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Accueil du site > Actualités > Economie > Les Vautours déjà se partagent le charnier Japonais

Les Vautours déjà se partagent le charnier Japonais

1) - TOKYO (Reuters) – Les constructeurs automobiles Toyota et Honda ont annoncés la suspension de leurs productions au Japon pendant au moins quelques jours à la suite du séisme et du tsunami qui ont durement frappés le nord-est du pays vendredi.

2) – Les Echos - Les titres des groupes ont dévissés à la Bourse de Tokyo, chutant de respectivement 7,93% et 6,5%, faisant encore moins bien que l’indice Nikkei 225 qui a plongé de 6,18%. Les autres constructeurs ont également fortement reculés, à l’image de Nissan qui a perdu 9,52%.

Et n’allez pas me dire que j’ai mauvais esprit. Catastrophe au Japon ; tient-tient la bourse se casse la gueule (et ce n’est pas fini).

 

Mais zaqui profite le-les crimes ? LES JOUEURS A LA BAISSE ! Pardi. Je m’explique, je :

Exemple : moi un gentil trader bien planqué derrière mon ordinateur emprunte des actions de chez Honda le jour même du Tsunami, donc, lorsque c’est vraiment le bazar. Dison que ces actions sont à 100E ; je les revends tout de suite le jour même au même prix. Imaginons que la cote des ces actions se casse la greule de 60% dans le mois qui vient. Moi, gentil trader toujours planqué derrière son ordi j’achète mes actions empruntées au prix du marché ; soit 40E … Bénef : 60E par action ! Yes I CAN MOI ! Imaginez-vous à l’échelle de centaines de millions d’Euro, et vous comprendrez que ça ne sert à rien de se lever dès potron minou et d’aller cravacher dans des boulots de merde à gagner des rondelles de saucisson. Restez au lit et boursicotez à mort aux dents ! 

Ouais ? Avez-vous suivi ma démonstration bande de naze ? Ce tour de passe-passe c’est jouer à la baisse (et baise aussi d’ailleurs). Je m’en vais tout vous dire : Cette méthode consiste à emprunter des actions, de les vendre immédiatement au prix du marché et de les payer seulement un mois après au prix du marché qui sera en vigueur. C’est risqué, mais dans le cas du Japon il n’y a pas de problème ; la reconstruction va démarrer dare-dare, les autres vautours du BTP et bâtiment sont déjà prêt à dégainer. Donc, va yavoir un boum économique chez les sushi men. Et ça c’est bon pour tout le monde ; je dirais plutôt pour TOUS les mondes ; car déjà depuis une semaine que ça a pété, ya des malins qui font fortune ; soit en jouant à la baisse, soit en achetant des actions d’entreprises à bas prix, et que lorsque tout ira mieux, hé ben « ils » seront plus présent dans les conseils d’administration… Je sais, nous parlons là de la frange de l’humanité qui n’a que le nom « d’humanité ». Revenons za nos thons : « Les indicateurs de sentiment de marché  : un outil essentiel pour gérer une position baissière. Un grand marché baissier (comme celui de 2001-2002, ou celui de 1929-1932 aux USA) n’est pas linéaire. Il évolue en zigzag vers le bas, avec une successions de vagues de baisses (qui durent le plus souvent 1 à 4 mois) entrecoupées de rebonds techniques (le plus souvent quelques semaines à 2 mois, parfois plus) pendant lesquels le marché regagne une partie de ce qu’il avait perdu (la hausse atteint ou dépasse souvent 10%) avant l’arrivée de la vague de baisse suivante. » Romantique non ? Et ça continu :

« Pendant chaque vague de baisse, les investisseurs deviennent de plus en plus pessimistes et leur niveau de peur augmente. La séquence se termine souvent par une ou plusieurs séances de capitulation pendant lesquelles la panique est maximale…le rebond est alors imminent. Au contraire, pendant les rebonds techniques, les investisseurs reprennent confiance en eux, et quand la fin du rebond approche, le sentiment redevient assez optimiste (discours type “le pire est derrière nous”)…et la vague de baisse suivante est alors prête à démarrer. La stratégie que j’aborde ici consiste alors à agir à l’inverse du sentiment de foule dominant : lancer sa position baissière (vendre le marché) quand les investisseurs ont repris confiance en eux, et solder la position quand leur niveau de peur et de pessimisme est maximal.  »[1]

Et à qui devons nous ce pensum-grossium ? A Mosieur ducon doigts crochus : « Loic Abadie Ingénieur de formation. Habite la Réunion. Travaille pour l’éducation. Je gère un PEA que j’ai fait passer de 35.000 à 400.000 euros entre 2004 et 2010. J’ai écrit le livre "La crise financière en 2008-2010 : mode d’emploi pour la décrypter et l’exploiter »[2] qu’a l’air vachement content de sa petite personne le Loic en se présentant sur Internet ! Dommage que je ne l’ai pas croisé lorsque j’habitais la Réunion ce coco la, l’aurait eu intérêt de traverser dans les clous devant ma bagnole… T’en foutrais moi des « exploiter la crise » !

Comme tous les connards de la finance, il a son charabia. Exemple : « Dans un marché baissier, comme pour le VIX, les moyennes à 6 mois et 1 an sur le put/call ratio ont tendance à augmenter : Pour prendre une position baissière, on attendra donc que le put/call ratio soit en dessous de sa moyenne à 6 mois ou 1 an (ligne “mean” du graphique)…les plus prudents attendront les seuils de -1SD sur le graphique à 6 mois, au risque de rater certaines vagues de baisse.  » Une vraie secte que ces conseillers en finance et farces et satrapes. Ca jargonne grave, que toi-moi peut en traver que tchi. Et eux pendant ce temps là, ben ils te broutent l’oseille.

Je suis allé sur son site au Abadie abada. Et relevé une très grande contradiction. Je collé/copié :

- […] Vous ne trouverez donc pas ici la recette miracle pour gagner 400% en 3 mois… Mais, vous aurez, par contre, un guide le plus complet possible pour vous aider à constituer un patrimoine et une retraite importante tout au long de votre vie […]

- […] Une étude de l’évolution et du comportement des différentes classes d’actifs sur une très longue durée (30 à 100 ans) […] L’utilisation d’indicateurs, de garde-fous chiffrés et des phases d’un cycle économique de très longue durée. […] Enfin, il ne faut d’ailleurs pas croire que le long terme est moins « performant » que le court terme […]

Nous sommes bien d’accord que Mosieur grand Manitou de la finance nous encourage au long terme, et même au très long terme ? D’accord.

Mais à la fin il se dévoile pépère :

- « A ma modeste échelle, entre juillet 2003 et fin 2006, mon plan d’épargne en actions a progressé de près de 300%, sans que j’aie eu à prendre de risques excessifs. »

Donc, pour lui le « long terme » c’est 3 ans… Ahah ! LOL et relol ! Ah ! Sa « modeste échelle » ; que vous braves cons payez de vos deniers. Tous des vendeurs de cravates à la sauvette ; comme leur grand-grand maitre Sarkozy Nicofinanciédon.

Revenons au Japon.

Pourquoi le gouvernement Japonais ne ferme –t-il pas la bourse ? Parce qu’il est tenu par les corones. Les banquiers ces salopards vont faire savoir aux dirigeants Jap que : okay, tu fermes la bourse ; mais nous qu’en t’as besoin de liquidités pour faire fonctionner ton pays hé ben, nada ! Ou on descend ton indice triple AAA et tu payes plus d’intérêts ! C’est aussi valable pour la France les petits gars ce genre de fonctionnement !

Comme c'est beau le monde de la finance et de ses acolytes ! On se retire discrètos quand ça tourne au vinaigre, puis, en catimini on revient quand ya des fruits murs à cueillir. Dire que cette engeance peut se raser sans honte tous les matins (même les femmes se rasent le matin dans ce milieu). Pourquoi ces rufians et rufiantes (de pigeon) ne sont pas plongés dans l’huile bouillante et balancés du haut des remparts ; Mystère ? 

Le mot de la fin pour Abadie Loic de la Réunion les mains « propres » :

[…] Un avertissement essentiel pour finir : les idées développées ici sont valables dans un contexte de marché baissier et uniquement dans ce cas.

En fin de crise et quand le marché se retournera durablement à la hausse, il faudra évidemment changer de stratégie … ça n’est à mon avis pas encore le cas, loin de là ![3] Amen bro !

 

GéZé, Georges Zeter, le père siffleur. Mars/2011




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4 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 24 mars 2011 09:59

    Les Vautours déjà se partagent le charnier Japonais

    OU :

    Comment Georges ZTER dit Gézé - Le Père-Siffleur découvre la spéculation.

    Bienvenue dans le monde réel !


    • sonearlia sonearlia 24 mars 2011 10:44

      Les vautours ont un rôle de nettoyeurs, là ce sont des parasites.


      • Kalevala 24 mars 2011 12:48

        A bon, j’attends quelque révélation sur des magouille boursières avant la catastrophes, elle en dit plus long sur les événements.


        • kataroff kataroff 24 mars 2011 13:29

          Le monde de la finance est effectivement puant en ce moment, mais denoncer une baisse de la valeur boursiere d’une entreprise qui a subit des degats importants faut pas exagerer, si ta maison brule elle vaut moins cher non ?
          Et pour profiter de la catastrophe il aurait fallu la prevoir. Ceux qui avaient deja des positions a la baisse vont gagner de l’argent mais ne sont pour rien dans le drame.
          Ce qui est plus discutable a mon sens c’est la politique de la BoJ.

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