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Accueil du site > Actualités > Economie > Liquider la dette sans inflation

Liquider la dette sans inflation

La dette de l’Etat augmente de jour en jour (1912 milliards soit 93,4 % du PIB en juin 2013 insee : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=40) et malgré les efforts de l’actuel gouvernement et du précédent (dans les deux cas au détriment de la croissance), nous voyons un effet boule de neige poindre dangereusement.

Alors comment faire pour limiter la croissance de la dette sans diminuer trop les dépenses ou augmenter trop les recettes ?

Tout d’abord rappelons que si la dette atteint 93 % du PIB, elle a été nettement au-delà, en 1945, elle atteignait alors 350 % du PIB. Mais la croissance conjuguée à l’inflation a permis de rendre la dette raisonnable puis de la diminuer fortement.

Et c’est là qu’est la tentation : faire comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et faire tourner la planche à billet. Les « quantitative easing » américain et la politique accommodante de la Grande-Bretagne permettent de sortir une bonne partie de la dette publique de l’orbite des sanctions des agences de notation. (voir http://www.christophebugeau.fr)

La banque centrale rachète elle-même la dette de l’état qui est donc financée par la planche à billet. Mais si ce même système est accepté par la BCE pour aider les banques privées, il n’en est pas de même pour les Etats membres de l’euro.

Pourrait-on alors contourner le problème ? La sortie de l’Euro est certainement la solution la plus simple mais pas acceptable pour nos dirigeants.

Mais cela n’empêche pas de faire preuve d’imagination. Ainsi, l’on peut très bien imaginer la création d’une banque privée contrôlée par une association à but non lucratif. Cette dernière bénéficierait chaque année d’un don de l’Etat d’un montant de quelques milliards d’euros afin de capitaliser progressivement la banque.

Cela permettrait à cette banque par de la création monétaire privé (monnaie qui n’entrerait pas dans le circuit habituel de la monnaie publique et serait donc moins inflationniste) de racheter une partie de la dette de l’Etat (sachant que les nouveaux ratios de solvabilité des banques permettent de créer 14 fois ses fonds propres).

Ainsi, la grande crainte de l’Etat français qui est de ne pouvoir lever les 147 milliards d’euros nécessaires en 2014 pour financer le déficit et rembourser les emprunts existants pourraient ne plus être un problème.

Car aujourd’hui les étrangers sont détenteurs de 62 % de la dette, ce qui rend la nouvelle dégradation de la France, par Standard and Poor’s, dangereuse pour 2014.

Ainsi, si l’Etat donnait à cette association 7 milliards d’euros en 2014, la banque qui verrait ses fonds propres augmenter d’autant, pourrait créer 98 milliards d’euros pour acheter des obligations à 0% et il ne resterait à trouver plus que 49 milliards d’euros à trouver cette année-là.

De surcroît, au long terme une telle stratégie permettrait de diminuer durablement la dette de l’Etat et les intérêts payés par le contribuable.

Alors pourquoi se refuser une méthode qui est largement acceptée pour les banques et fonds privés ? Car, ne nous voilons pas la face, la BCE refinance les banques à 0,5 % et ces dernières achètent les obligations de l’Etat à 4 %. Il est évident que sur des emprunts peu risqués les banques « créent » l’argent nécessaire et empochent au passage un beau pourboire.

Pourquoi faudrait-il toujours que les profits soient privatisés et que les pertes soient assumées par l’Etat ? 


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38 réactions à cet article    


  • BA 13 novembre 2013 13:08

    François Morin est agrégé, puis docteur d’Etat en sciences économiques. Il est professeur émérite de sciences économiques à l’université Toulouse 1.

     

    Il a été membre du Conseil général de la Banque de France, consultant international auprès de l’Organisation des Nations Unies, censeur de l’Institut régional du développement industriel, membre du Comité national des universités, administrateur d’Aérospatiale, membre du Conseil d’Analyse Economique.

     

    Le 6 septembre 2006, il avait publié un livre qui annonçait la crise des subprime : « Le nouveau mur de l’argent ; essai sur la finance globalisée ». Mais en septembre 2006, tout le monde s’en foutait. La presse n’en avait pas parlé.

     

    Sept ans plus tard, le 3 octobre 2013, il publie un livre qui annonce un énorme cataclysme financier : « La grande saignée ; contre le cataclysme financier à venir ».

     

    Dans ce livre, il écrit que les défauts de paiement des Etats européens vont provoquer la faillite des sociétés d’assurance et la faillite des banques européennes.

     

    Mais là encore, tout le monde s’en fout.

     

    François Morin : « Je pense que cette crise sera épouvantable. Elle va tout déstabiliser, avec les conséquences dramatiques que l’on peut imaginer. Il peut en sortir Roosevelt ou Hitler. C’est pour cela que mon dernier livre appelle à lutter « contre le cataclysme financier à venir ». Dans cet univers dévasté, la nationalisation des banques sera le seul trait de lumière et permettra d’effacer une grande partie des dettes. Et, entre autres, d’envisager sérieusement le financement à long terme de la transition énergétique. »

     

    http://www.marianne.net/La-crise-qui-vient-sera-epouvantable_a233567.html


    • Alpo47 Alpo47 13 novembre 2013 13:19

      Ben, pour répondre à la dernière question, parce que c’est cela le principe de base du profit des actionnaires : PRIVATISER LES PROFITS ET MUTUALISER LES PERTES.

      Même chose pour le monde du travail, c’est l’Etat qui dépenser pour former les salariés et ce sont les entreprises qui en profitent.


      • heliogabale heliogabale 13 novembre 2013 14:19

        Ainsi, si l’Etat donnait à cette association 7 milliards d’euros en 2014, la banque qui verrait ses fonds propres augmenter d’autant, pourrait créer 98 milliards d’euros pour acheter des obligations à 0% et il ne resterait à trouver plus que 49 milliards d’euros à trouver cette année-là.

        Et en plus sans faire de déficit (au sens de Maastricht) !

        Sans parler des intérêts : l’Etat verserait des intérêts à la banque et celle-ci les rétrocèderait en versant des dividendes...donc diminution de la charge (réelle) de la dette.

        Il y a aussi la possibilité d’utiliser les livrets d’épargne réglementés pour racheter la dette via la Caisse des dépôts et consignations.


        • egos 14 novembre 2013 13:05

          @heliogabale

          quels inétérêts ?
          sur la base d’obligations à taux 0 !
          hors frais de gestion s’entend
          cela étant posé, un seul employé-mandataire social suffit à supporter la structure,
          pour un client unique : le trésor,
          qqes transactions et tâches déclaratives durant l’exercice,
          frais de gestion ? une voiture de fonction tout au plus , une poignée de déjeuners au snack de l’Ass Nat ou du Sénat

          Proposons la suppression du Prix Nobel d’Economie, et par la même occasion toute forme d’aliénation par le travail,
          l’auteur ns délivre une version actualisée de la corne d’aboindance

          au pays de Molière les Diafoirus font tjs illusion et les malades ne sont pas tjrs imaginaires


        • heliogabale heliogabale 13 novembre 2013 14:21

          Il y a aussi le cas de la Pologne : elle a nationalisé des fonds privés d’assurance qui détenaient si je ne me trompe pas 50 Mds€ de dette publique polonaise.

          Morale de l’histoire : dette consolidée, diminution drastique de la dette polonaise de Maastricht.

          Chiche, on privatise Axa ?


          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 13 novembre 2013 15:50

            je vote oui : c’est où l’urne ?


          • anomail 13 novembre 2013 15:39

            « Alors pourquoi se refuser une méthode qui est largement acceptée pour les banques et fonds privés ? »

            Haha excellente remarque.

            Parce que le système des réserves fractionnaires est une merveilleuse invention qui permet de faire payer à ses débiteurs des intérêts sur de l’argent qu’on ne possède pas.

            Pour faire suite à votre proposition, je vous propose de créer également une autre association, que l’on pourvoierait de 49 / 14 = 3,5 Milliards d’Euro.

            Puis une autre, que l’on pourvoierait de (7 + 3,5) / 14 = 0,75 Milliard d’Euros

            Puis une autre...

            Encore quelques niveaux, et je vous annonce que je serais en mesure de rembourser cette dette artificielle avec mon porte-monnaie.

            Les tours de passe-passe de la finance m’émerveilleront toujours.

            L’argent-dette, où tout le système est basé sur l’accumulation des problèmes en les repoussant constamment au lendemain.

            Jusqu’au jour du retour à la dure réalité : l’argent ça ne se mange pas, et notre triste condition d’humains ne nous permet pas de nous affranchir de manger.


            • eau-du-robinet eau-du-robinet 13 novembre 2013 17:32

              Cette dette publique est construite sur une grande escroquerie, une des plus grandes d’ailleurs, qui est celle des privilèges de prêter de l’argent à l’état et aux collectivités ’’ cédé " aux banques privées le 3 janvier 1973 et trahissent ainsi l’intérêt public ! Cette dette est le fondement de la servitude des états envers les banques privées.

              Nous ne devons pas rembourser cette dette qui s’élève à 30.000 € par habitant en France ! Une famille composé de 4 personnes (deux adultes et deux enfants) doit ainsi rembourser 120 000 € aux banques privées ( en moyenne ).

              Alors comment faire pour limiter la croissance de la dette sans diminuer trop les dépenses ou augmenter trop les recettes ?

              Il faut réattribuer à la Banque de France son rôle normal de financement de l’État et des collectivités locales, sans quoi tout contrôle de l’endettement public est voué à l’échec (abrogation de l’article 25 de la loi n°73-7 du 3 janvier 1973).

              Sortons de l’Europe et vite !


              • Piotrek Piotrek 13 novembre 2013 20:16

                C’est quand même super-compliqué et super risqué la sortie de l’Europe comparé à la solution de l’auteur ou de paul ci-dessous.

                Exemple de super risqué ? Faut refaire une monnaie dont personne n’est sûr de ce qu’elle vaudra. Sortir de l’Europe n’est en aucun cas un gage de sortie de l’influance des banques... etc !

                Faut juste de la volonté politique face aux banques qui aujourd’hui décident de tout (Même des modalités de leur sauvetage)


              • doctorix doctorix 13 novembre 2013 20:36

                Deux ou trois choses à dire.

                D’abord, Giscard er Pompidou étaient deux crapules, qui nous ont imposé cette dette éternelle.
                Ensuite, on n’est pas obligés de rembourser ces dettes : elles s’apparentent à une dette odieuse, ne comprenant principalement que des intérêts usuraires et qu’on pourrait déclarer illégaux.
                L’Argentine a très bien compris le truc, et les créanciers se sont couchés, sauf une poignée qui fait de la procédure en pure perte (les "vautours).
                Le litige remonte à 2001. Au bord de la faillite, l’Argentine entame alors de douloureuses négociations avec ses créanciers privés afin de restructurer sa dette. En 2005 et 2010, 93 % d’entre eux acceptent une décote de près de 70 % sur leurs titres. 
                Enfin, jusqu’en 73, l’inflation et la planche à billet a toujours bénéficié aux petits, tandis que la monnaie forte ne profite qu’aux riches. Ceux-ci parviennent à faire croire que ce qu’ils font est légal, et que ne pas rembourser est malhonnête. Ils oublient juste de dire que les sommes prêtées ne correspondent à aucun argent réel, mais juste de la créarion informatique, et que depuis des décades ils s’engraissent sur ce vol caractérisé par les intérêts qu’ils extorquent.
                Si les banquiers prêteurs en Argentine ont accepté une remise de 70%, pourquoi ne l’exigeons nous pas ?

              • Constant danslayreur 13 novembre 2013 20:53

                Moi je dis que ces dettes qui étranglent peuples et États doivent être remboursées rubis sur l’ongle...
                en monnaie de Monopoly.

                Et à ceux qui objecteraient que vous ne réussiriez plus si vous le faisiez à trouver âme qui banque pour vous prêter un sou, je réponds qu’il vous resteraient vos copains qataris et saoudiens pour vous prêter à taux zéro. Et si jamais ils voulaient eux aussi des intérêts, il n’y aurait qu’à leur répondre que vous en payeriez volontiers si ce n’était pas haram. J’ai dit.


              • poubellelavie poubellelavie 13 novembre 2013 21:23

                Et si on faisait passer un message plus consensuel ?
                Remboursons notre DETTE mais SANS les intérêts.

                Pour 2013 , le 1er poste du budget de l’Etat, ce sont les intérêts que nous devons aux Banques : 46,9 milliards d’euros, plus que la totalité de l’impôt sur le revenu !

                Volià les pancartes qu’on aimerait voir dans la prochaine manif.
                STOP Article 123 du traité de Lisbonne.

                Tout le reste , c’est de la littérature Mélenchonesque qui ne s’attaque pas au mal originel .


              • Constant danslayreur 14 novembre 2013 07:21

                « Et si on faisait passer un message plus consensuel ?
                Remboursons notre DETTE mais SANS les intérêts. »

                D’accord pour plus de réalisme sauf que :

                Et d’un, au travers du service passé de la dette, vous avez déjà payé plusieurs fois icelle. Alors que vos créanciers vous remboursent le trop perçu et vous verrez que c’est eux qui vous doivent de l’argent.

                Et de deux, ce n’est pas parce que vous auriez décidé de « rassurer » vos créanciers en leur disant « vous n’avez aucun souci à vous faire pour votre argent, je refuse juste de payer les intérêts pas la dette elle même », que vous risquez de les voir sourire de satisfaction et s’apprêter à vous prêter de nouveau des que les gallinacées achèteront un dentifrice.

                Et de trois, réveillez-vous m...de, avec quoi payeriez-vous la dette seule hors intérêts ? Dès 2007 figurez-vous et pour payer le service de la dette (118 milliards dont 79.7 de dette principale et 38.3 d’intérêts), vous étiez obligés de contracter une dette nouvelle pour couvrir le tout 118.5 milliards.

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_de_la_dette


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 novembre 2013 17:45

                ’’ Remboursons notre DETTE mais SANS les intérêts. ’’

                Nous avons déjà acquitté 1 500 milliards d’euro en intérêts de la dette publique !

                Vous ne croyez pas que cela suffit !


              • anomail 14 novembre 2013 19:18

                Encore un qui a payé 2 fois et demie sa maison sans s’en rendre compte smiley


              • soi même 13 novembre 2013 18:28

                La première réponse est peut être de mettre, tous nos élus aux mics ?


                • paul 13 novembre 2013 19:02

                  La dette totale est irremboursable . Donc inutile de se torturer les méninges pour y arriver .

                  La première chose à faire c’est d’évaluer la part qui peut être jugée comme légitime à rembourser, puis de supprimer la part des intérêts composés depuis la date d’émission de ces dettes .
                  Rappelons que les seuls intérêts sont de 49 Md / an (= service de la dette) , autant que le budget de l’éducation nationale .
                  Après, les banques sont mises devant le choix suivant :
                   - soit elles récupèrent une partie des prêts, jugés légitimes,
                   - soit elles s’assoient sur le total des prêts .

                  Vu l’effet de contagion dans d’autres pays que pourrait entrainer cette négociation, les banksters pourraient devenir « raisonnables » et choisir « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » !


                  • lloreen 13 novembre 2013 21:35

                    La solution est toute trouvée : il faut rendre à Rothschild ce qui est à Rothschild

                    http://bestofactus.wordpress.com/2013/02/21/dette-rendons-a-rothschild-ce-qui-appartient-a-rothschild/


                    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 16 novembre 2013 18:52

                      site pourri : 9 minutes pour arrêter tous les scripts, malgré le blocage des trackers.


                    • Denzo75018 14 novembre 2013 10:39

                      Un état a toujours besoin d’emprunter, si les étrangers sont détenteurs de 62 % de notre dette et que vous dévaluez notre monnaie, d’une part les Français seront « ruinés » (mais ils l’auront cherché !), mais croyez vous que vous trouverez un investisseur étranger pour nous prêter !?
                      Vous devriez relire l’Histoire des nations qui ont voulu annuler une dette insurmontable en dévaluant : Allemagne (Weimar), Russie (emprunts Russes), Japon ...


                      • jeanpiètre jeanpiètre 14 novembre 2013 14:10

                        argentine, islande....


                      • christophe nicolas christophe nicolas 14 novembre 2013 10:47

                        Très habile mais bizarre... L’état octroie un droit et un capital a une banque pour profiter de son pouvoir d’émettre du crédit. On dirait une circonvolution inutile qui a la fin, finira en inflation, il ne faut pas rêver. 7 milliards deviennent 98 milliards, si elle les dépose de nouveau dans une autre banque, est-ce que cela peut donner 1372 milliards ? J’imagine que non, qu’il y a des garanties à donner, depuis Madoff....

                        La sortie de l’euro ne peut être pensée que comme un geste politique d’autonomie pas comme une contrainte car cela aboutira forcément à de l’inflation et une reprise de production interne. Si c’est ce qu’on veut, il faut le faire. 

                        A mon avis, vu ce qui se prépare, je conseille une reprise d’autonomie généralisée de chaque nation parce qu’elles auront besoin de prendre des décisions fermes. Bref, que chaque pays d’Europe redevienne un pays comme dans le reste du monde...


                        • anomail 14 novembre 2013 10:57

                          ", il ne faut pas rêver. 7 milliards deviennent 98 milliards, si elle les dépose de nouveau dans une autre banque, est-ce que cela peut donner 1372 milliards ?"

                          L’article est ironique.


                        • Gandalf Claude Simon 14 novembre 2013 21:28

                          Alors peux-tu m’expliquer pourquoi BNP-Paribas a des produits dérivés dans ses bilans de 25 fois le PIB de la France (47 000 milliards), le crédit agricole 10 fois ?


                        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 16 novembre 2013 18:55

                          Parce que les traders de BNP-Paribas travaillent dur, la sueur de leur front vaut bien ça.


                        • christophe nicolas christophe nicolas 14 novembre 2013 11:13

                          C’est pour ça que j’ai cité Madoff... sinon, que de milliards...


                          • Gandalf Claude Simon 14 novembre 2013 21:26

                            Peut-être que dans la thèse de l’auteur, l’état n’emprunte plus à la BdF ?


                          • Gandalf Claude Simon 14 novembre 2013 15:24

                            Votre proposition est politiquement intéressante.


                            Cependant, qu’est-ce qui nous protège du phénomène de trappe à liquidités que connaissent les US ? 
                            Bref, il ne faut pas rembourser les emprunts existants avec, mais uniquement les nouveaux déficits, le reste pouvant aller en réduction de taxes.

                            • anomail 14 novembre 2013 19:17

                              Non elle n’est pas intéressante du tout, c’est juste une blague destinée à dénoncer le mécanisme de création de la dette justement.

                              Si les financiers peuvent le faire dans un sens, alors pourquoi ne le ferait-on pas dans l’autre ?


                            • Gandalf Claude Simon 14 novembre 2013 21:25

                              Car chacun son métier peut-être ?


                            • anomail 15 novembre 2013 11:13

                              Ce n’est pas une histoire de métier.

                              La finance mondiale est arnaque assimilable à une pyramide de Ponzi.

                              Une course contre la montre où l’on crée et on échange de l’argent fiduciaire qui n’a aucune valeur intrinsèque, juste la confiance qu’on lui porte car il est censé être garanti par les états.

                              Pour maintenir l’illusion d’un système en équilibre, il faut de plus en plus d’entrants (la fameuse croissance).

                              Regardez ceci :
                              http://www.les-crises.fr/images/0300-monnaies/0315-obligations-bce/03-croissance-france-decennie.jpg

                              Il va bientôt y avoir une rupture, mais que va-t-’il se passer ?


                            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 15 novembre 2013 11:40

                              Merci anomail. Ça faisait un moment que je cherchais ce graphique d’Olivier Berruyer. Il manque le même à l’échelle mondiale (parce que les émergent y viennent aussi, doucement), pour montrer qu’avec la croissance on nous vend une chimère de propagande.


                            • Gandalf Claude Simon 15 novembre 2013 18:16

                              Oui, mais une finance, il en faut, quel qu’elle soit, sauf à revenir au troc.


                              Ce n’est pas parce que la finance mondiale est une arnaque que l’on ne doit pas se gêner de la rétrograder à ses seules prérogatives qui sont essentiellement, le dépôt à vue, l’épargne et le crédit à l’investissement.

                              Si la réserve fractionnaire est une arnaque, elle permet aux banques privés de dégager les marges brutes nécessaires sur l’activité de crédit pour assurer ses fonctions coûteuses. Et elles ne pratiquent pas les marges les plus élevés, loin de là.

                              Il faut savoir que, face à l’absence de rentabilité, le cabinet Mc Kinsey conseillait en 1975 l’alliance financiers-patrons au détriment des salariés. Donc, le graphique de Berruyer ne dit pas si la croissance est limitée par le renchérissement des ressources naturelles ou par l’augmentation des différences sociales qui ont commencé dans les années 70.

                              Donc, il est sans doute intéressant de voir s’immiscer dans le débat une allusion à la décroissance, cependant, je ne considère pas satisfaisant de justifier la décroissance par l’exploitation financière dont nous sommes les premières victimes, ou d’éluder cette exploitation alors que, à l’heure actuelle, opter pour la décroissance ne ferait qu’aggraver nos endettements, qu’ils soient publics ou privés.


                            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 15 novembre 2013 20:53

                              La question n’est pas de venir ou pas à la décroissance. C’est que la croissance s’arrête toute seule. On peut y trouver des bouts de justification à chaque période, mais la tendance est là. Il faut se préparer à faire avec. On ne peut même pas compter sur l’innovation, parce que l’innovation ne se décrète pas, et même la R&D subira tôt ou tard la loi des rendements décroissants.


                            • Gandalf Claude Simon 17 novembre 2013 12:12

                              Je ne pense pas que l’on soit au bout de la croissance, même si un certain effet de satiété ou certaines contraintes de limitation de ressources pourraient justifier votre propos.


                              Etant donné le florilège de la recherche, les faits infirment vos propos concernant la science.

                              Cependant, une société peut être libre de croître, décroître ou stagner, là n’est pas le problème.

                              Le propos d’un économiste est de donner les conditions qui permettent de satisfaire au mieux les revendications et besoins des individus.

                              Le gros tord de la monnaie d’endettement privée est en effet, d’exiger une croissance insoutenable, car seules la création de valeur ou inflation exponentielle permet de s’affranchir de crises. Or, cela est on le sait, insoutenable.

                              Au contraire, la proposition de l’auteur permet un choix de société vis à vis de la croissance.



                            • anomail 19 novembre 2013 10:09

                              <<Donc, il est sans doute intéressant de voir s’immiscer dans le débat une allusion à la décroissance, cependant, je ne considère pas satisfaisant de justifier la décroissance par l’exploitation financière dont nous sommes les premières victimes, ou d’éluder cette exploitation alors que, à l’heure actuelle, opter pour la décroissance ne ferait qu’aggraver nos endettements, qu’ils soient publics ou privés.>>

                              Il ne s’agit pas d’opter ou non pour la décroissance.
                              Il ne s’agit pas d’être pour ou contre la croissance.
                              Il s’agit d’un fait : la croissance diminue régulièrement depuis 40 ans et traverse l’axe des abscisses en ce moment même.

                              Pendant ce temps M. Moscovici et bien d’autres représentants de la pensée unique continuent de nous prédire le retour de la croissance.

                              Vous pensez qu’ils y croient eux-mêmes ?

                              Gouverner c’est prévoir non ? Donc ils sont au courant.

                              Question : Pourquoi cette fuite en avant dans le mensonge ? Qu’essaient-ils de faire ?


                            • Gandalf Claude Simon 15 novembre 2013 18:38

                              Par contre le titre de l’article est inexact, ce sera avec inflation, et de la dévaluation. C’est justement l’objectif recherché afin d’euthanasier les élites européennes au service uniquement des rentiers.


                              • donino30 donino30 16 novembre 2013 02:50

                                J’avoue que je ne suis pas certain d’avoir compris si l’article est ironique ou si il est à prendre au premier degré ? Je suppose que c’est de l’ironie, auquel cas il est excellent, mais après toutes les abominations que j’ai pu lire sur ce site on finit par douter de tout.


                                L’article illustre bien les mécanismes de ponzi et de fuite en avant qui ont conduit au chateau de carte financier mondial, qu’une simple brise un poil plus forte que la faillite de la Grèce suffira à emporter. Les banques ne savent plus à qui elles prêtent, les emprunteurs ne connaissent plus leurs créanciers... Des coquilles vides telles que la banque fictive imaginée dans l’article existent partout dans le monde, les mêmes actifs de contrepartie sont utilisés dans de multiples établissements par des simples jeux d’écriture, telles que celles qui ont conduites à la faillite la barings bank. Tout cela n’a plus aucun sens, les milliards se font et se défont sur une simple poignée de main et un bisous. Une petite visite de Ouattara à nice et paf, Hollande annule une dette de 3 milliards comme ça, tout sourire.. Ah comme le bon vieux temps des usuriers me manque !! 

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