste

        Mais de toute manière « nous » ou eux allons en sortir

        est ce que vous voulez vivre ou non ?

        A vous de choisir


      • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 12:07

        Merci Jl.
        Je ne connaissais pas cette formule de Lordon.
        J’adore.
        « Les esclaves volontaires joyeux !! »
        Super !

        mais joyeux tant que leur carte de crédit fonctionne....


      • JL JL 2 décembre 2010 12:28

        Bonjour Ariane. Selon Lordon, le nouveau clivage en train de se mettre en place se fait autour de ça : d’un coté les esclaves volontaires joyeux, de l’autre les esclaves volontaires tristes.

        Mais là, je dois citer Audouard : « Ce ne sont pas les mécontents qui prendront le pouvoir mais ceux qui auront su tourner le mécontentement à leur profit. »

        Lequel disait aussi : « L’exploitation de la bêtise n’est pas à la portée du premier imbécile venu »

        Faut-il en rire ou en pleurer, ... ?

         smiley


      • JL JL 2 décembre 2010 12:33

        On comprendra que la stratégie des amuseurs consiste bien évidemment à faire en sorte que les mécontents se bouffent entre eux.

        nb. La classe des « contents » fonctionne en réseaux, celle des « mécontents » en communautés.


      • Kalki Kalki 2 décembre 2010 14:39

        OUAI

        Tout ca pour dire que nos vieux pépé et kéké dépassé à jamais par l ’informatique et le net , le RESEAU : résiste au changement comme disons de vieux kéké et pépé, d’il y a 60 ans avec la télévision : dont il ne comprirent pas ni l’usage , ni les possibilités.

        Alors nos vieux cons d’aujourd’hui connaissent bien les médias et le spectacle, la « télé » : le consommateur spectateur mouton docile joyeu ou triste on s’en fout

        Mais aujourd’hui c’est le net, LE RESEAU : et ce n’est pas les pétits vieux cons, de conservateurs : qui crée l’avenir

        Ce qu’ils font : tout pour plomber et résister au changement : tout, les pauvres, ils ont peur

        Encore plus terrible sera celui qui aura compris LE RESEAU : des sortes de ASS-ANGE


      • katalizeur 2 décembre 2010 11:06

        @ l’auteur

        bonjour et merci pour vos articles ;

        pour repondre a votre question, non l’oligarchie n’a pas gagnée,des peuples moins asparthamés que les autres sont entrain de se reprendre en main :

        —l’iran et sa revolution islamique
        — le venesula et sa revolution bolivarienne
        — la petite et sympathique bolivie....etc

        ---l’islande au coeur de l’europe et sa future assemblée constituante...nous montre la voie
        contrairement a l’irlande ou le peuple se « barre » et quitte en masse « sa » terre....le peuple islandais ne lache pas le morceau...

        le peuple de France sera- t- il a la hauteur ? je l’espere, mais j’en doute...


        • katalizeur 2 décembre 2010 11:08

          pour ceux que cela interesse :

          .....

          Il fallait vraiment chercher, le samedi 27 novembre, pour savoir que les électeurs islandais étaient appelés à élire leur Assemblée Constituante.

          523 candidats s’étaient portés candidats pour être membres d’une assemblée de 25 à 31 constituants élus au suffrage universel direct et représentant les 320000 habitants de l’île.

          Une première pour les islandais qui s’étaient contenté de « déroyaliser » la Constitution danoise après la déclaration de leur indépendance en 1944.

          On avait presque oublié l’effondrement économique de l’île, l’année qui a suivi le krach boursier de New York en 2007 et la faillite des trois principales banques islandaise en défaut de remboursement de leurs clients britanniques et hollandais.
          S’en étaient suivis une chute du niveau de vie de la population, la nationalisation de ces banques, de nouvelles élections générales, la succession de gouvernements à majorité gauche-vert et d’interminables négociations avec les institutions bancaires internationales.

          Tout cela sans pour autant satisfaire les citoyens islandais qui se prononcèrent par referendum contre tout remboursement des dettes des banques dont les dirigeants étaient poursuivis pour fraudes et enrichissement illicites.

          Plusieurs thèmes sont maintenant proposés au débat des constituants, correspondant aux sujets les plus fréquemment évoqués, même si cette Assemblée Constituante peut aussi se saisir de thèmes supplémentaires.

          En particulier, seront soumis à la décision de cette Assemblée :

          - les bases de la constitution islandaise et ses concepts fondamentaux ;

          - l’organisation des branches législatives et exécutives et les limites de leurs pouvoirs ;

          - le rôle et la place du Président de la République ;

          - l’indépendance de la magistrature et leur surveillance des autres détenteurs de pouvoirs gouvernementaux ;

          - les mesures pour les élections et les circonscriptions électorales ;

          - la participation des citoyens au processus démocratique, y compris l’organisation de référendum, y compris un référendum sur une loi constitutionnelle ;

          - le Transfert des pouvoirs souverains aux organisations internationales et conduite des affaires étrangères ;

          - les affaires environnementales, y compris la propriété et l’utilisation de ressources naturelles.

          Il s’agit donc de l’élaboration d’un nouveau contrat social et, pour un tel objectif, il faut, ce que beaucoup ici semblent ignorer, la participation de toute la nation.

          Aujourd’hui où, partout en Europe, les parlements sont soumis aux chantages d’institutions essentiellement soumises aux intérêts financières pour voter des plans de rationnement des populations et de pillage des fonds sociaux et publics, où on donne de plus en plus le pouvoir à ceux qui amplifient les dégâts en profitant d’un système de privilèges et d’inégalités, cet évènement indique, une fois encore, que seule la souveraineté du peuple permettra de trouver une issue politique à la crise économique et sociale.

          Pas étonnant, alors, que l’affirmation de ce principe par les Islandais se heurte à un profond silence.

          Source :

          http://www.pouruneconstituante.fr/spip/spip.php?article349

          [Merci à André Bellon] ..... ;


        • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 12:08

          Merci bcp pour ce lien. je vais le mettre sur facebook.


        • zelectron zelectron 2 décembre 2010 13:46

          Les islandais se permet une réédition des « emprunts russes » et les banquiers qui leur ont prêté ou garanti leurs dispendieuses imprévoyances vont se retrouver gros-jean comme devant avant qu’il soit longtemps.


        • zelectron zelectron 2 décembre 2010 14:14

          Les islandais se permettent une réédition du scenario des emprunts russes et je vois d’ici la tête des banques cautions des fantaisies dispendieuses de ce petit peuple ayant « bien vécu » jusqu’alors (à contrario les révolutionnaires russes vivaient dans la misère)


        • zelectron zelectron 2 décembre 2010 22:31

          +J’ai l’impression que les « moinsseurs » ne savent pas lire ... (attentivement)


        • easy easy 2 décembre 2010 11:45

          Notre ami Dugué nous propose une lecture économique de la situation. Et là dedans, il nous dit que les riches ont gagné.
          Il me semble que de tous temps, et toujours sur le plan économique, les riches ont gagné.

          Reste que « gagner » ne s’analyse pas forcément qu’à l’aune du porte-monnaie.

          Un Martien qui examinerait l’évolution de l’humanité au fil du temps, considérera d’abord l’évolution du nombre d’êtres humains. Remarquant que ce nombre augmente, il dira que l’humanité gagne.

          Et s’il se met à trier les humains par fortune, il dira que le nombre de pauvres étant largementa dominant dans le chiffre total de 6 milliards, ce sont eux, les pauvres, qui gagnent toujours.

          Bin oui, un Martien ne dira que les riches et les cafards ont gagné sur la distance que s’il observe qu’il n’y a plus que des riches et des cafards sur Terre.

          Et si un Martien se met à considérer, toujours dans le fil de l’Histoire, ce qui se passe dans une famille de riches, dans une lignée, il remarquera qu’il y a une part notable de rotation des sorts (30 % des très riches de la décennie sont des petits-enfants de pauvres)


          • Kalki Kalki 2 décembre 2010 11:54

            Et si : vous n’aviez pas besoin d’argent pour faire de grande chose

             :)


          • easy easy 2 décembre 2010 12:07

            En effet Kalki, il suffit parfois d’un garage, d’un coin de table, pour commencer ce qui deviendra une grande chose.


          • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 12:09

            Que c’est fin et sioux, cher easy !!

            Votre squaw !!


          • slipenfer 2 décembre 2010 11:55

            Bizarre j’ai plutôt l’impression que tout est en train de se casser la gueule.
            Ou alors ils ont gagné une poubelle géante contaminée
            qui déborde depuis un moment déjà, et qui va errer avec plein de petits squelettes
            dessus dans l’univers intersidéral.

            « Comment les riches détruisent la planète », Hervé Kempf

            Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites
            de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous
            devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie
             humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique,mais redoutable.
             Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant
             du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment.
            Elle ne porte aucun projet,n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme,
            l’idéologie néolibérale ne sait plus que s’autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et
            d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement
             de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures. Pour l’auteur de ces
            pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

            NOUVEAU MONDE NOUVEAUX LIVRES

             « Le grand bond en arrière - Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde », Serge Halimi
             
            « Le capitalisme est en train de s’autodétruire », Patrick Artus, Marie-Paule Virard

            « L’illusion économique », Emmanuel Todd

            « Mal de Terre », Hubert Reeves

            « Stop », Laurent de Bartillat et Simon Retallack
            Un livre choc sur l’état de la planète, avec 450 pages d’images
             fortes et de textes écrits par 25 participants : Arundhati Roy,
            Edgar Morin, Corinne Lepage, Mikhaïl Gorbatchev, Robert F. Kennedy Jr,
            Robert Redford, le chef Raoni, Susan George, Edward Goldsmith...
            Les catastrophes écologiques se multiplient. Nous dilapidons
             les ressources de la planète. La gangrène de la pollution fait
            chaque jour un peu plus de ravages. Les états reportent a plus
            tard des décisions urgentes pour la survie de nos enfants.
            D’énormes pressions politiques et économiques bloquent l’émergence
            d’un monde plus durable.

            « Le complexe médico-industriel », ATTAC

             « Le syndrome du Titanic », Nicolas Hulot

            « Ces maladies crées par l’homme - Comment la dégradation de l »environnement
             met en péril notre santé« , Dr Dominique Belpomme

             »La mafia pharmaceutique et agro-alimentaire« , Dr Louis de Brouwer

             »La société cancérigène« , Geneviève Barbier et Armand Farrachi
             
             »Les nouveaux maitres du monde, et ceux qui leur résistent« , Jean Ziegler 

             »Malheur aux vaincus« , Philippe Labarde et B.Maris

             »La guerre des classes« , François Ruffin

             »L’AGCS : Quand les Etats abdiquent face aux multinationales« 

             »Le Profit avant l’homme« , Noam Chomsky

             »Au nom du 11 septembre - Les démocratie à l’épreuve du terrorisme« , Thomas Deltombe,
            Laurent Bonelli, Didier Bigo

             »Du bon usage de la torture, ou comment les démocraties justifient l’injustifiable« , Michel Terestchenko

              »L’Empire de la honte« , Jean Ziegler 

             »L’industrie du mensonge : Lobbying, communication, publicité et médias« , John Stauber et Sheldon Rampton

             »Profession corrupteur« , Roger Lenglet

             »Les confessions d’un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies
            du monde par les Etats-Unis« , John Perkins
             
             
             »Bertelsmann : Un empire des médias et une fondation au service du mondialisme« , Pierre Hillard

             »La décomposition des nations Européennes : De l’union euro-Atlantique à l’Etat mondial« , Pierre Hillard

             
              »Europe, la trahison des élites« , Raoul-Marc Jennar

              »Une étrange dictature« , Viviane Forrester

              »L’horreur économique« , Viviane Forrester

              »Géopolitique du chaos« , Ignacio Ramonet 

             »Propagandes silencieuses« , Ignacio Ramonet

             »Un totalitarisme tranquille« , André Bellon et Anne-Cécile Robert

             »Vivre et penser comme des porcs - De l’incitation à l’envie et à l’ennui dans les démocraties-marchés« 
            Gilles Châtelet

             »La vie en miettes, expérience post-moderne et moralité« , Zygmut Bauman

             »Tous fichés« , Jacques Henno

             »Un bonheur insoutenable« , Ira Levin

             »La mondialisation racontée à ceux qui la subissent« , Hervé-René Martin

             »La chaine invisible - Travailler aujourd’hui : Flux tendu et servitude volontaire« , Jean-Pierre Durand

             »Les économistes contre la démocratie - Pouvoir, mondialisation et démocratie« , Jacques Sapir

             »La grande désillusion« , Joseph E. Stiglitz et Paul Chembla
             »Aujourd’hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres du monde.
             Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale« .
             L’auteur de ces lignes ? Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, ancien conseiller
            de Bill Clinton, qui en novembre 1999 a démissionné de son poste d’économiste en chef et vice-président
            de la Banque mondiale : « Plutôt que d’être muselé, j’ai préféré partir », expliquera-t-il.

             
             »Démocratie-business - La vérité sur la mondialisation, les privatisations, les fraudes et les délits d’initiés« ,
             Greg Palast

             »Ils vont tuer le capitalisme« , Claude Bébéar

             »Dominer le monde ou sauver la planète ? - L’Amérique en quête d’hégémonie mondiale", Noam Chomsky

            Bonne lecture a+++

             


            • JL JL 2 décembre 2010 12:02

              @ Slipenfer : A la vôtre !

               smiley

              Merci pour cette compil !

               smiley


            • Ariane Walter Ariane Walter 2 décembre 2010 19:21

              merci Slipenefer,

              Voilà de la bonne lecture pour les vacances !
              C’est quand l’interrogation de rentrée ? J’espère avoir une bonne note !


            • antonio 3 décembre 2010 07:00

              @Slipenfer,
              Merci pour cette bibliographie.


            • Epiménide 2 décembre 2010 12:10

              En tout cas, dans ses évolutions du siècle passé, le capitalisme n’a pas eu à prendre en compte la concurrence d’un système rival. L’amélioration des conditions de vie des ouvriers et le développement des classes moyennes n’avaient rien à voir avec la menace communiste.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 2 décembre 2010 12:13

                Bonjour Bernard,

                « l’Etat providence et le capitalisme fordien... était doublé d’un maccarthysme virulent envers le communisme. Pourtant, la participation défendue par de Gaulle et l’interressement par la gauche sont l’exemple même de la mise en commun de l’outil de travail et donc du capital. Ne sont ce pas là les deux outils qui auraient interdit aux managers de couler certaines entreprises comme Gemplus ou Uniross... ? Tout ce qui intéresse le manager capitaliste c’est de ne pas partager avec l’ouvrier le code de la caisse, afin ne pouvoir financer son jeu de monopoly mondial.

                La participation revient en somme à une tranche zone zéro gratuite pour les locaux dans les transports en commun.

                 » le schéma tracé par Galbraith doit être rectifié pour prendre en compte la montée en puissance de la financiarisation ainsi que l’apparition d’un nouvel état d’esprit dans le management. " Le manager ayant la main dans la caisse, dont la part qu’il a refusé de partager avec l’ouvrier, se trouve avoir la clé pour percer des coffres de plus en plus gros et ainsi de suite...il a le nerf de la guerre financière.

                C’est curieux comme le recul sur le temps autorise à voir avec acuité où le bât blesse.
                 


                • kéké02360 2 décembre 2010 12:58

                  La partie de momopoly s’achève :

                  communiqué de presse ,

                  http://www.bankrun2010.com/ 


                  • kéké02360 2 décembre 2010 13:00

                    pas fait exprès momopoly !!!! smiley


                    • Salsabil 2 décembre 2010 13:03

                       smiley smiley     


                    • La sentinelle La sentinelle 2 décembre 2010 13:21

                      bonjour

                      Eh oui, et depuis que l’on a inventé l’argent, les riches sont toujours riches et les pauvres toujours pauvres. Les pauvres ont eut beau couper la tête des riches, ils ne sont pas devenus riches pour autant. De temps en temps, un pauvre devient riche et un riche devient pauvre, mais ça ne change rien à la moyenne générale.

                      Moralité ; Comme il y a beaucoup plus de pauvres que de riches Ca va durer encore longtemps.

                      A+


                      • Kalki Kalki 2 décembre 2010 14:47

                        Non, moralité vous n’avez pas compris que dans l’abondance : si vous savez ce dont vous avez besoin, et si vous savez un peu vous débrouiller, vous n’avez pas besoin d’être millardaire pour être riche


                      • La sentinelle La sentinelle 2 décembre 2010 15:49

                        Bonjour

                        On parle d’argent dans ce sujet, pas d’autre chose.

                        A+


                      • Dionysos Dionysos 2 décembre 2010 16:37

                        « Les pauvres ont eut beau couper la tête des riches, ils ne sont pas devenus riches pour autant. »

                        Les donneurs d’ordres pour couper les têtes étaient des bourgeois.


                      • Pyrathome pyralene 2 décembre 2010 17:22

                        Les donneurs d’ordres pour couper les têtes étaient des bourgeois....

                        Absolument, ce ne fût pas une révolution, mais un coup d’état de la bourgeoisie.....
                        Napoléon étant le premier d’entre-eux à s’emparer du pouvoir.....


                      • Kalki Kalki 2 décembre 2010 18:25

                        Moi aussi je parle d’argent , en parlant de son absence possible


                      • La sentinelle La sentinelle 2 décembre 2010 19:19

                        Bonjour

                        Je précise ; « Couper la tête » est une métaphore et ne fait pas forcement référence à la révolution Française.

                        Encore que, pour cette dernière, les premières têtes à orner les bouts des piques ne furent pas coupées par les Bourgeois.

                        A+


                      • La sentinelle La sentinelle 2 décembre 2010 19:22

                        Bonjour

                        @Pyralène

                        Napoléon Bonaparte met fin à la Révolution par le coup d’état du 18 Brumaire. Et pendant la Révolution, il ressemblait plus à un pauvre qu’à un bourgeois.

                        A+


                      • Dionysos Dionysos 3 décembre 2010 09:24

                        On m’aurait menti ?
                        Plus sérieusement, c’est la milice bourgeoise qui le matin du 14 Juillet 1789, lors de la prise de la bastille, a assassiner Bernard-René-Jordan de Launay et J. De Flesselles et a promené leurs têtes au bout d’une pique, mais bon, comme précédemment mentionné, ce n’était qu’une métaphore ;o)


                      • ffi ffi 3 décembre 2010 10:30

                        La famille Bonaparte, famille pauvre ? Pas vraiment... Un bon parti, plutôt. Une vielle famille gênoise.
                        .
                        C’est Bonaparte qui a créé la banque de France, dont les actionnaires étaient les 200 familles les plus riches de France. C’est aussi lui qui a rétablit l’esclavage parce que cela nuisait aux intérêts de la famille de sa femme... Napoléon, bras armé des oligarchies du commerce maritime.

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