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Lundi noir

Les économistes de renom l’avaient affirmé haut et fort courant 2008 : le pire de la crise des « subprimes » est derrière nous.

La crise du prêt hypothécaire tout droit venu des Etats-Unis a constitué le premier domino d’une série de défaillances toutes plus colossales les unes que les autres. Les dominos du système financier international tombent, entraînant dans leur chute les établissements les plus exposés sur le marché des liquidités, mais aussi l’ensemble de ceux qui souhaiteraient venir en aide aux branches « pourries » d’un arbre qui s’écroule et doit s’écrouler.

L’année 2007 aurait pourtant dû alerter les golden boys de Wall Street ainsi que les attentifs et soucieux responsables de ce monde sur l’ampleur d’une crise sans précédent.

Le prêt hypothécaire « Subprime », octroyant la capacité à n’importe quel agent de pouvoir emprunter en se cautionnant sur la valeur du bien acquis, était une quadruple bombe à retardement :

  • 1 : parce qu’il gonflait artificiellement l’activité économique des Etats-Unis, déjà dopés à la méthode forte par des taux au plus bas depuis 2001 ;

  • 2 : parce qu’il engageait des agents insolvables sur des taux variables, donc susceptibles de rendre les créances « pourries » (irremboursables) ;

  • 3 : parce que les créances avaient été transférées à des organismes financiers sous forme de « titres », eux-mêmes noyés dans des produits financiers diluant le titre « risqué » dans la masse, le tout contre des liquidités asséchant alors le marché interbancaire ;

  • 4 : parce que les prix de l’immobilier ne pouvaient pas éternellement monter jusqu’au ciel, et que, par conséquent, la caution était partiellement fictive.

Pour être « In », les organismes financiers se devaient de détenir des titres à risques, engageant leur fonds pour financer des emprunts auprès d’agents insolvables, d’autant plus insolvables que leurs intérêts d’emprunts s’envolaient – laissant des milliers d’Américains sur le carreau et se devant de laisser leur maison/bien en saisie –, mais encore plus insolvable quand la valeur même de leur bien face aux premiers mis à la rue venait elle aussi à s’effondrer.

Toute la machine était conçue sur un gain instantané, artificiel fondé sur un risque « exponentiel » où le premier revirement de paramètres entraînait la chute des dominos financiers.

La hausse des taux liée à des paramètres économiques a entraîné l’insolvabilité des plus fragiles, entraînant dans leurs déboires la chute des prix de l’immobilier. Les milliers devinrent millions, les millions concernés par des prêts de centaines de milliers d’euros.

Le calcul devint simple : million x centaines de milliers = centaines de milliards. Les organismes de prêt furent les premiers à sentir le vent tourner, mais adossés sur de grands organismes qui endossaient les risques et les gains jusqu’alors, ce furent finalement ces grandes institutions qui furent les premières à prendre conscience du cyclone en approche.

En 2007, il fallait déjà agir et demander des comptes. En 2007, il fallait déjà que des établissements tombent. En 2007, il fallait que ceux qui avaient pris des risques tombent.

Au lieu de cela, la Fed, la BCE, le FMI et les politiques ont choisi d’attendre, faisant confiance aux organismes financiers pour leur dire la vérité.

En quelques mois, les organismes financiers (banques et assurances) ont cherché à savoir, ont su et n’ont rien dit. Elles ont pourtant agi en « back-office » en se méfiant les unes des autres, gelant leurs prêts interbancaires, poussant la Fed et la BCE à injecter des « liquidités ». Plusieurs fois, avec des sommes colossales. Il y eut aussi les impacts collatéraux annonciateurs comme la Northern Rock ou la Société générale, comme des prémices annonçant la non-étanchéité de la crise aux Etats-Unis.

Sur le fond, personne n’osa agir, laissant le « cyclone » se charger en énergie, se nourrissant des nouvelles faillites, de l’insolvabilité des ménages, de la faiblesse de l’économie américaine, des perfusions à contre-effet de la Fed et de la BCE. Plus les agents extérieurs venaient soutenir les branches pourries, plus l’arbre se pourrissait à la racine, de plus en plus fort, de plus en plus vite.

Marché interbancaire figé, liquidités en panne, croissance en berne, consommation en chute : l’exposition était maximale pour les créanciers.

14 septembre 2008, 1er coup de tonnerre : Lehman Brothers annonce sa faillite. 4e banque des Etats-Unis, coincée sur le marché interbancaire par JP Morgan Chase et par l’absence de liquidités, plombé par l’adossement de son actif sur le cours de bourse, fragilisé par le cas Bear Stearns, la faillite est inéluctable.

La Fed n’intervient pas. Elle a raison

16 septembre 2008 : AIG (1er assureur mondial) et Merryl Linch dévoilent leur faiblesse. L’ampleur des concernés contraint la Fed à agir, mais aussi l’Etat américain à intervenir. La crise financière est définitivement là. Le cyclone rentre en contact : il est chargé à bloc.

L’Etat américain, le plus endetté du monde, annonce qu’il souhaite intervenir pour racheter les créances douteuses qui ne valent plus rien pour sauver les grands groupes et donner un coup d’arrêt au jeu de massacre de dominos.

En Europe et en Asie, la confiance s’étiole à grande vitesse et, malgré les propos de Mme Lagarde, la réalité traverse instantanément l’Atlantique : aucune banque n’est à l’abri. La méfiance s’installe, certains tentent des coups de poker profitant des faiblesses des autres, d’autres attendent de voir qui va craquer le premier et où cela va se passer.

Fin septembre, c’est l’attente du Plan « Paulson » qui doit injecter plus de 780 milliards d’euros pour sauver le système financier qui tient le devant de la scène. En back-office, c’est la panique.

L’attente dévoile les plus fragiles, le système étant figé : Washington Mutual et Fortis côté UE viennent allonger la liste. Natixis frôle la zone rouge et Dexia la dépasse.

Dexia, cette banque qui prête aux collectivités, la plus solide et, comme dirait Mme Lagarde, un établissement bancaire français aux fondamentaux sains. Certes, les établissements bancaires français ont une solidité « constitutionnelle » avec leur volet banque universelle (détail + finances) ainsi qu’une obligation de disposer d’un certain niveau de liquidités. Mais Dexia démontre que plus aucun établissement n’est à l’abri.

Parallèlement, la crise économique arrive : récession (croissance négative), hausse du chômage, pannes des moteurs économiques. Les prévisions de l’industrie touchent un creux historique.

La crise financière a alimenté pendant un an une crise économique rampante qui vient à son tour régénérer la crise financière : le cyclone est sur les terres, toujours aussi fort.

Début octobre : Le Plan Paulson « 1 » est recalé, notamment par les Conservateurs qui refusent l’intervention de l’Etat (principes fondamentaux du libéralisme). En Europe, la fragilité politique éclate au grand jour, l’Irlande faisant cavalier seul – fragilisant les établissements britanniques – et la France invente des dispositions :

  • une garantie de l’Etat à hauteur de 70 000 € pour les fonds particuliers (en vigueur depuis une loi de 1998 sous Jospin) : rien de nouveau ;

  • une intervention de l’Etat pour sauver Dexia (3 milliards d’euros) alors qu’un mois à peine auparavant il était impossible de trouver 10 € pour le RSA ;

  • une intervention de l’Etat pour acheter « hors marché » 30 000 logements afin de soutenir le BTP : une goutte d’eau pour retarder l’échéance.

 En UE, la crise financière installe sa présence. Les premières défaillances d’entreprises faute de prêts arrivent. Les premiers particuliers à la rue se font jour avec des prêts relais qui achoppent. L’activité se resserre, le chômage reprend, l’immobilier – enfin – baisse. L’atterrissage n’est pas en douceur : le marché de l’immobilier s’est carrément retourné en six mois, certains entrepreneurs ne pouvant finaliser les commandes et les prix commençant à dégringoler là où ils étaient les plus surréalistes. L’immobilier chutant, il y aura sans doute de bonnes affaires à réaliser et certains ménages qui verront enfin leur facture « logement » redevenir crédible... le pétrole lui aussi verra son coût baisser en $... la machine n’est pas foutue... mais il faudra attendre et espérer que l’Etat ne commette pas une erreur tragique.

Outre-Atlantique, le Plan Paulson « 2 » est adopté, à une courte majorité.

Il marquera sans doute, dans l’Histoire, la plus belle des erreurs de ce début de siècle.

En adossant la dette financière connue des établissements financiers privés vers l’Etat américain public, il existe un transfert de dette du privé vers le public, cette dette plombant la dette globale de l’Etat, augmentant ses intérêts d’emprunts et, surtout, l’exposant lui aussi un peu plus à ses créanciers.

Qui paie aujourd’hui ?

Un État est réputé incapable d’être en faillite. Mais si un Etat vient à avoir un niveau de dette si colossal qu’il n’est plus en mesure de payer ses créanciers, ces derniers peuvent s’en écarter. Donner un pouvoir énorme aux fonds souverains peut aussi les amener, un jour, à ne plus vouloir payer pour de la créance pourrie, laissant l’Etat face à ses dettes.

Par ailleurs, afin de compenser, l’Etat aura de fortes tendances à relever ses niveaux d’imposition, puisant d’autant plus sur le contribuable que celui-ci sera fragilisé par une économie atone, voire en récession. En prélevant dans le réservoir asséché, l’Etat américain risque de tarir l’économie américaine, entraînant par le même coup la banqueroute du système : citoyens insolvables, établissements financiers aux abois, Etat endetté outre mesure. Bien sûr, il restera les « super riches » qui auront survécu à la crise et en auront même profité : mais eux ne voudront pas payer et n’auront pas intérêt à prêter dans du « vide ».

Le dernier domino était le plus solide, mais aussi le plus lourd.

En intervenant dans le jeu, l’Etat américain oublie une loi fondamentale – et ô combien libérale – de laisser le marché se réguler de lui-même. Au lieu d’agir en amont, par des règles, et en aval, en laissant les branches pourries crever et le privé se « manger » pour stabiliser les choses, l’Etat vient de donner au cyclone une charge colossale.

L’UE pour l’instant n’est pas allée dans cette voie.

Mais les récents déboires risquent d’entraîner l’UE sur cette même pente.

Lundi 6 octobre : lundi noir

Toutes les bourses mondiales plongent. De 5 à 10 % (-8 % à 17 heures pour le CAC40).

Le Plan Paulson ne convainc pas. Pire encore, il ne change en rien les fondements même de la crise.

Malgré l’interdiction de la vente à découvert, la panique gagne et les cours s’effondrent, donnant encore moins de solidité aux établissements bancaires.

Les prochaines défaillances sont déjà programmées.

Plus les Etats interviendront, plus la crise s’aggravera. A partir d’un certain degré, c’est l’ensemble du système qui aura perdu un tel degré de crédibilité qu’il risque de s’effondrer sur lui-même.

Si demain le système flanche, que tout le monde va retirer ses économies à la banque et que celles-ci ne peuvent assumer (votre livret A a servi à financer des logements... qui ne valent plus rien), puisque l’Etat lui-même ne peut assurer la caution promise pour cause de défaillance.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Remise à zéro des compteurs ? Comment ?

Que feront les créanciers de ces dettes si d’un coup d’un seul les Etats décident de ne pas rembourser (cf. emprunt russe) ? Quelle crédibilité pourra-t-on donner à un système qui n’a pas été capable de se redresser et qui, une fois à plat, aura permis à certains intérêts de « passer l’éponge » là où des ménages n’auraient jamais eu l’occasion de l’espérer (cf. Américains ayant perdu maison, et bientôt emplois) ?

Que fait-on si l’ensemble de la pyramide financière s’écroule parce que l’on découvre que l’argent a été englouti dans du vide et capitalisé sur une infime minorités de comptes « hors-sol » dans des paradis fiscaux et autres ?

Aujourd’hui, nous récoltons les fruits des décennies passées à « découvert » et à « après-moi le déluge », profitant de systèmes excessifs dont tout le monde savaient qu’ils n’étaient pas viables. Pourquoi personne n’a rien dit ?

Parce qu’il était bien plus facile de se taire et d’en profiter, de laisser couler et de faire comme tout le monde, bref, de fermer les yeux même si tout était irrationnel.

Les politiques, le FMI, la Fed, les gouvernances bancaires ? Qui a osé, ne serait-ce qu’une seule seconde évoquer le fait que les risque étaient trop élevés et que le système pouvait tomber comme un jeu de domino ? Parmi tous les « High Scores » de rémunération, qui avait pu entrevoir l’évidence et l’évoquer de vive voix ?

Personne. Tous soumis à la loi de l’argent. Tous féodalisés à l’intérêt du court terme.

La leçon que nous devons en tirer, à mon sens, est la suivante :

La réalité et les faits sont têtus : "A trop vouloir gagner on finit par tout perdre."

La crise financière risque de déblayer pas mal de monde, sans doute les plus fragiles ou ceux qui auront pris le plus de risques sans les maîtriser. Elle impactera l’économie à minima jusqu’à fin 2009 engageant par la même occasion une nécessaire maîtrise budgétaire faute de quoi le déficit explosera, au-delà des critères de Maastricht en UE et en France (66 % du PIB), bien au-delà aux Etats-Unis.

Les questions à se poser et les réponses à donner sont sans doute le véritable enjeu de fond. Subir, c’est déjà acquis. Mais s’il s’agit de subir pour se corriger, réguler et construire sur des bases moins déconnantes l’avenir, alors cette crise aura eu un sens.

Donner des règles au marché financier, casser les paradis fiscaux, respecter des engagements sur les déficits et la dette, contrôler les marges des établissements privés, limiter les prélèvements sur les ménages, en deux mots : anticiper l’avenir.

2008 sera une année noire

Nous sommes les seuls à pouvoir faire en sorte qu’elle n’ait pas été vécue pour rien et que les « responsables » ne s’en sortent pas indemnes. Il ne s’agit pas de trouver un bouc émissaire expiatoire, de victimiser, mais plutôt d’assumer la réalité et de prendre des décisions dimensionnantes sans engager l’avenir des nations dans des gouffres sans fond.

En aurons-nous le courage ? En aurons-nous les personnalités de niveau ?

Credit photo :Toru Yamanaka AFP



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197 réactions à cet article    


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 7 octobre 2008 19:07
      Les Bourses de Paris et de Londres terminent en léger rebond

      Les Bourses européennes ont clôturé globalement en baisse mardi, même si les places parisienne et londonienne sont parvenues à opérer un léger rebond.

      L’indice parisien CAC 40 a gagné 20,24 points, soit 0,55%, à 3.732,22, après avoir plongé de 9,04% lundi, sa plus forte baisse depuis sa création en juin 1988.

      Les compartiments de la banque et de l’assurance ont à nouveau fortement pesé sur la tendance, cédant respectivement 3,91% et 2,49%.

      Les banques britanniques ont particulièrement souffert. RBS a dévissé de près de 40% à 93,4 pence, son plus bas niveau depuis fin 1993. Lloyds TSB a perdu 12,93% à 233,5 pence et Barclays 17% à 283 pence.

      Le Premier ministre britannique Gordon Brown et son ministre des Finances Alistair Darling avaient une réunion ce soir sur la crise financière avec le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King.

      Dexia a abandonné 13,31% à 5,90 euros, après l’arrivée d’un nouveau tandem à sa direction, l’ancien Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani, venu de BNP Paribas, qui a pour sa part repris 1,37%.

      Les transactions boursières sur le groupe financier belgo-néerlandais Fortis restent elles suspendues, jusqu’à ce que Fortis publie un communiqué sur les conséquences financières des différents accords passés récemment.

      Du côté des éléments de soutien, qui ont permis à l’indice paneuropéen Eurofirst 300 de limiter son recul (-0,18%), la Réserve fédérale américaine a décidé de créer une ligne de crédit spéciale pour acheter des billets de trésorerie (papier commercial).

      L’Union européenne a réaffirmé de son côté sa volonté unanime de garantir les dépôts bancaires de quelque 490 millions de citoyens européens et de venir en aide, au cas par cas, aux banques le nécessitant.

      Stanislas Dembinski


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 7 octobre 2008 19:15

      http://www.lepoint.fr/actualites-economie/les-bourses-de-paris-et-de-londres-terminent-en-leger-rebond/916/0/280326 

      Je crois qu’il faut éviter de s’envoyer des signaux de peur en ce moment, car c’est exactement ce qui plonge le système dont on oublie les fondamentaux bien réels. 

      Pour eviter la crise systèmique, il faut justement laisser passer l’orage sans penser à se précipiter dans le vide ou à sa banque. 

      Tous les prêts sont corrélés à des BIENS MATERIELS, DES APPARTEMENTS, DU CAPITAL D’ENTREPRISES. Même si leur valeur faciale baisse, elle finira par remonter si on arrete ce psychodrame financier...

      N’oubliez pas Naomi Klein : on produit la terreur et on justifie tout ce qu’on veut. 

      Et puis, si c’est la fin de la finance casino, tant mieux. On en reviendra à des bases saines, dans l’économie réelle. 

      Le problème de liquidité ne se pose que si tout d’un coup, tout le monde veut des liquidités. Et c’est justement ainsi que le système s’effondre. Si tout le monde se calmait, laissait passer l’orage, rachetait des titres en baisses mais corrélés à des biens matériels bien réels, alors le système se stabiliserait de lui-même. 

      Résistons à cette terreur, l’orage passera, et comme le remarque l’auteur, on va enfin pouvoir acheter des appartement à des prix normaux. 





    • antitall antitall 7 octobre 2008 21:08

       smiley si au contraire,allons tous à la banque retirer nos petites économies pour porter l’estoquade finale à la bête immonde.......le coup de grâce !!


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 10:30

      Chez les Grosielles, lundi cv’est ravioli, mardi c’est couscous

      chez les Kerviel, lundi c’est noir, mardi c’est noir

      Il semble que la cotation ait été arrêté vers 10 h ce matin, des infos ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 octobre 2008 16:34

      @ Napakatbra : Votre scénario le plus noir n’arrivera pas, car il y a en a un pire.... Confronté à cette réalité que l’argent n’a pas d’autre valeur que la confiance qu’on y accorde et que cette confiance tend maintenant vers 0, parce qu’il est maintenant évident que la masse monétaire n’a plus de rapport avec les biens et services disponibles.

      Les États "démocratiques" vont réagir en imposant cette confiance. Pensez d’abord a une prise en charge des institutions financieres, suivi du contrôle des change et de la production/consommation.... puis à la mise en place de régimes autoritaires "pour la durée de la crise". On va juste sauter la période 1929-1933 et partir immédiatement du pied gauche en chantant. Avec un peu de chance, on se ressaisira à temps pour eviter aussi la période 1939-1945 et on passera directement à 1984 selon Orwell.

      Si vous n’êtes pas preneur, pensez à une Nouvelle Société

      Pierre JC Allard

      http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/22/une-crise-de-confiance/


    • Gilles Gilles 7 octobre 2008 11:41

      "L’année 2007 aurait pourtant dû alerter les golden boys de Wall Street ainsi que les attentifs et soucieux responsables de ce monde sur l’ampleur d’une crise sans précédent. Le prêt hypothécaire « Subprime », octroyant la capacité à n’importe quel agent de pouvoir emprunter en se cautionnant sur la valeur du bien acquis, était une quadruple bombe à retardement :"


      Là on découvre que le Chef que nous avons élus, était un sacré visionnaire de celui qui fût aussi ministre du budget et ministre des finances. Voici une de ses promesses de 2007 alors que déjà la crise financière s’annonçait et que la crise de l’immobilier était enclanché depuis un an...à déguster, en provenance du site de l’UMP

      Les ménages français sont aujourd’hui les moins endet¬tés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suf¬fisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le cré¬dit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal inter¬vienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.

      Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

      Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué.
      Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.

      ET il y a encore des guignols qui nous disent qu’il faut avoir confiance en GrandGuignol 1er. Tout ce qui vient des USA est forcément bon......qu’on se le dise


      • ZEN ZEN 7 octobre 2008 11:45

        Bonne synthèse, Rage

        "Gain instantané", "court -termisme"...le vers était dans le fruit depuis longtemps et certains avaient vu venir
        Un excellent papier de B. Stiegler là-dessus dans Marianne hier

        Court-termisme en question
        D’une économie de la prédation à une économie de la contribution...

        Investir , s’investir...
        Pour quel type de vie en commun , de système économique, de rapports sociaux ?
        Sortir d’un capitalisme mafieux et court-termiste , du sentiment d’urgence qu’elle secrète , pour rétablir confiance et projection dans l’avenir_______

        "Au delà du productivisme issu du XIXe siècle et du consumérisme propre au XXe, il faut aller vers une économie de la contribution , qui reste une économie de marché, une forme de capitalisme, mais qui reconstitue de l’investissement, du désir et de la responsabilité tout en diminuant les tendances à la consommation toxique et le déficit attentionnel de la jeunesse." (Bernard Stiegler)

        Le krach de ce lundi , où il semble que "les fous ont pris le contrôle de l’asile" , est le révélateur d’un système aboutissant à ses propres contradictions , à une impasse qui ne peut que l’obliger à modifier son fonctionnement en profondeur__________________

        « Une moitié de la hausse des profits provient de la déformation du partage des revenus en faveur du capital et au détriment du travail, l’’autre moitié étant le résultat de la baisse des coûts engendrée par la mondialisation » (Patrick Artus)___________

        "Des normes de rentabilité excessives conduisent les chefs d’entreprise à être les premiers agents d’une mondialisation sans frontière (...). De leur adoption découle un sous-investissement ennemi du plein-emploi", une "nouvelle forme d’économie de rente (...), qui ne pense qu’à baisser ses coûts de production et oublie d’investir pour avoir davantage à distribuer." La main invisible d’Adam Smith a cédé la place à des prédateurs tondant les moutons gras au point de les faire maigrir....Si encore, comme le prétendent les thuriféraires du système, tout le monde était actionnaire, on gagnerait d’une main - les dividendes - ce qu’on a perdu de l’autre - le salaire. Mais le monde des actionnaires est caractérisé par de prodigieuses inégalités  : "Dix à douze millions d’individus (2 pour mille de la population mondiale)contrôlent la moitié de la capitalisation boursière de la planète." Et ce n’est pas tout : "Dans chaque coupe de population d’actionnaires, classée par niveau de patrimoine,les 1% les plus fortunés possèdent 50 % de la richesse totale ." Une poignée de gestionnaires d’actifs financiers"imposent leurs vues aux dirigeants de quelques milliers d’entreprises cotées qui ne sont plus que les serviteurs dévoués d’une machinerie irrésistible".(J.Peyrelevade.)__________________


        - "Le soubassement de ce nouveau rapport au temps réside dans l’alliance qui s’est opérée entre la logique du profit immédiat, celle des marchés financiers qui règnent en maîtres sur l’économie, et l’instantanéité des nouveaux moyens de communication. Cette alliance a donné naissance à un individu " en temps réel ", fonctionnant selon le rythme même de l’économie et devenu apparemment maître du temps. Mais l’apparence est trompeuse et, derrière, se cache souvent un individu prisonnier du temps réel et de la logique de marché, incapable de différencier l’urgent de l’important, l’accessoire de l’essentiel. Dans une économie qui fonctionne "à flux tendu", n’est-il pas devenu lui-même un homme à flux tendu, un produit à durée éphémère, dont l’entreprise s’efforce de comprimer le plus possible le cycle de conception et la durée de vie, un produit de consommation dont il faut assurer la rentibilité immédiate et la rotation rapide ?La logique de court terme, qui préside au fonctionnement des marchés financiers, semble déteindre sur les relations entre l’entreprise et ses salariés et les conduire à adopter l’un à l’égard de l’autre une mentalité d’actionnaire " volatile ", n’investissant sur l’autre que de manière éphémère, avec une visée immédiatement et uniquement rentabiliste." (N.Aubert)_______________

        >>>>>>>CRISE : LA FIN DU COURT-TERMISME:________________


        • ZEN ZEN 7 octobre 2008 12:48

          Correctif : "le ver..."

          Mon post étant un peu long pour les gens pressés, on peut aller directement ici...


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 octobre 2008 11:50

          Bonjour,

          Voilà que l’on trouve chez les soldeurs près de la Bourse des centaines de CD de Claude François, avec la chanson le lundi au soleil. Par contre, le noir c’est noir de Johnny est en rupture de stock.


          • Marc Viot idoine 7 octobre 2008 13:01

            De l’humour ... noir !
            Je conseille de vous tourner vers un noir ... désir.

             smiley


          • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2008 11:57

            et dire qu’il y a des burnes comme frédéric Lyon pour croire que le plan Paulson allait être le sirop typhon des problèmes financiers ! un apocalypse financier est en route et peu en sortiront indemnes !
            merci Rage pour cet article rappelant qu’on ne bouffe pas avec le diable impunément , même avec une cuillère à long manche !


            • geko 7 octobre 2008 12:01

              Ce ne seront pas nos politiques qui se bougeront pour nous ! Ceux aux pouvoirs vont nous amener le fédéralisme à l’américaine en guise de régulation !

              On peut espérer que les choses bougeront vite et dans le bon sens parceque c’est plutôt le bruit sourd des bottes et du canon que j’entends au loin !

              On peut aussi rêver ! Imaginez 2 secondes cette masse gigantesque de pognon, jetée en l’air pour sauver le royaume de Cupidon, qui aurait pu être utilisée pour construire une civilisation en phase avec sa planète !



              • frédéric lyon 7 octobre 2008 12:01

                Camarades !

                Il est temps d’abandonner le socialisme.

                Oui, nous savons que vous avez embrassé cette idéologie pernicieuse au temps de vos premiers boutons d’acnée.

                Mais il est temps pour vous de devenir adultes.

                Rejoignez vos camarades Chinois et vos camarades Soviétiques qui vont ont précédé sur les voies de la sagesse et du réalisme, ne restez pas à la traine avec vos camarades Coréens et vos camarades Cubains, qui attendent la mort de leurs leaders pour se débarrasser de leurs chaines.

                Vous n’avez commis aucun crime, puisque vous n’avez jamais pu vous emparer du pouvoir. Vous n’êtes que de vagues comparses de crimes qui ont été commis ailleurs, loin de chez vous.

                Vous n’avez fait que défendre les assassins et justifier leurs crimes.

                Vous ètes presque des innocents.

                Il est temps de reconnaitre vos erreurs, avant de devenir pitoyable, tels des chacals ou des vautours qui attendent la mort de leur proie. Votre proie qui vous enterrera tous, car le "libéralisme", malheureusement pour vous, est increvable.

                Rejoignez-nous dans le monde réel. Nous sommes vos frères et nous serons magnanimes avec vous.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 octobre 2008 12:05

                  Elie Sémoun, sors immédiatement du corps de F Lyon !


                • bobbygre bobbygre 7 octobre 2008 15:42

                  C’était du second degré, non ? ah, non ? Bah, je plusse quand même car pris au second degré c’est trés drôle, surtout dans le contexte actuel !


                • antitall antitall 7 octobre 2008 21:06

                  Il est temps de reconnaitre vos erreurs, avant de devenir pitoyable, tels des chacals ou des vautours qui attendent la mort de leur proie. Votre proie qui vous enterrera tous, car le "libéralisme", malheureusement pour vous, est increvable.
                   

                   smiley on se raccroche à ce qu’on peut pour pas tomber avec......la bête agonisante !!! achevons là !!


                • ZEN ZEN 7 octobre 2008 12:08

                  Dans son billet de ce matin, B. Maris n’est pas rassurant sur les leçons possibles à attendre de cette crise

                  "Le capitalisme ne connaît aucune pédagogie , pas même celle de la catastrophe"


                  • S2ndreal 7 octobre 2008 13:05

                    Zen,

                    J’ai lu le billet de Mr Maris. Je l’aime beaucoup. Il contient trois idées de très grande valeur. La première est que les traders et autres boursicoteurs sont une foule, i.e. ils suivent la psychologie des foules. C’est terriblement juste. La seconde est le retour du principe de réalité chez ces gens. La troisième est qu’ils se découvrent vulnérables.

                    Ce troisième terme me semble fantastique. Il me rappelle le 11 septembre 2001. Il me rappelle la terreur éprouvée par ces même gens. Ils avaient peur car ils se découvraient vulnérables. Cela leur est intolérable. Je crois que les défenseurs de ce système en effondrement se découvrent cette même vulnérabilité. C’est Mme Parisot qui se met subitement à parler de solidarité.

                    Il y a peut-être quelque chose de bon dans tout cela.


                  • Gilles Gilles 7 octobre 2008 14:32

                    " La première est que les traders et autres boursicoteurs sont une foule, i.e. ils suivent la psychologie des foules. C’est terriblement juste. La seconde est le retour du principe de réalité chez ces gens. La troisième est qu’ils se découvrent vulnérables."

                    Analyse un peu facile ! Que la foule des boursicoteurs suivent la psychologie des foules, c’est pas innédit comme analyse. France Info et BFM nous ressorte cet argument tous les soirs pour expliquer mouvement baissier et haussier rapide

                    Quant à la vulnérabilité, ils le savaient. Pas besoin de sortir de l’X pour savoir que les bulles éclatent un jour ou l’autre....ya qu’à regarder l’histoire économique. Le tout est de savoir quand quitter la partie

                    Non, c’est plus grave que de simples motifs psychologiques. Ils ont calculé qu’ils disposaient de suffisament de temps pour faire leur beurre avant la chute ; Cad qu’ils se sont engraissées les uns les autres, outrageusement, précipitant encore plus la chute de la finance et de l’économie tout en sécurisant le max de cash pour être à l’abri le Grand Soir. Ils ne vont pas rendre les barraques, porshes et biftons bien planqués. Dans quelques temps, ils reviendront acheter à prix cassé ce qu’ils ont vendu avec d’énormes plus values hier. ça a déjà commencé d’ailleurs (cf W. Buffet).....les vautours se repaissant déjà sur les carcasses désertées par leurs anciens patrons bien gras

                    Il s’agit donc d’une attitude criminelle avec préméditation, pas d’une simple bêtise


                    Le système est coupable car il donne à la cupidité et à l’avidité prééminence sur les sentiments raisonables. Il permet à la chienlit de foutre en l’air le même système. Sauf que ce système est piloté par les mêmes personnes....hier, aujourd’hui et probablement demain. Vous croyez tout de même pas que ces positions de super domination vont être vaquantes ?

                    On nous servira que dorénavant exit les parachutes dorés et un truc ou deux de régulation ou contre le mélange des genres, peut être, et hop tout sera "moralisé". Mais le contrôle des capitaux, la taxation des flux financiers hyperactifs, la traque aux paradis fiscaux...pfff quedalle !


                  • gaelec 7 octobre 2008 12:16

                    Le très sérieux Laboratoire Européen d’Analyse et de Prospective (LEAP) a annoncé cette crise depuis mars 2006.

                    Si ce n’est pas la fin, ça commence furieusement à y ressembler !

                    Regardez les ! ... Les aliénés de la tune, avec leur bonne grosse tête à claque, se ramasser le dentier sur les pavés, les uns après les autres. Dépassés, tous autant qu’ils sont, par ce merveilleux système en train de leur pèter à la gueule !

                    Regardez les, faire sauvegarde des apparences, sous couvert d’un sauve-qui-peut généralisé, ne croyant et n’espérant même plus à un hypothétique miracle.

                    Vu la tournure que prennent les évenements, il ne leur reste, comme les autruches, qu’à plonger la tête dans le trou jusqu’au croupion en attendant que le cyclone leur arrache les dernières plumes du fion.

                    Incorrigibles bipèdes ! Arrogants, avides, cupides, sûr d’eux, se prenant tous pour les maîtres du monde, reconduisant sans cesse les mêmes erreurs, sans jamais tirer les leçons du passé.

                    Les voilà réduits, en quelques jours, à mendier les deniers public pour éviter qu’on ne les voit à poil, à présent que la marée se retire.

                    Ainsi donc, tous ces débiles congénitaux qui se trouvent êtres à l’origine du problème, en apporteraient aujourd’hui les solutions ? On croit rêver !!

                    D’autant, mais ceci n’est qu’un point de vue, que l’ampleur et les effets de cette crise seront étroitement liés aux prises de décisions, à la fois trop tardives et de surcroît, totalement ambivalentes.

                    Allez, bande de neuneus ! Gardez espoir ! Demain, j’ouvre un magasin de corde en bon vieux chanvre et je vous assure qu’il y en aura assez pour tout le monde ! Et en plus, c’est cadeau !

                    Bonne pendaison à tous !!!


                    • gaelec 7 octobre 2008 14:05

                      @ parkway

                      Il y a 6 milliards d’habitants sur cette planete et vous êtes le seul à apprécier mes posts.. bhouhouhou...snniiff

                      J’en ai la Lerma l’oeil ! (Tous droits réservés - 2008-10-07)

                      A peluche


                    • Gilles Gilles 7 octobre 2008 14:36

                      Hummmmm...... espérons tout de même que l’espèce humaine sera plus intelligente que les dinosaures ! Connaissant les désastres à venir, nous ne semblons pas capables d’y faire face....ça craint pour le futur.

                      Du coup on risque de durer sur terre 100 fois moins longtemps que ces lézards dont nous nous gaussons tant

                      Comme l’a dit un député UMP à propos de l’écologie : Les générations futures se démerderont le moment venu En attendant arrêtre de me faire chier, je m’engraisse




                    • finael finael 7 octobre 2008 22:39

                      1) Ne vous en faites pas pour les grosses fortunes, elles sont déjà bien à l’abri - les paradis fiscaux ne sont pas faits pour les chiens - ni pour nous en l’occurence.

                      2) La culture du chanvre a été interdite de fait (le cannabis n’est que le nom latin du bon vieux chanvre).


                    • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 12:31

                       L’étatisme ne connaît aucune pédagogie, pas même celle des catastrophes.

                      Augmenter l’ordre crée un déficit de chaos. Il est possible ainsi de le tenir à l’écart quelque temps. Mais, comprimé, il revient avec encore plus de force. Réglementez, vous créez ainsi les conditions de la crise de demain. Plus vous réglementez, plus la crise sera forte. C’est ainsi que les crises s’organisent en cycle. Réglementez à fond, prévoyez tout (que vous croyez), vous tuez la bête.


                      • S2ndreal 7 octobre 2008 12:56

                        C’est curieux. J’aurais juré que la catastrophe actuelle est financière, qu’elle touche ce sommet du libéralisme représenté par les marchés financiers. J’aurais juré que les parangons du libéralisme que sont les banquiers, les traders et autre affiliés en sont à se méfier les uns des autres. J’aurais juré que de la dérégulation avait permi les emprunts à risque, les dépots hors bilan, les prêts à effet de levier, les LBO, les CDS. J’aurais juré que tous ces produits dérivés auraient "créé de l’argent" par "effet de richesse". Mais vu que tout cela est en crise, tout cela ne peut être qu’un résultat de l’étatisme et rien d’autre.

                        Pourtant, j’ai le souvenir de libéraux hurlant contre les sauvetages car ils font naitre l’aléa moral. J’ai le souvenir de gens se vantant de déréguler, libéraliser, libérer les énergies. J’ai le souvenir de gens interdisant fièrement toute intervention de l’état dans les affaires. En fait, c’étaient des étatistes, des crypto-étatistes.

                        J’aurais également juré avoir lu des déclarations selon lesquelles la crise de subprimes ne concerne que 435 millions de dollars, que la crise est terminée, que les banques ont apuré leurs comptes. Ces gens aussi sont des étatistes.

                        L’étatisme. Voilà la bête, voilà l’Infâme comme disait Voltaire.


                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 13:07

                         C’est curieux, la monnaie est sous la responsabilité de l’Etat, ou de féodaux cooptés par l’Etat. C’est curieux, cette crise est une crise du crédit, c’est à dire de la fabrication de la monnaie. C’est curieux, en effet.


                      • ZEN ZEN 7 octobre 2008 13:27

                        Le Péripate ne connaît aucune pédagogie , pas même celle des catastrophes...

                        Il suit très fort les dogmes de sa secte libertarienne , ou plutot de ses sectes...


                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 13:34

                         Bravo pour l’argumentation. Vous échouerez.


                      • bobbygre bobbygre 7 octobre 2008 15:56

                        La BCE est indépendante de tout pouvoir politique.
                        Autrement dit, elle est juste dépendante du pouvoir financier (à moins de croire qu’elle est une institution hermétiquement isolée du monde extérieur).
                        Elle est dirigée par un groupe de gens qui se cooptent.
                        C’était d’ailleurs une des revendications des nonistes de réclamer que la BCE soit sous contrôle étatique, réclamation qui n’a jamais suscité de réactions autres que le mépris de la part de notre intelligentsia.
                        Donc, inutile de laisser entendre ou de faire croire de manière mensongère que c’est l’état qui contrôle la monnaie car ce n’est plus le cas.
                        Et quand l’état se prive du principal volant qui permet de diriger l’économie, bah, ça n’est pas la main invisible qui reprend la direction, mais juste un groupe de gens séniles et TRES TRES TRES riche.

                        http://www.ecb.int/ecb/orga/independence/html/index.fr.html


                      • Le péripate Le péripate 7 octobre 2008 19:21

                         Renève, vous raisonnez comme une cloche. Vous feriez mieux de vous taire. Bien sur qu’il n’est pas question de créer plus de chaos. Bah, je ne sais même pas pourquoi je réponds à ce con.

                        Bobbyre, la BCE est plus indépendante du pouvoir politique que ne l’est la FED, c’est un fait. Il y a tout de même un monopole d’émission de la monnaie garanti par les Etats européens. Que savez vous des tractations en coulisse entre des Etats, et un monopoleur ? Rien, pas plus que moi. Et la tentation doit être forte pour ce monopole de manipuler les taux d’intérêts.
                        En tout état de cause, ce dont il est question, c’est du rôle de la FED, qui n’est absolument pas indépendante de l’Etat US.


                      • aquad69 7 octobre 2008 12:48
                         
                        Bonjour Rage,

                        et dans votre article "le scénario le plus noir de la crise financière vous en avez oublié : les "Zinzins, les investisseurs institutionnels, cad ces gigantesques fonds qui gèrent les millions de retraites capitalisées, en particulier aux Etats-Unis.

                        Soit :
                         
                        Printemps 2009 - (ou peut-être automne 2008 !) fragilisés par des placements désastreux, et coincés par l’effet-ciseau entre la gigantesque dépréciation de leurs capitaux et la montée en charges de la prise de retraites des baby-boomers, les principaux fonds de retraites privés commencent à faire faillite l’un après l’autre.

                        S’étant déjà vertigineusement endetté, bien au delà de ses capacités, pour sauver les plus grands établissement financiers américains de la faillite, le gouvernement US n’a plus les moyens de leur venir en aide.

                        Et progressivement, c’est par millions qu’aux USA des retraités de la classe moyenne se retrouvent eux aussi en faillite, et sur le trottoir...

                        Devant l’impuissance de l’administration fédérale, pour en assurer le moins possible les conséquences financières et pour tenter de survivre, c’est par dizaines que les Etats américains les mieux lotis dénoncent la fédération et manifestent leur volonté de reprendre leur indépendance, assurant parfois la survie des communautés locales et de leurs citoyens par la socialisations des ressources, ainsi que par des modes de gouvernances autoritaires. L’état martial devient la règle...

                        "Il semblerait même que, selon nos dernières informations, par suite de conflits d’intérêts à propos de ressources en bétail, le Montana ait été envahi par ses voisins ; on parle de villes entières pillées et massacrées..."

                         Mais celà pourrait aussi se passer différemment : quand vous avez tout perdu au poker, et que, de plus et depuis longtemps, vous jouez avec des fonds prêtés par vos adversaires, ce qui vous mets définitivement dans l’impossiblité de les rembourser et de vous rétablir, il vous reste une dernière possibilité si c’est vous qui avez le plus gros pistolet : sortir votre arme et abattre tout le monde !

                         La remise des comptes à zéro par l’anéantissement...

                         Paradoxalement, le seul rempart contre une telle éventualité ne sera peut-être que la conscience humaine des hauts responsables militaires américains qui ont déjà prouvé qu’ils n’étaient pas prêt à obéir à tous les ordres des politiques.

                         Que Dieu nous garde.

                         Cordialement Thierry
                         

                        • aquad69 7 octobre 2008 12:50

                          Re,

                          l’article était de Napakatbra, bien sûr !

                          Toutes mes excuses Thierry


                        • Marc Viot idoine 7 octobre 2008 13:05

                          Tout ça c’est bien joli, mais je pense qu’au vue du manque de moyens fianciers à très court terme, il faut d’urgence proposer / monter / diffuser des moyens d’échanges d’urgence (ou alternatifs) aux "honnêtes" gens. Ce qui leur permettra de parer au plus pressé en attendant des jours meilleurs.


                          • Patience Patience 7 octobre 2008 13:11

                            Depuis trois jours, j’ecoute BFM.

                            La plupart des intervenants sont encore plus coinces dans leurs vieux clivages qu’ils ne l’etaient avant la crise.

                            Des que l’idee d’une regulation de la finance passe dans un micro, la replique est toujours la-meme : "En parlant ainsi, vous faites le jeu de Besancenot". Voila leur ligne de defense.

                            Ils ont meme invite Alain Madelin qui s’acharne, encore et toujours, a assener son credo ultra-liberal. C’est tout juste s’il ne nous dit pas que la crise ne serait pas aussi grave si ses idees avaient ete mises en oeuvre !!!

                            Ils sont completement fous. Il ne faut donc surtout pas esperer qu’ils changeront leur fusil d’epaule sans contrainte. La caste des financiers ne lachera prise qu’au son du canon.


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