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Accueil du site > Actualités > Economie > Libre-échange : l’entêtement

Libre-échange : l’entêtement

A mesure que le monde s’enfonce dans la crise économique et financière, ses dirigeants semblent de plus en plus arc-boutés sur des certitudes d’un autre temps.

La question de la régulation des échanges mondiaux traduit parfaitement ce paradoxe.

En effet, alors que le libre-échange généralisé qui s’est imposé ces dernières décennies est en grande partie à l’origine de la crise, on nous répète à l’envi qu’il demeure un horizon indépassable, et que le protectionnisme, ce vilain mot, doit être férocement combattu...

Cette petite musique a déjà résonné lors de la réunion du G20 (il est "vital" de rejeter le protectionnisme pouvait-on lire dans le communiqué final).

Elle fut de nouveau jouée ce week-end à l’occasion de la réunion de l’APEC, qui rassemblait les pays de l’espace Asie-Pacifique, dont les Etats-Unis.

Depuis Istanbul enfin, 47 dirigeants de multinationales regroupés au sein de la Table ronde européenne, ont exhorté les Etats à repousser le protectionnisme le 17 novembre : "Nous soutenons fermement l’objectif du G20 consistant à lutter contre le protectionnisme, ont-ils précisé, et nous alertons chacun contre les dangers d’une régulation excessive, qui entraverait toute perspective de croissance économique."

Le rejet des solutions protectionnistes, et l’entêtement libre-échangiste qui en découle, est on le voit impulsé par les firmes mondialisées bien conscientes de leurs intérêts.

Et pourtant, les efforts de nos dirigeants devraient au contraire se focaliser sur la lutte contre le libre-échange généralisé en faveur d’un protectionnisme de bon sens, comme l’appellent de leurs voeux nombre d’économistes, parmi lesquels le Prix Nobel d’économie Paul Krugman.

Le libre-échange généralisé est en effet nocif à 3 niveaux :

* au niveau économique, en instaurant la concurrence totale entre des zones de développement très inégales.

Ouvrez à fond les vannes du commerce entre l’Europe et la Chine, et vous obtiendrez la destruction du tissu industriel européen, la baisse des salaires et les délocalisations. Sans parler des risques sanitaires inhérents à l’importation de produits à très bas prix fabriqués sans contrôle. Nous y sommes aujourd’hui ;

* au niveau financier, en laissant les marchés et les spéculateurs libres de jouer avec l’argent des petits actionnaires, des épargnants et des retraités.

Qu’une crise se déclenche à un bout de la planète, et c’est toute l’humanité qui trinque, les protections ayant été supprimées ;

* au niveau humain enfin. Le libre-échange généralisé se traduit aussi par la mise en concurrence des travailleurs du monde entier.

Lorsqu’un secteur d’activité peine à attirer des nationaux en raison de la faiblesse des salaires qu’il propose, le grand patronat préfère importer de la main d’oeuvre bon marché et docile, légale ou illégale, plutôt que d’augmenter les rémunérations. Cela explique pourquoi l’immigration est depuis quarante ans réclamée par le patronat, qui sait pouvoir compter sur la naïveté d’une certaine gauche un peu bébète pour défendre, la main sur le coeur et la larme à l’oeil...exactement la même idée.

Pour ces différentes raisons, le recours au protectionnisme s’impose.
Un protectionnisme raisonné bien sûr, à l’échelle nationale et européenne dans le cas de la France.

Si certains confondent malicieusement protectionnisme et autarcie, rappelons qu’il n’est rien d’autre que la défense intelligente de ses intérêts, le retour à la raison et au bon sens contre le dogmatisme ultralibéral.

Les dindons de la farce dans cette histoire sont d’ailleurs une nouvelle fois les Européens.

Que Bush ou Obama pourfendent le protectionnisme, et les "élites" européennes embrayent immédiatement, n’ayant pas encore compris que les Etats-Unis ne se privent pas de recourir au protectionnisme quand cela les arrange...

Toute la construction de l’Europe de Bruxelles d’ailleurs repose sur cette dramatique naïveté.

C’est en Europe que les règles favorables au libre-échange définies dans les universités américaines sont reprises et appliquées avec un zèle sans égal ailleurs... Les Traités européens, les directives et règlements regorgent de concepts américains ultralibéraux qui s’imposent aux Etats, et que l’administration américaine n’oserait pas un instant s’appliquer à elle-même. Ne citons que la concurrence "libre et non faussée" ou l’interdiction des aides d’Etat (article 87 du Traité CE).

On attendrait du président français qu’il défende ces quelques vérités, qui trancheraient avec le discours ambiant du "je fonce, droit devant".

Malheureusement, Nicolas Sarkozy roule avec les autres. Il n’a émis aucune réserve sur les décisions du G20, tout en essayant dans le même temps de nous faire croire qu’il révolutionne le monde, pour nous enfumer encore un peu plus.

http://www.levraidebat.com


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166 réactions à cet article    


  • marc berger marc berger 25 novembre 2008 10:51

    Très bon article !

    Comme je l’ai dit dans un autre post, et j’aimerai bien qu’on en discute, en ces jours où toutes nos têtes pensantes dirigeantes (malades) nous serinent avec le libre échange etc... je trouve assez marrant qu’aucun d’eux n’osent envisager une réglementation mondiale sur les salaires et le travail (condition, droit de greve, nombres d’heures etc...), il suffirait d’imposer un salaire minimum et l’interdiction du travail des enfants pour eviter beaucoup de problème (délocalisation, injustices sociales etc....)

    qu’en pensez vous ?


    • LaEr LaEr 25 novembre 2008 11:13

      Le problème d’une réglementation, c’est que ne l’appliquent que ceux qui ont décidé de l’appliquer...
      Même si cela fait mal, surtout au plus pauvre, et dans un premier temps seulement, je pense qu’un protectionnisme sur base de taxe à l’importation est la solution viable, car elle s’étend sur quelque chose que l’on peut controler : nos importations...
      De plus, elle peuvent être justifiés par l’écologie, taxe en fonction du niveau de salaire des ouvriers.

      Je sais que certains se hérisseront de voir "encore une taxe", mais ma maigre expérience m’a déjà convaincu d’une chose : si vous voulez changer les habitudes malsaines des consommateurs, attaquez -vous au portefeuille...



    • JL JL 25 novembre 2008 11:14

      Lire à ce sujet ce que dit Pascal Lamy dans l’article cité dans mon autre post :

      "Là où, par exemple, on constate aux Etats unis que si l’opinion d’il y a 10 ou 15 ans était majoritairement favorable à l’ouverture commerciale, et aujourd’hui ils manifestent majoritairement des craintes, c’est parce que aux Etats Unis les perdants sont mal protégés. … je crois profondément que, plus d’ouverture signifie plus de protection et que cette protection elle est de nature sociale. Ce sont des questions de retraite, d’éducation, de pouvoir payer l’éducation des ses enfants, ce sont des questions de logement, ce sont des questions de formation, de fonctionnement de marché du travail,

      "Dans le monde d’aujourd’hui, si vous regardez les sondages d’opinion, les pays les plus favorables à l’ouverture des échanges sont ceux qui ont des systèmes de protection sociale sophistiqués. Les pays qui craignent le plus l’ouverture des échanges sont ceux qui ont des systèmes de protection sociale intermittents, pointillés ou très très peu développés. ""

      Pascal Lamy peut dire en la matière tout et son contraire, étant donné que dans chaque pays il y a des perdants et des gagnants. Mais la rigueur intellectuelle est un vice chez les idéologues, c’est bien connu.

      Pascal Lamy encore : "Et je ne crois pas que dans le monde d’aujourd’hui on puisse être l’avocat des bienfaits de l’ouverture de la globalisation sans reconnaître qu’il y a toute une partie de l’humanité, elle n’est pas majoritaire, mais ça ne suffit pas à régler la question, pour qui ceci comportes des problème supplémentaire. Alors ceci sort du cadre de l’OMC parce que le système international est organisé en compartiments, chacun des membres du système international voit le commerce à l’OMC , la santé à l’OMS, le travail à l’OIT, et les télécommunications à l’intérieur de l’UIT, il n’y a pas de gouvernement mondial, il n’y a pas de fonction d’utilité globale, … il n’empêche que ceci, la cohérence entre ce qu’on veut faire en matière d’ouverture et ce qu’on veut faire en matière de protection est quelque chose qui doit être géré au niveau national et d’un certain point de vue au niveau international. "

       

      Autrement dit, et c’est très clair : laissons les protections sociales se déliter pendant les crises jusqu’à ce qu’on demande à l’OMC de s’en occuper.


    • Dudule 25 novembre 2008 15:48

      Oui, il faudra du temps pour aligner nos salaires et nos conditions de travail sur ceux de la Chine, et là, ce sera le paradi sur terre.

      " Je vous invite quoi qu’il en soit à voyager un peu pour vous rendre compte que la planète n’est pas toute entière organisée comme la France, avec des points retraite, des RTT et autres tickets modérateurs, sécurité sociale, etc."

      Vous prenez les gens pour de complets idiots ? Pensez-vous vraiment qu’il y a une seule personne en France qui ne soit pas au courant ?

      Expliquez moi comment il se fait que pour en arriver à la situation actuelle, il ait fallu déréglementer, et donc que les barrières au libre-échange (le protectionnisme) éxistaient il y a encore peu de temps un peu partout, et donc pourquoi aujourd’hui, se serait impossible ? Pour moi, la seule chose qui empêche cette possibilité, c’est la volonté politique.

      Ne me parlez pas du soit-disant égoïsme de solutions protectionnistes. Parce que considérer les délocalisations comme un mal nécessaire lorsque l’on est pas ou peu concerné, ce n’est pas de l’égoïsme ? Ou bien, à l’opposer, considérer que les salaires bas et les conditions de travail déplorables constituent le seul avantage comparatif des pays miséreux et que c’est très bien comme ça, c’est de l’altruisme purement désintéressé ?

      Le libre échange maintient les pays à bas coût de main d’oeuvre dans des trappes à pauvreté, tout en détruisant les emplois et la protection sociale dans nos pays dits développés (ce qui constitue en fait le vrai but de la manoeuvre.) Ne me dites pas que c’est simpliste, c’est une analyse qui commence à être faite par des gens très sérieux.

      Un protectionnisme intelligent, avec des taxes basées sur les droits syndicaux des pays exportateurs, par exemple, est une mesure de bon sens, assez facile à mettre en oeuvre. Il aurait pour effet de forcer les pays à bas coût à augmenter leur demande intérieur (donc leurs salaires), permettrai de limiter l’exode rural mondial dü à la destruction des agricultures du tiers-monde, et protégerai le tissu industriel des pays développé.

      Mais ce serait d’un égoïsme forcené ! Vous n’y pensez pas ! Tandis que la situation actuelle basée sur le libre échange est tellement altruiste, tellement soucieuse du bien commun, limite tellement les inégalités... les libéraux sont tellement soucieux du bien commun, comme chacun sait.


    • karg se 25 novembre 2008 17:59

      Pourtant la tendance en Chine c’est l’augmentation rapide des salaires, pas vraiment une stagnation. Je vois pas pourquoi les pays du Nord se seraient enrichi et vu les salaires augmenter, et que les pays du Sud s’enrichiraient sans que les revenus augmentent. C’est du délire.


    • manusan 25 novembre 2008 18:37

      pour info, depuis un an ça délocalise sec en Chine. Actuellement au US, je suis passé aux outlets (magasin usine) et bien la majorité des chaussures étaient fabriquées au ... Vietnam, pareil pour les fringues Levis fabriquées ... en Inde.

      On a longtemps accusé la Chine de copier sans rien inventer, il semble que le reste des pays du Sud sont en train de copier la Chine, c’est à dire rentabiliser leur misére, et c’est pas ce qui manque.

      Un tel système fonctionne jusqu’à 2500-3000 $/hab, ensuite, ça redélocalise vers les pays plus pauvre. A la différence des années du développements du Japon puis des 4 dragons (Corée, taiwan, Hong kong, Singapour) aujourd’hui les sociétés n’ont pas le temps de changer, développer l’éducation, la recherche, créer leur propre marché ect ... (Renault parlait de faire fabriquer une voiture en Inde, la "nano" pour le marché indien et chinois, projet en stand by avec la crise actuelle). Le mouvement va trop vite ce qui provoquera crise sociale et immigration (maintenant qu’on peut s’acheter un TV).


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 novembre 2008 22:13

       A LAer : La seule bonne règlementation, c’est de fermer les frontières entre espaces économique de niveaux de développement différents. On peut accepter une fourchette, mais seulement si tous les participants sont d’accord et que l’entreprise est un geste consenti de péréquation, pour créer une entité plus vaste dont tous prévoient tirer profit même si certains en profitent plus que d’autres. 

      La mondialisation qu’on a imposée en ouvrant le frontières entre pays riches et pauvres était une pure arnaque, recréant à l’échelle globale la situation explosive que les États avaient vécue, avant qu’on ne comprenne qu’une redistribution de la richesse était nécessaire pour que les roues puissent tourner, passant ainsi du libéralisme au néolibéralisme. 

      En ouvrant les frontières - sans accepter, bien sûr, une redistribution correspondante de la richesse - on sacrifiait un équilibre durement gagné, pour le seul profit des producteurs, eux-mêmes gardés a un niveau de subsistance par la ponction déraisonnable des financiers sur leurs résultats. On a recréé à l’échelle du monde un capitalisme qui s’autodétruit, dans le plus pur modèle marxiste qu’on avait réussi a dépasser pour les pays développés 

      La voie raisonnable pour l’Europe, désormais,c’est d’intégrer les pays de culture occidentale de l’ex-URSS pour créer un espace autarcique, puis de supprimer les dépendances néfastes qu’on a permises en réduisant et si possible en stoppant les échanges avec tous les autres espaces. 

      Ce n’est pas la crise financière qui rend cette solution nécessaire, elle l’était déjà.  La crise permet seulement de détruire certaines certitudes exceptionnellement bêtes et de recommencer à penser en termes de bien commun pour les Européens, plutôt que d’enrichissemnt pour une petite minorité.

      http://nouvellesociete.org/5169.html

      ttp ://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/13/35-el-dorado/

      Pierre JC Allard




    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 novembre 2008 22:59

       A LAer : La seule bonne règlementation, c’est de fermer les frontières entre espaces économique de niveaux de développement différents. On peut accepter une fourchette, mais seulement si tous les participants sont d’accord et que l’entreprise est un geste consenti de péréquation, pour créer une entité plus vaste dont tous prévoient tirer profit même si certains en profitent plus que d’autres. 

      La mondialisation qu’on a imposée en ouvrant le frontières entre pays riches et pauvres était une pure arnaque, recréant à l’échelle globale la situation explosive que les États avaient vécue, avant qu’on ne comprenne qu’une redistribution de la richesse était nécessaire pour que les roues puissent tourner, passant ainsi du libéralisme au néolibéralisme. 

      En ouvrant les frontières - sans accepter, bien sûr, une redistribution correspondante de la richesse - on sacrifiait un équilibre durement gagné, pour le seul profit des producteurs, eux-mêmes gardés a un niveau de subsistance par la ponction déraisonnable des financiers sur leurs résultats. On a recréé à l’échelle du monde un capitalisme qui s’autodétruit, dans le plus pur modèle marxiste qu’on avait réussi a dépasser pour les pays développés 

      La voie raisonnable pour l’Europe, désormais,c’est d’intégrer les pays de culture occidentale de l’ex-URSS pour créer un espace autarcique, puis de supprimer les dépendances néfastes qu’on a permises en réduisant et si possible en stoppant les échanges avec tous les autres espaces. 

      Ce n’est pas la crise financière qui rend cette solution nécessaire, elle l’était déjà.  La crise permet seulement de détruire certaines certitudes exceptionnellement bêtes et de recommencer à penser en termes de bien commun pour les Européens, plutôt que d’enrichissemnt pour une petite minorité.

      http://nouvellesociete.org/5169.html

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/13/35-el-dorado/

      Pierre JC Allard




    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 novembre 2008 23:00

       Désolé pour le doublon

      PJCA


    • JL JL 25 novembre 2008 11:01

      Très bon article. Au sujet de la globalisation il est intéressant de noter ici ce que disait Pascal Lamy ce samedi sur les ondes de France Culture :

      "Si on ouvre le marché dans l’agroalimentaire, rien n’empêche, et d’ailleurs c’est le cas dans le monde d’aujourd’hui de prendre les précautions nécessaires pour que, s’il y a un animal malade quelque part sur le contient sud américain, il ne se retrouve pas sans contrôle sur les territoires européens ou américain. Donc distinguons ouverture et laisser-faire, ça n’est pas la même chose. Il faut de l’ouverture avec des régulations et des précautions.

      ’Sur la crainte, disons le sentiment protectionniste, je crois qu’il y a là dedans deux éléments, un élément très classique de l’histoire humaine dès lors que le commerce a commencé à mettre en contact les sociétés et les systèmes économiques et les systèmes sociaux, c’est le fait que si vous ouvrez vos échange, Ricardo l’a dit, Smith l’a dit, ceux qui en profitent sont ceux qui ont un avantage comparatif, et donc l’ouverture des échanges n’est pas neutre économiquement, politiquement, socialement.

      "Il y a des gagnants, il y a des perdants et vous avez toujours dès lors que ceci obéit à des processus démocratiques, vous avez des résistances chez ceux pour qui l’ouverture des échanges est une mauvaise nouvelle, parce qu’ils auront des concurrents plus efficaces qu’eux, … il reste que dans les systèmes démocratiques, disons les victimes ont souvent une voix une position, une capacité plus forte que tous ceux qui en bénéficient et qui ne savent pas forcément que s’ils achètent moins cher c’est grâce à l’ouverture des échanges. Ca c’est là, ça restera là, c’est une affaire de gestion politique.""

      C’est moi qui souligne en gras et qui traduis : les processus démocratique c’est évidemment ce qu’il faut détruire.

      Lire la totalité de l’interview de Pascal Lamy dans l’article :

      Pascal Lamy souhaite créer une OMC financière


      • foufouille foufouille 25 novembre 2008 11:15

        c’est marrant qu’ils aient pas appliques leur throries aux banques .......


        • JL JL 25 novembre 2008 11:55

          @ Foufouille : l’appilcation des théories de la globalisation aux banques, c’est précisément le projet de Pascal Lamy que je relate dans mon article "Pascal Lamy souhaite créer une OMC financière"

          Les banques seront invitées à négocier entre elles des règles de conduite qu’elles souhaitent édicter. Mais les clients des banques seront évidemment absents de ces négociations. Je serais d’ailleurs curieux de voir ce qu’il va en sortir. Si quelqu’un a des idées ...


        • foufouille foufouille 25 novembre 2008 14:35

          j’ai lu ton article
          le probleme est que ce sont des idees, des codes de bonne conduite imaginaire ou des conventions non respectees (comme pour la convention AERAS)
          une fois ds la merde, ils mendient des aides. subventions pour ne pas couler puis delocalisation.
          les banques font pareil


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 novembre 2008 12:14

          Ben oui, on se fait couillonner, une fois de plus, et depuis le temps, rien ne change chez nos élites. Et comme ces fameuses élites ne se préoccupent que d’elles-mêmes, rien ne changera avant un bon bout de temps. Il faudrait une crise gigantesque pour que ça change vraiment. D’ici là, encore et toujours, ils continueront à faire toujours plus de la même chose, jusqu’à ce que ça craque.


          • foufouille foufouille 25 novembre 2008 14:39

            @ mage
            le meilleur des mondes ou 1984 ?


          • Kalki Kalki 25 novembre 2008 14:53

            Quel abnégation , c’est beau ...

            Peut etre ne faut il pas s’oublier en voyant tout rose et tout grand.

            L’humanité est bien globale, les diffèrences culturelles, les mondes (tel que les écrivains de science fictions écrivent) sont locales et peuvent être séparé d’anné lumiere dans leurs interrrets.

            C’est bien ce qui créé l’économie ( de marché ) !!!
            C’est cette croyance dans la diffèrence a l’autre et le besoin insatiable de se mesurer aux autre pour les battre, c’est la guerre économique.
            Dans ces conditions pourquoi faudrait il faire la paix ? Egaliser le monde ? Les monais ? Les salaires, les valeurs, les ressources, la justice.

            Dans ces conditions ou l’humanité s’autodétruit en croyant se battre et profiter, c’est sur un marché sans loi est le reve. L’anarchie de droite, avec une marché anarchiste, est une utopie libertaire de droite (voila peut etre pour placer quelque chose contre les "anarchistes d’ultragauche")


          • Eloi Eloi 25 novembre 2008 21:28

            La croissance se produit aussi en système fermé : la terre, par exemple

            entrefermer les frontières, c’est peut-être refaire un peu ses forces et faire le point. En France, comme en Chine. Faire une pause.

            Rien ne sert d’aller si vite.


          • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 12:38

            Entièrement d’accord, bien sûr avec cet article, à l’analyse pertinente. 

            A ce sujet ; une analyse particulièrement complète, argumentée et chiffrée de Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS :

             
            24 novembre 2008

            Présentation de l’article :

            Extraite d’une communication effectuée début octobre au Venezuela à la demande des autorités du pays, nous vous proposons l’analyse de Sapir sur les soubassements de la crise, provoquée par « l’instabilité intrinsèque de la finance libéralisée. » Au delà d’une erreur d’appréciation du risque comme on l’évoque parfois, ce sont bien la dérégulation des mouvements de capitaux, la pression à la baisse sur les salaires, génératrice d’endettement et de déficits structurels, avec en miroir, les politiques mercantilistes de développement des pays émergents, basées sur l’exportation et l’accumulation de réserves qui sont les facteurs déterminants de la crise actuelle. Au passage, Sapir règle leurs comptes à quelques mythes, tel celui de la supériorité de l’économie américaine, ou du surendettement de la France.


            • tschok 25 novembre 2008 12:55

              Moi non plus je ne suis pas d’accord.

              Tout d’abord, votre article échappe difficilement au reproche du conformisme intellectuel avec un vocabulaire (élite, grand patronat, spéculateur) qui renvoie lui-même à des certitudes d’un autre temps et qui laisse penser que votre approche est manichéenne.

              Sur le plan des idées, on ne peut que constater l’incompréhension du réel :

              1) Contrairement à ce que vous affirmez, le monde n’est pas libre échangiste, loin de là ;

              2) Ce qui est un objectif n’est pas le libre échangisme généralisé (qu’on ne sait pas très bien définir au delà du discours et dont personne ne veut vraiment) mais l’ouverture des échanges ;

              3) Dans ce cadre, il est précisément question de régulation. C’est tout l’objet des négociations internationales multi niveaux (au sein de l’OMC ou de l’ UE par exemple).

              Que vous soyez contre le libre échangisme est votre droit le plus strict (d’ailleurs, je suis moi même contre le libre échange à tout crin, donc, très mal placé pour vous dire que vous auriez tort). Mais tâchez au moins d’être un tant soit peu fidèle aux faits que vous voulez décrire pour les critiquer.

              Par ailleurs, en ce qui concerne votre idée centrale - qu’on peut résumer ainsi : le protectionnisme, c’est bien ! - n’oubliez pas de l’appliquer au pays dans lequel vous vivez (la France) qui est fortement importateur et exportateur en recentrant votre réflexion sur une idée toute simple : le protectionnisme est l’expression d’un rapport de force.

              Pour se protéger, tout en maintenant un flux d’importation et un flux d’exportation, il faut être plus fort que les autres, il faut les dominer.

              Paradoxalement, votre vision de choses qui se veut sans doute pacifique et anti impérialiste, renoue avec ce que le capitalisme a produit de pire : la guerre et l’impérialisme.


              • tschok 25 novembre 2008 19:07

                Léon,

                Je crois que vous confondez le niveau national, communautaire et international OMC.

                Les mesures de régulation sont prise au niveau national (par les Etats) et s’appliquent à l’intérieur de leur territoire, sur leur marché. D’où un effet limité.

                Eventuellement, pour les Etats appartenant à une union douanière ou à un accord de libre échange, ou à une zone commerciale instaurée par convention internationale, il est nécessaire de distinguer un niveau intercalaire où des mesures de régulations pourront être prises par les Etats concernés et s’appliquer à la zone en question.

                Dans ce niveau intercalaire vous pouvez ranger l’espace communautaire européen avec des institutions ayant des compétences supranationales.

                Dans les différentes relations entre ces niveaux, l’OMC intervient au niveau international pour trancher des litiges et négocier des accords.

                Assez logiquement vous ne trouverez pas énormément de choses concernant la régulation des marchés au niveau OMC, mais vous en trouverez plus dans les niveaux du dessous.

                Cette affirmation doit cependant être tempérée : l’évolution actuelle du contenu des accords va vers plus de régulation dans le contenu même des accords.

                Lorsque Lamy dit : "on ouvre les échanges, on régule et on développe la protection sociale", il ne parle pour l’OMC que sur le premier terme de la proposition (ouvrir les échanges) pour lequel l’OMC est compétente.

                Pour le reste (protection sociale et régulation des marchés) la compétence revient aux Etats ou, éventuellement, au niveau intercalaire supranational, lorsque des institutions ont une compétence dans ces domaines.

                Ne participez pas en raison de la technicité du sujet à la confusion ambiante.


              • Eloi Eloi 26 novembre 2008 19:14

                "on ouvre les échanges, on régule et on développe la protection sociale"

                C’est rigolo, je l’aurai dit exactement dans l’autre sens.
                La mondialisation, c’est s’armer après être entré en guerre. Tout le contraire de l’intelligence.


              • tschok 26 novembre 2008 20:16

                @ Léon,

                Je crois qu’on ne parle pas de la même chose :

                Je n’ai jamais dit que l’OMC avait pour objet de proposer des instruments de régulation des marchés puisqu’elle est effectivement là pour négocier des accords d’ouverture des échanges (avec en outre une fonction arbitrale), c’est pourquoi il me semble illogique de lui reprocher de ne pas être un outil de régulation (sous la réserve que le contenu des accords tend à évoluer vers de la régulation de marché). Elle n’est pas conçue pour.

                La régulation, quand elle existe, se passe au niveau infra OMC.


              • molloy molloy 25 novembre 2008 12:55

                Il faut savoir malgré tout de quoi on parle. Une ouverture totale à tout les secteurs d’activité est suicidaire en raison (entre autres choses) du dumping social et fiscal pratiqué par certains pays. D’autant que les règles de cette mondialisation ne s’appliquent pas avec la même rigueur selon que vous êtes puissant ou pauvre.
                On a contraint par exemple certains pays à abandonner la polyculture agricole au profit d’une monoculture, certes pourvoyeuse de dividendes en périodes de croissance, mais fortement destructrice en ces de crise (voir la dernière crise alimentaire).

                Néanmoins, régler les désastres de cette (fausse) mondialisation par un protectionnisme total serait tout aussi néfaste. Dans un monde complexe, le blanc et le noir se parent de nuances et il n’est pas interdit de s’en rendre compte.

                Une solution mixte (libre-échange dans certains cas, protectionnisme dans d’autres) pourrait rendre ce monde plus vivable.


                • LE CHAT LE CHAT 25 novembre 2008 13:36

                  On est gouverné par des burnes , on s’en doutait ! si les français ont voté contre le traité , c’est qu’ils savent bien que l’Europe n’est pas là pour les protéger de la concurrence mondiale , bien au contraire !

                  Les américains , eux au moins roulent d’abord pour eux ! d’où peut être plus de patriotisme chez eux !
                  les européens ont de quoi se demander si leurs politiques sont pas achetés par les yankees ou les chinois !


                  • philbrasov 25 novembre 2008 18:16

                    au fait l’europe pour les joindre , c’est quoi leur numéro de téléphone ?



                  • jeanclaude 25 novembre 2008 13:38

                    @ bravo à Arthur Mage. Je suis pragmatique, mais un protectionnisme raisonné, n’est-ce pas déjà trop ? Je veux bien si cela contribue à améliorer les choses globalement algébriquement au niveau mondial.

                    Je crains qu’on s’engagerait dans une spirale "provocation-répression". Ah, tu taxe mes importations de X, et bien, je vais taxer mes importations de Y.

                    Sans être méchamment critique vis à vis de ceux qui pensent que ce virage serait un mieux, j’ai peur que :

                    - ils aient pas vraiment tout compris du fonctionnement actuel de l’économie, libérale, comme le remarque @tschok,

                    - ils n’aient pas mesuré les effets positifs de la mondialisation, réels pour des millions de gens, ouverture commerciale liée aux principes de l’échange libre,

                    - que les intérêts des différents pays européens sont divergents et qu’il y aurait bien du mal à obtenir un consensus sur quoi réglementer ( sauf à vouloir une Union européenne plus contraognante - comique de la part de citoyens majoritairment anti traité européen),

                    - que c’est juste un basculement, comme quand on vote à droite après avoir voté à gauche ; le libéralisme n’est pas la panacée, essayons autre chose - décision intempestive, non fondée sur une connaissance des mécanismes complexes d’une économie mondialisée.

                    En complément :

                    - sait-on que 40% des échanges inter-états sont des marchandises ou des services circulant entre entités de multinationales ?

                    - quelle incidences d’un protectionnisme dans un système mondial de monnaies sans parité fixe ? Je viens de commander un nouvel ordinateur, mon fournisseur me signale une hausse des composants due à la remontée du dollar...

                    - s’il y a un avantage comparatif pour le libéralisme, qu’en est-il avec des barrières douanières ? Les E.U. ne seraient-ils pas les plus avantagés ? Attendons de voir les réactions de nos protectionnistes si Obama se lance dans cette direction.

                    Je veux bien rester ouvert à l’hypothèse de ST, mais j’ai plein de doutes, il ne suffit pas qu’une idée soit globalement bonne, encore faut-il qu’elle soit concrètement appliquable au niveau mondial. Ce serait de toute façon dans un contexte où chaque état défend ses intérêts, pour moi il n’est pas évident du tout que les pauvres du tiers monde, les classes moyennes émergentes des pays émergents, l’Europe, la France, y gagneraient. Si c’est juste une façon détournée d’essayer de faire advenir l’idéologie républicaine de gauche nationale, ce serait un jeu dangereux, car faisant à croire à des citoyens insuffisament compétents, que çà irait nécessairement mieux.

                    Ah j’oubliais, le protectionnisme, c’est aussi donner plus de pouvoir à l’état, au détriment de ses citoyens, acteurs économiques. Ainsi en Chine, si le pouvoir central fixe au détail prêt les secteurs d’activité protégés, ouverts ou mixtes, ce ne sera certainement pas une avancée pour des pratiques démocratiques, décentralisées et pluralistes, dont ce grand pays a besoin. Remarque valable pour tous les régimes forts.


                    • foufouille foufouille 25 novembre 2008 14:43

                      ils n’aient pas mesuré les effets positifs de la mondialisation, réels pour des millions de gens, ouverture commerciale liée aux principes de l’échange libre,

                      ils sont ou les effets positifs chez nous ?
                      la viande avariee, la mayo a l’huile de voiture, le lecteur dvd qui grille apres la garantie ................
                      super "positifs"


                    • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 16:07


                      Ah j’oubliais, le protectionnisme, c’est aussi donner plus de pouvoir à l’état, au détriment de ses citoyens, acteurs économiques.

                      Ben oui, sauf que non. 
                      L’état, justement, c’est les citoyens, dans une démocratie ; et ses comptes sont transparents, vérifiés, publiés.
                      Les acteurs économiques, c’est une tout autre histoire, comme on le voit ; opacité des comptes, paradis fiscaux, délocalisations, licenciements, etc, etc.... 


                      Alors, sans proner un protectionnisme total, il est clair que le pseudo "libre-échange", n’est que le faux-nez de la liberté pour certains de piller le monde à leur profit, sans aucune loi, aucune régulation, et au détriment du plus grand nombre.

                      Sous couvert de "liberté", on assiste à un véritable dépouillement des citoyens, des travailleurs ; la seule variable d’ajustement, dans une économie où les actionnaires exigent une rentabilité à 2 chiffres, et qui tourne, en gros, à 3%, c’est, évidemment, la pression mise sur les salaires. 
                      Ca a été tellement dit, démontré, que je suis sidéré que certains continuent à faire comme si de rien n’était, et continuent a proner le droit dans le mur. 

                      Consternant.


                    • Dudule 25 novembre 2008 17:37

                      ... et qui maintient les pays miséreux dans leur misère.

                      Si le seul avantage comparatif d’une nation est ses bas salaires, ne vous attendez pas à voir ses salaires et son niveau de vie augmenter.


                    • Mycroft 25 novembre 2008 17:46

                      @arthur

                      C’est sur que l’Afrique, en ce moment, elle profite vachement de la situation. Les zones de non-droit, c’est bien mieux que les colonies, ça, c’est sur...

                      Vous avez raison sur un point : ce qui ont doivent faire des sacrifice (et c’est le cas de nombreux occidentaux) pour que ce qui n’ont pas aient de quoi vivre. Maintenant, ce n’est pas la conséquence de libre-échange. La conséquence du libre-échange, c’est qu’au lieux d’avoir un occident globalement riche et l’Asie et l’Afrique exploité, on a l’Asie et l’Afrique exploité, et une minorité "d’élite" extremement riche, répartie sur tout les pays, et un occident qui a, pour l’ensemble de la population, beaucoup perdu. En gros, notre sacrifice, on l’a fait, non pour les pauvres des autres pays, mais pour les très riches de tous les pays.

                      L’uniformisation des richesses est à faire, mais ce n’est certainement pas avec le libre-échange économique qu’on va y arriver. La mise en place d’une Europe sociale (je dis Europe parce que les états unis ont le social en horreur, que les pays de l’Amérique du sud ou d’Asie ne sont pas aussi unifiés que nous, et que les autres pays ne sont, en règle générale, pas des démocratie) qui fixerait des normes en matière de droit du travail et d’obligation vis à vis des entrepreneurs et qui imposerait, par exemple, aux entreprise de s’implanter dans les zones "vides" en important tout le personel nécessaire à la formation serait une solution bien plus efficace. Mais il faudrait revenir sur le sacro-saint libéralisme économique. 



                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 25 novembre 2008 18:52

                      @ Sysiphe

                      "L’état, justement, c’est les citoyens, dans une démocratie ; et ses comptes sont transparents, vérifiés, publiés."

                      Je ne sais pas de quel pays vous parlez, mais surement pas de la France !
                      Les députés n’ont aucun pouvoir de controle. La Cours des Comptes est composé d’énarques, controlant leur pairs, auxquels ils succèdent ou qui leur succèderont.
                      Lorsque les députés votent un budget, Bercy s’empresse de l’enfouir pour imposer son propre budget.

                      C’est bien le problème, quand l’état est juge et partie sans aucun contre-pouvoir (les énarques Giscard, Chirac ne concurrencent en rien les énarques Rocard, Fabius, Royal, Hollande, .............).

                      Le principe de la barbichette fait florès dans notre état de haut fonctionnaires (plus de 49% de nos députés sont des fonctionnaires). Combien de salariés, d’ouvriers, de commerçants, d’artisans, de patrons parmi les députés ?

                      Notre "démocratie" est donc un état, dont ceux qui devraient être à son service en sont réellement les maitres incontestés et incontrolés.

                      En résumé, les députés, censés représenter le peuple, n’ont aucun pouvoir de controle, et en plus, ils ne représentent qu’un quart de la population !


                    • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 19:38

                      Entièrement d’accord avec vous pour dire que, dans notre actuelle constitution, il n’y a pas suffisamment de contre-pouvoirs ; l’appareil entier de l’état étant confisqué par un parti qui représente 1/3 des électeurs ; d’où la nécessité absolue d’une nouvelle constitution. 

                      Néanmoins, le système démocratique est encore le plus transparent ; les députés étant élus, et les comptes de l’état publiés, et contrôlés par la Cour des Comptes, les députés, etc... 
                      Le budget de l’état est, chaque année, affiché, avec ses recettes et ses dépenses. 
                      Après, le choix politique qui guide ce budget, c’est une autre histoire.. 

                      Tout ceci contrairement aux "acteurs économiques" où, comme chacun le sait, entre niches fiscales, sociétés off-shore, et tours de passe-passe, l’opacité est totale, et favorise toutes les magouilles. 
                      De plus, les responsables des puissances financières (banques privées, compagnies d’assurances, actionnaires, hedge funds, etc...) ne sont, comme on vient de le voir, soumis à aucun controle, aucune règlementation, se cooptent entre eux, et ne représentent que leurs propres intérêts, sans avoir de compte à rendre à personne. 

                      Un état est obligé de respecter un minimum ses travailleurs (quoique...), quand un employeur privé en fait la seule variable d’ajustement de sa rentabilité.


                    • foufouille foufouille 25 novembre 2008 20:06

                      @ mage
                      on pille tjrs l’afrique et, les multinationales sont defendus par nos soldats


                    • Eloi Eloi 26 novembre 2008 19:18

                      citoyens majoritairment anti traité européen

                      Justement parce que l’Europe se refuse à considérer que les européens veulent un marché commun européen et non mondial.


                    • tschok 25 novembre 2008 15:01

                      @ Foufouille,

                      Mince, vous n’avez pas de chance quand vous faites vos courses vous !

                      Plus sérieusement, des effets positifs, chez nous il yen a. Comme par exemple le fait de pouvoir importer des marchandises à bas prix et les consommer sous la garantie contractuelle et légale de celui qui la commercialise en France.

                      Mais surtout, c’est ailleurs que les effets positifs se manifestent sous la forme d’une élévation du niveau de vie dans des pays qui, jusqu’il y a peu, étaient "en voie de développement". D’une certaine façon, la mondialisation des années 90 et 2000 a accompli notre fantasme égalitaire des années 70 et 80 : elle a rendu plus riches les plus pauvres, les fameux "PVD".

                      Cela dit ; libre échange et mondialisation sont deux problématiques voisines, mais différentes. Nous avons pris l’habitude intellectuelle de fusionner les deux par commodité ou manque de rigueur. Il serait peut être temps d’apprendre à les distinguer.


                      • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 16:14

                        par tschok (IP:xxx.x02.100.169) le 25 novembre 2008 à 15H01


                        Mais surtout, c’est ailleurs que les effets positifs se manifestent sous la forme d’une élévation du niveau de vie dans des pays qui, jusqu’il y a peu, étaient "en voie de développement". D’une certaine façon, la mondialisation des années 90 et 2000 a accompli notre fantasme égalitaire des années 70 et 80 : elle a rendu plus riches les plus pauvres, les fameux "PVD".

                        Ben voyons !!
                        Ils sont pétés de thunes, les 3 milliards qui vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour, les 1milliard 800 millions qui n’ont pas l’accès à l’eau, à la santé, les malnutris, ceux qui souffrent de famines...
                        Et, avec la crise, ça va être l’embellie pour eux... smiley

                        Pétard, mais qu’est-ce qu’il ne faut pas lire comme conneries ; il y en a vraiment à qui l’idéologie a bloqué non seulement tout sens de l’analyse, mais aussi la vue, l’audition, l’intelligence....


                        Faites gaffe, parce que quand vos oeillères vont tomber, la réalité risque de vous exploser salement à la gueule...


                      • Jean-paul 25 novembre 2008 17:24

                        @ sysiphe

                        N’oubliez pas que votre ideologisme en faveur du systeme communiste de Fidel Castro a bloque votre sens de l’analyse ,de la vue .de l’audition de l’ intelligence .


                      • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 17:36

                        Et l’autre pauvre buté qui continue à ressortir, comme un bon pavlovien, son refrain sur le communisme....
                        Quand je dis que l’idéologie a bloqué sa vue, son audition, son intelligence, je dois avouer que je fais une légère erreur ; pour l’intelligence, c’était déjà bloqué au départ : rien à faire...


                      • tschok 25 novembre 2008 19:59

                        Ne spéculez pas inutilement sur mon sens des réalités, après tout, vous ne me connaissez pas.

                        En contrepoint de ce que vous dites, on peut simplement remarquer que des classes moyennes émergent dans des pays qui n’en comptaient que peu, ou aucune, et que dans les pays où elles existaient certaines se sont considérablement enrichies, comme en Chine par exemple.

                        Il y a indubitablement un enrichissement collectif au niveau mondial.

                        Reste à savoir si la valeur ajoutée est bien partagée.

                        La réponse est non : un tiers de l’humanité est pauvre voire très pauvre alors que moins d’un dixième est extrêmement riche.

                        L’autre question est de savoir si les choses s’améliorent : oui. La pauvreté recule dans le monde.

                        Il y a donc de bonnes nouvelles.

                        L’une des questions qu’on pourrait alors se poser est de savoir si le libre échange a été l’un des moyens du recul de la pauvreté dans le monde et s’il a été le plus efficace.

                        Il semblerait qu’il ait effectivement été un des moyens, mais certaiement pas le plus efficace : le plus efficace a été et reste la mise en place de systèmes nationaux de partage de la valeur ajoutée par les Etats avec une forte composante d’investissements productifs et d’efforts de formation.

                        En gros, ce sont toujours les bonnes vieilles recettes qui marchent le mieux. Et pour les mettre en oeuvre, le libre échange le plus débridé n’est absolument pas nécessaire : le Japon des années 50 et 60 du siècle dernier a très bien su prospérer dans un monde bien plus cloisonné qu’aujourd’hui.

                        En réalité, le libre échange dans sa forme la plus anarchique fait peur... au grands groupes.

                        C’est un terrain sur lequel le grand patronat le plus conservateur et la gauche la plus extrêmiste se rejoignent : la condamnation du libre échange. Mais pour des raisons très différentes.


                      • foufouille foufouille 25 novembre 2008 20:12

                        @tschok
                        importer a bas prix veut pas dire payer a bas prix
                        pour les courses, tu es juste pas au courant
                        quelques additifs et tu veras pas la difference

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