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Accueil du site > Actualités > Economie > Les Trous noirs de la crise actuelle

Les Trous noirs de la crise actuelle

Sensation que la crise actuelle est provoquée par un triple trou noir :

- Le trou noir des anticipations :

Le système financier repose sur une double dynamique d’anticipation. D’abord celles des acteurs économiques qui pensent que la croissance de leurs revenus futurs sera supérieure au coût de leur endettement. Ensuite celles des acteurs financiers qui anticipent que les emprunteurs seront effectivement capables de faire face à leurs engagements, ou que la rentabilité des investissements financiers sera supérieure au coût de la ressource.
Tout semble montrer aujourd’hui que nous avons une double défaillance : un nombre significatif d’acteurs économiques ne peuvent pas faire face à leurs engagements (cas de subprimes par exemple), des acteurs financiers sont emportés dans la vague de leurs spéculations.
Une quantité croissante des liquidités financières se trouvent happées par ce premier trou noir qui s’élargit de plus en plus.

- Le trou noir de la guerre
 :
Les guerres en Afghanistan et en Irak ont absorbées et absorbent encore des sommes considérables. Ceci vient majoritairement des dépenses supportées par les forces d’intervention essentiellement américaines, et secondairement par la course aux armements qu’elles déclenchent en ricochet.
Tout ceci réoriente des flux importants au profit des industries de l’armement, asséchant d’autant le reste des économies mondiales. De plus ceci creuse le déficit américain et constitue ainsi un deuxième type d’anticipation sans contrepartie claire à long terme.

- Le trou noir du capitalisme :

La raréfaction progressive du pétrole et l’organisation des ressources en gaz conduisent mécaniquement à une croissance rapide des liquidités des pays du Moyen Orient et de la Russie. Parallèlement, le développement des exportations chinoises fait « exploser » l’excédent chinois.
Ainsi l’application des règles de jeu du capitalisme aboutit aujourd’hui paradoxalement à affaiblir les États-Unis et l’Europe et à renforcer des pays qui ne reconnaissaient pas la pertinence du capitalisme.

Cette crise déstabilise en profondeur les économies occidentales et ce à un moment où il y a en plus un trou noir de la légitimité des dirigeants :
- En effet ces dix dernières années ont vu se développer une relation directe entre le niveau de rémunération des dirigeants et les profits dégagés par leurs entreprises. Celles-ci ont alors atteint des niveaux jamais connus : même si la part de profit allouée aux dirigeants reste modeste, elle est très élevée en valeur absolue.

- Pour les salariés, l’écart croissant est perçu comme de moins en moins légitime. De plus, dans des cas récents, par la mise en application de contrats « bien négociés », il y a eu une déconnexion entre ce niveau de rémunération et la performance de l’entreprise.

- Ce décalage croissant entre dirigeants et salariés ne vient pas siphonner les ressources financières, mais la légitimité des dirigeants.

Personne ne voit vraiment la sortie de la crise… et peut-on imaginer que les pays dit « développés » vont accepter de voir leurs entreprises et leurs économies rachetées par la Chine, la Russie ou le Moyen Orient alors que l’essentiel du pouvoir militaire est encore entre leurs mains ...

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74 réactions à cet article    


  • Cug Cug 27 septembre 2008 15:07

     L’objectif pour la sortie de crise est de savoir si les décideurs accepteront de développer un monde plus juste ou si il s’agit de sauver les "banksters" après qu’ils aient mis la planète en coupe-réglé.

     Perso je suis pour les laisser s’effondrer et voirent les traduire en justice si possible.


    • Robert Branche Robert Branche 27 septembre 2008 15:57

      Je comprends votre point de vue, mais personnellement je pense que nous avons d’abord à faire face à une crise de système, et non pas due à des individus précis (ce qui ne veut pas dire que certains n’ont pas failli). Je crois que si on les remplace par d’autres, les résultats seront peu ou prou les mêmes.
      Ce sont les fondements des systèmes qu’il faut repenser :

      - comment construire de nouveaux modes d’évaluation de la performance économique ?

      - comment mettre en place des règles éthiques communes au plan mondial (ce qui suppose d’avoir une "meta-culture" fédératrice) ?

      - quelles structures politiques mondiales pour valider et faire vivre ses règles ?
      ...
      Et restera à court terme à voir comment gérer au mieux les conséquences de la crise actuelle (qui ne fait que s’amorcer...)


    • stephanemot stephanemot 28 septembre 2008 09:48

      mais une crise de l’economie. ce n’est pas une crise financiere mais une crise de la finance... :


    • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 11:16

      J’ai lu avec intérêt votre texte sur le passage du "free market" au "fair market".
      J’en partage l’essentiel. Simplement je pense que la crise actuelle n’est pas seulement une crise de la finance - qui est réelle - mais aussi financière (si seulement je pouvais avoir tort !) :

      - la crise de liquidités de quelques établissements financiers et réelles et se propagent par effet de domino,

      - les guerres en Irak et Afghanisthan ont siphonné des sommes considérables au profit des industries de l’armement, diminuant d’autant les ressources disponibles pour faire face à la crise de liquidité,

      - l’application des règles du jeu du capitalisme amène un flux croissant au bénéfice des détenteurs de maières premières énergétiques et de la Chine.
      Or dans le même temps :

      - la légitimité du management des entreprises est déstabilisée par les abus en matière de revenus,

      - les dirigeants politiques sont englués dans leur appartenance géographique, alors que la crise est mondiale...


    • Cug Cug 28 septembre 2008 13:26

      Je suis désolé mais quand des petits malins octroient des crédits à des gens insolvables puis titrisent les dettes pour les revendrent et qu’aux finalent ces titres "pourris" sont camouflés un peu partout cela s’appelle une escroquerie.

      Et une escroquerie c’est au tribunal que cela se règle.

      Le minimum est de les laisser s’effondrer.


    • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 18:54

      Bien sûr s’il y a eu des maleversations, elles doivent relever des juridictions compétentes. Mais je crois que la crise actuelle est d’abord systèmique, cad liée à la façon dont est organisé le monde économique et les régulations mises en place par les systèmes politiques.
      Donc à tout laisser s’effondrer on prendrait un grand risque.
      Ceci dit, il ne faut absoudre les erreurs, et surtout veiller que certains ne tirent pas profit de leurs propres erreurs


    • Cug Cug 28 septembre 2008 19:15

       Je vous suis sur l’idée que l’économie mondiale doit être repensé et tout le monde conviendra que cela doit se faire sans les paradis fiscaux, les hedge fund, la main mise de la finance sur l’économie réelle via les taux de rentabilité, les capitaux volants, l’actionariat etc etc ...

       Bref je ne vois pas en quoi il est génant de laisser les prédateurs financiers s’effondrer, je pense même que c’est salutaire pour justement développer une économie fondée non pas sur le profit mais sur le progrés.

       L’oligarchie financière anglo-saxonne crève, laissons la crever, je pense qu’elle le mérite et que c’est de bonne augure pour "the rest of the world".


    • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 19:31

      Je n’ai rien contre le fait que les "prédateurs financiers" crèvent - c’est d’ailleurs ce qui va se passer, au moins au sens de leur pouvoir financier -, mais je pense que, si on ne fait rien, ils seront remplacés par d’autres. 
      Et s’ils sont cette fois aussi chinois, russes ou arabes, cela ne me semble pas un progrès !
      Mais bon, je crois que nous sommes d’accord sur le fonds...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 septembre 2008 00:46

      2 L’auteur : il faut changer la structure de production et donc le rôle et l’importance relative des acteurs. OUI. Oui, mais c’est un autre probleme : celui d’aujourd’hui a demain. Avant meme de s’attaquer a cette incontournable réforme, il y a le contentieux d’hier a régler : est-ce qu’on va laisser le jeu virtuel que jouent entre eux les financiers depuis longtems s’immiscer dans la réalité ? Les centaines de milliards dont on parle aujourd’hui sont dérangeants pour les joueurs qui ont gaffé, mais va-t-on prendre la valeur de vraies maisons pour maintenir la valeur fictive du papier commercial que s’impriment les financiers sans aucune retenue et qui n’a plus AUCUN rapport avec la réalité ? Allez chers amis financier, imprimez deux (2) trillions de cette monnaie de singe et renflouez tous les débiteurs hypothecaires, remboursable en 50 ans, c’est ce qu’on fait tous les jours pour tous les autres. Faites comme d’habitude : soyez discrets et on ne verra rien...

      Pour en savoir beaucoup lus sur la raison de tout ça...

      Pierre JC Allard


    • Robert Branche Robert Branche 29 septembre 2008 08:09

      Je ne crois pas que l’on puisse "déconnecter" la spéculation financière du reste, et c’est bien le problème !
      En effet par exemple, quand vous parlez de "la valeur de vraies maisons", celle-ci n’existe pas en soi, mais est le résultat d’une valeur allouée par le marché, lui-même liée au reste de l’économie ... et donc à la finance. L’immobilier est d’ailleurs, par lui-même, source de spéculations.


    • Yvance77 27 septembre 2008 18:13

      Le problème de ce système (en gros le libéralisme issu de l’école de Chicago), n’est il pas qu’il montre ses limites ... tout comme celui de Keynes lors des chocs pétroliers début des années 70 ?

      Ont ils un autre sytème en remplacement, j’en doute. Il n’y pas d’économiste faisant la référence à ce jour.
      Sauf si on va à la péche de ceux qui sont capables de respecter des notions équitables.

      Bien sûr, là personne n’en veut dans les classes dirigeantes !

      Sinon bon papier M’sieur smiley


      • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 01:35

        Tout d’abord merci de votre commentaire positif !
        Je crois que les origines du problème sont plus complexes : pour moi, nous sommes face à un défaut systémique dû à la réelle globalisation des échanges et aussi à l’apparition d’individus qui sont de plus en plus citoyens du monde (notamment grâce à Internet).
        Face à cette effondrement des barrières géographiques, les politiques sont restés enfermés dans leur géographie et ont abandonné le pouvoir aux entreprises...
        Je vais poster dans les jours qui viennent un nouveau texte pour préciser mon propos...


      • jjwaDal marcoB12 27 septembre 2008 19:10

        Les USA vont sortir de cette crise (nouvelle rechute après une courte période de rémission) mais
        plus probablement avec une nouvelle rustine qu’une nouvelle stratégie.
        Leur principal déficit à mon sens est un déficit démocratique et celui-ci ressemble plus que n’importe
        quel autre à un trou noir dont l’étreinte va croissante.
        Il n’échappe à aucun observateur qu’une large partie des électeurs américains (près de 50% parfois)
        ne vote pas ( tant le pouvoir est discrédité pour eux) que plus de la moitié du budget fédéral va aux militaires
         (s’y ajoute les frais des opérations militaires en Irak et ailleurs), que leur dépendance énergétique est
        devenue catastrophique avec un baril à plus de 100$, etc.
        Or l’économie basique semble leur être devenue une langue étrangère et leur stratégie est au minimum
        déroutante (s’il en est une).
        Un président US aimant son pays viserait sans doute d’abord à anéantir l’hémorragie financière
        dûe aux dépenses énergétiques. Le discours récent d’Al Gore (1) détaillait à mon sens une carte maîtresse
        qu"ils peuvent encore abattre. Ils pourraient cesser les importations énergétiques dans moins de dix ans.
         Moins de dépenses (de l’ordre de 600 milliards de $/an) et surtout des
        emplois créés localement et peu délocalisables.
        On peux penser aussi qu’il faudrait museler les besoins déments du complexe militaro-industriel
        qui a fait plus pour saper l’économie américaine (à travers ses prélèvements financiers) que toutes
        les crises passées et sans doute à venir.
        Quant à l’idée imbécile qu’il faut arroser financièrement les plus riches dans l’espoir que les plus pauvres
        en profiteront c’est sans doute encore la leur pour longtemps et désormais la nôtre par l’entremise de nos "élites".
        On voit le résultat, pas eux...

        (1) http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42525


        • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 02:12

          Tout d’abord je ne partage pas votre vision concernant la démocratie aux USA. J’ai eu l’occasion d’y aller de nombreuses fois, j’ai vecu avec un ami américain (noir donc pas favorisé d’origine !) et ai travaillé dans une entreprise d’origine américaine. Sans penser que c’est un pays idéal - je vais revenir plus loin sur vos autres remarques sur lesquelles je suis d’accord avec vous -, je pense que nous avons plus à apprendre en matière de démocratie des USA que l’inverse :

          - la France est restée largement dans une culture de type Louis XIV ou Napoléon, dans laquelle des élites décident pour les autres (je vous signale que je suis moi-même ancien élève de l’école polytechnique et ingénieur des ponts et chaussées : je n’ai donc pas de compte à régler avec cela, mais je connais de l’intérieur ce mode de raisonnement). Nous avons de ce point de vue un déficit démocratique masquée.

          - le Parlement français n’a pas assez de pouvoir face au président, à la différence des USA. C’est largement une "chambre d’enregistrement". Peut-être que l’évolution de la constitution va dans le bon sens.

          - la presse n’st pas une presse d’investigation et s’oppose peu au gouvernement. Aux US, elle constitue un vrai contrepouvoir.

          Sur le sujet de l’énergie, je suis tout à fait d’accord avec vous. A noter quand même des efforts faits aux niveaux de certains états comme la Californie. Mais globalement au niveau des US, c’est une révolution des modes de vie qui est nécessaire.
          Je suis d’accord aussi sur votre remarque sur le "complexe militaro-industriel". C’est pourquoi j’avais parlé de "trou noir de la guerre".


        • Eloi Eloi 28 septembre 2008 11:51

          @ l’auteur

          Merci pour votre article, et vos commentaires constructifs et ouverts au dialogue

          Vous montrez d’ailleurs que notre "élite franco-française" n’est pas dénuée d’intelligence, et bien heureusement.

          Je suis néanmoins désespéré de voir toute l’intelligence que notre pays est capable de déployer (surtout au niveau technologique : écologie, nucléaire, aéronautique, spatial, ouvrages d’arts, voire même armement) et de s’apercevoir de leur piètre résultat en terme global. De plus, certains rapports de commissions de l’assemblée nationale ou du sénat sont des documents d’un extrême intérêts, exhaustifs, plus ou moins clair, et relativement objectifs.

          Pourquoi nos hommes politiques ne parviennent-ils pas à s’en servir, de toute cette intelligence ? Sommes-nous donc tellement aux mains d’une oligarchie cooptée qu’il est inpossible pour eux d’appliquer des solutions cohérentes, qu’hurlent tant d’intélectuels ? Pourquoi n’utilisons-nous que des bouses médiatiques comme ce fumeux rapport Attali ?

          En France, si vous voulez mon avis, nous avons un gigantesque potentiel, du à nos industries nationales et à un système éducatif plus ou moins bon, mais nous le gaspillons pour appliquer des doctrines étrangères qui ne nous correspondent pas ! Nous manquons de courage politique pour chercher notre propre voie !

          Reprenons le pouvoir dans notre propre pays !


        • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 12:06

          Merci tout d’abord pour votre commentaire initial concernant ma démarche.
          Je suis tout à fait d’accord avec vous : nous avons partout - en France, en Europe, en Chine, en Inde, en Afrique, aux USA... (j’ai eu l’occasion d’être en contact avec tous ces pays et pas seulement superficiellement) - un potentiel extraordinaire pour sortir tous ensemble d’une nouvelle carverne.
          Ceci doit commencer ici et partout... et donc en France aussi !
          Simplement ne commençons pas ceci en pensant détenir la vérité pour les autres et pour le monde.
          Apprenons à être à la fois modeste et déterminé.
          Construisons ensemble de nouvelles convictions et battons-nous pour les faire exister.
          La bêtise, l’égoïsme et la guerre ne sont pas inévitables... sauf si nous ne nous organisons pas pour les éviter !
          Mon livre qui sort dans un mois est d’abord centré sur le management des entreprises ("Neuromanagement ou comment tirer parti des inconscients de l’entreprise"), mais je commence à y aborder aussi rapidement mes convictions concernant la société et les risques actuels, ce au sein d’une partie intitulée "Neuromonde".
          Je souhaite à partir de maintenant consacrer une partie de mon temps (j’en ai de disponible), mon énergie (je n’en manque pas), ma vision et mes connaissances (j’ai eu la chance par mes activités professionnelles et personnelles à avoir accès à des sources multiples) à contribuer à changer les choses...


        • frédéric lyon 27 septembre 2008 19:49

          Est-il necessaire de rappeler que la soi-disant crise mondiale sera terminée dans quelques jours ??

          Non, je ne pense pas. Saluons tout de même cette soi-disant crise qui permet à d’obscur plumitif de pisser des kilomètres de copie !!

          Voici la dernière déclaration de George Bush, adressée aux militants Républicains qui commencent à renacler devant un cirque médiatique destiné à leur faire avaler le sauvetage d’établissements financiers Américains imprudents qu’on devrait abandonner à leur sort, c’est à dire :


          - La faillite


          - Ou, plus certainement encore, la reprise par des concurrents mieux gérés.

          "Le président américain George W. Bush a plaidé à nouveau pour l’adoption du plan de sauvetage du système bancaire, jugeant impossible de laisser tomber tous les établissements de Wall Street, qui le mériteraient pourtant selon lui.

          Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, M. Bush a reconnu que bon nombre de ses compatriotes étaient irrités de devoir financer un plan de 700 milliards de dollars en faveur des banques "afin de payer pour les erreurs commises à Wall Street".

          "Cela ne semble pas équitable et je le comprends", a-t-il reconnu. "

          Non, ce n’est pas équitable. Qu’y-a-t-il d’équitable dans le fait de créer une structure de défaisance qui permettra à des établissements financiers Américains de se débarrasser à bon compte de leurs actifs douteux et de regonfler ainsi leur valeur en Bourse pour éviter le ramassage de Wall Street par les banquiers japonais ou européens ?

          Certes la grande majorité de ces actifs reprendront leur valeur avec le temps et la structure de défaisance ne perdra peut-être pas d’argent, mais il n’en demeure pas moins qu’elle ne pourra reprendre les créances douteuses des banques qui sont touchées que grâce à une avance du contribuable ou de la FED.

          " Il faut sauver Wall Street" a dit George Bush.

          Certes, certes.


          • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 01:59

            Je ne partage pas du tout votre point de vue sur le caractère non réel de la crise. 
            Elle me semble soutenue par des causes structurelles que j’ai essayé de mettre en relief dans mon texte (ce qui est toujours difficile en restant concis). Mes commentaires sont appuyés sur ma réflexion personnelle, mon expérience internationale (notamment avec la Chine) et sur les informations directes dont je dispose en tant que conseil auprès de dirigeants.
            Mais je ne prétends pas détenir la vérité, mais seulement des convictions appuyées par des faits concrets et que je mets ici en ligne pour qu’elles puissent être débattues.
            A noter que, si vous êtes interessés par mieux comprendre mes propos, vous pourrez lire mon livre qui sort dans un mois (voir mon blog pour en savoir plus...)


          • geko 27 septembre 2008 21:43

            Vous avez déjà la réponse à votre question semble t-il ?

            Le problème n’est pas nouveau :
            "Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l’acquisition d’une influence illégitime, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d’un développement désastreux d’un pouvoir usurpé existe et persistera." Eisenhower 17 janvier 1961

            Ces "gens" feront couler le sang pour garder leurs pouvoirs soyez en sûr :

            ’’Un pays pourvu de dirigeants avisés reconnaîtrait sa situation difficile, mettrait un terme à ses guerres inutiles, et réduirait son énorme budget militaire, qui dépasse celui du reste du monde. Mais un pays dont l’objectif en politique étrangère est l’hégémonie mondiale continuera sur la voie de la destruction jusqu’à ce que le reste du monde cesse de financer son existence.’’ (Paul Craig Roberts 15 septembre, 2008)

            Pour changer le système il faut quand même commencer par faire sauter des éléments qui ont participé à sa subversion, ne pensez vous pas ?


            • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 01:52

              Non je n’ai pas la réponse à la question que je pose, car je suis un incorrigible optimiste : tant qu’une guerre n’a pas commencé, elle est toujours évitable... même si je dois reconnaître que la tendance actuelle ne m’inspire pas confiance !
              J’aime bien les 2 citations que vous avez mises dans votre commentaire, elles montrent la voie à suivre...
              Quant à vouloir "faire sauter des éléments qui ont participé à sa subversion" comme vous le proposez, j’ai peur que ce soit un des moyens d’amorcer la guerre...
              Je crois qu’il ne faut pas accuser, mais proposer.
              Je crois qu’il ne sert à rien d’accuser des boucs émissaires - de ce point de vue la sortie de Nicolas Sarkozy disant à Toulon que "les responsables de la crise doivent être recherchés et sanctionnés, au moins financièrement, me semble au minimum naïve, au maximum dangereuse... et pourrait d’aileurs amener des sanctions contre lui-même...- . C’est le système qu’il faut modifier.
              Je suis en train de rédiger un nouveau texte sur ce sujet que je vais proposer probablement demain.


            • geko 28 septembre 2008 16:55

              Merci de votre réponse !

              Quand je dis faire sauter les éléments de la subversion je n’évoquais pas les paroles de Mr Sarkosy consistant à rechercher des coupables à jeter à la vindicte populaire  !

              Par éléments de la subversion je pense aux individus qui ont modifiés les règles de fonctionnement du système pour répondre aux intérêts privés de certains !

              Proposer c’est changer les règles du jeu donc en mettre Hors Service les éléments évoqués dans mon premier commentaire ! Je pense que nous tenons le même discours !

              J’ai hâte de lire votre texte ! Mon seul moyen d’action pacifique est mon faible pouvoir d’achat et j’ai bien conscience que c’est insuffisant ! Pour une action probante nous n’avons d’autre choix que la solidarité pour atteindre la "Masse critique".

              Si le trou noir des medias n’est pas à l’origine des problèmes il est l’outil essentiel de manipulation des masses ! Le seul outil de contre-pouvoir est Internet mais ça ne durera pas !





            • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 19:03

              Pour lutter contre la manipulation - des media mais pas uniquement -, il faut développer l’esprit critique chez chacun : ce devrait être un exercice prioritaire à l’école... or c’est souvent l’inverse : un "bon élève" est un élève qui sait reproduire le discours de son professeur sans le contredire...
              Autre moyen : Internet. Sachons nous servir de ce nouveau media qui permet d’entrer directement en contact... C’est ce que nous faisons en ce moment.
              Dans votre commentaire, vous évoquez une "intentionnalité" malveillante d’individus qui ont changé les règles du jeu. Je pense - mais j’ai peut-être tort... - qu’ils l’ont fait de bon foi et sans mauvaise intention... De toute façon, quelque soit l’origine, cela ne change rien sur le résultat !


            • geko 28 septembre 2008 19:43

              En complément de votre analyse il faut considérer ceci  La FED est privée et vous comprendrez que la crise actuelle a été provoquée par les Rockfeller, De Rothschild And Co qui font main basse sur les principales sociétés comme AIG.

              Il ne s’agit pas de nationalisation contrairement à ce que tout le monde pense ! Donc on peut admettre que les grands argentiers de ce monde sont au dessus du système et ce depuis plus d’un siècle !


            • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 20:04

              A nouveau, je ne crois pas que cette crise ait été provoquée par une source précise. C’est le début d’une mutation profonde...
              Ceci dit, je suis d’accord avec vous sur l’importance et le poids des grandes institutions financières privées.


            • Forest Ent Forest Ent 27 septembre 2008 22:16

              Il me semble qu’il manque le "trou noir" des médias qui ont fait disparaitre pendant des années toutes les informations qui auraient pu permettre au grand public de prévoir ou comprendre le processus.

              C’est très controversé, les "trous noirs". En premier abord, il semble que ça fait disparaitre des choses, donc que ça diminue l’entropie, ce qui est quand même paradoxal. C’est pour cela que certains pensent que ce qui y entre ressort ailleurs.

              On pourrait ainsi penser qu’il y a une autre extrémité au "trou noir de la finance", et que ce qui y disparait réapparait ailleurs. Par exemple dans des paradis fiscaux, dans le "trou noir" des Bermudes, là où jamais la main d’un contrôleur d’impôts n’a mis le pied.


              • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 01:44

                Vous avez tout à fait raison, j’aurais pu faire mention du "trou noir" des médias : le risque d’un texte, c’est qu’il n’est jamais complet ; l’intérêt de ce forum est de pouvoir bénéficier de l’apport des autres ! smiley
                Quant à ce trou noir des médias, je voudrais simplement faire le commentaire suivant : je ne pense pas qu’il soit à l’origine du problème, mais il en est simplement un amplificateur , ce à cause de la difficulté des médias à mener une réflexion indépendante.
                Effectivement peut-être que ce qui rentre dans un trou noir réapparait ailleurs, mais dans un autre monde ! Alors pourquoi pas aux Bermudes... simplement je pense que ce n’est qu’une petite partie en relatif (même si cela peut représenter des sommes importantes dans l’absolu !).
                On pourrait aussi probablement rajouter le trou noir du black money !


              • Forest Ent Forest Ent 28 septembre 2008 14:43

                Ma remarque, qui se voulait plutôt humoristique, n’était pas une critique de votre texte, sur lequel je suis en accord global.

                Pour ce qui est des médias, je pense que vous avez utilisé le mot juste avec "indépendance". Les médias sont libres, mais dépendants, ce que vous pourrez vérifier sur mon site "la forêt des médias" :

                http://forestent.free.fr/

                gratuit et sans publicité. smiley

                Mais on peut pousser le raisonnement plus loin et constater qu’il n’y a pas que les médias qui avaient un problème de dépendance : il y a toutes les grandes entreprises mondialisées. Elles ont un effet un capital essentiellement flottant, qui est surtout détenu par des établissements financiers, qui se trouvaient être également directement ou indirectement leurs prêteurs. Il y avait donc un autre "trou noir" dans la gouvernance globale : comment les banques géraient-elles leurs conflits d’intérêts quand elles étaient à la fois prêteur et actionnaire d’une entreprise, voire de deux entreprises concurrentes, ce qui est le cas de presque toutes ?

                Comme les banques n’étaient pas régulées au niveau de la création de crédit, n’ont-elles pas eu tendance à pousser les entreprises à la fragilité de trésorerie ?

                En fait, il y avait vraiment beaucoup de trous noirs dans cette économie globalisée. Ca fait vraiment passoire. Je suis certain que tout ne se perdait pas. Mais une grande partie des actifs créés étaient virtuels. Seuls ceux qui en sont sorti avant 2007/2008 en tireront vraiment profit.


              • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 18:49

                Ciel... je suis complètement d’accord avec vous !
                Pour le plaisir, je vous conseille de suivre ce lien pour retrouver une devise Sahdok que je trouve a propos : http://robert.branche.free.fr/shadok%20passoire.jpg
                Je pense qu’effectivement l’évolution récente de l’économie avait progressivement fait de la logique financière la seule logique dominante, ce au travers des prises de participation des établissements financiers, mais aussi par les stock options et les LBO : de fait aujourd’hui la préoccupation dominante de bon nombre de dirigeants est d’abord l’évolution du point de vue de la finance et de la bourse, plus que l’amélioration réelle de leurs entreprises.
                Dans mon propos, je ne mets en "accusation" les dirigeants eux-mêmes, mais le système : on peut changer tous les dirigeants, on aura le même résultat. Je suis de ce point de vue - mais ce n’est pas le seul... - en complet désaccord avec Nicolas Sarkozy qui semble avoir lancé une sorte de chasse aux sorcières contre les "responsables de la crise " (cf. son discours de Toulon).
                Je vais revenir là-dessus sur un nouveau texte que je mets en ligne demain...


              • Forest Ent Forest Ent 28 septembre 2008 19:43

                Les shadoks avaient effectivement plein d’aphorismes adaptés à la finance actuelle, par exemple "plus ça rate, plus ça a de chances de réussir", ce qui est la définition exacte d’un ABS constitué de subprimes. Et pour la suite de la passoire, il va bien falloir pomper.

                Je pense qu’effectivement l’évolution récente de l’économie avait progressivement fait de la logique financière la seule logique dominante.

                Je suppose qu’en tant qu’ingénieur, et d’autant plus avec un passage public, vous avez eu comme moi le sentiment désagréable ces dernières décennies de voir des apprentis sorciers prendre le pouvoir dans les entreprises, avec une liturgie ridicule, et des compétences arithmétiques limitées dans le meilleur des cas à savoir actualiser un flux. Les voir se planter est moral, mais hélas utile à personne.

                Je suis de ce point de vue - mais ce n’est pas le seul... - en complet désaccord avec Nicolas Sarkozy qui semble avoir lancé une sorte de chasse aux sorcières contre les "responsables de la crise ".

                Vous avez bien du mérite à vous intéresser à ses propos.

                Je vais revenir là-dessus sur un nouveau texte que je mets en ligne demain...

                Moi aussi. smiley Tout au moins s’il passe la modération. Vivement lundi. Contrairement à vous, j’y accuse une personne en particulier.


              • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 20:09

                Voilà un lien pour la devise shadok sur la réussite : http://robert.branche.free.fr/shadok%20r%e9ussite.jpg (j’ai la collection complète !).
                Je suis ingénieur, mais j’ai exercé surtout un métier proche de la finance comme consultant... et je suis donc au fait de toutes les approximations des modes de calcul. Tant que le système financier n’était pas surpuissant, cela n’était pas aussi grave...
                Je m’interesse à Sarkozy car il est président : dans les moments de crise, certaines personnes peuvent avoir un impact significatif. Il est de ceux-là.
                Bonne chance pour votre texte ! Il faut que je finisse le mien... normalement fait demain matin...


              • Forest Ent Forest Ent 28 septembre 2008 20:51

                je suis au fait de toutes les approximations des modes de calcul (...) Je m’interesse à Sarkozy car il est président dans les moments de crise.

                Il peut avoir un rôle, mais ses actes peuvent ne pas correspondre à ses discours. smiley Et si vous vous intéressez aux données statistiques politico-économiques, vous pouvez vérifier, sur des séries très longues que l’on peut trouver chez Bloomberg ou Shakespeare, que C est très proche de -1, C étant le coefficient de corrélation entre discours et actes. smiley


              • Robert Branche Robert Branche 29 septembre 2008 08:16

                Synchronicité entre les discours et les actes... vaste sujet... 
                Je rajouterai 2 questions :

                - quelle est la qualité du discours et donc de la réflexion ?

                - quelle est la portée des actes ?

                Tout ceci est au coeur de mon nouvel article que je dois mettre en ligne aujourd’hui : "Sarkozy est sincère, intelligent et efficace ... et c’est bien le problème !"


              • jjwaDal marcoB12 28 septembre 2008 09:56

                J’ai parlé de trou noir démocratique plus haut d’abord parce que les membres des deux chambres
                ne sont les représentants que de la moitié (voire le tiers) de la population et sont là pour au mieux
                servir les intérêts de leurs électeurs au pire ceux de leur carrière.
                 Ensuite je faisais référence au lobbying extrêmement efficace des entreprises auprès du législatif et de
                l’exécutif (elles financent très largement les campagnes électorales).
                Je songe à la façon dont les ogms ont été autorisés par ex contre l’avis des scientifiques de la FDA.
                Ensuite je faisais référence (comme "Forest End") au fait que si on peux tout dire, lire et entendre
                aux USA les grands médias pratiquent une auto-censure notoire pour ne pas gêner les puissants
                (publicité oblige entre autres) et je l’ai remarqué sur de très nombreux sujets sur la presse US en ligne.
                Je faisais aussi référence aux dotations budgétaires qui voient de nombreux postes baisser au niveau fédéral quand le budget militaire va passer à 54% du total (on frôle les 1000 milliards de $ en 2009),
                contre 6,2% à l’éducation et 5,3% à la santé. Il est vrai que le privé supplée les lacunes et traite
                là-bas tout américain de façon démocratique (proportionnellement à ses revenus...).
                Je pensais au taux d’incarcération incomparable avec les taux des grands pays démocratiques.
                Je songeais aux mesures liberticides prises rapidement après les évènements du 11 septembre 2001 (Patriot Act par ex).
                Je pensais aux protections maladie ou pauvreté de la population la plus fragile des USA (comparées aux nôtres).
                Je pensais à la qualité du système éducatif avec un recours au privé et à la publicité dès la petite école...
                Des droits ils en ont en pagaille je vous le concède, comme celui de se faire flinguer à vue en allant acheter un hamburger par un ados ayant abusé du crack, quand les soutiens les plus fervents de la fuite
                en avant économique vont s’en tirer sans dommage notable.
                Est-ce pire chez nous ? Pas mieux peut-être, disons différent.


                • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 11:02

                  Loin de moi de penser que les USA sont une démocratie parfaite. Ma réaction était simplement de dire que la France avait d’abord à balayer devant sa porte, ce que vous reprenez à la fin de votre commentaire.

                  Pour revenir aux USA, je pense que les problèmes posés là-bas sont une bonne expression des problèmes que posent actuellement les systèmes de régulation économique et politique :

                  - Effectivement nous avons progressivement basculé dans un tout pouvoir économique - et donc entreprises - avec un abandon progressif du politique. Ceci est singulièrement vrai aux USA où le poids des entreprises est essentiel, comme vous le signalez. Et bien sûr c’est le cas des industries agroalimentaires, pharmaceutiques et militaires.

                  - Effectivement reconstruire un tissu social qui tienne compte des évolutions du monde actuel (effondrement des barrières géographiques, émergence d’internet, ...) est un enjeu majeur... aux USA comme ailleurs. Faire le choix d’une jungle où tout serait autorisé n’est évidemment pas la solution...

                  Nous sommes, je pense, devant un chantier collectif qui est de rebâtir un nouveau mode d’organisation de la société (là-dessus j’ai l’impression que nous sommes d’accord). 
                  Pour faire ceci, il ne faut jeter d’anathèmes sur personne, ni donner des leçons aux autres (chaque pays a raison à sa façon - sauf bien sûr des cas extrêmes de dictatures...- ), mais apprendre chacun des autres pour dépasser les oppositions.


                • Céphale Céphale 28 septembre 2008 11:41

                  @L’Auteur

                  Votre dernière phrase : "peut-on imaginer que les pays dit « développés » vont accepter de voir leurs entreprises et leurs économies rachetées par la Chine, la Russie ou le Moyen Orient alors que l’essentiel du pouvoir militaire est encore entre leurs mains ..." laisse croire que les premiers ont la possibilité de s’opposer aux conquêtes économiques des seconds. Comment le pourraient-ils ?

                  Les pays développés dont vous parlez se résument en gros aux Etats-Unis. Or qu’est-ce que leur « pouvoir militaire » ? Ce qui se passe en Irak et en Afghanistan montre que malgré le plus gros budget militaire du monde entier, loin devant la Chine et la Russie, ils sont incapables de gagner une guerre.

                  Donc les Etats-Unis vont continuer à assister, impuissants, au déclin de leur pouvoir sur l’économie mondiale. Impuissants, mais toujours malfaisants, hélas !


                  • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 12:21

                    Merci de me permettre par votre commentaire de préciser ma pensée.
                    Mon propos est le suivant.
                    Imaginez que dans quelques mois ou années, la crise s’amplifiant, la valeur boursière de bon nombre de entreprises majeures des pays occidentaux qui ont dominé le capitalisme mondial (USA, Canada, Europe pour l’essentiel) passent sous le contrôle des fonds souverains de la Russie, de la Chine et des pays du Moyen-Orient (fonds souverains veut dire des fonds détenus par ces états). Ceci a déjà commencé avec des prises de participation pour l’instant minoritaires dans qq entreprises clés.
                    Ceci peut se passer simplement par application des règles de fonctionnement du capitlaisme (les fonds souverains sont les seuls à avoir de telles liquiidités, car les structures politiques de nos pays se sont appauvries au profit de nos entreprises...)
                    Est-ce que nos gouvernements et nous-mêmes allons-nous accepter cela sans réagir alors que nous detenons des armes et armées en grand nombre ?
                    Je ne dis pas là que cette guerre possible soit souhaitable : nous ne sommes pas meilleurs que les chinois, russes ou arabes. Nous n’avons pas de leçons à donner. Nous avons au contraire profité de leur faiblesse relative pour bâtir notre confort et notre richesse. Je pense que le rééquilibrage est nécessaire et moralement justifié. Simplement le discours majoritaire dans nos pays (à nouveau tous les pays occidentaux : USA, Canada, Europe) n’est pas celui-là : je sens monter un discours des politiques, des medias qui préparent l’opinion à la lutte et non pas à l’ouverture.
                    Je ne dis pas non plus que cette guerre serait gagnée. Ce qui s’est passé au Vietnam, en Algérie, en Irak... montre effectivement le contraire.
                    Mais malheureusement l’histoire a montré que le fait qu’une guerre ne serve à rien n’a pas empêché qu’elle ait lieu.

                    Donc je pense qu’il est temps qu’un autre courant se lève pour ne pas assister impuissants à la montée d’un conflit...


                  • Cug Cug 28 septembre 2008 13:21

                     Franchement que la Russie, la Chine ou d’autres rachètent nos entreprises, en particulier les anglo-saxonnes serait un juste retour de manivelle.
                    Je rappelle que le néo-libéralisme emploi des hommes et des femmes dans le monde entier avec le statut d’esclave (je sais j’exagère un peu) et en réalité au petit jeu du capitalisme la Chine finira par racheter toute la planète.

                     Si les décideurs sauvent les "banksters" nous entrerons de pleins pieds dans un régime fasciste financier.

                     Les simples gens, comme moi, ne sont pas dupes !


                  • Céphale Céphale 28 septembre 2008 16:34

                    @L’Auteur

                    Là, je suis bien d’accord.


                  • Robert Branche Robert Branche 28 septembre 2008 19:15

                    Je n’ai pas moi non plus de problème à voir des entreprise occidentales sous le contrôle chinois, russe ou arabe (nous n’avons pas d’état d’âme en sens inverse depuis pas mal d’années). 
                    Mon inquiétude vient des points suivants :

                    - la prise de contrôle venant de fonds souverains et donc des Etats, cela peut conduire à une situation dangereuse .. ;

                    - mais surtout j’ai du mal à imaginer que les gouvernements américains et européens vont laisser des pans entiers de l’économie sous le contrôle de tels pays. S’ils veulent - et en fait si nous voulons car je parie que "l’opinion publique" les soutiendra - empêcher cela, ils devront ne plus respecter les règles du jeu capitaliste : en effet les USA et l’Europe n’ont pas les liquidités nécessaires pour sauver et racheter "à la loyale" les entreprises fragilisées... donc leurs seules armes seront précisément leurs armes réelles... 
                    D’où mon inquiétude...


                  • Cug Cug 28 septembre 2008 19:21

                     Mister Branche vous êtes très perspicace.

                     
                     

                     

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