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Accueil du site > Actualités > Economie > Les services à la personne : le boom des emplois

Les services à la personne : le boom des emplois

« Un problème ? Pas de problème ! » est le slogan d’une campagne consacrée aux services à la personne. Six films courts d’animation sont diffusés, depuis le 10 septembre, sur toutes les télévisions françaises et sur internet pour faire connaître les services tels que la garde des enfants, la livraison de courses à domicile, l’assistance informatique, le bricolage, le jardinage ou encore l’« intermédiation ».

Le secteur des services à la personne est en pleine expansion. Il connaît un taux de croissance annuel de 5,5 % par an depuis 1990. Puis, avec le plan lancé début 2005 par Jean-Louis Borloo, le mouvement s’est accéléré : sur 2005-2008, c’est environ 500 000 nouveaux emplois créés. En 2006, le secteur employait 1,8 million de salariés et a créé 145 000 emplois, une hausse de 8,6 % par rapport à 2005, selon un bilan présenté à l’occasion des premières Rencontres parlementaires sur les services à la personne, organisées le 8 mars à la maison de la Chimie, à Paris. Pour 2007, le ministère de l’Emploi prévoit 220 000 à 250 000 créations d’emplois supplémentaires.

21 métiers de services sont concernés, des métiers qui vont faciliter le quotidien de tous.

14 enseignes :

Le terme « enseignes » n’est désormais plus réservé à la grande distribution. Il s’emploie aussi aux services à la personne. Ces enseignes, créées dans la foulée du plan Borloo de 2005, sont actuellement au nombre de 14 dont l’ADMR (Aide à domicile en milieu rural), Fourmi verte, le Crédit agricole...Ce sont des organismes dont le but est de donner une visibilité aux services à la personne en assurant notamment leur publicité. La publicité est garantie par la campagne télévisée actuelle et connaîtra sans doute un essor au contact des acteurs de la grande distribution. En effet, ce secteur s’intéresse de près aux services à la personne. Ainsi, Carrefour vient de conclure un accord avec l’enseigne Fourmi verte pour proposer à ses clients l’accès à des services à la personne. Auchan s’intéresse aussi à ce domaine d’activités. Les enseignes émanent de grands réseaux d’aide à domicile, des banques, assurances et mutuelles. Elles marquent la rencontre du monde associatif et du privé.

Ces enseignes viennent créer un choc culturel dans le domaine de l’action sociale traditionnelle :

- Le marketing, d’abord, vient déclencher une révolution culturelle dans le secteur. Traditionnellement les activités étaient le domaine réservé de grandes associations d’aide à domicile. Celles-ci risquent même de se trouver dépassées si elles n’évoluent pas très vite vers les services de type « confort » de grand public. Elles ne peuvent plus se limiter à l’aide aux plus fragiles.

Nous assistons donc à une certaine privatisation du secteurs des aides à la personne. Le besoin de développer l’offre de service s’étant fait sentir, il fallait développer l’"intermédiation" et garantir la qualité. Un des arguments de cette évolution voulue est que la concurrence entre les entreprises et les associations est une chance à saisir et que cela rendra un meilleur service aux clients (un choix plus grand).

- Le nouvel agrément, ensuite, est devenu un sujet d’inquiétude pour les associations qui se sont alarmées du fait qu’il risquait de permettre à des opérateurs de tirer les tarifs à la baisse pour conquérir des parts de marché au détriment du secteur de l’aide à domicile traditionnel.

Lisibilité, "intermédiation" :

L’un des objectifs du plan Borloo, qui était de rendre les services plus lisibles pour le public est en partie atteint avec les enseignes, mais le grand nombre de ces enseignes nuit à la réalisation de l’objectif. Toutefois, nous assisterons certainement à des fusions prochaines.

La véritable ligne de partage entre les opérateurs est dans leur activité : il y a ceux qui assurent des prestations de confort et ceux qui interviennent auprès de personnes fragiles. Il y a des enseignes fermées, celles auxquelles le demandeur n’accède que par un intermédiaire (sa banque, son assureur, sa mutuelle, son employeur) et les enseignes grand public (réseaux associatifs d’aide à domicile). D’où le nom d’"intermédiation".

L’Agence nationale des services à la personne :

Créée par la loi du 26 juillet 2005, l’Agence nationale des services à la personne (ANSP) est un établissement administratif national placé sous la tutelle du ministre chargé de l’Emploi. Elle coordonne l’ensemble des initiatives relatives à la promotion et au développement des services à la personne, et assure la diffusion du chèque emploi-service universel (CESU). Le tout en lien avec les services administratifs et les partenaires privés intéressés. Des délégués territoriaux de l’agence traduisent sur le plan local les priorités d’action qu’elle définit.

- Le CESU pré-financé : est un titre de paiement sur le modèle du titre restaurant. Il est pré-identifié au nom du bénéficiaire et sa valeur est prédéfinie.

- Le CESU bancaire, qui remplace le chèque emploi service, est un instrument de paiement utilisé par les particuliers employeurs. Il s’utilise comme un chèque bancaire ou postal et permet la déclaration et le paiement des heures travaillées, ainsi que le prélèvement de cotisations sociales.

Pour accélérer le développement des emplois de services à la personne dans le cadre du plan gouvernemental de cohésion sociale, le gouvernement, l’Agence nationale des services à la personne et la Caisse des dépôts et consignations ont signé le 10 juillet 2006 une convention triennale par laquelle elles entendent mettre l’accent sur l’adaptation de l’offre de services à la personne aux besoins des territoires, en appui des politiques des collectivités locales. Leur effort doit porter notamment sur la création de services dans les quartiers sensibles, caractérisés par un fort taux de chômage. Le 30 août 2006, c’est avec l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) que l’ANSP s’est associée pour faciliter les recrutements dans le secteur des services à la personne.

Pour aller plus loin :

- Site de l’agence nationale des services à la personne.

- Site du gouvernement.

Nota bene : l’auteur se tient à la disposition des lecteurs pour tout approfondissement et apportera des commentaires des annexes sur les questions techniques.


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36 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 25 septembre 2007 10:33

    ASSOCIATION DES ENSEIGNES DE SERVICES A LA PERSONNE
    - AESPParis,

    LES PRINCIPALES ENSEIGNES DES SERVICES A LA PERSONNE CREENT « L’ASSOCIATION DES ENSEIGNES DE SERVICES A LA PERSONNE » (AESP)

    Les services à la personne répondent aujourd’hui à l’évolution des besoins de la société française. Les modes de vie ont changé, le rythme de la vie familiale aussi.

    L’augmentation de l’espérance de vie, le vieillissement de la population et le nombre croissant de personnes isolées ou fragilisées génèrent des besoins particuliers en matière de services d’assistance et de proximité.

    Ces facteurs rendent utile l’aide à la prise en charge de ces besoins.

    Parallèlement, le rythme de la vie familiale s’est lui aussi modifié. Les besoins des familles croissent en matière de garde d’enfant, de soutien scolaire, d’entretien de la maison.

    La loi Borloo a souhaité favoriser et faciliter la mise en relation de l’offre et de la demande sur le marché des services à la personne en créant des Enseignes Nationales.

    Leur mission est d’accompagner le développement et la structuration de l’offre de services.

    Elles ont également pour ambition de contribuer à la professionnalisation du secteur et à la qualité des services rendus (conseil, accompagnement, mise en relation, prestation de service).

    Dans ce contexte, et afin de participer à la réflexion de tous les acteurs et à l’évolution du secteur, tant public que privé ou associatif, les principales enseignes ont décidé de

    s’associer en créant :

    L’Association des Enseignes de Services à la Personne Les enseignes fondatrices

    • Accor Services (Bien Etre à la Carte / Bien Etre Assistance)

    • CNP Services à la Personne / Filassistance Services,

    • Domiserve + (Axa Assistance / Dexia Crédit Local)

    • Fourmi Verte (Groupama / MSA / Familles rurales)

    • France Domicile (UNA / FNMF / UNCCAS)

    • Groupe Caisse d’Epargne, Services à la personne

    • La Poste (Genius)

    • Personia (ADMR / AG2R / Crédit Mutuel)

    • Crédit Agricole - Services à la personne / LCL - Services à la personne

    Objectifs

    Les objectifs de l’Association sont les suivants :

    • Favoriser la réflexion des Enseignes Nationales de Services à la Personne sur ce marché,

    • Constituer une force de proposition et de conseil auprès de l’ensemble des acteurs directs et indirects du marché,

    • Contribuer à faire connaître le métier et assurer une veille sur les différentes composantes du marché,

    • Assurer le respect de l’éthique et constituer une Charte de Qualité pouvant contribuer à qualifier Enseignes et Opérateurs agréés de services à une échelle nationale vis-à-vis des clients et consommateurs,

    • Défendre les intérêts des Enseignes Nationales de Services à la Personne et les représenter auprès des Pouvoirs Publics.

    L’Association :

    Président Georges Constantin (CNP Services à la Personne)

    Vice-présidents Tanguy Carré (Services à la personne, Groupe Caisse d’Epargne) et Nicolas Gusdorf (Fourmi Verte)

    Secrétaire Général Pierre Demortière (France Domicile)

    Secrétaire Général Adj. Christophe Boutineau (Filassistance Services)

    Trésorier Philippe Rambaud (Domiserve +)

    Siège de l’Association : Association des Enseignes de Services à la Personne 4, place Raoul Dautry - 75716 Paris Cedex 15

    Voila c’est en complément de l’article ci-dessus et pour ceux qui veulent monter une entreprise dans ce domaine


    • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 10:59

      Merci lerma pour ce commentaire intéressant et utile. J’ai prévu, moi aussi, de publier des commentaires qui seront des annexes techniques de l’article.


    • LE CHAT LE CHAT 25 septembre 2007 10:53

      INCROYABLE ! UN COMMENTAIRE CONSTRUCTIF DE LERMA ! smiley

      avec une espérance de vie qui s’est nettement allongée et un poids de plus en plus important des catégories du 3eme âge et maintenant on parle de 4eme âge , les services à la personnes sont des métiers d’avenir ; mon ainée travaille dans une maison de retraite et l’un de ses frères se destine à être infirmier , je suis certain qu’il ne manqueront jamais de boulot !


      • NPM 25 septembre 2007 12:43

        « mon ainée travaille dans une maison de retraite et l’un de ses frères se destine à être infirmier »

        Et voila : On exploite la misére pour se faire sa pelote...

        Pffff !! Repugnant.


      • LE CHAT LE CHAT 25 septembre 2007 13:13

        @NPM

        tu seras bien content de la trouver pour changer des couches de vieux sarkoziste incontinent , ça court pas les rues des jeunes qui acceptent de faire ce genre de job , les vieux sont de plus souvent méchants et capricieux !


      • Forest Ent Forest Ent 25 septembre 2007 11:07

        Oui, c’est notre époque qui veut ça. Les vieux retraités gagnent en moyenne plus que les jeunes actifs. Ce sont ces derniers qui leur payent leur retraite, et qui vont avoir néanmoins le droit de leur servir de ce que l’on appellait auparavant « domestiques ». Ce processus participe de la sclérose et de l’asphyxie d’une société désindustrialisée en plein papy boom.


        • Forest Ent Forest Ent 25 septembre 2007 13:23

          C’est amusant : ça n’a jamais de succès sur AV quand on parle de problèmes démographiques. smiley

          Ca doit être trop réel et pas assez manichéen. Le problème n’est pas de savoir si les vieux doivent être bien traités ou pas, mais de savoir si l’on en a les moyens ou pas.

          Présenter les services aux vieux comme un gisement d’emploi, voire de croissance, est d’un cynisme absolu. Il s’agit d’emplois non productifs financés par la solidarité et qui ne contribuent pas à la richesse nationale. Des sortes d’« emplois-jeunes », quoi. A lier à la bulle « santé » qui est un des déterminants de l’explosion économique des US. Une politique clientéliste qui consisterait à utiliser les recettes de l’état pour améliorer le sort des plus âgés étouffera sûrement l’activité économique. Pour qu’une nation survive, il ne faut pas que la charge des vieux pèse trop lourdement sur les jeunes, sinon cela crée un cercle vicieux qui conduit à la fuite des actifs, ce qui s’est déjà vu dans notre histoire.

          Bien entendu, ces remarques ne s’adressent pas à l’auteur de l’article.


        • Bulgroz 25 septembre 2007 14:28

          « Bien entendu, ces remarques ne s’adressent pas à l’auteur de l’article. »

          Merci de le préciser, Forest : en effet, si par malheur vos remarques atteignaient le néocortex du mièvre caverneux à la faible capacité cognitive, il en résulterait une implosion fatale.

          Ceci dit, il y a un peu de vrai dans ce que vous dites mais il faut remarquer que les actuelles fonctions d’aide à la personne étaient autrefois assurées par la famille.

          Par rapport à avant, il y a une donc une redistribution des revenus.

          C’est pas bien envoyé ça, Forest !!

          PS : Ces remarques ne sont pas adressées à celui qui a tapé cet articulet sur son clavier.


        • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 15:09

          Forest Ent : vous dites « Bien entendu, ces remarques ne s’adressent pas à l’auteur de l’article ». Trop gentil ! Je ne suis effectivement pas responsable du nombre croissant de vieux en France. smiley Pour la prise en charge en maison de retraite, je rappelle mon article « Existe-t-il un plan anti-vieux ? » Ici : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24388


        • daryn daryn 25 septembre 2007 15:42

          @Forest

          Présenter les services aux vieux comme un gisement d’emploi, voire de croissance, est d’un cynisme absolu. Il s’agit d’emplois non productifs financés par la solidarité et qui ne contribuent pas à la richesse nationale.

          Très contestable, à de nombreux points de vue. Tout d’abord, qu’on le veuille ou non, c’est le PIB qui sert à estimer la croissance ; le PIB est calculé à partir de la valeur ajoutée telle que mesurée par l’état ; les services, qu’ils soient à la personne ou autres, créent de la valeur ajoutée mesurable (sauf travail au noir) intégrée au PIB, avec un impact sur la croissance.

          Qu’est ce qu’un emploi productif ? Tout simplement un emploi qui produit de la valeur marchande, c’est à dire pour lequel il y a des consommateurs (loi de l’offre et de la demande). A cet égard les services à la personne ne sont pas moins légitimes que l’industrie pornographique ou les cabinets d’avocats...

          Emplois ... financés par la solidarité : s’il existe, le financement par la solidarité est le plus souvent partiel. Pour l’essentiel les personnes âgées consomment leur retraite et leur patrimoine pour payer ces services. Un financement social (solidaire) peut exister dans le cadre d’une politique sociale mais c’est alors cette politique qu’il faut analyser, pas les emplois eux-mêmes ou leur nécessité.

          ... qui ne contribuent pas à la richesse nationale : d’un point de vue comptable sous l’angle du compte de résultats (PIB), c’est faux, comme on l’a vu ci-dessus. Sous l’angle du bilan, c’est affaire d’appréciation : le bien-être de nos seniors constitue-t-il un actif national ?


        • Forest Ent Forest Ent 25 septembre 2007 18:09

          Mes excuses à l’auteur pour cette incidente hors de son propos.

          @ Daryn

          Sur la forme, vous avez parfaitement raison.

          Sur l’actif éventuel représentant le « bien être des seniors », dans une politique publique, il doit être opposé au « bien être des juniors ». Et là, il n’y a pas photo, quelle que soit l’unité. Le chômage massif des jeunes est un suicide national, et, du point de vue public, il serait avantageusement remplacé par la misère des vieux.


        • Tristan Valmour 25 septembre 2007 12:33

          Article dithyrambique sur les services à la personne qu’il conviendrait de nuancer car tout n’est pas rose dans ce secteur.

          1. Les enseignes nationales

          Elles sont supposées garantir une qualité de service. Pourtant, elles font appel à des prestataires auprès desquelles elles prennent un pourcentage (exemple : le service Genius de La Poste). Elles privilégient les grandes structures (pour faciliter l’organisation) alors qu’on s’attendrait pour un service à la personne une proximité avec la personne. Or, le client a affaire à des plates-formes téléphoniques qui prennent sa commande. Point barre. Les enseignes nationales ne sont donc que des agences marketing et ne peuvent garantir le sérieux de la prestation. Dans le domaine du soutien scolaire, par exemple, les cours sont assurés à 95% par des étudiants ou par des gens au chômage, pas par des profs. Dans le domaine de la garde d’enfant, ce sont des étudiantes qui interviennent, et vous n’êtes pas sûr d’avoir toujours la même. Idem pour le ménage ou autre. Pourquoi ? Parce que si vous vous payez cher la prestation, les employés ne touchent quasiment rien. Elle est où la qualité du service ?

          2. Les acteurs des services à la personne

          L’avenir est aux grandes sociétés commerciales (les franchises) qui ont les moyens de faire de la communication, même mensongère (comme une importante société qui a été condamnée pour cela). Les petits entrepreneurs peuvent toujours croire qu’ils perceront parce que ce secteur est en plein expansion, mais ils se trompent : ils n’ont pas les moyens de faire de la pub. Or, c’est la pub qui fait venir le client. Et la pub est très chère.

          Il est donc dommage que ce secteur ne soit pas réservé aux petites structures qui seules offrent un rapport équilibré avec le client. Allez donc demander à la société trucmuche côtée en bourse le remboursement des cours qui n’ont pas été dispensés parce qu’ils n’avaient pas d’intervenant (quand ils ne vous envoient pas un étudiant en lettres pour donner des cours de maths) !

          3. Le fonctionnement des services à la personne

          Il y a deux modes : le mode prestataire, et le mode mandataire.

          Dans le mode prestataire, l’employeur n’est pas le client ; c’est l’organisme auquel vous avez fait appel. Il n’y a donc pas de responsabilité employeur. Le salarié, lui, est aussi mieux protégé socialement (chômage, retraite, etc.) car les cotisations sont basées sur le réel.

          Dans le mode mandataire, l’employeur est le client, ce dernier jouit donc de la responsabilité employeur (et ce n’est pas rien quand les choses tournent mal !). Le salarié est très peu protégé socialement puisque les cotisations sont basées sur un forfait employé de maison.

          Pour les cours particuliers chez trucmuche, voici comment ça se passe. Le client va payer 75 euros de frais de dossier, qui ne correspondent à rien. Bon, c’est vrai qu’on a l’habitude de payer des frais de dossier partout. On va aussi faire passer un test bidon (cautionné par un éditeur scolaire car ça fait plus sérieux) à 60 euros environ, qui ne sera pas corrigé, mais qui aura pour objet de faire peur aux parents, ceci afin qu’ils achètent de beaux coupons de cours. Et on vous dira que pour régler le problème de votre enfant, il faut absolument 48 heures de cours. Ahaha. Tous les enfants se ressemblent et la pédagogie est une science exacte ! Disons que l’heureux parent qui a peur pour l’avenir de son enfant paye 35 euros l’heure avant la déduction fiscale. La société trucmuche, elle, payera son étudiant 10-12 euros + environ 5 euros de cotisation sociale. Soit un coût salarial de 15-17 euros de l’heure. La marge brute est donc de 18 à 20 euros de l’heure ! Business, vous avez bien lu ! En plus la TVA est à 5.5 % . C’est tout bénéf non ? Ben oui, il faut la payer la pub.

          CONCLUSION : en passant par des organismes, le client paye la pub et des frais inutiles. Il faut donc aller chez son banquier, commander un chéquier service, et payer directement la personne qui intervient chez vous. Et si vous voulez quelqu’un de qualité, payez-le bien. Exemple : vous trouvez un professeur, payez-le 25 à 30 euros de l’heure + 5 euros de charges sociales, soit 30 à 35 euros avant réduction d’impôt. Ni frais de dossier, ni test bidon. Et si vous ne trouvez pas d’intervenant, que ce soit dans le domaine des cours, de l’assistance informatique, du baby-sitting, etc., passez par de petits organismes. En cas de problème, vous pourrez plus facilement faire pression et avoir gain de cause.


          • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 12:52

            Tristan , mon article n’est pas si dithyrambique que vous le dites. Si je souligne le boom des emplois (les chiffres sont parlants), je parle aussi des risques de perte de qualité dont s’inquiètent les associations traditionelles. Par ailleurs, cet article n’est pas terminé. N’est publiée que la partie « grand public » pour des raisons pédagogiques, de lisibilité et de compréhension. J’ai publié en commentaire la question de l’agrément. Je publierai dans la journée d’autres annexes techniques pour être complet sur la question.

            Merci néanmoins pour vos commentaires intéressants.


          • Tristan Valmour 25 septembre 2007 13:49

            Mon taverneux,

            Sache d’abord que ce n’était pas une attaque personnelle - je t’aime bien en plus -, mais je m’inquiétais de ce que tu relatais la parole officielle (servicesalapersonne.gouv.fr) sans tenir compte de la réalité du terrain, que tu ne connais sans doute pas. Or, il se trouve que j’ai réalisé une petite enquête à l’aide de parents et copains profs dans le milieu du soutien scolaire, pour une publication. Et la réalité est loin d’être rose. Elle est même plutôt noire.

            Pour le recrutement des intervenants : tu remplis un formulaire qui indique dans QUELLES matières tu te sens compétent (ça n’est pas vérifié), et parfois tu as un entretien avec le responsable pédagogique qui n’est qu’un vulgaire commercial et ne comprend rien à l’enseignement. Il ne peut donc mesurer la qualité de la personne qu’il a en face de lui. Une franchise, ça se vend cher et la pédagogie rapporte peu, donc les pédagogues ne peuvent pas s’en payer une.

            Ces franchises qui trustent l’essentiel du secteur sont mandataires. Elles font croire aux parents que le soutien scolaire donne des résultats. La première d’entre elles a même fait une pub qui promettait des résultats et annonçait une augmentation de 5 points des notes. Comme quoi, elles ne reculent devant rien. Cette pub a été retirée, mais ils continuent à véhiculer ce message lors des entretiens téléphoniques ou présentiels.

            Ces franchises vendent des cours par coupons de 10 à 12 heures, et tiennent un discours bidon pour inciter les parents à en acheter un maximum (avec rabais s’ils prennent plusieurs carnets). Or, l’enquête prouve que de nombreuses heures payées sont inutilisées, soit parce que l’intervenant n’était pas qualifié (et c’est fréquent), soit parce que l’enfant ne voulait plus suivre les cours. Des cours payés, qui donnent droit à une déduction fiscale alors que la prestation n’a pas été réalisée. On vole donc une fois de plus nos impôts au profit de sociétés commerciales ! Désolé, mais ça me dérange. Les autorités qui gèrent les services à la personne sont parfaitement au courant, mais elles ne font rien.

            Tous les parents veulent des cours le mercredi ou le samedi après-midi ou le soir après 17h. Les emplois ainsi créés ne peuvent être que des emplois précaires, d’appoint ; pas de vrais emplois. En plus, le pauvre étudiant est payé 10 à 12 euros de l’heure avec un statut employé de maison, et il doit payer de sa poche les frais de déplacement. Son temps de déplacement n’est pas payé non plus. Au final, ça lui fait en réalité 4 euros de l’heure. C’est pas de l’exploitation ça ? Alors, quand un étudiant trouve un meilleur emploi, il lâche l’organisme qui l’a mis en contact avec les parents, et ces derniers se retrouvent cocus. Enfin, comme le véritable employeur est la famille (pas l’organisme), il doit déclarer sur sa feuille d’impôt non pas une rémunération de 10-12 euros de l’heure, mais 35 euros ! Et il pourra défrayer ses frais professionnels (ce qu’il verse à l’organisme mandataire). Ca, peu de gens le savent. Cela n’a pas beaucoup d’incidence quand on donne peu de cours, mais quand on en donne beaucoup, l’incidence peut être très lourde. Il arrive aussi que les étudiants ne soient tout simplement pas payés par ces organismes (le coupon qu’ils ont envoyé a été « perdu », il y a eu un problème de saisie informatique, etc.).

            Les enseignes qui référencent les prestataires demandent des documents et des conditions que seules les grandes sociétés peuvent fournir (va payer une certification iso quand tu débutes !). Elles ne veulent pas s’embêter avec les petits prestataires, car cela multiplie la paperasse et les tracas.

            Au final, un marché qui devrait être réservé aux prestataires de proximité se trouve traité comme n’importe quelle boîte de cassoulet qu’on achète dans l’hypermarché lambda.

            Dans cette enquête, nous avons trouvé des prestataires locaux sérieux, et une seule société nationale compétente, fondée en 1957, c’est-à-dire bien avant la mode du soutien scolaire.


          • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 14:24

            Non, ce n’est pas pas que la version officielle. Je lis aussi des revues sociales spécialisées qui font remonter des des critiques du terrain ou des professionnels. Le côté surtout descriptif (puisque synthétique) de cet article fait qu’il ne peut englober toutes les critiques émises ou mauvaises pratiques constatées. L’échange est là pour compléter.

            Les cas que tu cites sont liés à de services mandataires. Les services prestataires sont plus compétents et ont davantage d’expérience. Il est sûr que la libéralisation du marché du secteur des aides à la personne présente les défauts de toute libéralisation au début : inexpérience, concurrence sauvage. Le marché se régulera et des fusions s’opéreront. Les mauvais fournisseurs de services seront connus et disparaîtront.

            Pour les exonérations sociales et fiscales, il faudrait un contrôle plus sérieux.


          • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 15:22

            Tristan : J’ajoute que mon article, par son titre, met en avant les emplois en termes quantitatif (« le boom des emplois ») mais pas en termes qualitatif (stabilité, rémunération, remboursement des frais de déplacement...). Votre commentaire vient donc l’ajuster sur ce point.


          • daryn daryn 25 septembre 2007 16:26

            @Tristan

            CONCLUSION : en passant par des organismes, le client paye la pub et des frais inutiles. Il faut donc aller chez son banquier, commander un chéquier service, et payer directement la personne qui intervient chez vous. Et si vous voulez quelqu’un de qualité, payez-le bien.

            Absolument. Consommez intelligemment ! Small is beautiful smiley

            Le développement de ces enseignes est très représentatif de deux aspects de la marche de notre société vers la tertiarisation : d’une part la création de ’valeur’ économique à partir de l’immatériel (ici un peu d’organisation et un label de qualité), et d’autre part la mainmise des acteurs déjà les plus puissants sur cette valeur.


          • Marie Pierre 25 septembre 2007 21:59

            @ Tristan,

            J’approuve entièrement votre commentaire. J’ajoute que, dans les métiers d’aide à la personne, les emplois sont vraiment précaires puisque, dans la plupart des cas, les organismes ne proposent que des contrats pour 10 h/semaine. Il faut effectivement faire la différence entre l’organisme qui applique une Convention collective, donc des salaires supérieurs (0,10 €) au SMIC et celui qui ne propose que des CDD au SMIC.

            Par ailleurs, les métiers d’aide à la personne ne sont accessibles qu’aux personnes ayant une qualification reconnue par l’Etat (ce qui explique le léger supplément par rapport au SMIC).

            Enfin, et ce n’est pas à négliger, les associations d’aide à la personne fonctionnent, pour l’administratif, avec des employés en contrats aidés (CAE), qui ne coûtent donc pratiquement rien à l’association. Je n’ai pas vérifié pour les organismes cités, en relation avec les grands groupes, mais cela ne m’étonnerait pas qu’ils fonctionnent en association.

            Tout n’est pas rose dans les métiers d’aide à la personne, les emplois sont nombreux, mais en horaires, c’est à revoir !


          • aladom 26 septembre 2007 10:01

            Pour éviter de payer les grandes enseignes et pour être en relation directement avec les prestataires, nous avons lancé le site www.aladom.fr Le site est entièrement gratuit, pour les prestataires et pour les clients.


          • La Taverne des Poètes 26 septembre 2007 10:59

            Initiative intéressante que je noterai dans la partie critique de mon dossier documentaire sur les services à la personne. Merci.


          • rogelio 27 septembre 2007 08:49

            salut a toi ,

            j’aimerais discuter avec toi de l’ensemble de ton commentaire , car j’ai analysé la meme chose et je compte monter ma structure , en elevant le coté social face a l’emprise de ces plates formes telephoniques , avec un statut de mandataire , ce qui pourrait t’etonner , j’aimerais en discuter avec afin d’echanger nos pints de vue et ameliorer encorer ma future structure, merci si tu avais une adresse email a me faire suivre ça serait cool


          • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 12:43

            I - Deux types d’agréments :

            Le régime de l’agrément a été mis en place par une loi du 31 décembre 1991. La loi du 29 janvier 1996 (en faveur du développement des emplois de services aux particuliers) a créé un agrément spécifique, dit agrément « qualité », pour les associations et les entreprises ayant des activités de garde d’enfants ou d’assistance aux personnes âgées ou handicapées.

            - Les activités relevant de l’agrément simple :

            L’agrément simple est facultatif. Il concerne les organismes de services à la personne à domicile dont l’activité a trait aux tâches ménagères ou familiales pouvant être exercées auprès de tous les publics, y compris auprès des personnes âgées et des personnes handicapées, dès lors qu’elles ne sont pas associées à des activités relevant de l’agrément « qualité » (circulaire DGAS du 19 janvier 2006). Activités : jardinage, bricolage, tâches ménagères, soutien scolaire, garde d’enfants de plus de 3 ans, etc.

            - Les activités relevant de l’agrément « qualité » :

            L’agrément « qualité » (obligatoire) est une déclinaison de l’agrément « simple », avec une exigence de qualité renforcée en raison de la fragilité de certains publics (personnes vulnérables ou dépendantes). Le besoin d’aide personnelle à domicile doit résulter d’une situation d’incapacité physique ou psychique du bénéficiaire de l’aide, et non d’une incapacité liée, par exemple, à une surcharge de travail. Activités : l’assistance aux personnes âgées, aux personnes handicapées, ou aux autres personnes (interventions de travailleuses familiales dans certaines familles, d’assistants auprès de personnes dépendantes), la garde d’enfants de moins de 3 ans...

            - Les activités incluant des actes de soins réalisés sur prescription médicale ne relèvent pas de l’agrément.

            C’est le cas des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), des services polyvalents d’aide et de soins à domicile, des services d’éducation spéciale et de soutien à domicile (Sessad), des services d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah) et des services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS).

            II -Conditions de l’agrément :

            - Une condition de qualité :

            Cette exigence concerne les deux types d’agrément, à des degrés différents. Pour l’agrément « qualité », elle est renforcée avec l’obligation de respecter un cahier des charges spécifique.

            - Seconde condition : sauf exception, les activités de service à la personne doivent impérativement être exercées à titre exclusif par les services.

            Cette condition d’activité exclusive permet d’éviter que, sous couvert d’exercer des activités d’aide ménagère ou familiale, des associations ou entreprises puissent bénéficier des avantages fiscaux et sociaux prévus par la législation alors qu’elles proposeraient d’autres types de services, voire des prestations commerciales. Mais une liste d’exceptions est prévue. D’abord limitée aux associations intermédiaires et aux EHPA assurant également l’assistance à domicile aux personnes âgées ou handicapées, elle a été étendue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007 à divers organismes : communes, CCAS et CIAS ; APF, Croix-Rouge, etc. L’ajout des résidences services à la liste a été très discuté lors des débats parlementaires. Le but du gouvernement, en permettant à ces structures de bénéficier des avantages liés à l’agrément - exonérations de charges sociales en particulier -, est d’encourager le développement de nouvelles formes de logement pour mieux répondre aux besoins des personnes âgées, conformément aux objectifs du plan « Solidarité grand âge ». Mais cela n’est pas sans risque, en effet les résidences services ne sont pas soumises aux mêmes règles strictes que les établissements (contrôle de qualité, sécurité, évaluation).

            III - La procédure d’agrément :

            La compétence relève du préfet. Le silence gardé pendant 2 mois vaut décision d’acceptation. Le préfet accorde l’agrément si les conditions de fonctionnement de la structure prévues par l’article R.129-3 du Code du travail sont remplies. Le demandeur de l’agrément « qualité » doit s’engager à respecter un cahier des charges assurant la qualité des prestations.

            L’agrément « simple » ou « qualité » est délivré pour 5 ans. Une fois accordé, l’agrément « simple » ou de « qualité » est valable sur l’ensemble du territoire national.


            • Barbathoustra Barbathoustra 25 septembre 2007 13:54

              Des milliers de travailleurs qui passent leur journée dans leur bagnole pour se rendre d’une mission à une autre, ça va bien arranger nos problèmes de pollution ça tiens ...


              • La Taverne des Poètes 25 septembre 2007 15:03

                ANNEXE 2 Régimes et modes d’intervention

                I - Les régimes de fonctionnement :

                Il varie selon qu’il y a agrément ou pas et si l’agrément est simple ou dit « de qualité ».

                1 / Le régime de la loi du 2 janvier 2002 : (« loi rénovant l’action sociale et médico sociale »)

                Ce régime d’autorisation se justifie parce qu’il concerne des structures destinées à accueillir des personnes vulnérables nécessitant une prise en charge adaptée et parce qu’il ouvre droit, selon le cas, à des financements des conseils généraux, de l’Etat ou des caisses de sécurité sociale. La contrepartie de ces financements directs est un ensemble de contraintes en matière de tarification administrée, de programmation, d’évaluation, de contrôle des droits des usagers.

                L’autorisation accordée aux services prestataires d’aide et d’accompagnement à domicile des personnes âgées et des personnes handicapées vaut agrément « qualité ». En conséquence, un arrêté d’agrément faisant référence à l’autorisation et aux activités couvertes par cette dernière doit être pris. La portée de l’agrément « qualité » obtenu par équivalence est limitée au département où a été délivrée l’autorisation.

                2 / Le régime de l’agrément qualité :

                La loi du 29 janvier 1996 (en faveur du développement des emplois de services aux particuliers) a ouvert le secteur aux entreprises et aux entreprises d’insertion et a introduit le principe d’un agrément spécifique, dit agrément « qualité », pour les associations et les entreprises ayant des activités de garde d’enfants ou d’assistance aux personnes âgées ou handicapées.

                La loi du 26 juillet 2005 a renforcé l’exigence de qualité des services proposés avec l’obligation, pour les structures s’adressant à des personnes vulnérables (enfants de moins de 3 ans, personnes âgées, personnes handicapées), de respecter un cahier des charges.

                Le régime de l’agrément impose « des contraintes comparables en matière de qualité, mais laisse plus de liberté s’agissant de la tarification et de la programmation : il donne lieu non à une aide directe, mais à une exonération de charges patronales de sécurité sociale. Les services concernés sont donc plus légers, destinés à un public beaucoup plus large et moins vulnérable.

                3 / Le droit d’option entre les deux régimes :

                L’ordonnance de simplification du droit du 1er décembre 2005 a créé un droit d’option pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile non médicalisés intervenant dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance, en direction des personnes âgées ou des personnes adultes handicapées ou malades chroniques.

                Ces services peuvent choisir :

                - soit de relever de l’autorisation de création et de l’ensemble de la loi du 2 janvier 2002 ;
                - soit d’être soumis à un agrément qualité et à quelques dispositions de la loi 2002-2 s’ils remplissent la condition d’activité exclusive prévue par l’article L. 129-1 du code du travail.

                En cas de choix pour l’agrément qualité, ces services ne sont pas tenus de mettre en place l’ensemble des instruments de mise en œuvre des droits des usagers prévus par la loi 2002-2. Ils ne sont tenus que de :

                - respecter les droits des usagers énoncés à l’article L. 311-3 du CASF
                - proposer un livret d’accueil et conclure un contrat écrit avec les personnes bénéficiaires des prestations ou leurs représentants légaux.

                Ce droit d’option a été jugé « inacceptable » par l’ensemble des fédérations et associations du secteur, qui ont demandé le maintien de l’autorisation pour toutes les structures intervenant auprès des personnes fragilisées. Beaucoup d’associations se sont alarmées du fait que le nouvel agrément risquait de permettre à des opérateurs de tirer les tarifs à la baisse pour conquérir des parts de marché au détriment du secteur de l’aide à domicile traditionnel.

                Le choix de l’option se fait par écrit. Il est réversible.

                Une circulaire du 15 mai 2007 redéfinit la liste des organismes concernés par le droit d’option et apporte des précisions sur l’exercice de ce droit. Un organisme gestionnaire de plusieurs services d’aide et d’accompagnement à domicile peut faire valoir son droit d’option pour chacun de ses services, pour autant que les services soient distincts et disposent d’un budget séparé.

                4 / Droits et obligations spécifiques aux services agréés :

                a ) Obligation d’évaluation.

                L’ordonnance du 1er décembre 2005 a prévu que les organismes détenteurs d’un agrément « qualité » sont soumis à la même procédure d’évaluation que les structures autorisées, mais selon des conditions et des délais particuliers fixés par voie réglementaire. Ainsi, les services optant pour l’agrément « qualité » doivent faire procéder tous les 5 ans à l’évaluation de leurs activités et de la qualité des prestations qu’ils délivrent par un organisme extérieur habilité et figurant sur une liste établie par arrêté après avis de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM).

                Les services d’aide et d’accompagnement à domicile soumis à l’agrément « qualité » qui font l’objet d’une certification volontaire définie par le code de la consommation sont dispensés de cette évaluation externe sous certaines conditions.

                b ) Le cahier des charges lié à l’agrément « qualité » :

                Les gestionnaires d’activités de services aux personnes à domicile soumis à un agrément « qualité » doivent, quel que soit leur mode d’intervention (voir partie II) - mandataire, prestataire, prêt de main-d’oeuvre-, se conformer à un cahier des charges fixé par un arrêté du 24 novembre 2005. Il s’agit d’un outil destiné à garantir aux utilisateurs des services un certain niveau de qualité et une information précise sur les prestations proposées, ce qui leur permet ainsi d’exercer leur libre choix dans de bonnes conditions. Il explicite également les exigences qui s’imposent aux promoteurs des services.

                Ce cahier des charges traduit la volonté du législateur d’imposer une exigence de qualité équivalente pour les services agréés et pour les services autorisés qui s’adressent aux même publics. En effet, les prescriptions du cahier des charges sont conformes aux principes énoncés dans le code de l’action sociale et des familles pour les structures soumises à autorisation : connaissance du contexte local social et médico-social par le gestionnaire, garantie de l’exercice des droits et libertés individuels, prise en compte des recommandations de bonnes pratiques professionnelles validées notamment par l’ANESM...

                II - Modes d’intervention :

                - le mode mandataire : L’entreprise ou association mandataire est mandatée par le bénéficiaire du service pour procéder au recrutement du salarié intervenant et d’effectuer la gestion administrative. Le bénéficiaire du service est l’employeur et à ce titre, il est responsable du paiement du salaire et des cotisations sociales.

                - le prêt de main d’œuvre autorisé (intérim)

                - le mode prestataire : L’entreprise est prestataire de services ; elle embauche des salariés qu’elle met ensuite à la disposition du particulier. C’est l’entreprise et non le particulier qui est, ici, l’employeur, qui déclare le salarié, qui facture la prestation au bénéficiaire du service.


                • rogelio 27 septembre 2007 08:40

                  bonjour,

                  j’aimerais si possible discuter avec toi de ce secteur , car je me lance bientot dans ce domaine et j’ai decouvert pleins de choses qui ont a mon avis ont une certaines important pour comprendre ce secteur d’activité , car il faudrait savoir les problematiques qui se trament derriere le CESU par exemple , merci de me laisser ton email pour pouvoir en discuter

                  jerome


                  • La Taverne des Poètes 27 septembre 2007 09:23

                    Vous posez-vous des questions sur le CESU ? Champ d’application ? Utilisation pratique ? Autre ?

                    Pour le champ d’application, une circulaire de l’Acoss, est venue apporter des précisions sur les modifications apportées au Cesu par le décret du 14 mai 2007. Je peux vous en indiquer le contenu si vous le souhaitez.

                    Pour ce qui est des modalités pratiques, je peux vous procurer des liens Internt utiles.

                    Si vous avez des éléments à apporter, je suis preneur aussi bien sûr pour mon dossier.


                  • rogelio 27 septembre 2007 16:14

                    oui je suis preneur des liens sur les modalités pratiques pour etayer mon avis


                    • La Taverne des Poètes 27 septembre 2007 17:21

                      Voici deux bons liens (en plus de ceux signalés dans mon article) :

                      http://www.inforeg.ccip.fr/service-personne/index.htm

                      http://www.osapi.fr/


                    • rogelio 27 septembre 2007 16:16

                      pourrais tu me laisser aussi ton msn ou email pour pouvoir en discuter en live


                      • rogelio 27 septembre 2007 18:44

                        si on s’arrete a ces articles , le service a la personne est tres bien , mais il faut voir son application aupres de personnes qui le font tous les jours, j’attend ton mail


                        • rogelio 29 septembre 2007 14:47

                          excusez moi d’envoyez ce commentaire , mais j’aimerais etre en contact avec tristan valmour , donc si voit ce message qu’il me passe son email ou msn pour pouvoir echanger sur le service a la personne car sa position m’interesse , moi meme etant dans une creation d’une structure , j’aimerais avoir son temoignage pour ne pas tomber dans les pieges de ce secteur , donc si tu as mon message laisse moi ton mail


                          • Tristan Valmour 29 septembre 2007 15:51

                            @ Rogelion

                            Je ne vous communiquerai pas mon courriel, mais je veux bien vous aider sur ce fil. Voici donc quelques indications.

                            1. Un site très utile : servicesalapersonne.gouv.fr . Vous y trouverez toutes les informations légales, ainsi que des liens, pour monter un organisme.

                            2. Optez pour être mandataire si vous voulez avoir le moins de responsabilité et la marge la plus importante. Optez pour être prestataire si vous voulez fidéliser vos futurs employés et accéder à certaines plateformes.

                            3. Si vous démarrez seul, vous pourrez créer une société individuelle ou une EURL. Dans l’EURL, vous êtes responsable à hauteur de votre capital. En réalité, si vous devez emprunter, la banque demandera à ce que vous soyez caution personnel. Si vous créez une société individuelle, vous êtes responsable sur tous vos biens. Mais allez voir un notaire, car vous pourrez protéger vos biens principaux (maison, etc.). C’est une mesure assez récente.

                            4. Si vous vous associez, méfiez-vous. Au début, tout est rose, l’enthousiasme est là, l’accord parfait. Puis viendront les dissensions : l’un travaille plus que l’autre, il y a des changements dans la vie personnelle (mariage, divorce, etc.) qui remettent en cause certaines choses. Surtout, il y a de fortes chances que si l’argent rentre, il éveille la gourmandise de l’un des associés. Méfiance donc, même si les rapports entre associés peuvent très bien se passer. En tout cas, il faut qu’il y ait un seul gérant. Un exécutif collégial ne marche pas pour les petites structures. Vous pouvez créer une SARL, une SCOP (parfaitement adapté pour ce secteur) ou une association. Il existe d’autres types d’entreprises, mais comme ce sera sans doute votre première expérience, je ne vous les conseille pas.

                            5. Si vous voulez réussir, apprêtez-vous à travailler énormément pour gagner peu pendant trois à cinq ans. Et après, il n’est même pas certain que votre situation financière soit bonne, vu la concurrence. Vous aurez peut-être coulé avant. En tout cas, faites une croix sur vos vacances. Si vous avez une compagne, prévenez-la qu’elle risque de ne pas vous voir beaucoup. Si vous n’êtes pas dans l’état d’esprit de sacrifier beaucoup de choses, alors ce n’est même pas la peine de créer une entreprise.

                            6. Ce secteur vous imposera d’avoir un sens développé du relationnel, tant avec vos clients qu’avec vos employés. Vous devriez passer au moins 50 à 75% de votre temps à chercher des clients.

                            7. Donnez-vous une identité : soit vous visez la qualité et alors vous appliquez des tarifs élevés. Soit vous visez la quantité, et vous appliquez des tarifs faibles. Dites-vous bien que vous ne pourrez pas toucher tous les types de clients.

                            8. Si vous n’avez pas de formation dans la conduite d’une entreprise, vous pouvez acheter les livres publiés chez l’Usine nouvelle ou les Editions de l’Organisation. Bonne lecture.

                            9. Prenez un expert-comptable, et un bon. Ne passez pas par des secrétaires qui vont proposer de tenir votre comptabilité pour une faible somme. Il vaut mieux payer plus et avoir un bon service, surtout dans ce domaine. Il vous en coûtera entre 2000 et 5000 euros par an, selon ce que vous attendez de lui.

                            10. Ce secteur pose deux problèmes : le marketing et la gestion du personnel. En effet, sauf à avoir une trésorerie conséquente, vous ne pourrez offrir des CDD ou CDI temps-plein à vos employés. Ils risquent donc de vous lacher à tout moment. Et si vous avez des clients mais pas de personnel, vous aurez une mauvaise réputation. Et dans ce secteur il y a beaucoup de structures ayant une mauvaise réputation. Un client mécontent le dit à 10 personnes. Un client satisfait le dit à 3. Pour le marketing, ne perdez pas votre argent avec les radios et la presse (générale ou spécialisée). Faites du marketing direct (distribuetion dans la rue, boîte aux lettres, phoning, etc.). si vous avez une bonne trésorerie, passez par une agence de marketing. Mais on trouve quelques rares bonnes agences, et une floppée d’incompétents. Sinon, vous pouvez passer directement par un concepteur-rédacteur (copywriter). Le coût n’est pas très élevé, et certains ont vraiment du talent (j’en ai formé quelques-uns smiley ) Dites-vous bien qu’on peut vendre de la merde si elle est bien enrobée ; cela signifie que le marketing joue un rôle majeur. Si vous n’avez pas trop de moyens mais de l’imagination et du temps, vous pouvez observer les pubs de vos concurrents et aller acheter des livres sur le marketing afin de concevoir les messages et le visuel.

                            11. L’emplacement est très important. Si vous en avez les moyens, choisissez un emplacement 1 ou 1 bis. Il faut que l’on vous voie. Ce que vous perdrez en loyer, vous le gagnerez en dépensant moins en marketing. Les gens préfèrent pousser une porte que recevoir un appel téléphonique.

                            12. Tout client doit d’abord être rassuré. En effet, il dépense le fruit de son travail et cherche à faire le moins d’erreurs possible. Rassurez-le, écoutez-le, ne parlez pas de vous. Le client se fiche de vous, de votre vie, etc. Il veut qu’on l’écoute car quand il n’est pas client, on l’écoute peu.

                            13. Comme tout entrepreneur, vous serez harcelé par une floppée de vendeurs de tel ou tel service, telle ou telle marchandise. En effet, l’existence de votre organisme sera connue par le biais des annonces légales, et les requins sont à l’affut des entrepreneurs novices. Je pense notamment aux annuaires (annuaire européen, annuaire spécialisé dans tel domaine, etc.) qui vont vous envoyer des documents sous forme de factures avec TIP. Ne payez rien ! Il y a même un annuaire qui se fait passer pour les pages jaunes.

                            14. Soyez informé de tout se qui se passe dans votre secteur d’activité, de la mentalité des gens, etc.

                            15. Si vous avez une bonne trésorerie (100-150 k € sont suffisants pour ce secteur), ça vous facilitera beaucoup l’activité. Sinon, appêtez-vous à galérer.

                            16. Si vous êtes persuadé d’être le meilleur, de faire mieux que les autres, revenez sur terre. Des nuls réussissent lorsqu’ils savent convaincre les autres qu’ils sont bons. Les bons échouent quand ils ne savent pas convaincre les autres qu’ils sont bons. Vous avez compris : le problème est de convaincre.

                            17. Si vous vous dites que vous allez créer une entreprise pour gagner des millions, vous faites fausse route. Si vous atteignez les 2000 euros nets mensuels, ce sera déjà très bien. Et il y a de fortes chances que vous ne gagniez même pas le smic. Sauf si, bien sûr, vous avez au départ une trésorerie importante. Eh oui, l’argent va à l’argent. Bon, il y a des exceptions bien sûr, et peut-être en ferez-vous partie.

                            Bon courage et bonne chance.


                          • rogelio 29 septembre 2007 21:41

                            @tristan valmour,

                            merci pour ces conseils , mais ce n’etait pas le but de ma demande de couriel , en fait , j’aurais voulu connaitres toutes les reproches que vous faites aux differentes structures , que cela soit le prestataire ,les emploi direct, les mandataires et les l’associations . les problematiques du cesu m’interesse aussi , voila car vous avez commencez un bel article sur le sujet et les conditions des personnel mais j’aimerais plus d’information si vous en possedez , et aussi sur les problemes pour les clients finaux. c’est pour cela que je voulais votre courriel pour echanger des idées , non pas sur le montage de l’entreprise , mais sur les problematiques avancées dans vos articles , merci


                            • paumarros 27 octobre 2007 16:04

                              Entre les grandes enseignes subventionnées en partie par le gouvernement,et les prestataires eux-mêmes, d’autres acteurs privés émergent tels que KelProChoisir.com, qui propose une approche orientée vers la qualité et la transparence : Chaque prestataire présent sur le site est évalué par les clients avec lesquels il a été mis en relation. Ainsi les particuliers peuvent consulter les évaluations et commentaires d’autres particuliers et choisir le prestataire qui leur convient en toute confiance. Parce que faire confiance à son banquier ou son assureur pour la garde de son enfant ou les soins à domicile de ses parents n’apparait pas comme une évidence !

                              KelProChoisir propose tous les services à domicile : services à la personne (garde d’enfant, soutien scolaire, maintien à domicile, ...) mais également les artisans (menuisier, plombier, maçon, électricien...) et d’autres services bien utile (promenade d’animaux, gardiennage, déménagement, ...).

                              Bien entendu, le service est gratuit pour les particuliers car ils contribuent en évaluant les prestataires à la qualité des informations disponibles sur le site.

                              D’autres acteurs également ont des approches intéressantes : trouvea (comparateur de prix), fizeo, osapi...

                              Le marché est donc en pleine évolution...


                              • desenchanté 21 janvier 2009 17:49

                                Dommage de n’avoir pas lu vos commentaires avant de créer ma structure ,j’aurais appris beaucoup et je n’aurai pas cede aux sirènes disant que les services à la personne etaient le secteur le plus porteur actuellement.
                                FAUX ARCHI FAUX car tout le monde ne peut pas se payer des aides à domicile .

                                Par ailleurs quand on est une petite structure locale ,pas beaucoup de budget pour faire de la promo,se referencer sur des sites et donc pas de clients .

                                Les grandes enseignes préfèrent comme vous l’avez souligné travailler avec des entreprises ayant des agences sur tout le territoire alors qu’elles devraient ,pour un travail de qualité ,prendre des strutures locales qui connaissent bien leur personnel .
                                j’ai ouvert depuis + de 6 mois et je peux vous dire que je galère pour trouver des clients et les 2 ou 3 clients que j’ai eu ont arrêté au bout d’un mois(pourtant c’etaient des couples de cadres) car trop cher pour eux même si on sort l’argumentaire du 50% de reduction ou credit d’impôts car il faut d’abord payer pour en bénéficier une année aprés.
                                A ce moment precis je ne sais pas si je vais continuer ,j’ai eu un prêt et je continue à faire sortir de l’argent de ma poche pour payer le loyer de mon bureau ainsi que toutes les charges.

                                je ne vois pas pourquoi les autorités continuent à encourager les personnes à créer des entreprises dans le secteur des services à la personne alors que le créneau est saturé par les associations , les ccas et maintenant les gros budgets qui accaparent toute la clientèle .
                                PAS DE PLACE POUR LES NOUVEAUX REFLECHISSEZ A DEUX FOIS AVANT DE VOUS LANCER DANS CETTE AVENTURE SINON ET SI VOUS AVEZ UN BUDGET DE PLUS DE 70000€ OPTER POUR UNE FRANCHISE MAIS MALGRE CELA JE NE SAIS PAS SI LA DEMANDE EXISTE POUR AMORTIR VOS FONDS
                                si quelqu’un a reussi dans le secteur recemment,j’aimerais le savoir car lors du deuxieme salon des services à la personne en novembre à Paris il y avait plein de gens interesses par la creation d’une entreprise de services à la personne peut être vous pourriez donné un autre son de cloche car moi je suis complètement découragé et c’est pas faute d’avoir fourni des efforts ,toutes les suggestions de marketting proposées dans le forum je les ai appliqué.
                                desenchante


                                • Journaliste 22 janvier 2009 11:37

                                  Bonjour,
                                  journaliste à M6 pour le magazine Capital, je prépare actuellement un reportage sur le boom des services à la personne.
                                  Je m’intéresse à ces particuliers, qui comme "Désenchanté" se lancent dans l’aventure en créant leur entreprise de SAP, et parfois déchantent, ne trouvant pas l’eldorado espéré.
                                  Je cherche donc à rentrer en contact avec ces entrepreneurs, qui ont pris le risque de développer leur structure, afin d’avoir leurs avis sur ce secteur, et les difficultés qu’ils ont pu rencontrer.
                                  Merci !
                                  Mon mail : m6capital@mac.com

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