Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Louis Gallois et la restructuration d’Airbus

Louis Gallois et la restructuration d’Airbus

Louis Gallois, co-président d’EADS, président d’Airbus, était l’invité de RTL, ce matin, à 7 h 50.Les raisons de sa présence sur l’antenne sont évidentes. Il présente un plan de restructuration de l’avionneur européen qui entraînera, à terme, la suppression de 10 000 emplois. Les réactions sont nombreuses, le dossier est même devenu l’un des enjeux de la campagne électorale française. Il était donc intéressant d’entendre Louis Gallois, ce matin, au micro de RTL. Au fil du propos, il a donné plusieurs informations, de statut et d’importance variables. Il est apparu, assez nettement, que son plan n’était plus modifiable. Un comité d’entreprise d’Airbus est convoqué pour le 14 mars. Les syndicats attendent de leurs dirigeants plusieurs changements, concernant les suppressions de postes envisagées ou la répartition de la production entre les différents sites du groupe. Sur ces points, Louis Gallois, ce matin, a laissé peu d’espoir. Dans l’une de ses réponses, il a justifié certaines suppressions de postes par la nécessité d’intégrer enfin les structures des quatre entreprises originelles, fondues en 1999 pour donner naissance au géant européen de l’aéronautique. Cette formulation même rend bien compte du caractère hybride, complexe, de ce mécano industriel dans lequel, par exemple, l’État français possède 15% des actions sans qu’il puisse les traduire dans une influence réelle au sein du conseil d’administration. Dans la situation de concurrence que connaît Airbus avec EADS, cette complexité est, bien sûr, un boulet. L’augmentation de capital annoncée pour EADS ne sera pas immédiate. C’est une autre des informations délivrées par Louis Gallois. En réalité, l’entreprise va bien, sa trésorerie et son carnet de commandes sont garnis. C’est le futur, la somme des investissements à réaliser pour l’A 350, les dédits à payer aux compagnies aériennes qui ne disposeront pas de l’A 380 aux dates promises, qui obscurcissent l’horizon d’EADS. Un appel d’argent sera donc nécessaire dans le futur, mais l’échéance se situe à deux-trois ans. D’ici là, la disponibilité qu’a fait connaître l’État français pour contribuer à cette augmentation de capital aura pu se dissoudre dans les contraintes budgétaires que l’on connaît. Ce qui, sans doute, ravira le partenaire allemand qui ne souhaite pas vraiment que la puissance publique hexagonale s’investisse davantage. Le meilleur service à rendre à EADS, en effet, serait de lui permettre de trouver un opérateur décidé, motivé, pour qu’enfin les choses soient prises en main et qu’une gouvernance absurde et obsolète, une co-direction formée à parité de nationalité, soit réformée. Pour cela, il ne faut sans doute pas compter sur le groupe Lagardère, actionnaire privé officiellement opérationnel du côté français, remarquablement muet depuis le début de cette crise. Le peu d’intérêt que manifeste ce groupe pour les affaires de l’aéronautique, qui fut pourtant son premier métier, justifie amplement qu’il vende les actions qu’il possède et laisse d’autres acteurs prendre le relais.Toujours à ce propos, Louis Gallois a mal caché le peu d’enthousiasme que lui procure le projet des régions françaises, dirigées par des responsables socialistes, d’entrer au capital d’EADS. Ce serait mal utiliser l’argent des contribuables, a-t-il suggéré au micro. Ségolène Royal, à l’initiative du projet, appréciera.

Tiens, j’ai cité le nom de la candidate socialiste. J’y rajoute celui de Nicolas Sarkozy. Le Canard enchaîné revient, cette semaine, sur la composition de leur patrimoine personnel pour tenter de montrer que la franchise et la transparence ne sont pas leur point fort dans leurs déclarations sur le sujet. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que la politique et ses acteurs ruinent leur autorité s’ils ne s’astreignent pas à l’exemplarité. Ne pas dire la vérité au fisc, sous évaluer son patrimoine pour payer moins d’impôts, peut se révéler dévastateur quand on détermine soi-même, en tant que législateur, l’assiette et le taux desdits impôts. Paraître bénéficier d’avantages et de facilités pour aménager sa maison quand on est un élu, alors que tant de Français se heurtent à des réglementations certainement utiles mais parfois complexes, revient à ruiner la légitimité de ce qui est demandé à tous au nom de l’intérêt général. Plus et mieux que les autres, les élus doivent respecter la loi, les lois, pour que les citoyens les acceptent et les respectent aussi. Tout cela est simple, évident, banal à force de simplicité et d’évidence. Où donc, sinon dans un sentiment d’impunité tellement ancré dans les mentalités dirigeantes, s’enracinent ces comportements qui négligent le simple bon sens ? On croit parfois que les changements générationnels apportent des changements tout court. C’est évidemment faux. Le problème, c’est la culture, les moeurs, les habitudes. Et cela concerne tout le monde, les jeunes comme les vieux, les vierges blanches comme les cheveux gris, les gens qui ont changé et aussi ceux qui ont rassis.


Moyenne des avis sur cet article :  3.64/5   (56 votes)




Réagissez à l'article

22 réactions à cet article    


  • (---.---.7.126) 7 mars 2007 11:07

    Dans le cas d’EADS, et une fois de plus, les politiques qui ont négocié sa structure et pourvus aux nominations sont entièrement responsables de la crise actuelle :

    une présidence bicéphale dont le fonctionnement logiquement chaotique relève plus de la tératologie que de la vie des entreprises

    une co présidence technocratique et incompétente se livrant à des escarmouches et organisant une rupture de communication et de visibilité entre les centres vitaux de l’entreprise,

    une dissimulation (politique) de la crise pendant deux voire trois années et un report des mesures de redressement par peur d’affronter les syndicats et l’opinion

    une gabegie de frais généraux, de dispendieuses implantations purement politiques et des contrats de sous traitance défavorables

    Alors pour remédier à la crise, il faudrait maintenant que les régions entrent au capital d’EADS avec les impôts des contribuables ! Qu’une fois encore, les assujettis paient la casse de leurs politiques, qui eux demeurent impunis.

    Une telle idée est autant scandaleuse qu’inutile car les montants en jeu sont si ridiculement faibles qu’une telle mesure s’apparenterait pour EADS à un cautère sur une jambe de bois !

    L’idée venant des négociateurs de la structure d’EADS il n’y a pas de surprise. Il faut bien que la spirale de l’échec fasse une complète révolution sur elle même.

    Il est tout de même amusant de constater que cette affaire et le plan social qui en découle est mise en lumière, jetée en pature au médias à trois mois des élections. Je ne crois pas au hasard......

    Les dissimulations fiscales des candidats sont des questions mineures à coté de cette affaire, encore que celà illustre la manière de gouverner dont nous sommes gratifiés depuis presque un demi siècle.

    Celà illustre aussi la crédulité et la passivité des citoyens qui permet de transformer le jeu démocratique en autocratie.


    • nessoux (---.---.25.117) 7 mars 2007 14:00

      Cette entreprise à une longue histoire qui à conduit à ce qu’elle est aujourd’hui. Elle a au mois le mérite d’exister même si des réformes sont nécessaires.

      Votre vision simpliste et ignorante de l’histoire est basée sur le « tous pourris » et n’a jamais mené à rien. Même pas à une fin car pour mourrir il faut au moins naître un jour.


    • (---.---.7.126) 7 mars 2007 16:31

      Nessoux, votre commentaire est stupide. Vous énoncez des lieux communs pour dire votre désapprobation mais vous ne savez rien de cette histoire


    • BAERTJC (---.---.86.28) 7 mars 2007 17:31

      Ah quand les politiques se mèlent de tout ! Vous avez raison, les difficultés d’Airbus sont d’abord une erreur congénitale que Monsieur Jean PIERSON, ex PDG d’Airbus ne nie pas. Contrairement à BOEING qui étudie et assemble tout à Seattle en faisant supporter aux sous-traitants les aléas financiers des en-cours de production sur des process à cycle long, en Europe les politiques on essaimé des sites un peut partout, ont fait se ballader les pièces dans toute l’Europe, voire même depuis le Canada et recruter des contrôleurs qui controlent les controleurs jusqu’au mode quadri-céphale : Français,Allemands,Britanniques et espagnols. Tout ce cirque a un coût qui pèse sur le coût complet de production. Il faut certainement sortir de Polytechnique ou de l’ENA pour le comprendre ! A juste titre, Boeing attaque régulièrement Airbus en concurrence déloyale sur les prix de vente. Quant aux difficultés techniques de production (l’avion A380 ni ses frères de la gamme ne sont en cause) elles viennent essentiellement actuellement de ce que les études de cablage pour l’A380 ont été réalisées avec des logiciels développés par Toulouse , logiciels que les Allemands n’ont pas voulu acheter. En conséquence les robots de cablage de Hambourg qui travaillent sur un système d’aide informatique développé par les Allemands ...pédalent dans la choucroute. Une armée de techniciens allemands est donc à pied d’oeuvre à Toulouse pour remédier amnuellement à ce qui donne du fil à retordre et deux ans de retard de livraison de ce bel oiseau. Enfin Monsieur Gallois en est à son second passage dans la maison , il aura d’autant plus de facilité à déméler cette embrouille que quelque part..... avant de rejoindre les rails de la SNCF il était au départ du coup des études de l’A380 !


    • maxxis (---.---.161.169) 7 mars 2007 22:00

      desole de vous le dire vous n’apportez rien au debat vous ne faites que reprendre ce que les medias ici ou la en on fait l’echo.Vous passez sous silence la gestion de noel forgeard et son fameux parachute mais peut etre pour vous c’est pas significatif tout comme le patrimoine des 2 principaux candidats a la presidentielle.Dans l’art de noyer le poisson vous etes un artiste,veritablement....mais que vous soyez encarte sarko m’etonnerait pas du tout bien au contraire..


    • (---.---.7.126) 7 mars 2007 22:26

      maxxis, c’est grace à une multitude de con...vaincus comme vous que les politiques parviennent à transformer la démocratie en dictature à leur profit.


    • (---.---.140.77) 7 mars 2007 23:28

      126. « Une multitude de con » Con prend un S. Con !!!


    • fredR31 (---.---.28.122) 8 mars 2007 19:52

      Noel Forgeard etait responsable d’Airbus avant de prendre la place de Ph Camus comme co-gérant d’EADS. Il a été pdt plusieurs années en charge de la division avions d’EADS, et c’est sous son mandat qu’EADS a doublé Boeing (plus de commandes, plus de livraisons). Il a donc plutot bien fait son job de manager a la tête d’Airbus, le passage a l’étage supérieur lui aura été fatal : 1) l’A380 était un projet industriel extrèmement ambitieux, déstiné à se poser en égal de Boeing (qui vend des super-jumbo comme le 747 depuis les années 60) une bonne fois pour toutes. Des risques programmatiques ont certainement été pris dans cette optique (planning tendu, orga industrielle très complexe) et le 1er grain de sable a fait capoter la machine. Car malheureusement et même si les ingénieurs/technicies/ouvriers d’Airbus ont excellement travaillé (avion techniquement réussi), l’organisation industrielle aurait certainement été perfectible. Le manque de leadership (2 boss de nationalités différentes) n’a pas permis une prise de décision industrielle rationnelle (des sites de prod optimisés, une commonalité des outils d’ingénierie et de production). NF a une responsbilité bien sur, mais c’est l’ensemble de l’équipe dirigeante qui est en cause ainsi que les actionnaires. NF paye donc pour cet échec. 2) La vente de ces stock-options n’est pas passée dans l’opinion (bien que à EADS les « fenêtres de tir » pour les vendre soit très étroite), d’autant + que c’est intervenu peu avant l’annonce des retards qui feront chuter les cours en bourse. Cependant, meme s’il reste bcp de suspition sur l’a-propos de cette vente, les 5 millions d’euros touches représentent 0,1% de ce que coûte le retard de l’A380, soit bcp de bruit pour rien en fin de compte.

      Cordialement


    • nessoux (---.---.25.117) 9 mars 2007 10:17

      J’ai la chance justement de très bien connaitre cette histoire car j’y participe depuis des années. Ca change des gens qui affirment sans le minimum de connaissances


    • Nathanael (---.---.252.201) 7 mars 2007 11:49

      Article intéressant sur le début, mais vite rabattu sur une pique sur Sarko.... dommage ! (à ce propos, le canard enchainé s’intéresse aussi au patrimoine de Sego, comme quoi ils sont pas sectaires smiley )


      • diamant (---.---.70.59) 7 mars 2007 13:34

        Vous mettez en cause Jospin qui a accepté le plan proposé par deux industriels à l’époque : LAGARDERE et DAIMLER pour mettre la main sur l’aéronautique européen. La Direction bicéphale a été accepté à l’époque (en 1998) et que s’est-il passé depuis ? Les Français ont esayé de récupérer la Direction seuls, refus des Allemands. Daimnler veut quitter Airbus et Lagardère aussi. Et qu’a fait le gouvernement français pour aider l’entreprise ? Cela fait un an que la crise est connue !!!


      • (---.---.7.126) 7 mars 2007 13:57

        Quand on ne sait rien on se tait !


      • nessoux (---.---.25.117) 7 mars 2007 13:51

        Airbus est né d’une volonté politique en Europe il y a plus de 30 ans et les états fondateurs ont soutenus cette activité pour qu’elle existe à long terme. Ce soutien était indispensable pour que le nouveau-né devienne un adulte et que les avions de ligne ne soient pas tous Made in USA.

        Aujourd’hui Airbus est adulte et doit pouvoir fonctionner normalement. Les états doivent accepter cela au lieu de chercher à se garder les meilleurs morceaux car c’était l’objectif commun visé dès l’origine.

        Mr Gallois a raison quand il indique que l’argent du contribuable pourrait être mieux utilisé sauf peut-être au pays des rêves où les contribuables du Poitou-Charentes seront ravis de payer plus sans réformer.


        • rjolly (---.---.227.38) 7 mars 2007 15:08

          Avec le pic pétrolier le transport aérien ne sera plus rentable à une échéance de l’ordre d’une décennie. Dans le domaine routier l’état a compris et privatisé l’infrastructure autoroutière : le contribuable n’aura pas à financer l’agonie de la civilisation de la voiture. Dans le domaine aérien, il est donc urgent de se retirer d’Airbus.


          • Reinette (---.---.38.1) 7 mars 2007 16:25

            Liberté d’informer : Lettre ouverte à M. Louis Gallois, Président d’Airbus et co-Président d’EADS

            ...lettre ouverte qui met en cause la subordination du droit d’informer au service de communication d’une entreprise : en l’occurrence le droit d’informer des reporter-photographes ;

            Toulouse, le 05 février 2007 Monsieur Louis Gallois Président d’Airbus, co-Président d’EADS 37, boulevard Montmorency, Paris 16ème

            Monsieur le Président,

            Les journalistes et photojournalistes signataires de ce courrier s’étonnent des « restrictions » apportées par Airbus à la couverture image du vol ouvert à la presse le 7 février prochain au départ de Toulouse-Blagnac.

            Alors que l’ensemble des agences, représentées par des journalistes texte, sont invitées par votre société à participer à ce vol, que des télévisions y seront également, les photojournalistes en sont exclus ... une fois de plus.

            Le service communication d’Airbus nous propose un jeu de photos effectué par un de vos sous-traitants non-journaliste. Au-delà de ce choix d’images imposé et contrôlé c’est toute la fonction de photojournaliste professionnel et de liberté d’expression qui sont remises en cause.

            A votre arrivée à la présidence d’EADS et lors de vos premières rencontres à Toulouse avec les personnels, l’ensemble des reporter-photographes et journalistes d’images avaient déjà été confrontés à ce problème. Nos rédactions avaient dû alors se « servir » dans une production d’images contrôlée par vos services.

            Nous protestons contre cet état de fait imposé que nous considérons comme une entrave à la liberté d’informer.

            - Jean-Philippe Arles - reporter-photographe Reuters Toulouse
            - Antoine Armand - journaliste France3 Toulouse
            - Clément Alet - journaliste France3 Toulouse
            - Nicolas Auer - JRI France Télévision Toulouse
            - David Bobin - JRI M6 Toulouse
            - Lucie Boisard - journaliste France3 Toulouse
            - Lionel Bonaventure - reporter-photographe AFP Toulouse
            - Thierry Bordas - reporter-photographe La Dépêche Toulouse
            - Gilles Bouquillon - reporter-photographe Gamma Toulouse
            - Jacques Brinon - reporter-photographe Associated Press Paris
            - Eric Cabanis - reporter-photographe AFP Toulouse
            - Thomas Coex - reporter-photographe AFP Paris
            - Elise Daycard - journaliste France3 Toulouse
            - Olivier Denoun - journaliste France3 Toulouse
            - Frédéric Dessort - rédacteur-en-chef Midi e-news Toulouse
            - Jean-Pierre Duntze - journaliste France3 Toulouse
            - Nicolas Dupin de Beyssat - journaliste France3 Toulouse
            - Xavier de Fenoyl - reporter-photographe La Dépêche Toulouse
            - Philippe Font - journaliste Le Parisien/Aujourd’hui Toulouse
            - Bruno Frediani - journaliste France3 Toulouse
            - Nicolas Fusari - adjoint au rédacteur-en-chef photo AFP Paris
            - Rémy Gabalda - reporter-photographe Associated Press et Le Parisien Toulouse
            - Véronique Galy - journaliste France3 Toulouse
            - Yves Garric - journaliste France3 Toulouse
            - Jean-François Gea - journaliste France3 Toulouse
            - Alexandre Gelebart - reporter-photographe 20 Minutes et Agence Rea
            - Georges Gobet - reporter-photographe AFP Dakar, ex-Toulouse
            - Stéphane Hébrard - journaliste France3 Toulouse
            - Serge Issaly - journaliste France3 Toulouse
            - Gérard Julien - rédacteur-en-chef photo AFP Paris
            - Frédéric Khalkhal - journaliste 20 minutes Toulouse
            - Didier Labertrandie - journaliste Centre-Presse Rodez
            - Frédéric Lafont - JRI L’équipe TV Toulouse
            - Franck Madoeuf - journaliste AFP Toulouse
            - Nathalie Malaterre - journaliste La Dépêche économie Toulouse
            - Valère Mbéa - journaliste France3 Toulouse
            - Patrick Meneyrol - journaliste Europe 1 Toulouse
            - Juliette Meurin - journaliste France3 Toulouse
            - Pierre Nicolas - journaliste France3 Toulouse
            - Serge Pagano - agence reportages-press.com Marseille
            - Pascal Pavani - reporter-photographe AFP Toulouse
            - Michel Pech - journaliste France3 Toulouse
            - Eric Piermont - adjoint au rédacteur-en-chef photo, chargé de l’économie, AFP Paris
            - Jean-Jacques Py - journaliste France3 Toulouse
            - Gilles Ramel - journaliste AFP Toulouse
            - Antonio Raluy - journaliste AFP Toulouse
            - Marc Raturat - journaliste France3 Toulouse
            - Alain Raynal - journaliste l’Humanité Toulouse
            - Marc Robert - journaliste France3 Toulouse
            - Claire Sardain - journaliste France3 Toulouse
            - Maxime Sounillac - JRI LCI et LEquipe TV
            - Martin Venzal - journaliste La Tribune Toulouse
            - Michel Viala - reporter-photographe Dépêche du Midi Toulouse
            - Pierre Viaud - journaliste RMC Toulouse
            - Emmanuel Watremez - journaliste France3 Toulouse
            - Nicole Zimmermann - journaliste France3 Toulouse

            Liste non exhaustive...


            • Reinette (---.---.38.1) 7 mars 2007 16:29

              - Airbus, héros malchanceux. Dans Le Figaro (23 avril 2005), on apprenait en creux et en clair que le retard qui rend fou « d’impatience » est tel que « certains professionnels s’interrogent sur le véritable calendrier de vol de l’A 380 » : « il est possible que l’encombrement de l’agenda médiatique lié aux décès du pape et du prince Rainier ait eu un impact sur la fenêtre de tir d’Airbus », remarque Jean-Christophe Alquier, délégué général de l’agence Harrison and Wolf.


            • bernard29 candidat 007 8 mars 2007 01:07

              Personne ne dit à EADS que ça suffit. Voilà « une entreprise qui va bien, sa trésorerie et son carnet de commandes sont garnis ».

              Comme ils ont fait des conneries stratégiques et de production, (A380), EADS veut donc partager le fardeau avec les contribuables afin de ne pas remettre en cause le futur merveilleux d’ AIRBUS. Les actionnaires font mine d’être réticents de remettre au pot. Pour médiatiser l’ampleur d’une crise à venir on mijote un plan social pour bien faire sentir le besoin de subventions. Hop , plan social sans licenciements secs. Donc tout le monde est content. Pour faire monter les indemnités, Hop, une petite manifestation où les syndicats « montrent leurs forces » comme d’hab. (15 000 personnes dans les rues à toulouse). Mais Toulouse n’est pas touché par les licenciements si j’ai bien suivi, c’est pas grave c’est du marketting.

              les annonces pleuvent. l’Etat français est d’accord pour remettre au capital, Les régions poussent à le roue. Ca fonctionne. La france c’est fait. Maintenant à l’Allemagne. Meme résultat attendu. Le plan social ? les Etats vont s’en charger en partie et de plus on remettra au capital quand il y aura besoin.

              Opération lobbying réussie. Airbus peut être rassuré, tout sera financé et on ne parle plus des déboires et des dédits de l’A 380, maintenant il est temps de revenir à des annonces sur l’A 320 et l’A 350. Car bien sûr c’est un super projet l’A350, mais on n’a pas assez de sous pour investir dans sa production.

              les actionnaires sont contents, les préretraités aussi, les politiques aussi qui ont ainsi montré qu’ils ont sauvé le fleuron européen, les syndicalistes ont fait un peu de marche à pieds et montré leur bouilles à l’écran..

              Tout roule, la preuve que la mobilisation paye toujours est faite. C’est pas les actionnaires qui diront le contraire.

              Voilà ce que j’ai compris d’EADS, avec vos mêmes informations résumées dasn votre paragraphe suivant ; « En réalité, l’entreprise va bien, sa trésorerie et son carnet de commandes sont garnis. C’est le futur, la somme des investissements à réaliser pour l’A 350, les dédits à payer aux compagnies aériennes qui ne disposeront pas de l’A 380 aux dates promises, qui obscurcissent l’horizon d’EADS. Un appel d’argent sera donc nécessaire dans le futur, mais l’échéance se situe à deux-trois ans. »

              Et on dit que les chomeurs sont des assistés !!!


              • Magnac (---.---.194.249) 8 mars 2007 09:43

                Alors plusieurs grosses erreurs dans ton commentaire :

                1- Toulouse est bien touchée par les pertes d’emplois —> 1100 emplois supprimés (c’est le plus gros chiffre de tous les sites d’Europes quand même !!)

                2-EADS est une entreprise qui va bien, son carnet de commande est plein.... FAUX !! Airbus va bien !! Pas EADS qui réalise des pertes en 2006 !! Il faut pas confondre : EADS c’est un groupe composé d’Airbus, Astrium... et d’autres.

                Voila juste pour remettre les choses dans l’ordre smiley


              • bernard29 candidat 007 8 mars 2007 10:52

                OK ! mea culpa sur ces points et d’autres peut-être par avance.

                Donc il semblerait que l’on fasse mousser le problème Airbus, pour « assister » l’actionariat d’EADS ?? C’est ce que je voulais dire intuitivement, mais pas sans approximations donc.


              • bernard29 candidat 007 9 mars 2007 10:08

                Eh bien non ! Airbus ne va pas bien non plus ( pertes en 2006 et pertes prévues en 2007) voir le monde d’aujourd’hui -( 09/03)


              • Forest Ent Forest Ent 8 mars 2007 01:11

                Bon faut pas tout mettre sur le même pied, là-dedans.

                Lagardère et Forgeard ont vendu leurs actions en trois semaines, puis annoncé après les retards de livraisons. Il y a une suspicion évidente de délit d’initié. Une enquête est en cours. Il s’agissait de centaines de millions d’euros.

                Mme Royal a truandé sa feuille d’impôt de 6000 euros. C’est passible d’un redressement fiscal.

                M Sarkozy s’est fait en partie offrir un appartement par un fournisseur de la ville dont il est maire. C’est une peccadille. Ca vaut quatre ans de taule sous l’appellation de « prise illégale d’intérêt ».

                Alors on ne fait un pas un discours paternaliste général du genre « c’est pas bien les copains ». On attend que justice passe, et elle a méchamment intérêt. smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès