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Lost Cost

Le low cost (terme anglais signifiant « bas coût »), est un modèle économique. Il a pour principe de répercuter, sur le prix final au consommateur, la minoration des coûts inhérents à un produit ou service. Ainsi, une entreprise se basant sur ce concept, cherchera à proposer des prix attractifs en minimisant ses coûts fixes et ses coûts variables.

La démarche du low cost est dans une certaine mesure l’inverse de celle de la montée en gamme.

Argument de marketing, voir philosophie de vie, le low cost est insidieusement rentré dans nos vies, petit à petit, l’air de rien, il y a quelques années, tirant les prix vers le bas mais aussi notre perception du confort et du bonheur.

Ce fut la nourriture qui fut la première impactée ; la grande distribution, sous couvert de tarifs réduits, mais avec une qualité vraiment médiocre, nous a conduits sur les chemins de la malbouffe, de l’obésité et des maladies comme l’encéphalopathie spongiforme bovine.

Puis ce furent les voyagistes et les compagnies aériennes qui, sacrifiant le confort et la « belle » prestation, nous ont emmenés à l’autre bout du monde pour trois fois rien où on nous offrait des hébergements vraiment chip créant le tourisme de masse dans son horreur et sa vulgarité. Puis vinrent l’habillement low cost, la hifi, l’informatique, l’ameublement, les voitures, les logements, les Telecom réduisant les prestations et rognant de plus en plus sur la qualité.

Les conséquences furent que l’on consommait tout et n’importe quoi, de plus en plus avidement avec de moins en moins de discernement, goulument et sans complexe.

La chasse au prix les plus bas a également conduit les industriels à produire nos biens de consommation dans les pays où les salaires étaient les moins disant (Asie du sud-est, puis Chine) au détriment de la compétence et du savoir-faire des exécutants, enclenchant l’infernale spirale.

La qualité finale s’en ressentait, mais « à ce prix » on ne pouvait pas non plus attendre des miracles.

Alors, on en rachetait, encore moins chers, encore moins durables, chaque fois de plus en plus blasé.

Des générations entières ne sauront jamais ce qu’est un produit de qualité et, aussi, et c’est plus grave, puisque tout est disponible pour tout le monde, n’auront jamais cette joie d’obtenir quelque chose après l’avoir vraiment désiré.

Suivant la théorie selon laquelle ce qui n’augmente pas est irrémédiablement appelé à régresser, le lowcost ne nous maintiendra pas longtemps dans notre petit confort consumériste.

Le « moins cher » exclut tout progrès tant technologique que social, toute règle éthique et tout respect de l’autre ou de l’environnement.

Pour gagner notre beefsteak prionisé (quotidien !!!), il nous faut maintenant accepter de voir notre train de vie se réduire, allant même jusqu’à manger de la merde.


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10 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 17 novembre 2009 17:07

    la delocalisation date de debut 70
    donc avant le low cost
    il ne faut melanger lqualite et consumerisation low cost
    une paire de godasses en cuir a 100€ dure 10a
    une merde a 20, 1 an
    au final on paye beaucoup plus cher


    • Jean-paul 18 novembre 2009 02:32

      10 ans avec les memes pompes .Elles ne doivent plus etre a la mode .
      Tu pars a Londres de 100 euros tu peux les avoir pour 20 euros en periode de solde .


    • zelectron zelectron 17 novembre 2009 18:18

      low cost = ultra low quality


      • Intrepid_ibex 17 novembre 2009 20:39

        Tout à fait d’accord.
        Low cost ? Plus cher et moins bonne qualité pour le consommateur, moins payé pour le producteur, et des plus values énormes pour les distributeurs. En un mot cela accentue les inégalités et pèse sur la consommation en détruisant la classe moyenne.
        C’est une des raisons de la crise actuelle. Les délocalisations engendrées pèsent sur les salaires des pays occidentaux, et au final, la classe moyenne vit à crédit pour maintenir son pouvoir d’achat. Et lorsqu’il n’y a plus de crédit, le système explose. Sans classe moyenne, il n’y a plus de consommation (et de démocratie).


        • Jean-paul 18 novembre 2009 02:36

          Pour 2 heures d’ avion pas besoin de champagne .Tourisme de masse dans son horreur et sa vulgarite( et les campings en France ??) ,tout depend a quelle periode tu prends tes vacances .


          • Jean-paul 18 novembre 2009 02:40

            Hyunday construit des bonnes voitures .


            • Jean-paul 18 novembre 2009 02:58

              L’auteur pour ecrire son article utilise-t-il un ordinateur de marque francaise vieux de 10 ans ,qui a l’epoque etait surement un produit de grande qualite ???


              • foufouille foufouille 18 novembre 2009 10:25

                 maxi disons plutot 1995-7
                vers cette epoque ca a commence a etre moins resistant
                surtout les alimentations atx


              • LE CHAT LE CHAT 18 novembre 2009 16:22

                en ce momement on a aussi un low parti socialiste , c’est vraiment devenu de la merde !  smiley


                • M.Junior Junior M 19 novembre 2009 12:13

                  Les joies de la finance du low cost et de l’innovation ou quand la France préfère le chômage

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