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Accueil du site > Actualités > Economie > Leur Devise est (toujours) notre problème

Leur Devise est (toujours) notre problème

Le déclin du Dollar ne va pas sans rappeler la déconvenue de la Livre Sterling qui, ayant été jusqu’à la fin du XIX è siècle la devise de la nation la plus influente de l’époque du point de vue économique, perdit graduellement son statut de monnaie de réserve mondiale et ce dès la guerre de Sept Ans (1754-1763). Contrainte de s’endetter à outrance afin de financer un conflit destiné à sauver ses colonies et zones d’influence, l’Angleterre dut compenser en élevant impôts et tarifs douaniers aboutissant à une indépendance Américaine qui devait sonner le glas de sa suprématie économique et financière.

En effet, la multiplication par deux des déficits publics Anglais - et la perte du nouveau monde - devait provoquer une remise en cause en profondeur d’un Empire désormais incapable tout à la fois de gérer sa propre devise et de limiter son endettement et ce au profit d’une nation émergente, les Etats-Unis d’Amérique...La confiance, les capitaux et le pouvoir se déplaçaient ainsi vers le nouveau continent et loin d’une vieille Angleterre qui ne devait plus jamais se remettre de sa dépendance pour survivre des capitaux étrangers.

Etre la nation détentrice de la première monnaie de réserve mondiale confère en effet des avantages mais impose également un devoir de responsabilité ... et le reste du monde était effectivement las des abus et de la mauvaise gestion financière de cette nation. Il est en effet facile d’imprimer continuellement de la monnaie qui servira à financer plusieurs conflits quand le reste du monde est suspendu au bon vouloir du pays détenant ce privilège exorbitant mais il est tout aussi ardu d’enrayer les fuites de capitaux dès lors que cette nation n’est plus le moteur de la croissance mondiale ou le centre de gravité du pouvoir.

Que la vie était simple pour les Américains quand 2 milliards de Dollars entraient quotidiennement dans cet eldorado qui, dès lors, ne voyait aucune utilité à épargner ou à équilibrer ses budgets tant privés que publics ! S’il est vrai que Madoff a fraudé ses investisseurs, la Réserve Fédérale et les autorités financières US ont commis pour leur part ces dernières décennies des manipulations et des excès ayant enrichi la caste des Banquiers et abandonné à leur sort une écrasante majorité qui devait se démener avec un Dollar dont la valeur déclinait irréversiblement parce que couvert de moins en moins par des actifs tangibles et grevé par de plus en plus de déficits... 

Alors : la chute du dollar marquera-t-elle l’agonie de cette économie consumériste où seul prime l’argent facile et rapide ? L’affaissement de cet Empire Américain ayant duré un gros siècle inaugurera-t-il un glissement vers un autre Empire plus vers l’Est ? Notre continent Européen sera-t-il enfin capable de ce sursaut, de cette exigence d’intelligence tant espérés mais jamais avérés ? A moins que ce pauvre " soldat Dollar " que d’aucuns cherchent aujourd’hui à secourir et à plaindre ne soit en réalité envoyé au front - une fois de plus - pour sauver l’Amérique ? 

Et si, incapables aujourd’hui de drainer des capitaux avec une bulle des valeurs technologiques, avec une bulle immobilière ou de la consommation, les Etats-Unis se servaient de leur monnaie tout simplement comme un pion dans une partie d’échec mondiale, n’hésitant pas à le sacrifier afin de sauvegarder leur mode de vie ? Et si cette dépréciation du billet vert n’était qu’une autre bulle ( à l’envers ) susceptible de ramener la croissance par une relance des exportations ? 

Un Dollar bas - encore plus bas - est en effet le remède idéal et facile à même de permettre à l’économie US un redémarrage qui autorisera une réduction ultérieure de ses déficits car, en l’absence de cette consommation naguère clé de voûte du système, la variable de cet ajustement ne peut être que la monnaie ! Les dernières interventions de la Fed pour soutenir sa monnaie remontent à 1995 sachant qu’elle est entrée sur les marchés en 1998 et en 2000 pour soutenir respectivement le Yen et l’Euro : Elle n’interviendra à nouveau que si sa monnaie s’effondrait de manière désordonnée ou probablement au-delà d’un seuil se situant autour des 1.75 contre l’Euro...


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25 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 19 octobre 2009 10:33

    Si la baisse de la monnaie permettait une relance de l’économie par les exportations, le Zimbawe serait aujourd’hui la principale puissance économique au monde.


    • Michel Santi Michel Santi 19 octobre 2009 10:38

      Je serai intéressé de savoir : 1) ce que le Zimbabwe aurait à exporter, 2) qui serait prêt à acheter de la marchandise Zimbabweyenne.

      Vous avez raison : Le Japon et l’Allemagne ne sont en rien intéressés par une devise faible pour doper leurs exportations. Et la Chine, qui s’évertue à garder sa monnaie sous pression, y est tout aussi indifférente.


    • Internaute Internaute 19 octobre 2009 11:46

      Le Zimbawe est le troisième producteur mondial de tabac lequel représente 30% en valeur de ses exportations.


    • Michel Santi Michel Santi 19 octobre 2009 12:37

      Certes ( je l’ignorais du reste ), mais le Zimbabwe a une économie dollarisée alors que des pays comme l’Allemagne et le Japon à la devise totalement décorrélée du billet vert, peuvent pleinement profiter de la relance par les exportations. 


    • plancherDesVaches 19 octobre 2009 13:20

      Monsieur Santi, j’ai un doute. Sur votre chiffre possible.

      Ne serait-ce que par la montée de l’or face à l’Euro.
      (ce n’est pas que je sois passéiste, mais l’or me sert de référence entre les différents cours de monnaies)


    • Michel Santi Michel Santi 19 octobre 2009 14:32

      je pense sincèrement que l’on s’achemine vers 1.75 Eur/USD sur les 12-18 prochains mois.


    • Freebird 19 octobre 2009 14:40

      La vraie variable d’arbitrage (notamment pour les investisseurs), c’est le taux de change réel, pas le taux de change nominal, ce qui implique de prendre en compte le taux d’inflation (à je-ne-sais-plus-combien de chiffres au Zimbabwe).


    • PhilVite PhilVite 19 octobre 2009 10:40

      Le problème, c’est que si les USA jouent aux échecs, la Chine pratique le jeu de go. Et qu’en terme de stratégie le second vaut largement les premiers...
      Autrement dit, les USA sont-ils encore maîtres de leur destin ?


      • manusan 19 octobre 2009 10:58

        Le problème, c’est que si les USA jouent aux échecs, la Chine pratique le jeu de go. Et qu’en terme de stratégie le second vaut largement les premiers...

        En plus, il existe aussi des échec chinois, autant dire qu’on est doublement foutu. D’ailleurs c’est pour ca que les chinois immigrent au US et en EU c’est pour mieux attaquer de l’intérieur, c’est bien connu.

        Manque juste la traditionnelle citation de Sun tzu, histoire de faire avancer l’analyse.


      • plancherDesVaches 19 octobre 2009 11:03

        Non seulement ça, mais, même à l’intérieur, cela semble devenir « tendu » :
        http://www.dedefensa.org/article-_hey_joe_demission_15_10_2009.html


      • PhilVite PhilVite 19 octobre 2009 11:24

        Faut pas confondre la Chine et les Chinois. C’est comme la France et les Français. Rien à voir.
        La caste dirigeante chinoise se fout au moins autant des Chinois que la classe dirigeante française se fout des Français. Leurs intérêts sont totalement dissociés.
        Pour la citation, dès que je retrouve mon dictionnaire, j’en colle une. Promis.


      • plancherDesVaches 19 octobre 2009 15:00

        Puisque l’on parlait des relations US-Chine, un article plus orienté économique :
        http://www.dedefensa.org/article-le_happy_end_par_le_protectionnisme_19_10_2009.html
        (le signe - dans le lien le fait passer à la ligne)
        « Stelzer schématise la situation en jugeant que les Chinois vont finalement se trouver prisonniers de leur obligation de se tourner à nouveau vers le marché intérieur US, à nouveau florissant à cause de l’économie qui renaît triomphalement... »
        « Dans cette pensée qui se répand de plus en plus dans les milieux financiers US où l’on tient la reprise comme chose acquise... la question des rapports avec la Chine est absolument marquée par un antagonisme guerrier... »

        Ouais...que des bonnes perceptives.

        Bon, sinon, la montée du protectionnisme est évidemment obligatoire.


      • lechoux 19 octobre 2009 14:52

        « Rassures ton ennemi, laisses le croire qu’il est le plus fort » Sun Tzu.


        • PhilVite PhilVite 19 octobre 2009 17:27

          Merci, ça va faire plaisir à manusan !


        • yoananda 19 octobre 2009 15:56

          Les USA n’ont que des gadgets inutiles a exporter, très peu de vrai techno.
          De plus, la faiblesse du dollar = ne pas rembourser ses dettes. Il y a fort à parier que ca ne convienne pas au reste du monde, surtout quand la puissance militaire faiblit et n’est pas capable de mater quelques rebelles dans les montagnes.
          Non, il y a une vraie crise aux USA et cette fois le bluff ne fonctionnera plus.
          Pourquoi ?
          parce que cette fois la Chine ne suivra pas. Même si les US font tapis.
          La fuite des cerveau a commencé la bas.
          La désindustrialisation laisse une nation exangue. L’élite parasitaire qui s’est gavé laissera une nation de pauvres et partira ailleurs piller un autre continent comme un nuage de sauterelles. Mais les américains eux sont les vrais didons de la farce, tout comme les peuples chinois, français ou autres ...


          • plancherDesVaches 19 octobre 2009 19:37

            Hhmm...
            Ils n’ont plus d’industrie, c’est vrai (comme dans la France actuelle), mais, il leur reste deux-trois bricoles telles que : l’armement, les médicaments, le matériel médical de pointe,...
            (leur cuculture hollywoodienne et leurs quelques logiciels, je passe)

            Vous avez donc raison de parler de séparation qui va être grandissante entre les US et la Chine, mais raison de plus pour faire tourner l’armement.

            Et pour les sauterelles, elles vont avoir du mal à émigrer, les deux terres promises que sont l’Inde et la Chine font un sacré contrôle de leur structures internes.


          • yoananda 20 octobre 2009 09:33

            Oui c’est bien ce que je dis ! lol
            Quelques gadgets inutiles.
            Leur super armement ne les empêche pas de perdre face a quelques montagnards armés de kalashnikov.
            Leur super médecine pilule miracle ne les empêche pas de mourir d’obésité et de cancer et de voir les maladies se multiplier en nombre et en complexité.
            Et Hollywood, c’est quand même beaucoup de testostérone smiley mais il est vrai que ca fait illusion pour le moment.

            Donc rien d’utile pour la vraie vie, sachant que de toute manière, personne ou presque ne peut se payer leurs gadgets, ni même s’en servir, ou les réparer facilement !

            Alors franchement, relancer par l’exportation ca me fait bien rire... Tout ce qu’ils pourront relancer, ca sera en travaillant a des salaires chinois pour fabriquer des X-Box ...


          • yoananda 19 octobre 2009 15:58

            N’oublions pas non plus le pic oil ... maintenant, le pétrole peu cher, c’est fini. Les USA n’ont plus les moyens de leurs ambitions. Même si ils continuaient de piller le pétrole mondial, ca n’y changera rien, la production déclinera, et leur pays avec.


            • nortydal 19 octobre 2009 16:44

              « Elle n’interviendra à nouveau que si sa monnaie s’effondrait de manière désordonnée », cette vidéo explique l’intervention massive qui permit la remonté spectaculaire du dollars.

              « Comment la réserve fédérale à vendu 6 milliards d’euros en juillet 2008 ce qui a déclenché un billion de vente sur le marché des actions, des pertes sur les valeurs des fonds de pensions, une baisse du prix du pétrole et fit s’envoler la valeur du dollars... »

              Il n’y a peu de demande pour le pétrole qui est déjà côté à 78 dollar, les raffineries sont à 80% de leur capacité de production et les stocks sont élevés. Les matières premières montent contre la baisse du dollars. L’argent gratuit doit bien se déverser quelque part... monnaie faible, taux d’intérêt bas, système bancaire vascillant, chômage élevé, matières premières cheres.

              Vous noterez que les usa ne demande plus une réevalution de la monnaie chinoise, pourtant la faiblesse de cette monnaie est à l’origine des problèmes actuels.

              La stagflation est la situation d’une économie qui souffre simultanément d’une croissance économique faible ou nulle et d’une forte inflation (c’est-à-dire une croissance rapide des prix). Cette situation est souvent accompagnée d’un niveau élevé du taux de chômage.


              • Atlantis Atlantis 20 octobre 2009 00:06

                les USA sont le gros domino du système. mais il y a en a plein qui prendront la relève quand le gros chutera. Et il oscille de plus en plus fort ce gros domino, car ils en ont rongé la base.


                • plancherDesVaches 20 octobre 2009 09:32

                  Juste deux choses :
                  - le domino risque de ne pas vouloir se « laisser tomber » sans réagir violemment.
                  - ce domino a encore un soldat qui peut encore faire des dégats et dont le nom est Goldman Sachs. Soldat qui détiend le pouvoir sur l’état, entre nous.


                • GreenGarden GreenGarden 20 octobre 2009 11:11
                  Bonjour,

                  Dr DOOM (l’économiste Marc Faber) nous annonce le pire : « This Crisis Just Appetizer for Total Breakdown » (http://www.cnbc.com/id/33017669) et ajoute concernant le G20 « My view is that this G20 meeting is a complete and total waste of time, » et enfin, il conseille “No decent citizen should trust the Federal Reserve for one second. It’s very important that everyone own some gold because the government will make the dollar (in the long term) useless." (http://www.bi-me.com/main.php?c=3&cg=4&t=1&id=40475).

                  Le message est clair !

                  G.

                  PS. sur la crise actuelle et pour un son de cloche différent, voir le blog de P JOVANOVIC (http://www.jovanovic.com/blog.htm)

                  • BA 25 octobre 2009 01:09

                    Associated Press, samedi 24 octobre 2009, parle des 106 faillites de banques aux Etats-Unis. Les faillites de banques sont de plus en plus nombreuses ces dernières semaines :

                    « La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires, a fermé Partners Bank et Hillcrest Bank Florida, toutes deux situées à Naples en Floride, ainsi que American United Bank à Lawrenceville en Géorgie et Flagship National Bank de Bradenton, en Floride. Puis Bank of Elmwood à Racine dans le Wisconsin, Riverview Community Bank d’Otsego, Minnesota, et First Dupage Bank à Westmont, Illinois.

                    L’agence évite de précipiter les choses, pour ne pas provoquer de panique, et par manque d’acquéreurs pour les établissements en faillite. »

                    Fin de citation.

                    Au moins, les choses sont claires.

                    La seule obsession des autorités américaines est de ne pas provoquer de panique.

                    Toute la politique de l’administration Obama est contenue dans cette phrase : ne pas provoquer de panique, et donc mentir sur l’état réel des banques américaines.

                    Combien de temps l’administration Obama va-t-elle cacher les cadavres en putréfaction ?

                    Et que va-t-il se passer quand les peuples verront les cadavres en putréfaction, alors qu’on leur explique que ce sont des sportifs de haut niveau en pleine santé ?

                    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=2f1d6e2b9c3660dad959c64bd28575ee


                    • BA 25 octobre 2009 15:02

                      Eric Laurent vient de publier « LA FACE CACHEE DES BANQUES » aux éditions Plon. Ce livre est ahurissant par les scandales qu’il révèle. Présentation de l’éditeur :

                       

                      Les banques ont provoqué la crise la plus grave survenue depuis 1929. Pour la première fois, un livre nous entraîne dans les coulisses de Wall Street et de certaines banques européennes, et nous révèle les secrets les plus inavouables d’un scandale financier sans précédent : falsifications des comptes, contournement des lois, systèmes clandestins. Un seul but : l’enrichissement des dirigeants.

                       

                      Ce livre en démonte les rouages et permet de mieux comprendre pourquoi les banques sont aujourd’hui les seules bénéficiaires de la crise qu’elles ont provoquée. Au fil d’une enquête aux révélations étonnantes, on rencontre des dirigeants à la morgue insupportable et à l’incompétence parfois inqualifiable, inondant le marché de crédits « déchets » remaquillés en produits de qualité.

                       

                      On apprend que l’administration Obama a tout fait pour cacher l’insolvabilité de certains établissements, que des dirigeants d’entreprises au bord de la faillite se sont octroyés des bonus indécents avec l’argent du contribuable, que Paris et Washington ont dissimulé plus de 230 milliards de crédits toxiques détenus par des banques européennes.

                       

                      De découvertes en découvertes, l’auteur nous fait pénétrer dans un univers qui repose sur le mensonge et l’opacité. Cette avidité, ce cynisme ont conduit le monde au bord du gouffre. Et maintenant ?

                       

                      http://www.amazon.fr/face-cach%C3%A9e-banques-r%C3%A9v%C3%A9lations-financiers/dp/225921052X/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1256477946&sr=1-2


                      • millesime 25 octobre 2009 18:16

                        rappelons-nous le monde d’il y a neuf anns pour comprendre l’extraordinaire accélération de l’Histoire que constitue cette crise : il y a neuf ans, G W Bush venait tout juste d’être élu, le 11/9 n’aurait lieu que deux ans plus tard ; les Etats-Unis ne s’étaient pas encore enlisés en Afganistan et en Irak, Katrina n’avait pas encore rasé la Nouvelle Orléans..
                        un Euro valait 0,9 $ ; la Russie n’était qu’un pays à la dérive, l’UE croyait élaborer une constitution populaire, la Chine était un acteur international pauvre. L’économie US était montrée en exemple au monde et le Royaume Uni faisait la leçon ultra_libérale à toute l’Europe.
                        les banques d’affaires de Wall Street paraissaient invincibles...
                        Ce qui en ressort c’est que chacun de ces événements aurait paru impensable à la plupart des « experts » quelques semaines seulement avant qu’ils surviennent.
                        Alors penser qu’il faudra neuf ans pour payer le pétrole en autre chose qu’en dollar, monnaie qui ne tient plus que par la volonté (de plus en plus mauvaise) des banques centrales à acheter, acheter et encore acheter cette devise pour éviter qu’elle ne s’effondre, c’est faire preuve d’une naïveté historique.

                        http://millesime.over-blog.com

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