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Accueil du site > Actualités > Economie > Les sangsues de l’économie

Les sangsues de l’économie

Depuis la révolution libérale des années 80 (Reagan, Thatcher), le système capitaliste s’est peu à peu libéré de l’influence, parfois même de la tutelle, des Etats. Au fil des privatisations, le marché a reconquis des secteurs perdus depuis l’après-guerre, au fil des déréglementations, il a su se déployer dans toute sa force et dans toute son efficacité, au fil de la mondialisation enfin, il a su inverser le rapport de force qui l’opposait aux Etats. Désormais, c’est le pouvoir politique qui fait tout pour rendre son territoire attractif pour les entreprises, plus question de traire les vaches à lait qu’étaient les grands groupes industriels. Face à la concurrence indienne et chinoise, les gouvernements tentent un peu partout dans les pays occidentaux de diminuer le coût du travail.

Mais s’il a su se libérer du carcan étatique, le capitalisme n’en est pas moins libre de tout mouvement. D’autres contraintes l’enserrent, de nouvelles sangsues le ponctionnent. Ces sangsues sont des secteurs d’activité qui permettent aux entreprises - dans le meilleur des cas - d’améliorer leur rentabilité et leurs résultats, mais qui n’ont aucune utilité sociale ou, pour le dire autrement qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt général. Ces activités ne créent pas de la richesse, il la transfère. Bercé par le mythe de la « création de valeur », le capitalisme moderne se tourne de plus en plus vers ces services qui sont souvent des secteurs de l’économie qui ont été dévoyés. On s’imagine qu’en multipliant les transactions on aboutit à une création spontanée de richesses.

La finance est essentielle pour le développement économique. Depuis la naissance du capitalisme, on sait qu’il est vital de placer les capitaux là où ils seront les plus rentables. Pour faire court, il s’agit de mettre en relation ceux qui ont de l’argent (les rentiers) avec ceux qui ont des idées (les entrepreneurs). Ce principe, qui est la base du capitalisme est louable autant qu’il est efficace, l’essor de la microfinance démontre qu’il peut également être juste. Plus que le nerf de la guerre, la finance est le nerf de l’économie. Pourtant, on constate depuis plusieurs années une dérive de la finance qui quitte de plus en plus la sphère économique pour se tourner vers la pure spéculation. Le développement des mathématiques financières est, de ce point de vue, édifiant : on fait abstraction du monde industriel et économique pour ne plus raisonner qu’en termes de gestion des risques et d’augmentation de la rentabilité. L’entreprise devient une machine à faire du 15 % de marge chaque année, quels que soient ses spécificités et son secteur d’activité. Les fonds de pension entrent et sortent du capital des entreprises comme bon leur semble, provoquant des catastrophes sociales. Avec la mondialisation, le capital est sûr de sa force et devient arrogant face au travail, c’est lui qui a toutes les cartes en main. Des solutions existent pour réorienter la finance vers ses missions originales : faire que les droits de vote des actionnaires dépendent de la durée de leur investissement, inciter les banques (notamment les banques françaises) à prendre moins de risques dans des montages financiers abstraits du type subprimes mais à en prendre davantage pour développer et soutenir les PME et les starts-up.

Le marketing est une autre sangsue de l’économie. Contrairement à la production, il ne crée pas de valeur ajoutée. Bien entendu, il permet de faire grossir la taille des marchés, en créant sans cesse de nouveaux besoins chez les consommateurs, mais il est indifférent du point de vue du bien-être social. De même que la finance cherche à faire se rencontrer les rentiers et les entrepreneurs, le marketing, dans sa mission première est un moyen de rapprocher les besoins d’un consommateur avec les produits proposés par les entreprises. C’est donc un système d’information qui participe du progrès économique. En effet, il faut bien un moyen de faire connaître les innovations et les améliorations techniques au grand public, d’apparenter au mieux l’offre et la demande. Mais il n’est plus question de cela aujourd’hui : le marketing est avant tout un outil qui permet de créer des besoins artificiels chez le consommateur pour qu’il finisse par désirer ce qu’on a à lui vendre. Ce système, qu’on peut appeler la société de consommation, permet une augmentation considérable de la croissance quantitative, mais certainement pas de la croissance qualitative, du progrès technique et du bien-être social. Quelle utilité a-t-on, en effet, à satisfaire un désir qui vient juste d’être créé ? On peut parfaitement estimer que cette situation est équivalente au statu quo. Le marketing ne cherche pas à nous faire plaisir, mais à nous faire mal, à faire naître en nous l’envie et la convoitise. Les pratiques commerciales permettent également de faire du neuf avec du vieux et de présenter comme des nouveautés des produits dont on a juste changé l’emballage. Dès lors, il faut trouver des systèmes ingénieux permettant de distinguer la « bonne » publicité, qui annonce de véritables innovations, du bourrage de crâne. On peut imaginer une taxation qui frapperait ce deuxième type de publicité, bien entendu, toute la difficulté réside dans la discrimination entre ces deux pratiques commerciales. Il faut en effet taxer la publicité à hauteur des dégâts qu’elle provoque dans la société : nullité des programmes de télévision, abaissement du niveau culturel général, aliénation des individus.

La liste des « sangsues » n’est pas close, on peut y ajouter les multiples conseillers en optimisation fiscale, les cabinets d’avocats qui profitent d’une judiciarisation croissante des affaires, les multiples consultants qui brassent des concepts vagues, abstraits et souvent fumeux et demandent en retour des indemnités faramineuses. Toutes ces activités sont aujourd’hui florissantes et ceux qui les exercent touchent des salaires colossaux, souvent supérieurs à ceux des dirigeants d’entreprises. On peut parler d’un immense détournement de fonds à l’échelle planétaire qui se fait aux dépens du bien commun. Bien entendu, il s’agit-là d’un tableau fortement noirci, il n’est pas question de remettre en cause le capitalisme, mais bien de souhaiter un retour à son essence originale pour que le système économique participe du progrès humain.


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66 réactions à cet article    


  • Vive la République Vive la République 28 décembre 2007 11:25

    Retrouvez cet article et bien d’autres sur mon blog http://vivelarepublik.blogspot.com.


    • jako jako 28 décembre 2007 12:09

      hum, j’ai l’impression que le lien ne marche po !


    • caramico 28 décembre 2007 12:08

      Quand on prone le libéralisme, celà donne toutes libertés à l’intérêt individuel et immédiat au détriment de l’intérêt collectif sur le long terme. Le système est complétement frelaté et s’écroulera un jour où l’autre, mais en attendant les rapaces qui en ont conscience extraient jusqu’au dernier petit morceau de moelle du cadavre.


      • Garp Garp 28 décembre 2007 17:15

        Le libéralisme comme l’imaginaient ses pères (Adam Smith, Hume...) consiste à faire la promotion de l’« égoïsme sacré ». Un état d’esprit qui entraîne une saine compétition en poussant les uns et les autres à se concurrencer pour être le meilleur et en créant ainsi de la richesse propice à tirer la société vers le haut.

        C’est un système par définition inégalitaire mais qui devaient être contrôlé par des organismes régulateurs (Etats, institutions internationales...) ; ceci afin d’éviter de trop grandes inégalités entre les bons et les moins bons sous peine de voir l’émergence de conflits hautement nuisibles à la croissance de l’économie.

        Le capitalisme tel qu’on le voit aujourd’hui a réduit à néant cette notion de régulation et cela fait bien longtemps que la concurrence n’est plus libre et non faussée. Mondialisation, corruption, ententes illicites, fusion / acquisition ne permettent plus de réguler les écarts entre les différents intervenants du système.

        Ces sangsues décrites dans l’article sont les vers qui rongent et pourrissent les fruits de la croissance. Trop avides et d’une myopie temporelle intrinsèque ils ont pervertis le système. Que faire pour qu’ils deviennent raisonnable ? va-t-on revoir des conflits armés ? Une révolution ?


      • Roland Verhille Roland Verhille 28 décembre 2007 12:31

        Oui, des sangsues épuisent l’économie. Mais l’auteur n’a pas vu leur géniteur. Il se laisse leurrer par des abstractions, le capitalisme surtout, qui camouflent les prédateurs. Il mélange les entreprises qui investissent en vue de produire des biens et services demandés par les gens, et les funambules de la finance se bornant à spéculer avec l’argent des autres, ce qui est autre chose que le capitalisme. Ces spéculateurs tirent les marrons du feu allumé et alimenté par les États ayant déversé sur le monde depuis trois décennies des marées de liquidités dépassant les besoins de financement des entreprises qui investissent. Ces liquidités créées de toute pièce, comme celles prélevées sur les travailleurs (deux jours sur trois de leur travail) pour être redistribuées directement ou indirectement aux uns et aux autres, voilà ce qui épuise l’économie, le pouvoir d’achat, les emplois, et le budget de l’État.


        • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 21:59

          bonjour Roland.

          je n’ai pas compris en quoi le pouvoir d’achat, les emplois et le budget de l’état épuisent l’économie. cordialement.


        • tmd 28 décembre 2007 12:40

          Mais le marché s’autorégule ... Sur le marketing, on peut citer l’exemple récent de Nestlé et de sa branche de chocolats Cailler.

          Un changement uniquement marketing, c’est à dire nouvel emballage plus ’classe’ et augmentation importante du prix ont fait un vrai flop ! Les responsables ont été ... écartés.


          • Ceri Ceri 28 décembre 2007 12:57

            le système financier n’a rien de louable, puisque le but est de spéculer, essentiellement à court terme, et c’est comme ça depuis le début des bourses.

            Pourquoi en sommes nous là aujourd’hui ? Parce que depuis le Mont Pelerin, les fondations Ford et Rockefeller et autres tenants du plus pur libéralisme ont crée des « instituts » genre l’institut d’histoire sociale, et financé des chercheurs et des universités (London School of Economics, université de Chicago...) pour qu’elles propagent LEUR vision de l’économie, de la société et autres délires.

            Ils ont crée, faconné la fameuse « pensée unique » autant dans le domaine économique que politique, patiemment, depuis les années 30. Et aujourd’hui la dissidence (idéologique s’entend) n’a pas voix au chapître, ils se sont approprié le « réalisme » !

            Que tous les prix nobel d’économie aient été jusqu’à il y a 2 ou 3 ans des défenseurs du libéralisme à la Freedman n’est pas anodin, par exemple...


            • Stéphane Swann 28 décembre 2007 12:58

              La seule fonction du capital est de croître pour lui-même. Lorsqu’il sert l’économie ce n’est que par une convergence momentanée d’intérêt. Il y avait équilibre tant que le capital n’avait pas trop le choix dans les intérêts qu’il pouvait servir, au mieux il arbitrait entre des secteurs, des régions, mais d’un même état dont la fiscalité pouvait maintenir l’équilibre.

              La mondialisation et l’émancipation du grand capital fait qu’aujourd’hui, il a les moyen d’arbitrer entre des états voire entre les grandes régions du monde, laissant à l’abandon les états qui l’ont fait naître. La fiscalité est devenue elle-même un produit concurrentiel. Oui, cela a quelque chose d’inquiétant.


              • Vive la République Vive la République 28 décembre 2007 13:42

                Il me semble également important d’insister sur la différence entre libéralisme (ou économie de marché) et capitalisme. En France, on les emploie souvent l’un pour l’autre alors qu’ils sont plutôt opposés : le but du capitalisme est de se soustraire aux règles de la concurrence libre et non-faussée, tandis que le libéralisme, quoi qu’on en dise, cherche une forme d’optimum social (en particulier dans sa vision utilitariste). Mais les choses ne sont pas si simples car avec tous ses défauts, c’est le capitalisme qui a permis la révolution industrielle en Europe Occidentale. C’est en effet dans cette région du monde, où les richesses pouvaient s’accumuler au sein d’une même famille, que des sommes suffisamment importantes ont pu être débloquées pour réaliser de lourds investissements privés. Dans une pure économie de marché, les profits étant nuls, la recherche et les investissements ne sont pas suffisamment favorisés. Mais c’est un autre débat...


                • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 22:39

                  bonjour la république.

                  il est bien évident qu’il faut rattacher le libéralisme à son époque essentiellement commerçantes et manufacturières, et celle du capitalisme au développement de l’industrie métallurgique (les maitres des forges).

                  cela n’empêche pas que ce sont des libéraux qui ont développé le capitalisme et même des libéraux qui en ont exclus la philosophie libérale en considérant que la liberté n’appartenait qu’aux possédants.

                  pour autant la loi du marché reste un mythe, elle sous entend une régulation naturelle que personne ne peut définir à moins de dire que chaque agent économique intervenant sur le marché est justifié de l’influencer dans son intérêt, ce qui inclus bien entendu l’état comme agent économique représentant les désirs économiques collectif.

                  le fait que tout doit être marchand relève d’une approche philosophique et nom économique.

                  mais je suis bien d’accord avec toi sur l’évolution moderne du capitalisme (formation de capital) qui c’est trouvé une mine virtuelle et quasi inépuisable la monnaie.

                  cette mine là, produit de notre cerveau ne peut se dévaloriser que par une refonte du système bancaire pour isoler les « sangsues », ce qui exige des états une responsabilité politique qu’il ne veulent plus prendre sur les conseils de ces possédants.

                  cordialement.


                • JL JL 28 décembre 2007 13:44

                  Bon point de vue. Je lis : «  »On s’imagine qu’en multipliant les transactions on aboutit à une création spontannée de richesses«  ».

                  En fait, les catéchumènes de l’économie libérale nous font prendre des vessies pour des lanternes et des profits pour des richesses.

                  Les richesses cela se partage, les profits en sont l’opposé.


                  • Vive la République Vive la République 28 décembre 2007 13:49

                    Certes, comme vous le dîtes, les richesses se partagent, mais elles se créent également. On l’oublie un peu trop dans notre pays où on veut partager ce que l’on n’a pas encore produit.

                    Quand je critique le mythe de la création de valeur, je dis juste que ce ne sont pas les services mais bien l’industrie qui font la valeur ajoutée qui peut ensuite rémunérer toute la société.


                  • Dudule 29 décembre 2007 05:16

                    Partager d’abord des richesses qui ne sont pas encore produites est le seul moteur de ce qu’on appelle la « croissance ».

                    Ça s’appelle le crédit, et ça existe depuis longtemps.

                    Il semble bien que la création monétaire, c’est à dire le crédit, soit bien la source réelle de la croissance (et pas les mines d’or et les puits de pétroles).

                    Raréfiez le crédit, attendez que les entrepreneurs créent des richesses et les réinvestissent, et vous êtes assez vite dans la merde... comme on est en train de l’expérimenter à nos dépends...

                    Les gens riches n’ont pas intérêt à prendre des risques (et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils éxortent tout le monde à en prendre... c’est freudien).

                    Bien évidemment, je n’inclu pas dans le « crédit » bénéfique une croissance artificielle générée par la distribution d’argent aux particuliers sans investissement productif avec intérêts usuraires telle que c’est en train de nous péter à la gueule, même si nous n’y sommes pour rien, vue que ça ne se passe pas chez nous... Je parle du crédit gratuit, la planche à billet.

                    Mais expliquez-moi comment l’Espagne du XVIème siècle a pu sombrer en ayant créé (volé) autant de richesses (absolument collossales) au « Nouveau Monde ». Si l’Espagne, au lieu d’aller piller, avait distribué du pouvoir d’achat à ces sujets, elle serait encore là en tant que grande puissance mondiale...

                    Le capitalisme moderne ne fait pas autre chose : il pille... et l’exemple de l’Espagne n’en est qu’un parmis d’autres.

                    Tout ça pour dire que toute l’histoire économique semble invalidée ce que vous affirmez : il faut d’abord partager les richesses pour pouvoir les créer... et c’est justement une question de « confiance », dont on nous rebat les oreilles hors de propos.

                    On anticipe la création de richesse et on la partage en même temps, par création monétaire, sinon ça marche pas ou pas très bien, prouvez moi le contraire.

                    C’est inflationniste, naturellement, mais tout le monde en est ravis sauf les riscophobes qui voient leur bas de laine fondre parce qu’ils ont peur de l’investir...

                    Pour ma part, je vois une corrélation très nette entre l’apparition des politiques de lutte contre l’inflation et la monté du chaumage... Corrigez moi si je me trompe.

                    Je me suis permis de réagir parce que l’évidence que vous affirmez avec tant de conviction (« il faut créer les richesses avant de les partager »), me semble une contre vérité, pour tout dire un dénis de réalité : c’est le contraire qui est vrai, j’ai beau chercher, je ne vois pas de possibilités logique ou empirique d’affirmer le contraire...

                    Il est vrai que c’est le discours dominant des « riskophyles », cramponés à leur bas de laine, mais on est pas obligé d’y adhéréer...


                  • Annie 28 décembre 2007 14:49

                    Je ne peux pas m’empêcher de me demander si ce détournement de la finance, ou de l’utilisation du marketing n’est pas une dérive logique et inévitable du système capitaliste, qui est quand même fondé sur la maximisation des bénéfices. Le capitalisme en soi ou plutôt les capitalistes n’ont jamais prétendu oeuvré pour le bien commun, mais comme le faisait remarquer un interlocuteur, leurs intérêts ont parfois convergé avec des intérêts sociaux. Le succès du capitalisme repose également sur la croissance économique. A ce titre, l’utilisation du marketing pour vendre des choses dont personne n’a besoin me paraît très logique. Je précise, mais je suppose que vous vous en serez rendu compte que l’économie n’est pas ma spécialité, mais cela m’intéresse.


                    • masuyer masuyer 28 décembre 2007 22:19

                      Annie,

                      décidément, c’est un plaisir de lire vos posts. Vous avez le don de poser de très bonnes questions.

                      Cordialement


                    • Dégueuloir Dégueuloir 28 décembre 2007 17:26

                      Les mensonges du libéralisme

                      « Le libéralisme, c’est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur »

                      FAUX : Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l’offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).

                      Dans le domaine des services publics comme la distribution d’eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s’est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l’usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l’entretien des infrastructures.

                      Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d’Enron.

                      « Le libéralisme, c’est le libre-jeu du marché »

                      FAUX : Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l’information. En réalité, à cause des pratiques d’opacité et de l’inégalité dans l’accès à l’information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.

                      « La croissance crée des emplois »

                      FAUX : La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les « restructurations » et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d’emplois qu’elle n’en crée.

                      « Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises »

                      FAUX : Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l’économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants... !

                      « L’entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants »

                      FAUX : le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.

                      Le « profit » des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l’exploitation, l’urbanisation et la pollution, ou « vampirisé » sur d’autres acteurs économiques :

                      - sur les salariés qu’on aura licencié pour économiser des coûts ou « augmenter la productivité », ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.

                      - sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.

                      - sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)

                      - sur d’autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont dont les salariés sont transformés en chômeurs.

                      - sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les « ateliers de la sueur » des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l’industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d’un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)

                      « La mondialisation profite à tous »

                      FAUX : Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des « extrêmement pauvres » a augmenté de près de 100 millions.

                      L’écart des salaires s’est également creusé de manière fantastique. Prenons l’exemple d’une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l’éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un « atelier de la sueur », 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.

                      Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l’équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d’habitants.

                      En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l’énergie, tandis que le milliard d’habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.

                      « Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s’isoler du Monde »

                      FAUX : Certes, un pays cours le risque d’une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l’Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu’il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.

                      Mais si il en est ainsi, c’est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l’idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d’une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.

                      D’autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c’est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C’est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.....


                      • Forest Ent Forest Ent 28 décembre 2007 17:59

                        Commentaire remarquable.

                        Cet article est bien intentionné, mais un peu brouillon et peu démonstratif. Oui, la finance est un organe initialement utile devenu cancéreux, mais l’article ne montre pas vraiment comment et pourquoi. Et la partie sur le marketing me semble plus faible.

                        Cela dit, les licenciements massifs qui interviennent actuellement dans les établissements financiers démontrent a contrario de quoi était faite la finance ces dernières années.


                      • hurlevent 28 décembre 2007 19:57

                        Vous plaquez vos peurs et vos idées préconçues sur un système.

                        « Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l’offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles »

                        FAUX : Si, pour un produit ou un service, une entreprise a le monopole et s’en sert pour augmenter les prix ou baisser la qualité, alors il devient rentable de créer une entreprise concurrente pour proposer ce produit ou ce service à moindre prix. C’est la grande force du libéralisme. Il s’auto-régule. Un bon exemple est la libéralisation du marché des télécommunications.

                        « Dans le domaine des services publics comme la distribution d’eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s’est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l’usager une diminution du service, et une réduction des investissements dans l’entretien des infrastructures. »

                        FAUX : les infrastructures du chemin de fer, par exemple, ont justement été créées par des entreprises ... privées, au XIXe siècle. Ces entreprises ont justement été créées grâce à la Bourse, qui a permit à plusieurs investisseurs de mettre en commun leur fonds pour former des compagnies capables de construire des lignes entières. Ce n’est qu’au XXe siècle que les compagnies ferroviaires ont été nationalisées. Et les investissements dans les infrastructures ont été bien moindre depuis qu’elles sont nationalisées. En France, par exemple, les compagnies privées ont créé beaucoup plus de voies que la SNCF.

                        « Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d’Enron. »

                        FAUX : Il y a bien quelques exemples de faillite, mais ils sont marginaux. La grande force des fonds de pension, c’est que l’argent de la retraite est stockée dans un fond, elle ne dépend pas des variations démographiques d’un pays. Les retraites par répartitions, par contre, peuvent être qualifiées de non sécurisées. Si la démographie baisse, ou si le nombre de cotisants baisse, une faillite est possible. C’est que le cas de la retraite des salariés Français actuellement, qui est en déficit.

                        « Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l’information. En réalité, à cause des pratiques d’opacité et de l’inégalité dans l’accès à l’information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause. »

                        FAUX : Les règles de transparences garantissent une large possibilité d’accès à l’information. Les délits d’initiés, qui, il est vrai, existent, portent sur des sommes dérisoires comparé à l’importance des transactions.

                        « La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les »restructurations« et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d’emplois qu’elle n’en crée. »

                        FAUX : La croissance a toujours créé des emplois. Lorsque la France avait une forte croissance (la période des 30 glorieuses), le taux de chomage était très bas. Aujourd’hui, les pays à forte croissance (Irlande, USA, G-B, etc...) ont un faible taux de chomage.

                        « Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l’économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants... ! »

                        FAUX : La spéculation, même si elle existe, doit forcément s’appuyer sur une valeur qui ait du sens pour l’offre ou la demande. Il est absolument impossible de spéculer sur un produit ou un service sans valeur.

                        « le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables. »

                        FAUX : Ce sont justement les entreprises qui créent de la richesse. L’ordinateur que vous utilisez, l’électricité que vous consommez sont créés par des entreprises. La richesse créée est comptabilisée par la « Valeur Ajoutée » et subit une taxe lors de la vente.

                        « Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des »extrêmement pauvres« a augmenté de près de 100 millions. »

                        FAUX. La libéralisation a permis à 500 millions de pauvres de sortir de la pauvreté, entre 1980 et 2005, principalement en Chine et en Inde. Il faut savoir que la Chine, en 1980, était au bord de la famine, et quasiment personne ne mangeait de viande, ni n’avait de véhicule. Aujourd’hui, tout danger de famine est écarté en Chine, la consommation de viande explose, les achats de véhicules également. Enfin, il y a plus de Chinois connectés à Internet que de Français. Cela aurait été impossible sans le libéralisme.

                        « L’écart des salaires s’est également creusé de manière fantastique. Prenons l’exemple d’une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l’éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un »atelier de la sueur« , 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus. »

                        FAUX. En 1980, avant la libéralisation, cette ouvrière aurait travaillé dans une ferme, et aurait tout juste gagné de quoi se nourrir. Aujourd’hui, il n’y a plus aucun problème de famine en Chine, et les ouvriers Chinois sont beaucoup plus riches que leurs parents. Leur consommation de bien et de service est complètement différente de celle de leurs parents. Pour en savoir plus sur les inégalités, consultez l’article sur l’index GINI dans Wikipedia.

                        « Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l’équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d’habitants. »

                        FAUX. Le P.I.B. annuel de la Chine avec ses 1,2 milliards d’habitant est de 2500 milliards de dollars. Si les 225 personnes les plus riches possèdent plus de 1000 milliards de dollars, comment 84 personnes pourraient posséder plus ? D’autre part, vous mélangez une somme d’argent (un patrimoine) avec un flux d’argent (un P.I.B.).

                        « ... cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c’est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C’est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé..... »

                        FAUX. Ce n’est pas parce que l’on accorde de la liberté aux entreprises que l’on restreint les autres libertés. La liberté, ce n’est pas un gateau que l’on partage. C’est un état d’esprit, c’est immatériel. Vous pouvez très bien avoir un pays sans liberté ni pour les entreprises, ni pour les habitants (Corée du Nord, Cuba, etc...) et un pays qui accorde de larges libertés à la fois aux entreprises et aux habitants (USA par exemple).


                      • Vive la République Vive la République 28 décembre 2007 22:31

                        Votre commentaire me semble excessif. Tout d’abord vous faites la confusion que je signalais plus haut entre capitalisme et libéralisme. Les défauts que vous pointez sont ceux du capitalisme, pas du libéralisme, qui tente, au contraire, d’établir une concurrence libre et non-faussée. En ce qui concerne la « fausse valeur ajoutée » qui est en fait prélevée soit sur la nature soit sur les salariés, soit sur d’autres entreprises, je crois qu’il faut en revenir à des choses simples. L’humanité a des matières premières en quantité limitée et essaye de produire des biens plus évolués, le B.A.-BA de la valeur ajoutée, c’est de prendre un manche en bois et un bout en fer, de les assembler et de faire un marteau qui a plus d’utilité que ses deux constituants pris séparément. On ne peut pas dire que les grandes industries capitalistiques ne crééent pas de valeur ajoutée de ce point de vue, bien au contraire. De ce point de vue, on ne peut pas non plus prendre en compte un système économique plus vaste qui comprendrait la « nature », la VA est une notion purement utilitaire, donc humaine, et il est incontestable qu’un litre de diesel est plus utile que du pétrole brut à 500 m sous terre, donc TOTAL est bien un créateur de valeur ajoutée. La seule chose qu’on peut objecter à ce raisonnement, c’est que le pétrole étant une ressource rare, les générations futures pourraient peut-être mieux l’utiliser que nous-mêmes, mais il s’agit alors d’un arbitre inter-générationnel, pas entre l’homme et la nature. Enfin, je crois que l’argument du complot des Etats en faveur des entrerpises et contre les citoyens ne tient pas la route une seule seconde. Ce qui fait la mondialisation, ce ne sont pas tant les gouvernements réunis à l’OMC que l’ensemble des consommateurs qui sont bien content d’aller chez H&M trouver un manteau à 79€ fabriqué en Chine. La grande force de l’économie de marché, c’est que personne ne tire les ficelles, ce que l’on voit aux JTs n’est que la résultante de nos comportements microéconomiques rationnels.


                      • Vive la République Vive la République 28 décembre 2007 22:35

                        Cher Hurlevent, je partage la quasi-totalité de vos propos. Mon article se voulait délibéremment polémique sur les dérives du système économique actuel, mais je pense que ses fondements sont sains.


                      • masuyer masuyer 28 décembre 2007 23:17

                        « Si, pour un produit ou un service, une entreprise a le monopole et s’en sert pour augmenter les prix ou baisser la qualité, alors il devient rentable de créer une entreprise concurrente pour proposer ce produit ou ce service à moindre prix. C’est la grande force du libéralisme. Il s’auto-régule. Un bon exemple est la libéralisation du marché des télécommunications. »

                        - Ce n’est pas aussi simple. La baisse du prix des télécommunications (qui n’est pas si claire que ça) a été remplacé par un système d’abonnement à coût fixe généralisé. Il y a beaucoup d’illusion là-dedans (essayez donc de comparer objectivement vos coûts de téléphonie annuelle avant et après la libéralisation).

                        - « les infrastructures du chemin de fer, par exemple, ont justement été créées par des entreprises ... privées, au XIXe siècle. Ces entreprises ont justement été créées grâce à la Bourse, qui a permit à plusieurs investisseurs de mettre en commun leur fonds pour former des compagnies capables de construire des lignes entières. Ce n’est qu’au XXe siècle que les compagnies ferroviaires ont été nationalisées. Et les investissements dans les infrastructures ont été bien moindre depuis qu’elles sont nationalisées. En France, par exemple, les compagnies privées ont créé beaucoup plus de voies que la SNCF. »

                        - Pas tout à fait faux, mais pas tout à fait vrai. L’immense majorité des lignes que vous mentionnez ne sont plus en service depuis belle lurette (il existe encore quelques compagnies privées qui exploitent les derniers vestiges du réseau dit « métrique », inapproprié pour nos trains modernes)

                        « Il y a bien quelques exemples de faillite, mais ils sont marginaux. La grande force des fonds de pension, c’est que l’argent de la retraite est stockée dans un fond, elle ne dépend pas des variations démographiques d’un pays. Les retraites par répartitions, par contre, peuvent être qualifiées de non sécurisées. Si la démographie baisse, ou si le nombre de cotisants baisse, une faillite est possible. C’est que le cas de la retraite des salariés Français actuellement, qui est en déficit. »

                        - Ces fonds de pension avec l’argent collecté doivent non seulement gérer leur frais de fonctionnement, mais en plus faire des profits pour eux-même. Ils investiront dans des actions et demanderont des rendements de plus de 15 % (quand le taux de croissance mondiale doit-être dans les 5 à 10%). Pour assurer des rendements de 15%, il faudra diminuer les coûts en externalisant notamment les coûts de main d’oeuvre vers des sous-traitants non coté en bourse.

                        « La croissance a toujours créé des emplois. Lorsque la France avait une forte croissance (la période des 30 glorieuses), le taux de chomage était très bas. Aujourd’hui, les pays à forte croissance (Irlande, USA, G-B, etc...) ont un faible taux de chomage. »

                        - c’est peut-être vrai pour le taux de chômage. Sauf que le taux de chômage (ou le taux d’emploi) ne veut rien dire. Quels emplois ? Pour quel revenu ?

                        « La spéculation, même si elle existe, doit forcément s’appuyer sur une valeur qui ait du sens pour l’offre ou la demande. Il est absolument impossible de spéculer sur un produit ou un service sans valeur. »

                        - on se demande alors pourquoi des « bulles » font pshitt de jour au lendemain.

                        Je reviendrais à l’occasion sur le reste de la catéchèse d’Hurlevent


                      • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 23:38

                        bonjour dégueloir.

                        tu as été sans pitié, mais juste, en démontrant les revers de la médaille, pour autant cela ne disqualifie pas le désir d’un retour vers la valeur d’utilité humaine et non de la puissance financière de quelques humains.

                        Ni cela ne disqualifie pas la capacité réformatrice de l’homme. Après la lecture de nos erreurs productives serons nous en mesure d’en retenir je l’espère le bons usage, de la même manière que nous avons appris par la mort à reconnaitre les bons champignons.

                        Nous ne sommes pas sur cette voie, nous n’y viendrons, non pas grâce à notre raison, qui n’est pas suffisante pour diriger nos choix, mais toujours par obligation quand il n’y aura plus les matériaux pour produire nos biens industriels, quand comme tu le dis nous aurons tout dévasté. L’on peut ralentir cela par un retour au bien durable, par la suppression du markéting et la création d’une richesse intellectuelle par l’’apprentissage permanent du savoir rémunérer.

                        Il vaut mieux payer des hommes à apprendre plutôt qu’a consommer des bien éphémères sources de pollution pour le seul bénéfice de quelques idéologues du marché.

                        Faire un choix entre l’essentiel et le futile ne semble plus d’à propos, tous ces choix de l’intelligence on fuit devant l’appel basique de nos sens primitifs (à nos réflexes dirait villach) et la civilisation ne se définie plus par la compréhension du monde mais par la quantité de bien à consommer.

                        Et comme nous sommes la plus part des aveugles cérébraux nous ne voyons pas ce qui nous lie aux animaux qui ingurgitent le maximum de nourriture car il ne savent pas de quoi demain sera fait.

                        Difficile d’échapper au fondement du vivant surtout quand pour faire du fric tous les jours l’on nous y ramène. l’aire de la philosophie et de la réflexion à laissé la place à celle du ventre(aucune similitude avec le Ki).

                        cordialement.


                      • hurlevent 29 décembre 2007 00:10

                        « Pas tout à fait faux, mais pas tout à fait vrai. L’immense majorité des lignes que vous mentionnez ne sont plus en service depuis belle lurette (il existe encore quelques compagnies privées qui exploitent les derniers vestiges du réseau dit »métrique« , inapproprié pour nos trains modernes) »

                        Je fais bien allusion aux lignes existantes. Hors Lignes à Grande Vitesse, toutes les lignes existantes ont été créées par des compagnies privées. La SNCF s’est contenté d’en fermer une partie et de moderniser le reste (électrification, automatisation, remplacement des rails, etc...). Je précise que je travaille à la SNCF.

                        « Ces fonds de pension avec l’argent collecté doivent non seulement gérer leur frais de fonctionnement, mais en plus faire des profits pour eux-même. Ils investiront dans des actions et demanderont des rendements de plus de 15 % (quand le taux de croissance mondiale doit-être dans les 5 à 10%). Pour assurer des rendements de 15%, il faudra diminuer les coûts en externalisant notamment les coûts de main d’oeuvre vers des sous-traitants non coté en bourse. »

                        Vous faites plusieurs confusions. Tout d’abord, les frais de fonctionnements sont plus faibles chez les fonds de pension américains que chez les caisses de retraites françaises. La raison ? Toujours la même, les salariés des caisses de retraites sont des fonctionnaires, et pour acheter la paix sociale ils sont en sureffectifs et bénéficient de beaucoup d’avantages sociaux. C’est le cotisant français qui paie la différence. Deuxièmement, un fonds de pension ne fait pas de profit « pour lui-même ». Il appartient aux mêmes personnes pour qui il distribue des pensions. Faire des profits à coté n’aurait aucun sens.

                        « c’est peut-être vrai pour le taux de chômage. Sauf que le taux de chômage (ou le taux d’emploi) ne veut rien dire. Quels emplois ? Pour quel revenu ? »

                        Mouais. Le taux de chomage est tout de même un bon indicateur. Sinon, pour les revenus, signalons que les revenus des Anglais, Irlandais et Américains sont supérieurs aux revenus des Français.


                      • Forest Ent Forest Ent 29 décembre 2007 05:44

                        « Je précise que je travaille à la SNCF. »

                        Ca me semble toujours aussi peu crédible. Dans quelle spécialité ?

                        « toutes les lignes existantes ont été créées par des compagnies privées. La SNCF s’est contenté d’en fermer une partie »

                        C’est tout à fait exact et historiquement intéressant sur le thème qui nous occupe. Toutes les compagnies privées se sont cassées la gueule dans les années 1930 avec le succès du camion. C’est un gouvernement de DROITE qui a créé la SNCF pour sauver les banques empêtrées dans une crise financière.

                        « les frais de fonctionnements sont plus faibles chez les fonds de pension américains que chez les caisses de retraites françaises »

                        Ca m’a l’air tout à fait faux. Quelles sont vos sources ???

                        « un fonds de pension ne fait pas de profit »pour lui-même« . Il appartient aux mêmes personnes pour qui il distribue des pensions. Faire des profits à coté n’aurait aucun sens. »

                        Tout à fait faux. Il existe des fonds de pension mutuels, comme Calpers, et des fonds de pension privés, comme Fidelity qui faisait des vaches de bénéf : sa propriétaire, Mme Johnson, est 13ème fortune mondiale.

                        « les revenus des Anglais, Irlandais et Américains sont supérieurs aux revenus des Français »

                        La parité de revenus France-US s’établit à 1 euro pour 1,6 dollar. On s’en approche très vite. A mon avis, ils sont égaux à moyen terme.


                      • adeline 29 décembre 2007 19:35

                        Mr hurlevent c’est vraiment du n’importe quoi .......


                      • hurlevent 29 décembre 2007 21:23

                        «  »Je précise que je travaille à la SNCF." Ca me semble toujours aussi peu crédible. Dans quelle spécialité ?"

                        Ha oui ? Peu crédible ? Qu’est-ce qu’il vous faut pour vous satisfaire ? Vous montrer ma carte d’identité SNCF ? Merci d’éviter vos remarques déplacées. Et pour votre information, je travaille dans la partie Infrastructure.

                        «  »les frais de fonctionnements sont plus faibles chez les fonds de pension américains que chez les caisses de retraites françaises"

                        Ca m’a l’air tout à fait faux. Quelles sont vos sources ? ? ?"

                        Ha. Maintenant, ça vous a « l’air » faux. De quel air parlez vous exactement ?

                        Pour obtenir des informations sur les frais de fonctionnement d’un fond de pension américain, vous pouvez voir ici http://www.calpers.ca.gov/eip-docs/about/facts/general.pdf. En 2006-2007, sur 50 milliards de $ de revenus, le fond a dépensé 277 millions de $ en frais de fonctionnements, soit environ 0,55%.

                        Pour des informations sur les frais de fonctionnement d’une caisse de retraite, http://www.cnav.fr/1qui/f_chiffre.htm. On y apprend que 1,2 % des prestations versées sont dépensées en frais de fonctionnement.

                        « Tout à fait faux. Il existe des fonds de pension mutuels, comme Calpers, et des fonds de pension privés, comme Fidelity qui faisait des vaches de bénéf : sa propriétaire, Mme Johnson, est 13ème fortune mondiale. »

                        A ma connaissance, Fidelity n’est pas un fond de pension et ne verse pas de pension de retraite.

                        « La parité de revenus France-US s’établit à 1 euro pour 1,6 dollar. On s’en approche très vite. A mon avis, ils sont égaux à moyen terme. »

                        En réalité, 1 Euro vaut 1,47 dollar. Et le PNB/hab des USA est de 44190$. Celui de la France, 30100$.


                      • Forest Ent Forest Ent 29 décembre 2007 22:16

                        « Merci d’éviter vos remarques déplacées. Et pour votre information, je travaille dans la partie Infrastructure. »

                        Soit, je ne le referai plus. Néanmoins, votre discours général semble très peu compatible avec une expérience réelle de la gestion d’infrastructures publiques. Pensez-vous également que la dépense faite par l’état dans l’infrastructure ferroviaire est excessive et gaspillée (que je cerne mieux votre pensée) ?

                        « En 2006-2007, sur 50 milliards de $ de revenus, le fond a dépensé 277 millions de $ en frais de fonctionnements, soit environ 0,55%. »

                        Cela-là, je vais la noter pour mes archives. smiley

                        Vous allez comparer le rapport entre

                        pour Calpers : les dépenses et les intérêts sur le patrimoine d’un système par capitalisation

                        pour la France : les dépenses et le chiffre d’affaires d’un système par répartition

                         ???????

                        « A ma connaissance, Fidelity n’est pas un fond de pension et ne verse pas de pension de retraite. »

                        C’est la premier « mutual fund » et la première caisse de retraite privée de la planète. smiley

                        « Et le PNB/hab des USA est de 44190$. Celui de la France, 30100$. »

                        On va partir de très loin, ici, pour expliquer la macro. Le PIB de la France NE PEUT PAS s’établir en dollars. C’est un pays de la zone euro. La PIB US est de 44 700 $/cap et le PIB français 27 000 euros/cap. A l’heure actuelle, ça fait 39 700$. L’égalité est obtenue à 1,65 dollars/euro. On y est presque.


                      • hurlevent 29 décembre 2007 22:18

                        « Toutes les compagnies privées se sont cassées la gueule dans les années 1930 avec le succès du camion. C’est un gouvernement de DROITE qui a créé la SNCF pour sauver les banques empêtrées dans une crise financière. »

                        Le fait que le gouvernement ayant créé la SNCF soit de droite n’a aucun rapport avec le sujet. Dans le sujet initial, on soutenait que les entreprises privées investissaient peu dans les infrastructures, avec comme exemple le chemin de fer. Or, en réalité, c’est les entreprises privées qui ont le plus investit dans les infrastructures ferroviaires.


                      • hurlevent 29 décembre 2007 22:56

                        "Vous allez comparer le rapport entre

                        pour Calpers : les dépenses et les intérêts sur le patrimoine d’un système par capitalisation

                        pour la France : les dépenses et le chiffre d’affaires d’un système par répartition"

                        Absolument. Dans les deux cas, il s’agit de l’argent versé par l’organisme de retraite aux retraités. Vous pouvez le garder pour vos tablettes.

                        « C’est la premier »mutual fund« et la première caisse de retraite privée de la planète. »

                        Vérification faite, c’est exact. Ceci dit, même si c’est privé, c’est dans le domaine concurrentiel. Si ce fond ponctionne trop pour ses bénéfices, il deviendra moins intéressant pour ses bénéficiaires, qui iront voir ailleurs.

                        « Et le PNB/hab des USA est de 44190$. Celui de la France, 30100$. »

                        « On va partir de très loin, ici, pour expliquer la macro. Le PIB de la France NE PEUT PAS s’établir en dollars. C’est un pays de la zone euro. La PIB US est de 44 700 $/cap et le PIB français 27 000 euros/cap. A l’heure actuelle, ça fait 39 700$. L’égalité est obtenue à 1,65 dollars/euro. On y est presque. »

                        Là je pige pas votre raisonnement. Le PIB de la France ne peut pas s’établir en dollar ? ok, mettons le en Euros. On trouve 20500 Euros/hab, pas 27000 Euros/hab. Puis-je vous demander vos sources ? Et au risque d’insister, le cours du dollar est de 1,47 dollar pour un Euro, pas 1,65. Votre raisonnement gagnerai en crédibilité s’il s’appuyait sur des faits exacts.


                      • Forest Ent Forest Ent 30 décembre 2007 02:20

                        « c’est les entreprises privées qui ont le plus investi dans les infrastructures ferroviaires. »

                        Encore heureux : la SNCF a été créée pour fermer des lignes, pas pour en ouvrir. A la limite, on pourrait comparer les investissements destinés au fonctionnement assumé. J’aimerais bien que vous répondiez à ma question sur la dépense de l’état français dans les infrastructures ferroviaires. Est-elle trop forte ou trop faible ? Est-elle bien ou mal utilisée ?

                        « Absolument. Dans les deux cas, il s’agit de l’argent versé par l’organisme de retraite aux retraités. »

                        Qu’en savez-vous ? Votre lien mentionne le mot « revenues » qui signifie « chiffre d’affaires ». Ca me semble différent du mot « cost ». A la limite, si Calpers provisionne cette année la moitié des intérêts, votre ratio est divisé par deux. Il faudrait trouver quelque chose de comparable. Peut-être en nombre d’assurés ?

                        « c’est dans le domaine concurrentiel. Si ce fond ponctionne trop pour ses bénéfices, il deviendra moins intéressant pour ses bénéficiaires, qui iront voir ailleurs. »

                        Dans la plupart des cas, les assurés n’ont pas le choix. Calpers n’exerce qu’en Californie. Il n’y a pas de mutual fund réellement mutuel partout. Dans la plupart des cas, c’est privé avec les bénéfs du privé. Et dans beaucoup de cas, les salariés sont obligés de cotiser à la caisse de retraite de l’entreprise, qui la gère elle-même. C’était le cas d’Enron, et les employés ont tout perdu. Il y a à ce propos une difficulté à établir une concurrence réelle à long terme si certains acteurs ne jouent pas le jeu : le provisionnement de dépenses à long terme est celui où il est le plus aisé de faire de la cavalerie comme Enron.

                        « On trouve 20500 Euros/hab, pas 27000 Euros/hab. Puis-je vous demander vos sources ? »

                         smiley PIB 2006 selon l’INSEE :

                        http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_2000/principaux_resultats/ accueil.htm

                        1800 milliards d’euros. Divisé par 60 millions d’habitants, ça fait 30 000 euros par habitant.

                        « au risque d’insister, le cours du dollar est de 1,47 dollar pour un Euro, pas 1,65 »

                        A 1,47, ça fait 39 700 $, comme je le disais précédemment. A 1,65, ça fait 44 700$, soit le PIB US. On n’y est pas encore tout à fait, mais l’euro est passé de 1,3 à 1,5 cette année, et l’USD reste en chute libre pour des raisons structurelles. On sera à partié de PIB en 2008.

                        Je pense que vous vous êtes appuyé comme beaucoup d’autres victimes sur les chiffres truandés de l’OCDE, qui utilise une « parité de pouvoir d’achat » totalement bidon, bâtie sur la valeur du dollar en 1830 et le prix du big mac en Pennsylvanie.

                        « Votre raisonnement gagnerai en crédibilité s’il s’appuyait sur des faits exacts. »

                        On ne fait jamais un truc pareil en économie. smiley smiley


                      • Forest Ent Forest Ent 30 décembre 2007 02:33

                        Pour être précis, 1792 milliards d’euros pour 63 millions d’habitants, ça fait 28 444 euros/cap. Au cours actuel de 1,47, ça fait 41 813 dollars. On est donc déjà dans les mêmes eaux, et la parité de PIB/cap sera obtenue à 1,57 USD pour un euro. Au delà, c’est la prod US qui devient inférieure à la prod UE, ce qui va arriver dans les douze mois qui viennent. Et je ne vous dis pas non plus le massacre qui se prépare en UK et Irlande.

                        Il faut quand même relativiser la précision de tous ces chiffres. L’INSEE faisait en gros ce qu’elle pouvait, mais les chiffres du BEA sont connus pour être plus que truandés, et les chiffres INSEE redressés par Sarkozy nous promettent la même fiabilité.


                      • hurlevent 30 décembre 2007 12:16

                        «  »c’est les entreprises privées qui ont le plus investi dans les infrastructures ferroviaires." Encore heureux : la SNCF a été créée pour fermer des lignes, pas pour en ouvrir. "

                        Le post original soutenait que les entreprises privées investissent moins dans les infrastructures que les entreprises publiques, et prenait en exemple le chemin de fer. J’ai soutenu le contraire, je je vois que nous sommes donc d’accord.

                        « J’aimerais bien que vous répondiez à ma question sur la dépense de l’état français dans les infrastructures ferroviaires. Est-elle trop forte ou trop faible ? Est-elle bien ou mal utilisée ? »

                        Une étude faite par l’Ecole Polytechnique de Lausanne a démontré qu’elle était mal utilisée. En résumé, la SNCF fait trop de petits travaux, chers et peu efficaces, alors que les autres compagnies ferroviaires à l’étranger font des gros travaux, en plus petite quantité, ce qui est beaucoup plus efficace. Ce problème est en cours de prise de conscience à la SNCF. Mais nous nous éloignons du sujet original.

                        Pour le PNB des USA, je reconnais qu’il y a une différence entre les chiffres du F.M.I./Banque Mondiale et ceux de l’INSEE ; cependant, dans les deux cas, on constate que le PNB/hab des USA est supérieur à celui de la France.

                        Pour le PNB de la G-B, FMI et INSEE sont cohérents. La différence de PNB/hab entre la France et la G-B est à l’avantage de la G-B, alors que la G-B avait le même PNB/hab que la France en 1980.

                        Or, ces pays (USA et G-B) ont une politique économique beaucoup plus libérale que celle de la France. Le PNB/hab est supérieur, le taux de chomage est inférieur.


                      • Forest Ent Forest Ent 30 décembre 2007 13:21

                        « Une étude faite par l’Ecole Polytechnique de Lausanne a démontré qu’elle était mal utilisée. »

                        Décidément, on lui en fait dire des choses à ce pauvre professeur Rivier. Je profite de l’occasion pour lui rendre hommage. C’était un grand bonhomme, avec un sens de l’humour extraordinaire. Cela dit, c’était un quick glance externe. Quelle est votre opinion ?

                        « Pour le PNB des USA, je reconnais qu’il y a une différence entre les chiffres du F.M.I./Banque Mondiale et ceux de l’INSEE ; cependant, dans les deux cas, on constate que le PNB/hab des USA est supérieur à celui de la France. »

                        Il y a deux ans, les FMI/BM/OCDE utilisaient une PPA de 1 dollar par euro et l’on était abreuvés de sarcasmes du style « regardez comment font les pros. Ils ont une productivité 50% supérieure à la votre. » Jusqu’à ce que la cruelle vérité apparaisse enfin cette année : tout cela était juste une bulle monétaire.

                        Ce qui est extraodinaire, c’est qu’ils ont sorti encore une « étude » cette année disant encore que la productivité US était très supérieure à celle de la zone euro. Ils l’ont réalisée ... en interviewant des gens. smiley

                        « le taux de chomage est inférieur »

                        Il faut savoir que le taux de chômage publié par le gouvernement US n’a notoirement aucune signification. On peut en accepter comme preuve le fait qu’aucune de ses variations n’a la moindre influence sur la perception que le marché a de l’économie. Ainsi, il est totalement décorrelé des indices macro.

                        Après la crise financière de cette année, les FMI/BM/OCDE ont « révisé à la baisse » leurs prévisions de croissance. Cela signifie clairement que leurs prévisions n’intégraient pas les risques systémiques vaguement abordés dans cet article. Sur quoi étaient-elles basées ? Implicitement sur la croyance du fait que « les arbres montent au ciel ». J’en suis bien navré, mais ces organismes sont trop idéologiques pour être pris au sérieux.


                      • Forest Ent Forest Ent 31 décembre 2007 03:06

                        Cela dit, c’est bizarre comme réponse à ma question de citer un audit externe. Je ne pensais pas qu’il y ait une personne à SNCF Infrastructures qui n’ait pas son opinion personnelle sur le sujet.


                      • Roland Verhille Roland Verhille 28 décembre 2007 18:53

                        Degeuloir et Forest Ent s’associent pour nous présenter un bien sombre diagnostic. Ils nous glacent les os ! On se demande comment, avec pareil système qu’ils fustigent, il y a encore des emplois, des voitures, des gens vivants. On se demande quel est le système autre que libéral qui a été capable d’élever le niveau de vie de l’humain depuis sa sortie des cavernes au niveau où nous en sommes. On aimerait qu’ils nous le présentent, nous disent où il se trouve, depuis quand, qui l’a inventé, et qu’ils nous décrivent le paradis où vivent les heureux qui en bénéficient. On pourrait aussi s’y délocaliser


                        • Dégueuloir Dégueuloir 28 décembre 2007 19:09

                          ce n’est pas le système libéral qui nous a fait sortir des cavernes ! mais il pourrait bien nous y renvoyer.....songez à ce que pourrait être la société sans ses vampires sanguinaires tirant les ficelles du monde entier,le capitalisme,le libéralisme ou le communisme sont des chemins sans issues,ils nous mènent à notre perte un peu plus chaque jour,les années à venir risquent d’être difficiles à tout point de vue,les fous de Washington , d’Allah,et de Moise se préparent pour le dernier repas de sang....désolé de « casser » l’ambience ,mais il faut à un moment ou à un autre accepter le monde tel qu’il est.....mensonges éhontés sur toute la ligne,manipulation de masse.......à nous de « raisonner » objectivement et de prendre le taureau ....par les cornes !!! nous sommes tous cocus,voilà la vérité !!!


                        • hurlevent 28 décembre 2007 19:59

                          Oui, tout à fait d’accord. Une simple vérification permet de constater que les pays les plus riches du monde sont tous des pays capitalistes libéraux. Quand on voit ce qui se passe dans les pays anti-libéraux (Cuba, Corée du Nord), ça ne donne pas envie.


                        • Roland Verhille Roland Verhille 28 décembre 2007 20:09

                          Merci Degeuloir pour votre réplique. Votre révolte m’est sympathique. Mais oui, la société serait un paradis sans tous ces menteurs et manipulateurs des masses victimes de leur désinformation. Mais oui, à nous de raisonner objectivement. Mais comment les masses pourraient-elles le faire en manquant à ce point d’informations factuelles sérieuses, comme d’éducation à la citoyenneté malgré plus d’un siècle d’instruction publique ? D’où les boucs émissaires qui leur sont sacrifiés par les saboteurs de nos sociétés, capitalisme, libéralisme, pays étrangers, etc. Et c’est ces saboteurs qu’il faut bien identifier, ce qui à mes yeux manque dans votre texte. La plupart des gens ne sont quand même pas des incapables, des paresseux, des voyous, des profiteurs du bien d’autrui. Mais tous sont « sujets » d’un État disposant de la puissance, du pouvoir de contrainte, et de nos porte-monnaie pour financer ses actions. Les gens insuffisamment préparés à la démocratie ne savent pas cantonner leur État dans ses limites normales. Il pollue alors tout, et dans nos raisonnements, il faut savoir bien opérer les analyses pour isoler ce qui est causé par les uns et par les autres. Mais c’est hyper difficile, tellement tout est faussé. L’histoire nous révèle que tous les grands États ont effectivement mené leurs gens à leur perte.


                        • Jocrisse Jacques 28 décembre 2007 20:35

                          Hurlevent & R.Verhille

                          Dans la liste des paradis , façon dégueuloir« vous n’avez pas mentionné l’Ouzbekistan où »le président Karimov réélu pour 7 ans avec 88,1%, dirige son pays d’une main de fer depuis 18 ans, éliminant toute opposition, emprisonnant ou contraignant ses détracteurs à l’exil" (Le Parisien du 25/12).

                          N’oublions pas le malin Chavez qui a déjà installé les membres de sa famille et ses amis dans des postes clés, avec accès direct à la caisse, et qui ne renonce pas à son ambition de devenir président à vie comme Castro. Les vénézuéliens ne sont pas fous et lui ont infligé un camouflet, il recommencera plus violemment. A noter que 6000 entreprises ont mis la clé sous la porte depuis son arrivée.Avant lui ce n’était pas terrible, mais il faut craindre le pire pour ce pays.

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